ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE. Société ^ntonxoloQiquc iDia i?iaiin(si3« TABLEAU INDICATIF DES JOURS DE SEANCE PENDANT l'année 1 834' Les séances se ; tiennent, à 7 heures du soir, rue d'Anjou- Dauphine, n° 6. JanT. Févr. Mars. Avril. Mai. Juin. Juillet Août. Sept. Oclob. Nov. Dec. 21 'i l> 1 6 3 1 5 2 7 4 2 20 18 19 15 18 16 IMFRlJltHIE DE PLASSAJV , RUE DE VAUGIRARD ,11, Par les .soins de Terzuolo , son successeur désigné. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE. TOME QUATRIÈME. Natura maxime miranda in miaimis. PARIS. MÉQUIGNON-MARVIS, PÈRE ET FILS, LrBRAinES-ÉDITECBS . RUE DU JARDINET, IS" 1 3. 1835. \L.k ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE V\V\\'%VVVV%«\V\VVVVVVVVVVVV\ JVVVVVVVVVVVVV^/V\V\;VVVVVVVVVVVVVVVV%^A'VVVV%^VVV NOUVELLE CLASSIFICATION * DE l./V FAMILLE DES LONGICORNES, PAR M. AUDINET-SERVILLE. ( Suite. ) (Séance du 19 novembre i834') 3* Tribu , Lamiaires, Lamiariœ (1). Labre très-apparent , s'étendant dans toute la largeur de l'extrémité antérieure de la tête. Mandibules de grandeur ordinaire , semblables ou peu dif- férentes dans les deux sexes. Lobe extérieur des mâchoires an peu rétréci au bout , et se courbant sur le lobe interne. (1) Voir la tribu des Cérambycins, I. 2, page SzS, IV. 1 6 ANNALES Yeux toujours échancrés, et entourant, du moins en partie, la base des antennes. Tèle toujours entièrement verticale, aplatie en devant, per- pendiculaire. Palpes ayant leur dernier article ovoïde, terminé en pointe et non tronqué. Corps ailé ou aptère. DIVISION GÉNÉRALE. i" Sous-tribu. Déprimés. Corps déprimé (notamment sur les élytres), ni linéaire, ni cylindrique, ordinairement court! (Antennes de onze articles.) i" Division. Corselet armé d'une épine latérale posée sur un mamelon, mobile dans l'insecte vivant (i). (Antennes velues en dessous.) (2) 2' Division. Corselet ayant latéralement une épine fixe, ou dépourvu d'épine latérale. 1" Subdivision. Antennes velues en dessous. A. Corselet unituberculé latéralement. B. Corselet mutique latéralement. 2° Subdivision. Antennes glabres. (Corselet tubercule latéralement.) 2* Sous-tribu. Convexks. Corps plus ou moins convexe en dessus (ordinairement allongé, quelquefois linéaire, et (1) Ce mamelon, arrondi et placé dans une fossette des côlés du corselet, <;st susceptible d'un mouvement de rotation dans sa cavité. (2) Cette rillosité est quelquefois peu sensible ou même nulle, lorsque les insectes ne sont point dans leur état de fraîcheur. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 7 ayant, dans ce dernier cas, les élytres un peu déprimées sur leur disque dans quelques espèces). 1" Division. Corps ailé. (Abdomen presque en carré plus ou moins allongé.) 1" Subdivision. Antennes velues en dessous. A. Antennes de douze articles. a. Corselet uniépineux latéralement. b. Corselet mutique latéralement. B. Antennes de onze articles. a. Corselet mutique latéralement. b. Corselet unituberculé latéralement. 2* Subdivision. Antennes glabres. A. Corselet mutique latéralement. B. Corselet unituberculé latéralement. a. Antennes de onze articles dans les mâles , de dix dans les femelles. b. Antennes de onze articles dans les deux sexes. 2' Division. Corps aptère. (Abdomen ovalaire. Corselet uniépineux ou unituberculé latéralement. Antennes de onze articles. Elytres ovales.) PREMIÈRE SOUS-TRIBU. Déprimés, Depressi. Corps déprimé (notamment le dessus des élytres), ni li- néaire, ni cylindrique, ordinairement court. (Antennes de onze articles.) * ANNALES 1" Division. Corselet armé d'une épine latérale posée sur un mamelon mobile dans l'insecte vivant. (Antennes velues en dessous.) Elytres ayant leurs angles huméraux tiniéptneux. . . . t Aerocing. 2« Division. Corselet ayant latéralement «ne épine fixe, ou dépourvu d'épine latérale. i" Subdivision. Antennes velues en dessous. A. Corselet unitnberculé latéralement. 'entourée, sauf à sa partie postérieure, d'un sillon très-distinct. (Yeux grands, très-rapprocbés en dessus.) 2 Macropc, 8 l^-r /court, presque transversal (cuisses ren- flées en massue.) 3 "Oréodére, ,' . '« V / v C fc< \ W Ui OJ rt I O ti "5 "• l.t: 9 fe O) 1 o '^ 1-^ - H B e „ o I étroit, cylindrique, trois fois plus long que '^ "^ 1 la tête .4 "Microplie. B. Corselet mutique latéralement. Corselet transversal, rétréci à sa base 5 Tapeine. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. a» Subdivision. Antennes glabres. ( Corselet tu- bercule latéralement.) 'bituberculé latéralement. (Chaperon lar- ge, coupé carrément. Front caréné.). . 6 "Steiraslonie. Cm. I o +- ^toujours munies en dessus d'épi- nes élevées; leurs angles hu- raéraux uniépineux. (Cuisses allongées, point en massue.). . d ,: o a i i „ rt o 1^ S U c . . es « 1 o"3 M 4) t4 y u H \ a . 4J 'n 1^ . «j er *H "2 ë « S 1) -^ es g ~"t3 ■" « ïl X ^ ?î 3 3 .£■ 3 = i « !5 «s 4) c t. «CL, 7 "Polyrliaplie. 'allongés , dépassant l'extrémité des man- dibules; celles-ci grandes. ( Corselet transversal.) 8 *Dryoctènet assez courts, ainsi que les mandibules. (Cor- selet presque aussi long que large.). . . 9 * Acanthodère. o «s 'V.'bD 3 « ? es a,; o j^Jl '5" o • o CLi c *- 4J 4J bc c ja s es es = -0:1, fcc û I es a :: /placée près de l'angle postérieur. ( Pattes postérieures très-allon- gées dans les mâles.). .. . . . 10 "Anisope. \ p, occupant le milieu du bord laté- ^ rai. (Toutes les pattes égales.). 11 '^dlte. 10 ANNALES DEUXIÈME SOUS-TRIBU. Convexes, Convexi. Corps plus ou moins convexe en dessus (ordinairement allongé, quelquefois linéaire, et ayant, dans ce dernier cas, les élytres un peu déprimées sur leur disque dans quelques espèces). if< Division. Corps ailé. (Abdomen presque encarré plus ou moins allongé. ) 1" Subdivision. Antennes velues en dessous. A. Antennes de douze articles. a. Corselet uniépineux latéralement. Dernier article des antennes de substance cornée , et recourbé en un petit crochet dans les mâles 12 *Cératit6. h. Corselet mutique latéralement. Dernier article des antennes de forme et de substance ordinaires, court dans les femelles, très-long dans les mâles . i3 ^Agapanthie. B. Antennes de onze articles. q. Corselet mutique latéralement, DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 1 1 /chargé de rides transversales élevées i4 *Rhyliphore. V V a c -D il 3 g S 11 /'un peu rétréci en devant. (Anten nés rapprochées. Elytres allant en se rétrécissant vers l'extré- mité.) i5 "Hypsioiue. cylindrique, point rétréci. ( An- tennes distantes. Elytres pres- que de même largeur dans toute leur étendue.) i6 *Trachysome. /plus long que large . (Tête plus que verticale, for- tement rabattue en des- ^ sous.) 17 Hippopsis, j^ o C aussi long que large, pres- que carré. (Tête simple- ment verticale.) i8 *Méiracére. /assez court, point linéai- re 19 Mésose. \allongé, étroit, linéaire., ao Saperde. ayant leurs deuxième , troisième el quatrième articles garnis d'une frange longue, épaisse, en panache ; cette frange courte et égale sous les articles suivants 21 * Hémilophc. 12 ANNALES b. Corselet unituberculé latéralement. ^ j. . _ B'clargissant vers l'eilréniité. (Corps alloQfé, presque ° ^ -^ i« î » / lisse. Front un peu bombé.)- '^ Spaihoptère " ^ 2 ^ j"^ 1 parallèles. (Corps asse» court, rugueus. Front aplati, vertical.} a3 'Crossotc. d'une grandeur remarquable , faisant à lui seul le quart de l'anteune a4 'Mégabase. /court, ramassé, bombé, duvcteui j6 'Compsosome. tubercule ou inégal. . . 36 Pogonochirc. /arrondies à l'ex- trémité. ( Corps velu, brillant ou métallique.). . . 37 'CalHe. I E = S-2 i -O I ftû s. IS 'g'Z ^ /eu : h S 'I lE \ \ S Js- tronquées droit à l'eilrémilé. , . . î8 'Ptétkoptc. plus grand que le quatrième. (Corps hérissé de poils, la plu- part réunis en touffes) 19 'Desmiphore. igrande, allongée, aplatie, verticale. . . . 3o 'Luclinie. cylindrique , plus )ong que large , son disque tubercule 3i •Ptcroplii court et transversal 3a 'Oncidl- rli.ique œi) disiiiielinH.nt séparé in deux 35 lelic DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. ID a« Subdivision. Antennes glabres. A. Corselet mutique latéralement. / des femelles saillant au-delà de l'abdomen dans le repos. (Coiselel un peu ' réliéci autérieuremeut. Corps épais, comprimé latéralement.) 54 Culobalhc r d'une longueur très-remarquable ; Puisses presque aussi grêles que les jambes, et cylindriques comme elles; ces dernières ni cam- brées, ni tuberculées 35 'Gèruinc g / très-grand, fort allongé, et S j (ïétf un peu plus larg étroit et aminci dans son milieu, large que la partie antérieure du corselet.) 36 Gno /cylindrique, pointillé. (Mâles ayai / les jambes antérieures un peu can brées et armées d'une épine externe lerslebout; tarses glabres.). . . i^ 'Pélurgotlè \B--5 presque cylindrique, plus étroit en dcTart, ayant des rides transver- ses. (Jambes droites et sans épine externe. Tarses antérieurs des mâ- les ayant leurs deux derniers arti- cles frangés de longs poils.). ... 58 Plychiide. \ f \?. 'cintré en devant et cachant la partie postérieure de la tête. (Yeux petits. Troisième article des antennes le plus grand de tous, aussi long que les trois suivants réunis.) ôg 'Ciyptoc presque carré, point avancé sur la tête. ( Yeux ordinaires. Troisième et qua- trième articles des antennes longs; celui ci moitié plus court que le Iroi sième.J . . . .■ ^o Apomeiyn l/» ANNALES B. Corselet unituberculé latéralement. a. Antennes de onze articles dans les mâles, de dix dans les femelles. Troisième ailicle des antennes extrêmement long. (Corps fouri, ramassé.). . . l,i 'Aniêoche h. Antennes de onze articles dans les deux sexes. , s /dilaté et comprimé 4« 'Xjlotribe. vcourt, cylindrique 43 'Eude corné, renflé à sa bâte, terminé en alêne et paraissant piquant. (Corps court, ramassé.) 44 'Onychoc'ere. court, ramassé. Articles des antennes, à partir du troisième, grêles, formant une transition aîec le premier, qui est très-gros. (Tarses antérieurs liouppeux dans les mâles.). . 45 'Gymnocire. renflées en massue 4^ 'Lélope, transversal. (Jambes cambrées.) 4? ^Omacanlhe. ' 3 = "i allant en se rétrécissant Ters l'extrémité. (Tarses glabres dans les deux sexes. Yeux grands.) 48 'Téiiiotc là sa presque linéaires et parallèles. ( Tarses antérieurs houp- peux dans les mâles. Teux petits) 49 Moiwchame. ayant deux sillons transversaux distincts. ( Pattes fortes , égales dans les deux sexes.) , . . . . 5o tamie. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. i5 2* Division. Corps aptère. (Abdomen ovalaire. Corselet uniépineux ou unituberculé latéralement. Antennes de onze articles. Elytres ova- les.) (I) /inégal. ( Antennes de la longueur du corps dans les femelles, plus longues que lui dans les mâles, ) 5 1 ''Morimc. ^élargi, cyathil'orme ; les troisième et qua- trième courts, égaux. (Corps glabre, cha- griné. Cuisses point en massue.) 52 Dorcadion. ^- 1 globuleux ; le troisième le plus grand de tous. (Corps velu. Cuisses légèrement en massue.) 53 Parmènc. (i) Cette dernière Division rCT.fcrme trois genres, dont toutes les cspècci connues sont de l'ancien continent, et en majeure partie européenne. i6 ANNALES Obs. Le temps m'ayant manqué pour finir celte classification, M. Amyot, mon ami et membre de notre Société, a bien voulu se charger, en grande partie, de la description des nouvelles espèces de Lamiaircs. Genre I. Acrocine, Acrocinus, Illig. Corps Irès-déprimé, velouté. Corselet transversal , tronqué droit et rebordé en avant et postérieurement, muni d'une forte épine latérale, posée sur un gros mamelon tournant comme une poulie dans une cavité où sa base est engagée. Antennes de la longueur du corps dans les femelles, plus longues que lui dans les mâles, velues en dessous, distantes à leur base, de onze articles cylindriques; le second très- court, cyathiformc; le troisième le plus grand de tous. Palpes de longueur moyenne ; leur dernier article pres- que cylindrique, aminci au bout. Mandibules aiguës. Tête ayant sa face antérieure allongée ; front aplati, ver- tical. Yeux très-grands, très -rapprochés et presque réunis en dessus comme en dessous des antennes , dans les deux sexes. Elytres très-déprimées, grandes, linéaires; tronquées à l'extrémité; chaque angle de la troncature uniépineux; an- gles huméraux saillants et uniépineux. Ecusson semi-circulaire. Pattes antérieures beaucoup plus grandes que les autres, l'étant même démesurément dans les mâles ; cuisses allon- gées , point en massue ; les antérieures échancrées et un peu creusées en dessus ù leur ])ase, munies d'un tubercule DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 17 dans cette partie; jambes antérieures très-arquées au bout dans les mâles, l'étant à peine dans les femelles. Tarses glabres dans les deux sexes. UA, longiînanas se trouve toujours sur le tronc des ar- bres ou auprès d'eux, rarement sous les écorces; sa dé- marche est très-lourde, et il se traîne plutôt qu'il ne marche. Son vol , qu'il prend quelquefois à l'entrée de la nuit , est bruyant , peu rapide , et l'insecte ne paraît pas toujours maître de le diriger à son gré , car il se heurte souvent contre les arbres, et tombe alors à terre ; le bruit qu'il pro- duit avec le corselet s'entend de loin; la mobilité du ma- melon latéral du corselet est indépendante de la volonté de l'insecte et ne lui sert à aucun usage. J'ai observé cepen- dant que, dans l'accouplement, le mâle appuie ses longues pattes antérieures sur ces organes , et peut-être est-ce un moyen que la nature lui a donné pour assujétir et exciter sa femelle. Chez celle-ci, en effet, ces parties sont un peu plus mobiles que dans le mâle. (Lacordairo,Mémoir. sur les habitudes desColéopt. de l'Amer, mérid.. Annal, des scienc. natur., tom. XX.) ESPÈCE; 1. Acrocinus longirnanus, Schon. Syn. Ins. tom. 3, pag. 347, n" 1. — Cerambyxloogimaniis,FA.B. Syst. Eleut. tom. 2, pag. 266, n° 1. — Prionus longimanus, Oli. Entom. tom. 4> Prion, pag. 6, n° 1. PI. III, fîg. 12, b. Mâle, et PI. IV, fig. 1 2, c. Femelle. — Palis-Bauv. Ins. d'Afriq. et d'Amer, pag. 2 25. Coléopt. PI. XXXV. Mâle. — Lamia longimana, Latr* Gêner. Crust. et Ins. tom. 3, pag. 36. — Macropus longi- manus, Tevîsb. — Acanthocinus longimanus ,HorFMAfis, Amé- rique méridionale. Cayenne. i8 ANNALES Genre II. Macrope, Macropus, Thunb. Corps déprimé, pubescent. Corselet presque aussi long que large, unituberculé latéra lement; ce tubercule entouré circulairement (sauf à sa partie postérieure) (Can sillon distinct. On voit une ligne transverse de points enfoncés à sa partie postérieure et une autre à l'antérieure. Son disque inégal. Antennes velues en dessous, sétacées, distantes h leur base, au moins de la longueur du corps dans les femelles, plus grandes dans les mâles, de onze articles cylindriques; le premier grand , renflé en massue; le second court; le troisième le plus long de tous. Yeux grands, très-rapprochés en dessus, mais ûotabloment espacés au-dessous des antennes. Palpes de longueur moyenne ; dernier article ovale, aminci au bout. Mandibules aiguës. Tête ayant sa face antérieure allongée; front aplati, ver lical. Elytres déprimées, presque linéaires, tronquées au bout; angle extérieur de la troncature uniépineux. Ecusson petit, semi-circulaire. Pattes presque égales dans les femelles; les antérieures plus grandes que les autres dans les mâles; cuisses allongées; jambes intermédiaires munies en dessus, à l'extrémité, de poils touffus, plus épais dans les mâles. Tarses glabres dans les deux sexes. Leur premier article notablement plus long que le suivant. Le M. accentifer vit sur les troncs d'arbres dans les plan- tations , en s'y tenant collé , les antennes ramenées sur le dos. (Lacordaire, toc. cit.) DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 19 ESPÈCES. 1. Macropus trochlearis. — Acroc'inus trochiearis, Schon, Syn. 1ns. tom. 5, pag. 348, n° 3. — Prionus trochlearis, Oli. Entom. tom. 4, Prion, pag. 7, n° 2. PI. XIII, fig. 49- De Gayenne. 2. Macropus dccentifer. — Acrocinus accentifer, Schôn. id. n° 2. — Prionus accentifer, Oli. id. pag. 8, n° 3. PI. IV, fig. 16. Mâle. Du Brésil. Genre III. *ORfeoDfeRE , Oreodera. {opoi, montagne, ^sovj, cou.) Corps déprimé, pubescent. Corselet court , presque transversal , unituberculé latérale- ment. Son disque inégal, trîtuherculé; ces trois tuber- cules disposés en triangle (2 et 1). On voit une ligne transverse de points enfoncés à sa partie postérieure et une autre à l'antérieure. Antennes sétacées, velues en dessous, distantes à leur base, au moins de la longueur du corps dans les femelles, plus grandes dans les mâles; de onze articles; le premier gros, en massue; le second court, cylindrique, ainsi que les suivants. Palpes assez courts; leur dernier article ovale, aminci au bout. Mandibules aiguës. Tête ayant sa face antérieure allongée; front aplati, ver- tical. Elytres déprimées, plus ou moins tuberculées, allant un 20 ANNALES peu en se rétrécissant vers l'extrémité; angles haméraux prononcés, mousses. Ecusson semi-circulaire. Pattes assez longues ; les antérieures un peu plus grandes que les autres dans les mâles; cuisses renflées en massue; jambes intermédiaires ayant en dessus une touiTe de poils à leur extrémité. Tarses antérieurs houppeux dans les mâles. ESPÈCES. PREMIÈRE DIVISION. Elytres tronquées droit au bout ; angle extérieur de la troncature uniépineux. 1. Oreodera glauca. — Lamia gtauca, Fab. Syst. Eleut. lom. 2, pag. 290, n° 47* — Cerambyx glaucus, Oli. Enlom. tom. 4. Capric. pag. 76, n" 99. PI. XVII, fig. ia3. Mâle. Amérique méridionale. Etc. DEUXIÈME DIVISION. Elytres acuminées à leur extrémité. 2. * Oreodera cinerea. (Long. 6 à 7 lignes.) Corps d'un brun ferrugineux, pres- que entièrement recouvert d'un duvet court, serré, d'un gris cendré. Corselet pointillé, notamment sur son disque. Front oflrant un sillon prononcé. Elytres ayant des points noirs enfoncés et distants, rebordées extérieurement et h la suture; deux principales taches irrégulières d'un brun fer- rugineux au côté externe de chaque élytre , la supérieure plus grande, et en outre quelques autres taches de la même Couleur, mais plus petites, et rapprochées de la suture. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 21 Ecusson lisse. Antennes et pattes de la couleur du corps, et couvertes d'un duvet semblable. Du Brésil. Ma collection. TROISIEME DIVISION. Elytres arrondies et mutiques à l'extrémité. 5. *Oreodera pubicornis. — Acanthocinus pubicornis, Dej. Catal. (Long. 6à 7 lignes.) Corps brun, couvert en dessous d'un duvet court, cendré; le dessus inégal, varié d'un duvet gris et brun , avec des poils bruns épars et assez longs. Front ayant un léger sillon au milieu. Corselet avec des points enfoncés et distants. Elytres ayant des points semblables, notamment à leur base, rebordées extérieurement et à la sature, offrant chacune une carène longitudinale rapprochée de la suture. Cuisses et jambes annelées de gris et de brun ; tarses grisâtres et velus. Toutes les jambes ayant une touffe de poils à leur extrémité. Frange des antennes longue, à poils serrés et grisâtres; leurs articles annelés de gris et de brun. Mâle. Du Brésil. Ma collection. Genre IV. *MicnOPLiË, MicropUa. [fitxpoi, petit, ottAov, arme.) Corps déprimé en dessus. Corselet étroit, cylindrique, trois fois plus long que la tête^ beaucoup moins large que les elytres, muni latéralement et près de chaque angle postérieur d'un petit tubercule spipiforme. Son disque ayant deux lignes longitudinales IV. 2 22 ANNALES enfoncées , parallèles , partant du bord postérieur et ne s'avançant que jusqu'au milieu. Antennes sétacées, distantes à la base, velues en dessous, plus longues que le corps, de onze articles; le premier très-allongé, le plus grand de tous, mince à sa base, en massue à l'extrémité; le second court, cyathiforme; les suivants grêles et cylindriques. Palpes courts. Mandibules courtes. Tête ayant sa face antérieure peu allongée; front légère- ment bombé. Elytres allongées, linéaires, arrondies et mutiques à leur extrémité; leurs angles huméraux fort saillants. Ecusson }>etit, arrondi au bout. Pattes assez longues, égales; cuisses un peu en massue allongée; jambes comprimées, cillées extérieurement ; les postérieures fortement frangées. Tarses glabres ; les intermédiaires, ainsi que les posté- rieurs, ayant leur premier article allongé, plus grand que les trois autres réunis. ESPÈCE. 1. * Micropiia ag'dis. (Long. 4^5 lignes.) Corps noirâtre, avec quelques poils rares bruns. Elytres portant chacune h leur base un tuber- cule prononcé, et, à partir du milieu, trois bandes trans- versales inégales, la première brune, la seconde blanchâtre, plus étroite que les autres, et divisée en deux par une ligne transverse brunâtre; la troisième d'un brun pâle, occupant l'extrémité des elytres. Antennes et pattes de la couleur du corps. Cils des jambes noirs. Du Brésil. Ma collection. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUJ:. -25 Genre V. Tapeine, Tapeina, Encycl. (i) (tocttsivos, déprimé.) Corps court, fortement déprimé, peu épais, velu. Corselet transversal , déprimé , rélréci à sa dose , mutique latéralement. Antennes filiformes^ un peu plus longues que le corps dans les femelles, beaucoup plus grandes dans les mâles, ve- lues, insérées sur les côtés de la tête dans une échancrure des yeux sur un rebord latéral du front qui romplit cette échancrure dans les femelles ; celles des mâles insérées à ïa. partie postérieure d'un long appendice qui naît du rebord latéral du front, et s'étend transversalement en ligne droite de manière à couvrir les yeux; elles sont composées de onze articles; le premier plus long que les deux suivants pris ensemble , en massue fort allongée , aminci h sa base ; celle base souvent recourbée el échan- crée dans les mâles; le second petit, un peu conique; ceux de trois h dix égaux entre eux, cylindro-coniques, portant à l'extrémité im verticillo de poils. Article ter- minal guère plus long que le précédent. Palpes assez courts, presque égaux; leur dernier article plus long que le précédent, presqu'en alêne à l'extrémité. Mandibules petites, minces, cachées sous le labre. Tète courte, transversale; front aplati, vertical. Yeux cachés derrière les appendices frontaux , extrême ment rétrécis par ceux-ci dans leur partie moyenne. Elytres déprimées, un peu rétrécies vers leur extrémité, arrondies et mutiques dans cette partie. (i) Dans le Règne aniinul anglais, ce genre est désigné sous le nom d'Eu- rycephalus, Gbay. 94 ANNALES Ecusson court, transversal, arrondi postérieurement. Pattes fortes, assez courtes, hérissées de longs poils; cuisses en massue allongée ; jambes intermédiaires portant en dessus , vers l'extrémité , une touffe de poils courts et serrés. Tarses courts; leurs articles presque égaux, les antérieurs un peu dilatés dans les mâles, et garnis de poils en dessous. Ces tarses antérieurs étroits dans les femelles. ESPkCES, 1. Tapeina coronata, Encycl., tom. X, pag. 546, n° i. Mâle. Du B*ésîl. 2. Tapeina picea, id. n° a. Mâle. Du Brésil. 3. Tapeina dispar, id. n° 3. Mâle. Du Brésil. 4. Tapeina bicolor, id. n° 4- Femelle. Du Brésil. Etc. Nota. Un Lamiaire fort remarquable , décrit par M. Schreibers dans le tome VI des Transactions Linnéennes, pag. 200, tab. 2 1 , fig. 9, sous le nom àoCerambyx Fichtelii, constitue, pour M. Gray, un nouveau genre figuré dans le Règne animal anglais sous le nom A^Enicodes. Il me parait très-voisin de mes Tapeina [Euryccphalus, Gray). Genre VI. *Steirastomiï, Steirastoma. (cTïi^ot, carène, uTO/ta, face.) Corps très-déprimé. Corselet bituberculé latéralement; son disque déprimé, ra- boteux, tubercule. Antennes glabres, sétacées, distantes h leur base, de la lon- gueur du corps dans les femelles, plus longues que lui DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 25 dans les mâles; de onze articles; le premier en massue, souvent déprimé et dilaté à son extrémité; le second court, les autres cylindriques; le troisième très-grand, le plus long de tous. Abdomen sans tarière saillante. Palpes maxillaires assez allongés; leursecond article long, en cône renversé; le dernier court, pointu. Mandibules assez longues, étroites, triangulaires. Tête avancée, un peu prolongée en devant; face anté- rieure allongée; front aplati, vertical, portant une carène longitudinale saillante; chaperon large, coupé carrément en devant. Yeux petits, étroits. Elytres déprimées, allant en se rétrécissant de la base à l'extrémité, munies chacune dans leur milieu d'une carène longitudinale saillante, sinueuse. Elles sont tronquées au bout. Ecusson court, large, presque triangulaire. Pattes fortes; les antérieures un peu plus longues que les autres dans les mâles; cuisses en massue. Tarses antérieurs houppeux, surtout dans les mâles. Les Steirastomes se trouvent dans les plantations, sur les troncs d'arbi^es à demi consumés par le feu, et quelquefois sous leur écorce quand elle est desséchée et séparée de l'arbre. Elles se tiennent collées coi^^î celui-ci, les antennes ramenées sur le dos , et se laissent tomber quand on veut les saisir. Elles marchent rarement , et leur démarche est lourde. Le corselet produit un son aigu. (Lacordaire, loc. citât.) ESPÈCES. 1. Steirastoma brevis. — Lamia ùrevis, Schôn. Syn. Ins. tom. 3, pag. 38o, n** y?. — Cerambyx depressus, Fab. Syst. «G ANNALES Eleut. lom. 2, pfig. 276, n°47- — 'Oli. Entoiii., lom. 4» Copric. , pag. 2ï. PI. V, fig. 3o, b. De TAinérique méri- dionale' Etc. Genre VII. *Polyrhaphe, Polyrhaphis. (ttoAu, beaucoup, jéapis, aiguillon.) Corps déprimé, ayant on dessus des épines distinctes. * Corselet presque aussi long que large, uniépineux latérale- ment; son disque tubercule ou épineux. Antennes glabres , sétacées , de la longueur du corps dans les femelles, plus longues que lui dans les mâles, distantes à leur base, de onze articles; le premier renflé en massue, le second court, cylindrique, ainsi que les suivants; le troisième le plus grand de tous. Abdomen sans tarière saillante. Palpes maxillaires ayant leurs deux derniers articles à peu près égaux. Mandibules forles, pointues à l'extrémité. Tête ayant sa face antérieure allongée; front aplati, ver- tical. Yeux grands. Elytres déprimées ,^eu rétrécies vers le bout , chargées d'épines droites, alignées; leurs angles huméraux saillants, uniépineux. Elles sont tronquées h l'extrémité; chaque an- gle de la troncature uniépineux. Ecusson semi circulaire. Pattes de longueur moyenne, les postérieures un peu plus courtes que les quatre autres; cuisses allongées, point en inassue. Tarses antérieurs très-houppeux dans les mâles, DE LA SOCIÉTÉ ENÏOMOLOGIQUE. 27 ESPÈCES. 1. Polyrhaphis horrida. — Lamia horrida, Fab. Sysl. Eleut. tom. 2, pag. 289, n° l^'i. — Cerambyx liorridus, Olï. Entom., tom. 4. Capric. , pag. 66, n" 84. PI. IV, fig. 29. Femelle. De Cayenne. 2 . Polyrhaphis papulosa. — Lamia papulosa, Sciiôn. Syn. Ins. tom. 3, pag, SgS, 11° lyS. — Cerambyx papulosus,OiA. id. pag. 72, n° 93. PI. XX, fig. i56. Mâle. De Cayenne, et non des Indes orientales, comme le disent les auteurs cités. Etc. Genre VIII. *Diryoctène, Dryoctenes. [Spui, arbre, xrstvw, je tue.) Corps déprimé. Corselet transversal, uniépineux latéralement; son disque inégal ou tubercule. Antennes glabres, sétacées, de la longueur du corps dans les femelles, plus longues que lui dans les mâles, distantes à leur base; de onze articles, le premier renflé en mas- sue, le second court, cylindrique, ainsi que les suivants, le troisième le plus long de tous; plusieurs articles, à compter du troisième, ont h l'extrémité une très- petite épine; on en voit aussi quelques-unes à leur côté exté- rieur. Palpes maxillaires allongés, dépassant Ccxlréniité des man- dibules. Mandibules grandes, allongées, aiguës. Elytres sans épines élevées; déprimées, peu rélrécies vers le ^8 ANNALES bout, tronquées à l'extrémité; angles huméraux saillants et mousses. Abdomen sans tarière saillante. Tête ayant sa face antérieure allongée; front aplati, ver- tical. Ecusson semi-circulaire. Pattes fortes , égales; cuisses en massue; jambes com- primées, terminées par trois épines, deux internes et une externe; jambes intermédiaires tuberculées au côté ex- terne au-delà du milieu, les antérieures échancrées inté- rieurement. Tarses antérieurs houppeux dans les mâles; premier ar- ticle de tous les tarses notablement plus long que le suivant. Le D. caliginosus a les habitudes du genre Steirastome, (Lacordaire, loc. citât.) 1. *Dryoctenes caliginosus. — Acanthocinus caliginosus , DtJ. Catal. (Long. i3 à i4 lignes.) Corps brun, couvert d'un duvet court et gris en dessous, varié de gris et de brun en dessus. Front ayant des points enfoncés et un sillon au milieu. Disque du corselet brun. Elytres ayant de petits tubercules -épars, notamment vers la base, légèrement rebordées anté- rieurement et à la suture , offrant trois bandes transverses brunes très-inégales, les deux premières en chevron, la troisième placée à l'extrémité; chaque élytre ayant ei) ou- tre, dans son milieu, deux carènes longitudinales peu éle- vées. Ecusson brun, avec une tache grise au milieu. Arti- cles des antennes, cuisses, jambes et tarses annelés de gris et de brun. Houppes des tarses antérieurs du mâle, noires. Mâle et femelle. Du Brésil. Ma collection. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 29 Genre IX. *Acanthodère , Acanthoderes, (ax«v9«, épine, ^sjsvi, cou.) Corps déprimé. Corselet presque aussi long que large, uniépineux latérale- ment; son disque inégal ou tubercule. Antennes glabres, sétacées, distantes à leur base, de la lon- gueur du corps dans les femelles, plus longues que lui dans les mâles; de onze articles; le premier grand, renflé, le second court, cylindrique, ainsi que les suivants; le troisième le plus long de tous. Palpes maxillaires assez courts; leurs deux derniers articles à peu près égaux. Mandibules assez courtes, aiguës. Abdomen sans tarière saillante. Tête ayant sa face antérieure allongée; front aplati, ver- tical. Elytres déprimées , plus ou moins rétrécies vers leur ex- trémité. Ecusson semi-circulaire. Pattes de longueur moyenne, les antérieures un peu plus grandes que les autres dans les mâles; cuisses en massue. Tarses antérieurs très-houppeux dans les mâles. ESPÈCES. PREMifeRE DIVISION. Elytres tronquées à leur extrémité ; chaque angle de la troncature uniépi- neux ou au moins saillant. 1. Acanthodercs Davies'd. — Lamia Daviesii, Schôn. Syn. Ins. lom, 3, pag. 080, n" 74. — Ceramôyx Daviesii^ 3o ANNALES Oli. Entom., tom. 4» Capric. , pag. io4, n° iSg. PI. VI, fig. 42, a. b. — Lamia punctata, Fab. Syst. Eleut. tom. 2, pag. 288, n" 38. De Cayenne. Etc. DEUXIÈME DIVISION. Elytres arrondies et mutiques à leur extrémité. 2. Acanthoderes araneiformis. — Lamia araneiformis , Fab. id. 11° Sy. — Cerambyx araneiformis, Oli, id. pag. 64» II" 82. PI. V, fig. 54, a. b. Amérique méridionale. 3. Acanthoderes varias. — Lamia varia, Fab. id. n" 55. — Panz. Faun. Germ. fas. 48, fig. 19. — Cerambyx varias, Oli. id. pag. 82; n" 107. PI. III, fig. 16. D'Allemagne. 4. Acanthoderes griseus. — Lamia grisea , Schôn. id. pag. 570, 0° 49' — Cerambyx griseus, Fab. /(/. pag. 277, n° 53. — Panz. a/, fas. i4. fig. i4- Du nord de l'Europe. Etc. Genre X. *Ani8ope, /Inisopus. («viïoî, inégal, ttous, pied.) Corps très-déprimé. Corselet arrondi latéralement, muni sur ses côtés d'une épine placée près de l^angle postérieur. Antennes glabres, sétacées, plus longues que le corps dans les femelles , le dépassant notablement dans les mâles ; distantes à leur base; de onze articles; le premier grand, en massue allongée; le second très-petit, cyathiforme; les suivants cylindriques ; le troisième à peine plus long que le quaU iènic. Pattes postérieures très-grandes dans les mâles; cuisses en DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 5i massue, les postérieures très-allongées , ainsi que leurs jambes et leurs tarses, dans les mâles; jambes antérieures un peu arquées dans ce sexe; leurs cuisses un peu plus courtes que les intermédiaires. Tarière des femelles toujours saillante et dépassant l'ab domen. Palpes courts. Mandibules courtes. Tête ayant sa face antérieure assez courte: front peu aplati. Elytres très-déprimées, allant en se rétrécissant vers l'extrémité, tronquées à leur extrémité; chaque angle de la troncature uniépineux. Ecusson petit, semi-circulaire. Tarses glabres , les postérieurs ayant leur premier article beaucoup plus grand que les trois autres réunis ; les second et troisième très-courts. ESPfeCE. 1. *Anisopus arachnoides, Dej. GoUect. (Long. 4^6 lignes.) Gorps brun roussâtre, légèrement inégal en dessus. Corselet ayant deux points saillants ali- gnés transversalement sur son disque, nuls ou à peine sen- sibles dans le mâle. Elytres très- déprimées dans le mâle, ayant quelques points légèrement élevés, distants et formant quatre lignes longitudinales peu régulières sur chaque ély- tre, ces points épars et presque sans ordre dans la femelle; un de ces points saillaiJ^n forme de tubercule au milieu de chaque élytre à sa base; une tacho brune oblique aux trois quarts de Télytre; cette tache plus large, transversale et en forme de croissant dans la femelle; l'épine externe de la troncature terminale beaucoup plus longue que l'in 5'i ANNALES lerne dans le mâle. Antennes et pattes de la couleur du corps. .Cayenne et Brésil. De ma collection. Genre XI. *iEDiLE, JEdilis. Corps déprimé. Corselet ayant latéralement une épine placée au milieu du bord; son disque inégal. Antennes glabres^ sétacées, plus longues que le corps dans les femelles ; celles des mâles surpassant plusieurs fois le * corps en longueur, distantes à leur base; de onze articles; le premier grand, en massue allongée; le second très- petit, cyathiforme; les autres cylindriques. Pattes égales; cuisses en massue plus ou moins allongée. Tarière des femelles toujours saillante et dépassant l'ab- domen. Palpes courts ; le dernier article des maxillaires court , conique, un peu allongé dans les mâles. Mandibules courtes. Tête ayant sa face antérieure assez courte; front pou aplati. Elytres déprimées, allant un peu en se rétrécissant vers l'extrémité. Ecusson petit, arrondi au bout. Tarses glabres; le premier article des postérieurs grand. Ce genre, remarquable par la longueur excessive des an- tennes des mâles , renferme un msez grand nombre d'es- pèces, propres à l'Amérique. Je ^en connais qu'une seule en Europe; elle habite le nord,%t se trouve principalement dans les montagnes. M. Chevrolal l'a prise, en i832, à Bdoret, près de Fontainebleau. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 53 ESPÈCES. PREMIÈRE DIVISION. Elytres arrondies et niutiques à leur extrémité. 1. yEdllis montana. — Lam'ia aditls, Fab. Syst. Eleut. tom. 2, pag. 287, n° 52. — Cerambyx œdilis, Oli. Enlom., lom. 4.Capric., pag. 81, n° 106. PI. IX, fig. 69, a. b. Mâle, c. Femelle. D'Europe. Etc. deuxième division. Elytres tronquées à leur extrémité. 2. *jEddis griseofasciata. — Acanthocinus griseofasclatus , Dej. Catal. (Long. 5 à 6 lignes.) Corps brun cendré, légèrement inégal en dessus. Front ayant un léger sillon au milieu. Elytres pointillées, surtout à la base, avec une strie sutu- rale et un léger rebord externe; offrant, vers leur base, une ligne transverse brune, étroite et oblique; la couleur des elytres devenant un peu plus grise derrière cette ligne jus- que vers le milieu. Antennes et pattes de la couleur du corps. Femelle. Du Brésil. Ma collection. 3. *jEdllis signala. — Acanthocinus signalas, Dej. Catal. (Long. 4^5 lignes.) Corps brun ferrugineux, couvert d'un léger di.vet grisâtre ; un peu inégal en dessus. Front avec un faible sillon au milieu. Disque du corselet offrant une tache brunâtre. Elytres rebordées extérieurement et îï la suture, avec cinq principales taches brunâtres, l'une s'unissant h celle du corselet, deux autres latérales, la qua- trième sulurale, placée aux deux tiers des elytres, la der- ?4 ANNALES nière à leur extrémité. Arlicles des antennes , cuisses , jambes cl tarses annelés de brun et de gris. Pattes inter- médiaires légèrement unituberculées extérieurement. Mâle et femelle. Du Brésil. Ma collection. Etc. Genre XII. *CiiRATiTE , Ceralites. (x£o(XTiTï]5, encorné.) Corps convexe en dessus, allongé, cylindrique, ailé, recou- vert d'un duvet serré et ras. Antennes sétacées, frangées en dessous (cette frange courte dans les femelles, longue dans les mâles), distantes à leur base, dépassant la moitié du corps dans les femelles, beaucoup plus longues que lui dans les mâles; de douze articles; le premier allongé, peu renflé, presque cylin- drique; le second court, cylindrique, ainsi que les sui- vants; le troisième grand, les autres allant en diminuant insensiblement de longueur; le douzième très-court, simple, visible seulement à la loupe dans les femelles; plus long, de substance cornée, et recourbé en un petit crochet dans les mâles; articles de quatre à onze inclu- sivement, canaliculés en dessous dans les deux sexes. Corselet cylindrique, presque carré, muni d'une épine laté- rale placée plus bas que le milieu , ayant deux sillons transversaux, l'un près du bord postérieur, l'autre près de l'antérieur; son disque inégal. Palpes ayant leur dernier article aminci au bout. Mandibules fortes, paraissant tronquées et obtuses h leur extrémité. Tête forte, sa face antérieure allongée; front aplati, ver- ticaL DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 35 Elytres convexes, presque parallèles, arrondies et rauti- ques h leur extrémité ; leurs angles huméraux saillants et mousses. Ecusson petit, arrondi postérieurement. Pattes de longueur moyenne, les antérieures plus gran- des que les autres dans les mâles ; cuisses point en massue ; jambes postérieures ayant en dessus, versTextrémité, une brosse de poils distincte. Tarses antérieurs houppeux dans les mâles. ESPfeCE- 1 . *Ceratites jaspidea. — Lamia jaspidea, Dej. Collect. (Long. 1 1 à i3 lignes.) Corps brun, couvert en dessous de poils ras gris-roussâtres; le dessus chargé de points en- foncés, garnis d'un duvet gris. Front ayant un sillon au milieu. Corselet inégal. Elytres inégales à lour base , un peu relevées en bosse vers cette partie à la suture, avec quelques ondes transverses grises. Antennes et pattes de la couleur du corps. Mâle et femellcr Du Sénégal. Ma collection. Genre XIIL *Agapainthie , Agapanikia^ (ayaTTocw, j'aime, ayôoj, fleur.) Corps convexe en dessus, ailé, cylindrique, pubescent. Antennes sétacées, frangées en dessous, de la longueur dn corps dans les femelles , beaucoup plus longues que lui dans les mâles ; de douze articles , le premier allongé , peu en massue; le second très-petit, les suivants cylin- • driques; le troisième grand; le douzième court dans les femelles, très-long dans les mâles. 30 ANNALES Corselet mutigac Latéralement , presque cylindrique, sou- vent un peu rétréci vers sa partie antérieure ; sou disque uni. Palpes de longueur moyenne. Mandibules pointues. Elytres linéaires, arrondies et mutiques à leur extrémité. Pattes égales , de longueur moyenne ; cuisses point en massue. Tarses glabres. Mœurs et habitudes des Saperdes. ESPÈCES. PREMIERE DIVISION. Tête simple; sa face antérieure allongée; front aplati, vertical. {Àgapanthla propriè dicta.) 1. Agapanthla cardai. — Saperda cardai , Fab. Syst. Eleat. tom. 2, pog. 325,n°45. — Gyllen. Schôjv. Syn.Ins. lom. 3, Append. pag. 188, n° 263. — Oli. Entom., tom. 4. Saperd., pag. 9, n" 4* PI* I» %• 5. — Panz. Faun. Germ. fas. 69, fig. 6. De France. 2. Agapanthia asphodeii. — Saperda asphodcii, Latr. — Saperda Spencei, Gyllen. id. pag. 187, 11° 262. Du midi de la France. 3. Agapanthia suturalis. — Saperda suturalis, Fab. id, pag. 326, n° 48. — Oli. id. pag. 9, n" 5. PI. II, fig. i6. — Panz. Faun. Germ. fas. 23, fig. 16. — Cerambyx cardai, LiNN. Syst. Nat. I, II, pag. 632, n" 56 (suivant M. Schôn- herr). De Barbarie et du midi de l'Europe. 4. Agapanthia irrorata. — Saperda irrorata, Fab. id. pag. 319, n° 8. — Oli. id. pag. 12, n° 9. PI. IV, fig. 38. Même patrie que la précédente. Etc. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 3; DEUXIÈME DIVISION. Tête portant en avant une lunule saillante dont les pointes s'élèvent plus ou moins en manière de cornes; face antérieure courte; front un peu bombé. {Phœbe, ^oi^ri.) 5. Agapanthia octomacidata. — Saperda Phœbe, Encycl. méthod., tom. X, pag. 535, n" 2. Du Brésil. 6. Agapantliia cornuta. — Saperda cornuta , Ou. id. pag. 26, n° 3o. PI. IV, fig. 45, a. b. De Surinam. 7. Agapanthia bicomis. — Saperda bicornis, Ou. id. pag. 27, a" 3i. PI. IV, fig. 46* Patrie inconnue. Etc. Genre XIV. *RBYTipeoRE, Rhytiphora. (puTi;, ride, fopoi, qui porte.) Corps convexe en dessus, assez allongé, ailé. Antennes sétacées, velues en dessous, très-dislantes à leur base, atteignant la moitié des élytres dans les femelles ( 1 ); de onze articles, le premier grand, renflé; le second court, cyalhiforme; le troisième le plus long de tous, cy- lindrique, ainsi que les suivants. Corselet cylindrique , aussi long que large, mutique latéra- lement, chargé de rides transversales élevées. Palpes ayant leur dernier article presque ovale, poiotu. Mandibules assez fortes. Tête ayant sa face antérieure allongée ; front aplati, ver- tical. Elytres longues, presque linéaires, tronquées un peu obliquement à leur extrémité. (t) Mâles inconnus. IV. ii 38 AMNALES Ecusson arrondi postérieurement. Pattes courtes, fortes, égales dans les femelles. ESPÈCE. 1. Rhyliphora rugicoUis. — Lamia rugicoUis, Dalm. ScHÔN. Syn. Ins. tom. 3, Append. pag. 169, n° 204. — Saperda rugicoUis ,¥jticjc\. méthod. tom. X, pag. 335, n° 1. — Lamia porphyrea, Donov. Nouvelle-Hollande. Genre XV. *Hypsiome, Hypsioma, {\j4. — Oli. Encycl. tom. VII, pag. 47' DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 45 n° 70. — Cerambyx nubilus, Oli. Entom. tom. IV, Capricor. pag. 109, n* 146. PI. III, %. i5. Environs de Paris. Etc. Genre XX. Sapjêrde , Saperda, Fab. Corps convexe en dessus, allongé, étroit, linéaire, ailé, pubescent. Antennes sétacées , distantes h leur base , pubescentes en dessous (i), au moins de la longueur du corps; de onze articles cylindriques : le premier un peu en massue, le second court, le troisième long, les cinquième, sixième et suivants n'étant pas très-courts. Corselet mutique latéralement, cylindrique, presque carré; son disque uni. Palpes maxillaires un peu plus grands que les labiaux, leur dernier article ovalaire, un peu pointu. Mandibules tranchantes au côté interne, sans dentelures; terminées en une pointe un peu arquée. Tête ayant sa face antérieure plane ou peu bombée. Elytres linéaires; leur disque quelquefois un peu déprimé. Ecusson court, arrondi nu bout. Pattes de longueur moyenne; cuisses point en massue. Tarses glabres. Ces insectes se trouvent sur les feuilles, sur les tiges des plantes, et quelquefois sur les fleurs. Les larves connues vi- vent dans l'intérieur des végétaux et se nourrissent de leur moelle; c'est dans les cavités qu'elles ont creusées en pre- nant leur nourriture, qu'elles se changent en nymphe. La larve a le corps aplati, pointu h l'extrémité, un peu renflé au milieu, avec la tête et le dessus du premier segment du (1) CeUe villositc s'eulève aisémcnl, cl alors l'antenne parait glabre. 46 ANNALES corps de substance écailleuse; elle est munie de deux man dibules très-fortes. ESPÈCES. PREMIÈRE DIVISION. Elytres entières. PREMIÈRE SUBDIVISION. Elytres arrondies à l'extrémité. 1. Saperda scalaris, F ab. Syst. Eleat. tom. 2,pag. 018, n° 2. — Oli. Enlom. tom. IV, Saperd., pag. 8, n° 5. PI. I, fig. 7. — Panz. Faun. Germ. fas. 69, fîg. 5. — Payk. Faun. Sjiec. tom. 3, pag. jS, n° 6. Environs de Paris. 2. Saperda populnea, Fab. Syst.Eleut. tom. 2, pag. 327, n''55. — Oli. Entom. tom. IV, Saperd., pag. 16, n° 16. Pl.I, fig. 1. — Panz. Faun. Germ, fas. 69, fig. 7. — Payk. Fautif Suec. tom. 3, pag. 77, n° 9. — La Lepture à corselet cylin- drique et taches jaunes, Geoff. Ins. Paris, tom. 1 , pag. 208, n** 3. Très-commune aux environs de Paris, sur le Tremble. 3. Saperda virescens, Fab. Syst. Eleat. tom. 2, pag. 328, n° 69. — Oli. Entom. tom. IV, Saperd. pag. 10, n° 6. PI. II, fîg. 1 1. Environs de Paris, sur la Vipérine. 4. Saperda erythroccphala , Fab. Syst. Eleut. tom. 2 , pag. 322;, n** 24. — Oli. Entom. tom. IV, Saperd. pag. 22, n° 24. Pi. III, fig. 29. France méridionale. 5. Saperda luctaosa. — Adesmus luctuosus, Dej. Catal. (Long. 6 lignes.) Antennes noires. Dessus du corps d'un blanc mat et comme formé d'une matière crétacée. Tête ayant une tache noire , grande et quelquefois triangulaire , placée au-dessus du labre , et cinq autres petites sur sa partie postérieure, disposées transversalement; celle du milieu plus grande et triangulaire. Yeux noirs. Corselet! offrant trois taches noires, une au milieu, et une de chaque DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. kl côté tout-à-fait latérale. Ecusson noir. Elytres ayant quatre taches noires , subtrigones , disposées en carré , deux sur chaque élytre près de la suture, savoir : une à la base et l'autre un peu avant le milieu ; une autre tache noire al- longée longitudinale est placée à la base du côté extérieur. On voit une carène longitudinale partant de la base de chaque élytre , et n'atteignant pas tout-à-fail l'extrémité ; celle-ci arrondie et quelquefois étroitement bordée de noir. Dessous du corps noir, avec le bord inférieur des segments de l'abdomen blanc. Pattes noires. (Latreille, travail inédit.) Du Brésil. Obs. Cette espèce m'a été donnée sous le nom àihœ- mispila, Germar. ; mais j'ignore si ce nom existe dans quel- que ouvrage publié. Etc. DEUXIEME SUBDIVISION. Elylres acuminées postérieurement. 6. Saperda carcharias , Fab. Syst. ELeut. tom. 2, pag. 317, n" 1. — Oli. Entom. tom. IV, Saperd. pag. 6, n° 1. PI. II, fig. 22. — Panz, Faun, Gertn. fas. 69, fig. 1. — Pàyil. Faan. Suec. tom. 3, pag. 71 , n" 1. — LaLepture chagrinée, Geoffr. Ins. Paris, tom. 1, pag. 208, n" 1. France, sur le Peuplier; rare aux environs de Paris. 7. Saperda maitipanctata, Encycl, méthod. tom. X, pag, 535, n° 3. Du Brésil. DEUXIÈME DIVISION, Elylres tronquées au bout. PBEMIÎiRE SOBDIVISIOR. Elytres linéaires, presque de même largeur dans toute leur étendue. 8. Saperda marmorea, Schôn. Syn. lus. lom. 3, pag. 456, 48 ANNALES n° io5. — Saperda irrorata, Fak. Syst. Eleut. loin. 3, pag. 5^9, n" 65. De Java. Obs. Le nom A' Irrorata a été donné par Fabricius h deux Saperda. L'espèce qui doit conserver ce nom fait partie de notre genre Agapanthia, n" XIIL g. Saperda oculata,FxB. Syst. Eleut. tom. 2, pag. 3 19, n° 11. — Oli. Entom. tom. IV, Saperd. pag. 19, n° 20, PI. I, fig. 4* — Panz. Faim. Germ. fas. 1 , fig. 18. — Payk. Faun. Suec. tom. 3, pag. 72, n° 2. Environs de Paris; rare. 10. Saperda cylindrica, Fab. Syst. Eleut. tom. 9, pag, 320, n° 17. — Oli. Entom. tom. IV, Saperd. pag. 23, n°26. PI. II, fig. 1 8. — Panz. Faun. Gcim. fas. 69, fig. 4- — Payk. Fauu. Suec. tom. 3, pag. 74, n° 5. Environs de Paris. 1 1 . Saperda iinearis, Fab. Syst. Eleut. , tom. 2 , pag. 320, n° i5. — Panz. Faun. Germ., fas. 6, fig. 14. Environs de Paris, sur le Coudrier; rare. Obs. Une variété, ou peut-être l'autre sexe, n'a pas les élytres entièrement noires; leur base est bordée de jaune extérieurement. Saperda Iinearis, Oli. Entom. tom. IV, Saperd. pag. 24, n° 27. PI. II, fig. i3. — Payk. Faun. Suec. tom. 3, pag. 72, n° 3. (Schôn. Syn. Ins. tom. 3, pag. 427.) Etc. DBUXIHIIE SUBDIVISION. Elytres très-notablement rétrécies un peu après leur base. — Jambes in- termédiaires échancrées extérieurement au-delà du milieu. 12. * Saperda senegalensis, Dej. Collect. (Long. 7 à 8 lignes.) Corps jaunâtre, ferrugineux en dessous, les troisième et quatrième segments de l'abdomen noirs , avec leur bord postérieur de la couleur des deux premiers, le dernier entièrement noir. Tête ferrugineuse. Front noir, pointillé. Corselet ferrugineux luisant, bombé ?(u milieu, avec deux faibles sillons transversaux, l'un an- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIOUE. 40 térieiir, l'autre postérieur. Elytres rebordées extérieure ment et à la suture, ferrugineuses et luisantes à la base, le reste noir; chacune avec deux taches ducs à des poils jau- nâtres, l'une à la base, l'autre plus grande au bord suturai, et une dixaine de lignes longitudinales de points enfoncés. Antennes noires. Cuisses d'un jaunâtre ferrugineux; jambes et tarses noirâtres. Du Sénégal. Ma collection. Genre XXI. *Hémilophe , Hemilophus. (Ii,aiiïu;, demi, Xofoi, panache.) Corps convexe en dessus, allongé, cylindrique, ailé, assez mou. Antennes sétacées, distantes à leur base, plus longues que le corps dans les mâles; de onze articles : le premier long, allant en grossissant insensiblement de la base à l'extré- mité; le second court; le troisième cylindrique, ainsi que les suivants , et plus long que le quatrième ; les autres diminuant graduellement de longueur. Les deuxième, troisième et quatrième ayant en dessous une frange longue, épaisse, formant un panache; cette frange égale et courte sous les articles suivants. Corselet court, carré, cylindrique, lisse, mutique latéra- lement. Tête petite; front bombé. Elytres allongées, linéaires, flexibles, à peine tronquées et mutiques h leur extrémité, rebordées extérieurement et h la suture. Ecusson petit, triangulaire. Pattes courtes, égales; cuisses point en massue. Tarses pubescents. 5o ANNALES ESPÈCK. 1 . *Hcmilophus dimidiaticornis, — Saperda dimidiaticor- nis, Dej. Golicct. (Long. 4 lignes.) Corps noirâtre, légèrement pubescent, avec quelques poils plus longs, bruns. Tête pâle. Yeux noirs. Corselet léi^èrement bombé, ayant un sillon transversal postérieurement, une ligne noirâtre longitudinale au milieu, et, de chaque côté, une grande tache d'un roux pâle. Elytres pointillées,"avec une carène latérale partant de chaque angle humerai, et une bande marginale blanchâtre s'arrêtant aux trois quarts de l'élytre. Abdomen noir, lisse, ses segments étroitement bordés de blanc postérieurement. Antennes et pattes pubescentes, avec des poils comme le corps; les pre- mières annelées de blanchâtre et de noirâtre. Cuisses pâles; jambes plus foncées ; articles des tarses annelés de blan- châtre et de brun. Femelle Du Brésil. Ma collection. Genre XXIL Spathopt^re, Spathoptcra. Latr. inéd. Corps convexe et presque lisse en dessus, allongé, pubes- cent, ailé. Antennes h peu près de la longueur du corps, brusquement sétacées après les trois ou quatre premiers articles; com- posées de onze articles ; le premier fort long, en massue au bout, garni en dessous, ainsi que les quatre suivants, de poils longs formant un panache; second article très- court; le troisième presque aussi long que le premier. Ces trois premiers réunis faisant au moins la moitié de la longueur totale de l'antenne ; les autres articles allant en diminuant graduellement de longueur. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 5i Corselet cylindrique, muni latéralement, un peu au-delh du milieu, d'un tubercule mousse assez fort. Elytres allongées, un peu rélrècies vers Le milieu, se dilatant ensuite, et plus larges à C extrémité qu'à la base ; elles sont arrondies et mutiques au bout. Tête aussi large que la partie antérieure du corselet, sa faci peu allongée; front un peu bombé. Palpes courts ; dernier article des maxillaires un peu pointu. Mandibules courtes. Yeux grands, assez saillants. Ecusson petit, presque Iriangulaire. Pattes fortes, assez courtes; cuisses point en massue. Tarses glabres. ESPfeciîS. 1. *Spathoplera albilatera. — Saperda albilatera , Dej. Collecl. (Long. 10 à 12 lignes.) Tète noirâtre, en partie couverte d'un duvet cendré ; face portant deux lignes longitudinales noires, rapprochées. Corselet d'un noir luisant, ayant de chaque côté une ligne longitudinale grise, formée par des poils. Elytres d'un noir mat, ayant, passé leur milieu, une ligne longitudinale élevée; elles sont bordées extérieure- ment, de la base jusque au-delà du milieu, par une bande blanchâtre , plus largo à son extrémité qu'à son origine. Antennes noires, ainsi que la frange de poils des cinq pre miers articles. Dessous du corps d'un noir luisant. Pattes noires, avec les hanches et la base des cuisses testacées. Abdomen noir luisant; ses deux derniers segments couverts de poils jaunâtres, l'antépénultième ayant seulement deux points ronds formés par des poils de cette couleur. Du Brésil. Collection de M. Maille. 52 ANNALES Nota. Les espèces suivantes, décrites par M. Kliig, dans son Entovi. Bras'd. figurées Tab. XLII, et que je n'ai point vues, me paraissent appartenir au genre Spathoptère. i" Sapcrda amicta, pag. 464. n" 80, fig. 9. a» Saperda togata,^a^.id. n°8i, fig. 10. ù° Saperda paUiata, pag. 4^5, n° 89, fig. 11.4° Saperda ampUnta,^ag. 466, n°83, fig. 12. 5° Saperda dasycera , pag. id. n° 84 , fig. 8. 6° Saperda cUiarisy pag. 467, n" 85, fig. 7. Genre XXIIL *Grossote , Crossolus. (^Kpoiaoi, frange.) Corps convexe et rugueux en dessus, assez court, ailé. Antennes sétacées, plus courtes que le corps (au moins dans l'un des sexes) ; de onze articles : le premier presque aussi long que le troisième; celui-ci cylindrique, ainsi que les suivants, et le plus long de tous; le quatrième un peu plus court que le précédent. Ces quatre articles munis en dessous d'une frange de longs poils formant un panache. Corselet court, cylindrique, uniépineux latéralement; son disque rugueux et tubercule. Elytres convexes , parallèles, arrondies et mutiques à l'ex- trémité. Tête assez forte; sa face antérieure allongée; front aplati, vertical. î^alpes maxillaires assez longs; leur dernier article pointu. Mandibules courtes, aiguës. Ecusson court, semi-circulaire. Pattes courtes, fortes, presque égales; les antérieures un peu plus longues que les autres; leurs jambes un peu DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 55 arquées; cuisses et jambes comprimées; ces dernières un peu dilatées vers l'extrémité. Tarses glabre». ESPkCË. 1. * Crossotus plumicornis. — Lamia plumicornis, Dej. Collecl. (Long. 8 à 9 lignes.) Corps noirâtre^ couvert d'un duvet cendré. Antennes noirâtres, avec leur frange noire. Corselet très-inégal et tubercule en dessus. Elytres ponctuées, très- rugueuses et un peu tuberculées à leur base. Pattes noirâ- tres. Abdomen ayant au milieu du dernier segment une tache en carré transversal, jaune. Du Sénégal. Collect. de MM. Maille et Dejean, ainsi que de la mienne. Genre XXIV. *Mégabase, ^ega^fl^w. (//eyaç, grand, /Sacrt?, base.) Corps assez court, convexe en dessus, ailé. Antennes sétacées, distantes à leur base, velues en dessous, plus longues que le corps (au moins dans les mâles); de onze articles : le premier très-Long, le plus grand de tous, faisant à lui seid le quart de la longueur totale de l'an- tenne; le second assez grand, mais peu visible, se con- fondant avec la base du troisième; les suivants cylindri- ques, allongés; le onzième très-petit, trois ou quatre fois plus court que le dixième. Corselet un peu plus large que long, muni latéralement d'une forte épine; son disque tubercule. Yeux entiers, assez petits, ne s'avançant point sur le front au-delh des antennes. IV. 4 54 ANNALES Palpes assez courts; article terminal des maxillaires plus grand que le second, pointu. , Mandibules peu saillantes extérieurement. Tête ayant sa face antérieure allongée? front aplati, ver- tical. Elytres rebordées extérieurement et à la suture, allant en se rétrécissant des angles huméraux à l'extrémité; celle-ci tronquée; angle extérieur de cette troncature uniépineux ; angles huméraux saillants. Ecusson court, carré, creusé au milieu, ses bords latéraux saillants. Pattes assez longues , surtout les antérieures ; cuisses point en massue. Tarses non houppeux. ESPtCE. 1 . *Megabasls speculifer. — Acanthocinus speculifer^ Dej. Catal. (Long. 9 lignes.) Corps brunâtre, couvert d'un du- vet court, cendré, avec des poils épars assez longs, gris cendré. Tête légèrement pointillée , creusée entre les an- tennes. Corselet inégal, légèrement pointillé antérieure- ment, ayant sur son disque trois tubercules placés en trian- gle, avec une ligne élevée garnie de poils serrés, fauves, et allant de l'une à l'autre épine latérale; bord postérieur légèrement sinué. Elytres ayant une forte épine h chaque angle humerai; la base de chaque élytre offrant une épine semblable et des points élevés; on voit sur chacune d'elles une plaque lisse, brillante, d'un brun ferrugineux, longue de deux lignes et demie, large de la moitié, placée presque au milieu, arrondie vers la suture, coupée droit du côté opposé, avec une échancriuM^ au milieu de ce côté. Anten- DE LA SOCIÉTÉ EN TOMOLOGIQUE. 55 lies et pattes brunâtres, couvertes d'un duvet court, cendré, avec des poils épars comme le corps; la frange des antennes longue et de la même couleur. Femelle. Du Brésil. Ma collection. Genre XXV. *Compsosome , Compsosoma, (xofjLipoi, élégant, tyot/jLO., corps.) Corps très - convexe en dessus, court, ramassé, duveteux, ailé. Antennes sétacées, distantes à leur base, velues en dessous, plus longues que le corps, de onze articles: le second court, à peine distinct de la base du troisième; les sui- vants cylindriques; le dernier assez long. Corselet convexe , unituberculé latéralement; son disque élevé, à peine inégal. Yeux entiers. Palpes courts; article terminal pointu. Mandibules courtes, épaisses, arrondies extérieurement. Tête ayant sa face antérieure peu allongée; front un peu bombé. Elytres courtes, convexes, mutiques et arrondies au bout; angles huméraux saillants. Ecusson petit, arrondi au bout. Pattes fortes, courtes, velues; cuisses point en massue. Tarses velus, mais point houppeux. Ces jolis Lamiaircs sont parés de couleurs vives et va- riées, ordinairement dues h des poils diversement colorés. Suivant i\l. Lacordaire, ils sont lourds, et se trouvent ha- bituellement collés contre les troncs d'arbres ou sur les feuilles; ce savant voyageur dit ne leur avoir jamais vu faire 56 ANNALES usage de leurs ailes. Les espèces paraissent propres à l'Amé- rique méridionale. ESPÈCES. 1. Compsosoma Mutlllaria. — Lamia Mutillarla, Klug. Entomol. Bras'd. pag. 4^3, n° 79. Tab. XLII, fig. G. (Long. 5 lignes.) Corps d'un noir mat velouté. Elytres ayant à leur base une bande transverse formée par des poils d'un gris argenté; on voit à leur extrémité trois autres ban- des semblables, très-rapprochées les unes des autres; chaque élytre porte sur le disque deux taches rondes assez grandes, placées transversalement , formées de poils courts , d'un roux doré. Côtés du corselet et dessous du corps couverts de poils argentés. Antennes et pattes noires; celles-ci gar- nies de poils argentés. Du Brésil. Communiquée par M. Banon. 2. * Compsosoma niveosignata , Dej. CoUect. (Long. 7 h 8 lignes.) Corps brun, couvert d'un duvet fin serré et soyeux fauve, avec des poils bruns épars plus longs. Corselet avec une tache de chaque côté plus foncée , et trois tubercules sur son disque, deux principaux placés sur les taches et de leur couleur, le troisième postérieur et moins saillant. Elytres rebordées extérieurement et h la suture, légèrement plus foncées h la base, brunes latérale- ment sous les angles huméraux, avec une étroite bande d'un jaune pâle derrière eux aussi latéralement, ayant des points élevés très-fms, à peine apparents vers la lase, et, à partir du milieu, une grande tache brune s'arrondissant et foncée antérieurement, plus pâle et changeante vers l'ex- trémité; chaque élytre ayant au miliw une tache d'un jaune blanc-soufre , pointue postérieurement , échancrée antérieurement. Poitrine offrant de chaque côté deux taches DE LA SOCIÉTÉ ENÏOMOLOGIQUE. 57 de celle dernière couleur, la postérieure plus grande. Ecus- s'on un peu creux et plus pâle au milieu. Antennes et pattes semblables au corps pour la couleur et les poils. Femelle. Du Brésil. Ma collection. 3. * Compsosoma varlcgata. (Long. 4^5 lignes.) Corps varié de brun, de fauve et de blanc , couvert partiellement d'un duvet court , serré et soyeux, avec des poils épars, bruns et plus longs. Tête et corselet d'un brun rougeâlre, ce dernier bombé, rebordé postérieurement, offrant dans cette partie une petite tache blanche; ses épines latérales et son dessous, ainsi que la poilrine, tachetés de blanc et de fauve brun. Elytres légè- rement rebordées extérieurement et à la suture, leur base variée de blanc , de fauve et de noirâtre , leur milieu brun rougeâlre, formant comme une grande bande transverse du tiers des élytres; leur extrémité variée de blanc et de fauve, ces couleurs dues à des poils, et formant comme des bandes sinuées transversales. Ecusson blanchâtre au milieu. An- tennes et pattes fauves tachetées de blanc et de brun, ve- lues comme les parties analogues du corps. Du Brésil. Ma collection. Etc. Genre XXVL Pogonochère , Pogonocherus. Mégerle. Dej. Catal. Corps un peu allongé, un peu convexe en dessus, ailé. Antennes sétacées, distantes h leur base, velues en dessous, au moins de la longueur du corps dans les femelles, plus longues que lui dans les mâles; premier article assez court en massue ; le second court, distinct; les troisième et quatrième allongés, presque égaux; les suivants subi- tement plus courts; le onzième plus petit que le dixième. 58 ANNALES Corselet presque carrée unituberculé laléralemenl ; son disque itiegal ou tubercule. Tête ayant sa face antérieure assez courte; front bombé. Yeux entiers. Palpes courts. Mandibules assez petites. Elytres presque linéaires, allant en se rétrécissant un peu des angles huméraux à l'extrémité; angles huniéraux sail- lants. Ecusson petit, arrondi postérieurement. Pattes égales, un peu velues; cuisses en massue. Tarses non houppeux. ESPÈCES. PREMIERE DIVISION. Elytres tronquées à l'extrémité; angle externe de la tioncature uniépineux. ï. Pogonocherus hispidus , Dej. Catal. — Cerambyx liis- pidus, Fab. Syst. Eleut. tom. 2, pag. 278, n° 56. — Oli. Encycl. tom.V, pag. 293, u* 10. — Oli. Entom. tom. IV, Capric. pag. 53, n°7i. PI. XI, fig. 77. — Payk. Faun. Suec. tom. 3, pag. ôg, n" 8. — Le Capricorne à étuis den- telés, Geoff. Ins. Paris, tom. 1, pag. 206, n^g. Environs de Paris. 2. * Pogonocherus setosus, Dej. Collect. (Long. 3 lignes.) Corps brunâtre; le dessus avec de longs poils rares épars; le dessous luisant, un peu ferrugi- neux, légèrement duveteux. Front avec un sillon au milieu. Corselet inégal, ayant deux tubercules sur son disque, fai- blement rebordé postérieurement, avec une ligne de points légèrement enfoncés en avant de ce rebord. Elytres rebor- dées h In suture, ayant un tubercule à la base de chacune DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 59 d'elles , avec des points légèrement élevés d'où parlent de longs poils épars.et deuxlarges bandes inégales, transverses, d'un brun verdàtre, l'une vers le milieu, l'autre à l'extré- mité. Ecusson creusé au milieu , ses bords latéraux sail- lants. Antennes et pattes d'un brun ferrugineux un peu luisant, avec de longs poils épars brunâtres. Articles des antennes de trois à onze, cuisses, jambes et tarses, légère- ment annelés de gris. Exotique. De ma collection. 5. * Pogonocherus sertifer. (Long. 2 à 3 lignes.) Corps un peu luisant, noirâtre et couvert de longs poils bruns, rares, en dessus; ferrugineux en dessous. Corselet bombé au milieu, rebordé postérieu- rement. Elytres légèrement rebordées extérieurement et à la suture, ayant chacune à la base un faible tubercule portant de longs poils raides et bruns; elles sont teintées de verdàtre vers leur extrémité. Antennes brunes, ayant une touffe de poils noirs à leur cinquième article , le premier verdàtre.^ Pattes d'un brun ferrugineux, avec des poils comme le corps; cuisses verdâtres. Du Brésil. Ma collection. Etc. DEUXIEME DIVISION. Elytres mutiques. 4. Pogonocherus balteatas, Dej. Catal. — Cerambyx bal- teatus, Fab. Syst. Eleut. tom. 2, pag. 278, n" ôg. — Ceram- byx crinitus, Panz. Faun. Germ. fas. 48, fig. 17. Environs de Paris. Etc. 6o ANNALES Genre XXVII. *C mi-ie, Callia. (xaiAos, beauté.) Corps convexe en dessus, velouté, brillant ou m€taUl(]ue ailé. Antennes sétacées, distantes à leur base, velues en dessous, de la longueur du corps (du moins dans l'un des sexes) ; de onze articles cylindriques : le premier en massue al- longée; le second court; les troisième et quatrième al- longés, presque égaux. Corselet presque carré;, cylindrique, assez court, unituber- culé latéralement; son disque uni. Tête ayant sa face antérieure assez courte; front plus ou moins bombé. Elytres linéaires, arrondies et mutic/ues à leur extrémité, re- bordécs extérieurement et à la suture. Yeux entiers. Palpes courts. Mandibules petites. Ecusson arrondi au bout. Pattes égales, fortes, assez courtes, velues ; cuisses à peine renflées. Tarses velus, mais point houppeux. Les espèces de ce genre se trouvent sur le tronc des ar- bres. [Lacordaive, loc. citât.) kspIïces. T . *C(iUia azurea. — Pogonocherus azureus, Djej. Collect. (Long. 3 à 4 lignes.) Corps d'un bleu violet changeant, un peu velu. Corselet ayant sur son disque une tache jaune triangulaire. Elytres poinlillées. Antennes de la couleur du DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQIJE. Gi corps, mais plus obscures, ainsi que les jambes et les tarses; cuisses d'un roux pâle, leur extrémité noire. Du Brésil. Ma collection. Etc. Genre XXVIII. *PTéHicoPTE , Pterlcoptus. (irTBjoov, aile, xoTTro/^tat, je suis coupé.) Corps convexe en dessus, allongé, cylindrique, duveteux, ailé. Antennes sétacées, très-distantes à la base, assez courtes, velues en dessous, de onze articles cylindriques; le second court; les troisième et quatrième allongés, presque égaux; le onzième court, subulé. Corselet unituberculé latéralement , presque carré , cylin- drique, plus long que la tête; son disque uni. Tête ayant sa face antérieure assez courte; front bombé. Elytres allongées, linéaires, troncjuées droit à leur extrémitc et mutiques au bout, rebordées extérieurement et à la suture. Yeux entiers. Palpes courts. Mandibules petites. Ecusson très-court, large, arrondi au bout. Pattes courtes, égales, velues; cuisses point en massue. Tarses duveteux, point houppeux. ESPÈCE. 1 . * Pterlcoptus dorsalis. — Saperda dorsalis, Dej. Collect. (Long. 7 lignes.) Corps brun, couvert d'un duvet ras grisâtre, avec une large bande longitudinale noire dorsale. 02 ANNALES Elytres avec un sillon suturai, et près de l'extrémité, une large bande noire transversale sinuée. Antennes noires ; leurs poils de la même couleur. Pattes de la couleur du corps, avec un duvet comme lui. Du Brésil. Ma collection. Genre XXIX. *DESMiPHonR, Desmiphora. (iee/jLOi, faisceau, fipu, je porte.) Corps convexe en dessus, allongé, cylindrique, très-hérisse de poils souvent reunis en faisceaux, ailé. Antennes sétacées, distantes à la base, assez courtes, très- velues, frangées en dessous, de onze articles cylindriques : le second court; le troisième le plus long de tous. Corselet uniépineux latéralement, presque carré, velu. Tête ayant sa face antérieure assez courte; front un peu bombé. Yeux entiers. Palpes assez longs; article terminal des maxillaires grand, aminci au bout. Mandibules assez courtes. Elytres allongées, linéaires, arrondies et mutiques à l'ex- trémité. Ecusson petit, arrondi. Pattes de longueur moyenne, égales, très-velues; cuisses point en massue. Tarses velus, mais non houppeux. Ces insectes se tiennent, suivant M. Lacordaire, sur les feuilles et le tronc des arbres. • ESPÈCES. }. Desmiphora fasciculata. — Lamia fascieulata, Fab, DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 63 Syst. Eieut. tom. y, pag. 299, n° 97. — Cerambyx fascicu- latus, Oli. Entom. tom. IV, Capric. pag. 96, n° 126. PI. XVII, fig. 1 3 1 . De Cayenne. 2. Desmiphora hlrticoUis. — Saperda lùrticoliis. Ou. Entom. tom. IV, Saperd. pag. 1 1, n° 8. PI. IV, fig. 37. Du Brésil. Etc. Genre XXX. *LACHiS'iE, LacAnm. (A«xv*i, duvet.) Corps convexe en dessus, allongé, cylindrique, velu, ailé. Antennes sétacées, distantes à la base, velues en dessous, de la longueur du corps dans les femelles, plus longues que lui dans les mâles; de onze articles: le premier plus ou moins allongé , le second court , les autres cylin- driques. Corselet unituberculé latéralement , cylindrique , presque carré, plus long que la tête; son disque inégal. Tête ayant sa face antérieure allongée, aplatie, verticale. Yeux fortement échancrés. Palpes de longueur moyenne. Mandibules assez étroites. Elytres allongées , linéaires , arrondies ou un peu tron- quées obliquement à leur extrémité, rebordées extérieure- ment et h la suture. Ecusson court, semi-circulaire. Pattes fortes, égales; cuisses un peu en massue compri- mée; jambes intermédiaires légèrement unituberculées au- delà du milieu. Tarses point houppeux. 64 ANNALES ESPÈCES. PREMIÈRE DIVISION. Premier article des antennes renflé en massue à son extrémité; les troisième et quatrième allongés; le troisième le plus grand de tous. — Tubercule latéral du corselet placé près du bord postérieur. — Yeux fortement échancrés, — Ecusson semi-circulaire. {Lachnia propriè dicta.) 1 . * Lachnia suôcinêta. (Long. 6 lignes.) Corps brun, un peu luisant^ couvert en partie d'un duvet court et ras , varié de brun , de fauve et de cendré. Tète avec un sillon en dessus se prolongeant jusqu'au milieu du front, et deux protubérances portant les antennes. Corselet rebordé postérieurement, plus faible- ment h sa partie antérieure, inégal, un peu bombé, tacheté de noirâtre et de fauve. Elytres inégales et pointillées, sur- tout à la base, avec une bapde grise transversale irrégulière au milieu, large environ du quart de l'élytre, dentelée pos- térieurement, interrompue à la suture. Poitrine couverte d'un duvet gris. Antennes de la couleur du corps , avec le duvet qui les couvre et les poils d'un brun fauve. Pattes de la couleur du corps, avec un duvet fauve. Mâle. De Cayenne? Ma collection. DEUXIÈME DIVISION. Premier article des antennes tiès-grand,plus long que le troisième, presque cylindrique, un peu plus mince à sa base; les autres allant en diminuant graduellement de longueur. — Tubercule latéral du corselet'placé vers le bord antérieur. — Yeux très-profondément échancrés, ne formant, dans l'échancrure, qu'un étroit filet continu. — Eçusson presque carré. {Cop- tops, xitar7co, je fends, uip, œil.) 2. *Lachnia parallela, Dupont, Collect. (Long. 5 à 6 lignes.) Corps brun, couvert de poils ras DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 05 courts, cendrés. Front avec un léger sillon au milieu. Cor- selet inégal, faiblement pointillé. Elytres légèrement iné- gales, avec quelques lignes longitudinales élevées, à peine apparentes, et des points enfoncés, épars à leur base, plus rares vers leur extrémité; ces points garnis d'un duvet brun. Antennes et pattes semblables au corps pour la couleur et le duvet; articles des antennes de trois à onze, cuisses, jambes et tarses, annelés de brun et de cendré. Femelle. Du Sénégal. Ma collection. Etc. • Genre XXXI. *Ptéroplie , PteropUus. (TTTS/joy, aile, ottAov, arme.) Corps convexe en dessus, allongé, presque cylindrique, velu, ailé. Antennes sétacées, distantes h la base, frangées en dessous, un peu plus longues que le corps dans les mâles, insérées chacune sur une protubérance; de onze articles cylin- driques : le second assez court; les troisième et quatrième allongés; le troisième le plus grand de tous. Corselet cylindrique, plus long que large, un peu dilaté sur ses côtés dans sa partie moyenne; cette dilatation portant une épine. Disque tubercule. Yeux entiers. Palpes maxillaires plus longs que les labiaux ; leurs arti- cles égaux. Mandibules assez épaisses, aiguës. Tête ayant sa face antérieure assez courte; front légère- ment bombé. Elytres allongées , allnnt en se rétrécissant des angles huinéraux à l'extrémité, biluberciilées h la hase; angles G6 ANNALES huméraux saillants , arrondis ; rebordées extérieurement et à la suture ; leur extrémité mucronée. Ecusson semi-circulaire, arrondi au bout. Pattes longues, assez fortes, velues; jambes antérieures ayant au côté interne deux tubercules distants; les quatre postérieures garnies extérieurement, au-delà du milieu, de poils rares et serrés dans les mâles. Tarses velus, mais point houppenx. ESPÈCES. PREMIÈRE DIVISION. • Cuisses point en massue ; jambes antérieures plus grandes que les autres, un peu cambrées dans les mâles; les intermédiaires légèrement unitu- berculées extérieurement, (Pteroplius propriè d'tetus.) 1 . * Pteroplius acuminatus. — Lamia acuminata , Dej. Calai. (Long. i4 lignes.) Corps brunâtre, couvert en dessous d'un duvet gris. Front avec un sillon au milieu. Tête cou- verte, ainsi que le corselet, d'un duvet gris mêlé de fauve. Corselet inégal, ayant sur son disque deux tubercules dis- tants. Elytres ayant leur base chargée de nombreux tuber- cules, pointillées, avec une large bande transversale grise au milieu, occupant le tiers intermédiaire; le premier tiers fauve, le dernier gris mêlé de fauve. Ecusson uni, grisâtre. Antennes et pattes couvertes d'un duvet gris-fauve; jambes antérieures ayant leurs deux tubercules placés, l'un au-delh du milieu, l'autre, plus saillant, à l'extrémité. Mâle. Du Brésil. Ma collection. DEUXIÈME DIVISION. Cuisses en massue. {Rhaphlplera, pajJ'S, aiguille, tîte/sov, aile.1 2. * Pteroplius nodifer. — Lamia nodifera, Dej. Catal.# DE LA SOCIÉTÉ EiNTOMOLOGlQUE. G7 (Long. i4 lignes.) Corps ferrugineux, couvert d'un rluvel fauve. Front avec un léger sillon au milieu. Tète pointillée de noir, ainsi que le corselet; celui-ci ayant sur son disque deux tubercules, la pointe de ces tubercules et des deux épines latérales, noire. Elytres pointillées de noir à leur base; ces points diminuant graduellement et disparaissant h leur extrémité ; le sommet des deux tubercules de leur base légèrement houppeux; chaque élytre offrant une bande oblique grise, mêlée de brun, partant de l'angle humerai, se joignant à la suture vers le milieu des élytres , et dimi- nuant insensiblement en revenant au bord externe vers l'extrémité. Ecusson lisse. Antennes et pattes ferrugineuses, couvertes d'un duvet fauve ; jambes antérieures ayant leurs deux tubercules placés , l'un au-delà du milieu , l'autre h l'extrémité et beaucoup plus saillant. Mâle. Du Brésil. Ma collection. Genre XXXII. *ONCiDt;RE, Oncideres. {oy/.oç, luberciilp, <îê/3vî, cou.) Corps convexe en dessus, allongé, cylindrique, un peu pu- bescent, ailé. Antennes sétacées, distantes à la base, frangées en dessous, à peu près de la longueur du corps dans les femelles, plus longues que lui dans les mâles; de onze articles : le pre- mier allongé, en massue à l'extrémité; le second très- court, cyathiforme; les suivants cylindriques; le troisième le plus grand de tous. Corselet coa7t, transversal, unituberculé latéralement, un peu sinué en devant pour recevoir la partie postérieure de la tête; son disque ayant souvent de petites stries transversales. Yeux entiers, étroits, allongés, linéaires. 68 ANNALES Palpes maxillaires plus longs que les labiaux; leur dernier article grêle, un peu plus court que le second. Mandibules étroites, aiguës. Tête grande, sa face antérieure allongée; front large, aplati, uni, vertical. 1 lytres grandes , linéaires , nautiques et arrondies à l'ex- trémité, multigranulées à la base; leurs angles huméraux saillants, arrondis. Ecusson arrondi au bout. Pattes courtes, fortes, égales; cuisses point en massue. Tarses glabres; leur dernier article long, plus grand que les trois précédents réunis. M. Lacordaire a pris plusieurs espèces sur les troncs d'ar- bres ou sur les feuilles. ESPÈCES. 1 . Oncidcres vomicosa. — Lamia vomicosa, Germ. Insect. spec. nov, i, pag. 482, n" 638. Du Brésil. 2. Oncideres implaviata. — Lamia tmpluviata, Germ. id. pag. 483, n° 639. Du Brésil. Etc. Genre XXXIII. TétraopEj Tetraopcs. Dalm. Corps convexe en dessus, allongé, cylindrique, ailé. Antennes sétacées, assez courtes, distantes à la base, velues en dessous; de onze articles cylindriques; le premier en massue; le second court; les troisième et quatrième peu allongés, d'égale grandeur; les suivants courts. Corselet unituberculé latéralement, presque carré, cylin- drique, ayant deux sillons transversaux; l'un près du bord postérieur, l'autre vers l'antérieur. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 6g Yeux entièrement divisés chacun en deux parties, ce (fui pré- sente l'apparence de quatre yeux. Palpes assez courts. Mandibules courtes. Tête un peu globuleuse, sa face antérieure courte; front un peu bombé. Elytres linéaires, arrondies et mutiques à leur extrémité. Ecusson petit, presque triangulaire. Pattes courtes, fortes, égales; cuisses point en massue. Tarses point houppeux. ESPÈCES. 1. Tetraopes tornator, Schôn. Synon. Ins. tom. 5, pag. 4oi, n° 222. — Lamia tornator, Fab. Syst. Eleut. tom. 2, pag. 3oi,n° 107. — Oli. Encycl. tom. VII, pag. 469, n" 64. — Cerambyx tornator, Oli. Entom. tom. IV, Capric. "jiag. io5,n° i38. PI. VIII, fig. 02. Amérique septentrionale. 2. Tetraopes ara tor, G E^m. Ins. Spec. nov, 1, Coleopt, 1824, pag. 486, n° 645. — Tetraopes cordifer, Dej. Catal. Amérique septentrionale. Etc. Genre XXXIV. Colobothée, Colobothea, Dej. — EncycL Corps épais, ailé, convexe en dessus, comprimé kitérale- ment, allant en diminuant sensiblement de largeur, d'un côté jusqu'à la tête inclusivement, et de l'autre jusqu'à l'anus; sa partie la plus large étant la base humérale des élytres. Antennes sétacées, glabres, rapprochées à leur base, de la longueur du corps dans les femelles, plus longues que lui dans les mâles, insérées sur la ligne qui sépare le front IV, 5 70 ANNALES du Vertex; de onze articles ; le premier très-allongé, cy- lindrique, peu en massue; le second extrêmement court, cyathiforme; les suivants grêles, cylindriques, allongés; le troisième fort long ; le onzième peu allongé dans les femelles, très-long dans les mâles. Corselet mutique, cylindrique, un peu rétréci antérieure- ment, plus long que large; son disque uni. Anus des femelles saillant au-delà de C abdomen. Palpes courts. Mandibules courtes. Tête étroite, face à peine bombée, verticale. Yeux de grandeur moyenne. Elylres longues, linéaires, fortement tronquées au bout; angles de cette troncature plus ou moins épineux. Ecusson en triangle curviligne, un peu arrondi et un peu relevé postérieurement. Pattes dé longueur moyenne, égales; cuisses un peu en massue allongée. Tarses antérieurs élargis et houppeux dans les mâles. M. Lacordaire a observé que les Colobothées sont très- agiles, et qu'on les troi»ve toujours sur le tronc des arbres. ESPÈCES. 1. Colobothea Cassandra. — Saperda Cassandra, Dalm. Analect. Entom., pag. 70, n" 61. — Colobothea albomacu- tata, Dej. Catal. Du Brésil. 2. Colobothea contanùnata. Nos. Encycl. méthod. tom, X, pag. 357, n° 1. De Gayenne. Etc. Genre XXXV. *Géran ie, Cemnta. {ysp%voi. Grue.) Corps convexe en dessus, médiocrement allongé, ailé. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 71 Antennes glabres, sétacécs, grêles, très-grandes, distantes il leur base, pins longues que le corps dans les femelles, ayant le double de Sa longueur dans les mâles; de onze articles : le premier reùflé, allongé, presque cylindrique; le second petit; les suivants allongés, cylindriques; le troisième le plus grand de tous. Corselet mutique, cylindrique, assez court, guère plus long que large. Tête petite, de la largeur du corselet; sa face bombée. Pattes grêles, d'une longueur remarquable, surtout dans les mâles; cuisses minces, cylindriques, presque aussi lon- gues que les jambes , et guère plus épaisses qu'elles ; celles-ci allongées» presque cylindriques, un peu élargies à l'extrémité, ni cambrées, ni tuberculéës. Palpes courts. Mandibules peu saillantes. Elytres presque linéaires , convexes , plus larges que le corselet h leur base, tronquées droit à l'extrémité. Ecusson petit, semi-circulaire. Yeux grands, arrondis, réniforities, peu saillants. ESPÈCE. 1. Gerania Bbsc'd. — Saperda Boscd, Fab. Syst. Elent. tom. 2, pag. S'iS, n" 36. De Java. Gertre XXXVI. Gnome, Gnotna. Fab. Corps convexe en dessus, allongé, pubescent, ailé. Antennes sétacées , glabres , un peu distantes à leur base , de la longueur du corps dans les femelles , plus longues que lui dans les mâles; de onze articles cylindriques : le 72 ANiNALES second Irès-pelit; le troisième fort allongé; le dernier de grandeur moyenne dans les femelles. Corselet mutiquc, très-grand, fort allongé, étroit et aminci dans son milieu, strié transversalement. Tête un peu plus large que la partie antérieure du corselet ; sa face antérieure aplatie, verticale. Pattes de longueur moyenne, presque égales; cuisses point en massue, de forme ordinaire. Palpes maxillaires ayant leurs second et troisième arti- cles assez courts ; le quatrième plus long, cylindrique, pointu au bout. Mandibules courtes. Elylres linéaires , arrondies et mutiques au bout , beau- coup plus larges à leur base que le corselet. Ecusson petit, arrondi au bout. ESPJECES. 1. Gnoma longicoUls, Fab. jSj5^ £^/c«f. tom. 2, pag.3i5, n° 1. — Cerambyx longicollis^ Oli. Entom. tom. IV, Capric. pag.49,n«64.Pl.XI,fig.73. 2. Gnoma Giraffa, Schôn. Syn. Ins. tom. 3, pag. 428, n* 2. — Cerambyx Giraffa, Schreib. Trans. Linn. tom. VI, pag. 198. Tab. 21, fig. 8. Nouvelle-Hollande. Etc. Genre XXXVII. *PàLARGODfeRE, Pelargoderus. (7rcÀo(.joyo5, Cigogne, (Js/s/j, cou.) Corps convexe en dessus, allongé, ailé. Antennes glabres, longues, sétacées, beaucoup plus grandes DE LA SOCIÉTÉ ENTOiMOLOGIQUE. 75 que le corps dans les mâles; de onze articles cylindriques § le second court; le troisième très-long, plus grand que le quatrième; le dernier allongé, pointu. Corselet rautiquc latéralement , cylindrique , sans rétrécis- sement, pointillé, moins large que long, deux lois plus long que la tête, ayant un sillon transversal postérieur et un autre à sa partie antérieure. Pattes longues; cuisses grandes, aussi longues que les jam- bes; pattes antérieures beaucoup plus grandes que les autres dans les mâles , avec leurs jambes un peu cam- brées et armées d'une épine externe vers le bout; les quatre jambes postérieures unituberculées en dessus. Tarses glabres. Palpes assez courts. Mandibules courtes. Tête aussi large que la partie antérieure du corselet. Elytres allant en se rétrécissant des angles huméraux à l'extrémité; celle-ci à peine tronquée; angles huméraux saillants. Ecusson très-petit, semi-circulaire, arrondi au bout. KSPfeCE. f 1 . * Pelar goder as vUtatus, ( Long. 1 4 à 1 5 lignes. ) Corps noirâtre , chagriné en dessus. Tête ayant au milieu une ligne longitudinale en- foncée. Elytres offrant chacune une bande longitudinale jaune un peu oblique, partant de l'angle humerai et attei- gnant l'extrémité. Antennes et pattes de la couleur du corps. Mâle. De Java. Collection du Muséum d'histoire naturelle , et provenant de celle de feu Bosc. 74 ÀJNNALES Genre XXXVIIl. Ptyciiode, Ptychodes. Chevrol. iiiéd. Corps allongé, ailé, un peu convexe en dessus. Antennes sélacées, glabres, de la longueur du corps dans les femelles, plus longues que lui dans les mâles; de onze articles cylindriques à partir du troisième : le premier grand, presque en cône renversé," le second petit, cya- thiformc; le troisième très-long, plus grand que le qua- trième : ces trois articles un peu frangés en dessous dans les femelles seulement; article terminal assez mince, allongé (surtout dans les mâles). Elles sont assez rappro- chées l'une de l'autre à leur insertion. Corselet notablement plus long que la tête, presque cylin- drique, un peu plus étroit en devant, mutique, ayant plusieurs rides transversales assez irregulières. Pattes longues ; cuisses grandes ; pattes antérieures plus grandes que les autres dans les mâles; jambes droites sans épine externe; les jambes intermédiaires unituber- culées en dessus près de l'extrémité. Tarses antérieurs des mâles ayant leurs deux derniers arti clés frangés de longs poils. •" Tête de la largeur de la partie antérieure du corselet. Yeux assez petits. Mandibules assez épaisses, aiguës, paraissant inermes. Palpes de longueur moyenne; leur dernier article ova- laire. Elytres allant en se rétrécissant des angles huméraux i\ l'extrémité; ces derniers saillants et mousses; elles sont ar- rondies au bout et mutiquos, rebordées extérieurement et à la suture. Ecusson petit, somi-circulairo, arrondi au bout. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 76 ESPfeCE. 1. * Ptychodes politus, Chevrol. (Long. 9^12 lignes.) Corps noir luisant, avec trois raies longitudinales blanches paraissant dues à un duvet très-fin, colle du milieu partant de la tête entre les antennes et al- lant jusqu'à l'extréuiité des élytres en passant sur la suture, les deux autres latérales partant de dessous chaque antenne et allant également presque h l'extrémité des élytres. Ecus- son blanc. Elytres offrant quelques légers points blancs sur chacune vers le milieu. Tête ayant de chaque côté, sous les yeux, une petite raie blanche tombant obliquement der- rière les mandibules. Poitrine avec une ou deux taches blanches de chaque côté ; segments de l'abdomen portant de chaque côté une tache semblable. Antennes et pattes noires, luisantes. Mâle et femelle. Du Mexique. Ma collection. Genre XXXIX. *CnïPTocRANE, Cryptocranlum. (x/ji/TTTOî, caché, xjokvov, tête.) Corps allongé, ailé, convexe en dessus, cyUndrique, pu- bescent. Antennes glabres, sétacées, notablement plus courtes que le corps dans les femelles, très-distantes à leur base, de onze articles cylindriques ou presque obconiques : le pre- mier long, en cône renversé; le second assez court; le troisième le plus grand de tous, aussi lon^ que les trois suivants réunis; ceux qui suivent allant en diminuant de longueur; le onzième court et pointu dans les femelles. Corselet mutique, cylindrique, plus long que large, cintré en devant et enveloppant la partie postérieure de la tête. 76 ANNALES Faites courtes, fortes, égales; cuisses comprimées, presque en massue. Yeux petits. Tête grande; face très-aplatie et verticale, aussi large que la partie antérieure du corselet. Mandibules étroites, assez longues, bidentées à l'extré- mité. Palpes presque égaux ; article terminal assez allongé , presque cylindrique, pointu. Elytres allongées, linéaires, mutiques et arrondies au bout, rebordées extérieurement et à la suture. Ecusson petit, presque carré. Suivant M. Lacordaire, l'espèce unique de ce genre vit sous les écorces et dans les trous que la larve a creusés dans le bois. ESPÈCE. 1. * Cryptocranium latérale^ Dej. GoUect. (Long. 8 lignes.) Corps noirâtre, couvert d'un duvet court et serré; pointillé, chaque point, vu à la loupe, offrant un poil ras plus clair. Tête d'un ferrugineux foncé; labre noir, un peu luisant , fortement cilié de fauve antérieure- ment. Disque du corselet légèrement bombé. Elytres poin- lillées plus profondément à leur base, un peu déprimées au-dessous de l'écusson, offrant chacune latéralement deux taches noires veloutées, l'une occupant tout l'angle hume- rai en triangle; l'autre vers l'extrémité, également en trian- gle, la base posée latéralement; le sommet arrondi vers la suture, n'allant pas jusqu'au bout de l'élytre et s'unissant à la première tache sur le rebord externe, avec une raie blanchâtre, étroite, bordant les deux taches et formant en- tre elles un angle qui a la base tournée vers la suture; le reste des elytres grisâtre-brun, avec une tache plus brune DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 77 sur chacune près de l'exlrémité h la suture. Antennes et pattes de la couleur du corps, avec un duvet comme lui. Femelle. Du Brésil. Ma collection. Genre XL. Apomècyne, Apomecyna, Dej. Corps en ovale plus ou moins allongé, convexe en dessus, ailé. Antennes glabres, presque filiformes, courtes, atteignant au plus la longueur de la moitié du corps, distantes à leur base; de onze articles: le premier allongé, en cône renversé; le second court; le troisième cylindrique, ainsi que les sept suivants; le plus grand de tous, le quatrième, moitié plus court que le troisième', les autres diminuant graduellement de longueur ; le onzième très- court et pointu dans les femelles. Corselet mutique latéralement, cylindrique, en carré-long, son bord antérieur coupé droit et ne s'avançant point sur la tête. Yeux de grandeur ordinaire. Pattes courtes, fortes, égales. Tête assez forte; face un peu bombée. Mandibules assez courtes. Palpes courts. Elytres allongées, assez étroites, un peu ovalaires. Ecusson petit, presque triangulaire. ESPÈCES. PREMikRE DIVISION. Elylres tronquées à l'extrémité. 1. Apomecyna alùoguttala, Mégerle, Dej. Calai. — 5a- 78 ANNALES pcrda histrio, Fab. ? Syst, Elcat. lom. 2, pag. 3o2j u" 1 12 ? Des Indes. Elc. DEUXIÈME DIVISION. Elytres arrondies et niuliques à l'extrémité. 2. *Apomecyna dorcadioldes , Dupont. (Long. 7 lignes.) Corps entièrement couvert d'un duvet blanchâtre très-court et très-serré. Front avec un sillon au milieu. Yeux noirs; labre couvert d'un duvet brun; man- dibules d'un noir luisant. Corselet inégal. Elytres légère- ment rebordées extérieurement et h la suture, chacune avec deux raies longitudinales obscures, n'atteignant pas l'extré- mité. Antennes et pattes semblables au corps pour la cou- leur et le duvet. Jambes intermédiaires et postérieures ayant extérieurement au-delà du milieu une frange de poils bruns, courts, raides et serrés. Du Sénégal. Ma collection. TROISIÈME DIVISION. Elytres plus étroites, mucronées à leur extrémité. 3. *Apomecyna scalaris, Dupont. (Long. 4^5 lignes.) Corps grisâtre, légèrement duve- teux. Tête crei:sée entre les antennes, faiblement pointil- lée, avec un léger sillon au milieu du front. Corselet poin- tillé, avec une bande grise, étroite, longitudinale au milieu, et une bande semblable de chaque côté. Elytres rebordées extérieurement et à ïa suture, avec deux lignes longitudi- nales de points enfoncés sur chacune d'elles, et trois bandes grises, transversales, obliques; la dernière revenant au bord externe à l'extrémité. Ecusson uni. Poitrine et segments de DE LA SOCIÉTÉ ENÏOMOLOGIQUE. 79 J'abdomen pointillés. Anlenncs et pâlies glabres, de la cou- leur du corps. Du Sénégal. Ma collection. Genre XLI. *ANisocîiRii, Anisocerus. («viiroî, inégal, xe^aia, corne.) Corps court, ramassé, ailé, un peu convexe en dessus, duveteux. Antennes glabres, très-distantes h leur base, sétacées, de onze articles dans les mâles, de dix dans les femelles : le premier allongé en massue; le second court; le troisième extrêmement long, cylindrique, portant au bout une touffe de poils; les suivants (dans les mâles) ont aussi une touffe, mais beaucoup plus petite; article terminal sans touffe et très-court dans les deux sexes. Corselet unituberculé latéralement ; son disque inégal. Tête assez forte; face un peu bombée. Yeux petits. Mandibules très - courtes , point saillantes à l'extérieur dans le repos. Palpes courts ; pénultième article des maxillaires en cône renversé; le dernier pointu. Elytres courtes, peu convexes en dessus, arrondies cl mutiques h l'extrémité; angles huméraux saillants. Ecusson très-petit, arrondi au bout. Pattes fortes, égales; cuisses en massue. Tarses antérieurs houppeux dans les mâles. ESPACE. 1. Anisoccras scopifcr. — Lamia scopifcra, Germ. Ins. 8o ANNALES Spec. «or. vol. i, Goleopt. 1824, pag. 476, n° 628. — Acan- Ihocinus pcnicUlatus, Dej. Catal. Du Brésil. Genre XLII. *XYLOTniBE , Xylotribus. > (ÇuAov, bois, Ty3i/3w, je broie.) Corps assez court, peu convexe en dessus, ailé. Antennes glabres, assez courtes, de onze articles : le pre- mier grand, en massue; le second petit, cylindrique; le troisième allongé, renflé du milieu à l'extrémité; le qua- trième dilaté et comprimé; les suivants simples, cylin- driques. Corselet unituberculé latéralement, presque cylindrique, un peu rétréci en devant. Tête grande, de la largeur de la partie antérieure du cor- selet ; face verticale. Yeux peu saillants. Mandibules courtes, aiguës. Palpes courts, Elytres courtes, un peu convexes, arrondies et mutiques au bout , rebordées extérieurement et à la suture ; angles huméraux saillants, mousses, arrondis. Ecusson petit, presque triangulaire. Abdomen assez plat en dessous. Pattes courtes, égales, glabres; cuisses en massue; jam- bes courtes, unituberculées en dessus et un peu dilatées près de leur extrémité. ESPkCE. 1. * Xylotribus heterocerus, DvPotiT. (Long. 6 lignes.) Corps ferrugineux- rougeâtre, glabre. Tôle ayant une raie jaunâtre perpendiculaire, de chaque DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 81 côté du front; une raie semblable sous chaque œil; un léger sillon au milieu du front. Corselet ayant deux sillons transversaux, l'un près du bord postérieur, l'autre près de l'antérieur, avec trois raies jaunâtres longitudinales, inter- rompues, l'une au milieu du disque, les deux autres laté- rales, un peu obliques. Elytres parsemées de taches jauna très, avec un léger tubercule et des points élevés à la base de chacune d'elles. Ecusson ayant une tache jaunâtre au milieu. Poitrine offrant une tache ronde safranée de chaque côté et un petit point jaune tout-à-fait latéral; segments de l'abdomen ayant de chaque côté deux points jaunes, l'externe plus petit; lignes, taches et points dus à des poils. Antennes et pattes de la couleur du corps, le tubercule des jambes intermédiaires très-prononcé, celui des postérieures à peine indiqué. De Cayenne. Ma collection. Genre XLIII. *Eudesme , Eudesmus. (euocv, exclamation, Se^/ioi, nœud.) Corps allongé, cylindrique, convexe en dessus, ailé, pu- bescent. Antennes glabres, distantes à la base, de onze articles: le premier court, subitement en massue ; le second très- court, cyathiforme; le troisième peu allongé, gonflé, ovalaire; le quatrième court, cylindrique, ainsi que les suivants. Corselet faiblement unituberculé latéralement , ayant deux sillons transversaux, l'un près du bord postérieur, l'autre près de l'antérieur; il est un peu inégal sur son disque. Tête assez forte; face verticale. Mandibules pointues à l'extrémité. S'2 ANNALES Palpes assez courts; arlicle terminal des maxillaires à peine plus long que le précédent. Elytres linéaires, allongées, parallèles, arrondies et mu- tiques à l'extrémité, rebordées extérieurement et à la suture; angles huméraux mousses et un peu saillants. Ecusson très-petit, arrondi au bout. Pattes courtes et fortes; cuisses en massue; jambes intermédiaires unitubcrculées extérieurement au-delh du milieu. ESPACES. 1. *Eudesmus grisescens. (Long. 6 à 7 lignes.) Corps brun, légèrement ferrugineux, un peu luisant, couvert en partie d'un duvet très-court et très-fin, varié de brun de cendre et de fauve. Front poin- tillé. Tête avec un sillon en dessus se prolongeant entre les antennes. Corselet rebordé postérieurement, plus faible ment à sa partie antérieure, pointillé, avec des inégalités formant comme deux masses de tubercules réunis, de cha- que côté, et un étroit et court sillon longitudinal sur son disque, partant du rebord postérieur et n'allant pas jusqu'au milieu. Elytres inégales, pointillées, surtout vers la base. Antennes portées sur deux protubérances , ayant les trois premiers articles bruns, un peu luisants et couverts d'un duvet très-fin et très-court ; la base et l'extrémité du troi- sième lisse; les autres annelés de brun-pâle et de brun- foncé. Pattes semblables au corps pour la couleur et le duvet. De Gayenne. Ma collection. 2. *Eudcsmus fascinas, Dupont, Coîlect. (Long. 4^5 lignes.) Corps brunâtre. Tête un peu lui- sante, couverte d'un duvet court , fauve-ferrugineux. Cor- selet noirâtre, un peu luisant, couvert en partie d'un duvet DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 85 semblable, avec un tubercule mousse et peu saillant de chaque côté près du bord antérieur. Elylres couvertes, de la base jusqu'un peu au-delà du milieu, d'un duvet court et ras, blanchâtre, dans lequel paraissent des taches noirâtres; rugueuses et ferrugineuses à l'extrémité , avec trois ou quatre petits points blanchâtres sur chacune d'elles à peu près au milieu de cette partie. Ecusson noirâtre, un peu luisant. Poitrine couverte d'un duvet court et ras, blanchâ- tre. Abdomen couvert d'un duvet semblable, blanchâtre au milieu, fauve sur les côtés et h l'extrémité; ses segments ayant de chaque côté deux points blanchâtres, l'un interne, l'autre tout-h-fait latéral. Antennes ferrugineuses , un peu luisantes; le premier article plus brun à la base; le troisième couvert d'un duvet épais, noir; les autres annelés de ferru- gineux plus brun et plus pâle; cuisses noires, luisantes; jambes noirâtres, luisantes, annelées de blanchâtre; tarses noirâtres, luisants, très-faiblement annelés de blanchâtre. Du Brésil. Ma collection. Genre XLIV. *0NYCH0cfeRE, Onychocerus. (ovuÇ, ongle, xs^aia, corne.) Corps court, ramassé, convexe en dessus, ailé. Antennes glabres, de onze articles: le premier en massue; le second grand, plus allongé que dans les autres La- miaires, cylindrique; le troisième allongé, cylindrique, ainsi que les suivants, qui vont en diminuant graduelle- ment de longueur; les neuvième et dixième garnis en dessous d'une longue frange de poils dans les mâles; le onzième, dans les deux sexes, est de substance cornée, renflé à la base, en forme d^ alêne très-pointue et paraissant piquant. 84 ANNALES Corselet transversal, iinituberculé latéralement^ rebordé en avant et postérieurement ; ces rebords munis chacun d'une ligne transverse de points enfoncés; son disque chargé de tubercules dont plusieurs sont pointus. Tête forte ; face verticale. Yeux assez petits. Mandibules point saillantes extérieurement dans le repos. Palpes assez longs ; les maxillaires h dernier article al- longé, pointu. Elytres courtes, convexes, raboteuses et tubercalées, ar rondies et mutiques à l'extrémité; angles huméraux sail- lants. Ecusson court, élargi, presque triangulaire. Abdomen plat en dessous. Pattes courtes, fortes , égales ; cuisses en masque; jam- bes courtes, comprimées, irrégulièrement dilatées au côté extérieur. ESPÈCES. 1. Onychoccrus Scorpio. — Lamia Scorpio, Far. SysL Eleat. tom. 2, pag. 289, n" 43* — Ou. Encycl. tom. VU, pag. 458, n° 11. — Ou. Entom. Gapric. PI. III, fig. 10. Du Brésil. Etc. Genre XLV. *GYMNocfeRE , Gymnoceras. (yufj.voi, nu, Mpcma., corne.) Corps convexe en dessus, ailé, court, ramassé. Antennes glabres, plus longues que le corps dans les ma les (1), de onze articles : le premier très-gros, renflé et» (1) Femelles inconnues. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 85 massue à son extrémité; le second court; les suivants grêles, cylindriques, formant brusquement une Iransi- tion avec le premier; le onzième très -long dans les mâles. Corselet unituberculé latéralement, transversal; son disque un peu inégal. Tête forte ; face à peine bombée , Yeux grands, peu saillants. Mandibules courtes. Palpes assez courts; dernier article des maxillaires pointu. Elytres courtes, convexes, assez larges, rebordées exté- rieurement et à la suture, leur extrémité arrondie et muti- que; angles huméraux saillants, arrondis. Ecusson court, coupé presque carrément à l'extrémité. Pattes fortes, les antérieures un peu plus grandes que les autres dans les mâles; jambes comprimées, sensiblement dilatées vers leur extrémité, les intermédiaires ayant un tubercule au milieu du côté externe ; cuisses fortement en massue. Tarses antérieurs houppeux dans les mâles. ESPÈCE. 1. *Gymnocerus scabripennls. (Long. 9 lignes |.) Corps noir, couvert d'un duvet court, fauve. Corselet rebordé postérieurement, avec une ligne de points peu serrés en avant et près de ce rebord. Elytres ayant chacune à la base une élévation longitudinale, leur moitié antérieure chargée de tubercules noirs, leur moitié postérieure offrant cinq côtes élevées , courtes , la suturale plus éminente. Ecusson fauve. Antennes et pattes noires, avec un duvet très-lin brun. Tarses couverts d'un duvet fauve, les poils de la houppe bruns. Mâle. De Cayenne. Ma collection. IV. 6 8G ANNALES Genre XLVI. *Léïope , Leiopus. (igios, lisse, TToDî, pied.) Corps peu allongé, convexe en dessus, ailé. Antennes glabres, distantes à leur base, longues dans Icv mâles, sétacécs, de onze articles ; le premier grand, en massue allongée ; le second court, cyathiforme ; le troi- sième cylindrique, ainsi que îès suivants. Corselet unituberculé latéralement, un peu convexe et assez inégal en dessus. Pattes de longueur moyenne; cuisses renflées en massue. Tarses sans houppes ni cils dans les deux sexes. Tête de la largeur de la partie antérieure du corselet; sa face assez allongée, plane ou à peine bombée. Mandibules courtes. Palpes courts. Elytres convexes, leurs angles huméraux prononcés, ar- rondis, mousses. Ecusson petit, arrondi postérieurement. Nota. Ce genre a de l'analogie avec les Pogonochères ; mais il s'en distingue aisément par les antennes glabres , par la longueur assez remarquable du premier article des antennes, et par la face antérieure de la tète assez longue, à peiné bombée ou plane. ESPÈCES, PREMIERE DIVISION. Les trois premiers articles des tarses simples, égaux entre eux (Lciopus pro- prié dictas.) PREMIÈRE SUBDIVISION. Elytres arrondies au bout. 1. Lciopus nebulosus. — Cerambyx nebulosas ,\Àïm, — DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 87 Fab. Syst. Elcut. loni. 2, pag. ^77, n"5». — Oli. Entom. tom. IV, Capric. pag. 54, n° 72. PI. VII, fig. 47- — Oxa. .Encycl. toni. V, pag. 292, n" 11. — Panz. Faiin. Gcrm. fas. \l^, fig. i3. — Pa\k. Faun. Suec. tom. 3, pag. 56, n''4' — Le Capricorne noir marbré de gris, Geoff. Ins. Paris, tom. 1 , pag. 204, n" 7. Commim aux environs de Paris. 2. Leiopus ynelancholicus. — Pogonocherùs melanchoUcus, Dkj. Colloct. (Long. 6 lignes.) Corps brun, un peu ferrugineux, rou- vert d'un léger duvet de cette co(jleur. Front avec un faibi»; sillon au milieu; labre lisse, luisant, cilié, fauve. Corselet rebordé postérieurement, avec une ligne de points enfoncés en avant et près de ce rebord. Elytres légèrement rebor dées extérieurement et à la suture, un peu inégales, pointil- lées, surtout J» la base, ayant chacone, un peu au delà du milieu, près de la suture, deux taches noires veloutées l'une à côté de l'autre, placées un peu obliquement et en- tourées d'un liseré jaunâtre, ayant en outre une tache blanchâtre près du bord externe, entre les taches noires et l'extrémité. Dessous du corps noir, avec deux ou trois ta ches dues à des poils jaunâtres, de chaque côté des segments de l'abdomen, ces taches formant trois lignes longitudinales plus ou moins distinctes. Antennes et pattes de la couleur du corps; articles des antennes de trois h onze, cuisses, jambes et tarses, annelés de brun foncé et dr. brun fauve. Femelle. De Cayenne Ma collection. Etc. DEUXIÈME St)BDIVISII)N. Elytres tronquées an Ixiiil. 5. *Lelopus varlpennis. (Long. 5 lignes.) Dessous du corps brun, lâcheté de noir 88 ANNALES et de cendré. Front couvert d'un duvet cendré, avec uil sillon au milieu; yeux se réunissant presque sur le sommet de la tête; p.irtic postérieure de celle-ci couverte d'un duvet ris-fauve. Corselet tacheté de sris-fauve et de noir; ces » couleurs dues h un duvet court et serré. Elytres rebordées extérieurement et h la suture, inégales en dessus, notam- ment h la base, tachetées de gris, de fauve et de noir, les taches noires consistant principalement en points assez nombreux, surtout h la base, avec deux ou trois taches gris-fauve plus ou moins distinctes parmi ces points, placées sur chaque élytre un peu au-dessous de l'angle humerai, et des ondes grises îrrégulières vers l'extrémité; toutes ces couleurs dues à un duvet fin et serré. Antennes et pattes couvertes d'un semblable duvet gris-cendré; articles des antennes annelés de noirâtre et de gris. Du Brésil. Ma collection. DEUXIEME DIVISION. Premier article des tarses plus long que les trois autres réunis ; celui des tarses antérieurs renflé en massue. {OEdopeza, otSoç, tumeur, ttsÇk, pied.) 4. *Leiopus pogonocheroides. — Acanthocinus pogonoche- roides, Dupont. Gollect, (Long. 5 h 4 lignes.) Corps noirâlre, un peu ferrugineux, couvert d'un duvel très-court, tantôt brun, tantôt fauve. Front avec un sillon au miîieu. Corselet légèrement bombé sur son disque , avec un faible sillon près du bord posté- rieur. Elytres rebordées extérieurement et à la suture, tronquées à leur extrémité , ayant quelques lignes élevées longitudinales, et sur ces lignes des points élevés portant des poils raides, bruns, courts, offrant en outre chacune quelques taches plus obscures; une principale vers les deux DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 89 tiers de l'élytre, près de la suture, et derrière elle, un point blanchâtre, avec quelques autres ondes blanchâtres encore plus légères, h l'extrémité. Articles des antennes , cuisses, jambes et tarses anuelés de brun-foncé et de brun-clair, couverts d'un duvet très-court, brunâtre. Jambes intermé- diaires bituberculées extérieurement à l'extrémité. De Cayenne. Ma collection. Genre XLVII. *Omacanthe, Omacanlha. (coy-oi, épaule, «• Des Indes. 7. Lamia oculator, Fab. Syst. Eleut. tom. 2, pag. 295, n° 77. — Oli. Encycl. loin. VII, pag. 456, n° 4- — Cerambyx oculator, Oli. Entom. tom. IV, Capric. pag. 67, n" 86. P. II, fig. 11. Du Cap de Bonne-Espérance. 8. Lamia formosa , Oli. Encycl. tom. VII , pag. 463, n" 38. — Cerambyx formosus, Oli. Entom, lom. IV, Capric. hi: LA SOCIÉTÉ I^NTOiVlOLOClQDE. qô pag. 9'i, 11° 120. PI. XX, fig. i53. Du Cap de Bonne- Espérance. %• 21. — Oi.i. Eucycl. lom. VII , pag. 475, n" 83. — Cerambyx f'idi^inator, Oli. Entom. tom. IV, Capric. pag. 1 17, n" iSy. PI. IV, fig. 21. — Le Capricorne ovale cendré, Geoff. Ins. Paris, tom. 1, pag. 265, n" 8. Très- commun aux environs de Paris, (n II varie beaucoup par la couleur des élytres , qui sont d'un gris- foncé, ou cendré, ou brunes. Les bandes longitu- dinales blanches sont tantôt effacées, tantôt apparentes. 2. Dorcadion rafipes, Fab. Syst. Eleut. tom. 2, pag. 3o2, n" 11 G. — Panz. Faun. Germ. fas. 4^, %• 22. — ■ Lamia pcdestris , Oli. Encycl. tom. VII, pag. 472? n° 79 (la sy- nonymie est fautive). — Cerambyx pcdestris, Oli. Entom. tom. IV, Capric. pag. ii4> n" i55. PI. XXII, fig. 169. D'Autriche. Etc. Genre LUI. Parmîîne, Parmena. Mégerle. Dej. Catal. Corps peu allongé, convexe en dessus, aptère, velu. Antennes assez courtes , filiformes , pubesccntes , distantes à leur base, de onze articles : le premier renflé, ovalairc ; le second très-court, g/o//«/run et de roussâtre aux ailes inférieures. La 1 lO ANNALES couleur du fond des ailes est d'un gris tirant un peu sur celle de la suie, les pattes sont d'un gris jaunâtre. La vie de cet insecte est fort courte, la femelle vit plus long-temps : son abdomen est rempli d'œufs blanchâtres qui paraissent à travers la peau. Il me paraît se rapprocher par là, ainsi que par plusieurs circonstances de sa vie, de l'Orgya antiqua, trigotephras, etc., ainsi que les autres psy- chés. L'époque de la métamorphose en insecte parfait est vers la fin d'août, du 25 au 3i. La chenille, dans son fourreau, attire dans nos contrées l'attention des cultivateurs; ils se sont imaginés que prise intérieurement elle peut être un remède efficace contre les fièvres intermittentes. De là le nom de febrette qu'on lui donne communément en Provence, et que j'ai conservé à cette psyché. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 1 1 1 DESCRIPTION DE QUELQUES ESPACES NOUVELLES DE LA FAMILLE DES c arabiques; par m. Solier (de Marseille). (Séance du 4 ju''i i8j4-) 1. Pollstichus Boyeri , Solier. Long. 8 miii. Larg. 2 mill. ~. Glaber, fusco-virescens, super dense pancîatus. Ore,anlen- nis, pedibus et abdoniine rufo-obscuris. Protliorace breviore sub'Cjuadrato, lateribus reflexis. Elytris costis sex, suturaque elevatis. D'une couleur obscure un peu verdàlre; un peu plus étroit ({ue le Fasciolatus. Tête plus allongée, moins brus- quement rétrécie postérieurement; assez finement ponc- tuée, mais la ponctuation est serrée. Le prothorax court, presque carré, un peu rétréci postérieurement, assez sinué sur les côtés , qui sont relevés en dessus. Dos couvert de points assez gros, très-serrés et se confondant entre eux; le sillon longitudinal du milieu est bien marqué, et l'on voit de chaque côté, près des angles postérieurs, une fossette orbiculaire assez enfoncée. Elytres parallèles, ayant cha- 112 ANNALES cune six côtes saillantes, el ne s'oblitérant que tout près de l'extrémité, qui est assez fortement tronquée; la suture est relevée et forme une septième côte. Les intervalles sont assez ponctués , mais moins que le dessus du prothorax. Poitrine ponctuée. Abdomen lisse. Ce dernier, la bouche, les antennes et les pattes sont d'un rouge-brun obscur, un peu plus clair sur le menton et les palpes. De Colombie. Donné par mon ami M. Boyer, pharmacien à Aix, auquel je l'ai dédié. 2. Cyrtiindis ServiUei, Solier. Long, lomill. Larg. 5 mill. ^. Oblonga, nigra; margine prothoracis elytrorum(jue macula humerale cum margine cohcBrente, ferrugineis. Prothorace lateribus reflexis, angulis posterioribus vix dentatis. Elytris striis vaLde punctatis ; interstitiis taxe punctatls, tertio punctis (juinque major ib us impresso. Antennis pedibuscjae testaceis. Elle ressemble beaucoup à VHumeralis : comme dans cette espèce, le prothorax est noir, avec le bord latéral fer rugineux en dessus. La tache oblongue de la base des ély très se réunit aussi à la bordure latérale dans la majeure partie de sa longueur. Elle en diffère par les caractères sui- vants : corps un peu plus étroit; bords latéraux du protho- rax plus relevés en dessus , et la petite dent des angles postérieurs est moins marquée; les stries sont beaucoup plus fortement ponctuées que dans VHumeralis et dans la Lineata. Les intervalles sont ponctués h peu près comme dans celle dernière, dont elle se distingue par la tache hu- merale des élytres, par la couleur du prothorax et par les antennes plus épaisses. Prise à Naples par mon ami M. Bavard. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQDE. iio 3. Onypterygla Famlnd, Solier. Long. I o mill. \. Larg. 4 mlll. Obscure viridi-ccnea ; elytris apice rotandatis viridicBneis nitidioribus reirorsàm, Lateribuscjue rufo-cuprcis. Prothorace sub-quadrato , lateribu&rlx rotundato, Antennis piceis,pedibus nl^ris. Elle tst beaucoup plus petite que la Fidgens, et semble se rapprocher par sa couleur de VHôpfnerri, qui ne m'est Connue que par la description de M. Dejean. Tète étroite, allongée et lisse, avec deux impressions lon- gitudinales peu marquées. Palpes noirs, avec l'extrémité rougeàtre. Les trois premiers articles des antennes d'un brun-rougeâtre obscur, les autres pubescents. Dessus du prothorax de même couleur que la tête, c'est-à-dire d'un vert métallique obscur, un peu plus brillant cependant que sur cette dernière. Il est presque rectangulaire et peu ar- rondi sur les côtés; bords latéraux assez relevés; les stries ondulées transvci ses assez marquées. Elytres d'un vert plus clair et plus brillant que le prothorax, avec une couleur d'un rouge-cuivreux obscur sur les côtés et vers l'extrémité, qui est arrondie et non tronquée. Les stries sont mieux marquées que dans la Fulgens; mais les trois points enfon- cés, dont deux situés dans la moitié postérieure de la deuxième strie et l'autre dans le haut de la troisième, sont très-peu apparents. Dessous du corps d'un vert-métallique plus obscur que la tète. Pattes encore d'un vert plus noir, excepté la base des cuisses et les tronchanters, qui sont rougeâtres. Du Mexique. Donnée par M. Famin. 1 ii4 ANNALES 4. Lebia A [ricana , Solier. Lono;. 10 à 12 mill. Larg. 5 ^ à 5 mîll. ^. O O 3 2 f'ja/îfa; ore, articalis duobus prlmarils dniennaram pro- thorace fcmorlhnsqae rufis. Prothoracc dorso parum punctato. Elytris panclato-strlatis , inlersùtiis vage punctatis, punctis propre strias positis. Elle ressemble beaucoup à la FukicoUis, et au premier coup d'oeil on la prendrait pour cette espèce. Pénultième article des palpes maxillaires et base du dernier noirs. Ponctuation de la tête plus fine et moins serrée et antennes plus noires. Dessus du prothorax moins ponctué; les stries des élylres plus finement ponctuées, et les intervalles n'ont que quelques petits points rangés à peu près eu ligne près des stries; et d'iiutres plus gros, épars, mais s'éloignanl peu des premiers; le milieu est lisse. J)e Barbarie. Donnée par M. Varvas. 5. Carabns Maillei, Solier. Long. 22 mill. Larg. 10 mill. Ovatas, latus, nigtr-ohscurus, Prothorace leviter iransverso, lateriùus reflcxis rotundatis ; dorso reticalato in mcdio sub- IcBve, angiili.rolongés que dans cette espèce; il se rapproche un peu plus par sa forme de celui du Lefebvrii, mais il est pourtant encore plus large et les angles postérieurs sont moins relevés. Les impressions latérales de la base sont plus larges et moins en forme de sillons. Les rides du dos sont plus prononcées, et il est moins écliancré antérieurement. Elytres uji peu plus ovales et un peu plus convexes que dans le Lefbvrii et le Cyaneus; elles ont des côtes serrées et séparées p.'ir des stries ponctuées. Les troisième, septième et ou/.ièiwa côtes sont plus larges que les autres et interrompues par de gcos points enfoncés, formant des points oblongs, élevés et acuminés poslérieu- remenl. Los côtes comprises entre la dernière rangée de ces IV. 8 ii8 ANNALES points et la carène sont moins distinctes, plus ou moins interrompues, et la dernière est même remplacée par une ligne composée alternativement de points enfoncés et de tubercules en forme de mamelon et acuminés postérieure- ment. Elytres plus sinueuses à leur extrémité que dans le Lefebvr'd et le Cyancus. Par les dessins de ses élylres, il devrait être placé près des Catenulatus et Catenatus ; mais, par la forme de son protho- rax, il doit se rapprocher des Cyaneus et Lefebvr'd, et c'est près de ce dernier que je le range. Il a été pris à Naples par mon ami M. Bayard, qui m'en a envoyé une femelle. Observations sur le Carabus Alternans. Cette espèce offre deux variétés bien remarquables et constantes, et qui doivent, selon moi, constituer deux es- pèces distinctes. La première, qui est particulière à la Sicile, a les élytres h peine sinueuses et presque entières près de l'eittrémité, et n'offrant aucune rangée de tubercules entre la suture et la troisième côt»ç. Lçs lignes de points enfoncés situées dans le même espace :>ont Jjeaucoup plus prononcées et apparentes h la vue simple. {ServiUei.) La seconde eM généralement plus grande; la bordure des élytres est d'un cuivré plus rouge; leur extrémité est assez sinueuse. Les stries dos points enfoncés situées entre la su- ture et la troisième cô-te sont peu prononcées, et l'on voit entre chaque couple de ces stries une rangée de petits tuber- cules toujours ausMi pro nonces que ceux des côtés. Elle se trouve sur la c ôte de Barbarie et en Corse. Je crois (jue c'est bien le type de V Alternans. Ayant vu un assez gn md nombre d'individus des deux, I DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. iiy et les différences que j'ai signalées m'ayant paru constantes, je suis convaincu que la variété de Sicile est une espèce bien distincte, et qui se reconnaît, sans recourir à la loupe, par la ponctuation plus prononcée de ses élytres. Je pro pose donc de la séparer de V^Uernans sous le nom de Ca- taôus ServiUei, en l'honneur du savant modeste qui veut bien me diriger de ses conseils et m'honorer de son amitié. Donnée par M. Famin. Genre Feronia, Dejean (division des Perçus). 8. Feronia Lineata, Solier. Long. 16 ^ à j 7 mill. ~. Larg. 6 à 7 mill. Nigra, aptern, depressa, retrorsum parum d'datata. Pro- thorace brève cordato ; postice atrinquc iinistriato. Eiytris striato-punctatis, striis geminatis; interstitus tribus costatis vel sub-costatis. Plus petite que la Corsica et se rapprochant un peu plus de la Bilineata ; mais elle est plus courte que cette espèce et élargie un peu plus en arrière qu'elle. Tête courte; les deux impressions longitudinales peu allongées, mais bien marquées. Le sillon du milieu du dessus du prothorax est bien senti, et les deux impressions de chaque côté de ce sillon plus courtes, mais aussi profondes que dans la Bili- neata. La base du prothorax est assez échancrée et son bord latéral légèrement crénelé. Les élytres courtes, élargies pos- térieurement, surtout dans la femelle; elles ont huit stries ponctuées, un peu rapprochées deux à deux, plus ou moins oblitérées en arrière et plus prononcées dans le mâle. Les troisième et cinquième intervalles sont légèrement relevés 120 ANNALES en côtes étroites, s'effaçant à peu près aux deux tiers de la longueur; le septième est également relevé, mais d'une ma- nière plus I otable, surtout près de la base, où il forme une côte très-saillante; les angles huméraux ont une petite dent, mais moins forte que dans la Corsica. Elytres un peu plus sinuées vers leur extrémité que dans les deux espèces préci- tées, et l'on y voit, comme chez elles, un sillon longitudinal et court, situé près du bord latéral. De Barbarie. Je dois cette espèce à M. Varvas , et je l'ai reçue depuis de MM. Edmond d'EscIevin, Friol et Mittre. 9. Feronîa Angustiformis , Solîer (division des Perçus). Ou Feronia Stricta? Dej. Sp. tom. 3, pag. 402. Long. 18 j à «21 mill. {. Larg. 6 j à 7 mill. Nigra nitida, oblonga sub-parallela, levigata. Prothorr/ce supra lineis undulatis transversls obliteratis, sulco medio bene notato, postlce leviter angustato, utrinque sulco brève et prope basim emarglnataîn impressione transversa. Elytris basi pro- funde depressls, costa hiimerale brevlssima; apice propa mar- ginem sulco nallo. Corps d'un noir brillant, surtout en dessus, et à peu près d'égale largeur partout. Tête lisse; ses deux impressions courtes, très-profondes. Le prothorax a la même forme que celui de la Loricata ; il est à peu près aussi long que large et légèrement rétréci postérieurement , échancré en dessus h sa base et dans son milieu antérieur. Le sillon longitudinal est assez bien prononcé, surtout à ses exirémités. L'impres- sion transversale de la base assez bien marquée, mais l'an- térieure ne l'est que sur les côtés. Les deux fossettes entre le sillon du milieu et les angles postérieurs sont courtes et DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 121 profondes. Le prothorax a, près de sa base, de petits sillons longitudinaux assez marqués, et il est couvert sur tout son dos de petites stries Iransverses ondulées, oblitérées. L'écus- son a de petits sillons longitudinaux très-courts et très- espaces. Elytres paraissant lisses; mais, vues à la loupe, elles sont très- légèrement réticulées, et l'on aperçoit deux stries mieux marquées que les réticulations, qui sont à peine sensibles (1). La côte des angles huméraux est très-saillante et très-courte; les impressions de la base sont bien pronon- cées. On ne voit aucun sillon longitudinal vers l'extrémité et près du bord latéral, comme dans la Corsica et autres espèces. Les côtés de l'abdomen sont assez sensiblement ridés. J'aurais pris celte espèce pour la Stricla de M. Dejean, si cet auteur ne disait pas que son espèce a le sillon longi- tudinal du prolhorax peu marqué, ainsi que les impressions transversales, et s'il n'affirmait pas surtout que l'impression de la base des élytres est peu prononcée. Il ne parle pas non plus de la couleur brillante de l'insecte que je décris. De la Corse, près de Bonifacio. Donnée par M. Vieux, adjudant de place de cette ville. (i) Je n'ai pu apercevoir aucune ponctuation. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. i23 \%*-.%VVVVVV^VVVVVVV^a'VVVVVVVVVVVM.VVVWVVVVVV\VVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVVV^ DESCRIPTION DE LA Parmena P'dosa sous ses i^tats, par m. Solier (de Marseille). (Séance du 3 septembre i834') PI. 5. A. 1°. Larve (12 mais). Fig. 1. 2. h. 6. Long. 16 mill. Larg. 3 mill. | aux /icux extrémités. Blanchâtre, avec les mandibules noires, la partie anté- rieure de la tête d'un brunjronx, et le premier segment (le prolhorax ) avec une ligne transverse d'un brun pâle. Apode composé de douze segments , dont les côtés sont légèrement ciliés; cils assez longs, roussâtres , pâles et écartés : 1" segment, plus grand que les autres et lisse; le 2*, également lisse, est plus court que les autres; les suivants, jusqu'au 10" mclus , vont en augmentant insen- siblement de longueur, et ont sur le dos deux élévations tuberculeuses, d'autant plus séparées et plus élevées que l'on approche du 10' segment; les 1 1'^ et 12'', lisses comme les deux premiers; le 1" et le 10* sont les plus larges , et i'24 ANNALES la larve un peu rétrécie dans le milieu de sa longueur; en dessous, les segments suivent à peu près la même gradua- tion qu'en dessus, et depuis le 3* jusqu'au lo* inclus, ils ont deux élévations bordées de tubercules, et représentant des pattes membraneuses peu prononcées. Les côtés des segments , avec une fossette oblongue et longitudinale , plus ou moins arqués, ce qui forme de chaque côté un bourrelet marginal ondulé : stigmates, petits, brunâtres, s'oblitérant vers la partie postérieure , et placés sur les 2*, 4', 5*, 6^, 7*, 8% 9°, 10' et ! 1* segments; le premier stig- mate est le plus grand; le dernier segment, avec deux enfoncements et deux petits tubercules bruns à son extré- mité. Nous avons trouvé cette lar/e, M. Rambur et moi, en mars, dans des tiges sèches de l'Euphorbia Characias : elle ne mange pas d'abord toute la moelle qui lui sert de nour- riture; mais elle s'y pratique un chemin tortueux, et vit du reste en revenant sur ses pas; outre les excréments, on trouve dans les tiges des parties de la fibre de la partie ligueuse, serrées et bouchant entièrement l'ouverture. Je présume quela larve pratique cette espèce de bouchon pour se garantir de ses ennemis au moment des mues : j'en ai trouvé plusieurs renfermées entre deux bouchons sembla- bles; il paraît que la larve s'introduit le plus souvent par le haut, où la moelle, étant plus tendre, doit mieux conve- nir à sa première faiblesse; tantôt on les trouve dirigées vers le bas , et tantôt vers le haut : j'ai trouvé en mars des larves ayant acquis h peu près toute leur grosseur, d'autres, beaucoup plus petites, et plusieurs insectes parfaits; il est donc à présumer que les grosses avaient passé l'hiver, et que quelques-unes, beaucoup plus avancées, s'él -lient transformées dès les premières chaleurs : elles ont continué de manger, sans prendre un accroissement bien sensible. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQLE. i25 jusqu'au commencement d'août , et c'est alors qu'elles se sont mises p;énéralement en nymphe, car le 8 août je trou- vai un grand nombre d'insectes parfaits dans les caisses où j'élevais ces larves; je croyais avoir manqué le moment favorable de connaître la nymphe; mais dans une course que je fis sur les lieux, j'eus le plaisir d'en rencontrer une encore vivante : elle était enfermée dans une tige qu'elle avait fermée en avant et en arrière avec de la sciure serrée. Lorsqu'on recherche la larve en ouvrant des tiges, elle s'enfonce du côté opposé avec assez de vivacité , et elle se sert dans ce mouvement des mamelons tuberculeux comme de crampons; par leur moyen elle fixe alternativement la partie antérieure et postérieure du corps, et en resserrant ses anneaux, les allongeant ensuite, elle chemine de cette manière du côté opposé au danger. Il me resle à parler, avant de passer à la nymphe, des parties de la bouche de la larve. (Fig. 5 6.) Mandibules cornées, courtes, anguleuses, mais minces étant creusées en dedans; leur extrémité tronquée en arc de cercle , ce qui les fait paraître légèrement bidentées , mais 5 dents très-écartées. Labre court, membraneux, comme le reste de la bouche, transverse , légèrement rétréci en arrière, et cilié antérieu- rement avec les angles arrondis. Membrane reliant le labre à la tête , et représentant l'é - pistome en segment de cercle et très-contractile. Mâchoires grandes , très-larges à leur base , terminées par un seul lobe ayant quelques cils à son extrémité , et munies chacune d'un palpe à trois articles : les deux pre- miers très-courts , en cône renversé, et le dernier, un peu plus long, étroit et cylindrique. Languette très grande, arquée et velue antérieurement; 126 ANNALES les deux renflements palpifères très- gros. Palpes h deux articles cylindriques, à peu près de même longueur; le premier, beaucoup plus gros, et le dernier, étroit, fili- l'orme. Menton court, trapézoïde, et h suture peu distincte et entièrement effacée dans le milieu. Toute la partie inférieure de la bouche reliée à la tête par une partie membraneuse dont la suture, ou pli posté- rieur, est en arc de cercle. Antennes très-courtes de deux articles très-peu apparents"; entre elles, et i'épistome, on aperçoit une dent triangulaire de chaque côté. •2°. Nymphe (lo août). Fig. 3. 4« Déjà on reconnaît toutes les parties de l'insecte parfait; quelques parties seulement n'ont pas acquis tout le déve- loppement dont elles sont susceptibles. Sa couleur, blanche , comme celle do la larve , avec les extrémités vitrées , surtout les antennes et les tarses. Yeux marqués par un tache brune, arquée, élargie aux deux bouts, et très-mince et presque nulle dans le milieu, qui est caché par le premier article des antennes : cette forme est bien celle qu'auront les yeux lorsque l'insecte aura acquis toute sa croissance. Antennes longues , rejetées sur les côtés et en arrière , ensuite courbées vers le bas et en dessous, et repliées de nouveau vers la tête, en hameçon; b articles bien marqués et ayant déjà la longueur qu'ils auront par la suite. Tète fortement courbée en dessous, h bouche appliquée contre la poitrine du prothorax. Labre et épistome assez marqués, et à peu près comme (lans l'insecte parfait, seulement un peu plus allongés. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 127 Mandibules bien apparentes, latéralement arquées, et «lans la situation où elles se trouvent , lorsque l'insecte est dans l'inaction , elles sont marquées d'une ligne transver- sale sanguine, qui s'étend sur la tête, dans la partie infé- rieure. Les palpes bien distincts, à articles courts et presque cylindriques. Pattes repliées en dessous; les cuisses appliquées contre la poitrine et les tibias contre les cuisses; les deux pre- mières paires en dessus des fourreaux des élytres , et la dernière en dessous des mêmes parties ; tarses repliés en arrière et rangés sur deux lignes loi|gitudinales dans le mi- lieu , de manière à séparer les élytres. Elytres courtes, subtriangulaires, repliées en dessous et reparaissant en dessus , sur les côtés , avec un écart no- table. Prothorax très -grand, plus court que dans l'insecte parfait, ce qui le fait paraître plus large; mésothorax plus court , mais cependant assez développé , caché en dessous par les pattes et les tarses, et subtriangulaire en dessus , étant à peu près réduit au scutellum; le métathorax est très-court et peu développé , et se confondrait en dessus avec les segments de l'abdomen, s'il n'était plus lisse. Abdomen vu en dessus , à sept segments , très-grand et à peu près en demi -cercle; les antérieurs, courts, très- transverses et à peu près égaux en longueur; le suivant notablement plus étroit et plus court et un peu en crois- sant; le dernier, représentant l'anus, très-petit et terminé par deux épines divergentes; les six premiers segments et le métathorax marqués dans le milieu d'une ligne impres- sionnée longitudinale, et paraissant un peu plus obscure. Les segments de l'abdomen sont plus lisses en dessous que dans la larve , et eu dessus les tubercules et les poils^ 128 ANNALES sont plus rares et bordent le bord postérieur des segments; les deux derniers sont lisses. Elle agite avec beaucoup de vivacité son abdomen lors- qu'on la touche. Je présume que les deux piquants qu'elle a à son extrémité postérieure lui servent à se cramponner pour se débarrasser de sa peau au moment de la dernière mue. 3°. Insecte parfait. (Fig. 7.) D'un gris cendré, mêlé de parties plus obscures et cou- vert de poils soyeux c||^chés, mêlés d'autres poils fins et redressés. Mandibules noires h leur extrémité; labres obscurs. Tête ayant en dessus quelques petits points très-écartés et confondus avec les poils. Prothorax aussi long que large, sub-cylindrique, avec une petite épine de chaque côté et quelques points enfon- cés, assez gros et écartés. Elylres grises, avec la partie postérieure, une bande transverse, sinueuse, une tache réniforme, et la base, plus obscures , mais quelquefois entièrement grises; elles ont quelques gros points épars, s'oblitérant à la partie posté- rieure. Antennes , palpes , tibias et tarses rougeâtres. Antennes de onze articles : le premier, gros et renflé; le deuxième, très-court; le troisième, beaucoup plus long que les autres; les suivants vont en diminuant de longueur et de grosseur, jusqu'à l'extrémité; le dernier un peu plus long que le pénultième. Tarses à articles courts : le premier à peine plus grand que le pénultième, qui est profondément cordiforme. Tibias épais , subtriangulnires : les quatre postérieurs DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 129 avec une échancrure au côté externe et près l'extrémité , garnie de cils serrés en forme de brosses. J'ai trouvé cet insecte, avant de l'élever, sous les pierres, en avril, juin et septembre; j'en ai pris cette année dans les tiges, en mars, et il m'en est éclos un grand nombre au commencement d'août : il a donc diverses époques; mais je ne crois pas que l'insecte ponde deux fois dans une année. Explication de la Planche 3. A. Fig. 1. Larve grossie de la Parmena Pilosa , vue sur le dos. 2. Id. id. vue de côté. 5. Nymphe id. id. vue en dessous. 4. Id. id, vue sur le dos. 5. Tête très-grossie, vue en dessus. 6. Partie inférieure de la bouche. 7. Parmena Pilosa, très-grossie. n. a. Mâchoires. b. Languette. c. Menton. d. Membrane reliant la partie inférieure de la bouche à la tête. e. Labre. f. Partie membraneuse qui représente l'épistome. g. g. Mandibules. h. h. Cuisses postérieures, vues en dessus. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ EN TOMOLOGIQDE. DESCRIPTION DE TROIS LEPIDOPTERES NOUVEAUX DE LA TRIBU DES PHALÉNITES, PAR M. LE BARON FeISTHAMEL. (Séance du 3 septembre 1854.) Cliesias Geneata. Ails anticis fasco rufis, vittls tribus transversis undulatis obscurioribus , punctoque centroli nigro posllcls fasco pal- llclis. PI. 1. A. fig. 1. Les ailes supérieures sont en dessus d'un brun roussâtre; elles sont traversées par trois bandes étroites ondulées, d'un brun plus foncé, bordées des deux côtés d'une ligne noire; la première bande, située près de la base, est légè- rement anguleuse; les deux autres, qui partagent la largeur de l'aile en trois parties à peu près égales , viennent s'ap- puyer sur le bord interne de l'aile , où elles sont réunies par une bande noire; celle de ces deux bandes qui est du côté extérieur est coudée vers le haut ; l'autre est légèrc- jiient flexueuse; au milieu de l'espace qui les sépare se 102 ANNALES trouve un pelit croissant noir, comme dans la Montanaria ; une autre ligne denticulée traverse l'extrémité de l'aile : elle est noire, sinuée, et les petits angles noirs dont elle est formée sont légèrement bordés de blanc intérieurement; une ligne oblique, brune et bordée de blanchâtre, part du sommet de l'aile et se termine près de la ligne denticulée dont nous venons de parler; la bande noire qui joint les deux bandes rousses sur le côté interne de l'aile, est égale- ment bordée légèrement de blanc à ses deux extrémités; enfin , la frange qui est rousse , est entrecoupée de blanc roussâtre, et séparée du bord terminal par une ligne rousse. • Les ailes inférieures sont, en dessus, d'un roux pâle, un peu plus foncé vers l'extrémité. Le dessous des quatre ailes est d'un roux pâle, et ne conserve d'autre vestige des lignes du dessus que le crois- sant noir et la ligne marginale; une autre ligne rousse foncée traverse parallèlemsnt , au bord terminal, le milieu de la surface des ailes supérieures et inférieures; un point brun se fait également remarquer sur le milieu du dessous des ailes inférieures, tandis qu'il n'en existe aucune trace de l'autre côté. La tète, le corps et les antennes participent de la nuance des ailes. J'ai trouvé cette espèce dans le Piémont, le 20 juil- let i833, au Mont-Kucco, près de Domo d'Ossola, sur la lisière d'un bois : la chenille m'est inconnue. La place de cette Chesias est entre la Cupressata et la ■Variata; elle est de la taille de celte dernière. Je me suis fait un plaisir de dédier cette espèce à M. Gêné, professeur de zoologie, et l'un des directeurs du Musée de Turin; savant aussi distingué que modeste, et avec lequel j'ai fait une excursion au Mont-Rose. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQLE. i53 . AcidaUa Bassiariai Alis anticis atbidis, ter fusco bilineatis ; postlcis omnino albidis. PI. 1. A. fig. 2. Les quatre ailes sont d'un blanc sale sur les deux sur- faces; le dessus des supérieures est traversé par six lignes d'un gris roux ondulé et réunies deux à deux : les deux premières, situées près de la base, se touchent sur le bord postérieur ; elles s'écartent ensuite en formant un angle , et se rapprochent avant d'arriver h la côte, qu'elles n'at- teignent pas. La troisième et la quatrième lignes, placées sur le milieu de l'aile, sont un peu écartées l'une de l'autre aux deux extrémités, et se croisent dans le milieu de leur lon- gueur. La cinquième et sixième lignes, très-rapprochées l'une de l'autre , sont presque parallèles au bord terminal. La frange des quatre ailes est blanche , entrecoupée de points noirs et précédée d'une ligne continue de petits points de même couleur. J'ai trouvé cette espèce , dont les premiers états ne me sent pas connus , dans un petit bois d'aulnes , sur les bords de la Toccia , près du bac de Mazera, dans le voisinage de Domo d'Ossola , en Piémont, le 26 juillet i855. Je l'ai dédiée h M. Ch. De Bassi, entomologiste distingué de Milan. i54 ANNALES Cabera GraeUiiaria. Alis rufo-albidis , atomis fuscis undigue adspersis , strlgis duabus griseis transversis; postlcis puncto medio nigro. PI. I. A. fig, 5. Elle est de la taille de la Pusaria : ses quatre ailes sont d'un blanc roussâtre, finement sablé de brun, tant en dessus qu'en dessous , et sont traversées vers le milieu par deux. lignes grises parallèles, dont l'extérieure est légèrement cintrée en dehors; les inférieures sont en outre marquées au centre d'un petit point noir; les franges sont un peu plus foncées que les ailes. Les antennes sont pectinées comme dans le mâle des es- pèces de ce genre. Les premiers états, ainsi que la femelle, me sont inconnus. J'ai dédié cette Géomètre à un de mes amis, M. Graells, bibliothécaire de l'Ecole de Médecine à Barcelonne (Es- pagne), où il cultive avec succès les sciences naturelles. Elle a été trouvée par lui dans les environs duMont-Joui, à la fin de juin. I DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. i?S vvwwwvvvvwxwvwvwvvvw Jvvvvvv^vvvvvw'vv\vvv\ «• b. c.) le prolongement curieux de la lèvre inférieure dans une espèce de Stène , qu'il croit nouvelle et qu'il désigne sous le ïiom de Stenus Klrbyi. Le même auteur rapporte au genre Stène caractérisé par le prolongement de la lèvre inférieure , etc. , treize espèces , savoir: 1°. Stenus Biguttatus, Marsh., Samoukl, PI. iv, fig. i3. {Syn. Bimacidatus, Gyll. — Juno, Grav.) 2°. St. Bipustulatus, Linn., Marsh. {Syn. Blguitalas, Fabr., Panz. 11, 17. —Don. 16, 573.) 3°. Bipunctatus, Rirby. Manuscrits. 4°. Klrbyi, Lkach. Manuscrits, Curtis. 5°. Boops, Gr., Gyll. C°. Fusccpes, Gr. , Gyll. 7°. Circularls,Gh., Gyll. {Syn. Immunis, Marsh., var.) 8°. Juno, Fàbr., Pa\'K., Gîll. 9°. Binotatns, Gr., Gyll. lo". Cicindeloides, Gn., Gyll. 11°. Clavicornis, M x^siî. — {Syn. Similis, Herbst. — Oc(dalus, Gr, Gyll.) 12° Tarsalis, Gyll. {Syn. Clavlcornis, Gr.) lô" Pallipcs, Gr., Gyll. Enfui M. Mannerheim , dans son Précis d'un nouvel arrangement des Brachélytres , publié en i83o, a adopté les genres Dianoits .et Stenus, en caractérisant le premier p^r cette phrase : Ligula obsoictn, et le second par cette autre : Ligula prolensa. Eu terminant l'exposé de ces renseignements que M. ThioR i68 ANNALES d'Orléans aurait pu difBcilement connaître , n'ayant pas h sa disposition les livres d'entomologie d'où ils sont extraits et qu'on ne peut trouver réunis que dans la capitale, M. Au- douin observe que les auteurs cités ont étudié le fait dont il s'agit sous le seul point de vue de la classification, tandis que M. Thion en a fait un Mémoire anatomique et physio- logique ex professa. Sous ce rapport sa publication ne sau- rait être un double emploi; au contraire, elle sera accueillie avec reconnaissance par tous les entomologistes. V. AUDOUIN. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 169 NOTE SUR Mi Cimbex Femorata, p\r M. Drewsbn (de 3trand- môUep). (Séance du 5 noTcmbre i834-) M. Drewsen de Strandtnôllen, près Copenhague, a com- muniqué une notice intéressante sur les transformations des Cimbex Femorata, et dans laquelle il rapporte, en outre des mœurs déjà connues de cet insecte, les faits suivants : Ayant trouvé, le 2 juillet i83o, une coque de ce Cimbex près des racines d'un hêtre, des feuilles duquel cet Hymé- noptère se nourrit exclusivement selon lui, ce ne fut qu'en avril i852 qu'il s'aperçut que la larve était chrysalidée, et quelques jours après sortit un Femorata ç^ , Il explique le long séjour de cet insecte dans sa coque par l'observation qu'il a faite, que la larve après l'avoir filée, s'y enferme au mois de septembre et y reste toujours deux hivers et un été avant que de passer à l'état parfait. Il répéta cette expérience en recueillant, en automne 1 83 1 , six coques de ces Hyménoptères, qui au printemps i833 lui donnèrent trois mâles ou Femorata , et une femelle ou Lutea, Cette dernière et un des mâles s'élaul accouplés au mêœç lyo ANNALES instant qu'il les mil ensemble, il acquit la certitude que ces deux espèces n'en font décidément qu'une seule. Selon cet observateur, dans l'accouplement le cf saisit la $ avec ses mandibules en s'aldant de plus de ses grosses cuisses postérieures pour effectuer cet acte, qui dura dix minutes, et se répéta deux fois le jour suivant. Des œufs que la $ pondit il ne put obtenir aucun résul- tat. D'une djes coques de cet Hyménoptère sortit un Ichneu- monide de grande taille, qu'il reconnut pourêtre le Paniscus Çlaucopfcrus $ de Gravcnhorst. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQLIE. DESCRIPTION d'un li\Sl.;crii MYRlAPOUli DU GK!\Rli JULE [JuluS, Lillll.), i>Au M. Julien Desjaudins (de l'Ile (le France). (Séance du 19 novembre i834.) Lue à la Société d'Histoire naturelle de l'île Maurice, le 19 décembre i83j, par M. Julien Desjabdins, secrétaire et l'un des membres fondateurs de cette Société, etc., etc., etc. Depuis long-temps Marcgrave a fait connaître une très- grande espèce de ce genre qui porte le nom de Juins Maxi- mas, et que tous les auteurs qui ont écrit sur cette partie des insectes aptères ont indiqué en y joignant une des cription presque toujours trop abrégée, du moins, ai-je eu lieu de le remarquer dans les ouvrages que je possède. Ce Julas Maximas a, d'après la courte description don- née par Latreille, dans le Règne animal de G. Cuvier, jus- qu'il sept pouces de longueur, et Gmelin dans la treizième édition de Linné ; Olivier, dans V Encyclopédie mcfhodi(jae ; Guérin, dans le Dict. classuj. d'Hist. nat. ; Duméril dans ses Considérations sin- les Insectes et dans le Dici. des Sciences naturelles ; enfin, Latreille lui-même, dans deux atitres ou- vriîges, savoir : le Nouveau Diit. d'Hist, nat. (s'^édifion), et 172 ANNALES les insectes du Buffon deSonnini, donnent à cet insecte i54 pattes de chaque côté, et sa couleur, disent ces auteurs, est d'un jaune obscur. Toutes ces considérations me font hésiter en quelque sorte h offrir comme nouveau l'insecte que j'ai l'honneur de présenter à la Société, et que mon collt''gue et ami M. hlisée Liénard a si généreusement mis h ma disposition. Il vient de le rapporter des îles Séchelles, où il se trouve en très-grande quantité dans les licix hu- mides. Lorsque cet insecte approche du rivage sablonneux de la mer, la chaleur du soleille fait périr presque aussitôt, et il prend alors une couleur ferrugineuse, J'en possédais déjà dans ma collection quelques-uns, et même le Muséum d'Hist, Nat. de Paris en a reçu deux individus que M. A. iVlar- cy^ un de nos membres correspondants, qui vient aussi d'ar- river des îles Séchelles, avait eu la complaisance de m'en- voyer il y a quelques années, et que je me suis empressé d'adresser à RI. V. Audouin , savant entomologiste, qui supplée M. Latreille dans une des chaires du Muséum d'Uisl. naturelle. L'espèce qui m'occupe présente i43 pattes de chaque côté. Sa longueur est de près de y pouces français (24 cen- timètres), et son diamètre peut être comparé à celui d'un doigt ordinaire (c'est-à-dire environ 8 lignes) ; tandis que \gJuIus Maximus a plus d'un pouce de diamètre; et ce qui surtout me porte à la croire nouvelle, c'est qu'elle a 9.0 pattes de plus que celle déjii connue; et je pense que cela suffit pour la séparer de ses congénères, lorsque nous voyons que dans la même classe d'animaux les insectes de l'ordre des Coléoptères, par exemple, sont quelquefois distingués par un point ou une légère protubérance qu'il faut souvent aller chercher, à l'aide d'un microscope, dans quelque par- tie cachée de leurs organes si compliqués. J'fii dit que cet insecte se trouvait aux îles Séchelles, DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 175 tandis que celui de Marcgrave vient du Brésil. Bullon , beaucoup plus scrupuleux qu'on ne le croit généralement pour la détermination des espèces^ a depuis long-temps avancé, après des expériences et des observation? bien sui- vies, cette grande vérité que ses successeurs ont reconnue dans les classes supérieures de l'échelle des êtres, savoir, que les animaux de l'ancien continent ne se retrouvent pas sur le nouveau continent, et vice versa ; cela s'est même vé- rifié pour des tribus entières de mammifères et d'oiseaux. H pourrait bien en être de même pour les insectes, et sur- tout pour ceux qui, privés d'ailes, ne peuvent se transporter au loin. Je n ai pas ici pour but de rechercher comment, sur un petit archipel counne celui des îles Séchelles, on trouve des espèces exclusives. Je citerai seulement le célèbre Coco de mer depuis si long- temps décrit, le petit Caméléon que Cuvier a appelé Ch. Tigris. (R. a.. If. 60), et la grande quantité de poissons découverts par M. Dussumier et dont il a enriclii les galeries du Mtis. d'Hist. Nat. de Paris. Je ne pars pas de ce point pour dire que l'espèce d'in- secte que voici est nouvelle; mais au moins suis-je certain que l'on u'-aura pas à m'opposer que tout ce qui se trouve sur ce petit archipel, dont le sol et la nature sont si dif- férents de ceux de notre île, se retrouve ailleurs. Bien plus, l'insecte dont il s'agit ne se trouve qu'à Vite aux Frégates, comuie le coco de mer ne se trouve qu'à VUe Praslin et à Vîle Curieuse. Ces trois îles font partie de l'archipel des Séchelles; je donne à cette espèce le nom de Jule des îles Sècheiles {Juins insidarum Secheliarum, mlki.) J'ai compté sur un individu G9 segments, 7*2 sur un autre, sur deux 75 segments, et 76 sur uu cinquième; j'entends par segments les anneaux qui sont munis de pattes. La première pièce qui viml inmiédi.ik'mcnt après la tête 174 ANNALES (le thorax) n'a point de pâlies. Elle a 4 lig* (gmillim.) de hauteur. La pièce qui termine l'insecte el qui recouvre les 2 valves de l'anus n'a pas non plus de pâlies. Les valves de l'anus ont 2 lig. de longueur chacune. Les segments ont 2 lig. ~ (6 millim.) de hauteur. Les 5 pre- miers segments n'ont qu'une paire de pattes. Tous les autres en ont deux; ce qui fait un total de 286 pattes, chaque côté en ayant i43 dans les individus qui ont yS segments. Les antennes insérées en dessous des yeux sont à peu près de la longueur de la tête. Elles sont composées de sept articles. Le 1" est court et arrondi; le 2" est claviforme, un peu allongé et plus long que les autres; les 4 suivants di- minuent progressivement; enfin le dernier, beaucoup plus petit, est arrondi. 11 faut même une grande attention pour le voir. Les yeux, formés extérieurement par une masse de petites granulations noirâtres, représentent chacun un petit triangle sphérique acutangle, ou, si l'on veut, un petit ovale m rémiforme. La tête est arrondie, échancrée vers le bas, et recouvre les organes de la mastication. Il existe dans toute l'étendue de cet insecte une rangée de points noirâtres que l'on aperçoit facilement de chaque côté, chacun des segments en offrant deux. Le professeur Savi prétend que ce sont les pores par où exsude une liqueur acide et d'un goiil désagréable, du moins quant aux espèces d'Europe. La couleur de cet insecte dans les collections est d'un brun foncé tirant un peu sur le roux. Les segments, noi- râtres à la partie postérieure, sont jaunâtres à la partie an-^ térieure; les antennes sont rou^sâtres. DE LA SOCIÉTÉ ENÏOMOLOGIQUE. lyij 'VVWWVVV\V\%,%WXiVVWVVV^WVVWVW^'VV\V-VVVVW%V\\« M0N06RAPHIA SCATOPHAGAHUM SGANDINAVI.*;, JoH. WlLH. A ZeTTERSTEDT, PH. I)., AD BKG. trtlVEBS. I.IIHDENSEM PHOFESSOBK, ORDINIs DE WA8A EQIIIE All- ** H\TO, REG. ACAD. SCIHNT. HOLM., ETC., USMBBH. (Séance du 7 janvier i855.) PI.4.U. SCATOPHAGA. Fab. Fall. Musca Linn. Panz. Schrank. Schellenb. Tc~ phritis Spec. Fab. PsUa{\) Meig. Corpus mcdiœ, saepius uiînoris niagnitudinis, elongatiinis sublinearc, niti(lum,subnutlum,selis verticis thoracisquo postici paucissimls. Capul rotundatum. Antennœ oblique. deflexac,oblonga?, hyposlomate multo breviores^ obtiisfe, 5 -articulalaî, articulo ullimo ovato, compresse, basi seta dorsali pubeseente. Frons lata, plana, niida, antice siib- proininnla. Hypostoma (Clypeus Fali.) recb'natum, pla [\,] Psiliiscbl nonif n\ ^Icrisgcnciis, jaia diiiiiilci IIyincnoj)lci"ii)CCTptum, iyù ANNALES num, nuduin (setis mystacinis nullis ) siibdescendens. OcuUhte remoti, parvi, saepissime rotundi, nudi, in vivis bruneo-ferruginei , unicolores , in mortuis paullo oLscu- riores. Palpl subfiliformes, in ullima specie dilatati. Ab- domen 6-annulatum. Ala incumbentes, non vibrantes, abdomine paullo longiores. iVeriJt auxiliaris (iongitudinalis primus Meig.) brevis, ad médium costae non extensus, simplex; longitudinales simplices, subrecti, quartus pone nervum transversum paullo recurvatus; transversi saepis- sime longe remoti; horum scilicet médius apici nervi auxiliari praecise opponitur, ordinarius ad marginem aise retractus. Squamasuh alisparva. H altères nuài (non tecti)/ Pedes médiocres plerumque inermes. Color pallidus, niger, metallice sœpe nitens. Motu sat agilis, die praîsertim sereno; volatu céleri, brevi, perterrita aufugit; reptatu tardiori ambulat. Habitatio in graminosis et foliis fruticum, ubi tranquilla seepe diu sedet, sole urente vivacior; imagines in truncis arborum succum exstillantibus interdum versantur, mel florum non respuentes; larva in quisquiliis vegetabilium, et in putridis verisimiliter degunt , victumque ex illis hauriunt. Differentia sexas: mas, abdomine angustiore, sublineari, a femina, stylo anoli articulato, acuto, mox dignoscilur. Spccies Scandinavie cum Lapponicis 16, sub familia Opo- myzidam Fall. militantes, Loxocerœ valde afïines, sed et ab hoc et ab aliis nominatif familiae generibus, corpore elongato, sublineari, antennis breviusculis, seta subpu- bescente, oculis rotundatis, fronte lata, nuda, hyposto- male reclinato, palpis (in una specie latis) filiformibus, abdomine 6-annulato, alis non vibranlibus, nervis trans- versis saepissime late remous, «lotis simul sumtis bene distinctae. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 177 Nomen Scatophaga a (tyIoi;, stercus, oletum, merda, etcpàyo), edo; inde (T/.«Toyàyoj, sordidus in victu. Typas generis : Scatophaga fimetar'ia. Sect. 1. Corporc pallescente. n.) Pedes in utroque sexu simplices. Abdomei> in femina oblongum, aut lanceolatum, apicc mediocriter acutum. 1, 5» fimetaria: ferruginea, capite pedibusque flavis, fronte testacea , alis pallide nervosis , seta antennarum pu- besc.ente, oculis ovatis. ©^ ? . Fab. Syst. Anll. 204. 5. Fall. Opomyzides Suec. 8. 1. cf ?. Musca, Linn, Syst. Nat. 2. 996. 106. Fil. Sv. 1862. Musca ffava, Panz. Fn. Germ. 20. 22. PsUa fimetaria, Meig. Dipt. Europ. 5. 556. 1. Habit, in graminosis et foliis plantarum, locis occullis, umbrosis per totani Sueciani frequentissime, in Lapponia rarius; in copula saepe capta. 1 jun.-20sept. Mas et Fem. Long, circiter 4 lin- Tota ferruginea, nitida , punctuJata. Caput flavum, nudum, setis verticis paucis. Frons testacea, puncto stemmatum nigro. Antennœ bre- viusculaî, flavae, articule ultime subovato, seta subpu- bescente seu breviter plumata, fusca. Ocuii pcrpendicu- lariter rotundato-ovati. Abdomen subdepressum, sericeo subpubescens. Alarum nervus sextus abbreviatus, ante marginem alae sat longe cessans. Haltères pallidi. Pedes flavi, tarsis vix infuscatis. 2. S. rufa: ferruginea, pedibus flavis, alis cinerascenti hyalinis, seta antennarum subpubescente, oculis rotun- dis. c/ ? . Psila, Meig. Dipt. Europ. 5. 367. 3. Ç , Habit, in Suecia meridionali rarissime , in alpe Dowre Lappon. Norwegicae quoque rarius lecta. Mense julio. Mas et Fcm. Long. 2 ^ lin . Inter S. fimetariam et paUidam 178 ANNALES quasi média, ombabus similis, ab illa magnitudine mi nori, oculis rotundis et seta anlenuarum minus distincte piiboscente; ab hnc vero magnitudine paullo majori, co- lore corporis magis saturate ferrugineo sive rufuscenle, alisque non pure sed sordide hyalinis, minime flavescen- tibus discrepat. A Seat. Lefebvrei, ciii etiam sat similis est, femoribus ti- biisque posticis rectis simplicibus in utroque sexu, mox dignoscitur. 3. S. pallida : tota palb'de flava, sela antennarum sub- pubescente, oculis rotundis. ç^ $ . Fall. Opou^z. 9. 2. cf' $ . Pilla, Meig. Dipt. Europ. 5. 357, '2. HaO. in umbellatis et graminosis Suecise meridionalis, Scanise, passim; in Lapponia Tornensi rarius visa; d. 10 I jul.-22 aug. I M(/s et Fe^n. Long. 3 lin. Simillima 5. fimetariœ, duplo " minor et ultra , colore lotius corporis pallidiore, laete fîavo, antennis minus evidenter pubesccntibus , oculis à magis rotundatis, nec ovatis, abdomineque fore glabro ' distincla, nec unquam promiscue copulantur. 4. S- hicolor : ferrnginea , abdomine nigro , alis palles- «cnlibus, pedibus Iselc flavis, oculis rotundis, seta antenna- rum subpubescente. cT ? • Psila bicotor,Me\g. Dipt. Europ. 5. 358. 4- Scatophaga pallida, Fall. Opomyz. 9. 2. var ^ certe. H au. per îotam Sueciam et Goltlandiam, passim in co- pula; in graminosis ad rivul(»s in alpe Dowre Lapponiae Norvegicse D. Boheman, rar. Méïis. Julio. Mas. et Fem. Long. 2 lin. Similitudo summa praecedentis, a qua colore capitis thoracisque ferrugineo et abdomine nigro fere unice differt. Nec nisi seorsim bas copulatas vidi, unde etiam specics distinclas confidenlius puto. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOCIQUE. i7<) Nerv us aiarum longiludinalis (juarlus porie nervum Irans- versmn ordinariiim in hac et îii jiriori specie vîx vel parimi reclirvatus. b.) Pedes postici in marc l'emoribus incrassalis , incurvis. Ocuii in iilroque sexH rotundi. Seta nudiuscala, s. tenuissimc pubescente. Abdo- men in femina oblongo-ovatum , apice acu- mine compresso longe producto. An diversi generis ? ô. S. Audouini : ferruginea , ihoracis vitlis abbrevialis abdouiinisque maculis basalibiis criiciformibus atris , pedi- bus flavis, femoribus poslicis apice nigro notatis. ( PI. IV. B. %..-5.) f^ar. a. (f ^ vitlis ihoracis dorsalibus tribus nigris , omnibus inlerruplis lalcralibiis abbrcviatis et média in punclo antico et linea média obsoleta tantiim perspicua ; frequentior. P'ar. b. (f ^ vittis ihoracis dorsalibus tribus nigris , média intégra s. a capite ad apicem sciitclli conlinuata , lateralibus utrinque abbreviatis; passim. Far. c. o^ ? vitlis thoracis dorsalibus tribus , omnibus confluentibus, discum thoracis nigrum formantibus; rarior. Ilab. in Lapponise graminosis et frulicibus praîsertim Betulelis, Mens. Julio: in copula capta; in Lapponia meri- dionali ex. gr. ad Wilhelminam, Asele, Gaskelougt et Stot- lingsfjallet haud infrequenter a me sub itinere meo Lappo- nico i832 lecta ; in Lapponia boreali Tornensi rarissime; in Dyroen Nordlandiae Norvegicœ rarius quoque inveni, et tandem in foliis Betulœ albae in alpe Dowre a D. Bolieman visa. Mas. et Fem. Lonjr. 2 interdum fere 5 lin. Tota ferruffi- nea, subnitida, brevissime sericeo subpubescens. Anten- nce brèves, sela elongata , subpubescente, fusca. Ociili i8o ANNALES rolundi, in viva nrgro-purpuici, œneo subuiicanles , uni- colores. Thorax ferrugineus , villis dorsalibus tribus ni- gris, pleruinque abruplis et interruptis, sed variant quo- que ut in diagnosibus indicatae. Metathorax fuscus. Aù- domen in mare angustissimum , subfdiforme , apice ro- tundato obtusum ; in femina oblongo-ovatum , apice compresse longe acuminatum ; in utroque sexu fer- rugineum, basi linea média et incisuris segmentorum 1-2 inlerdum etiam 3, nigris; apice abdomine ia ? quoque fusco cingulalo. Aies pallescentes. Ilaiteres albidi. Pedes flavi^ tarsis omnibus apice l'uscts. Femora posteriora su- pra ad apicem macula nigra. Pedes postici in masculis , coxis elongatis femoribus incrassatis tibiisque distincte incurvis, nota sane singularis hanc et sequentem speciem a céleris distinguens. Nomine Domini Aadoain, Medicinae Doctoris , ad Muséum Hisl. Nal. Professons Parisiensis , Legionis Honor. Equi- tis , Reg. Acad. Scient. Holm. Suecan. Membro, Ento- mologi Gnllisp celeberrimi , pulcherrimam hanc et dis- tinclam speciem , cruce duplici insignem condecoraré voluit, debuit Monographiœ hujus Auctor. 6. S. Lefebvrei : ferruginea immacuiata , pedibus flavis , femoribus posticis in mare incrassatis, incurvis. (f $ . Uab. in Lapponiae meridionalis graminosis Betuletis et Salicctis d. 7 jui.-3o august. passim; ad Tresunda, Ume- nas, Wilhelmlna et Asele a me et Clar. D. Doctore DatiL- bom inventa; in Lapponia Tornensi rarius visa, et in alpe insigni Dowre quoque lecla. Mas. et Fem. Magnitudo, statura et sumiua proximae pr«- cedentis similitudo, sed ihorace , abdomine podibusque iramaculatis, abdomineque in mare paullo magis depres- so, certe distincta, nec nisi similis cum simili in copula jungitur. A Seat, fimctarla apcrte diffcrt magnitudine du- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQÙE. i8i j)lo minori , oculis rotundatis , seta antennarum midio ri, etc.; a S. rufa, cui etiam similis, magnitudiae dimi- dio minori, colore magis ferrugineo , seta nudiori, etc., et ab utraque, structura, abdominis et pedum prescriim in masculis, bene dignota. Metatkorax vix fuscus. Pedes pulchre flavi, tarsis apice nigricantibus. Caetera lit in praecedenli. Celeberrimo et oculatissimo Entomologo Dom. Alexandro Lefebvre, Musei Hisl. Nat. Parisiensis , etc., correspon- dent!, Societatis Entomol. Gall. secretario, etc., speciem hanc dedicare , ejusque Domine nobili insignire , gratum oificium existimavit Zeiterstedt. Sect. 2. Corpore nigricante. Pedes simplices. Ocnli parvi , rotundi. Seta antennarum nu- diuscula seu brevissime pubescens. 7. S, pectoralis : nigra, nitida, antennarum apice vertice- queconcoloribus, capite, pleuris pedibusque flavis. cf Ç . Psila Meig. Dipt. Europ. 5. 358. 5. Seat. Rosœ Fall. Opom. 9, 3 var. 7 certe , var. b. macula lantum hume- rali thoracis ferruginea. Fall. 1. c. var. p. Hab. in foliis fructicum Sueciae mediae, ut Gottlandiae et Ostrogothiae , vulgaris; in Suecia meridionali , Scania, rarius; in copula capta; in Lnpponia hactenus frustra quœ- sita. Mas. et Fem. Parva circiter 1, 1 ^iin. Long. Caput flavum ironie ferruginea, vertice nigro. ^nfennce testaceae, arti- culo ultimo nigricante , seta albida. Thorax et abdomen nigra , qilida , melallice submicanlia, pleuris et sterno , flavo testaceis. Alœ subhyalinae , nervis pallidis. Haltè- res albidi. Pedes cum coxis toti pallide flavi , tarsis con- coloribus. 8. S. Rosce : subœnescenti nigra nitida , subpubescens , capite pedibusque flavis , antennarum articulo ultimo apice IV. 12 i82 ANNALES nigro, setn albida. (/ $ Fall. Opomyz. 9. 3. c/' ? Musca Fabr. Ent. Syst. 4- 556. 181. Tephritis Fahr. Antl. Sig. 12. PsilaMe'ig. Dipt. Europ. 5. 358. 6. Hab. in gramînosis, floribus et foiiis fruticum , per totam Sueciam usqiie ad I.apponiam, ubique vulgaris; in copula deprehcnsa, mensib. jun. jnl. Mas et Fem. Long. 1, 1 | lin. Statura angusta et tenera prioris. Nigra , obscure œneo-micans, pube grisea tenni adspersa. Capiit Hamm , ïvonte rufo-ferriiginea , vitta in terdum nigro-picea, Alce hyalinae, immaculatae nervis lenuibus, pallidis, in femina abdomine brevioribus. Hal- tères albidi. Pedes cum coxis flavi, tarsis plerumque con- coloribus, rarius apice fuscis. Caetera ut in diagnosi. Hœc species olim a Gel. Fallen, Seat, atra vocata et di- vulgata, in collectionibus Suecorum interdum adhuc, sub hoc nomine occurrit, a Psila atra Meig. omnino di- versa. 9. S. nigricornis : subîenescenti nigra, nitida, subpu- bescens, capite pedibusque flavis, antennarura articulo ul- timo toto nigro, seta albida. (f $ Psila Meig. Dipt. Europ. 5, Sôg. 7. Seat. Rosœ Fall. Opomyz. 9. 3. Descr. var. « antennis apice saepius nigris,» certe. Hab. in foiiis Alni,Betulse, plerumque in vicinitate aquœ per totam Sueciam et Lapponiam sylvaticam, priori fere frequentius; in copula ssepe visa, jun.-august. Mas et Fem. Magnitudo, statura, color et omnia ut in prae- cedente, a quaantennarum articulo ultimototo, nec apice tantum nigro, fere unice distincta. — Variât uti praecedens major et minor, capiteque flavo vel ferrugineo. Ut spe- ciem distinctam auctoritate Clar. Meigenii propono. Si- milis etiam cum simili tantum nuptias célébrât, nec un- quam in copula cum priori junctam vidi. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. i83 10. S. buccata : aenescenti nigra nitida subpubescens, capile pedibusque flavicantibus, fronte longe promiuiila fe- morlbiisqiie, in média subinfuscatis, antennis testaceis, ar- ticulo lîîtimo uigro, hypostomate buccato. $ . Fall. Opomyz. Suppl. anno 1826, pag. i5. 6. $ . Haù. in arvo Sueciœ meridionalis Scania, niensejul. ubi unie, individ. detexit D. Fallen. Fem. Long, fere 5 lin. Slatura corporis et affînitas Seat, nigricornis, major, structura capiliset ab hac et a caeteris speciebus diversa. /Enea nigra , subnitida , tenuiter pu- bescens. Caput flavum. Frons longe prominula, supra plana, rugosa, ferruginea, in medio fusca, vertice nigro. Antennœ testaceee, articulo ultimo nigro, seta albida. Hypostoma valde déclive, corneum, ore buccato. Pro- boscis et palpi filiformes, fusco-nigra. Alœ pallidaî, hya- linas , nervis ut in S. funetaria directis. Haltères albidi. Pedes flavicantes, coxis^ femoribus in medio, tarsisquei subinfuscatis. Obs. Gum jam defuncti Gel. FaUenil totum derelictum Musaeum naluralium , iusectis Scandinavicis praesertim ditissimum, in possessiono mea est, non solum species reliquas hujus Monographiae cura prototypis ejus compa- randi, sed etiam individuum originarium, unicum quan- tum scio hactenus detectum, hujus speciei denuo etma- gis expolite describendi, felicissima fuit occasio. 1 1. iS'. fuscincnns : nigro œuea, subpubescens, capite pe- dibusque nigris, hypostomate piceo, antennis testaceis ar- ticulo ultimo atro , alarum nervis fuscedine subtinetis, pedum geniculis, tibiarum apice, tarsisque, testaceis. Hab. iu Suecia média rarissime, ad praedium Godegard Oslrogolhiœ,d. i5 jul. 1827, in copuîa semel inveni. — In dislrictu Sodra Trondhjems Amt Norvège D. Bokeman, 1 852. Mai. Long, fere 2 ^lin. Afiinis prioribus, angusta, aenea , i84 ANNALES punclala, griseo, subpubescens , parum nitida. Coput ut in Seat. Rosœ constructuin, nigrum, nitidum, glabrum . fronte striala. Hypostoma rufo-piceum. Antennce testa- ceœ, articulo ultimo nigro , seta albida. Abdomen angus- tiim, subcylindiicum. Alcelonptuàïùe abdominis. hyali- nœ, nervis omnibus umbra fusca s. subflavescenti cinc- tis. Haltères albidi. Pedes subtestacei,coxis femoribus in medio lalissime vel fere totis , tibiis in medio tarsisque apicc nigricantibus. Feinina mari descripto similis , jam deperdita , in Museo meo non diutius exstat. 12. S. gracUis : subaenescenti nigra , nitida, subjmbes- cens, anlennis et fronte concoloribus , seta albida, capile pedibugque flavis, tarsis fuscis. $ Psila Meig. Dipt. Europ. 5. Sôg. 9. Sine dubio eadem, licet hypostomate in medio stria nigra, a nostra aberret. Hab. in Lapponia meridionali rarius , ad stensele Lap- poniae Umensis d. ojul. aD. Dahlbom inventa; in alpibus Dowreensibus a D. Boheman quoque lecta, mecumque bé- névole communicata. In Suecia inferiori adbuc non visa. Fem. Long. 2, 2 -\ lin. Valde angusta et tenera. S. Nigri- corni simillima , paulo longior antennis totis fronteque nigris, distincta. A S. fuscinervi,cu\ etiam valde similis, difTert alis pedibusque immaculatis , et bypostomate ma- gis flavicante. Vix ejus femina? Capuf, rufo-flavicans , ni- tidum , nudum, hypostonlate et genis subpellucidis. Frons striata ut in priori , at tota nigra , antice nigro pi- cea. Antennce nigrœ basi fuse» , seta albida. Thorax ni- 2;ro-8eneus, punctatus, nitidus, tenuitcr pubescens. Ab- domen subfiliforme , versus apicem sensim attenuatum , nigro-aeneum, nilidum, subpubescens, vagina articulalu, erumpente. Ala abdomine paulo breviores, hyalinje, nervis subpallidis, uigredine vel flavedinc vix vel parum DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQIJE. i85 liiictis. Haltères albidi. Pedes flavo-lestacei, coxaium fe- morumque summa basi fusco-maculala. Tarsi apice fusci. i3. S. vigra : subaenescenti nigra, nitida, parum pubes- cens, capite antennisque concoloribus, geuiculis, tibiis lar- sisqueflavis. (/ $ . f^ar. a. çf ^ . Capite toto nigro. Fall. Opomyz. 9. 4- cf ? • Psi'a Meig. Dipt. Euiop. 5, 359. 8. F'ar. b. a^ ^ . Capite nigro, nntennis basi fronleque an- tice testaceis. Hab. in foliis fruticum, praeserlim Betulaealbae, pertotam Sueciam et Lapponiam sylvalicam, mensib. jun. jul. Ilbi- que vulgaris,- iitraque varietas in copula saepe capta, licet non promiscne. In inferalpinis Nordlandiae , et in ipsa alpe Lyngen speciniina quoque legi. Mas. et Fem. Minuta, 1 rarius 1 7 lin. Longa. Nigra, niti- da, raetallice renitens, tenuissiiue tantuui puLescens. A. S. nigricorni, cui maxime similis, capite toto femoribus- que nigris differl. Antennœ basi macula superna inlor- dum fusça, seta albida. Alœ albo byalina;. Haltervs albi. Pedes nigri , vel nigro-fusci , geniculis , tibiis tarsisquc flavis. Varietas b. antennarum basi maculaqiic frontali supra antennas testaceis, forte juniora specimina , quo rum femora fuscescuut. \l\. S.morlo: subsenescenti nigra, nitida, parum pu- besceos, capite pedibusquc totis nigris, tarsis fuscis. Ç . Hab. in Lapponia rarissime; duO tantum specimina vidi, UQum in summo aipium Tornensium jugo, in ipsa nive am- bulans, d. 12 jul., sub ilinere meo Lapponico 1821, a me inventa, alterum in alpe insigni Dowre a D. Capitaneo Bohe- man, i832, leclum mihique bénigne missa. Fem. Fusilla vix ullra 1 lin. longa, siraillima priori, pedibus i86 AINNALES totis nigris distincta, tarsis solis fuscis. AUb hyalinse. Haltères albi. i5. S. signala : nigra, nitida, pariim pubescens, capile, antennis pedibusque lotis pallide flavis, abdomine vllta dor- sal! lestacea, alis hyalinis, nervis pallidis, longitudinalibus tribus apice nigredine tinctis. o^. Bab. in Suecia meridionali et média rarissime, duo tan- tum specimina vidi utraque mascula, nnum in Scania, al- terum in Ostrogothia a me inventa, et sola, quse in collec- tiouibus Scandinavicis conspiciuntur, typos descriptioni Fallenianse et nostrae hu^us speciei efficientia. Fall. Opomyz. 9. 5 (/ certe. Ps'da Meig. Dipl. Europ. 5. 3Co. )3. (second. Fnii. transcripta.) Mas. Minima hujus generis, vix 1 lin. longa. Statur.i S. Rosœ. Capiit totum pallide flavnm, occipite nigro, lineas très brevissimas ejusdem coloris in verlicem emittente. An- tennce hrevhsimse, rotundae, pallide flavae,seta brevinuda, concolore. Hypostoma sat longe descendens, seta utrin- que mystacina, spuria, pallida. Partes oris retractœ. Ocuii rotundi. Thorax niger, nilidus, lœvis, parum pubescens, Scuteltum concolor. Abdomen longitudine tboracis, sub- lineare, nigrum, opacraïi, aut vitta média aul lantum macula dorsali lestacea. Venter basi pallidus. Anus ob- tusus, fîlo brevi paliido armatus. y^/ce albo-byalinae, ner- vis lenuibus pallidis, longitudinalibus 2, 5 et 4 ^pice nigredine cinctis. Nervi transversi propius approximati, quam in speciebus antecedentibns, nervo scil. transverso ordinario paulo magis a margine aise remoto. Haltères non perspicui, forte caduci, mutilati. Pedes breviusculi, validi,mulici,toli cum coxis et tarsis pallide fïavi, omnino immaculali. Obs. Ccl. Professer Fa//e?i , qui hanc speciem in Dipteris Sueçiœ I. c. primns descripsil, autumat illam cum Sa- DE LA SOCIÉTÉ ENÏOMOLOGIQIE. iS-j promyzis esse conjungendam; sed licet seta myslacina parva spuria, nervisque alaruni Iransversis mngis appro- pinquantibus haec gaudet, quam species antecedenles Scatophagœ geiieris, tamen ob nervum auxiliarem bre- vem , simplicem, structuram capilis totumque habitum ScatophagcB, suœ signâtes in codem inserendse loçum maxime idoneum, virum celeb. elegisse puto, nisi iiovum genus pro bac una specie formare velles. Is vero error ab oculatissimo alias auctorc est commissus, quod alle- rum spécimen utmarem, alterum ut feminam inspexerit et descripseritj cum tamen ambo ipsissima , quae nunc ante oculos habeo, certe sunt masciila. 16. S. /a/Z/Ja/ys/i; nigra,nitida,pariJm pubescens, capite, antennis pedibusque flavis, femoribus anticis in medio late, posticis apice, tarsisque anticis totis , nigricantibus, alis hyalinis, nervis longitudinalibus tribus apice leviter fusce- dine tinctis, palpis dilatatis. ? . Hab. in Suecia média, Westrogothia, rarissime, uniciini individuum juxta urbem Gotboburgiam anle pbires annos inventum. Fem. Long, circiter 1 lin. Similis priori, robustior, et pic tura pedum, abdomine immaculato, palporumque forma, aperte discrepans, ita nt vix ejus femina? Coput totum flavum, vertice ut in praecedente nigro picto. Antennœ brèves rotundatae, flavae, seta breviuscula pallida. Ocidi rotundi. Seta utrinque mystacina, minuta, spuria fusca. In regione hujus selae ad hos pili aliquot minutissimi ad- parenl. Palpi subsexserti, latere inleriori extus valde ro tundato-dilatati, toti pallide flavi. Thorax subgibbiis, ni- ger , subnitidus , non metallice resplendens , subglaber , setis ordinariis paucis in postico et 2 in apice sculclli. Abdomen thoracis longitudine, ovalum, subdepressum , Rpice aculum , lolum nigrum, nitidum, nudum , ventre i88 ANNALES basi paruin piceo. AIcb cum nervis omnino ut in Seat, signala, at apex nervorum trium longitudinalium levis- sime tantum et obsolète fuscedine cinctus. Squama mi- nuta et haltères nudi , albida. Pedes médiocres cum coxis flavi, ut in diagnosi, nigro-picti. An 5. signata et latipal- pis unam eamdemqiie speciem constituunt, ulterius do- cebant observationes innatura, habitatio, copulatio, etc. Ob notas allalas discrepantes , in prsesenti ut separatas illas describere jiistura censui. Obs. Hujus generis très praeterea species in opère pretioso Diptera Europœa complectente (Systematische Beschreib. der bekanten Europaeischen Zvveifliîgeligen Insecten) descripsit Clar. Meigen, in Aiistria habitantes, mihi igno- tas et ut încolas Scandinavia vix considerandas, saltem inlra patriam hue usque non inventas, quantum mihi cognitum estjquariim tamen diagnoses, quales in opère laudalo ajQTerantur, huic ollegare non superfluum duxi : Psila atra: nigra, nitida; pedibus rufis: femoribus api- çeque tibiaruni nigris. cf. (Specim. unie.) Fere 2 lin. long. Meig. l.*c. 5. 359. 10. (Ad Aachen?) Psila villosuta Meig. : nigra, nitida; hypostomate, basi antennarum pedibusque rnfis.cj^. (Specim. unie.) Vix i; lin. Meig. 1. c. 5. 36o. 1 1. Ex Austria. Psila atrimana^ni^va, nitida; hypostomate rufo; pedibus rufo nigroque variis, anticis totis nigris. 2 lin. Meig. 1. c. 5, 36o. 12. Ex Austria. Scripta Lundae in Suecia, d. i5 oct. i834. EXPLICATIO TABULEE. IV. B. Figura 1. Scatopkaga Aiidouini çT, e dorso visa, magniJu- dine aucta. 2. Scafophaga j^Judoaini maris longitude naturalis. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. i8ç) Figura 3. Pes poslicus maris Scatophag. Audoabil e lalere visus, p-pectus, c- coxa, tr-trochanter, cd-con- dylus, f-femur, tb-tibia, trs-tarsus 5-articulatus. 4. Caput maris Scatoph. Audouini e latere visum, magnitudine aucta. 5. Scatophaga Audouini $ , e dorso visa, magnitu- dine aucta. 6. Longitudo naturalis feminee Scatophagce Au- douini. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGÎQUE. 19] vyvwvvwK/v^vwwvwwvvwi NOTICE SUB «NE ScoUa 6-maculata, Fab., ayant, extérieurement, LES SIGNES DISTINCTIFS DES DEUX SEXES, PAR M- De RoMAIVl) (de Tours). ' (Séance du 18 février i835.) PL 4. C. Avant d'entrer en matière il faut d'abord établir que le genre ScoLia, Fabr. , offre la particularité d'avoir, comme plusieurs autres insectes de cet ordre, les ailes différem- ment conformées, suivant le sexe de l'individu, ainsi qu'on le remarque généralement pour tous les insectes , dans les antennes 3 les cuisses et l'abdomen. Dans les Scolies mâles l'abdomen est plus petit, plus allongé et composé de sept anneaux. Les antennes sont longues, droites, de treize articles. ' Les cuisses postérieures sont longues et minces. L'extrémité de la cellule radiale part immédiatement du bord de l'aile , et le rejoint, en formant un demi-cercle. Les mandibules sont plus faibles que dans les femelles. Dans les Scolies femelles l'abdomen est épais, plus court que dans les màles et n'a que six anneaux. Les antennes sont très-courtes, composées de douze ar- ticles et recourbées sur elles-mêmes. Les cuisses postérieures sont courtes , épaisses et forte- ment arquées. 192 ANNALES L'extrémité de la cellule radiale s'éloigae beaucoup du _ bord de l'aile, et le rejoint en demi-cercle, comme dans les mâles. Les mandibules sont plus fortes que dans les mâles. J'ai en vain cherché dans divers ouvrages les moyens de m'éclairer sur l'accident que je décris. Je n'ai vu sous le litre d'hermaphrodisme que ce qui a rapport aux parties sexuelles, et sous le titre de monstres que des difformités ^ étrangères au fait en question : je me bornerai donc à ex- poser le résultat de mes propres observations, L'inscte que j'ai sous les yeux, Scoiia Q-macutata, Fabr. , se trouve dans ma collection sans m'en rappeler l'origine. M'occupant dans ce momemt d'un travail général sur les Hyménoptères, cette Scol'ui me frappa par le différent as- pect de l'une et l'autre antenne : je m'attachai alors à la considérer de plus près; je reconnus également des dis- parates dans les ailes, dans les cuisses, dans l'abdomen. L'insecte , vu par derrière, montre l'antenne et l'aile gauche d'une Scolie mâle, et l'antenne et l'aile droilt d'une Scolie femelle. Les cuisses postérieures de droite e1 de gauche sont celles d'une Scolie femelle. L'abdomen a l'apparence de celui d'une femelle; mais j a sept anneaux: il est un peu plus long et un peu moins épais que celui d'une femelle. Au lieu de voir à l'extrémité de l'anus trois épines arrondies , comme dans les mâles j'ai distingué avec une forte loupe cinq appendices , don deux sont aplatis en forme de spatule, mais que je ne puis bien dénommer. Je me bornerai à signaler leur entière dif férence de ce qui se remarque dans les mâles f on peul seulement en conclure que l'abdomen et ce qu'il renfermt participent des particularités communes aux deux sexes., qui se font extérieurement remarquer. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. NOTICE SUR DEUX NOUVELLES ESPÈCES DE NOCTUÉLITES , PAR M. DuPONCHEL. (Séance du 7 janvier i855.) PI. 4- A. M. Germain, de Montpellier, m'a envoyé en communi- cation deux Noctuélites qui ne sont pas représentées dans Hiibner, et (jue je n'ai pu reconnaître dans aucun des nom- breux auteurs que j'ai consultés, ce qui me donne lieu de croire qu'elles sont inédites. L'une m'a paru appartenir au genre Episema d'Ochsen- heimer, du moins tel qu'il existe maintenant, car je le crois susceptible d'être modifié; l'autre appartient incon- testablement au genre BryophUa du même auteur. Voici au reste la description de ces deux espèces , que j'accompagne de leurs figures. Episema Unicolor. Aies antic'is onininb helveoLis , posticis paLLidloribus, Envergure, 1 pouce. Le dessus de ses premières ailes est entièrement d'uiv 194 ANNALES roux pâle , uni , sans aucun vestige de lignes ou de taches , avec la frange un peu plus foncée; le dessus des secondes ailes est d'un blanc roussâtre, avec la frange également plus foncée. Le dessous des quatre ailes est d'un fauve pâle , luisant , comme dans la Mythimna Lithargyria. La tète et le corselet sont de la couleur des premières ailes, ainsi que les antennes, qui sont fortement pectinées; l'abdomen , terminé par un faisceau de poils bifurqué , par- ticipe de la nuance des secondes ailes. Cette description est faite d'après un individu mâle; la femelle , qui ne m'a pas été envoyée , n'en diffère , suivant la lettre de M. Germain , que parce que son abdomen est plus allongé et arrondi à son extrémité. M. Germain a trouvé cette Episema en septembre, dans les environs de Montpellier. Bryoph'da Germain'ù. Ails anllcis fuscis nigro bi-iineatis, macula reniforinl albido- cincta, orbiculari fulvo vix notata, punctorum daplici série marginali fidvorum; postlcis albidis extrorsam fucescen- tibiis. Envergure, lo lignes. Elle ressemble, pour la taille et le fond de la couleur, à la FraadatricuLa; ses ailes supérieures sont en dessus d'un brun foncé et traversées par deux lignes flexueuses noires , l'une près de la base et l'autre au milieu; on aperçoit à peine entre ces deux lignes la tache orbiculaire, finement cernée de fauve; la tache réniforme, beaucoup plus appa- rente, est cernée de blanchâtre, avec le fond noir; l'extré- mité de l'aile est longée par deux rangées de petits points DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. i()5 fauves, dont rinterne est légèrement flexueuse; l'autre suit le bord terminal, et précède immédiatement la frange, qui est de la même nuance que le fond de l'aile; enfin la côte, est marquée dans toute sa longueur de cinq à six points fauves. Les ailes inférieures en dessus sont blanchâtres, avec leur extrémité lavée de gris-brun. Le dessous des quatre ailes est comme dans la Fraudatri- cuLa. La tête, les antennes et le corselet sont d'un brun foncé et l'abdomen d'un gris brun. M. Germain a obtenu cette Bryophile d'une chrysalide trouvée par lui, au printemps, au pied d'un Cyprès. Nous la lui avons dédiée, afin de l'encourager dans ses recher- ches. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENToilOLOGIQUE. 197 NOUVELLE CLASSIFICATION DE LA. FAMILLE DES LONGICORNES, PAR M. AuDINET- SeRVII.LE . (Suite et fin.) (Séance du 19 novembre i834-) 4" Tribu, LF.PTVv^hTES, Lepturetce (1). Yeux arrondis, entiers ou à peine échancrés. Antennes insérées en avant des yeux, ou tout au plus à l'extré- mité antérieure de leur faible échancrure. Tête prolongée postérieurement derrière les yeux ou rétrécie brusquement en manière de cou à sa jonction avec le cor- selet. Mandibules de grandeur ordinaire , semblables ou peu dif- férentes dans les deux sexes. DIVISION GÉNÉRALE. 1" Sous-tribu. Laticerves. Tète prolongée derrière les yeux, sans diminuer de largeur jusqu'au cou. (Yeux un peu échancrés; antennes de onze articles obconiques, souvent courtes.) 2" Sous-tribu. Angusticerves. Tête rétrécie en manière de (1) Voir la tribu des Lamiaires, pag. 5, IV. 10 198 ANNALES cou immédiatement après les yeux. (Articles des antennes ordinairement cylindracés.) 1" Division. Corselet rétréci postérieurement. (Antennes velues, rapprochées à leur base, de onze articles.) 2" Division. Corselet -élargi postérieurement. (Antennes glabres ou n'ayant au plus qu'un duvet court et serré.) DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. ' 01) PREMIERE SOUS-TRIBU. Laticerves , Laticervices. Tite prolongée derrière les yeux , sans diminuer de largeur jusqu'au cou. (Yeux un peu échancrés. Antennes de onze articles obconiques, sourent courtes.) ' Trapézoïdal ; ses angles postérieurs très- pointus, ( Palpes filiformes ; dernier arti- cle des maxillaires presque cylindrique; le dernier des labiaux ovoïde. Articles des antennes de trois à cinq, dilatés à leur angle externe. Elytres de longueur et de forme ordinaires dans Içs deux sexes.) 1 Desmoccrc. Conique; rétréci en devant. (Palpes renflés à leur extrémité ; article terminal des quatre en triangle renversé. Antennes ayant la plupart des articles un peu en scie. Elytres linéaires et de longueur or- dinaire dans les mâles; courtes et béan- tes dans les femelles) 2 Vespère. Muni de chaque côté d'un tubercule obtus. ( Antennes un peu distantes à leur base , beaucoup plus longues que la tète et le corselet réunis. Ecusson court , presque semi-circulaire. Elytres à peine plus lar- ges que le corselet, linéaires) Rlw o — ■ Ayant de chaque côté une épine aiguc. ( An- lennes à peine plus longues que la tête et le corselet réunis. Ecusson triangulaire. Elytres beaucoup plus larges à leur base que le corselet , allant en se rétrécissant de la base à l'extrémité) 4 Rhagk. yoo ANNALES DEUXIÈME SOUS -TRIBU. ANGUSTICERVES , yéngusticervices. Tête rétrécie en, manière de cou immédiatement après les yeux. (Articles des antennes ordinairement cylindracés. ) Division. Corselet rétréci postérieurement. ( An- tennes velues , rapprochées à leur base , de onze articles. ) /Sétacées. (Dernier article des pal pes maxillaires presque triangu- laire. Tête dépourvue de b ourre- let entre les yeux. Corps rétréci en devant et postérieurement. Pattes fortes, assez longues. ) 5 Disténie. 33 \ Filiformes. ( Dernier article des pal- pes maxillaires gros et ovale. Tête 1 .S S !^ i ayant un bourrelet transversal en- IJi'^ ^ I tre les yeux. Corps presque li- ~ ^ _ néaire. Pattes courtes.) 6 Comètes. u a -r: .S a;| Seulement un peu renflé latéralement. ( Yeux \ globuleux, entiers.) Slénodère. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 201 Division. Corselet élargi postérieurement. (An- tennes glabres ou n'ayant au plus qu'un duvet court et serré. ) ss -il 3 rr es M "3 "O (U j_f -a a 3 (fl >> c es 'Un tubercule épineux. (Elytres assez longues , allant en se rétrécissant de la base à l'extrémité ; leurs an- gles huméraux très-saillants, élevés, arrondis. ) i .... 8 Toxole. I Un faible tubercule plus ou moins obtus. (Elytres assez courtes, pres- que parallèles ou à peine rétrécies vers l'extrémité ; leurs angles hu- méraux point saillants. ) 9 Pachyle. Su 3 3 V (a 0. 0- c es c a (S 0) 3 a) •V C -4J «■ >-< 'V > a g ^ N c >< «s , /Presque aussi larges à l'extrémité qu'à la base. ( Corps presque li- néaire.) 10 *Crammopiere. Allant évidemment en se rétrécissant de la ba- se à l'extrémité. (Corps allongé , assez étroit, ) 11 Leptuve. ^Presque plane en dessus , fortement rétréci et plus étroit que la tête an- térieurement. ( Tête prolongée en devant en une sorte de museau étroit, en carré long. Yeux globuleux , très- saillants. Elytres étroites , allant évi demment en se rétrécissant de la base à l'extrémité. Corps très-étroit, presque pointu au bout, ) 12 "Strani^alie. De douze articles i3 Eitryplére. 20S ANNALES Genre I. DesMOcfeRE, D esmocer us. De j. Tète prolongée derrière les yeux, sans diminuer de largeur; canaliculée en dessus. Corsele* mutique latéralement, trapézoïdal; les angles pos- térieurs terminés en pointe aiguë. Palpes filiformes; dernier article des maxillaires presque cylindrique ; le dernier des labiaux ovoïde. Antennes glabres, filiformes, rapprochées à leur base; de onze articles : le premier allongé, peu renflé, presque cy- lindrique; le second petit, cyathiforme; les neuf autres obconiques; troisième, quatrième et cinquième plus grands que les suivants et fortement dilatés à l'angle ex- terne; le onzième court dans les deux sexes. Elytres allongées, linéaires, arrondies et mutiques au bout, de longueur et de forme ordinaires dans les deux sexes; an- gles huméraux arrondis, point saillants. Ailes complètes dans les deux sexes. Mandibules courtes. Yeux assez étroits, échancrés. Ecusson court, presque triangulaire. Pattes de longueur moyenne. Tarses ayant leur dernier article grand, arquée plus long que les deux précédents réunis. ESPACES. 1. ûesmoceruscyaneus, Dej. Catal. — Stenocoruscyaneus, Fab. Syst. Eleul. tom. y, pag. 3o5, n" i. — Oliv. Enloni. tom. IV. Stencor.pag. 'iô, n" 18. PI. III, fig. 26. Amérique du nord. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 2o3 Genre II. Vespère, Vesperas, Dej. Gâtai. Tête forte, grande, portée sur un cou distinct; prolongée derrière les yeux, sans diminuer de largeur jusqu'au cou. Corselet mutique, conique, rétréci sensiblement en devant, sans aucun angle. Palpes renflés à Lear extrémité; article terminal des quatre en triangle renversé. Antennes glabres, filiformes, un peu distantes à leur base, plus courtes que le corps dans les femelles, plus longues que lui dans les mâles; de onze articles : le premier un peu renflé, presque en cône renversé ; le second très-court, cyathiforme; les suivants un peu déprimés, obconiques, allongés dans les mâles; le onzième court. Elytres linéaires, arrondies et mutiques au bout; angles huméraux arrondis, point saillants; de la longueur de l'abdomen dans les mâles ; celles des femelles notablement plus courtes que l'abdom.en, béantes à l'extrémité. Ailes complètes et de la Longueur des élylres dans les mâles ; nulles dans les femelles. Mandibules courtes, inermes, un peu recourbées et poin- tues à leur extrémité. Yeux grands, ovalaires, un peu saillants, légèrement échancrés. Ecusson presque triangulaire, arrondi au bout. Abdomen assez étroit, presque en cône allongé dans les mâles , très-grand et ovalaire dans les femelles. Corps assez mou. Pattes de longueur moyenne. Tarses ayant leur dernier article long cl droit. 2o4 ANNALES ESPKCES. 1. Vesperus strepens, Dej. Catal. — Stenocorus sirepens, Fab. Syst. Eleut. tom. 2, pag. Sog, n" 21. • — Oliv. Eii- tom. tom. IV, Stencor. pag. 26, n" 21, PI. I, fig. 1 b. Mâle. France méridionale. 2. Vesperus Luridus, Dej. Cotai. — Stenocorus luridus, Rossi , Faun. Etrusc. Mant. II, app., pag. 96, 5i, tab. 3, fig. 1 *. Midi de la France. Nota. M. Schonherr, Syn. Ins. tom. 5, pag. IfOy, rap- porte le Sten. luridus de Rossi au Sten, strepens de Fal)ri- cius, qui est certainement une espèce différente. Genre III. Rhamnusie, Rhamnusiam, Mégerl. Lat. [Règne anim., 2' édit. , tom. 2, pag. i3o.) Tête assez forte, inégale et creusée en dessus, plus large (luo la partie antérieure du corselet, prolongée derrière les yeux, sans diminuer de largeur. Corselet plus étroit que les élytres, rétréci et cylindrique à sa partie antérieure, resserré et rebordé postérieurement, inégal en dessus, muni de chaque côté d'un tubercule obtus. Antennes glabres, fdiformes, beaucoup plus longues que la tête et le corselet réunis, an peu distantes à leur base, presque dentées en scie ; de onze articles : le premier assez grand, en cône renversé; le second très-petit, cya- thiforme; les troisième et quatrième plus courts que les suivants, en cône renv^ersé; ceux de cinq à dix aplatis, presque triangulaires; le onzième court, pointu. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 2o5 Elytres iincaires, flexibles, guère plus larges que le corse- let, arrondies et mutiques au bout; angles huméraux ar- rondis, point saillants. Ecusson court, presque semi-circulaire. Yeux fortement échancrés. Mandibules assez fortes, courtes, inermes, terminées en pointe un peu arquée. Labre saillant, large, arrondi sur les côtés, cilié, légère- ment échaucré. Palpes maxillaires plus longs que les labiaux; article ter- minal des quatre un peu comprimé, presque triangulaire. Abdomen linéaire; son extrémité assez large et arrondie. Pattes fortes. ESPÈCE. 1. lîhamnusium salicis. — Bliagium salicis, Fab. Syst. Eleut. tom. 2, pag. 3i4» n° 6. — Stenocorus salicis, Oliv. Entom. tom. IV, Stencor. pag. 22. n" 17. PI. I,fig. 5 a. b. c. — Le Stencore rouge à étuis violets, Geoff. Ins. Paris, tom. 1 , pag. 224, n" 4- Assez commun aux environs de Pa- ris, sur le tronc carié des vieux ormes. Genre IV. Rhagie , Rhagium, Fab. Tête forte, plus large que le corselet, prolongée derrière les yeux en arrière, sans diminuer de largeur. Corselet plus étroit que les élytres, rétréci et cylindrique à sa partie antérieure, resserré et rebordé postérieurement, inégal en dessus, muni d» chaque côté iVune épine aiguë. Antennes à peine pubescentes, filiformes, c« peu près de la 9oG ANNALES longueur de la tète et du corselet pris ensemble, très-rap- prochces à leur base ; de onze articles : le premier assez gros, en cône renversé; le second petit, cyathiforme; les autres coniques^ h l'exception du terminal, qui est court et presque ovalaire. Elytres de consistance solide, allant en se rétrécissant de la base à l'extrémité; celle-ci arrondie et mutique; angles huméraux arrondis, saillants. Ecusson triangulaire ; ses angles aigus. Yeux très-peu échancrés. Mandibules fortes, inermes, terminées en pointe un peu îirquée. Labre saillant, large, arrondi sur les côtés, cilié, légère- ment échancré. Palpes maxillaires plus longs que les labiaux; article ter- minal des quatre un peu comprimé, presque triangulaire. Abdomen un peu conique. Pâlies fortes; cuisses un peu renflées. Ces Longicornes se trouvent sur les feuilles et sur le tronc des arbres. ESPÈCES. i. JihagiummordaXfF A.K, Syst. Eleut. tom. 2, pag. 5i3, n° 1. — Panz. Faun. Germ. fasc. 82,fig. 3. —Stenocorus scrutator, Oliv. Entom. tom. IV, Stencor. pag. 10, n° 5, PI. III, fig. 21. — Stenocorus inquisitor, id. pag. 9, n° 2, PI. II, fig. 1 1 b. Commun aux environs de Paris, 2. Rhagiam incf uisilor, F ab. Syst. Eleut. tom. 2, pag. 5i 3, n" 2. — PiYK. Faun. Suec. tom. 3, pag. 66, n° 1. — Panz. Faun. Germ. fasc. 82 , fig. i\. — Stenocorus nwr- dax, Oliv. Entom. tom. IV, Stencor. pag. 7, n" 1. PI. II, lîg. 12. Environs de Paris. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 207 5. Rhaglum indagator, Fàb. Syst. Eleut. lom. 2 , pag. 3i3, n° 3. — Payk. Faun. Suec. tom. 3, pag. 67, n" 2. — Panz. Faun. Gerni. fasc. 82, fig. 5. — Le Stencorenoir velouté de jaune, Geoff. Ins. Paris, lom. i, pag. 223, n" 2. D'Allemagne et de France, M. Schonherr |(5j». /ni. tom. 3, pag. 4^4) considère comme une simple variété de cette espèce le Bhagium mi yiutum, Fab. Syst. Eleut. tom. 2, pag. 3o6, n° 10. — Ste- nocorus minutus, Oliv. Entom. tom. IV, Stencor. pag. i5, n»8. PI. I,fig. 3. 4. Bhagium bifasciatum, Fab. Syst. Eleut. tom. 2, pag. 3i4i n° 8. — Stenocorus bifasciatus, Ouv. Entom. tom. IV, Stencor. pag. 1 1, n°4- P'- I» fig* ^' — Le Stencore lisse à bandes jaunes, Geoff. Ins. Paris, tom. 1, pag. 222, n° 1 . Environs de Paris. 5. Bhagium lineatum, Schon. Syn. Ins. tom. 3, pag. 4i4» n° 5. — Stenocorus lincatus, Oliv. Entom. tom. IV, Sten- cor. pag. i3, n° 6. PI. III, fig. 22. Amérique du nord. Genre V. Disténie, Distenia. Encycl. (Je;, deux fois, utsvo;, resserré.) Tête rétrécie en manière de cou immédiatement après les yeux, dépourvue de bourrelet entre ceux-ci; ayant au mi- lieu ime ligne longitudinale enfoncée. Corselet rétréci antérieurement et à sa partie postérieure, inégal en-dessus, plus étroit que les élytres, muni d'une épine de chaque côté. Antennes sétacccs, velues, rapprochées à leur base, beau- coup plus longues que le corps; de onze articles : le pre- mier fort long, en massue allongée; le second très-court^ ...08 ANNALES cyathil'orme ; les autres cylindriques, garnis en-dessous d'une rangée de longs poils soyeux, à l'exception du der- nier. Palpes grands; les maxillaires trois fois plus longs que les labiaux; de quatre articles : le preoaier court, menu; les deux suivants allongés, égaux, coniques; le terminal un peu plus court, plus gros, peu comprimé, presque triangu- laire. Palpes labiaux de trois articles : le premier menu, le suivant un peu renflé intérieurement, le dernier gros, ovale, un peu tronqué à son extrémité. Corps rétréci en devant et postérieurement. Pattes fortes, assez longues. Yeux réniformes. Mandibules courtes, fortes, obtuses à l'extrémité. Labre transversal. Elytres allant en se rétrécissant des angles huméraux à l'extrémité; celle-ci armée d'une épine; angles huméraux saillants. Ecusson arrondi postérieurement. Abdomen étroit, conique. ESPÈCE. 1. Distenia columbina , Encycl. tom. X, pag. 485, n" 1. Du Brésil. Genre VL Comètes, Comètes, Encycl. (xo//»iTris, chevelu.) Tète un peu rétrécie en manière de cou immédiatement après les yeux, portant au-dessus de rinscrtion des an- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. oo() tenues j entre les yeux, un bourrelet transversal ; une pe- tite ligne enfoncée part de ce bourrelet et atteint presque le Lord postérieur. Corselet presque de la largeur de la tête, plus étroit que les élytres, inégal en dessus , rétréci postérieurement ainsi qu'en devant, muni latéralement d'un tubercule épi- neux. Antennes filiformes, velues, rapprochées h leur base, un peu plus Iragues que le corps; de onze articles : le premier très-grand, en massue allongée; le second très-court, cyathiforme; les autres cylindro-coniques, assez gros, garnis postérieurement d'une rangée de longues soies. Palpes maxillaires trois fois plus longs que les labiaux; de quatre articles : le premier petit, grêle; les deux suivants assez longs , coniques ; le dernier , le plus gros de tous , ovale, peu comprimé. Palpes labiaux courts, de trois arti- cles : les deux premiers presque cyathlformes, le termi- nal plus gros, ovale. Corps presque linéaire, pubescent. Pattes courtes; cuisses un peu renflées; jambes antérieures subitement dilatées et renflées à l'extrémité; troisième article des tarses ayant ses deux divisions très-larges, éga- lant chacune en dimension l'article précédent. (Ces deux derniers caractères ne sont peut-être que sexuels.) Yeux réniformes. Mandibules fortes, courtes, obtuses à l'extrémité. Labre court, transversal. Elytres linéaires, rebordées, un peu déprimées en dessus; leur extrémité arrondie et mutique. Ecusson petit. i.o ANNALES KSPiîCE. 1. Comètes hirticornis, Encycl. tom. X, pag. 486, n* i. Du Brésil. Genre VII. Sténodîîre, Stenoderus, Dej. Catal. • • Têto rétrécîe en manière de cou immédiatement après les yeux. Corselet plus étroit que les élytres, rétréci antérieurement et à sa partie postérieure, inégal en dessus, an peu renflé sur les côtés, mais sans épine ni tubercule. Antennes filiformes, pubescentes à leur base, rapprochées à leur insertion; de onze articles cylindracés. Palpes presque égaux; les maxillaires de quatre articles; les trois premiers petits, très-courts; le dernier un peu plus gros et un peu plus long, ovale, tronqué au sommet. Palpes labiaux de trois articles fort courts, le terminal à peu-près conformé comme celui des maxillaires, (jorps rétréci en devant. Yeux globuleux, entiers. Mandibules courtes, assez fortes, mousses à l'exlrémité. Labre saillant, tronqué carrément en devant. Elytres presque linéaires, arrondies et muliques à i'ex Irémité. Ecusson arrondi postérieurement. Pattes de longueur moyenne. ESPkCE. 1. Stenoderus suturalis. — Stenocorus suturalis, Oliv. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 211 Ëntom. tom. IV, Stencor. pag. 29, n° 25. PI. III, fij;. 29. — ScHON. Syn. Ins. pag. 4o9> n' 46. Des Indes orientales. Etc. Genre VIII. Toxote, l'oxotus, Mégbrl. Dej. Gatal. Tête rétrécie en manière de cou immédiatement après les yeux, assez allongée, rétrécie en devant. Corselet élargi postérieurement , muni de chaque côté d'un tubercule épineux ; son disque inégal. Elytres assez longues, allant en se rétrécissant de la base à l'extrémité ; angles huméraux très-saillants, élevés, arron- dis. Corps assez allongé, duveteux en dessous. Antennes glabres, filiformes, rapprochées h la base, au moins aussi longues que le corps; de onze articles: le premier assez gros, renflé à Textrémité; le second très- petit, cyathiforme; les autres cylindriques; le quatrième visiblement plus petit que le précédent et même que le qua- trième. Yeux globuleux, assez saillants, entiers. Palpes maxillaires assez longs; de quatre articles : les deux premiers presque égaux, chacun d'eux plus long que le troisième; le terminal grand, élargi h l'extrémité, un peu creusé au milieu et comme tronqué au bout. Labre aussi long que large, presque carré, un peu échau- cré antérieurement dans son milieu. Mandibules cornées, arquées, inermes. Ecusson presque triangulaire, arrondi postérieurement. Abdomen allongé; celui des femelles ovalaire, arrondi au bout; celui des mâles plus étroit, en cône allongé, pres- que triangulaire , un peu recourbé en dessous, à l'extré- mité. 212 ANNALES Pâlies assez longues; tarses allongés; premier article des postérieurs fort grand, déprimé, presque linéaire, pres- que aussi long que tous les suivants réunis. PREMIÈRE DIVISION. Cuisses intermédiaires uniépineuses en-dessous; les pos- térieures bi-épineuses dans cette partie. Antennes ayant leur troisième, quatrième et cinquième articles distinc- tement renflés à l'extrémité. Corps plus épais, plus ra- massé que dans la seconde division. [Alàmeras Axt?, poinle, !xvj|Oo?, cuisse.) 1 . Toxotiis cinctas, Dej. Catal. — Rhaguwi cinctum, Fab. Syst. Eieut. pag. 3i4> 11° 5 • — Stenocorascinctus,Ohi\.Y^\\- tom. tom. IV, Stencor. pag. 24» n" 19. PI. III, fig. 27 D'Autriche. DEUXIEME DIVISION. Cuisses mutiques. Articles des antennes cylindriques. Corps assez effilé. [Toxotus propriè dictas.) 2. Toxotus cursor, Dej. Catal. — BhagUim cursor, Fab. Syst. jE'/caf. pag. 3i4> n°4« Femelle. — Payk. Faun. Suec. tom. 3, pag. 68, n" 2. Mâle et femelle. — Stenocoras cursor, Oli. Entom. tom. IV. Stencor. pag. 1 4, n" y* PL I, fig. 9. Fe- melle. — Bhagium noctis, Fab. Syst. ELeut. tom. 2, pag. 3 1 4 . n° 7. Mâle. — Panz. Faun. Germ. fasc. ly, fig. 3. Mâle. — Stenocoras noctis, Oliv, Entom. tom. IV. Stencor, pag. 17, n° 10. PI. I, fig. 10. Mâle. D'Autriche. 3. Toxotus dispar, Dej. Cat. — Rhagium dispar, Panz. Faun. Germ. fasc. 17, fig. 1. Mâle fig. 2. Femelle. — DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. s>>5 Stenocorus niger, Oliv. Entom. tom. IV, Stencor. pag. 19, n" 1 3. PI. III, fig. 2/J. Femelle. D'Autriche. 4. Toxotus humeralis, Dej. Gâtai. — Leptura humeralis, Fab. Syst. Eleut. tom. 2, pag. SSg, n° 26. — Panz. Faun. Germ. fasc. 44» fig- • '• — Stenocorus humeralis, Oliv. En- tom. tom. IV. Stencor. pag. 22, n* i6. PI. II, fig. 18. Au- triche. 5. Toxotus mer idianus , Dej. Gâtai. — Leptora meridiana, Fab. Syst. Eleut. tom. 2, pag. 356, n° i3. — Païk. Faun. Suec. tom. 3, pag. io4, n°4' — Panz. Faun. Germ. fasc. 45, fig. 10. — Stenocorus meridianus, Oliv. Entom. tom. IV. Stencor. pag. 18, n" 1 i.Pl. I, fig. 2, b, et PI. III, fig. 2,c. — Stenocorus sericeus, Oliv. Entom. tom. IV. Stencor. pag. 20, n° 14. PI' I. fig' 8. Variété. — Stenocorus lœvis, Oliv. Entom. tom. IV. Stencor. pag. 21, n° i5. PI. III, fig. 20. Variété. — Le Stencore à genoux noirs, Geoff. Ins. Paris, tom. I, pag. 2 23, n" 3. De Paris. Genre IX. Pachyte, Pachyta, Még. Dej. Catal. Tête rétrécie en manière de cou immédiatement après les yeux, un peu allongée et rétrécie en devant. Corselet élargi postérieurement, muni de chaque côté d'un faible tubercule plus ou moins obstus; son disque un peu convexe, le plus souvent lisse et uni. Elytres assez courtes, presque parallèles, ou à peine rètrécies vers leur extrémité : angles huméraux /?omf saillants. Corps assez court et ramassé, légèrement pubescenl. Antennes glabres, filiformes, de la longueur du corps, rapprochées à leur base ; de onze articles : le premier allon- gé, renflé; le second court, cyathiforme; les autres ob- IV. 14 ai4 ANNALES coniques; les troisième et cinquième allongés; le qua^ trième guère plus court que le suivant. Yeux arrondis, un peu saillants, entiers. Palpes maxillaires assez longs, de quatre articles :les deux premiers presque égaux; chacun d'eux plus long que le troisième; le terminal grand, élargi à l'extrémité, un peu creusé au milieu et comme tronqué au bout. Labre aussi long que large, presque carré, un peu échan cré antérieurement dans son milieu. Mandibules cornées, arquées, incrmes. Ecusson petit, triangulaire. Abdomen en carré long, peu rétréci postérieurement. Pattes assez longues ; tarses ordinairement peu allongés ; leurs articles le plus souvent courts, presque triangulai- res; le premier des tarses postérieurs ordinairement de longueur médiocre; le quatrième profondément bilobé. ESPACES. 1. Pachyta (iuadrimaculata,ï>E3. Cata\. — Lepturaqaa- drimacidata, Linn. — Fab. Syst. Eleut. tom. 2,pag. 36 1, n° 4i' — Payk. Faun. Suec. tom. 3, pag. 102, n" 2. — Oliv. Encyclop. tom. VII, pag. 5 16, n" 23. — Oliv. En- tom. tom. IV. Leptur. pag. 24,n''3i. PI. I, fig. 7. France, Allemagne, Suède; dans les pays de montagnes. Nota. Cette espèce, par la forme du corps, les inégalités du corselet el la longueur du premier article des tarses pos- térieurs, paraît faire le passage du genre précédent à ce- lui-ci. 2. * Pachyta ServUlei, Maille, inéd. (Long. 7 à 8 lignes.) Tète noirâtre. Corselet d'un brun- DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 215 noirâtre luisant. Elytres pointillées, d'un bleu violet Lril- lant. Dessous du corps noir luisant. Poitrine couverte d'un duvet court, cendré. Palpes, labre, mandibules et pattes, de couleur rousse. De l'Amérique septentrionale. Je dois cette très-jolie es- pèce à la générosité de M. Arsène Maille. 3. Pachjta virginea, Dkj. Catal. — Leptura virginm, Linn. — F/iH. Syst. Eleut. tom. 2,pag. 365,n''67. — Payk. Faun. Suec. tom. 5, pag. laô , n° 27. — Oliv. Encycl. tom. VII, pag. 021, n° 62. — Oliv. Entom. tom. IV. Leptur. pag. 28, n° 07. Pl. II, fîg. 24, a. b. France méri- dionale, Allemagne, dans les montagnes. 4. Pachyta colUiris, Dej. Gâtai. — Leptura collaris, Linn. — Fab. Syst, Eleut. lova. 2, pag. 365, n" 66. — Payk. Faun. Suec. tom. 3, pag. 126, n" 28. — Omv. Encycl. tom. VII , pag. 021, n° 5i. — Oliv. Entom. tom. IV. Leptur. pag. 27, n° 36. PI. IV, fig. 44* — Le Slencore noir à corselet rouge, Geoff. Ins. Paris, tom. 1 , pag. 228, n° ii. Environs df Paris. Sur l'Aubépine. Etc. Genre X. *GRAMM0PTkRE, Grammoptera. (ypoi/jL/jLixoi, linéaire, tttS/sov, aile.) Tête rétrécie en manière de cou immédiatement après les yeux, peu prolongée en avant. Corselet élargi postérieurement, assez élevé, un peu con- vexe, mutique latéralement. Yeux entiers, peu saillants. Elytres à peu près linéaires, presque aussi larges à Ccxlrémiiè (jii^à la hase. 2i6 ANNALES Corps presque linéaire. Antennes filiformes, glabres, de la longueur du corps, rapprochées à la base; de onze articles : le premier allongé, renflé; le second petit; les suivants obconiques. Palpes assez courts, les maxillaires de quatre articles: le premier plus court que le second; celui-ci plus long que le précédent et que le suivant, pris isolément ; le qua- trième ovale-allongé , assez arrondi à son extrémité , presque cylindrique, très-peu comprimé. Mandibules cornées, arquées, inermes. Labre court , transversal , coupé carrément ou un peu arrondi antérieurement. Ecusson petit, triangulaire. Abdomen en carré long, ses côtés presque parallèles; arrondi à l'extrémité. Pattes de longueur moyenne; tarses allongés. ESPÈCES. 1. Grammoptera lurida. — Leplura Larida, Fab. Syst. Eleut. tom. 2, pag. 559, n° 3i. — Panz. Faun. Germ. fasc. 49> fig* '6. D'Autriche. 2. Grammoptera suturalis. — Leptura suturalis, Oliv. Encycl. tom. VII, pag. 52i,n°47- — Oliv. Entom. tom. IV. Leptur. pag. 33, n° 48. PI. IV, fig. 49* Environs de Paris. •3. Grammoptera femorala. — Leptura femorata, Fab. Syst. Eleut. tom. 2, pag. 36o, n°32 (en retranchant la sy- nonymie de Paykull). — Leptura femorata, Oliv. Ency- cl. tom. VII, pag, 5 16, n" 19. — Oliv. Entom. tom. IV. Lep- tur. pag. 3i, fig. 44- PI. II. fig. i5, a. b. Environs de Pa- ris. 4- Grammoptera ruficoruis, — Leptura raficornis, Fab. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 217 Syst. Eleut. tom. 2, pag. 36o, n° 33. — Payk. Faun. Suec. lom. 3, pag. 1 27, n" 3o. — Ouv. Encycl. tom. VII, pag. 52 1 , n" 48. — Le Stencore noir à cuisses rouges, Geoff. Ins. Pa- ris, tom. i,pag. 227,n°io. Commune aux environs de Paris. Nota. La synonymie de ces deux dernières espèces est fort embrouillée dans les auteurs. 5. Grammoptera prœasta. — Leptura prceusta , Fab. Sjsl. Eleut, tom. 2, pag. 36o, n" 07. — Panz. Faun. Germ. fasc. 34, fig. 17. — Ouv. Encycl. tom. VII, pag. 5i6, \\° 20. — Ouv. Entom. tom. IV. Leptur. pag. 34, n" 5i, PI. IV, fig. 52. Environs de Paris. Genre XI. Leptube, Leptura, Linn. Tête rétrécie en manière de cou immédiatement après les yeux, peu prolongée en devant. Corselet élargi postérieurement, assez élevé, nn peu con- vexe, mutique latéralement. Yeux entiers, médiocrement saillants. Elytres allongées, allant évidemment en se rétrécissant de la base à Cextrémité : angles humérciux point saillants; plus ou moins tronqués h l'extrémité. Corps allongé, assez étroit. Antennes filiformes , presque sétacées j glabres , de la longueur du corps , rapprochées à leur base , de onze arti- cles: le premier allongé en massue; le second petit; les suivants cylindriques; le quatrième un peu plus court que le précédent, et même que le quatrième. Palpes assez courts; les maxillaires de quatre articles: le premier plus court que le second; celui ci plus long que le précédent et que le suivant, pris isolément; le qun- 2i8 ANNALES trième ovale-allongé, assez arrondi à son extrémité, pres- que cylindrique, très-peu comprimé. Mandibules cornées, arquées, inermes. Lnbre court, transversal, coupé carrément ou un peu arrondi antérieurement. Ecusson petit, triangulaire. Abdomen allongé, conique; celui des mâles plus étroit, légèrement recourbé en dessous à l'extrémité. Pattes de longueur moyenne. Tarses allongés; notamment les postérieurs, dont le pre- mier article est très-grand. Tarses intermédiaires ordinairement un peu plus larges dans les mâles. Les Leptures, ainsi que les autres genres formés à leur dépens, se trouvent dans les bois; quelques espèces sur letronc des arbres; mais le plus grand nombre fréquente les fleurs. Elles font entendre un petit bruit en frottant leur corselet contre la base des élytres. PREMIÈRE DIVISION. Elytres sans bandes traasverses. 1. Leptura virens , Lmy. — Fab. Syst. Ëleut. tom. 2 , pag. 358,n°20. — Payk, Faun. Suec. toni. 3,pag. 1 i7,n°i9. — Panz. Faun. Germ. fasc. 49» ^g- i3. — Oliv. Encycl. tom. VII, pag. 5i5, n° i5. — Oliv. Entom. tom. IV. Lep- tur. pag. 9, n» 8. PI. II, fig. 14. Nord de l'Europe. 2. Leptara hastata, Fab. Sysi. Eleul. tom 2, pag. 354, n" 2. — Panz. Faun. Germ. fasc. 22, fig. 12. — Oliv. Encycl. tom. VII, pag. 5i4, n° 12. — Oliv. Entom. tom. IV. Leptur. pag. 5, n" 2. PI. I, fig. 5, a. b. c. — Le Stencore DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 219 bedeau, Geoff. Ins. Paris, tom. I, pag. 226, n° 6. Environs de Paris, assez rare. 3. Leptura melanura, Linn. — Fab. Syst. Eleut. tom. 2, pag. 355, n° 6. — Payk. Faun, Suec. tom. 3, pag. 110, n" 11. — Panz. Faun. Germ. fasc. 69, fig. 19. Femelle. — Oliv. Encycl. tom. VII, pag. 5i3, n" 3. — Oliv. Entom. tom. IV. Leptur. pag. 6, n° 3. PI. I, fig. 6. Femelle. Com- mune aux environs de Paris. 4. Leptura vlllica^ Fab. Syst. Eleut. tom. 2, pag. 367, n" 16. — Payk. Faun. Suec. lom. 3, pag. 11 3, n° i4« Fe- melle. — Panz. Faun. Germ. fasc. 22, n° i5. — Oliv. Encycl. tom. VII, pag. 5 14» n° 10. (L'auteurme paraît se tromper sur les sexes, en donnant le mâle comme femelle, et réciproquement.) Oliv. Entom. tom. IV. Leptur. pag. i3, n* i5. Pl. II, fig. 25. Femelle. Environs de Paris. Nota. J'ai trouvé sur du bois coupé, dans la forêt de Saint- Germain, un individu femelle, qui diffère des femelles or- dinaires par une tache latérale allongée, ferrugineuse, placée au-dessous de chaque angle humerai des él y très. Etc. 5. Leptura SUbermann , Lefebvre , Revue entomologi- que, tom. 3. Prise le 21 juillet 1829 au mont Liban , en Syrie, par M. le docteur Lagasquie. DEUXIÈME DIVISION. Elytres chargées de bandes transverseï . 6. Leptura aurulenta, Fab. Syst, Eleut, lom. 2, pag. 364, n" 67. — Panz. Faun. Germ. fasc. 90 , fig. 5. — Oliv. Encycl. tom. VII, pag. 5 19, n» 37. — Oi.iv. Entom. 2'io ANNALES tom. IV. Leptur. pag. i8,n° ai. PI. III, fig. 5). Environs de Paris. Nota. La femelle a les antennes jaunes ou brunâtres; elles sont noires dans le mâle. 7. Leptura quadr'ifasciata , Linn. — Fab. Syst. Eleut. tom. 2j pag. 364, n° 56. — Payk. Faun. Suec. tom. 3, pag. ii4,n°i5. — Oliv. Encycl. tom. VII, pag. 519, n°36. — Oliv. Entom. tom. IV. Leptur. pag. 16, n" 19. PI. II, fig. 17,8. b. Environs de Paris. Etc. Genre XII. * STRKHGkuu, Strangalia. {atpv.yya.Xi.»., étranglement.) Tête rétrécie en manière de cou immédiatement après les yeux, prolongée en devant en une sorte de museau étroit, en carré Long. Corselet élargi postérieurement, presque plane en dessus, for- tement rétréci et plus étroit que la tête en devant, muti- que latéralement. Yeux globuleux, très-saillants. Elytres étroites, allant évideiamcnt en se rétrécissant de la base à l'extrémité; celle-ci tronquée, avec l'angle interne de la troncature prolongé en une sorte d'épine. Corps étroit, très-rétréci à l'exlréniilé. Antennes filiformes, glabres, de la longueur du corps, rapprochées à leur base , de onze articles : le premier allon- gé en massue; le second petit; les autres cylindriques; le quatrième un peu plus court que le précédent et même que le quatrième. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 221 Palpes maxillaires de quatre articles; le premier plus court que le second; celui-ci plus long que le précédent et que le suivant, pris isolément; le quatrième ovale-allongé, assez arrondi à son extrémité, presque cylindrique, peu comprimé. Mandibules cornées, arquées, inermes. Labre court, transversal, coupé carrément, ou un peu arrondi antérieurement. Ecusson petit, triangulaire. Abdomen allongé, conique ; celui des mâles plus étroit et un peu recourbé en dessous à l'extrémité. • Pattes de longueur moyenne. Tarses allongés, notamment lespostérieurs, dont le premier article est très-grand. Tarses intermédiaires des mâles un peu plus larges que ceux des femelles. Mêmes habitudes que le genre précédent. ESPÈCES. 1. Strangalia luteicornis. — Lepturatuteicornis, Fab. SysL Eleut. tom. 2, pag. 36 1, n° 46. — Oliv. Encycl. tom. VII, pag. 520, n** 4i« — Oliv. Entom. tom. IV. Leptur. pag. 20, n» 24. PI. III, fig. 34. Du Brésil. 2. Strangalia calcarata. — Lepturacatca7'ata,¥\B. Syst. Eleut. tom 2, pag. 365, n" 53. ]\Iàle. — Payk. Faun. Suec. tom. 3, pag. \ 14, n" 16. Mâle. — Oliv. Encycl. tom. VII, pag. 5i8, n' 33. Mâle. — Oliv. Entom. tom. IV. Leptur. pag. 14, n" 17. PI. I, fig. 1, b. Mâle. — Leptura sabspinosa, Fab. Syst, Eleut. tom. 2, pag. 363, n° 54. Femelle. — Payk. Faun. Suec. lom. 3, pag. 11 5, n" 17. Femelle — Oliv. Encycl. tom. VII, pag. 5 1 9, n" 34. Femelle. — Oliv. Entom. tom. IV. Leptur. pag. i5, n" 18. PI. III, fig. 3, b. Femelle. 222 ANNALES -— Le Stencore jaune à bandes noires , Geoff. Ins. Paris, tom. 1, pag. 224, n° 5. Mâle et femelle. Commune aux environs fie Paris; on la trouve ordinaire- ment sur les fleurs de ronce. Nota. Suivant M. Schônherr, la Leptura sinuata, Fac. Syst. Eleul. tom. 2, pag. 363, n° 55, n'est qu'une va- riété de la femelle. Etc. Genre XIIL * Euryptère, Euryptera, Encycl. (eujBUî, large, itrtpov, ailej Tête rétrécie en manière de cou immédiatement après les yeux, prolongée et amincie à sa partie antérieure ; cette partie faisant à peu près la moitié de la longueur totale de la tête. Corselet élargi postérieurement, presque triangulaire, al- lant en se rétrécissant fortement en devant, mutique la- téralement; angles postérieurs prolongés en une forte épine; celui du milieu s'avançanten lobe tronqué vers l'écusson. Yeux échancrés antérieurement. Antennes presque filiformes, un peu velues, de la longueur de la moitié du corps; de douze articles: le premier long, conique; le second très-court, cyathiforme, le troi- sième assez long; le quatrième plus court que le précé- dent; ceux de quatre à dix un peu dilatés intérieurement, presque en dent de scie, le onzième cylindrique, le dou- zième court, conique. Palpes maxillaires de quatre articles; le premier très- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 223 court, les deux suivants égaux, coniques; le quatrième cy- lindrique, guère plus gros que le précédent, égalant presque en longueur le second et le troisième pris ensemble, arrondi à son extrémité. Mandibules minces, fortement bidenlées h leur partie in- térieure. Labre court, coupé droit antérieurement, un peu échan- cré dans son milieu. Elytres allant en s'clarglssnnt de la base à C extrémité ; celle-ci assez large, un peu déprimée, tronquée et sinuée. Pattes assez courtes. Tarses h articles courts et larges. ESPÈCE. 1. Euryptera latipennis, Encycl. tom. X, pag. CSSjn' i. Du Brésil. FIN DE LA TJRIKU DES LEPTURÈTES ET UE L\ FAMILLE DES LONGICORNES. 224 ANNALES TABLE GÉNÉRALE DES GENRES DE LA FAMILLE DES LONGICORNES ET DES ESPÈCES DÉCRITES DANS LE PRÉSENT OUVRAGE. Acanthodëre. Acantbophore. Achryse. Acrocine. iEdile. Gr'tseofasciata. Signala. ^gosonie. Agapanthie. Allocère. Atnpliidestne. Quadridens. Anacanthe. Costatus. Anacole. Ancistrote. Hamaticollis, Ancylocère. AncylosterDc. Anisocère. Anisope. Arachnoïdes. Anopliste. Apomécyne. Dorcadioides. Scalaris. Arhopale. Aromie. Asême. Aulacope. Rcdculatus. Basitoxe. Armattis, Tom. P»6- Tom. P»g- IV, =9 Maillei. Id., id. I, i5a III, 57a IV, 16 Id., 3a Callichrôme. II. SS7 Id., 33 Callidie. III, 74 Id., id. C allie. IV, 60 I, 16a Azurea. Id., id. IV, 35 Callipogon. I, i4o I, 180 Barbatum. M., i4a III, 65 Calocome. Id., »94 Jd., 66 Gantharocnëme. Id., i3a 1, i65 Spondyloides. Id., id. Id., 166 Capricorne. III, i3 Id., loq Cartalle. Id., 94 I, iS5 Céragénie. Id., 33 Id., .37 CsHAUBVciNS, Trib. II, 528 III, 107 Cérasphore. Id., 10 Id., 49 Hirticomis. Id., II IV, 79 Cératite. IV, 34 Id., 3o Jaspidea. Id., 35 Id., 3i Céroctène. I, 196 II. 571 Abdominalis. Id., »97 IV, 77 Céroplésis, S. G. IV, 95 Id., 78 Chariée. Id., id. Id., ii Cyanea. Id., 198 m. 77 Charinote. III, 39 11, 559 Fasciatus. Id., 4o III, 79 Cbloride. III, 3i I, 144 Costata. Id., 3a Id., 145 Cbrysoprase. Id., 5 Festiva. Id., 7 Clostère. I, 193 Flabelticornit. Id., 194 I, »74 Clostrocère. III, 8a Id., .75 Banonii. Id., 85 DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. Clytus. Cœlodon. Golobe. Golobothée. Colpodère. Caffer. Comètes. Compsocère. Gompsosome. Mutiltaria. Niveasignata. Fariegata. Goptops, S. 6. Gorémie. Erytltromera, Gordylomère, Nitidipennis. Gosmisume. Criodion. Tomentosum. Grioprosope. Servillei. Crossote. Plumicornis. Gryptobie. Coccineus. Cryptocrane. Latérale. Cténode. Gténoscèle. Cycnodère. Tenuatus. Déile. Deltaspe* Auromarginata. Dendrobie. Mandibu taris. Maxillosus. Dérancistre. Dérobrachus. Brevicollis. Desmiphore. Desmocère. Desmodère. Variabilis. Disaulax. Disténie. Distichocère. Maculicoltit. Tom. p«(« TOD.. Pag. III, 83 Dorcacère. Id., 5o I, i64 Dorcadion. IV, 96 H, 554 Dorcasome. m. la IV, 69 Diyoctène. IV. 27 I. 178 Caliginosus. Id., 28 Jd., '79 IV, 208 III, 6a IV, 55 Eburie. III, 8 Id., 56 Morosa. Id., 10 Id., id. Elaphidion. Id., 66 Id., 57 Cyanipennis. Id., 68 Id., id. Elaphopsis, S. G. IV, ICI III, aa Enoplocère. I, i46 Id., a3 Ergate. Id., 143 Id.. id. Eriphus, III, 88 Id., 24 Immactilicollis. Id., 89 Id., •9 Mexicanus. Id., td. II, 571 Eudesme. IV, 81 Id., 57a Fascinas. Id., 83 III, 53 Grisescens. Id., id. Id., 54 Eupore. III, 20 IV, 52 Utrangulatus. Id., 21 Id., 53 Firidis. Id., id. III, 35 Eurymère. II, 566 Id., 36 Eburioides. Id., id. IV, 75 Euryptère. IV, 222 Id., 76 III, 35 I, i34 III, 101 Géranie. IV, 70 Id., 10a Gnome. Id.. 7^ Gracilie. III, éi Grammoptère. IV, 2l5 Gymnocère. Id., 85 III, 73 Scabripennis. Id., id. Td., Id., g Id., 41 Id., 4* Hamaticbère. III, i5 Id., 44 Betlator. Id., id. I, 181 Hémilophe. IV, 49 Id., j54 Dimidiaticomis. Id., 5o Id., i55 Hippopsis. IV, 4i IV, 62 Hoplidère. I, .47 Id., 202 Spinipennis. Id., i4S III, 37 Hoploscèle. Id., 169 Id., 38 Lucanoides. Id., 170 II, 562 Hylotrupe, S. G. lîl. 77 IV, 207 Hypsiome. Id., 38 III, 59 Gibbera. Id., 39 Id., id. IbidioD. III. io3 220 ANIMALES Tora. Pag. ' Armatum. III, 107 Miitica. Biiitbereulalum. Id., io5 Méroscélise. Cotnatiim. Id., io4 Viulaceus. Fus! fer um. Id., 106 Mésose. Piclum. Id., id. Métopocoïle. Sexgiiltatum. Id., io5 MaculicolUs. Signatum. Id.. io4 Microplie. Âgilis. Monochame. MoDodesme. Jonthode. Il, 5lQ Callidioides. Formosa. Id., id Morime. Lachnie. IV, 63 Nécydale. Par ni le la. Id., 64 Notophyse. Subeincta. Id., id. Lucanoides. Lamia. Id.. 25 Lamiaires, Trib. Id., 5 Léiope. Id., 86 MclancholiCits. Id., 87 Obrion. Pogonoclieroides. Id.. 88 Odontocère. Faripcnnis. Id., 87 Cylindrica. Leptocère. III, 109 Viirca. Lepture. IV, 217 Œdopèze, S. G. Lepturètes, Trib. Id., Oii) acanthe. Lissonote. III, 56 Oncidère. Listroptère. III. 7> Onycliocère. Litope. Il, 563 Orégostome. Fiolaceus. Id., id. Coccineum. LoHGicoHWEs, Fam. I, iig Disclodeum. Lopbonocère. III, 33 Nigripes. Oréodère. Cinerea. Pubicornis. Macrodontie. I, iSg Orthomégas. Macrope. IV, 18 Orthosome. Macrotome. I, 137 Orthostome. MaJacoptère. II, 565 Oxymère. Mallaspe. I, 188 Ozode. Mallocère. II, 567 NodicolUs. Glaiica. Id., id! Mallodon. I, 176 Mallosome. III, 68 Elegans. Id., 69 Pachyte. Mégabase. IV, 53 Servillei. Spcculifer. Id., 54 Pachytérie. Mégacère. Id., 42 Pachypèze, S. G Viltata. Id., 43 Parmène. Mégadère. III, 57 Pilosa. Mégopis. I, 16; Pélargodère. Tom. Pag. Id., 163 Id., i57 Id., i58 IV, 45 I, 170 Id., 171 IV, 21 Id., 22 Id.. 9» I. 160 Id., 161 IV. 95 II, 543 I, i58 Id.. 159 III, 95 II. 546 Id., 548 Id., 547 IV, «8 IV. 89 Id., 67 Id., 83 II, 55 1 M., 555 Id., 55a Id., id. IV, »9 Id., 20 Id., 21 I, «49 Id., i55 III, 61 Id., 5o Id., 98 Id., 99 IV, 2l3 Id., 2l4 II, 553 IV, 42 IV, 98 Id., 100 Jd., 7' DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. sey Vittatus. Phébé, S. G. Phcdine. Tricolor. Phénicocère. Dejcanli. Rolundicoltis. Piézocùrc. BivUlata. Platygnathe. Parallelus. Pœkilosome. Pogonochère. Serlifer. Sctosus. Polyarlhron. Pcclinicornis. Polyoze. Lacordairei. Polyrliaphe. Polyscbize. Prionaptèie. Flavipennis. Slapliylinus. Prione. Prioniens, Trib. Prodontie. Dimidiata. Promécès. Ptéricopte. Dorsalis. Ptéroplie. Acuminatus. Aodifer. Ptychode. PoUiiis. Purpuricène. Pyrode. Rachidion. Nigrltum. Rhagie. Rbainnusie. Rbapbipode. Sutura a s. Rhapbiptère, S. G. Rhinotrage. Analls. Suturalis. Rhopalophore. Tom. Pag. Id., 73 Rubida. IV, 57 SunguinicolUs. 111, 38 Rhytiphore. Id., 59 Rosalie. M., a8 Id., 29 Id., Id. m, 9» Saperde. M., 95 Lucluosa. I. i5o Senegalensis. Id., i5i Sapbane. Id., 184 Solénoptère. IV, 57 Spatboptère. Id., 59 Albilatcra. Id., .56 Spondyle. I, 189 Steiraslome. Id., 190 Sténaspe. Id., 166 Verticalis. Id., 167 Sténodère. IV, 26 Sténodonte. II, 564 Sténoplère. I, 200 Sténygre. Id., 201 Hislrio. Id., id. Tricolor. u.. »9> Sternacaatbe. ï. 120 Stictosome. m, 64 Semicostatut. Id., 65 Stizocère, S. G. Id., 27 Strangalie. IV, 61 Stromatie. Id., Id. Id., 65 Id., 66 Id., id. Tapeine. Id., -4 Teinnopis. Id., -5 Tœnialus. Il, 568 Téniote. I, 186 Tétraope. Tbyrsie. Titan. Tmésisterne. III. 54 Tomoptère. Id., 55 Stapliylinus. IV, 2o5 Toxote. Id., 204 Trachélie. I, 168 Macuticollis. Id., 100 Ociolineata. IV, 66 Puslu.'ata. II, 549 Tracbydère. Id., 55o Tracbysome. Id., id. Tragidion. III, 100 Tragocère. Ton.. Pag. Id., lOI Id., id. IV, 37 II, 56i IV, 45 M, 46 Id., 4» III, 8 1, i85 IV, 5o Id, 5i I, i3i IV, 24 III, 5i Id., 5a IV, 210 I, 173 II, 545 III, 95 Id., 97 Id., id. I, 172 Jd., i53 Id., 154 III, 107 IV, 220 III, 80 IV, 25 III, 90 Id., 9' IV, 90 Id., 68 I, >79 Id., i33 m. 7» II, 544 Id., 545 IV, III, 25 Id., 26 Id., id. Id., 25 Id., 45 IV, 40 III, 89 Id., 60 228 Australls. Tragosome. Trichophore. Obliquus. Vespère. ANNALES Tom Pag. Tom. l'ag. Id., Gl Xestie. JII, 16 l, iSg Spinipcnnis. Id., •7 m, ï7 Xylocaris. Id., 47 id., i8 Ocutata. Id., /i8 Xylotribe. IV, 80 fictcroccrus. Id., ul. IV, 2o5 Xystrocèrc. II, (^9 ISigrita. Id., -0 DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 5*9 PRODROME DE LA FAMILLE DES XYSTROPIDES, PAR M. SoLiER (de Marseille). (Séance du 5 septembre i854.) FAMILLE DES XYSTROPIDES Hétéromères : crochets des tarses dentelés en dessous. Tête subhorizontale, peu ou point rélrécie postérieure- ment dans la plupart. Poitrine du prothorax peu ou point échancrée, jamais l'échancrure n'atteint les hanches an- térieures contre lesquelles la tête ne s'applique pas (i); ces hanches sont tantôt suborbiculaires et non saillantes, et tantôt oblongues , saillantes et contiguès. Mandibules comprimées, bifides ou entières à leur extrémité. Antennes de onze articles , insérées sous le bord latéral de la tête. Elytres de peu de consistance, du moins dans presque tous. Ils vivent sur les fleurs. Cette Famille peut se diviser en deux petites Tribus. (i) Ce caractère distinguera celte famille des Clynocéphalides et des Tra- chclidcs, qui ont les crochets des tarses dentelés. IV. i5 23a ANNALES PREMIÈRE TRIBU, Cistélites. Mandibules bifides à leur extrémité. Hanches antérieu- res, dans presque tous, suborbiculaires et point saillantes au-delà de la partie du présternum qui les sépare, laquelle est presque toujours assez notable. Palpes maxillaires grossissant notablement vers leur extrémité , à dernier article fortement sécuriforme ou fortement cultriforme. Cette tribu semble lier la Famille des Xystropidesk celle des Coryso piérides . Voici le tableau des genres de cette Tribu : DE LA SOCIÉTÉ E>T0M0L0G1QUE. »5i L" Sectto*. Pemkièawatiefedal Ye«x amta^aat , d'ase naaiêreBoC^fe, à la par- tie >i ipCTiei m; de b tête et «■fênc OTMt . . . . i *I«*0r7«^t. Prenûer article des tarses antenecrs c:- tablesieat triangobire , et pins court qae les deax svnaairis raBMS> TroicièMC article des qaatre tvses aaténean *«•- siblement bilobé s *D i tt9f si s. Premier article des tardes antérieurs etrvMt, filiforme . notablement plus long que les deux suivants réunb. Troisième article \ des quatre tarses antérieurs subtron _ i que Dernier article des palpe» maxillaires pas no- tablement transTerse , trv^nque obliquement et cultriforme 4 *Prii>n> cA» ;i; J'ai marqué d'une * le» genre» nouteau». 2.32 ANNALES 2' Srclioi). l'énullicine article des tarses sans pe- lote membraneuse sensible. Tête allongée et notable- ment prolongée en arrière. Prothorax oblong. Anten- nes notablement épaissies depuis le cinquième ar- ticle, celui-ci compris . . 5 'Xyslronia. t'a 50 -ï a S-- ■^ I ^ t- 1 •3 S. jTête pins courte, médiocre- ment prolongée en arriè- re. Prothorax légèrement transverse , suborbiculai- re. Les cinq ou trois der- niers articles des antennes un peu plus épais que les autres , mais en cône al- longé 6 Lystronychuf, Antennes terminées par des ar- ticles notablement comprimés , le dernier large, ovalaire. ... 7 *Xyslroptis. Neuvième et dixième articles des an- tennes monilifbrmes 8 'Cieisa, \ Partie du présternum située entre les han- ches très- comprimée. Antennes subfili- tbrmes 9 Mycetochares. Dernier article des palprs maxillaires tronqué obli- quement au bout , et notablement cultriforme. An- tennes très-mincies, diminuant un peu de grosseur à leur extrémitéT • • 10 Cistela^ DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. PREMIERE SECTION. Pénultième article des tarses ayant en dessous une pelote membraneuse plus ou moins prolongée sous le dernier ar- ticle, au moins aux deux tarses antérieurs. Genre I. *Lohopoda. AUecuia , L/VTreille, Gbrmar, etc. Yeux fortement lunules et formant à peu près les trois quarts d'un cercle, convergeant en dessus vers la partie antérieure. Tête brusquement et immédiatement rétrécie derrière les yeux, ce qui les fait paraître plus saillants qu'il ne le sont en réalité. Mandibules courtes, minces et bifides à l'extrémité. Palpes maxillaires terminés par un article très-gros, très- transverse et notablement prolongé en dedans et irréguliè rement sécuriforme. Dernier article des palpes labiaux sécuriforme. Labre très-court et très-trans verse. Antennes longues, grêles, filiformes, à articles étroits et allongés, légèrement coniques. Prothorax subrectangulaire, à peine rétréci antérieure- ment, légèrement Iransverse, sinué à sa base en dessus et presque aussi large que les élytres. Cuisses filiformes. Les quatre tarses antérieurs, au moins, ayant en dessous une ou plusieurs pelotes membraneuses. Premier article des postérieurs Irès-long et égalant au moins les deux dernicrii réunis. •^54 ANNALES Elytres rétrécies de la base à l'extrémité. Je connais quatre espèces de ce genre que l'on peut divi- ser ainsi : PREMIÈRE DIVISION. {Lobopoda propriè dicta.) Point de pelote membraneuse sensible sous le pénultième article des tarses postérieurs. Yeux presque contigus en dessus antérieurement. PREUIÈBE SUBDIVISION. Une pelote membraneuse sous les quatre premiers ar- ticles des tarses antérieurs, plus ou moins dilatés, probable- ment selon le sexe. Une seule pelote aux tarses intermé- diaires, sous le pénultième article. Elle comprend : les AUeciUa Contracta, Illig. Germ. cl ^11. Brunnea, Dej. DtVXlkUB SOBDIVISIOM. Deux pelotes membraneuses, sous les 5' et 4' articles, aux quatre tarses antérieurs : dernier segment de l'abdo men notablement anguleux. Une seule espèce. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. «55 1. Lobopoda Striata. Long. 18 mill. Larg. 6 mill. {. Bufo-fusca , punctata, pUis resupinatls luteis, tecla. Elytris piinctato - striatis : antennis concoloribus. D'un brun rougeâtre obscur, plus clair sur l'abdomen : légèrement ponctuée dans toutes ses parties; de chaque point part un poil jaunâtre couché en arrière. Elytres h stries bien marquées et ponctuées. Prothorax subtrilobé à sa base en dessus. Pattes et antennes de la couleur du corps. Bahia. Je dois cette espèce h M. Salzmann, DEUXIÈME DIVISION. ( Monotoba. ) Une pelote membraneuse et arrondie au bout sous le pénultième article de tous les tarses. Yeux convergeant en dessus antérieurement, mais avec un écart notable. Cette Division mériterait de constituer un genre, Une seule espèce. 2 56 AINNALES 2. Lobopoda Dircœoides. Long. 20 mill. Larg. 7 mill. Pusca, vix punctulata. Elytris testaceis , punctis oblongis fuscis , striatls. Abdomlne pedibusque rufo-testaceis. D'un brun obscur sur la tête, le prothorax et la poitrine. Ponctuation très-fine et très-oblitérée, mais un peu plus marquée sur la tête. Elytres testacées, avec des stries peu marquées sur lesquelles on voit des points enfoncés oblongs, brunâtres et assez gros : leurs flancs ont un petit rebord marginal le long duquel on aperçoit une strie , avec de gros points qui vont en diminuant de grosseur vers l'extré- mité. Abdomen et pattes d'une couleur plus rougcàtre que les élylres. Palpes et antennes de la couleur de la lète et du prothorax. Du Brésil. Genre II. *Dielopsis. AUecuLa, Chevrolat, DiîjeAiN. Yeuxlégèrement lunules, ne convergeant pas sensiblement antérieurement au-dessus de la tête. Prothorax plus oblong et notablement plus étroit que la buse des élytres. Dernier article des palpes maxillaires très-gros, court, trans verse et régulièrement triangulaire. Labre plus saillant et moins transverse que dans le gnue t)récédeiit. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 207 Cuisses renflées dans le milieu et ovalaires. Pénultième article de tous les tarses divisé en deux lobes profonds, très-étroits et linéaires, réunisen dessous par une pelote membraneuse, Irès-grande et subtriangulaire : 5* ar- ticle des quatre tarses antérieurs bilobé et ayant en des- sous une pelote membraneuse très-développée et transverse; les deux premiers articles des antérieurs courts, triangu- laires, avec des pelotes peu sensibles en dessous. Le reste comme dans le genre précédent. Je ne possède qu'une espèce de ce genre venant de Cayenne et du Brésil, et dont un individu m'a été envoyé, il y a déjà long-temps, par M. Clievrolat, comme une es- pèce nouvelle d.'Allccula ; je pense qu'il doit l'avoir nom- mée, c'est ce que j'ignore. Genre IIL Allecula, Fab., Latr. Cistela, Oliv. Ce genre diffère du précédent par les tarses antérieurs moins dilatés , à premier article plus grêle , filiforme et notablement plus long que les deux suivants réunis, le se- cond beaucoup plus court, mais subcyliudrique. Troisième article des quatre tarses antérieurs, pas sensiblement bilobé. Pelote membraneuse du pénultième, beaucoup moins grande que dans les Dielopsis. Je ne connais que V Allecula Morio de Fabricius qui ap- partienne à ce genre. Genre IV. *Prionychus. Amarygmus, Latr., Règne animal, nouvelle édition. Helops, Fab. Yeux légèrement lunules, écartés notablement rn dessus 238 ANNALES et ne convergeant pas d'une naanière sensible à la partie antérieure. Tête subtrapéziforme,peu rétrécie postérieurement. Palpes maxillaires terminés par un article large, tronqué obliquement au bout et notablement cultriforme. Palpes labiaux terminés par un article sécuritorme. Antennes filiformes, plus ou moins longues, à articles co- niques diminuant de grosseur à la base et h l'extrémité. Prothorax notablement transverse, rétréci antérieure- ment, trapéziforme et légèrement échancré en avant. Son tergum est un peu plus avancé sur la tète que le pré- sternum; base sinueuse et à peu près aussi large que les élytres. Cuisses comprimées et larges : tibias filiformes. Tarses filiformes, à pénultième article sensiblement bi- lobé et à lobes réunis en dessous par une petite pelote membraneuse existant à tous les tarses. Ce genre a beaucoup de rapports avec les Cistela; mais il s'en distingue par le pénultième article des tarses. Il est basé sur VUelopsAter deFabriciiis, auquel je joins la Cistela Fusca. DEUXIÈME SECTION. Pénultième article des tarses sans pelote membraneuse en dessous, même aux tarses antérieurs. Genre V. *Xystronia. Lystronychus, Lath. Palpes maxillaires épais; 3* .article court et triangulaire, le dernier plus large et notablement sécuriforme- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. sSg Palpes labiaux étroits , terminés par un article beaucoup plus gros que les précédents et subrectangulaire. Tête oblongue, notablement prolongée, mais peu rétrécie derrière les yeux, qui sont lunules. Labre court et notablement transverse. Prothorax oblong, subrectangulaire, tronqué antérieure- ment et à sa base, légèrement arrondi sur les côtés et no- tablement plus étroit que les élytres. Antennes notablement épaissies depuis le 5* article. Ar- ticles de 5 à 10, larges, peu comprimés et à peine obco- niques. Dernier étroit, allongé, subcylindrique. Tarses filiformes à pénultième article tronqué. Le der- nier notablement plus long que le premier, même aux tarses postérieurs. J'ai basé ce genre sur une espèce du Brésil que je ne trouve point décrite dans le peu d'ouvrages en ma pos- session. . 1 . Xystronia Cœrulea. Long. 11 mill. Larg. 4 miH- {> Cœrulea, obionga. Capite punctato antè transx^ersim sulco Icsvlgnto imprêsso. Prothorace dorso punctato. Elytris panctato-strlatis , interstiliis oanctis in série unira dispo- sitis, majoribus dislanlibas medio pilosis. Var. A. V iridi-obscura, prothoracis pundis dorsalibus dcn tioribus. D'un bleu foncé terne en dessus et assez brillant en des sous. Tète un peu plus claire et plus verdàlre ponctuée •24o . ■ ANNALES en dessus, surtout à la partie postérieure; une impression transversale, proionde et lisse, sur la suture postérieure de l'épistoine. Prothorax rectangulaire, oblong, peu con- vexe et à ponctuation bien prononcée et assez serrée en dessus. Elytres d'un bleu indigo , avec des rangées de points en forme de stries, dans les intervalles des- quels on voit une rangée de points , généralement plus petits et écartés, parmi lesquels quelques-uns de loin en loin, aussi gros que ceux des stries, avec un poil droit ou peu couché dans leur milieu. La ponctuation du ventre est fine et Irès-écartée, avec quelques poils éloignés les uns des autres et semblables à ceux des élytres. Pattes très-ponctuées et velues. La Variété A est d'un vert obscur et la ponctuation du dessus du prothorax est un peu plus serrée. Je possède un troisième individu d'un bleu verdâtre, et dont la couleur est plus brillante sur les élytres. Genre VL Lystronychus , Latr. , Règne aninlal , nouv.eJle édition. Tête plus courte que dans le genre précédent et un peu moins notablement prolongée h la partie postérieure. Antennes presque fdiformes, les cinq ou trois derniers articles un peu plus épais que les autres, mais cependant en cône très-allongé; le dernier subcy'indrique, notable- ment plus long que le pénultième. Prothorax légèrement plus large que long, un peu rétréci en arrière, subglobuleux ou suborbiculaire , plus étroit que les élytres. Le reste comme dans le genre précédent , dont celui-ci difi^re principalement par les antennes, DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 241 J'en connais deux espèces; l'une d'elles est VHelops Equesti'is de Fabricius. Genre VII. *Xystropas. Lystronychus, Latr. Antennes terminées par une massue allongée, formée par les cinq derniers articles, notablement comprimés, le dernier sensiblement ovale. Prothorax sensiblement transverse, peu rétréci posté- rieurement et fortement arrondi sur les côtés. L^ reste coaime dans les genres précédents. Il peut se diviser en deux. PREMIÈRE DIVISION. ( Xystropus proprié d'ictus. ) Antennes courtes, à peine de la longueur de la tête et du prothorax réunis ; corps déprimé; pattes courtes. Helops Pilosus, Dejean ; Chevrolat; m litt. DEUXIÈME DIVISION. (Mecocerus.) Antennes presque deux fois plus longues que la tête et le prothorax réunis; corps convexe ; pattes longues; un petit étranglement h la base du prothorax , marqué en dessus d'un sillon profond. Une espèce du Brésil, qui formera très-probablement le 24'2 ANNALES type d'un genre distinct. J'ignore si elle est décrite, mais je n'ai pu la reconnaître dans le peu d'ouvrages que je pos- sède. 1 . Xystropus ? Dejeanii. Long, lo à 1 1 mill. Larg. 4 ^ ^ mill. Cteruleus vei vlridi5,pUissparsis redis vestitas. Capite valdè punctato : protliorace dorso valdè punctato reticulatocjue. Elytris punctato-striaiis, interstitlis punctis sparsis série unicâ dlsposilis. Tibiis extrorsùm canalicutatis. Couleur tantôt d'un bleu indigo et tantôt verte. Corps convexe, couvert de poils épars, redressés et assez longs. Tête fortement ponctuée en dessus. Dos du prothorax avec des gros points enfoncés, serrés, peu profonds et formés par une réticulation très -régulière. Elytres avec des rangées de points serrés en forme de stries, dont les intervalles ont chacun une rangée de points très-écartés dans lesquels est situé un poil assez long; les points des stries en sont dé- pouvus. Pattes très-ponctuées et plus velues que le reste du corps. Tibias avec un sillon longitudinal en dehors; les antérieurs légèrement triangulaires, avec -de petites dente- lures au côté extérieur. Du Brésil. Genre VIIL *Cteisa. Tête courte, suborbiculaire, avec un élranglement à la partie postérieure. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 245 Palpes maxillaires terminés par un article large, notabîe- ment sécuriforme. Labre très-court et très-transverse. Yeux lunules , très-écartés en dessus. Antennes courtes, terminées par une massue de quatre articles peu comprimés : 8* en cône renversé; 9* et 10' mo niliformes, globuleux; 1 1' ovoïde, oblique h sa base. Prothorax large, à peine rétréci antérieurement, très-lé- gèrement trapéziforme, sioué à sa base en dessus et à peu près de la longueur des élytres. Pattes courtes ; tarses fdiformes , à pénultième article Ironqué. Il a la forme des Prlonychus et des Cistela, mais il s'en distingue par les antennes. J'ai basé ce genre sur une espèce de Bahia que je crois inédite, cl que je dois h M. Salzmann. 1. Cteisu Hirta. Long. 7 mill. Larg. 5 mill. {. Nigra-obscura, oùlongo-ovatâ, saprà p'dis hispidis nigris lu- teoliscjuevestita, laxe punctulata; subtùs dense punctulata^ p'dis prostratis griseis tecta. D'un noir obscur; forme ovale, allongée, à ponctuation écartée , et couverte en dessus de poils redressés, les uns noirs, les autres jaunâtres. Les points des élytres sont ran- gés en lignes longitudinales et un peu lunules. Ventre et pattes à ponctuation serrée et couverts de poils grisâtres, courts et couchés. 244 ANNALES Genre IX. Mycetochnres , L^tr. , Fam. nat. et Règne ani- mal , nouvelle édition. MycetophUa , Gyllen. Latr. , Gen. Crust. et Ins. Tête courte , subhexagone. Yeux gros, lunules et très- écartés en dessus. Labre court et très-transverse. Palpes maxillaires terminés par un article gros, notable- ment sécuriforme et en triangle presque équilatéral. Antennes fdiformes, à articles coniques et un peu épais. Prothorax subrectangulaire , un peu plus étroit que les élytres. Hanches antérieures saillantes et serrées l'une contre l'autre, dans le bas, en comprimant fortement la partie du présternum qu'elles renferment. Pattes courtes; tarses très-grêles. Ce genre lie cette Tribu à la suivante et s'en distingue par le dernier article des palpes maxillaires. Myc. Flavipes, M. Bipastulata, M. 4. Pustulata,M. Bar- botas etc., etc. Genre X. Cistela, Fab., Oliv. , Latr., etc. Tête rétrécie et prolongée antérieurement. Yeux lunules, petits, très-écartés en dessus. Labre assez avancé, mais notablement transverse. Palpes maxillaires terminés par un article plus grand que les précédents , tronqué obliquement et notablement cultriforme. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQLE. 245 Antennes longues et grêles, un peu rétrécies h leur extré- mité. Prothorax iransverse, trapézlforme et guère plus étroit que les élytres. Hanches antérieures pas saillantes au-delà du présternum, qui les sépare d'une manière assez notable. Tarses filiformes et grêles, à pénultième article tronqué, sans pelote membraneuse en dessous. Espèces qui me sont connues : Marina, Apicalis, De'].,eAFutvipes. DEUXIÈME TRIBU, ctèntopites.. Palpes maxillaires terminés par un article à peine plus gros que le précédent et légèrement sécuriforme ou légère- ment cultriforme. Mandibules entières à l'extrémité. Han- ches antérieures presque toujours contiguës et saillantes au-delà du présternum, qui est très-comprimé dans la par- tie qu'elles renferment. Je la diviserai en trois genres, ainsi qu'il suit : ■s 2I g ^ ,' Paipes maxillaires à dernier article " ■- "^ assez sensibieiiienl sécuriforme et _ .-y S i légèrementtronqué obliquement au ,ara<% _ I .1 bout. Antennes grossissant un peu 'g.cJo^âol vers l'extréjnité M Omophlus. S g S '3 3 ; ^ ^ Ç -a jj 1 'Z a o,!^ *^ 2 i Dernier article des palpes maxillaires ««^"IjoI à peine plus large que le précé- « 2 "" c 2"'^ f 'ïent , mais tronqué très-oblique- c -S 3 ^ S ^ 1 ment et cultntorme tres-allonge. ^ "" """" " ^\ Antennes très-minces et Gliformes. i 2 *Cieniopus. Dernier article des quatre palpes à peine plus gros ou pins étroit que le pénultième et tronqué car- "ém'"* i3 'MeslHna. 'V. 16 246 ANNALES Genre XI. Omophlus , Még. , Dej. , in lit.t. Cistela , Fab., etc. Tête allongée, rétrécie et notablement prolongée anté- rieurement. Yeux médiocres, lunules, légèrement saillants et très- écartés en dessus. Dernier article des palpes maxillaires légèrement dilalé et sécuriforme allongé. Dernier article des palpes labiaux assez notablement sé- curiforme. Labre très-saillant, peu transTerse et légèrement échan- cré antérieurement. Antennes grêles , grossissant un peu vers l'extrémité, à dernier article tronqué obliquement. Prothorax transverse, rectangulaire, à peine plus étroit que les élytres. Tarses grêles, à pénultième article tronqué, sans pelote membraneuse en dessous. Types. Cistela Lcpiuroides, Fab. Oliv. ,etc. , et une autre espèce plus courte , plus large et à prothorax plus court et plus transverse ; c'est la Cist. Lepturoides de quelques entomologistes, mais non celle d'Olivier et de Fabricius. Genre XIL *Cteniopas. Cistela, Fab. et Auct. Dernier article des palpes maxillaires étroit, notable ment tronqué obliquement et cultriforme allongé. Palpes labiaux terminés par un article légèrement sécu riforme. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. H? Antennes très-minces et filiformes. Le reste comme dans le genre précédent. Espèces : Cist. Bicoior, Cist. Sulphurea et Cist. SuLphu - ripes. Genre XIII. *Megiscliia. Cistela, Fab. et Auct. Les quatre palpes filiformes, terminés par un article à peu près de la largeur du précédentj et tronqué carrément à son extrémité. Antennes grossissant plus ou moins vers leur extrémité. Le reste comme dans le genre Omophtus. On peut le séparer en deux Divisions principales. PUEMIÈRE DIVISION. [ [Megischia propriè dicta.) Présternum faisant en arrière des hanches antérieures une saillie notable, en forme de crête mince. Megischia Cuivipes {Cist. Curvipes, Dejean). DEUXIÈME DIVISION. (Podonta.) Présternum sans saillie en forme de crête à sa partir postérieure. i" Subdivision. Antennes grossissant peu vers leur extré- mité, plus longues que la tête et le prothorax réunis. 'i48 ANNALES Megis. Picicornis, M. ruficoliis, M. Nlgrita (i) et deux espèces peut-être inédites, une de Barbarie et l'autre d'E- gypte. 2"* Subdivision. Antennes courtes, grossissant d'une ma- nière notable vers l'extrémité. M. H œmorriwidalis et une seconde espèce àWl^er [Megis. Erythrocephala,So\.) voisine de la précédente; mais à tête, prothorax et pattes^ les tarses exceptés, rouges. Elle m'a été donnée par M. Emond d'Esclevin. (i) Cette espèce s'éloigne des autres, et se rapproche de la première Tribu par ses hanches, séparées par le présternum et peu saillantes. Elle devrait former le type d'im genre distinct. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 249 ESSAI SUR LES COLLAPTÉRIUES, PAR M. SoLlEU (Suite). (Séance du i*' octobre i834.) 2* Tribu. Tentyrites. Le menton est mitréformeou en hexagone îrrégulier, et remplit en entier, comme dans la Tribu précédente (1) , l'é- chancrure progéniale, mais son échancrure antérieure est généralement peu profonde. Il paraît le plus souvent moins anguleux sur les côtés, et même arrondi, parce que ses an- gles latéraux sont relevés en dedans. La languette, entièrement cachée, est fortement bilohée et ciliée antérieurement. Les mâchoires sont courtes, cachées sous le menton, et conformées à peu près comme dans les Erodlles; mais le lobe interne est terminé par un crochet corné, fort, et bien distinct des cils. (PI. V, fig. 4, i5; PI. VI, fg. 8, 23, etc.) Les yeux sont presque toujours latéraux, rarement infé- rieurs; et s'ils paraissent quelquefois supérieurs, c'est qu'ils sont couverts dans le milieu par une saillie postérieure de la !l) Lrs En.dilrs. •iôo ANNALES tête, rejoignant le bord latéral antérieur; et, dans cecas, les yeux reparaissent en dessous, et l'insecte semble en avoir quatre. L'épislome est le plus souvent acurainé, et il recouvre, dans le plus grand nombre, le labre dans l'inaction. Sa su- ture postérieure est presque toujours effacée ou peu ap- parente. Les mandibules sont courtes, épaisses, bidentées à leur exlrémité; le bord latéral et supérieur est relevé, et forme en dessus une dent plus ou moins saillante, très-rarement toi!l-h-f;îit oblitérée. Elles sont le plus souvent peu appa- rentes, lorsqu'elles sont fermées. La tète a généralement un bourrelet longitudinal au-des- sus des yeux; et Eschscholtz en fait «m des principaux ca- ractères de sa Famille des Tentjredce (2) , correspondant cxncltimentà cette Tribu; mais cette conformation n'est pas constante et ne leur est pas exclusive, puisqu'elle se retrouve dans un grand nombre de GoUaplérides. Elle a en dessous et en arrière du menton un enfoncement transversal plus ou moins profond. Comme dans les Erodites, le mésosternum et le mélaster- num se réunissent au-dessus des hanches intermédiaires, qui sont orbiculaires ; ils s'interposent, au moins à l'exté- rieur, entre elles et l'épimère mésothoracique. L'épisternum du mélathorax est plus variable que dans les Erodites ; il est cependant généralement subtriaugulaire, et sa suture avec le métasternum est ordinairement un peu courbe. Dans quelques-uns cependant cet épisternum est parallélogrammique ou rectangulaire-fdiforme , et dans ce cas !e métathorax a pîtis de développement, ce qui rappro- che un peu cette Trib'.i de la Famille desCorysoplérides. (i) Zodl. Atlas. « DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 261 Dans le plus grand nombre , les ptirties de l'arrière-poi- Irine sont évidemment articulées , et leurs sutures bien mar- quées. L'épimère du mésolborax est toujours bien distinct et s'interpose entre l'épisternum du même et les élytres. Le mésothorax a un étranglement antérieur toujours bien prononcé et fortement ponctué; son sternum est générale- ment séparé de la partie saillante du présternum; très-ra- rement la saillie postérieure de ce dernier s'emboîte en une espèce de bifurcation , formée par une fossette du méso- sternum. Les cuisses sont le plus souvent lisses et les tibias garnis de crénelures recevant de petits piquants, moins pronon- cés que dans les Eroditcs et quelquefois à peine visibles avec une loupe ordinaire : les postérieures sont notablement plus courtes que l'abdomen dans les deux sexes. Les tarses sont ciliés comme dans cette première Tribu. Ils vivent à terre et courent au soleil ainsi que les Ero- dites ; ils paraissent se nourrir de matières animales en dé- composition et d'animaux vivants de peu de consistance. J'ai rencontré plusieurs fois la Tentyria M acronata dévo- rant à l'ardeur du soleil des chenilles vivantes ; et , ayant approché doucement mon doigt de plusieurs individus de cette espèce, ils sont venus presque toujours le mordre sans façon, comme une proie à leur convenance. Les genres Hypcrops etStenosida, par leur corps filiforme, le développement du métathorax et la forme linéaire de l'épisternum de ce dernier , ont quelque rapport avec les Tagéniles ; mais ils s'en distinguent par leur bouche et leurs mœurs, qui les rapprochent beaucoup plus des Erodites. Voici le tableau des genres composant cette Tribu : 25 2 ANNALES t,3 O CU^C^ c c 2 "■-.: l'es- sai Tête avancée en pointe antérieurement , nullement échanCrée sur dans une fossetic de mésosternum, paraissant bifourchue. . . !_,. , , , , ... ,, . / Tête prolbndénient échan- Tête échancrec sur les côtes antér.eu- .^néiogramme. Yeux en- I rement; saïU.e postérieure du pre-^ ^.^^ médiocrement échan- slernum éloignée du n.esosternum.. { ^^j^j^^; ^^^^^ recouvert» . Yeux fermés /Corps large, point filiforme ;pro-/- Tibias antér". dans le milieu \ thorax subrectangulaire < Tibias antér». par le bord la- j \ aux épaules. • téraldelatêleACorps étroit, filiforme. Prothorax rétréci à la Métasternum presque aussi long latéralement que 'Dernier ar- ,Tibiasanté- rieurs é- pais, com- primés sen- dblement, triangu- laires. mer aussi Dernier ar- pes maxil- riforme. An- Iticles épais, nolable- ipetit que le Yeux plus OH moins / ouverts { dans le mi \ lieu. Yeux trans- verses, non orbicu- laires. Yeux dé- couverts sur toute leur surface Métaster- num nota- blement plus court que les cuis- ses intermé- diaires; son épisternum plus ou moins élar- gi antérieu-l rement. Yeux orbi- culaires. Tibias anlé- )ieurs fili- formes ou obconi- ques , pas sensible- ment trian- gulaires. Yeux très- Yeux nota- triangle, . . i Tibias an- ment. Men- Tibias an- subtronqué Yeux petits et peu appa- tome formant une saillie (i)"Dar.s le genre Stenhol ma, l'ënaibou (mI iinr pi'liU' saillie qui ne t'apeiçoit pas au premier (lant petits et orbicubliPB, on n'iicsilfra pas à le placir d.ine ca groupe. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. les côtés à la partie antérieure ; saillie postérieure du présternuui s'engagean t crée sur les côtés et sensiblement trilob ée; épisternum métathoracique en pa- tièremeat ouverts crée sur les côtés et à peine suhtriiobée;épisternum métathoracique subtrian- postérieurement par une saillie du bord latéral sensiblement triangulaires. Elytres carénées à la base jusqu'à l'écusson. . . peu élargis à l'extrémité; bord carénai des élytres terminé brusquement base, subcordiforme les cuisses intermédiaires; son épisternum filiforme ticle des palpes maxillaires cylindrique. Antennes à articles grêles, leder- grand au moins que le pénultième . ticle despal-/ laires sécu-i Angles postérieurs du prothorax saillant; angles huméraux tenues à ar- î fortement en crête. Menton peu écbanoré le dernier \ Angles postérieurs du prothorax arrondis. Angles liuméraus ment plusj non relevés en crête. Menton assez fortement échancré. . pénultième Articles desantennes du 4*au dernier, courts, épais, peu rétrécis à leur base, le dernier nota- blement plus petit que le pénultième. Base des élytres non marginée entièrement Articles des antennes très-rétrécis à leur base le dernier presque aussi giand que base des élytres presque tou- " jours carence jusqu'à l'écusson Prothorax arrondi sur les côtés ; un enfonce- ment profond de chaque côté de la partie in- férieure de la tète Protborax rectangulaire ou subrectangulaire; point d'enfoncement profond de chaque côté de la partie inférieure delà tête Epistome arrondi et plus ou moins acu- miné anté rieurement. IDent supé Irieure de Imandibules itrès-saillan- Jte; labre ré- 'tréci anté- i rieurement. Epistome tronqué f carrément. Elytres sen- siblement rétrécies à leur base ; angles hu méraux rond pe lant Elytres peu ou point ré- Iréciesà leur base. An- les humé- raux très- saillants. raux ar-j Articles des an dis oufftpe"^?,'*?!'^ usail- Je pénultième ;_ Troisième article des antennes plus court que les deux premiers et que les deux suivants réunis deux à deux. Pro- Dent supé-l thorax peu transverse, subrectangulaire ou rétréci à sa rieure des ] base mandibules< peu sensi-j Troisième article des antennes notablement plus long ble ; labrel que les deux premiers et qii'; les deux suivants réunis deux transverse | à deux. Prothorax uotablemnt transverse, arrondi sur les tsubrectan- \ côtés et aussi large à sa base 4u'antérieurement gulaire. ^ blement découverts en partie par le bord postérieur de la tête , avancé en tériems assez sensiblement triangulaires. Tête non trilobée antérieure- ton avec un sinus profond. , térieurs peu ou point triangulaùcs. Tête trilobée antérieurement. Menton rents, situés çn dessous, dans une fossette en arrière des antennes. Epis- notable , subrectangulaire i5 i Oxjeara. 1 Tricnloma. 3 Dailognatlm. 4 Culyptopsis, 5 Dichomma. 6 Hyperops. 7 Stcnosida. 8 Scelosodis, 9 Lophoma. 10 Pachychila, 1 » Microdcra, \% Tentyria. 1 3 Thalpopbila. i4 Hegeier. i5 AnaioUca. i6 Proclioma. 17 Mcsaslena. 18 Thlnobalis. 19 IlylUiius. 20 Slenlwlina. coupd'œil, parce que les élylies loni fortemeni rrlevérs cl comme itiiflijfs à leur base. Le» jeux 254 ANNALES Genre I. Oxycara. (PI. 5. fig. de 1 à 6.) Menton imparfaitement mitréforme, plutôt sinueux qu'é- chancré antérieurement, angles latéraux relevés en dedans de la bouche et cachés par les deux saillies latérales de l'échan- crure progéniale, ce qui le fait paraître arrondi sur les côtés Premier article des palpes maxillaires court et assez for- tement courbé; le deuxième plus long, à peine obconique et un peu courbé à la base. Les autres articles me sont in- connus {fig. 4)- Dernier article des palpes labiaux presque cylindrique et tronqué au bout, li peine renflé dans son milieu [fig. 5). Labre petit, rétréci en pointe antérieurement^ subtrian- gulaire et caché dans l'inaction. Mandibules courtes , épaisses , avec une dent bien pro- noncée en dessus, formée par le bord latéral supérieur re levé et recourbé en dedans [fig. 6). Antennes manquant dans le seul individu qui m'est connu; le troisième article à peine plus long que le se- cond. Epistome anguleux et acuminé antérieurement {fg. 6). Yeux transverses, enfoncés, beaucoup plus larges en dessus qu'en dessous : ils sont recouverts en partie par une saillie du bord latéral et postérieur de la tête : pli longitu- dinal au-dessus des yeux assez marqué; sillon transversal de la partie inférieure de la tête peu profond. Prothorax subrectangulaire , à quatre angles bien mar- qués et nullement arrondis ; sa base appliquée exactement contre les ély très [fig. i). DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. «55 Elytres aussi larges à leur base que dans le milieu, à on- gles huméraux saillants [fig. i). Présternum notablement saillant en arrière dans son mi- lieu, et s'appiiyant dans une fossette du mésosternum, en forme de bifurcation {fig. 2 et 3). Les quatre tibias antérieurs peu élargis à l'extrémité, et peu comprimés. Les quatre premiers articles des tarses antérieurs (les seuls qui me soient connus) courts, sub- Iriangulnires ; le dernier en massue , aussi long que les trois précédents réunis. Ecusson entièrement caché sous le prothorax. La forme de la poi'trine distingue ce genre de tous ceux de cette Tribu. 1. Oxycara Blapsoides. Fig. 1. Long. 9 mi!l. Larg. 4 mill. Nigra, subdepressa subparallela. Capiie dense panctato. Pro- thorace dorso punctato, punctis lateribas oblongis, basi obliteratis ; pleuribus valdè salcatis. Eiytris laxè et obso- lète granulosis, vix llneatls, retrorsàm sabproductls. D'un noir un pou brillant, subparallèle et assez dépri- mé. Tête fortement ponctuée. Prolhorax ponctué en des- sus , h points moins marqués dans le milieu que sur les côtés, où ils sont réunis, et formant de petits sillons lon- gitudinaux très-courts; ils sont effacés h la base, surtout dans le milieu ; les flancs fortement sillonnés en long; sillons s'afTaiblissnnt, mais se prolongeant sur les côtés du préster 256 . ANNALES num. Elytres couvertes de très-petiles granulosités fort écartées, et ayant comme des apparences de côtes lon^- tudlnales, mais très -peu marquées. Pattes d'un rouge-brun très - obscur. Je ne sais d'où vient cet insecte, mais je soupçonne qu'il est de Barbarie. Il a un peu le faciès d'un très-petit Blaps. Genre II. Trientoma. (PI. 5. fig. (te; à lo.) Menton horizontal, pas sensiblement mitréforme et plu- tôt en hexagone irrégulier; échancrure antérieure légère; un sillon transverse près de l'extrémité, bien marqué sur les côtés, et effacé dans le milieu ; angles latéraux appa- rents, pas sensiblement relevés [fig. 9). Palpes maxillaires à deuxième article assez long, mince h la base, et fortement renflé en massue à l'extrémité; le troisième court , en massue; le dernier peu élargi , en cône renversé et notablement plus long que le pénultième. Palpes labiaux filiformes; dernier article cylindrique. Labre petit, caché sous l'épistome. Mandibules courtes, épaisses, bidentées à leur extré- mité, avec une forle dent en dessus [fig. 8). Antennes courtes : 1" article subglobuleux; 2* et 5" coniques; ce dernier plus long que les autres; les suivants, jusqu'au 10^ compris, très-courts, submoniliformes : les ly et 10" un peu plus larges que les autres; le dernier sub- globuleux , notablement plus petit que le pénultième {fig. 8). Tête fortement Irilobce antérieurement; lobe intermé- diaire formé par l'épislomo, plus avancé que les autres ; rec DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGÏQUE. iô; tangulaire, tronqué carrément : sillon transverse de la par- lie inférieure, très-long et assez profond {fig. 8). Yeux transverses, légèrement couverts dans leur milieu par une saillie du bord postérieur de la tête. Prothorax convexe, subrectangulaire, fortement trans- verse , exactement appliqué contre les élytres et aussi large à la base qu'elles {fig. 7). Elytres marginées k la base jusqu'à la suture. Ecusson entièrement caché. Corps convexe, subcylindrique. Les quatre tibias antérieurs courts, assez sensiblement Irianguiaires. Tarses antérieurs et intermédiaires sembla- bles, à articles très-courts et allant en diminuant de lar- geur du premier au dernier; ces deux articles un peu plus longs que les intermédiaires, le dernier un peu plus long que le premier. Saillie du présternum assez sensible, mais ne s'appuyanl pas sur le mésosternum, Epislernum métathoracique, parallélogrammique , assez large {fig. 10). 1. Trientoma FarvasL (Fig. 7.) Long. 7 mill. ^. Larg. -ô mill. ;. Nigra, subcylindrica, xnper IcBvigata. Capite levlter punc- tulato, anté obsolète reticulato, supra ocidos longltrorsàm sulcato. Elytris supra carinam punctis magnis et minori- bus impressis. Antennis pedibusque obscure rufescentibus. Noire, subcylindrique. Tète léeçèrement ponctuée, et tj58 ANNALES faiblement réticulée antérieurement, avec trois ou quatre sillons longitudinaux, en forme de plis, au-dessus des yeux. Prolhorax paraissant lisse en dessus, mais ayant quelques petits points peu sensibles, même h la loupe : flancs h peine sillonnés dans lé milieu. Elylres lisses , avec une ligne de points interrompus n'atteignant ni la base ni l'extrémité, et si- tuée au-dessus de la carène; les points antérieurs sont beau- coup pins gros que les postérieurs : côtés de l'arrière-poi- trine couverts de gros points enfoncés, peu serrés. Abdomen lisse ou à ueine ponctué dans son milieu. Pattes et antennes (l'un rougeâtre obscur. De Cuba. Je dois cette espèce à M. Varvas, et elle m'a été communiquée également par mon ami M. Arsène Maille. Genre III. Dailognatha, Stûveu, Eschscholtz, ZooI. Allas, 3° livr. p. 9. — Tentyria, Brullé , Expéd. de Morée, Goléopl. (PI. 5 , fig. de n à 19) r^'enton relevé en dedans de la bouche, mitréforme, lé- gèrement échancré antérieiu'omcnt; paraissant arrondi sur les côtés, h cause des angles latéraux relevés en dedans et entièrement cachés dans la plupart; un sillon longitudinal dans son milieu [fig. i4). Palpes maxillaires épais : i**^ article très-court, fortement arqué; 2' allongé, conique; 3* un peu plus court que le précédent, conique; le dernier court, épais, subsécuri- forme [fig. i5); dernier article des palpes labiaux sub- eylindrique, fortement tronqué au bout {(îg. i4)- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQllE. iSg Labre petit, arrondi antérieurement, caché sous l'épis- tome dans le repos [fig. 1 1 ci 1 7). Mandibules épaisses, terminées par deux dents aiguës, et ayant en dessus une dent relevée, formée par le bord latéral {fig. 11). Antennes courtes et épaisses; 5° article plus long que les autres; les suivants, jusqu'au 9" compris, obconiques, épais à leur base et à peu près de même longueur; le lo* un peu plus court; le dernier notablement plus petit que le précédent'et tronqué obliquement [fig. :i). Tête ayant de chaque côté une échancrure h la partie au-delh des antennes, ce qui la fait paraître subtrilobée; lobe intermédiaire, formé par l'épistome, très -saillant et subtronqué en arc; les deux lobes latéraux très-peu avancés [fig. 11). Yeux transverses , recouverts postérieurement par une saillie notable du bord latéral de la tête. Prothorax subrectangulaire, un peu rétréci et tronqué carrément à sa base, s'appliquant exactement contre les élytres; à peu près aussi large h la base que dans le milieu, et dont la carène se prolonge jusqu'à Pécusson, qui n'est pas apparent [fig. i5). Corps légèrement déprimé en dessus, peu convexe. Présternum un peu saillant dans son milieu postérieure- ment, en pointe qui ne s'applique pas sur le mésosternum ; épisternum metathoracique rétréci postérieurement et h suture , du côté du métasternum , légèrement arquée [fig. 12). Tibias antérieurs, légèrement comprimés et triangulaires. Tarses antérieurs ayant leur quatre premiers articles courts; le premier un peu plus long que chacun des trois suivants, sensiblement triangulaire : dernier épais, un peu plus long que les deux premiers réunis. Les quatre autres tarses plus y(H) ANNALES allongés; i" article tics postérieurs plus long (jue le der- nier. Ce genre diffère du précédent par l'épistome notable- ment plus saillant et par la tête moins sensiblement trilobée, par le dernier article des tarses plus long, par le corps moins convexe, par les antennes point sensiblement moni- liformes, et enfin par la forme de son épisternum métatho- racique. C'est à tort que M. Brullé a donné le nom de Tenlyria h ce genre, qui n'est certainement pas celuide Latreille que ce célèbre entomologiste a basé sur sa Tentyria Inter- rupta. Voici le tableau des espèces : Sillon loDgitudiiiiil du menton presque entièremeiu rlVarc i Bitpana I ' j [ Sillon longiiudi i Sillon longiiudi l nal à l'exlrémilt- Ponctuation l des élyties bien dudessus très- / prononcé. . . . . i Variabilii ProllioriH sub-l / I'"» d" P'° l fi"" d peu rectangulaire l Mborax nota I prononcée. 1 Sillon del'exiré- àpeineréirécil blement sil f mité de» élvtres postérieure- ] ""«"» i la ] \ nul l Rugata. ment ; épii- / l^ase. j ^ lome très sail-<, k < | Prothoraï avant lant et peurè- j \ \ I en dessus une im- tréeiantérieu- i H i l prrssioii traus- rement ' fe.l * 1 I l verse à sa base. 11 et iS). f I f Pouctualion 1 Ventre nnirconi- I ] F de la partie y me le dessus. . . 4 ImpresskolU'. Sillon loOp'i I I «upérieure duS \ tudinal du / \ corps bien j Point d'impres \ menton bien"^ \ prononcée. B sion transverse à ^prononcé. 1 *> f la base du pro- I thorax en dessus. \ Ventre rougeâtre 5. Carceli. ' Impression transverse du des- 1 sus de la télé , située entre les Dos du pro \ antenne.!, très ■ sensible. Corps lliorax peu si- ' subparallèle 6 Caraboides. iiueus à la ^ base. s Impression transverse de la tête 1 à peine sensible. Corps plus élargi \ Vposlérieurement 7 Audouini. Protborai sensiblement i-élrécî en arrière. Epislonie n\oins saillant et assez for- tement rétréci antérieurement \fg. |5 et 19). .' 8 Vicina. DE LA SOCIÉTÉ ENTOl^lOLOGIQUE. 261 1. Da'dognatha Hispana. Long. 10 mill. ,- Larg. 4 miil. {• Nigra, oblongo-ovaiis, retrorsUm levlter d'datata, lœvigata. Mento.sulco longitudinali imperspictio. Prothorace subqua- drato, postice vlx angustato, baù angalato. Epistomovaldè porreclo antè Lalè subtruncato. D'un noir un peu brillant; allongée, un peu élai'gie à la partie postérieure et assez étroite à son extrémité. Ëpistonie très-avancé, peu rétréci en avant et tronqué largement et un peu en arc à son extrémité. Sillon longitudinal du menton très-peu marqué , et à peine sensible ; ce qui la distingue de toutes les autres. Ponctuation du dos visible seulement à la loupe, et encore paraît-elle très- oblitérée , surtout sur les élytres. Prothorax presque rectangulaire, sensiblement plus large que long, à peine un peu arqué sur les côtés et très-peu rétréci à la base, légèrement prolongée en saillie anguleuse occupant toute sa lara;eur. On voit sur le milieu du dos deux gros points enfoncés (1). Corps légèrement convexe. Elytres s'élargissant un peu au-delà de leur milieu, et se rétrécissant ensuite assez sensiblement h leur extrémité, légèrement obtuse, avec le sillon , situé entre le bord et la carène, effacé. Flancs du prothorax cou- verts de points lunules et un peu rugueux sur leur bord. Partie antérieure du mésoslernum et son épislernum égale- ment ponctués, mais à points Irès-écarlés. Le reste du ventre lisse. Sajllie postérieure et intermédiaire du préster (i) Peut-être ces deux points sont-ils accidentels. IV. . 17 '2(i2 AîNNALliS ii*iui d'abord relevée et se recourbant ensuite en pointe vers le bas. Espr.gne. Collection de M. Dupont, où e!le figurait sous io nom de Caraboides. 2. ûailognatha Variabilis. Tiniyria LcBolgata, Brull^, Voy. Scient. Morée, Goléop. P- '99? î.ong. 1 1 Y cl > 1 <"ill' -' Larg. 4 f ^ ^ mill. Nigra, obiongo-ovaUs, retrorsàm leviter d'datala, super punc- tulala. Mento medio sidcalo. Epistomo valdè porrecto an- licè, vix angustatOj lalè subtrancato. Protlwrace (jaadrato , dorso basi slniiato, vix iatiovfi quàm longiore, tateribas le- viter arcuatis. Elytris longitrorsàm sublinealis ; lineis ali- (jnando obtiteratis. Elle ressemble J)eaucoup îi la précédente; mais la ponc- Ination du dos est plus prononcée, le prolhorax un peu plus long et plus sinueux à la base, dont la partie saillante ne part pas des angles postérieurs. Sillon longitudinal du menton très -marqué. Elylres ayant quelquefois des plis longitudinaux imitant des côtes oblitérées; ces plis sont peu marqués dans quelques-uns. Les deux gros points du dos du prothorax sont tantôt Iiien marqués, tantôt oblitérés et quelquefois accompagnés de deux autres peu marqués. Le reste comme dans la précédente. Grèce. J'ai reçu cette espèce de MM. Varvas et Emond d'Esclevin,et je l'avais ci ue i'//e^e/er Caraboides de M. De- jean. .l'ai été détrompé par la collection de M. Dupont. Je ne suis pas certain qae ce soit la T i . i / Tète ayantl rélréci en ) fablement 1 I?""'"";-' >!" ( , l • . 11 / . I milieu de la en dessus, en-1 ponile . nulle < tiansverse, en f , , 1 , ,1. i'\i> jI base du pro- I lie les anten-lmint peiielie \ forme de i ., , "^ ri' l 1 , . 1 . .-.In \ tborai laree. . i Jimixi/iiin. I nés , deuj pe- jet sans pente 1 sillon. \ "^ ' Itiles f. ssetlcs / dent dans lel Epistome peu T orbieuhiires < milieu. f Menlon forlemeni érbancré; ou point re y ne formant i I impression inférieure de la Ifïc en bour<'pas un enfon-J \ tête en fosselle suborbieulaire relel. 'cernent traiio -jf \dans son milieu 3 Plittni. 1 verse. [ I 1 Epistoine penché aDtérieuitmenI , sub- f \ tronqué , avec une petite dent plus ou moins f 'sensible, dans son milieu 4 Pedinoîdti. \ Tète ayant en dessus, entre les antennes , un enfoncement \ notable et transverse , plus profond aux exirémilés latérales. . 5 Sutcifrons. Dos du prolborax sinueux à la baie. Élytres à peine ponctuées. 6 Steveni: Epistome | relevé en < Dos du prolht)rax arrondi à sa base. Elytres légèrement bourrelet. f réticulées , à ponctuation granuleuse , fine , mais assez pro- \ noncée 7 Saltmanni. B. Prothorax élargi plus régulièrement vers le milieu ^ et fortement arrondi sur les côtés. Elytres plus arrondies aux angles huméraux {fig. 7) . / Prothorax assez fortement rétréci / et échancré antérieurement. Angles antérieurs aigus 8 Ktintcl. (Tête ayant en dessus , en arrière du bourrelet , uû sillon transverse antérieurement. < bien prononcé. . 9 Impressifrons. Angles antérieurs j obtus. f Tète sans sillon ^ ( transverse bien \marqué lo Subcyllndrica. ' Base du dos du prothorax tronquée i dans son milieu avec une petite dent Epistome non 1 bien marquée de chaque côlé 11 Frioli. épaissi en s bourrelet. j Dos du prothorax prolongé dans.Ie f milieu de sa base en une petite saillie Vbilobée 12 Gtirmari, II. Prothorax moyennement transverse; sa largeur égalant au plus une fois et demie sa longueur moyenne {fig. 8) i3 TripoUana, DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. «291 I. Prothorax notablement transverse, h peu près deux fois plus large que la longueur du milieu. A. Prolhorax irrégulièrement arrondi sur les côtés; sa plus grande largeur est près de la base; angles huméraux peu arrondis {fig. 1). . Pachych'da Subovata, Eschscholtz, Zool. Atlas. Acisba Subovata , Kollar, Dejean,, in litt. Long. 10 à ]2 mill. Larg. 5 à 6 mill. Nigra, lata, subovalls. Epistomo haudvel paràm incrassato, antè suôtriangulare. Capite suprà bifoveolalo, subtàs pro^ funde transversim sidcato. Protfwrace valdè transverso basi pai'ùm sinuato, retrorsàm d'datato, ant'icè angustato, laterlbus irregidariter rotundatis , dense punctatis. Ely- trlspunctulalis, brevibus, humeris satis carinatls. Abdomine levi. • D'un noir mat ou très-peu brillant tant en dessus qu'en dessous. Tête à ponctuation bien marquée et assez serrée, avec deux fossettes orbiculaires, une de chaque côté, entre les antennes. Epistonie avancé en angle, peu ou point épaissi en bourrelet. Prothorax ponctué sur le dos, à peu près comme sur la tête, rétréci assez fortement antérieu- rement, et élargi près de sa base, qui est très-légèrement sinueuse et à peine avancée dans son milieu, en un lobe arrondi ; sa largeur égale presque le double de la longueur du milieu. Sillon marginal assez marqué au milieu de la base et très-peu dans le reste. Elytres courtes, larges, à 292 ANNALES ponctuation plus fine et plus écartée que sur la tête et le prolhorax, à bord carénai assez relevé aux angles humé- raux, et ayant quelquefois de petites côtes longitudinales à peine marquées. Dessous du prothorax le plus souvent plis&é en long sur les côtés et quelquefois presque lisse. Abdomen lisse. Sicile. Elle m'a été donnée par M. Famin. 2. Pochych'da Hispanica. Tentyria Pedinoldcs ? Dupont? Gollect. Long. i5 mill. Larg. 7 mill. Nigra, subovalis, lata, leviter punctulata. Epistomo haud incrassato, milè subtriangulare. Capite subtùs transi'er- sim profunde sidcato, snprà leviter bifoveolato. Prot/iorace valdè transverso, postice , propè basin angulatam , d'da- tato; antè angustato , lateribus irregalariter rotundato; basis margine medio laliore. ELytrls leviter punctulatis, humeris satis carinatis; abdomine punctulato. Même forme et même couleur que la précédente, mais un peu plus grande. Ponctuation du dos plus uniforme, même sur les èlytres , et plus écartée et moins prononcée que celle de la précédente sur la tête et le prothorax. Ce dernier semblable à celui de laSubovata, mais à base an- guleuse et non sinueuse et à rebord du milieu plus large, avec le sillon marginal moins profond près de cette partie. Flancs du prolhorax à rides très-oblitérées et abdomen légèrement ponctué. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 293 D'Espagne. Collection de M. Dupont, où elle était mar- quée, avec doute, comme la Tentjria Pedlnoides , Dej. 3. Pachych'da Nitens. Long. 1 1 mill. Larg. 5 mill. {. Nigra, nitidula, suùoralis, subdeprcssa, punctulata. Epistomo subsimplici , antè subtrlangulari. Capitc suùtàs niedio impressionis foveoUi magnâ notaio ; suprà atrlnqae longi- trorshm subsulcato, Protlwrace valdè transverso , propè basin leviter sinuatam d'datato, antè angustato, lateribus trregulariter rotundato. Elytris levlbus , htnneris leviter carinatis. Plus déprimée que les précédentes et d'une couleur plus brillante. Menton plus profondément échancré. Epistome simple, avancé en angle antérieurement. Tête très-légère- ment ponctuée et ayant en dessus deux sillons longitudinaux à la place des deux fossettes. Impression Iransverse du dessous peu profonde et marquée dans son milieu d'une fossette suborbiculaire assez large. Prothorax de même forme que celui de la Subovata, mais plus légèrement ponc- tué en dessus. Elytres paraissant très -lisses, mais ayant quelques petits points très-écartés et à peine sensibles à la loupe. Flancs du prothorax avec des plis longitudinaux. Abdomen lisse. J'ignore d'où me vient cet insecte, mais je présume que la Barbarie est sa patrie. 294 ANNALES 4. Pachych'da Pedinoides , Eschscholtz, Zool. Atlas. Acisba Pedinoides, Dejean, m litt. Tentyria Brevis, Sturm. (PI.7. fig. I.) Long. 1 2 à i3 mill. {. Larg. 5 -f à 6 milL {. Nigra , subparallela , magis oblonga , suprà punctulata. Epistomo aniè inclinato , subtruncato, medio unidentato, vix in arcii incrassato. Copite subtûs , sulco transverso medio(]ue puncto, impresso. Proiliorace ut Subovatâ. Ely- tris levibus aut vix punctulatis , humeris satis carinatis. Abdomine levi. D'un noir mat ou légèrement brillant; plus oblongue et plus parallèle que les précédentes. Epistome penché, sub- tronqué, avec une pelitc dent dans son milieu antérieur, légèrement épaissi en arc, ce qui fait paraître la tête arron- die. Impression transverse du dessous de cette dernière peu profonde, avec un gros point au milieu. Prothorax comme dans la Subovatâ, mais plus légèrement ponctué, ainsi que la tête, et avec le sillon marginal très-marqué près du milieu de sa base. Elytres lisses ou très-légèrement ponctuées, vues à la loupe. Carène des angles huméraux. assez relevée. Abdomen lisse. Flancs du prothorax légèrement plissés en long. De Tanger, d'où M. Salzmann l'a rapportée. 11 me l'a DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQIE. 295 «nvoyée comme la Tentyria Brei'is de Sturm. Je l'ai reçue aussi de mon ami, M. Arsène MailJe, comme venant du Sé- négal. 5. Pachjch'da Sulcifrons. Tentyria Pedinoides , Dupont, Coilect. Loo";. 1 2 mill. Larg. ô mill. ^. Nigra, oàlonga, subparaUeLa. Epistoino antè inclinatOy sub- truncato, medio unidentato , levlter angidatim incrassato. Capite, inter antennas , transversim suLcato, protkoraceqae ut Suôovatdj dense punctulatis, Eiylris leviter punctulatis, carinâ humerali satis elevatâ. Même forme que la Pedinoides, à laquelle elle ressemble beaucoup. Ponctuation de la tête et du dos du prothorax plus prononcée et un peu plus serrée» Bourrelet de l'épis- tome mieux marqué , quoique étroit et peu élevé, et plus anguleux. Un sillon transverse très-notable au-dessus de la tête, entre les antennes. L'impression transverse du des- sous peu profonde , avec de gros points oblongs , longitu- dinaux, plus rapprochés et plus marqués sur les côtés. Poi- trine du prothorax plus ridée. Le reste comme dans la Pedinoides. Barbarie. Collection de M. Dupont, où elle était confon- due avec la Pedinoides. 296 ANNALES 6. Pachych'da StevenL Long. 10 à 11 milL Larg. 5 à 5 mili. {. Nigra, subovalis, convexior, suprà leviter punctulata. Epis- tomo inclinato, medio unidentato, valdè incrassato. Capite suprà Impressione transversalls benè notaio , subtùsque pro- funde transversim sulcato. Prothorace, ut in precedentibus, basi siniiato medio, lobo rotundato utrinque sub unidentato, producto : hmneris subcarinatis. Abdomine levi. Même forme et même grandeur que la Subovata , mais plus convexe. D'une couleur noire obscure, légèrement ponctuée en dessus. Epistome fortement épaissi en des- sus , incliné antérieurement, anguleux, avec une dent au milieu. Tête avec une impression transverse bien marquée en dessus , et un sillon , également transverse , et très- profond en dessous. Côtés du dos du prothorax à ponctua- tion plus prononcée que sur le reste du corps. Sa base est sinueuse et comme prolongée en un lobe large et arrondi dans son milieu , de chaque côté duquel on voit une pe- tite dent peu prononcée, formée par les sinuosités de cette base. Elytres courtes, larges; carène assez saillante aux angles huméraux. Poitrine du prothorax légèrement ridée et ponctuée, avec le milieu très-lisse , surtout entre les hanches. Côtés de l'arrière-poitrine et des premiers seg- ments de l'abdomen avec quelques points écartés : le reste 1res lisse. Les élylres ont quelquefois de petites côtes longitudinales très-peu marquées. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 297 Cette espèce m'a été apportée d'Alger par M. A. Mon- fort. Je l'ai également reçue de MM. Friol et Emond. 7. Pachych'da Salzmanni. Long. i5 mill. Larg. 6 mill. ~. Nigra-obscura , paràm convexa, subparallela, satls dense punctulata. Epistomo valdè incrassato, antè angulato, uni- dentato, incUnatoque. Capite, suprà impressione transversal àenè notato sabtùsque transverslm profande sulcato. Pro- thorace ut in precedentibus , sed basl arcuato fiaiid sinuato. ELytris leviter rugatis, punctlsque leviter rugulosls, satis dense impressis : humeris benè carinatis, nullomodo rotun- datis. Abdomine punctulalo. Même forme que la Pedinoldes, mais d'une couleur plus obscure. Tête à peu près comme celle de la précédente, seulement plus ponctuée et à épistome un peu plus avan- cé, plus anguleux antérieurement et un peu plus relevé en bourrelet. Dos du prolhorax ayant la même forme ^uslalo , UUeriùus sinaato, oblasè angiUato ; basi leviter sinuato , subtruncato. Antennis crassis , subcylindrlcis. Mento antè marginato intàsffue reflexo. Eu ovale allongé , d'une couleur noire obscure. Tête Irès-faibleinent ponctuée en dessus et profondément sillon- née en travers en dessous. Prothorax oblong, rétréci anté- lienrement et un peu plus en arrière; sinué sur les côtés et dilaté en angle arrondi h son sommet, ce qui lui donne une forme hexagonale. Dos è peine ponctué, et ce n'est qu'avec une bonne loupe que l'on y aperçoit une ponctuation très- fine et effacée qui le recouvre. Elytres plus lisses que le dos du prothorax, très-rétrécies à leur base et très-callcuses aux angles huméraux. Ventre lisse. Antennes épaisses, sub cylindriques. De Coromandel. Collection de M. Dupont, où elle figurait sous le nom que je lui ai conservé. Genre XII. Tentyria, Latreille, Gen. Insect. — Eschs- CHOi.Tz , Zool. Atlas. — Stèven, Tentyr. et Opatr. Heilodronias, Brullé, Voy. Scient. Morée. Akis, Fabricius. Schon., Syn. Insect. Pimelia, Ouvier.* (PI. 7. fig. de 17 à 23.) Menton mitréforuic, à angles latéraux peu prononcés et à échancrurt: antérieure assez profonde [fig. 19). Palpes maxillaires grossissant vers l'extrémité. Dernier article épfiis, peu comprimé, légèrement «ccuriforme et DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 5id Uouqué au bout [fig. 19). Palpes labiaux filiformes, à der- nier article subcylindrique, tronqué à son extrémité; peu saillants et presque entièrement cachés (/?g. 20). Labre rétréci et arrondi antérieurement , caché sous Tépistome dans l'inaction. Mandibules courtes, peu saillantes et presque entière- ment cachées dans le repos. Dans le plus grand nombreflj^ la dent supérieure de celle de gauche est moins pro- ^r noncée. Antennes filiformes, à articles fortement rétrécis à leur base : le deuxième court; le troisième trois fois plus long que le précédent; les autres allant en diminuant de lon- gueur; neuvième et dixième presque monilifoi'mes, et le dernier à peu près de la grandeur du pénultième [fig. y 1). Epistome le plus souvent acuminé, rétréci au moins an- térieurement, rarement épaissi. Yeux trauiverses et ouverts. Prothorax de forme variable , arrondi sur les côtés, h angles postérieurs généralement point marqués, rarement aigus, et ne s'appliquant pas contre les élytres [fig. 17, 18, 22, 2 5). Angles huméraux arrondis et effacés. Base des élytres marginée des angles huméraux à l'écusson ; quelquefois cependant la carène est presque effacée avant d'atteindre ce dernier, et semble se terminer brusquement aux angles hu- méraux [fig. 17, 1 8, 22, 2 3). Ecusson faisant une petite saillie subtriangulaire entre les élytres. Tibias antérieurs des^màles minces, fdiformes, légère- ment épaissis à leur exlréwil»' et légèrement arqués ou si- nués au côté interne. Til)ias antérieurs des femelles, obco- nitjues, droits et pou épais. Tarses des précédents. 5iG ANNALES Ce genre difl'ère du précédent et des Packychila par ses antennes et par la forme des tibias des mâles. Tableau synoptique des quarante-sept espèces qui me sont connues: ê PREMIÈRE DIVISION. ïéle ayant en dessous une impression transverse, au« lond de laquelle ou ne voit qu'un sillon transverse peu marqué , en forme de strie, ou une fossette suborbiculaire située dans son milieu. I? DE LA SOCIÉTÉ ENÏOMOLOGIQUE. 017 IVothûiax un lobe tronqué Lobe du mi- lieu de la base du protborax, connue tron- qué, avec une dent plus ou moins mar- quée de cha- que côté delà Ironcalure. rEEMlliliK SUBDIVISION. prolongé en dessus, dans le milieu de sa base, en bien prononcé, bidenté ou écJiancré, rarement (fig. 17 et 18). / Dents posicrieuies du piothoraj bien mar- / quées. Elytres toujours sensiblement striécâ cl /Dos d'iiu noir I P"'"^'"^^' ' *"'^'''"' '""^ '^* stries i Mucrona '^ J Dents postérieures du prothorax peu saillan- f tes ou nulles. Eljtres très-ra-emeut striées et Vpas sensiblement ponctuées, môme à la loupe. . a Obton^a Suture postérieure de l'épistome marquée par uu enfoncement léger , mais bien appa- , rent à la loupe; point de sillon longitudinal dans le milieu du dos du prothorax, notable- ment transTerse 3 l^itida. Lobe du mi- lieu de la base du protborax échancré en Dos d'uD noir brillant. Elytre» à stries asseï ' fées. Suture postérieure de l'épistome non appa- rente, même à la loupe ; un sillon longitudinal court, dans le milieu du dos du prolborax. . . 4 Duponli. Lobe postérieur de la base du prothorax très-saillant et notablement lunule 6 Liguiica . Lobe postérieur de la base ' du prothorax peu sensible et ^légèrement écbancré (i). . . i3 Substit El} très anguleuses longiludinalement , c'est à dire à cotes ^longitudinales peu saillantes G Subcostala. DEUXIÈME Sl'BOIVISIOir. Dos du prothorax sinueux à sa base , dont le lobe du milieu est peu prononcé et rarement légèrement écbancré. Dos du prothorax presque déprimé; sa base légèrement arquée, presque tronquée carré- ment 7 Stncgaltniii / Elytres légè- ' rement ponr- 1 tuées. Ponc- Eljlres sans 1 L tuation de la strie» sensi-y / Eljtres lisses! tête bien pro- bles*, surtout^ / nu légèrement i noncée. Pro- ur les côtés, i I ponctuées, J thorax trèi- l sans rides sen-S convexe. Ely- 8 Ramburi. Dos'du prolsibles. Episto- J très lisses. Tê- thorax plus ou | me tronqué, f te à peine Base des élj 1 \ moins cou < f ponctuée. Pro- Ire» sensible- ] \ vexe, nou dé- 1 I thorax medio- meiit niargi y ^primé. i \ crème nt con- ée de» épau-\ f \Teie. 9 AnguiUrollis les à l'écus- \ I Elytre» ridées cl ayant de pe- • '. lits traits Uns et transverses. \ Epistome anguleux lo LeuieollU. S Stries des élytres distincte- ment ponctuées , non etiacées dans le milieu près de la base, ii MaiHei. Siries non ponctuées, ell'a rées dans le milieu, prés de la base des élytres ij Inlerrupia. côtés. f Stries des elytres très profondes et bien appa- V \rentes ij Subitriala. Rebord ie ^ Ely lies fortement striées i4 Marocana . I.i ba.w des] / Elytres fortement déprimées en dessus, élar- élytrca elfacél . . s gies et presque lisses. Tête et prothorax .égère- avant l'écn.- ^^ ^^^yj^" P"'"'; ,uent ponctués eu dessus i6 Galllca. '""■■ \^)- ' i Ely très peu déprimées, élroiles cl ponctuées. ^ T^ et prolhoiax ponctués en dessus |6 JEgypIinni. 'j Celle espèce .lyant quelquefois une pclile écbaneruic à sa base, je l'ai fait llgurer ici, que p«r le lobe du milieu de la base du prothcrax peu prolongé , elle ^ipparlierine à la i' suhdivi fi' La Tentyria lulcriupla a ce rebord peu ssillant, mais rcprudaiit rncore sensible ; tandis q • Irn à pfu p es effaré minme dan-lri Micnirlera. 3.8 ANNALES DEUXIÈME DIVISION. Iinpicssion iniérieure de la tète ayant dans son milieu un sillou transverse bien mar- qué, et généralement phitbnd, au moins sur les cùlés. PREMIKKE SUBDIVISION. Elytres non couvertes de gros points enfoncés en forme de fossettes, ni de côtes, interrompues formant des tubercules rectangulaires. A. Epistome notablement acuminé antérieurement par une dent aiguë et bien prononcée. Epistome le plus souvent épaissi. Carène de" la / base des éljtres ( Epistome fortement épaissi. Tête ajaot en dessus deux gros points point épaissie , 1 eufoucés 17 Bipunctata. même aux épau- / Epistome peu (" Elytres subcj'liudriques. Prothorax subglobuleux.. 18 Punctuloitrialn. les. Eljtres sub- \ épaissi. Tète sans 3 cylindriques on I deux gros points j élargies vers l'ex- I enfoncés. C Elytres élargies postérieurement. Prolborax oblong. 19 Glabra. trémité. ^ ., . , . ( "^P ? 1?'^ l Epistome peu épaissi. Protborai presque déprimé en 1 ' j^ 1 . 1. n "'j l'j dessus et peu arrondi sur les côtés 20 Lutreillci. base des elyUrsl e. Carène de laj ^ -.tonie assez sensiblement épaissi. Protborax plus epa.ss.e, surtout < base des élytres « t" ^^ ^^^; . ^^ ^^ j^^j^^^^^ J^^^j; ^^^ ,^3 ^5( .»; ,, 5^^^^^ -près des épaules. I crénelée. \ Eljlrcâ avales. f Dent de l'épistome bien prononcée , mais légèrement triangulaire. Carène de la base des éljtres non crénelée 22 Barbara. B. Dent du milieu de l'épistome ou nulle ou peu saillante et sensiblemen! élargie à la base et triangulaire. Epistome peu épaissi et souvent simple. a. Dos du prothorax peu ou médiocrement convexe. / Saillie posté- / ^ / rieure et inter- / ■y^j^ légèrement ponctuée. Suture postérieure de Epistome rel "le laire u l l'épistome pas sensible a3 Sicida. •^ ,1 presternum j '^ '^ courbe vers lel "^ . . ; , . , . l creusée efcom-< bas a son exire 1 ,t" ■ 1 mité. Cl- qui le 1 "^^ margmee , J j.^^^ notablement ponctuée. Suture de l'épistome lait paraître lé-/ "°" •k.'"'''''""'''" f bien sensible. 2i Grandi,. gèren.ent épais- V™"'"''^™^"' "' l lieu "' "^èt"" i Même saillie du / Partie du présternum comprise entre les bancbes . P'"'!" ""'f présternum sen- 1 rebordée sur les côtés. Elytres pas sensiblement réti- jours bien uiar-l '^ 'i, . » ,. ,s Triail.t ' 1 siblement re- J culées , ^° ^r»""- quee. I 1 • 1 ^ ^ I courbée vers le 1 \ bas à son ejtré- f Même partie du présternum unie. Elytres seasible- \mité. ^ ment réticulées «6 Dejeanii. f tJneran- / Elytres notablement / Ponctuation du dos bien prononcée, même gée de /plus larges que le ( sur les elytres , qui sont plus déprimées. . . 17 Depretsa, points en/ prothorax. Sillon ) forme de] transversal du dessous J Ponctuation du dos moins prononcée, sur- strie le I de la têle très-pro- f tout sur les éljtres, où elle est très-faible. long du l fond. \ Corps moins déprimé 28 Angulata. Epistoniel rebord I Elytres à peine plus larges que le prolliorax. Sillon transversal du non re- 1 marginal «dessous de la têle peu profond ; '9 J'"'"^"- urbé ) des ély- ] Saillie du prcsiernum , eutre les hanches, ayant une fossette qui rs le ^ très 7 la fait paraître marginée '° nomas. bas. Dent \ \ / Extrémité de la saillie intermédiaire di^résiernum dumilieui Point de 1 [ légèreittent recourbée vers le bas 3i Suhmauni. peu mari rangée. le I l / Elytres paraissant légèrement lubercuien- quée. (points lef 1 I ses par la disposition des rides. Caréné de la long du I Saillie! Extrémi-l base des elytres épaisse et très-prononcée. . 3j Subrugosa. rebord f posté- lié posté-l / Epistome ayant en dessus deux „ ,. , . marginal! rieure du/ rieure del / petites fossettes transverses. ... 33 Crlinrfni-a. > des ely- l préster- \ la saillie I Elytresl / . Elytres \tres. \ nnni non i iutermè- 7 lisses oui / ''**<'s ou II ' 'née J diaire du\ striéesou I I légère- préster- ridées,; / Epi^-ome ^ ^-^^^^ i numrele-i ma.sne ^ / ^^j_^^,^. 1 ^tr «s vee dans! parais- J I , / =""<^' leh.-.nt. f San. pas j I ' Tnx \ P""" tubercu-f Epistome ï*^ 1 luccs. . . 34 Tauitci- [ Icuse». I sans /- g Elytres \fosseltPs. \ • I ridées , \ \ subleti t \ culées. . 55 Fiiilieii. , | f Epistome pas nota- | I blemeut anguleux , Vsubarrondi 56 Banii. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 019 b. Prothorax fortement convexe en dessus, presque globuleux. Elvties déprimées. Prothor^ouvent piysque plane et snbhorjzoutale ; elle s'élargit un peu avant rextrémité, s'arrondît sur les côtés etse rétrécit ensuite en pointe moussé , de- manière a Hgurer à peu près un fer de lance. Dans quelques-uns rextrémité de celle surface se re- courbe fortement vers le haut et s'applique contre la partie verticale du pri'sterimm, dont la surface inférieure prend dans ce cas nn aspect tout dilVéreiit, à cause de l'arroudissenicnt de la partie pos érieure ; mais ou retrouve la même forme en suiv.inl vers le haut la partie recourbée. 2 ANNALES PREMlÈRIi DIVISION. Tête ayant en dessous une impression trans verse, au fond de laquelle on ne voit qu'un sillon Iransverse peu marqué et en forme de strie, ou une fossette orbiculaire dans son milieu. PREMIÈRE SUBDIVISION. Prothorax prolongé en dessus, dans le milieu de sa base, en un lobe bien prononcé, bidenté ou échancré, rarement tronqué. 1. Tentyria Mucronata, Sriv. Tenlyr. et O pat. pag. lo, n° 16. Pimelia Glabra, Oliv. Entom. tom. III, f. 9, pag. 19. Long. 1 1 mill. { à i4 mill. Larg. 5 à 6 mill. Nigra-oôscuraveL paràm nitidula, ovalis, teviter punctiUata. Capite subtàs medio imprcssionis stria transversâ. Protho- race transverso, Lateribus rotundato, suprà medio basis lo- bo truncato, utrinque unidenfato, valdè prodacto. Elytris leviter struitis. D'un noir obscur ou très-peu brillant : dos h ponctuation fine, mais serrée sur la tête et le prothorax, et plus écartée siu' les élvires. Prothorax court, transverse, fortement DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 52i atroodi sur les côtés, prolongé en dessus eten arrière, dans le milieu de sa base, en un lobe bien prononcé subtronqué , avec une dent bien marquée à chaque angle de la tronca- ture. Elytres assez élargies dans leur milieu et sensiblement ovales, surtout dans la femelle ; finement striées et ponctuées , prindfpalement sur les stries : ponctuation tantôt assez ser- rée et bien marquée, quelquefois pins faible et plus écartée sur les intervalles des stries; ponctuation du ventre pres- que oblitérée, surtout sur l'abdomen. Dessous de la tête avec une strie Iransverse très-fine au milieu de son impression. Commune dans les lieux sablonneux, aux environs de Marseille, où elle court h l'ardeur du soleil. Elle est recou- verte d'une poussière glauque, d'un cendré bleuâtre, qui se reproduit tant que l'animal est envie, mais qui finit par s'oblitérer et disparaître tout-à-fait. J'en possède quelques individus un peu plus grands, ve- nant de Barbarie. J'en ai vu une variéîé, apnartenant au Muséum de Paris, h élytres réticulées et à stries moins marquées. Je crois que c'est h cette espèce que l'on doit rapporter la Pimelia Glabra d'Olivier, mais nonV AkisGlabra de Fa- bricius. 2. Tentyria Oblonga. Long. i4 î^ à i5 mill. Larg. 5 ^ à 6 mil!. ^. Nlgra-obscura , ovalis vel oôlongo-ovatls , suprà punctnlata. Capite super, retrorsàm, medio, sulco brève longlludinatl plus mlnusve conspicuo ; subtàs stria trunsversâ. Protho- racc transverso suprà medio basis, lobo subtruncato ulrin- 02 2 Al^NALES que viv dentato, vaidè producto. Elytris plus minusve ru- gatis, subreticulaùs, subienlc vix punctuiatis; striis nulUs (lut rai'is. Vor. A. Ovalis, prothorace lobo basalitruncato haad dentato. Elytris slriatis, leviter reticulatls , subientè vix pur\£talatis. Bien voisine de la précédente, dont elle n'est peut-être qu'unie variété. Têle avec un petit sillon longitudinal très- court, quelquefois peu marqué, h sa partie postérieure. Loîjc du milieu de la base du prothorax tronqué, avec une dent beaucoup moins sensible de chaque côté de la tron- cature. Elylres h peine très-légèrement ponctuées vues h la loupej généralement sans stries et plus réticulées que chez la précédente; quelquefois les rides sont peu sensibles, et l'on voit une strie assez marquée près de la suture. La Variété A est plus large, les élytres plus striées elles dents du lobe postérieur du prothorax nulles. Serait-ce la femelle? #♦ De Barcelone. Elle m'a été envoyée par M. Sans. Cette espèce diffère principalement de la Macronata par le petit sillon de la partie postérieure de la tête et par les dents du lobe postérieur du prothorax très-courtes et même nul- les dans la Variété A ; ces deux caractères sont constants dans les huit individus que j'ai reçus de cet entomologiste. Les deux premiers individus qu'il m'avait envoyés, et qui ont servi de types à cette espèce, sont encore plus distincts, par leur forme plus étroite et plus allongée, et par le prothorax moins transverse et plus rétréci postérieurement. Les autres, quoique offrant un peu de différence dans la forme du pro- thorax, m'ont paru devoir leur être réunis. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQL'E. 3t>5 3. Tentyria Nitida. Long. i5 mill. Larg. 6 mil!. Nlgra, nitldula , ovalis , punctalata. Capite intcr antennas transverslm levlter impressOfSubtàs stria transversâ medio impressionis. Prothorace niagis tranaverso, saprà medio oa- sis Lobo truncato utrincjue parvo dente unico, valdè pro- ducto. Elytris posticè vix reticulatis, Icviter punctutatis. Elle se rapproche beaucoup de la Mucronata, dont je la crois cependant distincte. Couleur plus brillante; ponctua- tion de la partie supérieure de la tête et du prothorax moins fine et moins serrée; prolhorax plus trausverse,h lobe pos- térieur un peu moins saillant et moins fortement bidenté. Elytres h ponctuation moins marquée , plus lisses , sans stries, avec quelques réticulations peu marquées à la partie postérieure. Je crois que cette espèce vient de Morée, mais je n'eu suis pas bien certain. I^. Tentyria Dupont i. T entyria jE gyptiaca, Dup. Collect, Long. 1 1 mill. Larg. 4 mill. '-. Nigra, nitidula, ovalis, saprà vix puiictulata. Capite saprà transversim Iwud impresso ; subtùs stria transversâ medio itvpressionis. Prothorace vix transverso, dorso medio sulco 5;?4 ANNALES brève impresso, lobo basali valdè producto, truncato, tein- ter bidentato. Elytris vlx punctutatis haud retlculatis, striis duabus, propè suturam, vix conspicuis. Plus petite que les précédentes : d'un noir assez brillant. Prothorax peu ponctué, à peine plus large que long, lobe du milieu de la base tronqué, avec une petite dent de cha- que côté Je la troncature; un sillon très-court dans le mi- lieu de son dos. Elytres légèrement ponctuées, avec deux stries ponctuées à peine visibles à la loupe et situées près de la suture. Point de réticulation sensible; une rangée de petits points le long du rebord latéral. Egypte. Collection de M. Dupont, où elle était confondue avec VJEgyptiaca de M. Dejcan. 5. Tentyria Ligurica, Dej. Collect. Long. )3 ^ à i5 mill. Larg. 5 ^ à 6 mill. {. I\igra, obscara, ovalis vel oblongo-ovalis, lavigata. Cap'Ue sublàs, striâ transversâ punctoque niagno, impresso. Pro thorace vix transverso, lateribus sinuaio, subcordato, lobo basali valdè producto lunatoque. Elytris sulcatis, trans- versim plicatis, reticulatis. D un noir obscur, ovale ou ovale-oblongue selon les sexes : lisse sur la tête et le prothorax; ce dernier très-légèrement ponctué sur les côtés, presque aussi long que large, plutôt sinué sur les côtés qu'arrondi; rétréci en arrière, subcor- diforme; lobe de la base bien prononcé et plutôt échtm- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQLE. 325 cré que bidenté. Elytres profondément striées , ponc- tuées ou lisses; des plis transverses formant des rélicula- lions avec les stries. Tète ayant en dessous, dans l'impres- sion transverse, une strie transversale et un gros point en- foncé dans le milieu. Tibias antérieurs garnis de petits pi- quants intérieurement, presque aussi grêles dans la femelle que dans le mâle, et très-sinueux dans ce dernier. Rapportée de Corse par M.ledocteur Rambur. Je l'ai vue dans la collection de IVl. Dupont notée comme étant la Li- gurica de M. Dejean. 6. Tentyria Subcostata. Long. 1 5 à i4 mill. Larg, 5^ à 6 mill. Nigra, lei'iter paràm nitidula, ovalis , sublevis. Capite taxé panctuLato, subtàs medio profundè foveolato. Prothorace transverso, siibiunato, medio ùasls siiprà, loba lanaio, raldè producto. Elylris vatdé ovallbus, vix sublentè panctalatis, costis in utraque tribus oblitérâtes. D'un noir très légèrement brillant. Tète h ponctuation bien marquée, assez écartée et presque effacée à la partie postérieure, avec une fossette un peu transverse et profonde Pm milieu vie la partie inférieure. Prothorax transverse, as- sez écbancré antérieurement, subkuHilé, à dos très-fme- 1 ment ponctué, et prolongé dans le milieu de la base en un lobe assez prononcé, écbancré, et formant deux dents larges et obtuses : sillon marginal effacé au milieu de la base. Ely très assez convexes , courtes, ovales, h peine ponctuées : chacune d'elles ayant trois côtes très-peu prononcées, en- IV. 2 1 52G ANNALES Ire lesquelles on en voit quelquefois d'autres plus oblité- rées. Ventre presque entièrement lisse. De Barbarie. Je dois cette espèce à l'obligeance de M. Emond d'EscIevin. DEUXIÈME SUBDIVISION. Prothorax h base sinuée en dessus. Lobe intermédiaire peu prolongé, arrondi ou tronqué, rarement très-légèrement échancré. 7. Tentyria Senegalensis, Dej. Collect. Long. 12 mill. Larg. 4 tni"- ^' Nigra, leviter nitidula, ovatis, suprà punctulata. Capite su- per b:foveolato, subtàs punctomagnomedlo impresso. Pro- thorace dorso depresso, subcjuadraio, leviter transvemo , la- teribus rotundato. Elytris punctis dislantibus, basl cari- natis, stria unica basi et apice obliterata ; lateribus im- pressione oblonga notatis. D'un noir légèrement brillant. Légèrement ponctuée en dessus; ponctuation plus serrée sur la tête et le prothorax :| que sur les élytres. Tête sans impression transverse sensi- ble en dessous, mais ayant un gros point enfoncé dans son 1 milieu. Prolhorax déprimé en dessus, peu transverse, sub- rectangulaire, un peu dilaté et arrondi sur les côtés, à base' presque tronquée ; sillon marginal pas plus prononcé pos- térieurement que latéralement. Elytres marginées à leuri DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 027 base jusqu'à l'ëcusson, avec une strie sur chacune d'elles près de la suture : celle slrie s'oblitère près de la base et avant rextréuiilé. Elles ont une impression oblongue de chaque côté , près le rebord marginal et vers la partie an- térieure. Du Sénégal. Collection de M. Dupont. 8. Tentyria Ramhari. Long. 16 mill. Larg. 6 raill. Nigra, paràvi. nitiduta, ovatis. C'apite suprà punctidato, sub- tils , medio iniprcssionis transvcrsè, fovcolâ cum forma V impresso. Epistomo subtruncalo. Protlwracc convexo . vix Iransrerso, postlce angustato , sabcordato , dorso basi si- nuato , medio, iobo cnrto trancato , producto, Elylris le ribus, basi marginatis. • D'un noir peu brillant. Tète légère ment ponctuée en des- sus , ayant eu dessous une impression Iransverse peu pro- fonde, avec une fossette, presque en forme de V, dans son mi- lieu. Prothorax à peine plus large que long, rétréci posté- rieurement, subcordiforme; son dos lisse dans le centre, légèrement ponctué sur les côtés, et à base sinuée et légè- rement prolongée dans son milieu en un lobe tronqué, mais moins prononcé que dans la première Subdivision. Elylres ovales, lisses, avec quelques très-petits points h peine visi- bles avec une forte loupe; leur base largement mjirginée, th bordure peu relevée en carène. Ventre lisse. De la Corse. Elle in'a été donnée par M. le docteur Ram- biir. 3-:>8 ANNALES 9. Teniyria AngusticoUis. Long. i3 mill. '-. Larg. 5 mill. '-. lYigra, paràm nitidala, oblongo-ovalis, lœvigata. Capite su- pra vix punctulato, sablas foveolâ meclio impressionis sub- nuUâ. Epistomo subtruncato. Prothorax paràm convexo, vix transverso, postice vix angustato, sLibcfaadrato ; dorso basi sinuato, medio, lobo curto truncato, vix producto. Elytris basi marginatis. ( Femina ? ) Var. A. Obscura. Prothorace postice angustato, subcordato. {Mas?). Plus petite que la Ramburi, à laquelle elle ressemble beaucoup. Elle en diffère par l'absence de fossette sensi- ble au milieu de l'impression inférieure de la tête, moins ponctuée en dessus et presque lisse ; par le prothorax très - peu convexe, peu rétréci postérieurement dans le type de l'espèce, à lobe du milieu de la base moins prononcé ; ély- tres lisses, même à la loupe. La Variété A est d'une couleur plus opaque. Prothorax plus rétréci postérieurement, mais peu convexe, comme dans le type de l'espèce, dont elle ne m'a paru devoir être séparée, et dont elle pourrait être le mâle. De la Corse. Elle m'a été donnée par M. Rambur; je dois la Variété A à M. Mittre, qui l'a reçue d'Ajaccio. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 5.^9 lo. Tentyria LevicoUis. Long. i4 mill. Larg;. 5 milt. ~. Nlgra, obscura, sublcBvigata, oblongo-ovalis, Capite suprà vix panctulato, subtùs transverslm stria benè notato, me- d'toqae foveolâ subtriangulare impresso. Epistomo antè angalalo, medio submucronato , sutura posticâ notatâ. Pro- thorace convexo, suboblongo, postice angustato,sabcordalo; dorso medio sulco longitudinali, posticè abbreviato; basi sinuato medio, lobo curto truncato , producto. Elytris transversim leviter plicatis striisque undulatis. Se rapproche beaucoup des deux précédentes et s'en distingue par les caractères suivants : épistome rétréci antérieurement, anguleux, avec une très -petite dent dans son milieu; suture postérieure bien prononcée. Strie trans- versale du dessous do la tête mieux marquée, la fossette du milieu peu profonde, snbtriangulaire. Prothorax ayant sur le dos un sillon longitudinal, s'oblitérant en arrière aux deux tiers de la longueur; lobe du milieu de la base un peu plus marqué, ce qui rapproche un peu cet insecte de la première Subdivision. Elytres légèrement ridées en travers, avec quelques petits traits transversaux fins , mais bien visibles à la loupe, et quelques stries ondulées se con- fondant vec les rides. Corse (Bonifacio). Je l'ai reçue de M. Vieux. 33() ANNALES il. Tentyria Ma'dlei. Long. 11 ^ à i3 mill. Larg. 4 7 ^ 6 mlH. jYip'a, nitidula, ovalis^ Cnpite suprà leviter punctulato, sub- ' Jus medio imprcssionis fovcolâ parvâ orùicuiari nototo. Protkorace convexuiscalo , sahorbicalari , paràm trans- vefso ; basi leviler sinuato. Dorso piinctulato. Eiytrls bre- viter ovalibus, lavlgatis, str lis paràm profanais laxè punc- ialis, basi satis marginatis. Var. A. Obscara, foveold inferiore capitis transversâ. Elle ressemble assez à la Tentyria M acronata par sa forme. Couleur d'un noir légèrement brillant. Tèle légè- ï-ement ponctuée en dessus, presque lisse en dessous, avec l'impression Iransverse peu profonde, au milieu de laquelle on voit une pelile fossette siiborbiculaire bien marquée. Frothorax légèrement rétréci h sa base, peu Iransverse, sub- orbiculaire, convexe et sinué h sa base. Dos finement ponc- tué comme la tête, un peu moins cependant dans son milieu. Elylrés courtes, en ovale, lisses, avec des stries peu pro- fondes, ponctuées d'une manière écartée et quelques rides iransverses peu marquées. Base inarginée jusqu'à l'écusson d'une manière assez prononcée. La Variété A est plus petite, d'un noir obscur; l'impres- sion transversale du dessous de la tète un peu plus pro- fonde et la fossette du milieu plus transverse. Les stries des élytres un peu moins marquées et leurs points un peu plus serrés; on ne voit aucunes rides transversales. Se rait -ce une espèce distincte ^ DE LA SOCIÉTÉ ENÏOMOLOGIQUE. 53 1 De la Corse. Elle m'a été donaée par M. Rambur, et la Variété A par M. Vieux, de Bonifacio. 12. Tentyria Interrupta,L&.Tl^hlL'LE, Gen. Crust. etlnsecU, t. 2, p. i55. Tentyria Orbiculata , Dejean, in Utt. Long. 1 2 à 1 5 mill. Larg. ô à 5 mill. ~, Nigra, paràm nitidula, vix panel ulata, oblongo-ovalis. Capite subtàs medio foveolâ orblculari impresso. Prothorace nitl- diore, subdepresso, paràm transverso, eordato-orbieulari. Elytris oblongo-ovalibus, leviter strlatis, transversim sen- sim rugatis, basi obsolète marginatis. Var. A. Elytris paràm rugatis. D'un noir obscur, sensiblement plus brillant sur la tête et le prothorax, et principalement sur ce dernier. Tête lé- gèrement ponctuée en dessus, un peu plus en dessous, où l'on voit une fossette orbiculaire, quelquefois très -large. Prothorax déprimé et à peine très-Iégèremeut ponctué en dessus, peu transverse, rétréci postérieurement, cordi 'forme, suborbiculaire, à base légèrement sinueuse, presque arrondie. Elytres ovales-oblongues, légèrement striées et as- sez ridéoij entravers. La bordure marginale de la base peu prononcée , presque oblitérée , cependant visible à la loupe jusqu'à l'écusson. La Variété A est un peu plus grande et plus large, et les élytres sont moins ridées en travers. 332 ANNALES De Bordeaux. Collection de M. Dupont. La Variété A est de la coKcction du Muséum de Paris. Je ne doute nullement tjue cette espèce soit la Tentyria Interrupia de Latreille, et je pense avec ce savant, et avec M. ?>ié\eQ,({yieV Akis Orbicalata de Fabricius, qui est d'E- gypte, doit être un insecte différent de celui-ci. i3. Tentyria Substriata, Dejean. Dupont, Collecl. Long. 12 ^ à i3 mill. ^. Larg-. 5 à 5 mil!, f. Nigra, obscura, oôlongo-ovalis. Capite saprà punctulato , sub- tils medio foveolato. Prothorace dorso vix punctulato, vix transverso, parîim. convexo, postice Iqviter angustato, subcor- dalc. Elytris dorso subplanatis, valdc strlatis, str'ùs vagè pimdatis, transversimleviter rugatis ; basi obsolète, margi- natis. Var. A. Prothorace subcordato, basi leviter emarginato. Cette espèce se rapproche beaucoup de la Maillei , et s'en dislingue par son prothorax un peu moins convexe, moins ponctué, moins arrondi sur les côtés et moins orbi- culaire; par ses élytres plus oblongues, moins convexes, lé- gèrement déprimées sur le dos, plus fortement striées et un peu plus rugueuses. Elle diffère de V Interrupta par son prothorax moins déprimé et moins rétréci à sa base, et par les stries des élytres plus profondes et distinctement ponc- tuées. La Variété A se distingue par une petite échancrure dans le milieu de la base du prothorax, ce qui l;i rapproche un peu DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 355 de la Ligurica, mais le lobe du milieu de cette base est beaucoup moins prolongé que dans cette espèce. De la Corse (Bonifacio). Elle m'a été envoyée par M. Vieux. Je l'ai vue dans la collection de M. Dupont, sous le nom de Tentyria Sabstriata, Dej. \l\. Tcmyria Marocana,DE3Efiîi. CoUec^. Dupont. Long. i3 à i4 mill. Larg. 5 à 6 mill. Nigra, ol/scura,ovaUs. Capite suprà panctulato , subtùs foveo- lato.Prothorace transverso, s ublunalo, dorso viv panctulato, basi sinuato. Elytris basi liaad manifesté marginatis , sidcatis et transversim rugatis. Cette espèce ressemble beaucoup à la Sabstriata, mais elle est pltis large, son prothorax plus transverse , plus échancré anlérieuremeut et sublunulé. Elytres moins allon- gées, un peu déprimées, plus fortement sillonnées et pas sensiblement marginées à leur base. Métasternum avec une impression transverse, à angle droit sur le sillon longi- tudinal;, et ime petite bosse plus ou moins sensible à sa par- tie antérieure. De Tanger. Cette espèce m'a été envoyée par M. Salz- mann. Je l'ai vue dans la collection de M. Dupont, comme venant d'Algésiras, et sous le nom que je lui ai conservé. 1 5. Tentyria GalUca. Tentyria Orbicaiata, Dupont, Collect. Long. 10 cl 12 mill. Larg. 4^6 mill. Nigra, obscara , ovalis, drpressa, piinctulata. Capite sabtùs foveolato, posticc longiirorsùm suicnto lineâffuc clevatd bi- 334 ANNALES furcatâ. Prothorace sabdepressot vix cordato, transverso, dorso hipunclato. Elylris latls, depressis, carinâ basali antè scutellum obUteratâ, vix punctulatis ; striis valdè oblité- rât is. D'un noir obscur, dos déprimé. Tête finemfliit ponctuée en dessus, et ayant en dessous, outre la fossette antérieure, un sillon longitudinal postérieurement, et une ligne élevée, bifurquée en arrière, qui les sépare. Prothorax presque comprimé en dessus, légèrement rétréci en arrière et à peine cordiforme, suborbiculaire ; son dos h peine ponctué vu à la loupe, avec deux gros points enfoncés. Elytres pla- nes, élargies, ovales, ?ipeine.légèrement ponctuées et pas sen- siblement striées. La bordure de la base s'oblitère avant l'écusson. Mélaslernum avec un petit tubercule peu saillant h la partie antérieure, etunenfoncemenl triangulaire, bien marqué, à la partie postérieure. Bordeaux. Collection de M. Dupont. 16. Tentyria jEgyptiaca, Dej. in litt. An Akis Orbiculata, Fab. ? Long. 10 à 1 1 mill. Larg. 67^4 miH" ^ Nigra, suprA paràm nitidida, subtàs nitidior, oblonga vel oblongO'Ovalis, siipràpunctala. Caplte carinâ ocalaria,sub- obtiterata, subtàs foveolato. Oculis leviter prominuUs Prothorace Leviter transverso, paràm convexo, sublunato. DE L/V SOCIÉTÉ ENÏOMOLOGIQIJK 335 Elylris oblongls, sabcylindricis aut oblongo-ovatis, panc- tulatis, punctis majoriùus seriebas dispositis, carinâ ba- sait, antè scutellum oblileratâ. D'un noir peu brillant, oblongue-cylinflriqu» ou oblon- gue-ovolc. Têle ponctuée en dessus, sans impressions longi- tudinales prononcées et h plis oculaires presque entière- ment effacés : une fossette suborbiculaire à la partie infé- rieure. \ eux légèrement saillants : épistome tronqué. Pro- thorax légèrement transverse, subliinulé; élylres générale- ment étroites et subcylindriques, quelquefois légèrement ovales, assez ponctuées, avec quelques points un peu plus gros, disposés en bandes longitudinales; une impression de chaque côté h leur partie antérieure et près de la ca- rène. Ventre assez brillant, légèrement ponctué ou lisse. Egypte. Assez commune à Alexandrie, d'où elle m'a été n rapportée par M. Widmann, qui m'a dit l'avoir trouvée fré- quemment sous les bouses. Je présume qu'elle y recher- chait diverses larves qui vivent dans les excréments, ou qu'elle s'en nourrissait, comme les Ak'is,\es Blapsel la Pi- melia Bifunctata. Ce pourrait être V Ak'is OrbiciUata de Fabricius; mais la phrase de cet auteur est si courte qu'on ne peut rien assu rer h ce sujet. DEUXIÈME DIVISION. Tête ayant en dessous, outre l'impression inférieure, comme dans la première Division, un sillon transversal et profond, au moins sur les côtés, car il est quelquefois in- terrompu dans le milieu. 336 ANNALES PBEHIÈBB gUBDIVISIOn. Elytres non recouvertes de gros points enfoncés en forme de fossettes, ni de côtes interrompues, formant des tubercu- les rectangulaires. A. Epistome notablement et brusquement acuminé anté- rieurement par une dent aiguë et bien prononcée. 17. Tentyria Bipuncta. Long. 12 à i5 mill. Larg. 5 à 6 mill. JVigra, suprà paràm nltidula, subtùs nitldior, oblonga, subcy- lindrica. Capite super punctato punctisque duobus Impres- so ; subtùs transverslm profunde sulcato. Epistomo benè In- crassato ; antè reflexo , valdè et acutè acuminato. Protho- race ovato-transverso. Elytris leviter panctidatis , carinâ basall tenue scutellum attingente. D'un noir légèrement brillant en dessus, mais beaucoup plus en dessous. Tête assez finement ponctuée à la partie supérieure, avec deux gros points enfoncés; partie inférieure avec un sillon transversal, large, légèrement arqué et très- profond. Epistome assez fortement épaissi, penché anté- rieurement, avec une petite pointe mince, assez longue. Pro- thorax sensiblement transverse, comme tronqué antérieu- rement et à sa base, et arrondi sur les côtés. Elytres peu ponctuées, avec quelques points, à peine plus gros que les autres, disposés en bandes longitudinales. La carène de In DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 537 base esl fine, mais bien prononcée, et atteint l'écusson. Ven- tre presque entièrement lisse. De Barbarie. Elle m'a été envoyée par MM. VarvasetMit- tre. 18. Tentyrîa Punctatoslrtata,î)E3. in lilt. Long. 1 1 à 1 3 mill. Larg. 4^5 miil. Nigra, super obscura, subtàs nitida, oblonga, subcylindrica. Capite dense punctuLato, subtàs transverslm profunde sul- cato. Epistomo Leviter incrassato, antè reflexo, acutèetvaldè acuminato. Prothorace transversè ovali, dorso dense punc- tulato. Elytris obsolète punctalatis, punctisque mojoribus in striis dispositis ; carinâbasali benè distincte et scutellum attingente. Voisine de la précédente par sa forme et par sa couleur. Elle en diffère par les caractères suivants : Taille plus petite. Epistome peu épaissi, mais acuminé de la même manière. Tête un peu plus ponctuée et n'ayant pas en dessus deux gros points enfoncés ; sillon transversal de sa partie inférieure un peu moins large. Elytres à carène de la base mieux marquée et à ponctuation plus distincte, avec des points notablement plus gros et disposés en stries un peu irrégulières, et composées à peu près d'une seule rangée de points. Flancs du prothorax plus fortement ponc- tués et quelquefois rugueux. Egypte. Commune à Alexandrie , où M. Widmann, au- quel je la dois, l'a prise avec VjEgyptiaca. 338 ANNALES 1 Q. Tentyriu Glabra, Akis Glabra, Fabh. Syst. Eleuth. i, pog. i36. Excl, Synon. Oliv. Tcniyrla Parùmpanctata, DupojNT, Collecl. Long. i4 niill- Larg. 5 luill. \. Nigra, nitida, oblonga, antèapicem d'datata, glabra, Episiomo lev'der incrassato, mcdio valdè acuminato. Caplle laxè vix punclulato , protlwrace oblongo , subcordato ; lalcribiis le v'itcr rotundato, vix punciidaio, basi sinuato sulcoquc trans- verso pi'ofundo. Elytrls'basi carlnatis , postice dilatatis , lev'der piinctulatis . punctis inaj or'ibus in serlebus disposhis. D'un noir brillanl en dessus et en dessous, paraissant très-lisse à la vue simple et comme polie : on aperçoit ce- pendant avec la loupe une ponctuation très-légère. Forme oblonguô et élargie vers Textrémité. Epistome légèrement renflé, courbé et assez fortement acuminé dans son milieu antérieurement. Protbprax aussi long que large, rétréci en arrière, subcordiforme, légèrement arrondi sur les côtés, à base légèrement sinuée et arrondie dans son milieu; dos presque lisse, h côtés un peu plus ponctués, quoique très- légèrement; sillon marginal très-pvofond et très- large au milieu, près de la base. Elytres \x base notablement carénée jusqu'à l'écusson, à ponctuati<-.n h peine sensible sur la ma- jeure partie de leur surface ; mais on y aperçoit des points mieux marqués, rangés en séries plus ou moins larges, ne formant pas de vraies stries. x\bdomen très-brillant et très- lisse. Poitrine ayant quelques points dans son milieu. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 339 Egypte. CoUeclion de M. Dupont. Sa patrie et la phrase de Fabricius me font présumer que c'est son Akis Glabra. 20. Tenlyria Latrelllei. Long. i5 mill. ~ Larg. 6 mill. I\/igra,super obscura, subtàs nilida, ovalis, lavigata. Capite suprà Icviter panctulato, punctis duoùus magiils impresso ; subtàs transversiin profundè sidcato. Epistomo levitcr in- crassato, valdè acuminato. Oculis Ici'iter prominulis. Pro- thorace subdepresso, suboblongo, retrorsàm vix angustato, subquadrato. Eiytris levibus, carinâ basait incrassatâ cremdatâ. D'un noir obscur en dessus et brillant en dessous. Tête légèrement ponctuée, avec deux gros points enfoncés à la partie supérieure et un sillon Iransverse très-profond et droit à la partie inférieure. Epistome légèrement épaissi, courbé vers le bas antérieurement, avec une pointe longue et aiguë dans son milieu. Yeux légèrement saillants. Prolhorax à peine plus large que long, peu arrondi sur les côtés et peu rétréci vers la base, quiestsinuée; son dos presque déprimé et entièrement lisse. Elytrcs lisses, ovales €t assez larges; carène de leur base , épaisse et crénelée. Ventre très-lisse, avec les flancs du prolhorax à peine légèrement ponctués: extrémité postérieure de la partie intermédiaire du préster- num obtuse et légèrement recourbée vers le bas. De Barbarie. Cette espèce m'a été donnée par M. Mittre. 54o ANNALES 21. Terdyria Sardea, Dejean. Gollect. Dupont. Long. i5 mill. {. Larg. 6 mill. N igra, super obscura, subtàs nitlda, ovalis. Capite super punc- tato panctisque duobus oblongis valdè impresso ; subtàs transversim profandè sulcato. Epistomo salis incrassato acu- tninatocjue ; ocidis Icvlter prominuits. Prothorace medio- criter transverso, posticè angustiore, laterlbus vaidè rotun- dato, subcordato, subdepresso. Elytris levisslmis , carlnâ basali valdè incrassalâ, crenulatâ. Elle se rapproche beaucoup de la précédente, et n'en dif- fère que par les caractères suivants : Epistouie plus épaissi. Tête plus ponctuée et dont les deux points enfoncés sont plus gros et plus oblongs. Pro- thorax plus Ibrtement arrondi et plus élargi sur les côtés, ce qui le fait paraître plus rétréci en arrière et presque en cœur; extrémité postérieure de la saillie intermédiaire du présternum plus obtuse et pas sensiblement recourbée vers le bas, avec une petite fossette orbiculaire mieux marquée. De Sardaigne. Collection de M. Dupont. 11 pourrait se faire que ce ne fût qu'une variété de localité de la précé- dente. Je n'ai vu qu'un seul individu de chacune de ces deux espèces. 2 2. Tentyrla Barbara. Long. i6à j8 mi'l. Larg. 6 |à y mill. |. N igra- obscura, ovalis, super dense punctulata. Epistomo le- viter incrassato , antè dente magno, acuto, subtriangulari. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 54 1 tongitrorsàm medio incrassato. Prothorace paràm convexo, subdepresso , lateribus rotundato. Elytris convexiuscuUs , sublisvigatis, substriatis, carinâ basait incrassatâ intégra. Var. A. Obscara; elytris subdepressis, transversini ragatis. Epistomo liaud incrassato. Var. B. Epistomo leviter incrassato^ capite punctis daobus oblongls impresso. Elytris depressis , punctuiatis. Var. C. Mittrei, oUm. Nitidula; epistomo leviter incrassato, lavigato. Elytris depressis , laingatis. D'un noir obscur. Tête h ponctuation serrée et bien mar- quée, à sillon transverse de la partie inférieure, profond, large, et à bord postérieur avec deux petits tubercules. Epis- tome légèrement épaissi, recourbé vers le bas à son extré- mité et fortement acuminé par une dent notable, aiguèet sub- triangulaire. Prothorax assez sinué à sa base, peu convexe, dilaté et arrondi sur les côtés , ce qui le fait paraître rétréci en arrière, et presque cordiforme^ ponctuation de son dos fine et bien serrée. Elytres ovales, presque lisses, avec des rides Iransverses et quelques stries peu marquées; carène de leur base très-épaisse, surtout en approchant des angles humé- raux, et nullement crénelée. Saillie postérieure et intermé- diaire du présternum avec une impression h sa surface in- férieure , ce qui la fait paraître marginée d'un bourrelet plus épais sur les côtés. La Variété A diffère par l'épistome pas sensiblement re levé; par les élytres un peu déprimées sur le dos et plus ri décs. La Variété B un peu plus brillante en dessus. Epistome légèrement épaissi. Tête présentant deux petits traits obîon2;s et obliques à sa partie supérieure : peut-être sont-ils acci- IV. 2 2 54 -i ANNALES flentels. Elytres plus déprimées et h ponctuation sensible, Vnr. C. Plus brillante; épistome lisse, légèrement rele- vé, h dent plus aiguë. Prothorax subrectangulaîre, arrondi sur les côtés, à ponctuation moins marquée sur le dos, sur- tout dans le centre. Elytres déprimées et à peu près lisses. Peut-être les deux dernières variétés constituent-elles deux espèces distinctes, et j'avais même séparé d'abord la dernière sous le nom de Mitlrel. De Barbarie. La Variété G est de Smyrne et m'a été don- née par M. Mittre. J'en ai vu un individu, dans la collection de M. Dupont, réuni à la Sicula, et comme venant de Ma- hon. B. Dent du milieu de l'épistome ou nulle ou peu saillante , sensiblement élargie h la base et trian- gulaire. a. Dos du prothorax peu ou médiocrement convexe. 23. Tentyria Sicida, Dejean. Dupont, CoIIect. Tent. Thunb&rgii, Stéven? [Tent. et Opatr. p. lo.) Long, ly miil. Larg. 4 mill. ~. Nigra, paràm nitiduta, ovalis, suprà leviter punctulata. Epis- tomopdràm Incrassato, antèreflexo, dente pàrvo ,acuminato. Caplte subtils transversim sulco profundo slnuato. Protlio- race paràm transverso, sabdepresso, antè emarginato, pos- ticè paràm angustato, lateribus rotundato. Elylris laie ovallbus vix punctulatis, carinâ basait mediocriter incras- satâ. Prœsterno posticè leviter fossulato. Celte espèce n'est peut être qu'une variété de la précé- dente. Elle est proportionnellement plus large , la ponctua- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 545 lion du dessus de la tète et du prothorax est beaucoup plus fine, la dent de l'épistome beaucoup plus petite, et le sillon transverse du dessous de la tête plus sinueux; la carène de la base des élytres, quoique épaisse, l'est beaucoupmdins, près des épaules, que dans la Barbara. Italie. Elle m'a été donnée par MM. Spence fils. 24. Tentyria Grandis, Dej. Collect? Long. 20 mill. Larg. 8 mill. ^. Nigra-obscura, ovalis, subdepressa, panctulata. Epistomo le- viter incrassatOySabgibboso, antèreflcxo, dente parvo, acu- minato , suturâgue posteriore benè notata. Capite dense punctato, subtils transvershn profundè sidcato, bitabercu- ialoque. Prothorace par km convexo, leviter transverso, late- ribus rotundato. Elytris depressis, ovalibus , punctutatls ; carinâ basait mediocriter incrassatâ. Prœsierno retrorsàm valdè fossulato. Elle ressemble aux deux précédentes, et surtout à la Va- riété B de la ^ar^arfl. Beaucoup plus grande qu'elles. Epis- tome relevé en dessus dans son milieu et comme gibbeux, penché antérieurement^ avec une petite dent triangulaire , peu saillante , à suture postérieure assez marquée par une strie transverse. Tête fortement ponctuée, surtout dans le milieu; sillon transversal de la partie inférieure très-profond, très- large, et avec deux tubercules bien marqués h son bord postérieur. Prolhorax peu convexe, légèrement transverse et arrondi sur les côtés, à ponctuation du dos serrée et assez prononcée, mais un peu moins que sur le milieu de 344 ANNALES la tête. Elytres finement ponctuées, h carène de la base assez épaissie près des angles huméraux, mais beaucoup moins cependant que dans la Barbara; elle se recourbe en arrière et borde l'écusson. Saillie postérieure du pré- sternum fortement creusée. Abdomen légèrement ponctué. De Sicile. Collection du Muséum de Paris, auquel je dois celte espèce. 2 5. Tentyria Tristis. Long. 1 7 mill. Larg. 7 mill. {. Dl igra-obscura , subtàs paràm nitidula , ovalla , punctulata. Epistomoantèreflexo, dente parvo,truncato. Capitesubtùs sidco profundo transversali , margine posteriore crenidato. Pi'othorace paràm convexo , transverso, laterlbus rûtundato. PrcBsterni projecturâ posteriore infernè incurvaiâ, lateribus incrassatâ. Ëlytris vix punctulatis, transversim vix ruga- tis, carinâ basait valida. Très-voisine de la Barbara ; mais elle s'en distingue par les caractères sui^^ants : épistome pas sensiblement épaissi, recourbé vers le bas, avec une dent courte, comme tron- quée. Sillon transverse de la partie inférieure de la tête très- profond, très-large et h bord postérieur fortement ponctué et comme crénelé. Saillie postérieure et intermé- diaire du présternum pas sensiblement creusée , épaissie sur les côtés et recourbée vers le bas, à son extrémité. Le reste comme dans la Barbara. De Tunis. Elle m'a été donnée par M. Barthélémy. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 345 26. Tentyria Dejcanii, Long. 20 mill. Larg. 8 mill. ^ Nigra-oùscura, suètàs nitidior, ovalis. Capite saprà punctu- lato, subtàs transversim profundè sulcato. Epistomo teviter reflexo, haudincrassaio,antèangulato, vix mucronato. Pro- thorace transverso, convexiusciUo, sublunato; dorso leviter punctidato. Elytris valdè transversim rugatis, car inâ basaii parUm incrassatâ. Prœsterni projecturâ posteriore IcBvigatâ, apice inferne incurvatâ. D'un noir obscur sur le dos, assez brillant sous le ven- tre. Tête légèrement ponctuée en dessus , avec un sil- lon transverse , large et très-profond en dessous , deux pe- tits tubercules lunules antérieurement, situés au bord pos- térieur de ce sillon. Epistome légèrement courbé dans le bas, rétréci antérieurement et anguleux, mais pas sensible- ment prolongé en dent, au moins dans la femelle, seul sexe qui me soit connu. Prothorax transverse, légèrement échan- cré antérieurement, rétréci postérieurement et arrondi sur les côtés, sublunulé. Saillie postérieure et intermédiaire du préslernum à peu près lisse et recourbée vers le bas, à son extrémité. Elytres ovales, avec quelques très-petits points à peine sensibles vus à une bonne loupe ; rides transversales bien prononcées et nombreuses; carène de leur base assez, forte, mais sensiblement moins épaisse que dans les espèces, précédentes. De Sicfle. Elle m'a été donnée par M. Famin. 54ti ANNALES 27. Tentyrla Subdepressa, Long. 19 mill. Larg. 8 milL Nlgrn, rtltldala, deprcssa , punctata. Epistomo lœvlgato ^ jiaudreflexo,subtruncalo; medlo dente parvo, oùtuso. Capite suùt as transvcrslm profundà sidcato. Protkorace transverso, suùdcpresso , laterlôiis rotundato, suùiunato. Elytris satls dense panctatls j vlx rugatis, iineâpunctorampropècarinam lateralcm. Prœsterni projccturâ posterlore paràm super car- ra, sidco marginall parpo. D'un noir légèrement brillant : déprimée et à ponctuation assez serrée et assez forte en dessus, surtout sur le prolho- rax; un peu plus faible et plus écartée sur les élytres. Epis- tome non courbé, lisse, tronqué antérieurement, avec une dent très-courte et obtuse au milieu de la troncature. Sil- lon transversal du dessous de la tête large, profond, un peu arqué et sans tubercules sensibles à son bord postérieur. Prolhorax assez déprimé, légèrement écliancré antérieure- ment, rétréci en arrière et arrondi sur les côtés, légèrement lunule. Elytres avec qyiçlques petites rides transversales peu ficnsiblcs; carène de leur base bien visible, mois pas épaissie. On voit une rangée de points de chaque côté, près de la carène. La saillie postérieure du présternum n'est pas sensiblement recourbée ni marginéc, le sillon marginal étant Irès-f ible. De M orée. DE LA SOCIÉTÉ ËNÏOMOLOGIQUE. 347 28. Tentyria Angulata. Hcliodromus Angulatus^BïiVLLïi, Exp. Scient. Mnr. Long. 18 mill. Larg. 8 mill. Nigra, oùscura, vel paràm nitidula, subdepressa. Capite saper ' punctulato, subtàs transversim profundè sidcato. Epistomo haud incrassato 3 subangulato apiceque denté brevisslmo, acuto. Protliorace convexlusculo , transversè sublimato, ban latè leviter producto ; dorso dense punctulato. Prœ- sterni projecturâ posteriore superné vaidè curvâ ; infernù haud incurvatâ. Elytrls punctulatls. Var. A. Prothorace magis depresso, basl minus producto. Elytrls leviter transversim rugatis. Voisine de la précédente, surtout la Variété A. Couleur plus obscure. Epistome plus anguleux et à dent aiguë et non tronquée. Tète et prothorax à ponctuation plus fine, ce dernier plus convexe dans le type de l'espèce, avec un étranglement, légèrement prolongée, vers sa base. Saillie postérieure du présternum plus fortement relevée vers le haut à son extrémité. Elylres à ponctuation peu sensible et à carène un peu plus saillante à leur base. Var. A. Plus déprimée, surtout sur le prothorax. Elytres légèrement ridées en travers. DeMorée. La Variété Aest de Barbarie , etelle élait indi- quée dans la collection de M. Dupont, comme étant la Gran- dis ào, M. Dejean. Mais cet entomologiste indiquant la Sicile 548 ANNALES ])Oiir la pairie de sa Grandis, je pense que ce nom doit être appliqué au n" 24, sans en être cependant certain. 2 0). Tentyria Italica, Long. 14 uîill. Larg. 5 mill. |. I\ Igra-obscura f oblongo ovalis ^ suprà panctulata. Epistomo simpUci, angulato(]ue. Capitesubtàs sulco transterso, paràm profando. Protlwruce vix lunato, paràm convcxo, valdè transverso. Elytris obsolète panctulatis, carinâ basait tenue, vix angustiore. D'un noir oLscur en dessus et assez brillant eu dessous. Ponctuation du dos très fine et très-serrée, moins marquée cependant sur les élytres. Celle du ventre fine, peu appa- rente et très -écartée. Sillon Iransverse du dessous de la tête bien marqué, mais peu profond. Epistome anguleux et pas sensiblement denté dans son milieu. Prothorax fai- blement lunule, fortement transverse et à peine plus étroit que les élytres. Ces dernières en ovale-oblong, à carène de la base fine, quoique bien marquée, et peu rétrécies aux angles huméraux, médiocrement arrondis. Une rangée de points enfoncés de chaque côté, le long de la carène. Italie. Elle m'a été donnée par MM. Spence fils. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 349 3o. TentyriaN ornas, Va-Ll/ls. Stévkn, Tent. et Opatt p. 11. EscHscHOLTz, Zool. Atlas. Long. i5 à 17 uiill. Larg. 6> 7 iniil. I\igra-obscttra,velparùmnitidula, ovalis, depressiuscula, suprà dense punctata. Capite sablas salco transverso, angulato et profundo. Eplslomo angulato, haad sensim acitminato. Prothorace transverso, sabdepresso, sublunato ; pleuribus punctls asperalis ut in scobinâ. Prœsierni projecturâ posteriore sulcatâ marg'uiatâcjue , subhorlzontalL Eiy- tris satis dense punctulatis , leviter striatis transversimcfue rugatis. Var. A. Tcntyria Bugulosa , Germar, Insect. Sp. Nov. , p. 1 58. Pleuribus prothSracis medio irregulariter suUatis. Elytris vix striatis, magis rugatis. VarB. Sibirica, Dej. Olim. in. litt. Ut FarietateA; sed punctis et rugis elytrorum viinoribus. Var. G. Sibirica, Gebler, Dejean, in litt. Oblonga ; episto- mo antc subrotundato. Prothorace vix transverso 3 laterl- bus parinn rotundato. Elytris punctis minoribus , haud striatis, carinâ ad hunieros magis elevatâ. [Anspecies?) D'un noir obscur, un peu plus brillant en dessous. Dos à ponctuation serrée et assez forte, surtout sur la tête et le prothorax. Epistome anguleux antérieurement et pas sensi- blement denté dans son milieu. Sillon transversal du des- sous de la tête profond, s'élargissant dans le millieu et ar- 35o ANNALES que. Prothorax subdéprimé, transverse, légèrement échan- cré antérieurement j rétréci postérieurement, fortement arrondi sur les côtés; ses flancs couverts de points rugueux sur les bords, à peu près comme dans une râpe, avec quel- ques sillons courts, peu sensibles vers les angles postérieurs. Elytres légèrement planes en dessus, h ponctuation assez ser- rée et assez distincte, à stries légères, maisvisiblesà l'œil nu, avec des rides tratisverses plus marquées à la partie posté- rieure. Carène de leur base pas sensiblement plus saillante aux angles huméraux que dans le reste de sa longueur. Saillie pos- térieure et intermédiaire du présternum plane, avec un sillon en fer à cheval, formant un bourrelet marginal, plus épais sur les côtés qu'à l'extrémité. Abdomen et arrière-poitrine à ponctuation écartée, mais bien marquée sur les côtés et oblitérée dans le milieu. La Variété A, que je crois la Tentyria Rugulosade M. Ger- mar, se distingue de la précédente par les flancs du protho- rax, fortementet irrégulièrement sillonnés en long; par les élytres, à stries peu ou pas senéibles, ce qui rend les rides transversales plus marquées, et à ponctuation plus écartée et moins prononcée. La Variété B, qui m'a été envoyée il y a déjà long-temps par M. Dejean, sous le nom de Siblrica, diffère de la précé- dente par l'épistome un peu plus émoussé, mais encore sen- siblement anguleux; par le prothorax, à ponctuation plus oblitérée dans le milieu du dos, et par les élytres un peu moins ridées. La Variété G, que j'ai reçue depuis peu de ]\1. Dejean comme la Sibirlca de Gebler, pourrait être une espèce dis- tincte si elle est constante. Plus étroite, à épistome arrondi et lisse en dessus. Prolhorax à peine plus large que long, moins arrondi sur les côtés et moins rétréci en arrière, à flancs avec des sillons très-sensibles, mais moins marqués DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 5ôi que dans les deux Variétés précédentes. Carène de la base des élytres un peu plus saillante aux angles huméraux, ce qui les fait paraître moins arrondis. De Sibérie. J'ai reçu celte espèce de M. Dejean. La Va- riété A m'a été donnée par M. Spence fils et communi- quée par mon ami M. Arsène Maille et par M. Dupont, dont l'individu est plus grand, à élytres un peu plus ridées et dont la patrie est le Caucase, d'après cet entomologiste. J'ai réuni la Variété G aux autres, d'après l'opinion d'Eschs- clîollz, et parce que la Variété B, qui en diffère et qui se rapproche plus des autres, m'a été envoyée par M. Dejean sous le même nom. " 5 1 . Tentyria Salzmanni. Long. 16 milî. Larg. 6 mill. '-. Nigra-obscara , sublùs paràm niùdala, ovatis, snprà ptinc- tiilata. Eplstomo angulato vix medio brevlter unidentato . Capile subtàs suico transverso , valido, recto. Protlwrace paràm coiivexo, transverso, antè sublruncato, posticèangus- tato ; plciiribus iongitrorsàm Irregidariter sidcath. Prœ- sterni projccturâ posteriori subhorizontale liaud marginaiâ, apicc irifcrnè leviter incurvatâ. Elylris obsolète striatis, punclulatis et satis rugatis. Cette espèce ressemble beaucoup à la Variété A de la précédente , mais s'en distingue ; par le sillon transversal de la partie inférieure de la tête, droit et un peu moins profond; j)nrle prothorax, moins échancré anlérieurement 552 ANNALES et presque tronqué carrément; enfin, par la saillie posté- rieure du présternum, lisse, sans sillon ni bourrelet marginal, et légèrement recourbée vers le bas h son extrémité. Pre- mier segment de l'abdomen avec deux plis ou sillons trans- verses, dont l'un presque oblitéré, situé vers son extrémité. J'ignore si ces sillons sont accidentels ou constants , n'ayant vu qu*un individu de cette espèce. De Tanger. Elle m'a été donnée par M. Salzmann. Sa. Tentyria Subrugosa, Dej. Collect. Dup. Long. i4 niill. larg. 6 mill. ^ Nigra vix nitidula , oblongo-ovalis , obsolète punctidata. Epis- tomo suprà punctulato, apice subtruncato, medio vix brevi- ter unidentato. Capite subtàs sulco transverso, mediocriter profiindo, medio sinualo. Protliorace transverso, paràm con- vexo, antè emarginato, posticè angustato, lateribus rotun- dato, basi valdè bisinuato. PrcBsterni projecturâ posteriore supernè multb recarvatâ. Elytris tubercuUs orbicidaribus obliteratis. D'nn noir très-peu brillant, ovale -oblongue. Tète à sillon transversal inférieur médiocrement profond et sinué dans son milieu; à ponctuation assez marquée en dessus antérieurement et effacée postérieurement. Epistome sub- Ironqué, avec une très-petite dent à peine sensible. Protho - rax transverse, très-peu convexe , à ponctuation oblitérée tant en dessus qu'en dessous ; échancré antérieurement , rétréci postérieurement, arrondi sur les côtés et plus forte- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 353 menl bisinueux à sa base que dans les espèces précédentes : son sillon marginal très-marqué en arrière. Saillie posté- rieure et intermédiaire du présternum très-relevée vers le haut, ce qui la fait paraître arrondie. Elytres assez convexes, en ovale allongé , à ponctuation oblitérée , avec des plis trans- verses formant des tubercules suborbiculaires, oblitérés : carène de leur base assez épaisse. D'Espagile. Collection de M. Dupont, où elle était notée sous le nom que je lui ai conservé. 33, Tcntyria Cylindrica , Dej. Collect. Dup. Long. i5 mill. larg. 6 mill. ISigrOt paràm nitldula, ovalls, leviler ponclulata. Capite subtùs sulco transverso, satis profundo , medio sinuato. Epistomo anlè angulato, dente parvo, vlx perspicuo , suprà foveoUs duabus transversis. Prothorace paràm convexo, transverso, anlè emarginato , Lateribas et postlcè rotandalo , lunato. Prcesterni projecturâ posteriore midto supernè incurvatâ; pleuribus punctalis, longitrorsùm medio pUcatis; elytris ova- tis, vix punctulatis, transversim leviler rugatis. Se distingue de la précédente, \° par les deux fossettes oblongues et transverses situées au-dessus de l'épistomc, qui est sensiblement anguleux et non tronqué; 2° par le pro- thorax, plus lunule et à flancs assez fortement ponctués, avec des plis longitudinaux dans leur milieu; 3" parles élytres, plus larges, plus sensiblement ovales et moins convexes, à rides transverses ne formant pas de tubercules orbiculaires, et à carène de leur base beaucoup moins épaisse. 554 • ANNALES Grèce. Collection de M. Dupont, portant le nom que je lui ai conservé. 34. Tentyria Taurica, Tauscher, Stéven. Tent. et Opatr, pag. 19. Long. i5 mill. ~. Larg. Gmill. Nlgra, parkm nitidula,ovalis. Capitesuper dense panctato , sub- tils sulco transverso, salis profando, medio dilatato. Epis- totno antè angulato medioque dente brevi. Prothorace trans- verso, pariim convexo , sublanato, propè basin subtrun- catam strangulato; dorso punctulato , pleiiribuscjue pimctis subasperatis, posticè plicatis. Elytris breviter ovalibus, vix punetulatis. Prœsterni projecturâ posteriore supernè satis recurvatâ. Tibiis pariim incrassatis. [Femiiia.) Var A. (long. i5 mill. Larg. 6 mill. ~). Leintcr longius- cula. Capite subtàs sulco transverso, profundo, medio dilata- to, utrinque sulco minore retrorsàm obliquato. Elytris striis punetulatis, subobliteratis. ( Femina.) An sp. dist.? D'un noir très-légèrement brillant. Tête à ponctuation assez serrée et bien marquée en dessus, et ayant en dessous un sillon transverse assez profond, un peu arqué et élargi dans son milieu antérieurement , et de chaque côté une im- pression obliquant en arrière , peu marquée et presque efFa- cée. Epistome anguleux antérieurement , ayant au milieu une petite dent peu prononcée. Prothorax peu convexe , transverse , sublunulé et étranglé près de la base, très-légè- rement arquée, subtronquée : ses flancs avec des points DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQDE. 555 enfoncés, subriigueux et quelques plis longitudinaux h la partie postérieure. Elytres convexes, courtes, ovales et très- légèrement ponctuées. Saillie postérieure et intermédiaire du préslernum assez recourbée vers le haut. Tibias de la femelle , seul sexe qui me soit connu (i ) , plus épais que dans les autres espèces de ce genre. Var. A. Tête ayant en dessous, outre le sillon transverse ordinaire, qui est moins profond et moins élargi dans le mi- lieu, un sillon oblique de chaque côté, moins profond que le transversal , mais bien marqué. Elylres en ovale un peu plus allongé, plus lisses et avec des stries ponctuées, légè- rement marquées. De la Russie méridionale. Ayant reçu de M. Dejean ces deux Variétés, sous le nom de Tenlyria Taurica, je pense qu'il doit y avoir des intermédiaires entre elles , et que c'est ce motif qui a engagé ce savant h les réunir. Si elles étaient constantes, elles pourraient constituer deux espèces bien plus distinctes que la plupart de celles des genres ïlarpalus et Amara. 35. Tentyria Fischeri. Tentyria Taurica, Dur. Gollect. Long. i5 mill. Larg. 7 mili. I\igra, paràm nltidula , ovalis , punctulata. Caplte suprà transversim Uviter impresso , subtàs transverslm satis pro (1) Je pense du moins que c'est une femelle par la forme des tibias an- térieurs. 556 ANNALES fundè suLcato , sidco medio sinuato. Epistomo angulato. Prothorace transverso , parmi convexo , sublunato , posticè vix strangulato, basi teinter sinuato; pLeuribus punctatis et longitrorsàm medio plicatls. Prcssterni pi'ojecturâ poster iore supernè recurvatâ. Eiytris panctidatis, transversirarugatis , subreticuLatis. Tib ils par uni Incrassatis. [Femina.) Ressemble beaucoup à la précédente, dont elle diffère par les caractères suivants : Tête à ponctuation plus fine , avec une impression trans- verse peu marquée en dessus; sillon transversal inférieur sinué, mais non élargi dans son milieu. Prothorax un peu plus convexe, moins sensiblement étranglé près de la base, qui est plus sinueuse. Elytres sensiblement ridées en tra- vers, avec quelques plis longitudinaux ondulés qui les font paraître subréticulées. Le reste comme dans la Taurica. De la Russie méridionale. Collection de M. Dupont, où elle portait le nom de Taurica, Fischer. Serait-ce une sim- ple variété de cette espèce ? Je ne puis décider la question , n'ayant vu qu'un individu de chacune, et ne pouvant savoir si les différences que j'ai signalées sont variables. 36. Tentyria Bassii. Tcntyria CurcuUoides , Dup. GoUect. Non Stéven, Tent. et Opatr. pag. 9. Long. 1 1 mill. \. Larg. 4 mil'- f- Nigra-obscura, oblongo-ovalis, suprà denslssimè punct l'ata. Capitc subtils transverso , mcdiocrtter profundo ; medio DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 357 dlsco levi vix fossulato , interrupto. Epistomo antè rotun- dato. Prothorace mediocrlter convexo , transverso , tunato. Elytris satis dense punctulatis striaùsqiie. Tibds filiformi- bus, anterioribas intàs leviter arcuati. [Mas.) D'un noir obscur; corps en ovale allongé. Ponctuation du dessus de la tête et du prothorax fine et très-serrée. Sillon transversal du dessous de la tête un peu profond et inter- rompu dans son milieu par im disque lisse, avec un enfon- cement peu sensible. Epistome arrondi antérieurement. Prothorax transverse, médiocrement convexe, subarrondi postérieurement , lunule ; saillie postérieure et intermédiaire du présternum sans sillon ni bourrelet marginal et légère- ment relevée vers le haut, ses flancs à ponctuation rugueuse, oblitérée. Elytresoblongues, à ponctuation fine assez serrée, mais moins cependant que sur la tête et le prothorax , et à stries très-sensibles. Abdomen pas sensiblement ponctué. Tibias grêles, filiformes; les antérieurs un peu échancrés en arc au côté mterne. (Mâle; seul sexe que j'aie vu.) D'Espagne. Collection de M. Dupont, où elle figurait comme étant la Pimelia C arculioides de Herbst. J'ignore si c'est bien réellement elle , mais ce n'est certainement pas la Tentyria Curculioides de M. Stéven, qui m'est inconnue et qu'il rapporte avec certitude à l'espèce de Herbst. b. Dos du prolhorax très-convexe en dessus, presque globuleux. 07. Tentyria Peiroleri. Long. 16 mill. { Larg. 5 milL |. N igra-nitidula , oblongo-ovalis, subdepressa , leviter punctu- lata. Capite subtàs sulco transverso mediocriler profundo , IV. 23 558 AiNNALES medio relrorsàm angulato. Epistomo angulato , lateribus sinuato. Prothorace transverso , convexo , subiunato , subtàs IcBoigato. Corps d'un noir assez brillant, en ovale allongé. Tête très- légèrement et finement ponctuée en dessus , avec un sillon transverse médiocrement profond, un peu anguleux en arriè- re, dans son milieu, en dessous. Epistome anguleux antérieu- rement et un peu sinué sur les côtés. Prothorax assez convexe, cependant pas sensiblement globuleux, transverse, sublu- nulé, légèrement et finement ponctué en dessus, lisse en dessous ; saillie postérieure du présternum épaissie large- ment, mais d'une manière obsolète sur les côtés, entre les hanches, et légèrement recourbée en dessus, vers son extré- mité. Elytres sensiblement déprimées sur le dos^ en ovale oblong, plus brillantes que la tête et le prothorax, avec des petits points à peine visibles à la loupe. Abdomen et arrière- poitrine, l'étranglement du mésosternum excepté, lisses. Je crois qu'elle vient de la partie méridionale de l'Espa- gne, mais je n'en suis pas sûr. 38. Tentyria Levis. Tentyria Platyceps, Eschscholtz, Zool. Atlas. y^nSTÉVEN, Tent. et Opatr. pag. 12? Long. 12 à i5 mill. Larg. 5 à 6 mill. j. Nigra- obcura vel paràm nltidula, subtàs nitida. Capite suprà « punctuLata, subtàs sulco transverso rmdiocriter profundo, subrecto. Epistomo antè subrotundato , medio breviter DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 359 acuminato. Prothorace convexiore, vix transverso, subglo- boso , antè emarglnato ; dorso punctulato. Elytris oôlongo- ovatis , convexis , lœvigatis aut vix obsolète punctulatis. D'un noir presque obscur en dessus et assez brillant en dessous. Tête légèrement ponctuée en dessus, et ayant en dessous un sillon transverse médiocrement profond et pres- que droit. Epistome presque arrondi antérieurement , avec une Irès-petite dent dans son milieu. Prothorax très-con- vexe , subglobuleux , à peine transverse , légèrement échan- cré antérieurement et finement ponctué en dessus. Elylres ovales- oblongues , lisses ou avec quelques petits points à peine sensibles à une forte loupe. Ventre lisse. De Carthagène d'Espagne. Elle m'a été donnée par M. Widmann. Eschscholtz rapporte celte espèce à la Piatyceps Stéven, mais je doute beaucoup que ce soit cette espèce. Le carac- tère thorace suborbictdato, capite vix diiplo majore , ne peut lui convenir , car ici la largeur du prothorax a à peine une fois et demie celle de la tête. De plus, M. Stéven dit que sa Piatyceps est à peu près de la taille de la Tent. Convexa, tandis que les plus petits individus de ma Levis sont beau- coup plus grands que cette espèce. Il est donc probable que l'espèce du Portugal, décrite par M. Stéven, estdis- i tincte de la mienne. 39. Tentyrla Incerta. Long. i4 mill. Larg. 2 mill. j. Nigra, parùmnitidula, oblonga, sabcylindrica. Capite suprà obsolète punctulato , subtàs sulco Iransverso , medioeriter 36o ANNALES profundo, medio retrorsàm angulato. Epistomo angulato, medio breviter mucronato. Prothorace convexiore, subglo- boso ; dorso punctulato. Eiytris obtongis, subcylindricis, medio obsolelè striatis. Plus étroite que la précédente, subcylindrique. Couleur noire, obscure en dessus et légèrement brillante en dessous. Tête très-légèrement ponctuée en dessus , et ayant en des- sous un sillon transverse médiocrement profond , formant dans son milieu et en arrière une saillie anguleuse, en forme de V bien prononcé. Saillie postérieure et intermédiaire du i présternum lisse et peu relevée en dessus à son extrémité. . Elytres lisses , avec quelques stries légèrement marquées i dans le milieu, et ayant sur leurs intervalles quelques pe- tites inégalités peu sensibles. Ventre presque entièrement lisse, avec quelques points peu prononcés sur la poitrine (i). De Barbarie. 4o. Tentyria Goudoti. Long. 1 2 mill. ^. Larg. 5 mill. Nigra-obscura, sablas parùm nitidior, oblonga, sublcevigata.: Capite suprà postice gibboso , siibtàs sulco latiore valdt profundo, postlcè angulato. Epistomo subrotundato, medii acatninato. Prothorax convexiore, leviter transverso, subcor' dato. Eiytris lœvigatis, obtongis, vix ovatis. \ Voisine de la précédente, mais bien distincte de cett espèce. Couleur noire, assez obscure en dessus, un peu plu (î) J'en excepte les gros points de {'étranglement du mésothorax, qi existent dans toutes les espèces. DE LA SOCIÉTÉ ENTGMOLOGIQUE. 36 1 brillante en dessous. Tête très-légèrement ponctuée en des- sus , un peu gibbeuse postérieurement, et ayant en dessous un sillon transverse très-large et très-profond , qui s'étend dans son milieu, vers le menton, et dont le bord posté- rieur est en angle partant des extrémités latérales. Protho- rax très-convexe, mais moins pur dans VIncerta , légèrement transverse, assez rétréci postérieurement, subcordiforme; dos lisse ou à peine très-légèrement ponctué examiné avec une forte loupe. Saillie postérieure du présternum ayant une fossette oblongue bien marquée qui la fait paraître mar- ginée, son extrémité arrondie et peu relevée vers le haut. Elytres lisses , peu élargies dans leur milieu et en ovale al- longé. Ventre lisse. Rapportée de Tanger par M. Goudot. Collection du Muséum. 4i. Tentyr'ui Grossa , Dej. m Utt. Long. i8 ^ à 20 mill. Larg. 8 à 9 raill. Nigra, subobscura, siibtàs paràm nitldula, ovatis. Capite su- pra punctato, subtUs sutco transverso profando , medio retrorsàrn breviter angutato. Epistomo punctalato, antè an galato, medio breviter mucronato. Protlwrace convexiore, subgloboso ; suprà dense punctato, subtus rugato puncta- to(jue. Elylris leviter panctulatis, ovalibus, carinâ basali , propc humeras valdè prominente, antè scutellum obliteratâ. Prasterni projecturâ posteriore supernèvix rccurvâ. D'un noir presque obscur en dessus, impcu*plusbrillanl en dessous. Tête bien ponctuée en dessus, mais plus fuie- 362 ANNALES ment antérieurement et ayant en dessous un sillon transverse très-profond (i), presque droit et un peu sinueux dans son milieu. Prothorax très-convexe, subglobuleux, assez for- tement ponctué en dessus; en dessous les points sont en- tremêlés sur les flancs de plis longitudinaux, et sur le présternum de plis moins prononcés et transversaux ; saillie postérieure et intermédiaire du dernier lisse, avec un sillon marginal vers son extrémité. Elytres ovales , légèrement déprimées en dessus , à ponctuation beaucoup plus fine et plus écartée que sur la tête et le prothorax : carène de leur base très-saillante près des angles huméraux, et s'oblitérant un peu avant l'écusson. Arrière-poitrine et abdomen légè- rement ponctués sur les côtés. Sillon longitudinal et posté- rieur du milieu du métasternum très-prononcé. De la Morée. Elle m'a été rapportée par M. Widmann. Je n'ai pu la reconnaître dans la description de V/Jeliodro- mus Botundatus de M. Brullé, qui cite cependant pour syno- nymie de son espèce la Tentyria Grossa, Dej. 42. Tentyria Orbicollis. Tentyria Rotundata, Dupont. Gollect. Non Heliodromus Botundatus , Brullé. Long. 16 à 17 mill. Larg. 7 à 7 mill. {. Nigra-oùscura , ovalis , suprà dense punctata. Capite suôtàs sulco transverso, profundo, recto, Eplstomo subrotundalo, 4 (i) Dans un de mes individus ce sillon est un peu moins profond, mais cet individu est absolument semblable aux autres pour tout le reste. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 363 medio ùreviter submacronato. Prothorace coniexiore, sab- globoso. ELytris ovalibus, dense punctulatis , punctisque majoribus serlebas dispositis ; carinâ basali propè humeros prominente scutellum attbigente. PrcBsterni projeclui^â pos- ter iore vaidè superne recurvatâ. Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente , mais elle est plus petite qu'elle et présente plusieurs différences assez essentielles pour constituer une espèce. Ponctuation du dos à peu près la même, mais plus uni- forme et un peu moins forte sur la tête et plus notable sur les élytres. Ces dernières offrent en outre des points plus gros, disposés en bandes longitudinales : épistome plus ar- rondi antérieurement; saillie postérieure du présternum plus fortement relevée en dessus, ce qui la fait paraître tout- à-fait arrondie à son extrémité, et non saillante comme dans la Grossa; la carène de la base des élytres atteint l'é- cusson. De Morée, où elle paraît moins commune que la précé- dente. Je n'ai pu reconnaître non plus dans cette 'espèce V H eliodromus Rotundalus de M. Brullé. DEUXIÈME SUBDIVISION. Elytres couvertes de très-gros points enfoncés en forme de fossettes , ou couvertes de rangées de gros tubercules rec- tangulaires plus ou moins sensibles. 564 AMNALES 43. Tmtyria Excavala, Dup. Collecl. Long. 20 mill. Larg. 8 mill. ^. Nigra-obscura, subtàs paululàmnitîdula, ovalis. Capite supra vix punctidato. Prothorace dorso depresso,punctulato,me- diol(Svigato; antè vixemarginato,posticè angustato; angulis posterioribus acuiis , basi valdè sinualâ. Eiytris dorso pla- natis, striis regulariter fossulatis, fossulis rugis transversis separatis. Prœsterni projecturâ posteriore valdè productâ. D'un noir obscur en dessus, un peu plus brillant en des- sous. Dessus de la tête à ponctuation obsolète , avec deux points oblongs, enfoncés, en forme de petits sillons, un peu en arrière du milieu (1); la partie postérieure plus lisse et plus brillante; dessous avec un sillon transverse, profond, sinué dans son milieu. Epistome arrondi, avec une petite dent dans son milieu. Prothorax à peine plus large que long, déprimé en dessus, à peine convexe, presque lisse dans son milieu (2) et finement ponctué sur les bords; rétréci posté- rieurement, arrondi latéralement vers la partie antérieure, se redressant ensuite vers la base fortement sinuée ; angles postérieurs aigus et bien prononcés. Poitrine du prothorax presque lisse dans son milieu , et légèrement ridée en long sur les flancs, dont les rides sont oblitérées dans leur milieu. Saillie postérieure du présternum très-prolongée , horizori- (i) Ces deux petits traits ne sont peul-Ptre pas constants, comme cela arrive souvent dans les CoUapléridcs. (2) Il j- a deux enfoncements jnéguliers, Irès-probablement accidentels. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQDE. 505 taie , un peu recourbée vers le bas à sa pointe , et avec une fossette longitudinale un peu en spatule. Elytres ovales , planes sur le dos, avec des gros points, en forme de fosset- tes , situés sur les stries et séparés par des plis transverses , peu sensibles à la partie antérieure. Ces points diminuent de grandeur antérieurement et postérieurement, et s'obli- tèrent près de la base, mais conservent toujours à peu près la même forme : stries et fossettes allant jusqu'à la ca- rène (i) ; intervalles un peu saillants en forme de côtes, sur- tout sur les côtés. Base des élytres à bordure large et for- mant une carène épaisse. Extrémité postérieure de l'écusson logée dans une fossette suturale des élytres : arrière -poi- trine et abdomen très-légèrement ponctués sur les côtés. Ce dernier lisse dans le milieu , avec quelques petits sillons courts h la partie antérieure des trois premiers segments ; ces sillons plus fins et plus réguliers sur le 2' et 3*". Bonne (Barbarie). Elle m'a été donnée par M. Friol. Je l'ai vue dans la collection de M. Dupont , sous le nom que je lui ai conservé. 44- Tentyrla Scabriascula. P/me/mSca^rtM5ca/a, Olivier. Entom. tom. S-ôg, pag. 19. PI. III. fig. 25. Tentyria Nodulosa, Dup. CoUect. Long. 16 miîl. Larg. 7 mill. {. Nigra, nitidula, ovalis, subdepressa. Capite suprà panel u- lato. Prothorace depresso, punctulato, medio suHcevlgato, (1) J'entends par carène le bord saillant de la bordure marginale; c'est cette carène qni se prolonge sur la base des élvtres. 3G6 ANNALES antè vix emarginato, posticè angustato, basi valdè sinuato, angulis posterioribus acutis. Eiytris ovaiibus , dorso pla- natis , striis fossuUs punctisque strigosis , impressis ; pos- ticè lateribusque transversim rugatis. Prœsternl projeciurâ posteriore valdè productâ. Elle ressemble beaucoup à la précédente , mais elle est plus petite, proportionnellement plus large, et sa couleur est un peu plus brillante. Tête plus ponctuée au-dessus de l'é- pistome; fossettes des élytres plus irrégulières , plus oblité- rées dans le milieu, dans la moitié antérieure , et se chan- geant dans cette partie en points oblongs : quelques-unes de la partie postérieure affectent aussi cette forme. Intervalles entre les stries beaucoup moins saillants sur les côtés : ri- des transversales plus prononcées à la partie postérieure, mais entièrement effacées près de la base. Extrémité posté- rieure de l'écusson arrondie et non située dans une fossette suturale. De Bonne (Barbarie). Elle m'a été donnée par M. Friol. Je crois que cette espèce est la Pimella Scabriuscala d'Oli- vier, mais la description et la figure m'ont laissé cependant quelque chose à désirer. Elle porte, dans la collection de M. Dupont, le nom de Nodalosa. 45. Tentyria Scabripennis ,\)y.s. i^,o\\Gci. Dur. Long. 18 raill. ~, Larg. 8 mill. ]\igra-obciira , ovalis. Capilc suprà punclulalo discor/ue Ict- vigato. Proflioracc snùdepresso , antè levitcr emarginato , DE LÀ SOCIÉTÉ ENÏOMOLOGIQUE. 367 lateribus rotundalo , postice angustato, basi leviter sinuato, angulis posterioribus rectis vix aperlis. ELytris ovalibus, convexiusculis, profundè striatls, interstitiis sulcls transver- sis, interruptls ftubercuUs quadi^angularibus simulans. Prce- sterni projecturâ posteriore vix productâ. D'un noir obscur ou peu brillant, tant en dessus qu'en dessous. Tête légèrement ponctuée en dessus , avec un dis- que lisse entre les yeux, et ayant en dessous un sillon trans- versal assez profond , avec une fossette orbiculaire au milieu. Epistome arrondi, subtronqué, avec une très-petite dent dans son milieu. Prothorax très-peu convexe, subdéprimé, à ponctuation écartée et oblitérée , légèrement échancré antérieurement, rétréci postérieurement, arrondi sur les côtés et se redressant ensuite près de la base légèrement sinueuse; angles postérieurs nullement arrondis, mais peu marqués. Saillie postérieure et intermédiaire du présternum sensiblement prolongée en arrière au-delà de la partie ver- ticale, obtuse à son extrémité, avec un petit bourrelet trans- verse et un sillon longitudinal h sa partie antérieure. Ponc- tuation de la poitrine du prothorax assez marquée , mais à rides longitudinales oblitérées. Elytres ovales, assez larges, légèrement convexes sur le dos, profondément striées, à in- tervalles planes et interrompus , en tubercules rectangulai- res, par des sillons Iransverses, liant les stries entre elles. Ces tubercules sont plus allongés dans le milieu , plus courts sur les côtés du dos, peu marqués sur la partie embrassante, et oblitérés, ainsi que les stries, près de la base. Saillie pos- térieure de l'écusson paraissant transverse. Arrière-poitrine et abdomen avec quelques petits points éloignés et oblitérés. Du voyage d'Olivier en Orient. Collection de M. Dupont. 368 AlNNALliS 46. Tentyria Olivier i. Long. i9inill. Larg. 7 mill. |, Nigra,nitidula, oblonga. Protliorace transverso, sabdepresso, antè leviter etnarginato, posticèangustato, lateribus rotun- datis, relrorsàm redis y basl vatdè sinuato : angidis poste- rioribus subacutis. Elytrls obtongis , striatis, interstitiis planât is , sulcis transversis , interruplis et tuberculis (jua- drangalaribus simulans. Prcesterno medio posticè vix pro- ducto. Elle ressemble beaucoup h la précédente, mais je la crois suffisamment distincte d'elle. Forme beaucoup plus étroite et allongée. Prothorax plus transverse , moins rétréci postérieurement, à base fortement sinueuse et à angles postérieurs plus marqués. Elytres plus étroites, presque parallèles et guère plus larges que le pro- thorax ; stries moins profondes et h tubercules rectangulai- res moins distincts. Du voyage d'Olivier en Orient. Collection du Muséum de Paris. Quoique la Scabripennis que j'ai sous les yeux soit une femelle, à en juger par ses tibias antérieurs, et que VOUvicvi que j'ai décrite soit un mâle par les mêmes caractères , je ne puis cependant croire que les différences que j'ai si- gnalées soient sexuelles, sans oser pourtant l'assurer. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 669 47. Tentyria Subfossidata. Long. i4 mill. Larg. 5 mill. {. Nigra, obscarior, depressa, oblonga , postice d'datata. Ca- pitesuprà dense punctulato. Prothorace oblongo, depresso, subcjuadrato, posticè angustato , basi angidato ; dorso dense punctulato. Eiytris angulis humeralibus subacutls , strils interstit'dsque interruptis, oblitei^atis. D'un noir très-obscur en dessus. Partie supérieure de la tête h ponctuation fine, mais serrée; partie inférieure à sillon transverse très-profond et prolongé en arrière en forme de V. Epistome anguleux antérieurement , avec une petite dent aiguë, bien marquée, quoique courte : pli longi- tudinal au-dessus des yeux oblitéré. Prothorax aussi long que large , déprimé en dessus , légèrement rétréci en arrière et arqué sur les côtés; base un peu avancée en angle dans son milieu, mais non sinuée; angles postérieurs non arron- dis ; son dos à ponctuation fine , mais très-serrée. Saillie postérieure du présternum légèreiïient obtuse h son extré- mité, point prolongée au-delà de la partie verticale, avec une fossette oblongue dans son milieu. Ponctuation des flancs bien prononcée, mais sans plis longitudinaux sensi- bles. Elytres pas sensiblement ovales, leur plus grande lar- geur est à peu près aux deux tiers de leur longueur ; angles huméraux assez saillants et presque aigus; stries oblitérées, à intervalles interrompus par des sillons assez larges, mais très peu profonds, ce qui forme des rangées de tubercules ^o ANNALES rectangulaires , oblitérés comme les stries : les uns et les au- tres entièrement effacés h la base. Collection de M. Gory , où elle était désignée comme ve- nant de l'Inde, sans autre patrie plus précise. Genre XIII. Tualpophila. Tentyria et jflomala, Eschscholtz, ZooI. Atlas. (PI. 8. fig. de 1 à 7.) Menton mitréforme , à angles latéraux bien marqués et à échancrure antérieure peu profonde {fg. 2 et 7). Palpes maxillaires épais , grossissant vers leur extrémité : dernier article élargi , peu comprimé et sécuriforme {fig. 3). Palpes labiaux filiformes, assez saillants au-delà du men- ton et à dernier article tronqué, subcylindrique {fig. 2 et 7). Mandibules ayant en dessus une dent bien prononcée en- tre les deux terminales, bien sensibles et assez aiguës : elles sont cachées en grande partie dans l'inaction. Labre petit, rétréci antérieurement et caché entièrement dans l'inaction. Antennes fdiformes, à deuxième article court, le troisième deux fois plus long que lui, obconique ainsi que les suivants, diminuant successivemeut de longueur jusques et compris le dixième; le dernier notablement plus petit que le précé- dent et subtronqué obliquement {fig. 4 et 5). Epistome rétréci et anguleux antérieurement, et légère- ment mucroné. Tête ayant en dessous, de chaque côté, une fossette obli- que très-profonde. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 571 Yeux ouverts, transverses, peu,ou point saillants. Prothorax déprimé en dessys , transverse , subrectangu- laire et arrondi sur les côtés {fig. 1 et 6). Corps déprimé ; élytres à peu près aussi larges à leur base que dans le milieu et à angles huméraux très-saillants. Tibias antérieurs fdiformes, très-grêles ou légèrement épais , probablement semblables dans les deux sexes (1). Tarses comme dans les genres précédents. Ce genre est distinct de celui de Tentyrla, par les élylres non rétrécies à leur base d'une manière sensible; parle corps plus déprimé et n'offrant pas d'étranglement notable à la base des élytres; par le menton, moins échancré et à angles latéraux plus apparents; par le dernier article des antennes, plus petit que le pénultième; enfinpar le dessous de la tête, offrant de chaque côté une fossette obiongue , transverse et oblique, et non un sillon continu. PREMIÈRE DIVISION. {Tentyria, Eschscuoltz.) Base des élytres marginée jusqu'à l'écusson. Tibias an- térieurs filiformes, grêles et un peu en massue à leur extré- mité; fossettes du dessous de la tête recourbées en arrière à leur extrémité extérieure , et prolongées en sillon, qui s'obli- tère avant une seconde impression transverse. (1) Du moins ils sont semblables dans tous les individus que je possède, et il serait singulier que, sur six indi^idus que j'ai gardés de chaque espèce, il ne se trouvât qu'un seul sexe. 372 ANNALES , * 1. Thalpophila Abbreviata. Tentyria Abbreviala, EscnscuoLTZ, Zool. Allas. A kis Abbreviata, Fabr. Syst. Eleut. i, pag. i36. Tentyria lÂneata , Dej. Collect. Long. i5 à 16 mill. Larg. 5 mill. | à 6 mill. Nigra obscura , depressa , oblonga, dense punctulata ; pilis luteo-griseis, longitrorsàm appLicatis. Prolkorace basi vix sinuato. Elytrls basi marginatis, costis dorsalibus abbre- viatis, tribus elevatisj tribusfjue obliteratis. D'un noir obscur, h ponctuation fine et serrée , mais ca- chée par des poils jaunâtres, couchés en arrière et ressem- blant un peu à des écailles. Dessus de la tête h ponctuation très-serrée, intervalles entre les points relevés en côtes ré- ticulées , un peu oblitérées dans le milieu. Epislome recourbé vers le bas à son extrémité , et prolongé dans son milieu en une dent courte, large et tronquée, Dos du prothorax très- déprimé , ponctué et réticulé comme la tête; présternum presque lisse, avec quelques granulosités oblitérées , sa sail- lie postérieure et intermédiaire recourbée vers le bas à son extrémité , avec un sillon marginal et une impression lon- gitudinale à sa partie antérieure. Elytres fortement dépri- mées, à base tronquée carrément et marginée dans toute sa longueur: ponctuation très-légèrement rugueuse et très- oblitérée : contour apparent , caréné par une côte marginale DE LA SOClÉTJ'i ENTOMOLCHilOlJE. ,')7,i pou saillaule , chaque élylre ayant entre celte cote et la •luture six autres côtes longitudinales , la première très-obli- téréc , les deuxième et troisième un peu plus sensibles et se réunissante peu près aux deux tiers de la longueur de l'é- lylre : les deuxième, quatrième et sixième plus saillantes , surtout les deuxième et quatrième ; la quatrième plus courte et s'oblitérant avant la réunion des troisième et cinquième; les deuxième et sixième s'oblitèrent avant l'extrémité, sans se réunir. Outre ces côtes , on en aperçoit deux autres peu prononcées entre la marginale et la carène , c'est-à-dire si- tuées sur la partie verticale ou embrassante, qui est légère- ment granuleuse. Abdomen et arrière-poitrine ponctués. Antennes et pattes ponctuées et recouvertes de poils h peu près semblables à ceux qui recouvrent le corps. Du Sénégal. Je pensecommeEschscholtz, que celte espèce eslVAkis Abbreviatadc Fabricius , quoique cet auteur parle de deux gros points enfoncés sur le prolhorax. Ces points étaient probablement accidentels à l'individu qu'il décrivail, comme cela arrive quelquefois aux Collaptérides. k DEUXIÈME DIVISIOi\. (llomala, Eschs^holiz.) Rebord marginal des élytres brusquement terminé aux angles huméraux : angles postérieurs du prothorax prolongés et arrondis, ce qui fait paraître la base comme échnncrée, et celle échancrure paraît plus considérable h cause d'un enfoncement courbe à la partie postérieure du dos. Tibias À antérieurs filiformes , mais un peu plus courts et un peu plus ! épais que dans la première Divi-^ion. Fosselles latérales du IV. _ 2/, Ô74 ANNALES dessous de la Icte non recourbées en sillon h leur extreniiuV extérieure. 2. T lialpoph'da Polita. Homala Polita, Eschscholtz, Zool. Atlas, Tentyria Polita, Dej. in litt. Long i6 mill. ^à i7miil. Larg. 5 mill. N igra-nitida, tevissima, subovalis, depressa. Capilesupràluxé punctulato. Prothorace dorso, prope basin truncatam, ar- catim impresso; angulis posterioribas rotandatis, retror- sùrti leviter productis. Elytris subtriangularibus, levissimis, basi sinuatis, haud marginatis ; carinâ laterali valdè bisi - nuatâ. D'un noir très- brillant , surtout en dessus; déprimée. Tête finement ponctuée h sa partie supérieure, à ponctua- tion écartée. Epistoine brusquement anguleux antérieure - ment , ayant au milieu une petite dent assez aiguë et assez prononcée. Prothorax légèrement relevé en dessus dans son milieu, très-lisse, à base tronquée carrément, avec un enfoncement courbe qui la fait paraître fortement échan - crée ( 1 ); angles postérieurs arrondis et légèrement prolongés (i) Eschscholtz, trompé par cette apparence, indique le prothorax aDt ' CD dessous ■ silloo / traosTerse plus uu moins Diarqué. Entres sanscôtes^ sen^^ibles. TiUias posté - riruri |ijs sen-y >iLleiuenlV cuurbét eu de- dans (llg. i6I. 1' Tète Jub carénée Ion- giludiuale- ment en dessus. Men lou avec un sillon court et bien pro- noncé prés partie du / de la base., a Subt/uadrala. présternum située entre haucbes. Point de sillon sensi- ble entre les , hanches , < '""'^ sur le près ternum. i Anjiles pos- ■ térieurs du f protboras F aigus. Cou- . leur obs- 1 cure. . . . Tète ajaut i en dei^^ous \ une fossette ' orbiculairc ou ol'Iou i vgue. ' Elytres larges, déprimées. Sillon du dessous de la tête peu profond et moins marqué i Ljta. Elytres uon déprimées en des>us 7 Triai: Abdomen légèrement ponctué. Angles posté- l rieurs du prothorax in- I clinés vers le bas et émous. Elytres dépri-, léïs (Il dessus Abdomen rurtemetil f ponctué. Angles posté- rieurs du protboraT plaaeft, k droits non emoussés. . . . <} Sesttrî. lue côlc large et obtuse au milieu de chaque élytrc lo Impraxi. Tibias poslérieurt forlemenl courbés en dedan> liéniilé (liy. |SI rt roitemcul cpaisiis â leur 11 AihtlMtru. 582 ANNALES 1. Anatolica Gibbosa. Tentyria Gibbosa, Gebleh. Stéven. Tent. et Opatr. pag. 7. Anatolica Depî-essù, ^scesceolt2. ZooI. Atlas, exclud. synon. Stéven. Tentyria Depressa , Fischer (1). Long. 10 mill. Larg. 4 mill. \. Àtra-nitida , Lato-ovalis , leviter et laxè punctulata. Elytris suprà antè planatis , basi omnino marginatis. Tibiis poste- rioribus leviter sinuatis. Prœsterno, intercoxas, longitror- sàm profundè sulcato. D'un noir brillant; largement ovale, très- finement ponc- tuée et à ponctuation écartée. Tète ayant en dessus un petit sillon longitudinal de chaque côté, formant un bourrelet assez marqué au bord supérieur de l'ouverture des yeux, et en dessous an sillon Iransverse assez profond , à peu près de la largeur du menton. Protliorax très-déprimé en dessus, base très -sinueuse, h ponctuation peu prononcée dans le milieu, mais plus forte sur les côtés : flancs plissés en long. Elytres déprimées dans leur milieu antérieuremeht, à base légèrement échancrée et notablement marginée jusqu'à l'é- (1) Je cilc oclte synonymie d'apiùs M. Dejean , ne possédant pas l'on- i'ïage de Fischer; il en sera de nirnie pour les aulres synonymies de oel aiiletir. DE LA SOCIl'iTÉ ENTOMOLOGIQUE. 383 cusson , avec une impression oblongue sur chacune d'elles près Je la carène. Partie du présternum comprise entre les han- ches, avec un sillon longitudinal dans son milieu , et à bords lisses et relevés , ce qui fait paraître ce sillon peu profond. Abdomen lisse . avec quelques petits points sur les côtés , et la saillie antérieure du milieu du premier segment rugueuse. Troisième article des antennes notablement plus long que le second, mais n'ayant pas une fois et demie la longueur de ce dernier. Tibias postérieurs légèrement sinueux. (Mâle.) De Sibérie. Cette espèce m'a été envoyée par M. Dejean. 1 2. AnatoUca Subquadrata, Escji. Zool. Atlas. * Tentyria Subquadrata , Tausc. Stév. Tent, et Opatr. p. 5. Tentyria Scutellata , Fischer. Long. i3 mill. Larg. 4 mJM- !• (Mâle). Nigra, leviter nitidula, oblongo-ovalis , punctulata. Capile suprà longltrorsàm obsolète obtuso-carinato ', subtàs trans- aersim profandè sulcato. Prothorace piano , basivix sinuato, sulco transverso obsoleto arcuatoque , impresso ; angulis poster lorib us subrectis. Elylris hasi sinuatis , propè humeros carinatis. Prcssterno inter coxas longltrorsàm sulcato. Ti- biis posierioribns sinuatis. Mento basi sulco longitudinali nbbreviato. [Mas.) Oblongue, légèrement brilli-nle, dos à ponctuation très- linc et assez serrée. Tète ay;;nt en dessus une petite carène 7)84 ANNALES obtuse el très- obsolète (i) ; en dessous un sillon transversc assez large et assez profond. Menton plan, ayant près de sa base un sillon longitudinal bien marqué et s'oblitérant vers le milieu de la longueur. Prothorax subdëprimé en dessus cl à base peu sinuée, presque droite, avec une impression obsolète, transverse et arquée dans son milieu. Elytres très-faiblement ponctuées , avec des stries peu marquées ; base bisinuée et à carène oblitérée tout près des angles hu- méraux : impression latérale près de la carène, allongée et très-peu marquée. Flancs du prothorax rugueux dans leur milieu. Présternum ayant entre les hanches un sillon lon- gitudinal bien marqué. Tibias postérieurs arqués, de ma- nière que la convexité est en dedans , et sinués vus en dessus. De Sibérie. Elle m'a été envoyée par M. Dejean. 3. AnatoUca Angustata. Tentyria Angustata, Stév. Tent. et Opatr. pag. 5 ? Long. i3 mill. Larg. 5 mill. Nigra-nitldula, oblongo-ovalis , punctulata. Capite obscii- riorc suprà transverslm plicato, subtàs Iransversim pro~ fundù sulcato. Prothorace bnsi subtruncato , dorso mcdio (t) L'individu que j'ai sous les yeux a en outre. au-dessus de la lêlc qua- tre pitiles fossettes sur une liirne Iransverse ; une des qtiatre est presque « lïacéc, et je les crois accidentelles. DE LA SOCIÉTÉ F.NTOiVlOLOGIQlE. 385 siilco loiigUudinali abbrcvialo. PrtBstcrno inter coxas lougl- trorsàm sidcato. Mento sulco longiludinali oùsoleto. {Mus.) Ressemble beaucoup à la précédente , et n'en diffère que par les caractères suivants, que je regarde comme assez essentiels pour constituer une espèce, h moins qu'ils fussent reconnus variables : tête obscure en dessus, à pond nation plus serrée et mieux marquée , avec un pli trausverse vers Igi partie postérieure de l'épistome; menton moins plan, avec un sillon peu marqué dans toute sa longueur; dos du prothorax 5 ponctuation plus serrée et un peu plus mar- quée, avec un sillon longitudinal court dans son milieu, et sans impression arquée près de la base; élytres plus distinc- tement ponctuées et à stries entièrement effacées latérale- ment. De Sibérie. Collection du Muséum de Paris. Les tibias postérieurs manquent, mais je présume qu'ils sont comme dans la Suùquadrata, 4- yinatolica Audoaini. Long. 1 5 à i6 mill. '-. Larg. 5 7 à 6 mill. '-. NigrOf leviter nitidula, oblongo-ovalis , punctata. Capile suùtàs transverslm profundèsulcato. Prothorace dorso con- vexiusculo, basi subtruncato; anguiis posferlorlbus sabrcclis. E ly tris dense panctatls y basi propè hameros carinatis. Prce- sterno benè punctato, inter coxas haud sulcato. Tibiisposle- rioribus forinsecàs vix arcualis , subrectis. Cette espèce ressemble aux deux précédentes par sa forme, mais elle est plus grande et plus robuste; la ponc- 38G ANNALES luation est plus serrée et beaucoup plus prononcée en des- sus, surtout sur les élytres et le prolhorax; le présternum est un peu plus ponctué, et l'on ne voit pas de sillon longi- tudinal sensible entre les hanches. Tibias postérieurs à peine arqués en dehors et presque droits. Sibérie. Je dois cette espèce au Muséum de Paris. 5. Anatolica Ma'dlei. (Fig. 20.) Tentyria Subquadrata , Falbermann, Maille, m liti. Long. i4 niill- Larg. 5 mill. 3. I\igra-obscu7'a , oblongo-ovalis , punctidata. Capite subtùs transvcrslm profandèsulcato. Proihorace dorso dense pimc- tato, baslvaldè bisinuato; angulis posterioribusacutis. Ely~ tris dense punclidalis, basl propè humeros carinatis. Prœ- stcrno inier coxas haud sulcato. Tlbiis posteriori bus forin- secàs teviter arcuatis. {Mas.) Elle se rapproche beaucoup de la Subqaadrata , mais elle m'en paraît bien distincte. Couleur plus obscure, d'un noir mat; tête nullement carénée dans son milieu. Menton légè- rement sillonné dans toute sa longueur, sillon moins marqué près de sa base que dans la Subqaadrata. Prothorax beau- coup plus fortement ponctué en dessus, à base beaucoup plussiuuée , et angles postérieurs plus aigus. Elytres à ponc- tuation plus serrée et plus prononcée , sans stries sensibles. I DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 38; Préslernum nullement sillonné entre les hanches. Tibia» postérieurs moins flexueux vus sur le dos. De Sibérie. Elle m'a été envoyée par mon ami M. Ar sène Maille, comme la Tenlyrla Suùquadrata de M. Fal dermann. 6. Anatolica Lata, Eschscholtz. ZooI. Atlas. Tentyria Lata, Stéven, Tent. et Opatr. pag. 6. Long, \l^h \b mill. Lurg. 6 à 6 mill. |. I W Nigra-obscura, Lato -ov ails y dcnsè punctulata. Capite subtùs sulco transverso paràm profundo. Prothorace basi teinter flfxuoso; prcBsierno inter coxas longitrorsàmsulcato. Elytris latis, deprcssis, basiarcuatis ,medio ad hunieros carinatis. Ti- b'ds posteriorlbus lateribus leviter flexuosis. (Mas.) Var. A. Fix nit.idlor. Punctis capltis majoribus minasque , densis; sulco inferiore minus distincto. Prothorace basi truncato. Elytris fossulâ oblongâ utrinquè prope carinam. (Femina.) D'un noir mat. Ponctuation du dos bien prononcée sur la tête et le prolhorax, mais beaucoup plus fine et un peu plus écartée sur les élytres. Tète ayant en dessous un sillon Iransverse plus court que la base du menton et peu pro- fond. Prothorax subrectangulaire, à base légèrement sinueuse, presque tronquée carrément, à flancs fortement sillonnés en long ,* présternum avec un sillon longitudinal entre les hanches. Elytres déprimées, à base arquée, avec la carène 588 • ANNALES allant des angles huméraux au milieu de chaque élylre; fosseltc lalérale peu sensible. Tibias postérieurs droits vus de côté, mais légèrement flexueux examinés en dessus. (Màle.) Var. A. Diffère de la précédente, outre les caractères qui tiennent au sexe , par la ponctuation de la tête plus forte et plus écartée et à sillon inférieur un peu moins marqué; par la base du prothorax un peu plus tronquée carrément ; enfin , par la fossette latérale des élytres plus prononcée! (Femelle.) Malgré ces légères différences , il est très-probable que ce sont les deux sexes de la même espèce. Le mâle est de la Russie méridionale. Collection de M. Dupont. La femelle est du royaume des Kirguiscs. Collection de M. Gory. 7. AnatoUca Trlstis. Tentyria Tristis , Zoubkoff. (Dej. in litt.) Long. i4 niill. Larg. G mill. Nigra-obscura, ovalis, dense punctulata, Capite subtàs fo- veolâ suborbicidari medio impresso. Prothorace subqua- , drato, basi Iruncato. PriBsterno inter coxas planoto, haiid sulcato. Elytris convexis, basi arcaatis, medio ad humer os carinatis. Tibiis posterioribus leviter forinsecùs arcaatis. {Femina.) D'un noir mal en dessus, un peu plus brillant en dessous. Ponctuation du dos très-serrée, et plus forte sur la tête et DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQliE. 589 le prolhorax que sur les élytres. Tête ayant en dessous une fossette orbiculaire, en forme de gros point enfoncé. Sillon longitudinal du menton presque effacée Prothorax presque carré , plus sensiblement marginé en dessus que dans les espèces précédentes, et h base à peu près tronquée carrément. Présternum plan entre les hanches , sans sillon longitudinal : flancs du prothorax fortement sillonnés en long, excepté près des hanches, où ils sont lisses. Elytres convexes, à ponctuation fine, mais bien sensible, avec de petites rides très-légères qui les font paraître subréticulées h la loupe : leur base arquée , avec une carène allant du milieu de chacune d'elles aux angles huméraux; une fossette oblongue, bien marquée de chaque côté près de la carène latérale. Rebord latéral ou flanc légèrement strié en tra- vers. Tibias postérieurs légèrement arqués en dehors. Russie méridionale. Elle m'a été envoyée par M. Dejean, comme la Tentyria Ti-istis de Zoubkoff. i 8. Anatolica Eremita. Tentyria Eremita, Stéven, Tent. et Opatr. pag. 7. Long. 12 mill. f. Larg. 6 mill. Nigra , vlx nitidula , lato-ovaiis, punctulata. Capitc subtùs fos ~ sulâ parvâ longitudinali impresso. Prothorace sabqaadrato , basi levlter sinuato, angulis posterioribas redis, apice ro- tundatis, infernè carvatis. Elytris plaiiiusculis, leviter punc- tidatis ragatiscjue, Prœsterno intcr coxas longitrorsùm IV. 2 390 ANNALES sidcato. Tib'ds poslerioribas redis. A b domine Levlter punc- tidulo. {Mas.) D'un noir peu brillant en dessus et en dessous. Dessus de la tète à ponctuation bien marquée et assez serrée , dessous avec une fossette longitudinale et courte dans son milieu. Prolhorax subrectangulaire, peusinué sur les côtés, à base légèrement flexueuse, et à angles postérieurs recourbés vers le bas et arrondis au sommet. Présternum sillonné en long entre les hanches; flancs couverts de points lunules et un peu rugueux comme dans presque toutes les espèces précé- dentes, mais h peine ridés en long. Elytres légèrement ovales , déprimées en dessus , légèrement ponctuées et assez ridées en travers, subnoduleuses : leur base subtronquée et marginée près des angles huméraux; une fossette oblongue bien marquée de chaque côté , près de la carène. Tibias postérieurs grêles et droits. Russie. Elle m'a été envoyée par M. Dejean. 9. Anatolica Besseri. Tentyria Besseri, Faldermann. Maille, in litt. Long. 12 mill. Larg. mill. |. Nigra-obscura, lato-ovalis. Capitesuprà densissimè piinctulato, subtàs fossidâ suborbicalari pariim profundâ impresso. Prothorace subquadrato, dorso densissimè punctulato; basi leviter sinuato ; angidis posterioribus planatis, fiaud rotun- datis. Prœsterno dense punctaio , inter coxas ragoso longi- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 091 trorsàmlmpresso. Elytris depressis, latèovalibus, vix punc- tutatis, transversim leviter ragatis, basi subrectis, medio ad, humeî^os carinatis. Tiblis posterioribus sinuatis. Abdomine dense punctalato. Elle ressemble beaucoup à la précédente , mais je l'en crois cependant distincte par les caractères suivants : tête à ponctuation plus serrée en dessus; fossette de la partie inférieure plus large , plus orbiculaîre et moins prononcée; dos du prothorax plus déprimé, angles postérieurs plans, nullement arrondis; élytres un peu plus déprimées, nulle- ment noduleuses et à rides transverses plus marquées; pré- sternomplus fortement ponctué; points réunis entre les han- ches, ce qui rend cette partie un peu rugueuse; abdomen plus fortement ponctué et à ponctuation plus serrée; tibias postérieurs sinueux vus en dessus, et non droits comme dans VEremlta. De Sibérie. Elle m'a été envoyée par mon ami M. Arsène Maille, comme la Tentyrla Besserl de M. Faldermann. 10. Anaiollca Impressa, Eschscholtz. Zool. Atlas. Tentyria Impressa , Tausc. Stév. Tent. et Opatr. pag. 6. Long. 1J4 mill. Larg. 6 mîll. Nlgra-obscura, lato-ovalis, depressa, dense punctulata. Pro- tlwracc convexiusculo, basi truncato. Elytris levilcr pimc- tulatis, lato-ovalibus , medio obtuse cosiatis; basi medio ad oQ'i ANNALES hiuneros carinatis. Tibùs posterioribus subreciis; anterio- riùus antè valdc emarginaiis. [Mas.) D'un noir obscur en dessus, un peu plus brillant en des- sous. Ponctuation bien marquée sur la tête et sur le pro- ihorax, plus fine et plus écartée sur les élytres,* fossette du dessous de la tête paraissant composée de deux sillons con- tigus , le plus antérieur moins large que le postérieur , qui est suLtriangulaire et peu allongé. Prothorax court, légère- ment trausverse , tronqué h sa base , à flancs fortement sil- lonnés en long. Elytres déprimées, h base subtronquée, avec un rebord carénai partant des angles huméraux , et attei- gnant le milieu de chaque élytre , dont le bord marginal et latéral forme une côte obtuse; milieu de chacune d'elles relevé en une côte plus large et plus obtuse que la marginale. Tibias antérieurs fortement échancrés au côté interne, et les postérieurs presque droits. Je ne connais que le mâle. Russie méridionale. Elle m'a été donnée par MM. Spence fds , et depuis par M. Dejeai». 1 i. Anatolica Abbreviata, Eschscholtz, Zool. Atlas. Tentyria Abbreviata y Gêbler. Dej. m iitt. Tcntyria Macrocepliata , Fiscn. Dupont, Collect. Long. 12 à i5 mill. {. Larg. 5 à 5 mill. ~. Nigra-obscura, oblongo-ovalis , punctulata. Capite subtùs s lUco transverso angalato. Protliorace anguUs posterioribus DE LA SOCIÉTÉ EiNTOMOLOGlQUE. 590 acutis ; pleuribus rugoso-scobînatis. Elylris convexiuscidis, levlter panclidaùs , transvershn vix pUcatis , basi omninb carinatis. Tibiis posterioribas intîis valdè arcuatis, apice subiCo incrassatls. D'un noir obscur en dessus et un peu plus brillant en dessous, surtout sur rabclomen. Tête h ponctuation dense et bien marquée en dessus , et ayant en dessous un sillon transverse assez profond , très-large , avancé antérieurement sur les côtés et anguleux. Prolhorax assez sinueux à sa base, avec les angles postérieurs aigus ; dos à ponctuation serrée et bien marquée; flancs rugueux, à peu près comme une râpe. Présternum sillonné en long entre les hanches ; le sil- lon, étroit dansie milieu , s'élargit et se bifurque légèrement à la partie antérieure, et s'arrondit en fossette ovale vers la partie postérieure. Elytres très-légèrement ponctuées, ovales- oblongues, à base sub tronquée et entièrement marginée des angles huméraux à l'écusson. Tibias postérieurs forte- ment courbés en dedans et brusquement épaissis à leur ex- trémité : les antérieurs fortement courbés et comme échan- crés au côté interne et non gibbeux vers le haut. Les inter- médiaires sont h peu près comme les postérieurs, mais un peu moins fortement courbés. De Sibérie. Je l'ai reçue de M. Dejean , et elle m'a été communiquée par M. Dupont, comme la Tentyria Macro - cephala de Fischer. Genre XVL Prochoma. (PI. 9. fig. de 1 à 4.) Menton mitréforme , à angles latéraux un peu relevés en dedans, mais paraissant cependant anguleux sur les côtés : 594 ANNALES échancrure antérieure médiocrement profonde {fig. 2). Palpes maxillaires subfiliformes , grossissant très-peu vers leur extrémité : dernier article à peine sécuriforme {fig.^). Palpes labiaux filiformes, très-saillants au-delà du men- ton, à dernier article subcylindrique {fig. 2). Labre transverse, saillant et pas sensiblement rétréci an- térieurement {fig. 1 eto). Mandibules découvertes latéralement, sans dent sensible à la partie supérieure : celle de droite subtronquée à son ex- trémité et celle de gauche à peine bidentée. Antennes grêles, un peu épaissies vers leur extrémité, h articles de deux à sept, étroits, h peine obconiques; le troi- sième aussi long que les deux suivants réunis : les huitième, neuvième et dixième coniques , plus larges que les autres ; le dernier, ovalaire-aigu, notablement plus petit que le pé- nultième [fig. /^). Epistome formant une saillie subtrapézoïde , largement tronquée à l'extrémité (fig. 1 et ù). Yeux ouverts, transverses, légèrement convexes. Tête ayant en dessus un pli longitudinal au-dessus des yeux, et en dessous une impression trans verse , avec une fos- sette dans son milieu. Prothorax notablement transverse , rectangulaire , avec les côtés arrondis ^fig. 1). Elytrespas sensi'blement rétrécies à leur base, qui est ca- rénée dans toute sa longueur [fig. 1). Ecusson légèrement saillant, en pointe triangulaire. Tibias subfiliformes, grossissant h peine vers leur extré- mité. Tarses grêles. Ce genre se rapproche du précédent par la forme de l'é- pistome , par le labre saillant et transverse et par les mandi- bules sans dent supérieure; mais il s'en distingue par ses palpes pîus grêles, et surtout par le dernier article des la- f DE LA SOCIÉTÉ ENÏOMOLOGIQUE. S^S biaux, pat' son menton moins échancré , enfin par son pro- ihorax plus transverse. 1. Prockoma Audoidni. Long. 10 mill. Larg. 5 mil Nigra-obscura, suprà depressa , Lata , subparaUela. Capile super granulato, transverslm sidcato , sabtàs transvershn impresso , medio foveolaio. Prothorace valdè transverso, rectangulare, lateribusroLandato ; dorso panctidato. Ely- trls planatis, posticè gibbosis, obtusls, brevller productls, vagè punctulatls. D'un noir obscur; déprimée en dessus. Tête tuberculeuse antérieurement en dessus; tubercules s'oblitérant en ar- rière, un sillon transverse bien marqué entre les antennes. Dessous ayant une impression transverse, avec une fossette dans son milieu. Prothorax très-transverse , subrectangu- laire, arrondi sur les côtés et tronqué antérieurement à sa base. Dos à ponctuation fi»ne et serrée ; ses flancs ponctués et plissés faiblement en long, dans la partie inférieure. Saillie intermédiaire et postérieure du présternum avec un sillon longitudinal entre les hanches et un bourrelet de chaque côté; son extrémité postérieure se relève vers le haut et se recourbe ensuite vers le bas en une pointe assez aiguë. Ely- tres courtes , larges, subparallèles , déprimées en dessus, 396 ANNALES gibbeuses et largement obtuses postérieurement, avec un petit rétrécissement légèrement prolongé. Dos à ponctua- tion légère et écartée. Abdomen lisse. Labre, antennes et tarses d'un rougeâtre obscur. De Bagdad. Collection du Muséum de Paris. Genre XVIL Mesostena, Eschscholtz, Zool. Atlas. Teniyria, Klug. (PI. 9. fig. de 5 à 10.) Menlon imparfaitement mitréforme, légèrement échan- cré antérieurement , sinué et anguleux latéralement , mar- giné tout autour, ce qui le fait paraître arrondi sur les cô- tés ; une élévation anguleuse partant de chaque côté de la base, et terminée au milieu en un tubercule transverse (/?.-. 9). Palpes maxillaires grossissant un peu vers leur extrémité ; dernier article légèrement sécuriforme {fig. 9). Palpes labiaux grêles, filiformes et assez saillants ; dernier article subcylindrique {fig. 9 et 10). Labre rétréci notablement en avant et légèrement tron- qué, caché dans l'inaction {fig. 7). Mandibules cachées latéralement dans l'inaction, aiguës, notablement bidenlées au bout, avec une dent au côté in- terne bien marquée et celle formée par le bord supérieur, très-prononcée; mandibule gauche bituberculeuse intérieu- rement près de la base {fig. 7 et 8). Antennes courtes , épaisses , fdiformes , à articles obco- niques, allant en diminuant de longueur vers l'extrémité; DE LA SOCIÉTÉ ENÏOMOLOGIQUE. 397 deuxième article aussi long ou un peu plus long que le troi- sième ; dernier aigu et notablement plus petit que le pénul- tième {fig. 7). Epistome pas sensiblement avancé , légèrement arrondi en arc et faiblement denticulé en scie antérieurement Yeux non saillants et recouverts en partie postérieure- ment par une saillie notable du bord postérieur et latéral de la tête , ce qui les fait paraître presque entièrement su- périeurs {fig, 7). Tête avec un pli loogitudinal bien prononcé de chaque côté en dessus, et un sillon transverse, sinueux et profond h la partie inférieure. Prothorax tronqué antérieurement et h sa base , rétréci en arrière, arrondi sur les côtés, subcordiforme et ne s'ap- pliquant pas contre les élytres {fig. 5 et 6) (1). Elytres rétrécies notableWnent h leur base , qui est mar- ginée jusque près de l'écusson, légèrement saillant au-delh de cette base {fig. 5 et 6). Tibias fdiformes et tuberculeux, au moins postérieure- ment. Tarses épais; les quatre premiers articles des quatre an- térieurs très-courts , ceux des postérieurs à peine plus al- longés; premier et dernier à peu près égaux, et pas aussi longs chacun que les intermédiaires réunis. Par la forme de ses yeux , ce genre se rapproche des six premiers, dont il se distingue par son prothorax non appli- qué contre les élytres, par le rétrécissement, à leur base, de (i)-Je soupçonne que les mà!es ont le prothorax plus étroit que les J'emelles; mais je ne puis l'assurer, n'ayant rien de certain sur les sexes de c< s insectes. 098 ANNALES ces dernières, par les antennes et par les tarses; la forme des yeux, les antennes et les tarses le distinguent des autres genres. Toutes les espèces se rapprochent beaucoup les unes des autres, et ont des rangées de points enfoncés en forme de stries. J'ignore si parmi les six espèces que j'ai distinguées se trouve la Tentyrla Punctata,}>Avi^, dont l'ouvrage m'est in- connu : jepensecepcndant qu'elles en sont toutes distinctes, h cause du caractère indiqué par Eschscholtz,poursa Mesos- tena Punctata , et que voici : Bordure de la base des èlyhes courte et peu sensible ; caractère qui ne peut pas convenir aux espèces qui me sont connues. Voici le tableau analytique de ces six espèces : /Elytres ayant leur plus grande largeur Ters leur partie posté- rieure (fig. 5) 1 E/ejoiis. , Deuxième l 'article des au-l / ïète forte- tenues a peu- 1 /nient ponc- près égal au I 1 tuée sur les troisiiiiie : ca-S 1 côtés et posté- rènedelabase 1 1 rieuremeul et des éljtres 1 Eljtres 1 légèrement / ^ droite. f ajant leur I dans le mi- Bourrelet de 1 I plus grande /lieu 1 Obionga. la base dudosy \ largeurdansle A Bas du pro-i du protborasN VniiliBu. J Tête très- thorax lisse oui sensiblement j f lisse dans le peu ponctué, «épaissi. i F milieu et lè- lîlytrcs avec 1 S I gérement neuf stries, y,' f • \ ponctuée dan» compris celle \ F \le reste. ... 3 Levicollis. le long du re- 1 I bord latéral ou fl I Deuxième article des antennes sensiUemcnt flanc. B '. un peu plus long que le troisième : carène de j > la base des éljtres sensiblement arquée 4 Punctipenni. l \ Bourrelet de la base du dos du protborax mince, a peine plus épais que le rebord latéral &'Ktugil. T)os du prothorax notablement ponctué. Elytres ayant dis stries ; les buitiènie et neuvième atteignent presque l'extrémité 6 Punclicollif. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQLE. 099 1-^ 1. Mesostena Elegans. (Fig. 5.) Long. i3 à i5 mill. ~ Larg. 4 î- à 5 mill. t N igra-nitida , oùlonga. Caplte Laleribus et posticè punctu- lato, mediolœoigato. Prothorace cordato, posticè valdè an- gustato, dorso levi, basl margine incrassato. Elytris pos- ticè dilatatis , subspatatatis , bas! rectè carinati^, carinâ ad humeros incrassatâ, punctis majoribus in striis novem, . intermediis abbreviatis, dispositis. Pedibus nigris. ( An Femina ? ) Var A. Prothorace vix transverso , carinâ basaii elytrorum tenui scutello ad humeros. {An Mas ?) D'un noir brillant tant eu dessus qu'en dessous. Tête lé- gèrement ponctuée en dessus sur les côtés et postérieure- ment, et presque lisse dans le milieu ; sillon inférieur beau- coup moins marqué au milieu que sur les côtés. Epistome très-pou convexe en dessus et bien sensiblement dentelé en scie. Prothorax sensiblement plus large que long et nota- blement cordiforme; son dos lisse , avec quelques petits points à peine sensibles à la loupe, et une rangée d'autres points situés sur le sillon marginal et peu marqués sur les côtés, mais très-gros près du bourrelet de la base, lequel est très-épais et finement ponctué. Flancs du prothorax 4oo ANNALES ayant quelques points assez gros dans le milieu, mais un peu plus petits vers le Las. Saillie intermédiaire et posté- rieure du présternum avec deux sillons longitudinaux qui la divisent en trois bandes à peu près égales et à même hauteur. Elytres lisses, ayant leur plus grande largeur vers les deux tiers de leur longueur, et très-irrégulièrement ovales, avec la carène de la base droite et épaissie vers les angles huraé- raux, et avec neuf rangées de points très-gros : la première (près de la suture) et la 9** (près du rebord latéral) se réunissent h l'extrémité; la dernière à points serrés et bien marqués jusqu'au bout des élylres , mais effacés avant la base; la première s'oblitère dans le tiers postérieur, et s'éloigne encore plus de la base; stries intermédiaires plus courtes et «'arrêtant à peu près au milieu des élytres et n'atteignant pas la base ; la deuxième en est éloignée plus que les autres, et la huitième est réduite à trois points très-écartés dans l'individu que j'ai sous les yeux. Arrière- poitrine et ab- domen très-lisses , avec quelques très-petits points à peine vi- sibles à la loupe et une rangée d'assez gros, de chaque côté de la partie antérieure de mélasternum et du premier seg- ment de l'abdomen. Deuxième article des antennes à peu près égal au troisième. Variété A. Taille plus petite; à prothorax à peine plus large antérieurement que long , ce qui le fait paraître moins rétréci postérieurement. Bourrelet de la base des élytres bien marqué, mais à peu près d'égale épaisseur depuis l'é- cusson jusqu'aux angles huméraux. Première strie à points plus petits dans le tiers postérieur de la longueur, mais bien visibles; huitième strie très-courte, mais à points rapprochés et nombreux. Je présume que ces différences peuvent être sexuelles, et j'ai laissé cette variété avec le type de l'espèce dont elle a la forme , quoique cependant les élytres soient un peu moins DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 4oi prolongées postérieurement, ce qui les fait paraître plus ob- tuses. Egypte. Elle m'a été donnée par M. Varvas. La Variété A est de Smyrne , et je la dois à mon ami M. Arsène Maille. 2. Mesostena Oblonga. (Fig. 6.) Long. i3 à i4 mill. Larg. 4| à 5 mill. ^igra-nitida, oblonga. Capite lateribus et posticè valdè punclato, medio punctulato. Prothorace cordato, antèvix latiore quàm longiore, margine basait crassâ, dorso lœvi- gaio, Elytris regidariter oblongo-ovalibus , carinâ basait rectâ; punctis magnis striis novem , intermedàs abbreviatis dispositls. Pedibus nigris. {Femlna?) Var. A. Prothorace angustiore, longltudine latitudine CBCjuali. {Mas?) Cette espèce se rapproche beaucoup de la précédente , mais je l'en crois cependant très-distincte. Tête plus fortement ponctuée, à sillon transverse de la partie inférieure à peu près aussi marqué au milieu que sur les côtés; élytres plus étroites et plus régulièrement ovales, leur plus grande largeur étant h peu près au milieu. Stries à points un peu moins gros et se rapprochant plus uniformément et davantage de la base. Prothorax notable- 4o2 ANNALES ment plus étroit, en comparant les deux types entre eux et les deux Variétés entre elles. D'Egypte. Cette espèce m'a été envoyée par MM. Varvas et Edmond d'Esclevin. 5. Mesostena LœvlcoUis. Long. 1 9 mill. Larg. 4 mill. Nlgra-nltlda, oblonga. Caplte laterlbus et postlcè punctu- lato, medlo lœvigato. Prothoracecordato, vlx latÀorc qiiàm longiore, dorso lœvigato, basimar^ine incrassatâ. Eiylris regulariter ovalibus, carinâ basait rectâ, punctis minoribas in strlis novem , intermediis abbreviatis , dispositis. Mela- stemi projecturâ posteriore suLcls duobus incsqualiter divisa. Pedibus ni gris. Plus petite que la précédente, dont elle se distingue par la ponctuation de la tête, plus écartée et moins forte; par les stries des élylres, à points beaucoup plus petits; parles pre- mière et dernière stries, plus oblitérées avant leur extrémité ; par la saillie postérieure et intermédiaire du présternum, ayant deux sillons longitudinaux la divisant en^trois bandes inégales , l'intermédiaire beaucoup plus étroite que les deux latérales. Même forme que la précédente. Deuxième article des antennes à peu près égal au troisième. D'Egypte. Elle m'a été envoyée par M. Emonrl d'Es- clevin. DE LA SOCIETE E^MOMOLOGIQUE. 4o5 4. Maottata Pmmetîpemmis. Tfittyria Piatctipamis , Dej. Coflect. DrT03rr. Long. 1 1 { à 13 mill. Larg. 5 | à 4 naSi. {. yisra-nitida. Capite lûteribas Utiter pmctmlato. Episte saùgibbcso. Protkanue conLdo, pastiee raldè mmgusiato, dorso leri , margime basali imerassatà. Efytris regmlariter ocaUbaSy coTind basali arematâ, pancùs in drus maceÊt abbmiaiu, disposiiis. Pediitu oksemré rafiscemiiôus. Vir. A. Capde pmmetmlato. Ehrtris pmmeiu stnarmm wûmo- De la taille et de la forme de la LexicoUis , dont elle se pproche beaucoup. Elle en diflfcre par les caractères sui- ats : prolhorax un peu plu? rétréci postérieurement; ca- rène de la base sensiblement en arc , et non droite comme dans les précédentes; première et neurième stries oblitérées postérieurement et ne reparaissant qu'à Textrémité et en- core très-faiblement: deuxième article des antennes sensi- blement un peu plus long que le troisième: pattes d'un rot^e- brun obscur.: milieu du bord antérieur du sillon transrerse de la partie inférieure de la tète, avancé et relevé en tu- bercule. Dans la Variété A les points des stries des élytres sont plus petits et la ponctuation de la tète un peu mieux mar- quée. D*Es:Tpte, Collection de MSI. Dupont et Gorr. Dans la 4o4 ANNALES première elle était désignée comme la Tentyria Punctlpen- nis de M. Dejean. La Variété A est du Sénégal. Je la dois au Muséum de Paris. 5. Mesostena Klugii. Long. 12 mil!. Larg. 4 Qiili. Nigra-nitida, oblonga. Capite iateribus punctato, medio vlx punctulato. Protlwrace cordato, dorso icBvigato^margineba- sali haud incrassatâ. Elytris regalariter ovalibus, carinâ basait levlterarcuatâ ,pimctis minoribus in sbùis novem ab- breviatis , dlspositis. Antenrùs artlculo secundo tertio pa- riim longiore. Pedibus obscure rufescentibus. Ressemble beaucoup à la précédente, et s'en distingue : par le bourrelet marginal de la base du prolhorax non épaissi et à peine plus large que le latéral, qui est un peu plus marqué que dans la Punctipennis; par la carène de la base de élytres moins arquée, et enfin par une impression plus prononcée à la saillie intermédiaire et antérieure du premier segment de l'abdomen : stries des élytres à peu près comme dans la Variété A de la précédente. Collection du Muséum de Paris, J'ignore sa patrie. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 4o5 6. Mesoslena Puncticollis. Long. 9 ^ à \o ~. ir.ill. Larg. 3 ^ à 5 inill. {. N igra-nitida , oblonga. Capite panctato , medio punctulato. Epistomo acumlnato. Prothorace oblongo, leviter cordato, suprà et siibtàs panctato , lateribus dorso panctis majori- bus. ELytris oblongo-ovatibus, striis punctatis decem, haud abbreviatis. Se rapproche par sa forme des deux précédentes , mais elle en est bien distincte. Sillon transversal du dessous de la tête anguleux, mais non sinueux; son bord antérieur point saillant postérieurement dans son milieu. Tête ponc- tuée en dessus, ponctuation plus forte sur les côtés, surtout en dessous. Epistome plus anguleux que dans les autres es- pèces, et légèrement mucroné dans son milieu. Prothorav aussi long que large , légèrement cordiforme , assez forte- ment ponctué tant en dessus qu'en dessous, avec des points plus gros sur les côtés du dos; plus lisse sur la partie anté rieure du présternum, dont la saillie postérieure et inter- médiaire est sillonnée longitudinalement; bourrelet de la base du dos large et épaissi comme dans la plupart des es- pèces. Elytres oblongues-ovales, à carène de la base légè- rement arquée, avec dix stries ponctuées, partant de la base et «'oblitérant légèrement vers l'extrémité ; la neuvième à peu près aussi longue que la dixième, qui touche au rebord latéral; intervalles entre ces stries un pou plus sensiblement ponctués vus à la loupe , mais cependant à ponctuation Irès- IV. 26 4oG ANNALES oblitérée. Abdomen légèrement ponctué, surtjout à la base, sur les côtés et à son extrémité; deuxième article des an- tennes un peu plus long que le troisième. Pattes noires. Egypte. Je dois cette espèce au Muséum de Paris. Genre XVIII. Thinobaiis, Eschscholtz, ZooI. Atlas. (PI. 9. fig. de II à i4.) Menton horizonlal , niitréforme , sensiblement anguleux sur les côtés, à angles non relevés en dedans, avec un sinus étroit mais profond, antérieurement {fg. i4). Palpes maxillaires allant en grossissant vers l'extrémité; dernier article déprimé, sécuriforme [fig. 1 4) • Palpes labiaux filiformes, peu saillants; dernier article coiu't, subcylindrique {fig, \l{). Labre saillant , rétréci antérieurement , subtronqué au bout [fg. 12). Mandibules courtes, assez saillantes et découvertes laté- ralement dans l'inaction, avec une dent bien marquée à la partie supérieure de la mandibule droite, et un peu moins saillante h celle de gauche; notablement bidentées à leur extrémité. Antennes hispides, grêles, légèrement dilatées en massue oblongue à leur extrémité; premier article gros, épais et le plus long de tous; ceux de deux h sept coniques, étroits; lo troisième h peu près de la longueur du suivant; huitième, neuvième et dixième élargis, infundibuliformes; dernier or- biculaire, à peine plus petit que le dixième [fig. 12 et i3). Epistome peu saillant et tronqué à son extrémité. Tète DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 407 sans pli longitudinal au-dessus des yeux qui sont saillants et orbiculaires [fig. 12). Prolhorax tronqué antérieurement et à sa base, sinué sur les côtés et rétréci en arrière, et ne s'appliquant pas contre les élytres [jig. 11). Elytres peu rétrécies à leur base et à angles huraéraux bien saillants [fig. 11). Corps velu. Tibias antérieurs comprimés, élargis à l'extrémité et sen- siblement triangulaires. Tarses grêles; les quatre postérieurs aussi longs que les tibias. Ce genre se distingue de tous les précédents par ses yeux saillants et orbiculaires, et par la forme de ses antennes et surtout de leur dernier article ; et du genre suivant, par son menton h sinus étroit et profond, et par ses tibias antérieurs, plus triangulaires. 1 . Thinobatis Rufipes. (Fig. il.) Long. 7 mill. Larg. 3 mill. Fusco-obscura, punctata, pilis, griseis, lateribus prothoracîs densis , tecta. Eiytris valdè punctato-striatis , interstitiis punctatis. Palpis, mento , cmtennis pedibusque rufis. D'un brun noirâtre , couverte de poils gris cendrés et couchés , plus serrés sur les côtés du prothorax. Tête ponc- 4o8 ANNALES tuée d'une manière serrée en dessus , excepté dans le n)i~ lieu , qui est lisse ; dessous avec une impression transverse. Prothorax îi côtés arrondis antérieurement , se redressant en arrière et tombant à angles droits sur la base, qui est tronquée; son dos à ponctuation très-serrée. Elytres sub- parallèles, à carène de la base peu marquée, avec des stries fortement ponctuées et très-serrées , dont les intervalles ont une rangée de points plus petits que ceux des stries. Ventre entièrement couvert de gros points enfoncés. An- tennes, menton , palpes, extrémité de l'abdomen et pattes, rouges. Amérique (Chili?). Collection de M. Emoud d'Escle- vin (i). Genre XIX. Hylithas , Gukhin , Magaz. Zool. PI. 108. ? Sclaca, Dej. , in Litt. (PI. 9. ftg. de i5 à 18.) Menton notablement anguleux sur les côtés, et presque tronqué antérieurement, et plutôt en hexagone irrégulier que mitréforme [fig. 17). Palpes maxillaires allant en grossissant vers l'extrémité; dernier article assez déprimé et sensiblement sécuriforme ih' '7)- _ Palpes labiaux filiformes, à dernier article subcylindrique, (i) Eschschoitz en décrit une seconde espèce qui m'est inconnue, et dont voici la phrase: Tldnobatis Ferriiginea. Unicolôr, ferruginea , suprù pilis J/rcvissinus adsparsis, elytrâ obsolète punciato-striaiû (Eschsch. Zool. Atlas, j* lit'., iab. xviii, fig. 5). DE LAl société ENTOMOLOGIQUE 4oo et presque entièrement caché sous le menton {fig. 17). Mandibules cachées latéralement , mais assez découver- tes antérieurement, dans l'inaction, avec une dent bien prononcée à la partie supérieure, surtout à la mandibule droite, et légèrement bidentées à leur extrémité [fig. i5). Antennes sub filiformes, grossissant légèrement, et moins brusquement que dans le genre précédent , vers leur ex- trémité; troisième article ayant h peu près une fois et demie la longueur du second; les huitième, neuvième et dixième plus larges que les autres, mais toujours coniques et allon gés. Le dernier suborbiculaire , à peu près de la grandeur du pénultième {fig. i5). Tête subtrilobée antérieurement , lobe intermédiaire formé par l'épistome , triangulaire et plus avancé que les autres. Point de pli longitudinal au-dessus des yeux , qui sont très-saillants et orbiculaires [fig. i5 ). Prothorax tronqué à sa base et s'appliquant contre les élytres , faiblement transverse et plus ou moins rétréci pos- térieurement [fig. i6 et 18). Corps déprimé, filiforme. Tibias antérisurs filiformes ou très-légèrement trianiïu- laires , probablement selon les sexes. Tarses filiformes, les quatre postérieurs plus courts que les tibias. Ce genre se dislingue du précédent (dont il se rapproche par ses yeux et ses antennes) , par son menton non échancré ; par sa tête, sublrilobée en avant, par ses antennes moins épaissies à leur extrémité ; enfin par ses tibias antérieurs, moins comprimés et moins élargis. 4io ANNALES 1. Hylithus Tentyrioides, Guérin. Magaz. Zool. PI. 108 ? Sciaca Tentyrioides, Dej. in litt. (Fig. i6.) Long. 7 mill. Larg. 2 mill. ~. Nigra-nitiduia, lateribus rufescens ; depressa , fiUformis , valdèpunctata. Prothorace posticè valdè angustato, sabcor- dato. Elytris punctis magnis punciisque ohlileraùs aller- natim in striis dispositis : palpis,antennis pedibusque rufis. D'un noir légèrement brillant en dessus et en dessous , avec une couleur rougeâtre sur les bords, plus prononcée en dessous , et fortement ponctuée. Tête rougeâtre anté- rieurement, à lobe intermédiaire penché. Prothorax forte- ment arrondi sur les côtés antérieurement, se redressant ensuite près de la base, sur laquelle ils tombent un peu obli- quement , assez fortement rétréci en arrière et subcordi- forme. Elytres à stries formées d'assez gros points, et dont les intervalles ont une rangée de petits points oblité- rés ; les stries s'oblitèrent elles-mêmes légèrement à la par- tie postérieure. Poitrine chargée de gros points comme le dessus; abdomen plus finement ponctué. Menton forte- ment ponctué, d'un rougeâtre obscur. Palpes, antennes et j)attes roîigeàtres. Tibias antérieurs filiformes, un peu si- nués au côté interne, ce qui me fait penser que c'est un mâle que j'ai sous les yeux. Du Tucnnian. 11 m'a été envoyé par M. Dejoan , sous le nom spécifique que je lui ai conservé. t DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 4'i 2. Hyl'Uhus Distinctus. (Fig. ,8.) Novum Genus, Tentyrioides, Maille, in litt. Long. 7 mill. Larg. amiU. f. Bafo-obscura , suprà subnigra , depressa , filiformls , valdè punctata. Prothorace subcjuadrato, lateribus leviter rotun- dato, Elytris punctis minoribus punctisque obliteratis ai- ternatim in striis dispositis. Palpis, antennis pedibusque ru fis. I B Même forme que le précéclent, auquel il ressemble beau- II coup. Couleur moins noire et plus obscure , d'un rouge ^Bbrun foncé sur tout le ventre ; impressions longitudinales de la tête plus marquées. Prothorax peu rétréci à sa base, subrectangulaire, avec les côtés arqués; points du dessus de son dos et de la tête un peu plus gros que dans le précé- dent. Elytres striées de la même manière, mais les points formant les stries principales un peu plus petits et moins distincts des rangées de points des intervalles. Palpes, an- tennes et pattes rouges. Tibias antérieurs légèrement trian- gulaires et droits au côté interne. Ce dernier caractère me fait penser que l'individu que kj'ai sous les yeux est une femelle, s'il existe entre les deux • sexes les mêmes dilFérences qu'entre ceux des genres Ten- tyria et AnatoUca. Aussi , s'il n'y avait eu que ce seul ca- 4i2 ANNALES ractère, j'aurais réuni sans hésiter cette espèce à la précé- dente; mais la différence de forme du prothorax, la diffé- rence de couleur et de la ponctuation des élytres , de celle du prothorax et de la tête, et autres légères dissemblan- ces, m'ont convaincu que ce devait être la femelle d'une es- pèce distincte de la première. Du Tucuman, d'où il a été rapporté par M. Lacordaire. 11 m'a été envoyé par mon ami , M. Arsène Maille, comme un genre nouveaii et sous le nom spécifique de Tentyrioides, Dejean. Genre XX. Stenhohna. » Melaphorus , Guérin , Magaz. Zool. PI, 109. l^Pl. 9. fig. 19, 20 et 21.) Menton mitréforme , anguleux sur les côtés , ayant anté- rieurement un sinus peu profond, mais qui le paraît davan tage par un pli arqué, prolongé de chaque côté en une den- aiguë [fig. 21). Palpes filiformes; dernier article des maxillaires et des labiaux en cône renversé {fig. 'à\). Labre saillant , très-transverse , rectangulaire , à peine échancré antérieurement [fig. 20). Mandibules découvertes latéralement, notablement bi- fides à l'extrémité et sans dent h la partie supérieure [fig. 20). Antennes filiformes, à articles coniques; le deuxième no- lablement plus long que le troisième, qui est plus long que les autres ; neuvième et dixième plus courts et un peu plus larges que les pi'écédents; dernier ovalair(?, aussi grand que lt> pénultième. I DE LA SOCIÉTÉ EISTOMOLOGIQUE. 4i5 Epistome faisant une saillie très-notable, large et rectan- gulaire, tronquée à l'extrémité {fig. 19). Tête oblongue, sans pli au-dessus des yeux et prolongée d'une manière très-notable en arrière de ces organes [fig. 1 9 et 20). Yeux orbiculaires, très-petits, situés en dessous dans une fossette orbiculaire, en arrière des antennes. Prothorax subcordiforme, petit, pas plus grand que la lêle, gibbeux, étranglé h sa base, qui est tronquée, et s'appli- que contre les élytres {fig. 19). Elylres notablement plus larges que le prothorax , forte- ment relevées à leur base , et à angles huméraux arrondis Tibias et tarses filiformes. Ce genre diffère des deux précédents, par les yeux plus petits et surtout par leur situation au dessous du bord la- téral; par son menton; par sa tête, plus oblongue et plus prolongée en arrière des yeux; enfin par ses palpes. 1. Stenholma Tentyrioldes , Dej. in litt. Long. 6 mill. |. Larg. 2 mill. '-. litifo-obscura,profan.dè et dense punctata. Capite suprà foveo- Us longltudinalibus impresso. Eiytris nigris, dorso pLanatis ^ laxè punctulatis. Ore, antennh pcdibasque rufis. D'un brun-rouge très-obscur. Tête ponctuée profondé- wicuï et d'une manière Irès-sorrée, en dessus sur toute sa surface, et en dessous sur sa moitié antérieure : partie su-^ 4i4 ANNALES périeure avec deux fossettes longitudinales bien marquées; partie inférieure avec un sillon arqué en arrière, ce qui donne à la tête, vue latéralement, un peu la forme d'un rostre court, comme dans certains Curculionites. Prothorax globuleux, aussi étroit que la tête et pas plus long qu'elle, fortement étranglé à sa base, qui est tronquée; sa ponctua- tion, tant en dessus qu'en dessous, très-profonde et très- serrée. Elytres d'un noir légèrement brillant , larges , très- élevées, surtout à la base et déprimées sur le dos,à ponctuation fine et écartée. Points couvrant l'arrière-poitrine et Tabdo- men, très-gros et très-profonds, mais plus écartés que sur le prothorax. Bouche, antennes et pattes rouges. Du Pérou. Collection de M. Dupont. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 4i5 EXPLICATION DE LA PLANCHE V. Genre Oxycara , 1 . Oxycara Blapsoides, grossie, a. La même, vue en dessous. 3. Id. vue de côté. 4. Mâchoires de la même Menton Tète id. id. y us fortement grossis. G. Trienioma , ï . 7. Trienioma Varvasi, grossie. ^- 1^ *^*^ , I plus grossis. 9. Son menton ) '^ ° 10. La même vue de côté plus fortement grossie que la fig. 7. G. Dailognatha^ fig. Tête grossie de la Dailognatlia Variabilis. Dail. Ficina, vue de côté et grossie. Id. vue en dessus Id. Menton grossi de la Variabilis. Mâchoire grossie de la Ficina. Languette id. id. id. id. 17. Labre id. id, 18. Prothorax de la Fariabilis, grossi 19. Tête grossie de la Ficina. 4i6 ANNALES EXPLICATION DE LA PLANCHE VI. Gtais Calyptop$is,6g. i. Catyptopsis Emondi, grossie. a. Son menton 'i ^ . 3. Son tibia antérieur | très-grossis. G. Dichomma, fig, 4- Dichomma Maitlei, grossie. 5. Son menton \ 6. Son antenne i p . c »'u' »' • f tortement grossis, 7. Son tibia antérieur à =■ 8. Sa mâchoire ^ G. Hyperops , fig. 9. Tète très-grossie de l'Hyperops Tagenioides . 10. Sa languette ) 1 n , 11. Son menton ] pl"s fortement grossis. 12. Ilyp. Tagenioides grossi. i5. Cuisse et tibia antérieurs i très-grossis. 19. Son tibia antérieur / G, Lophoma , fig, ao. Lophoma Punclata, grossie. Partie antérieure Son menton a. Sillon inférieur la léte Sa mâchoire Son antenne plus fortement grussis. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGÎQUE. 417 EXPLICATION DE LA PLANCHE VII. ijenre Pacliy du la, fig. i. Pacliychifa Pedinoides, grossie. 2. Son menton \ 5. Sa languette t v i i / £, ,^, . f fortement gros- 4. Sa mâchoire \ . ° 5. Tibia et tarse antérieurs id. \ 6. Son antenne / 7. Prothorax et base des élytres de la Pacliycliila Impressifrons, grossis. 8. Prothorax et base des élytres de la Pachy. Tripo- liana, grossis. G. Microdera , fig. 9. Partie inférieure de la bouche très-grossie de la Microdera Servi/IeL 10. Microdera Servlllc'', grossie. 11, Prothorax et base des élytres (grossis) de la Lucida. j 2. Antenne gi'ossie id. i3. Prothorax et base des élytres (grossis) de la Sub- lunata. 14. Menton grossi delà Convexa. 1.5. Prothorax et base des élytres id. grossis, 16. Id. id. de la Coromande- lensis, grossis. G. Tentyria , fig. 17. Tentyria M ucronata, grossie. 18. Prothorax grossi de la Ligurica. 19. Menton de la Mitcronata "1 îo. Languette id, > très-grossis. ai. Antenne id. } 22. Prothorax et base des élytres de la Dejeanii, grossis. 25. Prothorax et base des élytres de l'Excavata , grossis. 4i8 ANNALES EXPLICATION DE LA PLANCHE VIII. Genre Thalpophila, fig. 1. Thalpophila Abbreviata, grossie. 2. Menton id, \ 3. Sa mâchoire I 4. Sou antenne très-grossis. 5. Extrémité de la même ' 6. Thalp. Polita, grossie. 7. Son menton grossi. G. Hegeter , fig. 8- Hegeter Striatu , grossi. 9. Son menton \ 10. Sa tête ; très-grossis. 1 1. Son antenne ) G. jtnatolica , fig. 12. Tùtetrès-grossie de VAnatoUca S ubquadrata, i3. Son labre l ^ . .4. Son menton f trej-grossis. i5. Tibia antériew (grossi) du mâle de la Maillci. 16. Id. postérieur id. 17. Tibia antérieur de V Abbreviata. 18. Id. postérieur id. 19. Prothorax grossi de la Subquadrata. 20. AnaloUca Maillei , sans tête , très-grossie. DE LA SOCniïÉ ENTOMOLOGIQUE. 419 EXPLICATION DE LA PLANCHE IX. Genre Procitoma , Gg. i. Proclioma Audouini , grossie. 2. Son menton \ 3. Sa tète Jtrès-grossis. 4- Son antenne / G. Mewslena, fig. 5. Mesostenn Elegans , grossie. 6. Ici. Oblonga, id. -, Tête id. ) ^ , 8. Sa mandibule droite _ ] ^^es-grossies. 9. Menton très-gro^^si de l'Etegans. 10. Languette trèsgrossie àeVOb/onga. G. Thinobatls , fig. 1 1. TItinobatis Hu/ipes , trèsgrossie. 12. Sa tête. \ i5. Extrémité de son antenne ' très-grossis. _ li. Son menton i I trt I G. Ilytiduis , fig. i5. Tête trèsgrossie de rfly/(//iui 7cn^w\^Av^ v** i DESCRIPTION DU Geramius Fonscolombii. (Latr.) PAR M. BoYER DE FoNSCOLOMBE (d'Aix). (Séance du 7 janvier i835.) PI. 10. A. J'ai cru qu'il ne serait pas inutile de donner une des- cription complète et détaillée de cet Hyménoptère, que j'ai trouvé le premier dans nos contrées, il y a déjà long-temps, et que des lors je signalai à l'allenlion de M. Latreille. Il y reconnut les caractères d'un genre distinct, il le dénomma [Considérations genfralcs sur l'Ordre naturel des Crustacés... et des Insectes , pag. 029 et 438) et voulut bien désigner l'espèce par mon nom. Il l'a cité de nouveau dans un de ses derniers ouvrages [les Crustacés, les Arachnides et les Insectes, faisant suite au Règne animal de Cuvier,' tom. 2, p. 535). M. Klug a fait une monographie de ce même genre, composée jusqu'ici de bien peu d'espèces. J'ai le re- gret de ne pas connaître cet ouvrage, digne sans donte de la réputation si bien méritée de son auteur, mais qui jus- qu'ici n'est pas parvenu jusqu'à moi. Si donc involontai- rement je répète des choses déjà dites, j'espère que le lec- teur daignera m'excuscr. Je donne ici dans le plus grand IV. 27 429 ANNALES détail la description des parties de la bouche et des autres caractères génériques, que j'ai observés et dessiné^ avec l'at- tention et l'exactitude la plus scrupuleuse. Caractères génériques. Le chaperon est un segment de cercle, terminé en avant par un avancement tronqué î ses côtés sont échancrés avec une dent au milieu de l'échancrure, et terminés latérale- ment en angle aigu. Le labre forme un segment de cercle, cilié sur ses bords ; sa base, à demi cachée sous le chaperon, est transverse, dé- passant un peu de chaque côté le labre réel, qui est articulé 35 ec elle. Les mandibules sont assez allongées, peu courbées, très- légèrement bidentées 5 leur extrémité, armées à leur côté in- terne de deux fortes dents. Les mâchoires sont composées de quatre ou cinq pièces articulées ensemble. La première est ovale, la seconde courte, la troisième courte aussi et un peu en cœur; la qua- trième ovale, aplatie, aiguë à son extrémité, ciliée au côté interne; le côté extérieur plus épais et comme séparé en deux par une rainure longitudinale. On voit de plus, au côté extérieur et à l'extrémité du premier article , une pe- tite pièce ovale qui lui est appliquée et qui semble articulée avec lui. Le palpe maxillaire est inséré à l'exlrémilé interne du premier article. Ce palpe n'est pas plus long que la partie extérieure ou dernière pièce des mâchoires; il est composé de quatre ar- ticles, dont 'os deux premiers courts et un peu plus gros , Ï)E LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQLE. 425 le troisième plus long, le dernier assez court et ovale, ter- miné en pointe mousse. Le menton est ovale; la lèvre inférieure, labium, est insé- rée au-dessus de son extrémité; dans l'état de repos les parties de la lèvre sont assez rapprochées; le palpe labial est inséré de chaque côté à la base de la lèvre. La lèvre déployée, et que j'ai figupée à part dans cet état, est ovale : elle a quatre appendices , dont deux basilaires et latérales; les deux autres partant de l'extrémité; celles-ci sont réunies à leur base et s'écartent ensuite; les quatre sont courbées en dehors (du moins quand on presse la lè- vre) , obtuses , et comme un peu papillaires à leurs extré- mités, striées transversalement dans toute leur longueur. hes palpes labiaux sont composés de quatre articles : les deux premiers et le dernier un peu plus grands que le troi- sième; le dernier est ovale et terminé en pointe mousse. Les yeux sont échancrés à leur côté interne. Les antennes ont douze articles et ne m'ont pas paru en avoir davantage dans les mâles. Le premier, beaucoup plus long que les autres , est un peu conique-allongé et légère rement courbé; le deuxième n'est pas distiiict, étant pres- que entièrement enfermé dans le premier; le troisième est plus long que les suivants, qui sont courts, assez serré», les uns à la suite des autres; le dernier ovale, terminé en pointe mousse. Les a(7e5 ne sont jamais plîssées longitudinalemenl comme dans toutes les autres Guêplaires. Elles se composent d'une cellule niar^^nale dont l'extrémité se détache un peu de la nervure costale, et se termine par une petite nervure courte qui semblerait commencer une seconde cellule; de deux sous-inarginaies, dont la deuxième à peu près pentagonale ; et d'une troisième terminale et presque complète, la ner- vure intérieure qui la détermine allant jusqu'au bout de Ui^ ANNALES l'aile. Les cellules discoldales sont à peu près comme dans les autres genres de la même famille. L'abdomen est composé de six segments dans les femelles ; celui des mâles en a sept. Les éperons des pattes sont égaux; les onglets sont armés en dessous d'une petite dent. ESPÈCE. Ceramius Fonscolomùu, Latb. Ceramius iilger, antennarum basi luteâ , segmento prima abdomlnis secjuentibus subangustiore , istorum marglne pos- lico punctis duobus nigris notato. Nobis. Description . Il est noir. Le chaperon, une ligne au bord interne des yeux, une tache derrière les yeux , et le côté interne des mandibules, sont jaunes; il y a cependant une ligne bifur- quée noire sur le chaperon, qui part du bord antérieur, qui est lui-même liseré de noir. Quelquefois le chaperon est presque tout noir, avec une seule tache jaune. Il y a dans d'autres une double tache jaune sur le front, derrière le cha- peron. Les trois premiers articles des antennes sont d'un jaune roussâtre ; les autres , quelquefois même partie du troisième, sont bruns, légèrement roussàtres. Le prothorax est arqué et plus large sur les côtés ; son bord postérieur est jaune : cette couleur s'étend davantage sur les côtés, sans atteindre l'origine des ailes. 11 y a une DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 425 lâche sur le dos du mésothorax, une de chaque côté de la même partie , une autre sur la pointe de Fécusson , suivie d'une petite ligne transverse presque réunie avec elle ou à peine séparée, une de chaque côté supérieur de l'écusson; enfm une autre assez grande des deux côtés de la partie postérieure du métathorax : toutes ces taches sont jaunes. On voit encore une assez grande tache jaune au-dessous de l'origine des ailes , de chaque côté de la poitrine. Les té- gules des ailes sont rousses, entourées de jaune à leur hase; les ailes sont légèrement lavées de jaune, l'extrémité un peu noirâtre, le stigmate roux. L'abdomen est sessile , le premier segment un peu plus étroit que les suivants. Le bord postérieur de ceux-ci est largement jaune; cette couleur est sinuée, et s'étend da- vantage sur les côtés en remontant vers la base; elle est coupée des deux côtés du dos par ^deux points pédicules. Le pédicule est plus ou moins marqué, quelquefois presque nul, surtout au quatrième segment. Le premier segment est noir à sa base, jaune à son bord postérieur et à ses côtés, le noir échancrant fortement et carrément le jaune; le der- nier est noir à sa base et jaune postérieurement. Les pattes sont jaunes-roussâtres; la base des cuisses, surtout des premières , d'un noir brun. La face intérieure des jambes est un peu plus brune que le reste. C4ette description s'applique plus particulièrement aux femelles, qu'on rencontre beaucoup plus facilement que les mâles. Ceux-ci n'en diffèrent que par les caractères suivants : Le chaperon est entièrement jaune, avec les bords seuls liserés de noir. Les antennes sont plus noires, h peine aper- çoit-on un peu de roux à la base du troisième article; le premier est jaune, avec une ligne noire en dessus. Les ta- ches du corselet sont toutes plus petites, et celles du meta- /,2G ANNALES tiiorax manquent quelquefois. Le premier segment de l'ab- domen est noir, avec deux taches jaunes latérales seule- ment; le dernier n'a qu'une grande tache jaune dorsale; dans les intermédiaires les points noirs sont sessiles, et ne sont guère qu'une petite échancrure sur le jaune. Cet insecte est rare. Je l'ai trouvé près d'Aix, vers les bords de la rivière de l'Arc, autour des mares d'eau, où il venait prendre de la terre délayée , ou bien entrait dans des trous cylindriques creusés par lui dans une rive peu élevée. Ces trous, où l'insecte va déposer ses œufs et prati- quer un nid pour ses petits, sont précédés d'une galerie re- courbée en bas, qui entoure l'orifice du trou. Cette galerie, qui les fait aisément remarquer, est formée irrégulièrement, et en partie presque à claire-voies, des parcelles de terre que l'insecte détache du nid en le creusant, ou qu'il apporte du dehors. La rareté de l'insecte et de ses nids , l'éloigne- mcnt de mon domicile et le manque d'instruments, m'ont empêché jusqu'ici d'ouvrir les nids et d'en examiner le con- tenu. La ponte finie , la galerie est détruite promptement et sans doute par la mère elle-même; car peu de temps après on ne la retrouve plus, et rien n'indique alors la place des nids sur le terrain. UOdynerus Marails, Y Antlwphora Parictina, ont la même habitude que le Ceramius pour la construction du domicile de leur postérité. Cette galerie paraît servir à rendre plus difficile à ses ennemis l'entrée du nid, ou à fournir les matériaux nécessaires pour le boucher. J'ai trouvé aussi le (7er«?nm5dans le déparîement du Var, et h une lieue de la Durauce , dans la commune du Puy- Sainte- Réparade (Bouches-du-Rhône), mais bien plus rare- ment encore qu'à Aix. Il paraît à la fin de mai et au com- mencement de juin. J'ai une variété qui poiuTait être regardée comme une DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 4^7 espèce distincte. Dans celle-ci les mandibules sont noires, avec une tache jaune seulement. Les antennes sont entiè- rement noires, même le premier article. La tache dorsale du corselet, les deux points latéraux supérieurs de l'écusson et la petite ligne au-dessous de la tache qui le termine , manquent. Le stigmate des ailes est noirâtre. Le premier segment de l'abdomen est plus large que dans l'espèce pri- mitive et h peu près du même diamètre que le suivant; le bord postérieur des autres est sinué de chaque côté , à la place des points qui ne s'y voient pas. Le dernier, dans le mâle comme dans la femelle, est noir à sa base et jaune pos- térieurement. Si on la doit distinguer comme espèce, on pourrait la dé- signer par la phrase spécifique suivante : Ceramias niger, segmenta primo abdominls seqaentibus non angustiore , margine omnium postico utringue sinuato. EXPLICATION DES FIGURES. a. b. Chaperon. Labre. c. Mandibule. d. Mâchoire. e. f Palpe maxillaire. Menton avec la lèvre 8- h. Lèvre déployée. Palpe labial. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 429 DESCRIPTION DE QUELQUES GENRES ET ESPÈCES DE CaRABIQUES NOU- VEAUX , PAR M. LE B\noN Maximilien de Chaodoir (de Dorpat). (Séances du 7 janvier et 5 février i855.) PI. 10. B. I GENRES NOUVEAUX. 1. Genus Dyscliromus (Chaudoir). (o'jg, fâcheux, ;yjoa, couleur.) Les trois premiers articles des tarses antérieurs des mâ- les dilatés, assez courts et cordiformes; dernier article des palpes labiaux déprimé, sécuriforme et assez allongé ; an- tennes grenues et assez courtes; lèvre supérieure plane , carrée, moins longue que large, avec une incision sur le bord antérieur; mandibules obtuses, très-peu arquées et peu avancées; menton trilobé; lobe intermédiaire moins avancé que les latéraux, très-arrondi. Corselet aplati, un 4oo ANNALES peu moins long que large , peu arrondi sur les côtés , et coupé carrément postérieurement; élytres en ovale allongé, légèrement rebordées, surtout postérieurement ; on remar- que sur les quatre derniers segments de l'abdomen deux points enfoncés au milieu et placés transversalement, et sur les trois derniers une ligne de points enfoncés moins marqués près du bord antérieur. Je crois devoir placer ce nouveau genre près des Distri gus de M. le comte Dejean , dont il se rapproche beaucoup par sa forme ; ses ^caractères génériques le rapprochent des Driniostoma du même entomologiste. Je ne connais pas la pairie de ce bel insecte : je serais toutefois disposé à croire qu'il vient de Java ou des îles voisines. Dyschromus Opacus (Ghavdoir). B. fîg. ,. Long. 5 lig. '-. Larg. 2 lîg. *. Ater f opacus , subiridescens. Caplte inter oculos profundè impresso. Tliorace ad basim utrinque lineâ tenul Impresso, cum fovcâ tenul mediâ longttudinaliter impressâ. Elylris ob- soletlsslmè striatis, postlcè marglnatis, puncto pone médium in tertio intervatlo impresso. Pedibus breviusculis nigro- brunneis^ DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 43 1 2. Genus Bhagodactylus (Chatjdoir). (p/xyjMu, je fendS} ëxxTuh?, doigt.) Les deuxième , troisième et quatrième articles des qua- tre tarses antérieurs fortement dilatés,* les deuxième et troisième cordiformes; le quatrième bilobé; le premier court, triangulaire et peu dilaté; dernier article des palpes allongé , cylindrique et tronqué à l'extrémité. Antennes fi- liformes , assez courtes ; lèvre supérieure courte , presque transverse, un peu arrondie antérieurement; mandibules très-peu avancées, très-arquées et assez aiguè's; une forte dent simple, très-aiguè', dans l'échancrure du menton; tête carrée; yeux très -saillants. Corselet transversal, un peu rétréci postérieurement; bords latéraox relevés et sî- nués près de la base; élytres en ovale très-allongé , assez convexes. Pattes moyennes. Bhagodactylus Brasitlensis (Chaudoir). B. fig. 2. Long. 7 lig. Larg. 2 lig. ^. Fusco-virens, Elytrls striatis,posticè sinaatis. ylntennis, palpi» pedibusque testaceis. Thora.ce utrinqae nd basim impresso. La patrie de cet insecte est le Brésil , et c'est la seule es- pèce de ce genre qui me soit connue. 432 ANNALES Je ne saurais marquer exactement la place qu'il doit oc- cuper dans le système de M. le comte Dejean , car sa forme le rapproche beaucoup des Ratymatopus Dejean et ses caractères génériques le placent près des Stenolophus ; je le rangerais de préférence auprès des premiers. 3. Genus Orthogenium. (Chaudoir). {opdo;, droit, ysvsiov, menton.) Les quatre premiers articles des tarses antérieurs dila- tés légèrement; les deux premiers triangulaires et assez al- longés; le troisième un peu cordiforme ; le quatrième cor- diforme; assez petit et bifide h l'extrémité; ceux des tarses intermédiaires très-faiblement dilatés et assez allongés; dernier article ovalaire et tronqué à l'extrémité. Antennes filiformes, de la longueur de la tête et du corselet; lèvre supé- rieure transverse ; mandibules assez avancées, peu arquées et très-obtuses; menton coupé carrément à son échancrure; point de dent.Tête carrée; yeux arrondis, très-saillants. Cor- selet trans verse, échancré antérieurement, relevé et arrondi sur les côtés, qui sont légèrement sinués près de la base, et I forment avec elle un angle droit; élytres assez allongées ! et assez convexes. Ce genre est intermédiaire entre Ptatymetopus et Seleno- phoriis. La seule espèce qui me soit connue est originaire de Saint-Domingue. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 453 Orthogenium Fémorale (Ghaudoir). B. fig. 3. Long. 5 lig. Larg. 2 lig. ^. Suprà obscui'èceneum, subtùs nigropiceum. Tliorace in medio et utrinque ad basim impresso. Elytris strlalis, posticè di- latatis , ad apicem sinuatis ^ angulo humeratl recto. Pal- pis antennarum articidis 2-0 nlgro-annulatis. Femoribus nlgro-piceis ; tibiis tarsls dilutioribus. EXPLICATION DES FIGURES. Fig. 1 . Dyschromus Opacus. 1 a. Palpe. 1 b. Abdomen eu dessous, 2. Rhagodactylus Brasiliensis. 3. Orthogenium Fémorale. ESPÈCES NOUVELLES. 1. OdontochcUa Egregia (Ghavdoib. BrésilJ. Obscuro- cenea. Elytris punctatissimis,sericatis,lunulâ humc^ 454 ANNALES rali, fasciâ mediâ tenul contortâ, et in ipso apice lineâ an- giistâ , albidis. Pediùus luteis, viridi micantiàus. Long. 4 l'g" Larg. i lig. Cette espèce diffère de la C. Sericina (Kliig, Jalir bûcher der Insectcnkunde , pag. 12, n° 25), par les deux pre- miers articles des antennes, qui sont verts , par le point de l'extrémité, qui est remplacé dans mon insecte par une li- gne parallèle au bord postérieur, et qui occupe l'espace en- tre la suture et l'angle marginal, et par Tabdomen, qui est d'un vert brillant. Les pattes me paraissent être aussi un peu plus vertes. •Je dois cet insecte h la générosité de M. Perty. 2. Cicindela Propincjua (Chaiidoib. Russie orientale). Obscuro-œnca, pundata. Thorace quadrato, albopdoso. Elytris paraltelis, maï'gine toto, lunulâ liumerali, basi prodactâ, apice reflexâ; fasciâ mediâ tcnui sinuatâ dentatâ, lunu--^ laque apicis albidis. Pedibus cupreis ; tibiis basi pallidis. Long. 5 lig. \. Larg. 2 Tête étroite , d'un bronzé obscur , avec quelques reflets cuivreux. Antennes vertes. Lèvre supérieure très-blanche , avec une dent assez marquée. Corselet cylindrique , avec l'impression antérieure bien marquée; très- velu, surtout sur les côtés. Elytres parallèles, plus planes que dans la C. Cir- cumdata , d'un bronzé obscur, avec les environs de la su- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 435 ture un peu rougeâtres, et une ligne de points enfoncés verts, peu marqués; lunule humérale se prolongeant vers la base et remontant à l'extrémité; bande du milieu re- montant d'abord, puis redescendant vers l'extrémité, mince, dentelée sur ses bords , et formant un point dans sa partie inférieure; lunule de l'extrémité dilatée vers la suture, mais moins que dans la C. Clrcnmdata, et se séparant de la bordure latérale, qui est entière , en forme de dent moins saillante que dans l'espèce citée; ces dessins sont blanchâ- tres et le bord postérieur des élytres est dentelé en scie. Abdomen vert, avec les côtés très-velus. Pattes cuivreuses, avec la base des jambes d'un jaune foncé. 3. CicindeLa Flgurata (Chaudoir. Désert des Kirguises. ) Latè viridis. Elytris lunulâ humerali recurvâ, fasciâ contoriâ média apicem versus descendente; tolo marglne latcrali, ad luiiulam apicalem ferè interrupto, hâc apice recurvâ, iatio- riùus, ulbis. Thorace propemodum cyllndrico. Long. 4 lig« î« Larg. 1 lig. '-. Cette espèce diffère de la C. Conforta, (Stéven), par son corselet plus cylindrique, moins arrondi sur les côtés, par les élylres plus dilatées h l'extrémité, et dont tous les dessins blancs sont beaucoup plus larges; enfin par la couleur verte- claire de tout le corps, h l'exception de quelques reflets cui- vreux sur la tête et le corselet. 436 ANNALES 4. Cicindela QuadratlcolUs (Ghaudoir. Madagascar). Lalé viridis. Capite cuprco-variegato , anfennarum artlcuUs baseos auro annulatis. Thoracequadrato. Elytrislanulà hu- merali, fasciâ obliqua descendente, lunulâ apicis, margine- que toto flavis. Palpis tlbilsque falvis. Long. 5 lig. '-. Larg. 1 lig. 4* Quelques différences notables distinguent cette Cîcin- dèle de la (7. Abbreviata (Klug), savoir : une tache brune de chaque côté de la lèvre supérieure; la couleur plus rousse des jambes et des palpes; la forme parfaitement carrée du corselet, qui n'est point arrondi sur les côtés ; la bordure des élytres, qui n'est point interrompue. Tout l'insecte est d'un vert clair , à l'exception d'un reflet cuivreux sur la tête , et d'une bordure noirâtre peu distincte tout autour des taches blanches. C'est encore à M. Chevrolat que je suis redevable de cette espèce. 5. Cicindela Mixta (Ghaudoir. Cap de Bonne-Espérance ). Obscuro-cuprea. glabra, Capite tlioraceque suprâ nigris. Elytris falvis , lineâ birainosâ , macidis duabus tribu, i^ue posticis , suturâquc nigro-œneis. Labro antice vix dentato. Long. 4 lig. f. Larg. | lig. Cette espèce diffère sensiblement delà C. Candida, par sa stature plus étroite, plus parallèle. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 457 Tête et corselet noirs, ainsi que les antennes. Elytres fauves, avec le même dessin que l'espèce citée , mais plus large. Abdomen vert, avec les côtés du corselet et de la poi- trine et les cuisses d'un noir cuivreux, sans aucune villosité blanche. Les dents de la lèvre supérieure de cet insecte sont infiniment moins marquées que dans la C. Candida. 6. Calleida PalUdipennls (Chaudoir. Brésil, Bahia). Fulva. Elytris pallidioribus, punctato-striatis ; antennis, pal- pis,^edibascjue flavis. Long. 2 lig. {. Larg. | lig. Tête lisse , d'un rouge brun. Palpes et antennes d'un jaune clair. Corselet de la couleur de la tête, aussi long que large, fortement rebordé, distinctement ridé dans son mi- lieu et ponctué sur les côtés. Elytres d'un jaune clair, à stries bien marquées et ponctuées, presque parallèles et coupées carrément à l'extrémité. Dessous du corps d'un jaune un peu plus obscur que les pattes, qui sont de la couleur des antennes. J'ai reçu cette espèce de M. Thorey, entomologiste de Hambourg, qui possède une jolie collection. 7. Lebia Chloroptera (Hopfner. Mexique] Fulva. Thorace transverslm profundè luigos 0. Copite obsca- IV. 28 438 ANNALES riore. Elylris strialis , viridibus , lallssimis. Abdomine piceo. Long. 2 lig. |. Larg. i lig. '. Tête d'un rouge un peu noirâtre, fortement ponctuée. Yeux très-saillants. Corselet transversal, beaucoup plus large et d'une couleur plus claire que la tête, fortement rebordé, surtout près des angles postérieurs, qui sont droits; rides, impressions longitudinale et transversale postérieures bien marquées. Elytres d'un vert clair . très-grandes , dilatées postérieurement, sinuées et coupées obliquement à l'extré- mité, profondément striées, à intervalles très-relevés, avec un rudiment de strie près de l'écusson. Poitrine de la cou- leur du corselet. Abdomen noirâtre. Pattes et antennes jaunes , avec les sept derniers articles de celles-ci un peu brunâtres. Cet insecte m'a été communiqué par M. Hopfner , sous le nom que je lui ai conservé. 8. Lebia StriaticoUis (Chàvdoib. Brésil, Babia). Nigro-picea, nilida. Antennarum basi pedibusque fulvis. Tho- racis lateribus griseo-pellucidis. Capite ihoracecjue tenue, elytris profundiàs striatis, latîssimis. < Long. 1 lig. f. Larg. f lig. Tête plane, allongée et striée entre les yeux, comme dans la Rugifrons, Dejean. Yeux assez saillants. Corselet un peu I I DE LA SOCIÉTÉ EJNTOMOLOGIQLIE. 4'''9 rétréci antérieurement, rebordé, surtout aux angles posté- rieurs, qui sont un peu obtus; distinctement ponctué sur les bords, strié en longueur, avec une seule impression dis- tincte, savoir, celle du prolongement de la base; bords laté- raux pâles et presque transparents. Elytres tr^s-larges , presque carrées, sinuées à l'extrémité, profondément striées, avec les intervalles lisses et un peu relevés; un rudiment de strie près de l'écusson; avant-dernier article des tarses très- fortement bifide. Tête, corselet, élytres et dessous du corps, d'un noir brun. Pattes et antennes jaunâtres. J'ai reçu cet insecte de M. Thorey. 9. Lcbia Capensis (Cuaudgib. Gap de Bonne Espérance). Viridi-cyanea. Antennis, tib'ùs, tarsisquenigris. Elylris stria- tis , aplce ferè emarglnatis. Long. 2 lig. Larg. 1 li o* Tête allongée, visiblement ponctuée. Yeux peu saillants. Corselet rétréci antérieurement , rebordé aux angles pos- térieurs , qui sont coupés carrément; arrondi sur les côtés , avec une ponctuation et des impressions assez marquées. Elytres peu allongées, du double plus larges que le corselet, dilatées postérieurement , très-profondément sinuées et coupées obliquement à l'extrémité, avec neuf stries bien marquées, et le rudiment d'une dixième près de l'écusson ; avant-dernier article des tarses fortement bilobé. Entièrement verte; antennes , jambes et tarses noirs. 44o ANNALES 10. Pheropsophus Maculatus (Chaudoir. Brésil, Bahia). Bufo-tèstaceus. Thorace cordalo. ELytris costatis, nigris, mar- glne laterall tenais simo; fasciâ obliqua, abbveviatâ, den~ tatâ, angustâ pone médium , maculâque rotundatâ in apice marginl cohœrentibus, luteis. Long. 8 lig. Larg. 3 lig. ~. Il diffère du Brach. Complanatus, Olivier, par une tête plus large et par l'absence de tache humérale sur les élytres , dont la bande transversale est beaucoup plus courte, plus étroite , et placée obliquement , dont le bord extérieur est plus mince , et dont la tache de l'extrémité est plus grande et plus séparée du bord. Ces insectes variant beaucoup pour la grandeur et la disposition des taches , il se pourrait peut-être que mon es- pèce ne fût qu'une variété du B. Distinctus, Dejean, que je ne possède pas. Je la dois à la générosité de M. Thorey. 11. Dyscolus Anchomenoides (Chaudoir. Mexique). Nigro-piceus. Thorax posticèangustiore, fovcâutrinque iineari obliqua impresso. Elytris striaiis, depressiusculis, punclis- que tribus impressis. Long. 5 lig. '- Larg. 2 lig. '. Toiit rinsecJe est d'un brun noirâtre , à l'exception des antennes et des palpes, qui sont ferrugineux. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 44 1 Tête aplatie^ légèrement ponctuée , avec une impression peu distincte entre les yeux, qui ne sont nullement sail- lants. Corselet un peu plus large que la tête , presque aussi long que large , rétréci postérieurement , peu convexe, avec une impression longitudinale et une seconde transversale antérieure, distinctes , avec deux fossettes prolongées, à la base, et qui se courbent vers le bord extérieur en forme de virgule; bords latéraux peu relevés; angles postérieurs un peu obtus; bord antérieur peu échancré; base coupée car- rément. Elytres presque planes , en ovale allongé , plus larges que le corselet , sinuées et presque arrondies à l'ex- trémité, avec neuf stries bien marquées, et le rudiment d'une dixième près de l'écusson; intervalles nullement re- levés; sur le troisième, trois points enfoncés distincts; bord extérieur faiblement ponctué, avec une série de points enfoncés plus marqués. Cet insecte m'a été donné par M. Hopfner. 12. Catascopus Depressus (Chaudoir. Madagascar). Niger, subcyaneus, Antennls pedibasqae nlgropiceis. Thoracis- margine piceo. Elytris depressiuscuUs. Long. 4 lig. Larg. 1 lig. |. Il me paraît avoir une très-grande ressemblance avec le Cat. M adagiiscarlensls, GtDvy , àécv'il par ce savant ento- mologiste dans les Annales , t. 11 , p. 2o5 , et n'en diffère, autant que j'en puis juger par la description, que par la couleur des pattes et des antennes; par le corselet, qui est 442 ANNALES très-rortement échancré antérieurement , et par les élytres qui sont presque planes, caractère qui distingue si éminem- ment cette espèce des autres Catascopus , que l'auteur ne l'aurait pas passé sous silence s'il l'eût remarqué dans l'es- pèce qui a servi de type h sa description. C'est encore h M. Chevrolat que je dois cette jolie es- pèce, qui pourrait peut-être, vu sa forme singulière , servir de type à un nouveau genre. i5. Cyckrus CordicoUis (Chaddoir. Piémont, Mont-Rose : 7000 pieds de haut). Niger. Thornce nlgro-esneo ,cordat03 iateribas ad basim sinua- tiSf angulls posticis reçus. ELytris ceneis , valdè convexis , ovatis , anticè valdè angustatls , rugosissimis , càm série ternâ è tuhcrculis oblongis valdè elevatis , nitidis , carinâ ansustissimâ. Long. 5 lig. ;. Larg. 2 lig. {. Cette espèce existe depuis quelques temps dans plusieurs collections de la Suisse , et a été rapportée de Suisse à Pa- ris par M. de Feisthamel; mais, comme elle est encore iné- dile, je me suis proposé de la décrire ici : Elle diffère du C. Attenuatus, qui en est le plus voisin, par une forme beaucoup plus étroite , par le premier arti- cle des antennes un peu plus couii, par les mandibules noi- res, par le corselet plus plane, moins enfoncé à la base, et dont les côtés , plus arrondis antérieurement , se redressent brusquement h la base, avec laquelle ils forment un angle DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 443 droit un peu arrondi au sommet; par les élytres, déprimées autour de l'écusson , du reste beaucoup plus convexes , plus étroites , moins fortement carénées , très-rugueuses , avec trois rangées de gros points oblongs, élevés, encore plus marqués vers l'extrémité qu'à la base ; et enfin par les pattes , qui sont entièrement noires; la couleur bronzée des élytres est en général un peu plus foncée. 14. C hlœnius y irescens (Ghaudoir. Chili). Nigro-piceus. Capite thorace' M. le professeur Gerinsir dans son Conspcctus Cicadarinm, au sujet de la trop {^raïuio Icgcreté avec laquelle plusieurs enlomologisles modernes créent des genres nouveaux, j'ai longtemps hésité à former celui-ci, appréhendant le même reproche, et n'ai cédé en cela tju'ii l'opinion de personnes dont l'avis est d'un trop grand poids auprès de moi pour que je ne croie pas devoir y obtempérer. Les Erémiaphilrs arrivées à leur dernière mutation pré- sentent, comme d'autres Orthoptères, des élytres et des ailes d'une très- petite dimension , qui sont de plus fort inégales entre elles dan» leurs proportions respectives. Il est facile de voir que , comparativement à ces mêmes organes chez d'autres Erémiaphiles où ils sont bien plus développés , et où, presque égaux entre eux, ils ne présentent pas cette disproportion choquante, ces individus ainsi étiolés ne se sont pas trouvés au moment de leur transition de l'état de nymphe à l'état parfait coumie leurs congénères , dans des circonstances aussi favorables au développement de leurs organes du vol , mais que pour cela ils n'en sont pas moins, parvenus à leur élat parfail. Il est à remarquer alors que dans cet avortement l'aile paraît beaucoup moins bien par- tagée que l'élytre dans le peu d'accroissement qu'elles pren- nent toutes deux; car auprès de cette dernière elle n'est en- core qu'un simple moignon peu dillerentpour sa dimension de ce qu'elle était à état de nymphe; tandis que l'élytre, tout étiolée qu'elle est , beaucoup plus grande que l'aile, recouvre un peu le corselet , et a déjii la forme et les carac- tères qu'elle aurait offerts si elle se fût développée davan- tage. C'est cet état d'imperfection dans ces organes qui m'a fait réunir les espèces qui le présentent en indiquant cette atrophie, afin défaire comprendre que, quand à ce (jui con- cerne la dimension de ces parties , il peut arriver (|u'on les 402 ANNALES rencontre plus tard bien plus développées dans ces mêmes espèces , et que ce que j'en dis est plus ou moins suscep- tible d'être modifié relativement h leur dimension. Il est très-difficile de fixer d'une manière bien précise le dernier période d'accroissement que peuvent acquérir les élytres et les ailes chez les Orthoptères en général, mais sur- tout dans certaines familles; car peu d'insectes présentent à leur dernière mutation autant de variété dans ces organes du vol, et cela dans des individus incontestablement du même genre , et qui semblent tellement voisins , que la connaissance que l'on a dans certaines espèces de la dimen- sion normale de ces parties locomotives , légitimerait en quelque sorte le jugement que d'après elles on voudrait por- ter approximativement dans ces individus du même genre, seul état parfait de leurs organes alaires que par leur peti- tesse on aurait lieu de croire plus ou moins avortés. En effet , dans une espèce nouvelle rien n'est plus em- barrassant que d'en constater la grandeur normale si les élytres et les ailes n'ont pas manifestement acquis une am- pleur dont ses congénères puissent donner un exemple. Mais si ces organes locomoteurs sont un peu courts, doivent-ils demeurer ainsi, ou bien auraient-ils été susceptibles de pren- dre plus d'extension si l'insecte; à son dernier changement , se fut trouvé dans des circonstances favorables à leur dé- veloppement? Voilh le plus difficile h résoudre : car dans certaines espèces bien connues , tantôt ce seront de grandes élytres et de petites ailes; tantôt, au contraire, de petites élytres et des ailes très-développées ; à d'autres enfin on ne verra que les rudiments des deux organes , et qui feraient croire à leur atrophie bien naturelle et voulue par la nature. Je prendrai, entre tant d'autres , un curieux exemple de ce dernier cas dans le genre Saga de Charpentier [Tctiigopsis, Fischer). DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQl E. /iiuy A voiries dlversesespècesconnuesdece genre, propres aux pays les plus tempérés comme aux climats les plus brûlants, tels que la France méridionale, Madagascar, la Crimée, la Syrie, l'Espagne, l'Amérique méridionale, etc., on croirait que le genre Saga est dépoin'vu d'élytres et d'ailes , et ne doit posséder à son étal parfait que leurs moignouj;. Comme tant d'autres entomologistes , j'aurais fait volon- tiers, de l'absence de ces organes , un des caractères de ce genre, si un individu femelle (et en général les mâles dans le? Orthopl-;res, selon M. Serville, sont les mieux parta- gés dans les organes du vol), si une femelle dis-je, d'un Or- thoptère, incontestablement du genre iS^g^a, que j'ai vu dans la collection de ce docte ami, et que Stoll figure (Sauterelles à sabre, pi. 1 1 , n° 55) , ne présentait avec des élytres, des ailes qui les dépassent de beaucoup, et offrent déjà une envergure égalant à peu près la moitié de la taille de l'insecte !!! En faut-il conclure que les Saga que l'on connaît n'ont pas atteint dans leurs organes du vol tout l'accroissement dont ils étaient susceptibles , ou bien qu'il peut exister dans ce genre des espèces avec des élytres et des ailes tantôt atro- phiées, tantôt développées, ou bien encore que leur grand ac- croissement ne saurait avoir lieu que dans des cas très-rares? car on ne peut admettre que l'ampleur de ces organes loco- moteurs soit une anomalie dans celte espèce. Telle est donc celte question, qui dans certains groupes paraît tout-à-fait impossible à résoudre. Maintenant qu'il est constant que les organes du vol sont en général très-se- condaires chez lesOrthoptères, il est manifeste que l'on risque de s'égarer lorsque l'on veut juger par ces parties de l'état parfait ou non dans lequel se trouve un Orthoptère, puisque beaucoup de ces insectes, à en juger par les élytres et les ailes, restenl toute leur vie dans un état de larvr ou de nymphe qu'ils ne franchissent pas, et qtu*, par la mulliplicité des exemples, 464 ANNALES semble annoncer devoir êlre leur état normal, on voit que beaucoup d'individus h l'état de nymphe seraient pris volon- tiers pour être arrivés à une dernière mutation, mais plus ou moins atrophiée dans ces organes, et qu'enfin ce dernier état présente une foule d'anomalies persistantes. Cependant c'est encore d'après les élytres et les ailes que je serai forcé de si- gnaler les distinctions de ces divers états que je suis obligé d'établir dans les Erèmiaphiîes , tant sont ou fugitifs ou nuls les autres caractères auxquels j'aurais voulu avoir recours mais qu'en vain jusqu'à présent je me suis appliqué à étudier. Pour désigner les trois époques de la vie sous lesquel- les se présentent les Erèmiaphiîes dont j'ai à parler , je me servirai à leur égard des termes usités de Larve, Nymphe et Etat parfait , et je vais donner un aperçu des caractères alaires auxquels je reconnais que les Erèmiaphiîes y sont parvenues. Je regarde comme Lan'el'Erêmiaphile dont les rudiments d'élytres sont réunis entre eux, aussi bien que les ailes entre elles par une large membrane libre seulement en arrière, et qui fait un tout homogène de chacun de ces organes avec son congénère, au point qu'on a alors quelque peine à discerner le bord interne de leur contour. Ces membranes, en les mainte- nant, ne sauraient donc leur laisser le moindre mouvement. (Ex. , voyez l'Erêm. Typhon.) Dans ce premier état l'insecte, qui croît depuis sa naissance j usqu'h son développement com- plet, peut se présenter sous diverses grandeurs. Chez ces Or- thoptères ces membranes sont fort larges et occupent cha- cune, l'ime toute la surface du métathorax, l'autre toute celle du mésothorax; et les élytres, réduites encore à leurs rudi- ments atteignent de leur extrémité la naissance des ailes. A l'élat de Nymphe, les élytres, sur la forme et le dévelop- pement desquelles ce nouvel état semble avoir le plus in- llué, ont pris plus d'accroissement que les ailes. Elles sont DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGiQUE. 465 fortement accusées, bien que courtes encore , ne représen- tent qu'un véritable moignon, et sont, ainsi que les ailes, très-rejetées sur les côtés j elles sont cependant dégagées du métalborax par leur bord interne et susceptibles de se mou- voir dans leur articulation. Ce bord est fortement appuyé contre une rainure que présente à cet endroit le métathorax, et on y croirait volontiers l'élytre adhérente si on n'avait la facilité de l'écarter en la soulevant; enfin ce n'est plus le ru- diment de cet organe que l'on entrevoit , c'est l'élytre elle- même* mais non encore développée. Je ne pense pas que la coloration mét.-Jlique qui souvent se présente en dessous soit encore accusée, du moins je n'en ai pas vu la trace. L'aile, ([ui dépasse un peu l'élytre à son extrémité, est encore loin de l'égaler en grandeur; son moignon tient encore au méta- thoraxparsa paroi interne, et le pli qui lui est naturel h l'é- tat parfait n'existe pas encore. (Ex. voy. l'Erêm. Khamsin.) Quant à VEtat parfait, bien qu'il puisse présenter, comme je l'ai dit plus haut , des individus où les élj'tres et les ailes soient étiolées , il se reconnaît au plus grand développement de ces organes. Les élytres s'entrecroisent ; les ailes surtout , qui ont pris un accroissement remarquable, les égalent pres- que en ampleur, et leurs nervures, d'épaisses qu'elles étaient, sont seulement accusées et s'harmonisent parfaitement avec la membrane de l'aile, etc., etc. (Ex. : voy. les Erêm. Au- douin, Cerisy, etc. Comme dans d'autres Mantides, je n'ai pas remarqué dans le petit nombre de mâles d'Erêmiaphiles que j'ai pu compa- rer h leurs femelles que ces premiers soient pourvus d'orga- nes du vol plus amples que ceux de leurs femelles : dans les deux sexes ils m'ont paru proportionnés à l'individu et presque tout-à-fait identiques, h cela près de la taille plus ou moins élancée de certaines espèces. Lesmâlesjhabdomenpliiscffilé, ont des élytresqui dépas- IV. ôi 40G ANNALES sent ce dernier en largeur; tandis qu'au contraire dans les femelles c'est l'aLdomen qui est plus large, et souvent il l'est jusqu'à l'excès. Malgré l'éloignement que j'éprouvais pour établir une es- pèce d'après des larves et des nymphes, et pour en donner une description toujours plus ou moins défectueuse , puis- qu'elle est imparfaite comme l'insecte qui en est le sujet , néanmoins je n'ai pas cru devoir omettre les individus qui à ces deux états m'ont paru n'avoir aucune analogie avec leurs congénères. Le désir de rendre cet essai moins incomplet est le seul but que je me suis proposé. J'ai rencontré peu de caractères distinctifs des Erêmiaphi- les entre elles, tanl dans les formes de la tête que dans cel- les du prolhorax. En effet l'on voit que ces caractères, lors- qu'on veut les analyser d'une manière rigoureuse, sont su- jets h varier, d'abord naturellement, et ensuite par l'effet de la conservation; car, sur plusieurs individus de la même espèce, cet état de conservation plus ou moins défectueux dérange assez souvent les formes , et principalement celles de l'abdomen. C'est surtout dans la forme et la coloration des élytres et des ailes que résident les principales différences qui dis- tinguent ces insectes entre eux et celles dont je me servirai davantage , vu le plus de constance qu'elles m'ont paru présenter dans ces organes. Quant à' ce que je pourrai dire de la coloration géné- rale dans les descriptions , il n'en faut tenir compte que secondairement , puisqu'elle s'altère plus ou moins par ja mort de ces insectes. Bien qu'ils prennent à ce qu'il paraît, du moins dans les nymphes, la teinte du terrain qu'ils habitent , leur couleur dans les individus parfaits ne s'éloigne guère du brim au jaunâtre , qui sont ordinai- \ DE LA SOClliT!^: ENTOMOLOGIQCE. 4G7 rcment les teintes des localités désertes de l'Egypte comme de la Syrie. En revanche de cette robe peu éclatante des parties ex térieiîres , leurs élylres et leurs ailes portent , le plus sou- vent , chacune en dessous une lâche métallique d'un bleu ou d'un vert qui le disputerait h ceux des Buprestes ou des Cétoines les plus éclatants. Leur taille est minime en comparaison des autres Man- lides : elle n'excède pas trente-cinq millimètres de la tête h l'anus dans la plus grande espèce, et vingt millimètres dans la plus petite, de celles que je connais. Ce fut du 20 février au 1 5 mars que je pris, dans la par- lie du Désert lybique qui est entre le Nil et les Oasis de Ba- hryeh, la majeure parlie de ces Orthoptères; et si je n'avais trouvé 1'^. Hrai'd en nymphe au mois de décembre, j'au- rais pensé qu'en mai ou juin elles devaient avoir pris lout leur nccroissement. Je ferai observer que je n'ai vu aucune Eré- miaphile dans le Désert de Cosséïr, bien que les roches amoncelées qui le composent en grande partie, le rappro- chent beaucoup des parties montagneuses du Liban, où cependant on a trouvé de ces insectes; fait qui tendrait à prouver qu'ils ne sont pas exclusifs aux plaines dé- sertes. Ces Orthoptères, figurés au nombre de six dans l'ou- vrage d'Egyple , hormis la fig. 4j ne les représentent qu'h état de larve et de nymphe. J'ai cru pouvoir en rapporter quatre espèces à celles que je connais j y compris le genre JIcteronutarsas. Les Eromiophilesen étal parfait que je décris ici m'ont été obligeammcntconimuniquécs par M. Audouin, professeur de notre Muséum d'Histoire naturelle de Paris; par M. Gêné, di- recteur de celui de Turin , et par MM. Audinet-Serville et Guérin. Malheureusement ces honorables amis ne purent 468 ANNALES me donner d'aulres renseignements que l'habitat de ces Orthoptères, qui sembleraient se trouver également aux en- droits arides de la Syrie , au Désert arabique , et proba- blement même dans l'Arable déserte. M. Bové , pendant quelques années jardinier en chef de Schoubra (résidence du pacha près du Caire), et qui a rapporté récemment un assez grand nonibre d'insectes d'Egypte , ne put me dire l'époque à laquelle il trouva les trois espèces d'Erêmiaphiles qui s'y trouvaient mêlées. Je prie les savants entomologistes que je viens de citer de recevoir ici l'expression de ma reconnaissance pour leurs bienveillantes communications. C'est pour moi un devoir et un plaisir que de signaler le digne usage qu'ils font des matériaux précieux qu'ils ont à leur disposition, et dont ils m'ont fait un généreux abandon ; dans leurs mains, ils eussent été sans nul doute bien plus profitables à cette science qu'ils enrichissent sans cesse de leurs doctes écrits. I" Genre. Genre Erêmiaphile, Genus Eremiaphilci. A. Lefebvre. {^ipljjiia., le désert, jst/îtv, aimer.) Ordre. Orthoptères, Orthoptera. \ i"^' Section. Coureurs, Carsoria. > Latreille. 5" Famille. Mantides, Mantides. ) Ici changer ainsi la phrase suivante, « 5 articles h tous les tarses » ; mettre en place : A. 5 articles à tous les tarses. B. 4 articles aux antérieurs et 5 aux autres (i). (i) On pourrait, à cau?e de la présence de la plaque sous-anale bi-épi- neuse que portent les femelles , plaque qui ne se retrouve dans aucune DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 469 2' Division. Cuisses simples. )Audinet-Serville, Bévue des 2* Section. Tête mulique. j Orthoptères. Ce genre se place dans la classification de ce dernier au- teur entre les Acanthops et les Nantis; et, en suivant sa méthode, il se désignerait de la manière suivante: Cuisses simples, sans membrane. Tête mutique, grosse, enfoncée dans le prothorax et très- penchée en dessous. Corps court et trapu. Abdomen élargi vers son milieu, portant en dessous, à son extrémité, une plaque sous-anale mutique dans le cf (1). armée de deux épines écartées , non mobiles et dirigées vers l'anus dans la Ç ; plaque sur-anale petite dans le cf , grande et operculaire dans la ? . Corselet sans dilatation latérale , mais seulement un peu relevé et lamelliforme sur ses côtés, souvent plus large à sa partie antérieure, moitié moins long que l'abdomen , et presque trapézoïde. Yeux gros, saillants et arrondis. Antennes filiformes dans les deux sexes. Vertex uni. Elytres patelliformesj déprimées sur ses côtés, atteignant autre Mantide, foimer de ces insectes un groupe sous le nom d'Erêniia- pbiliens(£reTOta/)/ii/ti) du nom du i"' genre, ou, si on veut se renfermer dans la juste application du caractère propre aux insectes de cette section, c'est- à-dire leur abdomen sous-épineux, et se servir d'un nom tiré du grec qui l'exprimât, on désignerait ce groupe sous la dénomination d'Acanthogasté- riens {AcanihogasleraY . 11 contiendrait deux divisions, savoir : A. 5 articles à tous les tarses. Genre Eremiaphila, B. 4 articles aux antérieurs, 3 aux autres. Genre Heteroniitarsus. * ot.xot.vdo!7, épine ; yasuj^s, abdomen. (i) Abstraction faite des filets sexuels communs aux Mantides mules. 470 ANNALES ordinairement environ la moitié de la longueur de l'ab- domen. Ailes arrondies , presque aussi grandes que les élylres , à réseau plutôt ramiforme que cellulaire , partagées longitudinalement un peu en biais par un pli très- marqué , qui dans le repos se trouve alors placé le long du corps. Elytres et ailes impropres au vol , et portant le plus souvent en dessous une tache métallique. Ce genre se'place plus naturellement après les Acan- thops et avant les Mantis , par l'analogie qu'il a avec ces deux genres, qui comprennent des espèces assez trapues, à abdomen souvent fort large, à ailes et élytres courtes et arrondies, etc. Il ne pourrait, après les Mantis , s'allier aussi bien avec les Thespis, dont la taille svelte et élancée, le corps très-long et étroit, le corselet allongé, les élytres et les ailes oblongues, et les pattes intermédiaires rappro- chées des postérieures , etc. , etc. , l'en éloignent tout- h-fait. Telles sont mes raisons pour assigner cette place aux Erêmiaphiles dans la classification de M. Serville. Elles dille- rent des Acanllwps, mais surtout des Mantis , avec lesquelles elles sont plus comparables, par les principaux caractères suivants : Genre Acanïhop» (Ser- ville). Genre Ebemiaphila (Le- Genre Maniis (La- febvre). treille). {Nota. Je méconten- te de ne signaler dans ce tableau, pour le len- dre plus clair , que les caractères exclusifs à ce genre.) [Haiitat.) Lieux arides. {Coloration.) Lieux cultivés Empruntant, du moins Stable selon l'cspè- dans les nymphes, celle ce, malgré la diversité de la localité qu'elles ha- des localités. Variétés bitent. à part. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 471 {Tête.) Vertcx creiiaù. Antennes piibescen- les. Enfoncée dans le pro- thorax jusqu'aux yeux. Vertex uni. Antennes entièrement pubescentes , ou seule- ment dans leur dernière moitié. Cou nul. Portée sur l'extré- mité du prothorax. Cou sensible. (Protliorax.) A son extrémité anté- A cette extrémili- rienre plus large que la moins large que la tête, tète. {Etylres et ailes.) Longues. Elytres à Moitié moins longues côté externe dilaté et que l'abdomen , patelli- A nervures transversa- les saillantes. Sans ta- ches métalliques en dessous. formes , impropres au vol ; ailes à réseau ra- miforme plutôt que cel- lulaire: le plus souvent à tache métallique en des- sous (les deux). Le plus souvent de la longueur de l'abdo- men , propres au vol; ailes à réseau plulôl cellulaire que rami- forme. Point de tache métallique en dessous (les deux). I {Abdomen.) Portant dans la $ une plaque sous-anale cornée et bi-épineuse au milieu de son bord inférieur. Appendices du dernier segment très-courts, et il six articles. Sans plaque cornée, épineuse, à l'extrémité sous-anale dans la 9. Appendices du der- nier segment souvent très-longs, et au moins à quatorze articles. (Cuisses et Jambes. Grêles, à épines à leurs Non grêles et sans articulations. épines à leur* articula- tions. Etc., etc., etc. 472 Ai^NALES ANATOMIE EXTERNE DU GENRE. Tête; forte, ovalaire, fortement penchée en dessous, en gogée dans le corselet, plus large que lui. Yeux très-gros, arrondis et bombés. Ocelles , au nombre de trois , penchés en avant, placés en triangle, savoir, un entre la base des antennes, les deux autres séparés et posés un peu au-dessus de Torigine de ces dernières. Ils ne m'ont pas paru moins bien formés dans les larves et dans les nymphes que dans les individus h état parfait. Antennes placées entre les yeux, multiarticulées , moniliformes, longues environ de la moitié du corps. Leur article basilaire court et très-gros, le suivant d'égale longueur, mais moitié moins fort; les autres . qui ne laissent à leur départ apercevoir aucune articulation, sont au nombre de 35 environ, d'égale grosseur entre eux, et paraissent légèrement pubescents vers la dernière moitié de l'antenne. Bouche; labre ressemblant h l'extrémité d'une spatule dont le bord médiaire serait un peu proéminent. En dessous il présente dans son milieu deux pointes saillantes et longues, dirigées vers son insertion, qu'elles dépassent, écartées et prenant leur origine de chaque côté d'une cavité qui oc- cupe le centre. L'espace qui de chaque côté existe entre les bords du labre et l'origine de cette cavité est couvert de poils raidcs. Mandibides très -fortes, extérieurement courbes et tri dentées à l'extrémilé de leur partie interne. Mâchoires oblongues. Lobe terminai moins long que le corps de la mâchoire , épais et large à sa base, mince et aigu à son extrémité, qui est bidcnlée inégalement, la dent interne étant la moins longue. Il saillit en s'arrondissant vers sa base dans DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQCE. 470 sa partie interne , et est presque coupé droit k sa partie ex- terne. Toute sa face interne est garnie de poils raides. Palpe interne ou galea dépassant le lobe terminal en s'arrondissant au-dessus de lui, à deux articles : le premier, plus court que le second d'environ les deux tiers de la longueur de ce der- nier, un peu creusé dans sa partie externe. Le second arrondi extérieurement, et terminé par une petite épine penchée en dedans et que je ne crois pas articulée. Palpe externe ou maxillaire à cinq articles. Les deux pre- miers les plus courts , éji;aux entre eux et ensemble aussi longs que le troisième. Ce dernier un peu plus long que le quatrième et le cinquième, qui sont égaux entre eux. Le cinquième est arrondie son extrémité. Tout le palpe est cou- vert de poils courts. Lèvre très-allongée transversalement , presque trapézoïde , arrondie à ses bords externes. Languette formée de deux pièces larges, accolées et bombées en de- dans , terminées par quatre pièces articulées; les deux in- ternes sont le? plus petites , allongées et mouvant chacune sur une petite pièce qui leur sert de base et qui elle-même ' est articulée dans l'extrémité interne de chacun des lobes '.ou pièces basilaires. Les deux externes sont bien plus fortes et plus larges, arquées en dedans , par conséquent semi-cir- culaires extérieurement et dépassant à peine en longueur les deux pièces internes. Palpe labial à trois articles h peu près égaux entre eux en longueur; cependant le second arti- cle est un peu plus court, et le troisième, arrondi à son ex- trémité , paraît plus long, par cela même qu'il est un peu plus grêle que les autres. Tout le palpe est velu. Col; nul. Prothorax; trapézoïde, transversalement bombé en dessus, ses côtés quelque peu dilatés et lamelliformes ; presque toujours plus large vers la tête, qu'il reçoit, et à la jonc- tion de laquelle il est tronqué presque carrément, en préseu- 474 ANNALES tant trois méplats plus ou moins sentis, qui se remarquent '>2;alement h son bord postérieur. Diverses inégalités s'ob- servent en dessus,' notamment contre la tête, où la petiUi protubérance hémisphérique qui l'avoisineet occupe la par- tie antérieure du corselet est ordinairement la plus saillante. Présternum lisse ci. uni en dessous. Métathorax et Mèscthorux ensemble aussi longs que le prothorax, n'offrant aucun caractère particulier. Mètastej'nam et Mésosternam lisses et unis en dessous. Elytres; courtes, impropres au vol et de grandeur varia- ble selon les espèces , mais dépassant rarement la naissance des pattes postérieures dans les individus h état parfait que je connais; pateiliformes, arrondies extérieurement, très- réfléchies sur les côtés; ce qui leur donne une l'orme ovalaire, dont la partie la plus large serait leur extrémité lorsqu'elles sont au repos. Dans cet état, elles se croisent légèrement. En général elles sont rugueuses, participent de la couleur du corps, et sont presque toujours marquées en dessous d'une tache métallique transverse. Ailes ; presque de la grandeur des élytres, plutôt un peu opaques que transparentes, impropres au vol, arrondies et partagées longitudinalement en biais en deux parties inégales par un pli interne, au moyen duquel le dessous se trouve replié sur lui-même, et c'est la seconde moitié qui vient se ranger le long du corps. Daijs presque toutes les espèces elles sont en dessous, à leur première moitié, marquées comme les élytres d'une tache transverse métallique. Leurs nervures comme aux élytres présentent une réunion de ra- muscules formant une masse de cellules des plus irrégu- lières. Ces organes locomoteurs, tant par leur forme que par la coloration métallique qui leur est particulière, distinguent entièrement ce groupe des autres genres existant dans les DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 4-5 Mantides. 11 paraîtrait du reste que cette coloration est sujette à varier selon les espèces ; car l'Er. Cerlsy ne présente pas de tache métallique ni de coloration h ses ailes; et d'un autre côté l'Er. Luxor, qui est presque à son dernier état, n'offre aucune tache à ses élytres, tandis qu'au contraire ses ailes , toutes brèves qu'elles sont, portent une tache métallique. Patte antérieure ; celte partie , très-semblable à celle des autre Mantides, est dans Erêmaphile solidement organisée, d'une préhension forte et les muscles doués d'une vigueur extrême, à tel point que, l'insecte vivant, on éprouve quelque peine à lui déployer ce membre. Forte et trapue, cette patte est, à n'en pas douter, une arme terrible contre les insectes qu'elle saisit, et qui s'y trou- vent étreints entre une quadruple rangée d'épines de la cuisse et de la patte , sans compter l'extrémité acérée de cette dernière, qui lorsqu'elle se replie, correspond précisément aux fortes épines de l'origine inférieure de la cuisse. Je vais examiner successivement toutes les parties qui la composent. Hanche; un peu plus longue que le thorax et presque aussi longue que la cuisse, insérée sous la tête, très-forte, bombée intérieurement, unie et méplate extérieurement, avec quelques légères épines à son bord interne. Cette partie re- çoit à sa face interne la cuisse, qui se replie dessus. Troc hanter ; mutique, très-fort et très-bombé en dessous. Cuisse; large à son origine, allant en diminuant vers son extrémité, creusée en dessous pour recevoir la jambe, aplatie intérieurement, convexe extérieurement (et c'est cette partie que je désignerai sous le nom de disc/ue) ; garnie de chaque côté de sa canaliculation d'une rangée d'épines courtes et serrées à sa partie interne, et seulement de 3 ou 4 épines plus fortes h sa partie externe. II y a également 3 à 4 épines inégales en grandeur, assez fortes, longues et ai- /,76 ANNALES guës à son origine inférieure, près du trochanter, sur une éniinence assez senlie, avant le commencement de la cana- liculation. Jambe; moitié moins longue que la cuisse, large, arquée on dedans, creuse et garnie d'épines comme la cuisse, ter- minée par un crochet aigu, long et recourbé en dedans. Tarse; inséré à la face externe de l'extrémité de la patte, plus long que la jambe. Premier article grêle, environ aussi long que la jambe, le crochet non compris; les quatre autres presque d égale grandeur entre eux, et, pris ensemble, aussi longs que le 1 " article ; néanmoins le dernier est visiblement plus allongé et terminé par deux ongles crochus et égaux. Lorsque la patte est repliée, ainsi que le tarse, tous deux égalent en longueur la cuisse, sur la partie externe de laquelle ce dernier se couche; ainsi, au repos, la patte dépasseà peine la hauteur des yeux. Pattes intermédiaires ei postérieures ; longues et grêles, ces dernières plus longues d'un tiers que les intermédiaires; une épine sur l'extrémité de la cuisse, h son articulation génicu- laire, une série de petites épines courtes et peu senties à la partie interne de la jambe, et deux épines fortes et inégales sous l'extrémité de la jambe, à son articulation tarsienne. Hanche; courte, moitié moins longue que celle des an- térieures, très-forte, épaisse, extérieurement bombée, aplatie et bordée sur le côté, sur lequel se replie la cuisse; pour recevoir l'origine de cette dernière, elle est légèrement creusée à son extrémité. Trochanter ; moitié moins long que la Hanche, extérieu- rement bombé et égalant en grosseur l'origine de la jambe. Tarses; à 5 articles, le i", le plus long de tous, égalant les trois suivants, à peu près égaux entre eux; le dernier, moins long que le i", terminé par deux crochets égaux. DE LA société: ENTOMOLOGIQUE. 477 longs et écartés. Ces articles, unis en dessus, présentent h l'extrémité bilatérale de chacun d'eux une légère dilatation quelquefois très-sentie. Ces dernières pattes, généralement semi-annelées de trois taches noires tant sur la cuisse que sur la jambe, sont pri- vées de la coloration qui se remarque sur leurs faces exter- nes, à toutes les parties internes, et destinées à recevoir les autres lorsqu'elles se replient. Abdomen ; le racornissement qu'éprouve par la dessicca- tion cette partie du corps dans les Erêmiaphiles à état parfait que j'ai examinées , et chez lesquelles elle se trouve plus ou moins dilatée ou contractée dans plusieurs endroits, s'est tou- jours opposé h l'examen bien positif que j'en voulais faire quant au nombre et à la forme des segments. Je ne pourrai donc en parler qu'approximativement. II dépasse les élytres environ du tiers de la longueur gé- nérale de l'insecte, et dans les deux sexes est terminé en dessus et en dessous par deux plaques qui protègent et re- couvrent l'anus. Elles servent de principal moyeu de re- connaissances pour les sexes. Selon leur position , je les distingue sous le nom de plaque sur ou sous-anale. Dans le mâle les élytres au repos le débordent en largeur , et il se dilate fort peu dans ce sens-là. Dans sa position noi^ maie son extrémité est un peu relevée. Dans la femelle c'est le contraire : il se dilate latérale- ment d'une manière assez brusque, et son second segment en dessus à son extrémité latérale est déjà plus large que les élytres; le troisième segment est encore plus grand; mais de suite le quatrième est plus petit, et à partir de là l'abdo- men se rétrécit subitement pour se dilater dans le sens contraire, c'est-à-dire de dessus en dessous, à cause de la présence des parties sexuelles. Les segments dans le mâle, en dessus, m'ont paru être au 478 ANNALES nombre de neuf ou dix (je les compte dans les deux sexes de part et d'autre, non compris les plaques sur et sous-ana- les, que dans la femelle on sérail tenté de prendre pour un segment); les sept premiers correspondent aux sept que l'on compte en dessous; les autres en dessus occupent la place qu'en dessous tient la première partie de la plaque sous- anale. Dans la femelle je crois qu'il y en a huit en dessus, dont les quatre premiers correspondent aux quatre autres, que l'on compte seulement en dessous (s'il en existe un cinquième, qui serait le premier, il est très-peu visible). Les quatre sui- vants, presque toujours rentrés ViAx dans l'autre, occupent la largeur que tient en dessous la plaque sous-anale. Les segments du dessous sont assez Brillants, durs et lisses dans la femelle, presque autant que laplaque sous-anale; ce qui ne m'a pas paru être la même chose dans le mâle, où en dessus comme en dessous les segments semblent être de même na- ture. Sa plaque sous-anale est lisse, brillante et cornée. Plaque sur-anale. Dans le mâle elle est assez petite, se distingue toujours par sa forme allongée, quelque retirée qu'elle puisse être sous les segments qui la précédent. Elle participe de leur nature, est peu bombée et arrondie laté- ralement ainsi qu'à son extrémité : elle déborde la plaque sous-anale sur ses côtés, mais au bout elle est dépassée par elle. Dans la femelle, cette plaque est bien plus grande, très-bom- bée, surtout latéralement et presque toujours un peu ployée dans sa longueur; elle est arrondie extérieurement, légère- ment fendillée et plissée en dedans à son extrémité, de ma- nière à faire en dessus à cet endroit une vive- arête souvent très-sentie; elle forme un large opercule, variable de gran- deur, selon les espèces (car elle est très-grande dans VE> Gàié, tandis que dans VE. Zttterstedt, bien que Tespècr DE LA SOCIÉTÉ ENÏOMOLOGIQUE. 479 soit de même dimeusionj elle y est proportionnellement bien plus petite). Elle protège en dessus les organes de la génération, comme en dessous ils sont défendus par la pla- que biépineuse, qu'elle dépasse dans sa longueur. Plaque sous-anale. Dans le mâle elle est cornée, longue, étroite, dépassée latéralement parla plaque sur-anale, bom- bée sur les côtés et à son extrémité; h cet endroit elle est ar- rondie et porte deux petits filets écartés , oblongs , ovalaires, mous, mobiles à leur base, mais dans la longueur des- quels je n'ai pu reconnaître aucun article. Cette plaque vient en se relevant s'adapter contre celle sur-anale et presque fermer l'ouverture de l'anus. Quant aux organes génitaux, sur quatre mâles d'espèces dif- férentes que j'ai pu examiner, dans un seul j'ai vu saillir de l'o- rifice de cette ouverture, lorsqu'elle était dilatée, un organe presque aussi long et aussi large que la plaque sous- anale , re- levéen dessus, aplati, paraissant susceptible de dilatation sur ses côtés, transversalement fendu h son extrémité, arrondi, et h cette fente apparaissait probablement la pointe de la verge, ainsi abritée dans celte espèce d'étui. Voila tout ce que j'en peux dire. Dans la femelle la plaque sous-anale est fort différente de celle du mâle. Elle ressemble h un autre segment de î'abdomcn , mais il est impossible de s'y méprendre : les bords saillants de dessous le quatrième segment, arrondis et non dilatés en une espèce de pli, comme les segments eux- mêmes, etc., etc., la font reconnaître facilement. Elle est large, cornée, bombée, lisse, méplate h son bord médiaire, et armée à cet endroit de deux prolongements très-aia;us, en l'orme d'épines séparées à leur base , carénées eu dessus dans leur longueur, fortes, et dirigées parallèlement vers l'anus. C'est ce caractère qui sert au premier coup d'œil à 48o ANNALES distinguer les deux sexes d'une manière aussi évidente que facile, caractère qui jusqu'à présent mè semble exclusif à ce genre parmi les autres Manlides. Celte plaque est le plus souvent dirigée ,' en s'éloi- gnant de l'anus, de manière à faire angle avec lui; ce qui devient bien plus sensible pour peu que ce dernier soit dilaté. Il est à remarquer que dans les larves des Lrémiaphiles , Typhon et Petit, cette plaque m'a paru beaucoup moins grande, plus étroite dans sa hauteur, et ses épines, pro- portion gardée avec ces espèces , bien moins fortes ; tan- dis que dans les nymphes elle a déjà toute l'ampleur de l'état parfait. De plus, dans ces deux larves, l'abdomen ne m'a pas présenté celte dilatation terminale en sens contraire de la largeur; et entre les deux plaques anales, fort peu en- Ir'ouvertes, l'anus ne se voyait que comme une petite plaque triangulaire, dont la large base, située vers le haut, est plate et fendue longitudinalement presque dans son en- tier : appelées à prendre une plus grande extension dans les autres états qui succèdent, et que cette sorte d'a!rophie ou de peu de développement que présentent ces parties , porterait à croire qu'à l'état de larve les organes généra- teurs dans ces espèces ne sont pas encore propres à remplir leur office. Dans les individus à état parfait, dessous cette plaque sous -anale, l'anus a l'apparence d'une poche cornée , qui saille plus ou moins , transversalement rétraclile à sn partie inférieure et fendue longitudinalemont. Les or- ganes relatifs à la copulation m'ont été fort difficiles à bien constater. Cependant , autant que j'en ai pu juger dans l'individu que j'ai figuré , et qui m'a présenté ces parties Irès-développées, ilsort aii-dehors de celte foute un corps oblong, garni de poils courts, semblable à une vulve DE LA SOCIÉTÉ EiNTOMOLOGIQUE. 481 qui sérail longitudinalement roulée de chaque côté sur elle- même, et qui semblerait contenue dans une poche ouverte et cornée, qui l'envelopperait en arrière : le tout largement protégé par la plaque sur-anale, qui couvre ces parties en les dépassant de tous côtés. Dans la fîg. i4 elle est consi- dérablement dilatée. Au repos, ces parties internes disparaissent pour ne lais- ser voir qu'une petite fente longitudinale dans le peu d'es- pace qui existe alors entre les épines de la plaque sous anale et les bords de la plaque sur-anale. ' Dans l'un et l'autre sexe, il sort sur les côtés de dessous le dernier segment de l'abdomen, à l'origine de la plaque sur- anale, deux appendices courts, 5 six articulations, ronds, Aisiformes, souvent couchés sur les côtés, mais le plus sou- vent aussi contournés en dehors , et apparaissant comme deux petites antennules de chaque côté de l'anus, ainsi qu'on le voit dans la plupart des antres Mantides (1). (1) Dans ces dernières le sexe mâle se reconnaît facilement par la pré- sence de ces deux appendices et des deux filets terminaux de sa plaque sous-anale, tandis que dans la femelle on ne peut apercevoir que les deux premiers. En plus, la fente anale qui remplace la plaque aide encore à re- connaître ce sexe. On pourrait tirer, je crois, de bons caractères do la plaque du mâle , de ses filets et des appendices, qui offrent des différences de construction très-remarquables. IV. 02 482 ANNALES DESCRIPTION DES ESPÈCES (i). KRÊMIAPHILES A ÉTAT PARFAIT. Elytres rt ailes de grandeur presque ëgale. Eremiaphila, Audouin. Long. 3o mill. • Alhida, punctis obscaris irrcrata. Thorax granuiosus. Ely- tra mogna, suprà aibovirescentia ; subtàs, eximiâ macula cœritleâ angustd melaUcco-micante longé ab margine ex- terne, insigniiâ. Alce uUinque fnsco paUidce, parte anteriori subtàs juxtà margineni externum macula viridi-metaUico ■micante notâtes. Tout l'insecle est d'un blanc -verdâtre mélangé. TétCj très-forte, blanche, piquetée de points bruns entre les yeux, sur le vertex. On en distingue deux séries longitu- dinales un peu écartées, qui partent de deux points plus gros que les autres jusqu'à la hauteur des ocelles, et une seconde le long du bord supérieur des yeux. Yeux très gros et tres- saillants. Joues et mâchoires d'un blanc lacté; uni; face, la- bre, etc., du même blanc, mais semé d'atomes obscurs. Prothorax, beaucoup plus large antérieurement qu'à sa partie postérieure, dilaté sur les côtés, couvert en dessus de protubérances très-prononcées, et d'une multitude de points bruns élevés, auxquels, sur les côtés, succèdent des taches enfoncées, irrégniières, obscures et plus larges que (i) Les antennes élaul ou un peu ou entièremeat mulilées dans ces di- verses espèces, et n'offrant en général que très-peu de caractères , cela m'a décid'' à n'en point parler dans le courant de ces description?. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 485 les points; le fond de la couleur est d'un blanc sale sur les côtés, et d'un brun jaunâtre en dessus. Elytrcs, très-grandes, une fois et demie aussi longues que la tête et le prolhoraxpris ensemble et dépassant de beaucoup l'extrémité des hanches postérieures; presque trapézoïdes , coupées droit h leurbord interne, arrondies detousles autres côiés, assez dilatées antérieurement et recourbées en dessous à leur bord et surtout h leur angle externe; en dessus d'un blanc tant soit peu verdàtre, mais plus beau à leur bord antérieur et plus jaune à leur bord interne; en dessous d'un blanc uni, sur lequel les nervures ramiformes de leur bord antérieur saillent en jaune sale; une belle tache d'un bleu- indigo métallique, oblongue, intérieurement courbe, est placée à sa tierce partie externe, la coupe transversalement du bord interne, où elle est très-large, au bord antérieur qu'elle n'atteint pas, et où elle se termine en pointe; elle est visible en dessus par transparence, et contribue beaucoup à donner cet œil verdàtre qu'on y aperçoit. Ailes, presque aussi grandes que les élytres, ayant assez bien la forme d'un ovale dont la pointe serait tournée en bas, et qui tiendrait au corps par un de ses côtés. Le pli qui les coupe transversalement est très-incliné en dedans; aussi la seconde partie de l'aile est-elle beaucoup moins gran- de que la première, de part et d'autre elles sont de couleur café au lait foncé. En dessous, au bord externe de leur partie antérieure, une tache oblongue, d'un vert -foncé métallique. Pattes, antérieures d'un beau blanc luisant piqueté de ta- ches petites et obscures à leurs faces externes; au bord su- périeur du disque de la cuisse les taches sont plus larges, et envahissent le fond; intermédiaires et postérieures d'un blanc sale; leurs taches obscures, semi-circulaires, très-pro- noncées surtout aux intermédiaires. Abdomen manque. 484 ANNALES Sexe, inconnu. Patrie, Désert du Caire h Suez, où elle a été prise par M. Bové. CoUeclion, Muséum d'Histoire naturelle de Paris. Observations. Décrit .sur un seul individu. Eremiaphila, CerIsy. Lonc;. 5o mil!. Fusco-ccnea, paulalumriibeata. Elytra magna, subtùs macula cœruleo-chaly bcâ ornata. Alce obscurcB utrincjue immacu- latce. Thorax gibbus , anticè posticèquè suprà prcesertlm globulosus. Cette grande espèce est entièrement d'un brun foncé présentant çà et là des teintes rougeàtres, surtout sur les élytres. Tête, très-grosse, mais aussi large que le prothorax; les impressions peu senties. Prothorax, presque aussi long que large, plus resserré à sa partie postérieure, ce qui l'y fait paraître plus étroit; ses cô- tés très-déprimés et présentant un creux très-senti h ses quatre angles; son dessus fortement bombé et inégal, les protubérances qui le couvrent y étant excessivement sail- lantes; celles du devant et de l'arrière sont les plus fortes, et forment deux lobes contigus, ce qui le fait un peu creuser à son milieu et ressembler assez à une selle de mameluck. On y remarque en plus nombre de petites aspérités brunes. Elytres, très-grandes, absolument de môme forme que que celles de l'iVc^j/t. yif< Flg. 4. Remarquable par la flexuosité insolite de ses jambes antérieures. La présence des élylres, aussi courtes que dans E. Bové , annonce cependant que l'insecte est à son état parfait , mais qu'il est probablement de ceux où les organes du vol sont restés étiolés. Je lui donnerai le nom à^Hebraica. Fig. 2. Présente des caractères peu tranchés en raison des dessins qu'offre la portie postérieure de la tête, je ne puis la réunir à L'E. Khamsin. Elle est, à n'en pas douter, à l'état de nymphe , et je la distinguerai sous le nom à'Anubis. II. GENRE. Genre Heteronutarsus (1). J'en donne les caractères, comparativement avec ceux qui lui sont opposés dans les Erêmiaphiles, pour les mieux faire comprendre et éviter toute répétition. (i) iTzpoi, difl'éi'cnl; ovu'Ç, ujigle; da.p'joi, (ar.se. 5o2 ANNALES Genre Ebemuphila. Genre Hetbronutarsus. Plaque sous-anale. Plus large que longue, armée de Plus longue que large, finissant deux épines écartées à leur base au en deux pointes aiguës ; dépassant la milieu de son bord inférieur ; ne plaque sur-anale, dépassant pas la plaque sur-anale. Tarse*. \ cinq articles partout. Antérieurs à quatre articles; mé- diaires et postérieurs à trois arti- cles. Leurs crochets. Egaux partout. Egaux aux antérieurs , inégaux aux autres. Etc., etc. Telles sont les principales bases sur lesquelles ce genre est formé. Dans les descriptions de la seule espèce que je connais, j'en parlerai toujours comparativement avec celles du genre dont celui-ci est extrait, DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 5o5 Heteronatarsus jEgyptiacus. A ÉTAT DE NYMPHE ()). Long. 18 mill. Angustatus , pallido-luteus; elytra alceque subtàs ahsque ma- cidis. Expéd. d'Egypte, Orth. pi. 2, fîg. 5 (long. i3 mill.). Larve. Tout l'insecte est de forme plus élancée et plus allongée que toutes les autres Erêmiaphiles; d'une couleur ocre jau- nâtre, passant au blanc aux endroits que cette couleur af- fecte dans ces insectes. Tête, étroite, plus large que le corselet , très -bombée à son vertex , unie sur sa face; les deux sillons frontaux peu sentis, mais ceux qui cernent les yeux en dessus au con- traire très-arrêtés. Antennes rapprochées, semblables à celles des Erêmia- philes. Yeux bombés "et très-saillants. Prothoi^ax, étroit, plus large postérieurement qu'anté- rieurement. Ses protubérances peu senties , ses bords fort (1) Bien que les élytres soient dans cet individu pins larges et moins re- jetées sur les côtés que dans les Erêmiaphiles à élat de nymphe, néan- moins comme les ailes les dépassent un peu et sont encore soudées au mé- sothorax , je ne puis admettre que cet insecte soit arrivé à son état par- lait, en présentant ces organes étiolés comme on l'a déjà observé dans certaines Erêmiaphiles. 5o4 ANNALES j)eu dilatés et lamelles, ses angles postérieurs abaissés vers ies élylres. Antérieurement c'est le milieu du bord du pro- ihorax qui en s'cirrondissant un 'peu saille sur les angles ; postérieurement c'est le contraire , il y est coupé droit et dépassé de beaucoup par eux. Elytres, au repos, saillant un peu en dehors par leur bord antérieur; ovalaires, ainsi que les ailes immaculées, et d'un blanc jaunâtre des deux côtés. Pattes antérieures. Leurs cuisses j très-courbées et dépri- mées latéralement h leur bord externe , sensiblement plus minces que dans les autres Erêmiaphiles ; leur disque est uni et plus brusqiiement bombé longitudinalementdans leur centre, en parlant de leur bord externe. Tarses à 4 articles : le premier le plus long de tous et bien plus long que les trois autres pris ensemble ; les suivants très-courts et à peu près égaux. Cependant le dernier semble un peu plus long; mais, loin d'être élancé et rétréci à sa base comme ceux des autres Erêmiaphiles , il est gros et épais, et sa base est presque de même largeur que le 3^ ïl en est peu- distinct , et ter- miné par deux ongles crochus, écartés, courts et obtus. In- termédiaires et poxe inconnu). 1 a. Elytre en dessous. 1 b. Aile en dessous. 2. Id, Gêné (/. 2 a. Elytres en dessous. 2 b. Aile en dessous, 3. Id. Zetterstedt $ , 3 a. Elytres en dessous. 3 b. Aile en dessous. 4. /c^. Bové $ (espèce étiolée dans les organes du vol). 4 a. Elytre en dessous. 4 6» Aile en dessous. 5. /c^. Typhon ? (Larve). I 5o8 ANNALES EXPLICATION DE LA PLANCHE XIII. A. 1 . Erêmiaphile Cerisy $ , i a. Elylre en dessous. 1 b. Aile en dessous. 2. Id. Luxor $ (espèce étiolée dans les organes du vol). 2 a. Eiytres en dessous. 2 b. Aile en dessous, 3. Id. Khamsin ? (Nymphe). B. Genre Heteronutarsus. 1. Heteronutarsus ^gyptiacus à état de larve. 10. sa grandeur naturelle. 2. Id. Ç A état de nymphe. L'espèce que j'ai prise. „ r»i 1 r. \ Les lettres ont la mê- ù. Plaque sous-anale $./ . .^ • v 1 f Ti 1 >me signitication qua la ypl. XI. 5. Pro thorax. 6. Patte antérieure, privée de son tarse, vue en de- dans. 7. Sa patte et son tarse vus en dehors. 8. Extrémité de la patte et son tarse. 9. Tarse postérieur. Nota. Quelques-uns des détails des pi. xi et xiii sont co- piés sur les figures de l'expédition d'Egypte , où ils sont exécutés avec une perfection h laquelle j'aurais craint de ne pas atteindre : c'est ce qui m'a engagé à les reproduire. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 509 ESSAI SUR LES CoLLAPTÈRIDXiS (Suitc). Par m. Solier. (Séance du 5 novembre iSôJO 5* Tribu. Mackopodit/îs. Gomme dans les deux Tribus précédentes, lementonrem- plit en entier l'ouverture progéniale, recouvre la base des mâchoires , et il est mitréforms , c'est-à-dire en hfîxagone irrégnlier et plus ou moins échancré antérieurement. Les dents latérales de l'échancrure progéniale sont très-sail- lantes. La languette est, de même rjue dans ces Tribus, bilobée et entièrement cachée sous le menton. Les mâchoires sont conformées commedonsles Tenlyrites, et leur lobe interne est armé d'un crochet corné qui le tet- mine et bien distinct des cils. Les yeux sont toujours latéraux et ouverts, quelquefois assez larges, d'autres fois étroits, et jamais saillants. L'épistome laisse généralement et d'une manière notable le labre à découvert, et je no connais qu'un seul cas où il le recoiivre dans l'inaction. 5 10 ANNALES Les mandibules sont courtes, épaisses , toujours décou- vertes latéralement, bifides à l'extrémité, et n'ont que très- rarement une dent notable à leur partie supérieure. La tête offre quelquefois un petit pli longitudinal au-des- sus des yeux, mais peu sensible et même nul dans la plu- part. Les antennes ont toujours onze articles distincts ; elles vont un peu en grossissant vers leur extrémité, et sont quel- quefois terminées par une petite massue oblongue, h peu près comme dans les Zophosis. Le prothorax a ses angles antérieurs saillants, ce qui forme une échancrure pouvant recevoir la tête jusqu'aux yeux. Il s'applique exactement contre les élytres, et l'étranglement antérieur du mésotborax est très-court et peu considérable (PI. i4, fig. 6-8, et PI. \b,fig. Set i5). Gomme dans les deux Tribusprécédentes, le mésosternum et le métaslernum se réunissent au-dessus des hanches in- termédiaires , qui paraissent orbiculaires, et s'interposent entre elles et l'épimère mésothoracique. Les hanches posté- rieures sont suborbiculaires, vues en dehors, et ont entre elles un écart très-notable, la saillie intermédiaire et anté- rieure du premier segment de l'abdomen étant très-large et rectangulaire (PI. i4, fig- 6). Les élytres sont fortement embrassantes et tombent h peu près verticalement sur les côtés, au moins dans le plus grand nombre. Elles se rétrécissent à leur base, les angles humé- raux étant effacés, et leur rebord marginal ou flanc est très- étroit. L'écusson est entièrement caché sous le prothorax. Les cuisses postérieures sont généralement très-longues, et dépassent d'une manière notable l'abdomen dans le mâle, et l'égalent en longueur au moins dans l'autre sexe. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQLE. 5ii Les tarsessont filiformes, et ont en dessous une rangée de cils épineux de chaque côté. Il est probable que les insectes de cette Tribu ont les mêmes mœurs que les Pimclites, dont ils se distinguent par l'écusson entièrement caché, la grandeur du menton, la longueur des cuisses postérieures et l'écart considérable qui existe entre les deux dernières pattes. Les deux caractère? exprimés en dernier distinguent celle Tribu des Tentyrites, et la longueur des pattes postérieures, le crochet corné des mâchoires et les tibias antérieurs, etc. , etc. , des Eroiltes. Je regrette beaucoup de ne pas posséder les ouvrages de M. Klug; parce que, outre qu'ils m'eussent été d'un grand secours, je crains de décrire sons des noms nouveaux des espèces qu'il a déjà publiées. Dans ce cas il conviendra de supprimer les miennes comme inutiles. J'ai divisé cette Tribu en cinq genres , dont voici un ta- bleau synoptique : /^.4 ANNALES Labre pelit, cacbé sousTépistome. Tête trilobée ant(^- ri.-Mi renient , avec un sillon transverse et profond en I. Mefjd gentil x. Labre ton- j(turs saillant. Tête non tri- lobée et sans siilon trans verse en des sons. Kpistomo / Ajant en dessus Rétréci auté-f "" ''"'J" P™/"""^ *^^ rieurement entra- tr'^ng'^'!»"^- Menton f,-' \ pas sensiblement an- peze , et a côtesl ' i i j 1 , I ernleux sur les côtes dans le prolonge- 1 °. . . , t 1 i j 1 let a echancrure peu lent du bord la- 1 ,. , , , ^ ,.„„i ^^ ^,_. oprolondc. Labre an- ]guleux antérieure- ment, avec la pointe recourbée verslebas. 2. Mantofocln. Sans sillon en des- sus. Menton angu- leux sur les côtés et à écbancrure profon- de. Labre non re- courbé à son extré- mité , tronqué ou \ échancré 5. .ia'c.miia. téral et antérieur de la tête. Yeux étroits , irréguliè- I rement ovales et sensiblement lu- nules antérieure- ment dans le mi- lieu (PI. i5,fèg. 1 ■■^ 4). Mandibules Brusquem.'nt ré- tréci antérieure- ment en saillieli rectangulaire. Yeux larges, régu- lièrement ovales et pas sensible- ment écbanoés antérieurement t (PI. i5, /?;.. 8 et| .3). ' ' .ïambes médiaires Très-longues. Cuis- ses non dilatées d'une manière notable , en dedans , à leur extré- mité 4- Stcnociiro, Courtes , ainsi que les antérieures. Cuis- ses notablement di- latées en dedans à Ieurextrémité(Pl. i5, inler-l fîg. i.\) 5. Mctriopus. PREMIERE DITISION. Labre très-petit, snbtriangulaire et caché entièrement sous l'épistome ; une dent très-saiUanie au-dessus de chaque niaiKlibule. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 5i3 Genre I. Megagerùus. « (PI. i4. fig. de 1 à 5.) . Menton h échancrure antérieure assez profonAe-et angu- leuse, h angles latéraux peu marqués et sllué^ très-bas, et paraissant arrondi sur les côtés ; dents latérales de Téchan- crure progéniale très-saillantes et épaisses {ftg. 4)« Mandibules courtes, bidentées à Textrémité et ayant en dessus une dent relevée bien marquée {fig. 2 ). Labre très-petit, rétréci antérieurement, subtiiangulaire et caché sous l'épistome. Antennes grossissant légèrement vers l'extrémité, à arti- cles courts , épais, coniques, très-légèrement comprimés : le deuxième assez long; le troisième ayant une fois et demie environ la longueur du précédent; les autres diminuent successivement de longueur : le dernier notablement plus petit que le pénultième , subcylindrique à sa base , aigu à son extrémité, et comme tronqué obliquement {fig. 2 et 5) . Yeux petits, étroits et Iransverses. ïête notablement trilobée antérieurement, avec le lobe intermédiaire, formé par l'épistome, plus saillant et arrondi antérieurement; un sillon très -profond et transverse à sa partie inférieure {fig. 2). Prothorax à peine trans verse, à tergum (ou dos) subrcc- tangulaire , légèrement arqué sur les côtés , tronqué anté- rieurement et à la base, avec les angles antériottcs^aillants Jambes longues , h cuisses h peu près d'égale longueur dans toutes et plus longues que l'abdomen. IV. 34 5i4 ANNALES Tarses épais, filiformes; le premier article des quatre anté- rieurs h peine ^lus long que le deuxième; premier article des postérieurs au plift égal au dernier. Tibias trigones ; les quatre antérieurs avec un sillon lon- gitudinal sur le dosj Ce genre est bien distinct do tous ceux de cette Tribu par la petitesse de son labre, ses mandibules et la forme de sa tête. Je n'en connais qu'une espèce. « 1 . Megagenius FriolL Long. 19 mill. Larg. 8 mill. Niger-obscur us, laxè vix punctulatus. Capitls margine anticâ mandibulisque punctatis. Prothorace dorso longitrorsum medio leoiter sutcato. Pedibus punctatis spinulosisquc. D'un noir obscur tant en dessus qu'en dessous , à ponc- tuation très-fine et très-écariée sur le dos , avec quelques points plus marqués et plus rapprochés à la partie anté- rieure des trois lobes de la tête et sur les mandibules : un sillon longitudinal peu marqué au milieu du dos du protho- rax; élytres courtes, ovales; dessous du corps légèrement ponctué, excepté sur le présternum, où les points sont sen- siblement plus gros; pattes ponctuées, avec des petits pi- quants roussâtres au milieu des points. De Bonne (Barbarie). Cet insecte m'a été donné par M. Fri^. Il semble lier les Tentyrites aux Macropodites. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 5i5 DEUXIÈME DIVISION. Labro toujours très-saillant et transversc; dent de la partie supérieure des mandibules nulle, au moins sur celle de gauche, et quelquefois très-petite sur celle de droite. Genre II. Macropoda. Pimelia, Fab. Oliv. Schôn. Tracbyderma, Litr. Règne animal, nouvelle édition. (PI. i4 fig. de 6 à i3.) Menton pas sensiblement anguleux sur les côtés, subcor- diforme, tronqué, et paraissant quelquefois subrectangu- laire, à cause d'un pli longitudinal situé sur les côtés ; échan- crure antérieure peu profonde et en arc de cercle [fig. 12 et i3). Palpes maxillaires subfiliformes, grossissant légèrement vers l'extrémité; à dernier article à peine plus largo que le pénultième {fig. 12 et i3). Palpes labiaux épais, subfdiformes, presque entièrement cachés. Labre court, notablement transverse, anguleux antérieu- rement, avec l'extrémité brusquement recourbée vers le bas [fig. 9 et i3). Mandibules courtes, épaisses, fortement bidentées à leur extrémité; dent de la partie supérieure nulle sur la man- dibule gauclie et Ircs-petile sur la droite; une dont vers 5i6 ANNALES lo milieu du côté intérieur, et un large creux en dessus, triangulaire et allant en s'évasant vers le bord interne {fig. 1 1 et 1 3). Antennes grossissant insensiblement vers leur extrémité, à articles coniques, pas sensiblement comprimés,* le troi- sième deux fois plus long que le second dans les uns, et à peine plus long que lui dans les autres ; pénultième court, subtransverse et subrectangulaire vu sur son plus large côté; le dernier notablement plus petit que le précédent, cylindrique à sa base, conique h son extrémité, et comme tronqué obliquement [fig, 9 et 10). Tête rétrécie antérieurement en dessus , en trapèze ; Lords latéraux de l'épislome dans le prolongement des bords antérieurs de la tête {fig. 9). Yeux très-étroits , transverses et légèrement lunules antérieurement. Prothorax subrectangulaire , légèrement arqué sur les côtés, tronqué à sa base et antérieurement, avec les angles antérieurs très-saillants {fig. 8). Tibias arrondis, filiformes ou très-légèrement en massue à leur extrémité, sans sillon longitudinal sur le dos. Tarses filiformes : les quatre premiers articles des anté- rieurs trigoues et à peu près égaux en longueur; articles des quatre suivants également |trigones; le premier aussi long ou presque aussi long que le dernier. Cuisses postérieures notablement plus longues que les antérieures, et dépassant sensiblement l'abdomen. Présternum faisant en arrière et dans son milieu, une saillie plus ou moins notable , et s'appuyant dans plusieurs sur un renflement du mésoslernum. Ce genre se distinguo de tous les suivants par le large sillon triangulaire de la partie supérieure des mandibules, et par la dent supérieure assez sensible sur celle de droite. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 617 Je n'en connais que trois espèces, dont voici l'analyse : Saillie postérieure du présternum pas sensiblement prolon- gée en arrière. Mésosternum peu renflé antérieurement; troi- sième article des antennes deux fois plus long que le second, i. fariolarls. Saillie postérieure r Menton sans gibbosité transver- du présternum nota-/ sale sensible. Elytres réticulées blement prolongée eti jusqu'aux deux tiers au moins de s'appuyant contre lemé-I leur longueur 2. Boyeri. sosternum , fortement/ Menton fortement gibbeux trans- renflé antérieurement; jversalement. Elytres avec des tu- troisième article desl hercules oblongs et point réticu- antennes à peine plus? lées dans la majeure partie de leur long que le second. \longueur 3. Rivularis. 1. Macropoda f^ariolaris. (Fig.6,7et8.) Pimelia Variolaris, Oliv. Ent. tom. m, 69, pag. 9 (1). Non Fab. Long. i5 à 18 mill. Larg. 8 ^ 10 mill. Nigra, ovatis vel oblongo-ovalis. Capite antè punctato posticè valdè incBquaU, tongitrorsàm trisulcato. Prothorace dorso valdè inœqualiyfossalatoreticulatoqae, Elytris tabercalatis; tuberculls plurunis majoribus seriatlm dispositis. Antennis articula tertio secundo plus duplb longiore. Noire, irrégulièrement ovale, étroite ou ventrue, selon (1) Je ne cite pas sa figure, qui est trop mauvaise ri c'est bien ea' Fano- larh, comme j« le présume. 5i8 ANNALES les sexes ; labre ^'ponctuation régulière, serrée et assez fine, comparée aux points qui recouvrent l'épistome, et qui sont plus gros, irréguliers et écartés : partie postérieure de la léte avec des fossettes très-inégales, séparées par des lignes élerées, flexueuses : outre ces enfoncements on aperçoit trois fossettes longitudinales , dont l'intermédiaire plus étroite, en forme de sillon ; dessus du prothorax très-inégal, avec des enfoncements irréguliers et des lignes élevées, flexueuses, inégales et le faisant paraître réticulé. Elytres couvertes de petits tubercules très -écartés , entremêlés de points enfoncés peu distincts, et situés dans des fossettes peu profondes, avec de gros tubercules obtus et lisses, dont quelques-uns situés près de la suture, d'autres plus aigus sur le bord latéral, ce qui le fait paraître irrégulièrement denté en scie; et enfin d'autres formant deux rangées lon- gitudinales dans le milieu de chaque élytre. Il y en a quel- quefois de semblables épars dans les intervalles, mais moins gros que ceux des deux rangées. Poitrine du prothorax ponctuée , ponctuation plus serrée et un peu rugueuse à la partie antérieure du présternum; milieu du métasternum avec des plis obliques de chaque côté de sa partie posté- rieure ; abdomen légèrement ponctué, à ponctuation écar- tée, avec des plis longitudinaux sur les trois premiers seg- ments, plus prononcés sur les deuxième et troisième,* pattes ponctuées et légèrement rugueuses ; tibias postérieurs ayant des tubercules triangulaires , couchés et piquants à l'ex- trémité. Troisième article des antennes ayant plus de deux fois la longueur du second. Cette espèce , commune au Sénégal , varie beaucoup quant au nombre des gros tubercules : le plus souvent ceux des deux rangées intermédiaires sont assez rapprochés et arrondis; quelquefois ils conservent la même forme, mais sont très-écarlés et au nombre do trois à quatre , et dans DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 519 d'autres circonstances ils aflectent une forme oblongue et quelquefois une forme conique et aiguë. D'après la description d'Olivier je ne doute pas que cette espèce soit sa Pimelia Variolaris', mais alors sa figure est très- mauvaise, et peut induire en erreur. Ce ne peut être la Pim. Variolaris de Fabricius, qui dit de son espèce : « Thorax planas, subpunctatus » , et un peu plus loin : « Striis elevati» echinatis » . Je crois donc que c'est à tort que M. Schonherr lui rapporte comme synonyme la Variolaris d'Olivier. 2. Macropoda Boyeri. Long. i3 à i4 mill. Larg. 6 ^ à 7 mill. I\ igra , oblonga, Capite, punctis maximis sparsis tri busqué foveolis , impresso : mento sulco marginato^ Prothorace dorso , foveolis raris , irrcgularibus punctiscfue niagnis, impresso, discis levissimis ; elytris dorso laxissimc granu- latis, lineis elevatis , reliculatis ; antennis articulo tertio secundo par km longiore. Plus petite et plus allongée que la précédente. Menton avec une ligne élevée longitudinale de chaque côté, ce qui le fait paraître subrectangulaire, ponctué et rugueux; avec un sillon transverse près de l'échancrure, se prolongeant en arrière et eu forme de demi-cercle. Labre à ponctuation peu serrée , points un peu rugueux sur leur bord. Tête fortement ponctuée , surtout postérieurement , avec trois grosses fossettes dont l'intermédiaire plus graijde et plus or- biculaire. Dos du prothorax inégal, ayant quelques fossettes irrégulières II ès-ccarlécs et des gros points enfoncés, avec 520 ANNALES quelques espaces larges et lisses. Elytres réticulées sur le dos, dans presque toute la longueur, par des lignes élevées et lisses renfermant des fossettes , dont le fond est d'une couleur matte et quelquefois terreux, avec de petits tuber- cules très-écartés, un peu plus apparents à la partie posté- rieure; parties latérales très-légèrement réticulées, avec de gros points au milieu des fossettes formées par les réticula- tions. Saillie postérieure du présternum assez notable , et «'appliquant contre le mésosternum, notablement renflé antérieurement. Ponctuation du ventre à peu près comme dans la Variolarist mais à plis du métasternum effacés, et ceux de Tabdomen plus courts et plus écartés : ponctuation des pattes plus oblitérée; tibias postérieurs avec de petits piquants épineux, mais peu rugueux (i). Troisième article des antennes un peu plus long que le second. Du Sénégal. Elle m'a été donnée, quoique unique dans sa collection, par mon ami M. Boyer, pharmacien à Aix. Col- lection de M. Gory. 3. Macropoda Blvularis. PimcUa Rivalaris, Dup. CoUect. Long. i4 mill' Larg. 8 mil!. Nigra, Irregulartler ovalls : mento transversim vatdè giùboso , antè rectè suleato. Capite levlterrugoso, dense punctls ma- gnismedlocritei' profundls foveolis(]ue tribus, hnpresso. Pro- thorace dorso, punctls niagnis paràm profundls, dense tecto. (i) Ils sont assez sales dans les individus que j'ai vus, et je ne puis dire s'ils ont de petits poils couches comme dans l'espèce suivante. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. Sai Elytris granuUs parvis sparsis , tubercuUscjue antè oblon- gls, posùcè obconicls t majoribus. Antennis artlcuto tertio secundo parmi longiore. Menton ayant la même forme que dans la Boyeri, maïs notablement relevé transversalement et à sillon point mar- qué sur les côtés, mais seulement antérieurement. Dessus de la tête avec des points assez gros et serrés, mais moins profonds que dans la précédente et à intervalles relevés , ce qui la fait paraître rugueuse; les trois fossettes grandes, euborbiculaires et à peu près égales. Dos du prothorax ponctué à peu près comme la tête et sans disques larges et lisses. Elytres couvertes de très-petits tubercules écartés , avec d'autres plus gros, oblongs antérieurement et dans le milieu , coniques à la partie postérieure; quelques-uns réunis transversalement près de la base : parties latérales plus sensiblement réticulées que dans la précédente. Des- sous du corps à peu près comme dans cette espèce. Pattes ayant , au milieu des points , des poils jaunâtres très - courts et couchés ; les tibias ont en outre de petits poils épineux, et les quatre postérieurs sont tuberculeux comme dans la Variolaris. Troisième article des antennes un peu plus long que le second. Du Sénégal. Collection de M. Dupont. II pourrait se faire qu'Olivier ait confondu cette espèce avec sa Fariolaris, car sa figure s'éloignerait un peu moins de cette espèce, sans lui convenir parfaitement. 52 2 ANNALES Genre III. Adesmia, Fisch. Dej. in litt. Pimelia, Fab. Oliv. Schôn. etc. etc. Trachyderma, Lit. Règne animal, nouvelle édition. (PI. i5. fig. de 1 à-.) Menton anguleux sur les côtés et mitréforme, quelquefois h angles latéraux relevés en dedans ; échancrure antérieure profonde et anguleuse [fig. 2). Palpes maxillaires grossissant légèrement vers l'exlré- mité 5 dernier article guère plus gros que le pénultième. Palpes labiaux légèrement saillants, subfiliformes, h der- nier article légèrement sécuriforme {fig, 6). Labre transverse , subrectangulairc ou cunéiforme , cchancré ou tronqué antérieurement, mais non recourbé vers le bas à sou extrémité [fig. 1 et 4)» Mandibules bidentées h. l'extrémité , sans dent et sans sillon à la partie supérieure; une dent peu marquée ou nulle au côté interne , près de l'échancrure de la base Tête comme dans le genre précédent , avec les yeux un peu plus larges {fig. 1). Antennes grossissant légèrementvers l'extrémité; troi sième article ayant plus ds deux fois la longueur du deuxième, et égal au moins aux deux suivants réunis; derniers arti- cles plus ou moins comprimés ; neuvième et dixième sensi- blement plus larges que les autres; dernier ovalaire et as- sez dégagé du précédent, quelquefois Ironqué obliquement (/?g. 3et5). DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 525 Prothorax court, notablement transverse, généralement un peu rétréci en arrière, à angles antérieurs plus ou moins saillants et embrassant la tête; tergum ordinairement re- courbé vers le bas. Pattes généralement très-longues, surtout dans les mâ- les ; tibias arrondis ou comprimés ; cuisses postérieures plus longues que l'abdomen, surtout dans un des sexes, et le dépassant quelquefois d'une manière très-notable; elles sont presque toujours comprimées au côté interne. Tarses filiformes , semblables dans quelques-uns à ceux du genre précédent , mais ordinairement plus grêles et à premier article des postérieurs notablement plus long que le dernier; dans quelques-uns le premier article des quatre tarses postérieurs est notablement comprimé. Ce genre se distingue du précédent par son menton plus anguleux sur les côtés et à échancrure plus profonde et notablement anguleuse; par ses mandibules sans creux h la partie supérieure , et enfin par le labre , non rétréci en pointe recourbée vers le bas, à son extrémité. J'en connais vingt-une espèces, dont voici un tableau syn- optique : PREMIÈRE DIVISION. Premier article des quatre tarses postérieurs non com- primé; tibias antérieurs pas sensiblement comprimés et ja- mais tranchants au côté extérieur ; les quatre postérieurs peu ou point comprimés. 594 ANNALES PaBUlÈBB aUBDIVISlOR. Lobe postérieur et intermédiaire du présternum géné- ralement recourbé fortement vers le haut et sans saillie postérieure sensible, s'appuyant sur le renflement antérieur du mésosternum (i). Ayant chacune f deux rangées de gros tubertules à peu près égaux , entre lesquels on en Toil de plus pe- , tits distincts et non éunis transrersa- llcment , et dont Iquelques-una sont iquelquefoii aussi /gros que ceus des i rangée» i. Vubic. Couvertes de tu- Sans sil' Ibercules à peu prés Ion lungi-B égaux et réunis tudinal àf transversalement la partiel pardas plis.etlon- Forto- 1 posté' I gitudinalementpar ment J rieurc. i deux côtes sur cha* ^ . ponctué. \ Elylresl cune d'elles, ce qui Sans cotesl Xête 1 \ les fait paraître ré- élevées sur le! I \ticulée8 a. ntticutata. l dos, ou ayant 1 f , ni . i I des cites noJ 1 . Avec un sillon large et Ion- l dukuses. \ V gitudmal a la partie poslè- l Dos du pro- i ^'■'«"'■«^ '• fl'"n("'n. 1 thorax f Presque lisse au milieu , et légèrement ■ I ponctué sur les côtés. Elytres ayant cha- 1 I cune sur le dos deux rangées de tuber- Pas sensible- 1 \ cuits dont la deuxième est double dans 'ment compri- j \uiie partie de sa longueur 4. ISalltei (s). "'es- ^ / Oblongues-ovales, DoBdesély-l / arec une seule ran- '■■*' 1 / _ . ■ • l gée de tubercules Tronque ou a peine I "^ . , ;.. , , . "^i» 1 entre les cotes, qui ji • ■ ■ I echancre en arc. Pro-1 „»!,,.„„, « ^ .i Avec de» Co-1 | l ib„^3^ .^ ■ ^^ 1 sont larges 6. 4ntlqu<,. tes élevées des 1 f ^^^ ^A ,,, ,5/, dans son mi.\ J^ T, !,TCc ,' raneées de / f -. -i - li- J avec ues tubercu* groslubercules/ • f 'fî^' élevées 1 lieu J ,^^ nombreux et ou réticulées.S Li^é^rn^no < ^^ f sans ordre entre les Tibias pos-1 \duleu;es J 1 côtes, qui.ontétroi- Itérieura | \ g i,,^;^^ i V^s. ........ 6. m-roccphata. \ I Sensiblement échancré par un sinus an. I guleux. Prothorax déprimé et sensiblement \ élargi dans son milieu sur les côtés. Men- ^ton avec une écbancrure très-étroite et trèj- profonde 7 Voreata. Sensiblement comprimés S. Afpnis. Sans eûtes, avec des tubercules serrés sur les côtés et postérieurement , nuli près de la \ba8e et ne formant pas des rangées représentant let côtes 9. Tenehrosa. (1) Ce lobe a quelquefois |une petite saillie, mais peu sensible et n'atteignant pas \i ronflement du présternum. (a) L'individu que j'«i Sous les yeux étant sans psttos, je ne suis pas certain que cette espèce apptuienne réélit, ment à rctte division, et, dSus ce doute, je la ferai Ggurer pour mémoire dans U deuùènje. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. SaS DECXIÈMB SCBDIVISION. Lobe postérieur et intermédiaire du préslernnm faisant une saillie en arrière, h peu près horizontale ou peu relevée et s'appuyant sur un renflement notable du mésosternum. Noiabloment (iépriméi'S sur le dos et élargies à la partie posté, rieiire ; point régulièrement I ovales. Elles sont Peu ou pas sen- jsiblenient dépri- 5S sur le dos , élargies dans le milieu et plus répnlièrement ovales. £llc3 sont iPeu saillants sur le prothorax. Saillie postérieure ^u présterDum uu peu relevée vers ie haut , non ho- rizontale lOi Servlllei. f Couvertes de gros tubercule» bien Notablement l disliiiels. Angles antérieurs du pro- saillauls «ur le ) tlioras mtdioorement saillants . . .11. Kliigil. prolboraz. 1 Avec des lignes de gros points Eljtres f enfoncés. Angles antérieurs du pro- Vtborax très-saillants 12. Lalrelllei, Notablement élargies en arrière. . . , l3. Clathraia. En ovale allongé. Tibias postérieurs légèrement comprimés .14. Macropus. {Tubercules des éljtres «trrés et aigus postérieurement . '^* '-•'"']'■ Tuberenles plus régulièrement plaeés en lignes droite. . éeartcs et , „ arrondis >*'' ^'«'o DEUXIÈME DIVISION. Premier article des quatre tarses postérieurs fortement comprimé; tous les tibias comprimés et tranchants au côté externe, surtout les quatre postérieurs, qui le sont fortement et Irès-mioces. 526 ANNALES / Point denté en scie Une côte r Peu nom- 1 dans la plus grande par- élevée bien ' breux et peu l lie de sa longueur. Fos- marquée au l prononcés. I si-llis du dessus delà milieu de cha I / tête peu marquées. . .17. Patchernma. I que élj Ire. / Cùte du mi- 1 Dentée en scie dans 'Noire. J \ lieu de chaque f toute sa longueur. Fos- , \ Tubercules I élylre ( selles de lu télé bien 'Ovales. y J des éljires ! \ marquées 18. Cartnala. _ , \ f \ Nombreux et bien marqués 19. Elevala. Couleur J l ^-i j -,■ j ,, . . Cote du milieu des élytres peu marquée et se con- 'fondant avec les tubercules io. Audouini. ^Métallique , .21. Melallica. Pas sensible- / 1 ment ovales,/ Des côtes ^longitudinales oblitérées, entre lesquelles on aperçoit sjbparalléles I une rangée de tubercules également oblitérés. ...-.., 22. Pariaeti ou élargies à / la partie pos- 1 Chacune deux rangées de gros tubercules, dont la 2* est double, terieure. I en arrière , daos uue partie de sa longueur , i- Maillei. Elles ont V PREMIÈRE DIVISION. Premier article des quatre tarses postérieurs non com- primé; tibias antérieurs pas sensiblement comprimés et non tranchants au côté extérieur; les quatre postérieurs peu ou point comprimés. (Adesmia proprié dicta.) PKEMIÈBE SCBDIVISiOK. Lobe postérieur et intermédiaire du présternum forte- ment recourbé vers le haut et sans saillie , s'appuyant sur un renflement antérieur du mésosternum. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 627 1. Adcsmia Dubla. Adesmia LongipcSfDfj. in litl. An Pimelia Longipcs, Fab.? non Oliv. Long. iG à 18 mill. Larg. 8 à 1 1 niill. Nigra, ovalis, Capite punctato, Prothorace dorso multicavo. Elylris satura clevatâ tubercidiscjuc minutlssimls ieclis ; singulo lateribus costis duaùus dcniiculatis, niedio tabercu- Lis majoribus, in sericbus duabiis disposltls , interdàmqae longitrorsùm propè basin conjunctis. Var. A. Pim.Hugosa, Fabr.? Elytris tubcrcuUs instersll- tiorum majoribus. Ovale ou ovale-oblongue, selon les sexes; d'une couleur noire obscure. Labre échancré. Tête avec des points assez gros et assez rapprochés h la partie postérieure et anté- rieure et plus écartés dans le milieu; ayant en outre une impression longitudinale de chaque côté et une fossette orbiculaire au milieu. Prothorax couvert en dessus de très- gros points assez serrés dont quelques-uns souvent réu- nis. Elylres presque déprimées en dessus, chacune avec une côte marginale en forme de carène, et une plus courte, n'at- teignant pas la base, en dessous de la première ; l'une et l'autre légèrement crénelées ; suture élevée d'une manière assez notable: entre elle et la fôte marginale l'on voit deux rangées do très-gros tubercules coniques, et plusieurs très- petits, épars et sans ordre; parties latérales avec de petits D28 ANNALES tubercules semblables et des rides subréticulées. Le plus souvent les gros tubercules des deux rangées sont séparés et distincts dans toute la longueur; mais ils sont quelquefois réunis près de la base, en forme de côte élevée, n'attei- gnant dans aucun cas l'extrémité. Antennes courtes , médio- crement comprimées, et allant en grossissant vers l'extrémité, avec le dixième article notablement tranverse et sensible- ment plus large que le neuvième. Les quatre pattes an- térieures assez courtes ou médiocrement allongées , selon le sexe. Dans la Variété A on voit sur chaque élytre de gros tu- bercules situés dans les intervalles, et presque aussi grands que ceux des rangées , qui sont à peine distincts au premier aspect. Commune à Alexandrie d'Egypte, d'où elle m'a été rap- portée par M. Widmann. La Variété A se trouve au Sénégal, d'après M. Arsène Maille, de qui je l'ai reçue. 2. Adesnûa Beticulata, Dej. Dup. Collecl. {Pimeiia). Long. 16 mill. Larg. 8 mill. Nigra, ovalis. Capite punctato. Prothorace dorsovaldè punc- lato. Elytris supràplanatls, tubercidatis,subretlculatls(jue ; lateribus costis duabus cremdatis, unû marglnall alterâquc inferiori. Tête et prothorax à peu jffès comme dans la précédente, mais à points moins gros; forme à peu près la môme, ce- pendant un peu plus régulièrement ovale. Elytres plus DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGÎQUE. Ssg planes en dessus, couvertes de tubercules assez gros et h peu près égaux, réunis transversalement par des lignes éle- vées et longitudinalement par deux lignes en forme de côtes ondulées, ce qui les fait paraître réticulées. La partie plane du dos et la partie verticale ou embrassante forment, comme dans la précédente, une arête ou côte légèrement denticulée, surtout à la partie postérieure, et l'onvoit au des- sous d'elle une autre côte, qui lui est à peu près parallèle, peu élevée, mais plus sensiblement denticulée dans toute sa longueur. Partie verticale avec des ri des entremêlées d'enfon- cements, de petits points épars et de quelques très-petits tu hercules peu sensibles et très-écartés. Pattes comme dans la précédente. Les antennes manquent dans le seul individu qui m'a été communiqué. Rapportée de Syrie par Olivier. Collection de M. Dupont, où elle figurait comme étant la PimeLia Retiadata de M. De- Jean. 3. Adesmia Eamburi. Long. 21 raill. Larg. i4 mill. Aigra, lata, ovalis, subdepressa. Caplte punctalo, medioque postlcè latè sulcato. Prothorace dorso valdc punctato, antè dilatato. Eljlriscostis duabus marginalibus, remous crenu- laùsque; dorso dense tubcrculatis, tuberculis transvçrs'im ^ junctis. Pedibus crassis nigrîsque, Antennis rufo-ob- scurls. Noire, ovale et forlemen t élrg'ie. Tête ponctuée, à ponc- ;tualioflPécarlée dans le milieu, avec une grande fossette ir- T. IV. 55 # ► • 55o ANNALES régulière de chaque côté et un sillon longitudinal et large au milieu de la partie postérieure. Dos du prothorax nota- blement élargi antérieurement, un peu inégal et couvert de gros points serrés, avec des plis transverses et courts sur les côtés. Elytres larges, avec deux cotes marginales très-écar- lées et légèrement crénelées^ entre lesquelles on Toit quel- ques tubercules triangulaires presque disposés en rangée dans le milieu , et quelques granulosités beaucoup plus petites et peu nombreuses. Leur dos couvert de tubercules assez gros, assez serrés et réunis transversalement par des plis élevés, ce qui fait paraître les élytres presque réticulées. Parties latérales avec des points enfoncés, quelques granu- losités et des plis transverses peu marqués. Tibias épais; les quatre postérieurs couverts d'aspérités assez serrées. Pattes noires. Antennes très -obscures, mais un peu rou- geâtres. Rapportée de la Mésopotamie par Olivier. Collection du Muséum de Paris. 4. Adesmla Maillei. Long. i4 niill. Larg. 7 mill. \. Nlgi'a antè vaidèangustata, posilce dllatata. Capite prothora- ceque taxé piincUdatis. Elytris tubercidls seriebus tribus disposltis , marglnall triplici , suturall unicâ intermediâque retrorsùm suhdapllci. Noire. Labre tronqué. Tète h ponctuation fine et écartée, avec trois impressions longitudinales peu marquées. Pro- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 55 1 thorax à carène marginale bien marquée et fortement si- nuée; à angles antérieurs assez saillants et à dos h ponc- tuation fine et écartée. Elytres très-étroites h leur base et notablement élargies à leur partie postérieure, déprimées en dessus, légèrement brillantes près de la suture et sur les tubercules; opaques et comme pulvérulentes dans le reste. Côte marginale composée de trois rangées de tubercules moyens, légèrement aigus et couchés en arrière. Entre ces tubercules et la suture on voit deux autres rangées de tu- Jbercules plus gros et plus obtus; la plus voisine de la su- ture simple et moins saillante, et la seconde double ou triple dans quelques parties et à tubercules plus saillants. Partie embrassante avec quelques tubercules déprimés , assez gros, et de petits points enfoncés épars, à peine visibles à la loupe. Les rides longitudinales de l'abdomen sont fines, mais biens marquées. Les antennes et les pattes manquent, et c'est avec doute que je place cette espèce dans cette division. Perse. Elle m'a été donnée par mon ami M. Arsène Maille. 5. Adesmla Antiqua. Pimelia Antiqua, Klug. Dup. Collect. Long. i8mill. '. Larg. lomill. ^, Nlgra, ovalis-oblonga, suprà convexa. Capitelaxè punctulato. Prothorace dorso laxè pundato, lateribus rugato. Elytro singulo coatis quatuor ; marglnall crenulatà, alterikus sub- 532 ANNALES integris ; interstitiis tubcrcuUs paràm prominulis série unicâ disposilis. Forme régulièrement ovale et un peu oblongue. Têle avec quelques petits points très-écartés ; les deux impres- sions longitudinales et la fossette orbiculaire peu marquées. Dessus du prolhorax à bourrelet antérieur bien prononcé, avec des points écartés, un peu plus gros que ceux de la tête, et des rides transverses bien prononcées près des bords latéraux, et ayant ou milieu un sillon longitudinal très- courl. Elytres convexes en dessus , avec quatre côtes sur chacune d'elles ; la marginale légèrement crénelée , celle près de la suture un peu en zig-zag , peu élevée , oblitérée près de la base, et se réunissant, aux deux tiers de la longueur, sur la suture; les deux inlermédiîiires très-marquées, lisses 0!i h peine crénelées. Chaque intervalle a une rangée de tubercules un peu oblongs, peu saillanls et séparés par des fossettes peu enfoncées. Partie embrassante des élytres avec une rangée de tubercules subtriangulaires, peu prononcés et séparés par des petits sillons très-courts et obliquement transverses. Les deux derniers segments de l'abdomen légè- rement granuleux. Antennes à derniers articles assez com- primés, le dixième transverse, mais h peine plus large que le neuvième. Egypte. Collection de M. Dupont, où elle figurait comme étant la Pimelia AntUjua de M. Klug. DE LA SOCIÉTÉ ENTOiMOLOGIQUli. 535 6. Adesmia Microcephala. LoDg. i5 ^ à i5 mill. Larg. 9 à lo mili. Nlgra, breviter-ovalis, dorso subdepressa. Caplte punctulato. Prothorace dorso, Lateribus dense, medio laxè punctato. Elytro singulo costis tribus, marginatl lata tubcrculis trlangularibus tectâ, alteribus vlx crenulatis : hiterstitiis tubercuUs obconicis, numerosis, transversim conjunctls. Noire, en ovale-court. Labre échancré : tête à ponctua- tion fine, plus ou moins serrée antérieurement et écartée postérieurement, avec une fossette large et assez prononcée de chaque côté. Dos du prothorax à ponctuation assez forte, écartée dans le milieu et très-serrée sur les côtés. Elytres planes sur le dos , entre les deux premières côtes , chaque élytre offrant trois côtes; les deux premières assez tran- chantes , à peine crénelées et oblitérées avant la base , surtout la première ; la troisième ou marginale plus large et couverte de tubercules triangulaires couchés en ar- rière, ftitervalles entre ces côtes couverts de tubercules moyens , obconiques , assez nombreux , plus ou moins réu- nis transversalement, et moins marqués dans le milieu près de la base. Partie embrassante des élylres couverte de points enfoncés et écartés , et ayant dans le haut quelques petits tubercules triangulaires couchés en arrière et écartés comme les points. Abdomen à peine ponctué à son extrémité, gra- nuleux et à peine ridé à sa base. Pattes médiocrement aî.-r longées. Anlenoes comme dans la précédente. 534 ANNALES De Barbarie. J'ai reçu celte espèce de M. Miltrc, et de- puis de M. Emond d'Esclcvio. 7 Adeimia Porcata (i). Pimelia Porcata, Fab. Syst. Eieat. I, p. i3i. ScHÔNHJERR. Syn. Insect. l, i"part. p. i55. Pimelia Sutcata , Ouv. Ëutom. 69 , p. 17, PI. iv , (Ig. 5 ? Long. 10 h 14 D^i''- 7- Larg- 6 h 8 mill. ^. Nigra, sabdepressa, breviter- ovalis. Capile Icevigato; epistomo angulatlm emarginato. Prothorace dorso subdepresso, mé- dia Icùvignto , laleribus Icviter punctutato. Elytro singulo coslis quatuor acutîs intcgrisque ; interstitiis tuberculis acutis prostratis, sœpè majoribus in série dispositis. D'un noir obscur; courte-ovale et légèrement déprimée. Labre légèrement échancré, anguleux : tête presque lisse , avec un sillon longitudinal de chaque côté : épistome avec un sinus anguleux bien marqué et un petit sillon longitudi- nal Irès-court, situé à l'angle de l'échancrure. Prolhorax (i) Cette espèce, dont le tergum ou dos du prothorax a les côtés pen recourbés vers le bas et qui est fortement échancré antérieurement, presque lunule ; dont le menton a un sinus étroit et très-profond et comme prolongé par un sillon longitudinal, semble s'éloigner des autres et devrait former une coupe à la fin du genre Adcsmla ; car elle se rappro- che de la deuxième division et du genre Stenocara par ses antennes et ses tarses plus grêles. Elle se distingue aussi par ses tibias brusquement épais- sis à rextrémité. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 535 dc^primé et peu courbé vers le bas , sur les côtés , embras- sant fortement la tête antérieurement , presque lisse, avec quelques très-petits points h peine visibles à la loupe, sur- tout dans le milieu. Chaque élylre a quatre côtes étroites et tranchantes, la plus voisine de la suture, oblitérée près de la base, et la quatrième ou la marginale, denticulée posté- rieurement. Intervalles avec des tubercules aigus et cou- chés en arrière, dont une rangée de plus gros que les au- tres, et paraissant quelquefois isolée à la vue simple , les autres étant très-petits. Tous ces tubercules sont oblitérés près de la base, dans le milieu. Partie embrassante avec des points enfoncés et des tubercules aigus, les uns et les autres petits et écartés. Tibias grêles et élargis brusquement en massue à leur extrémité. Abdomen légèrement ponctué , avec quelques rides longilunalcs, peu prononcées à sa base. Antennes courtes , grêles et comme brusquement élargies à partir du huitième article. Celte espèce me paraît bien la Pimelia Porcata de Fabri- cius, et c'est sous ce nom qu'elle figure dans la plupart des collections; mais elle me paraît aussi se rapporter à la Pl- meliaSulcata d'Olivier; et si j'ai mis un point de doute, c'est parce que M. Schônherr sépare cette espèce de la Porcala de Fabricius. Du Cap de Bonne-Espérance. Elle m'a été donnée par le Muséum de Paris, et communiquée par MM. Dupont et Boyer de Fonscolombe. 8. Adesmia Af[mis, Dej. Dup. Gollect. Long. 19 mill. Larg. 11 mill. Nigra, ohlongo-ovalis. Capite punctutato, Prothorace dorso punctato, lateribus transversim rugato, Elyiris granulatis 55G ANNALES dorsoque planalis : singulo costls tribus acatis crenidalisque ; primariâ abbrcviatâ. Tibiis quatuor posticis leviter com- pressis. Noire, ovale -oblongue, avec le dos des élylres déprimé. Labre notablement échancré ; lêle à ponctuation fine, plus serrée en avant qu'en arrière et avec deux larges fossettes orbiculaires peu profondes, une de chaque côlé. Prothorax à dos légèrement gibbeux, ponctué; des points écartés dans le milieu , et reunis sur les côtés par des rides transverses : un petit sillon longitudinal et très-court au milieu de la base. Elytres couvertes de petits tubercules triangulaires, peu rapprochés et oblitérés sur la suture, dans un espace trian- gulaire, dont le sommet est à la partie postérieure ; ces tu- bercules entremêlés de petits points enfoncés , plus sen- sibles au milieu et sur la partie embrassante. On voit en outre sur chacune d'elles Irois côtes tranchantes et légère- ment crénelées, dont la première plus courte s'oblitère avant la base. Les quatre tibias postérieurs légèrement compri- més en dehorS;, subtrigones , mais à angles peu prononcés. Antennes allant en grossissant insensiblement vers l'extré- mité, et à dixième article à peine plus large que le neuvième. Rapportée de Barbarie, par feu M. Dupont aîné. Collec- tion de M. Dupont jeune. 9. Adesmia Tenebrosa, Dej. Dup. Collect. Long. i5 mill. '-. Larg. 7 mill. Nigra , angustato-ovalis. Capite prolkoracc(jue punctulatts. Eiytrls dorso planatis, postice et propè costam tnarginalem DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. boj tuberculatis , medio propè basin lœvigatis ; lateribus leviter incecjualibus, punctatis tuberadisque minoribus triangula- ribus. Noire, ovale très-allongée. Labre tronqué antérieurement. Tête et prothorax légèrement ponctués en dessus. Elytres planes sur le dos, avec des tubercules de moyenne grosseur et assez serrés à la partie postérieure et près de la côle mar- ginale presque effacée et couverte de trois rangées de tuber- cules peu distinctes aux deux extrémités. On voit un grand espace triangulaire et lisse près de la base, avec quelques rangées de points enfoncés peu sensibles. Tubercules des élytres surmontés d'une petite pointe triangulaire , liés quelquefois à la partie postérieure par des rides transverses, et entremêlés de tubercules beaucoup plus petits. Partie embrassante légèrement inégale, comme ondulée, avec des points enfoncés, plus ou moins marqués, et de très-petits tubercules peu sensibles, les uns et les autres très-écartés. De la Perse ( Amadan ) , d'où elle a été rapportée par Oli- vicf . Collections du Muséum et de M. Dupont. OEDXliMB iCEOITlSION. Lobe postérieur et intermédiaire du présternum faisant une saillie en arrière, à peu près horizontale ou peu relevée vers le haut, et s'appuyant sur un renflement notable du mésosternum. 558 ANNALES 10. Adesmia Servillei. Long. )4 niill. Larg, 7 mill. Nigra , oblonga , antè angnstata , posticè paràm dilatata , dorso planata. Caplte protlioraceque taxé punctulaiis, Ely- tris taxé panctatis, dorso posticè, etmarginc tuberculls ma- gnls, sparsisacutlsque; basi Icevigatis : lateribus, tuberculls conlcis supernc satis approximatis et subseriebus disposi- tls, Infernè obliteraùs. Tib'ds posticis compressls. Elle ressemble beaucoup à la Tenebrosa ; mais sa forme est différente, et la saillie postérieure du présternum, peu re- levée vers le haut, s'appuie sur un renflement assez nota- ble du mésosternum. Labre à peine échancré en arc de cer- cle : tête à ponctuation fine et écartée , avec trois petildS impressions peu marquées, une de chaque côté près desjon- tennes, et la troisième au milieu et plus en arrière. Prolho- rax très-légèrement ponctué en dessus. Elytres planes sur le dos, étroites à leur base et allant légèrement en s'élargis- sant, en ligne droite, jusqu'aux deux tiers de leur longueur, et se rétrécissant ens^iite vers l'extrémité, comme dans toutes les espèces. Tubercules du dos à peu près disposés comme dans la Tenebrosa^ mais plus écartés, un peu plus gros, et en- tremêlés de points enfoncés au lieu de petits tubercules. Par- lie embrassante plus fortement bosselée et à inégalités plus sensiblement en forme de tubercules, surtout à mesure que l'on approche de la côte marginale, couverte de trois ran- gées de tubercules obconiques et rejetés un peu en arrière. Tibias postérieurs sensiblement comprimés , mais moins DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. SSg que dans la deuxième division ; premier arlicle des tarses ne l'étant nullement. Antennes grossissant presque brusque- ment, à partir du huitième arlicle, comprimé et triangulaire, ainsi que les deux suivants : dernier article ovoïde aigu , et bien détaché du précédent. Rapportée de Perse (Amadan) par Olivier. Colleclioa du Muséum. 11. Adesmia Klngii. Long. i5 à 17 mil). Larg. 6 ^ h 7 mîll. Nlgra, obtonga, antè angustata, postlce pardm dUatata, dorso planata. Capite protlioraceque leviter punctidatls. Eiytris suprà tuberculis subseriatis , magnis , obconicis apice obli- tcralls, ad basln tectis : lateribus panctatis supernè tuber- catatis. Même forme que la précédente , dont elle se rappro- che. Saillie postérieure du présternum, ainsi que dans les suivantes, horizontale et appuyée sur un renflement nota- ble du mésosternum. Labre tronqué antérieurement : épis- tome sensiblement échancré en arc de cercle et à suture pos- térieure marquée par un sillon transverse. Tête et prothorax finement ponctués en dessus et à ponctuation écartée. Base du dernier fortement sinuée et prolongée en arrière, dans son mi- lieu, en un lobe large et arrondi. Slytres planes en dessus, ré- trécies h leur base , et s'élargissant légèrement et en ligne droite h la partie postérieure; leur base faiblement échancrée en angle, à cause de la saillie assez notable des angles humé- raux vers le prothorax; elles sont couvertes en dessus, excepté 54o ANNALES à rexlrémité, de gros tubercules obconiques, à peu près dis- posés en lignes et atteignant la base. Partie embrassante ponctuée et tuberculeuse dans le haut, surtout sur la côte marginale , mais à tubercules oblitérés dans le bas. Tibias postérieurs non comprimés. Antennes à huitième article conique, peu élargi; neuvième et dixième plus fortement déprimés , triangulaires et notablement plus larges que le huitième, surtout le dixième. Rapportée d'Egypte par Olivier. Collections du Muséum de Paris et de M. Emond d'Elsclevin. 1 2. Adesmia LatreiUei. Long, igmill. Larg. 8 mill. {. Nlgra, oblonga, dorso planata. Cqjaite taxé punctidato. Pro- thorace carlnâ laterali posticè obliteratâ, suprà basl Irilo- bato, lobo intermedio truncato. Elylris suùparaUetls , pos- ticè parUm d'datatis ; dorso punctis maximis seriebas tribus dispositis et posticè obliteratis ; costâ marginali crenulatâ : lateribus laxè punctatis posticè costâ abbreviatâ crenula- tâque. Noire, oblongue. Labre assez fortement échancré dans son milieu antérieurement. Epistome sensiblement échan- cré eu arc de cercle. Tête à ponctuation très-écartée et fine. Prothorax subrectangulaire , à angles antérieurs très-sail- lants, à carène latérale oblitérée en arrière et très-peu mar- quée en avant : son dos, à base trilobée et à lobe intermé- diaire, largeDient tronqué, avec quelques points enfoncés DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 54 1 très-écartés, mais un peu plus rapprochés sur les bords la- téraux, et une impression dans le milieu, près de sa base. Elytres planes en dessus, à angles huméraux notablement saillants vers le prothorax, presque parallèles, très-peu élar- gies postérieurement; trois rangées de points enfoncés, très- gros et oblitérés postérieurement , sur chacune d'elles : côte marginale crénelée; partie embrassante avec (quelques points enfoncés très-écartés , ot une côte crénelée et très- courte h la partie postérieure , un peu rapprochée et paral- lèle à la marginale. Antennes terminées par un« espèce de massue oblongue, composée des cinq derniers articles ; hui lième et neuvième comprimés et triangulaires; le dixième très -court et notablement trans verse. Egypte. Collection du Muséum. i3. Adesmèa Clathrata. Deî. Dup. Gollect. {Pimelia), Long. 16 ^. à 19 mill. Larg. 9 à 12 mill. Nigra, antè angustata, posticè d'datata, dorso planata. Capite laxè punctulalo. Prothorace carinâ laterali posllcè oblite- ratâ, basi triiobato, lobo intermedlo truncato. Eiytro sin- gulo coslis tuberculorumgue serlebus tribus alicrnatis, ati- quandb confusls aut transvevslm junctls : lateribus costâ crenidatâ plus minusve abbreviatâ basin non attingentc. Même forme à peu près que les précédentes, mais plus élargie postérieurement, surtout dans les femelles: il est vrai que je n'ai vu que des mâles, du moins h ce que je présume, des trois espèces j)récédenfes. Labre un peu moins échancré 542 ANNALES que dans la Latreillei. Epistome tronqué carrément. Tête et prothorax à peu près comme dans cette espèce. Elytres h angles liuméraux fortement saillants vers le prothorax et à base un peu échancrée en angle. Chacune d'elles avec trois côtes, dont les deux premières plus ou moins saillantes, cependant jamais très-marquées, et une rangée de tubercu- les moyens et plus ou moins distincts sur chaque intervalle, avec des lignes élevées , transvefses , réunissant les tuber- cules aux côtes, et faisant paraître les élytres comme ré!i- culées. Partie embrassante avec des rides transverses, peu prononcées dans la majeure partie de sa surface, mais beau- coup plus fortes près de la côte marginale. Elle a en outre une côte parallèle h cette dernière et légèrement rappro- chée d'elle, toujours effacée près de la base, n'atteignant pas quelquefois le milieu et paraissant alors postérieure. Antennes grossissant successivement vers l'exlrémilé , et moins brusquement que dans la précédente : dixième arliclo très-court et notablement transverse. Rapportée de Perse (Amadan) par Olivier. Collections du Muséum de Paris et de M. Dupont. Elle figurait dans cette dernière, sous le nom de Pimelia Clatkrata, Dejean. \li. Adesmia Macropus, Dej. Dup. Gollect. Lefrb. in Litt. Long. 17 à 80 mill. Larg. 9 |- à 12 mill. '-. Nlgra, ovnlis. Caplte vlx punctulato. Proihoracc dorso laxè punclalalo , lateribus transverslm rtigato. Elyiris medio vix depressis ; singulo costls fjuatuor aculis levitcr crenula- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 545 lis; prima abbrcviatâ et aiiquandb obliteratâ : interstitiis, tubcrcuUs in série subdisposilis. Tibiis posticis plus minus- ve compressis. Noire> ovale et assez large, surtout la femelle. Labre as- sez notablement échancré antérieurement. Epistomc légè- rement échancré en arc de cercle. Tête à ponctuation Irès- écartée et très-peu marquée. Dos du prothorax à ponc- tuation fine et écartée dans le milieu, un peu plus marquée sur les côtés, qui ont quelques rides transverses près du bord latéral. Base subtronquée, angles antérieurs peu sail- lants. Elytres tronquées à leur base et légèrement déprimées dans leur milieu : chacune d'elles avec quatre côtes assez aiguës et crénelées; la première ou la plus voisine de la su- ture, courte, se réunissant à la suture, un peu au-delà du milieu de la longueur, le p^s souvent oblitérée et jamais aussi saillante que les autres. Intervalles avec des tubercules écartés, variables dans leur grosseur et dans leur nombre , plus ou moins aigus, et formant une rangée plus ou moins régulière. La partie embrassante ou latérale à ponctuation fine et écartée, avec quelques rides transverses, très-peu prononcées, et une rangée vers le haut de très-petits tuber- cules lunules et éloignés les uns des autres. Les quatre ti- bias postérieurs plus ou moins comprimés, selon le sexe, et couverts de tubercules oblongs et piquants, couchés le long de la jambe. Le mâle les a moins comprimés que la fe- melle, si j'ai bien jugé des sexes par la longueur des jam- bes et la dilatation du corps. Antennes comme dans la Clatlirata. M. Lcfebvre, auquel je dois cette espèce , l'a trouvée en Egypte, dans l'Oasis de Bahryeh. Elle était dans la collec- tion de M. Dupont sous le nom de Pimelia Macropus de 544 ANNALES M. Dejean; elle figure aussi dans la collecUon du Muséum de Paris. 1 5. Adesmïa Goryi. Long. iSmill. '-. Larg. lomill. Nigra , breviier ovalis suborbicularis. Capite prothoraccquc sablcBvigaiis , vix taxe punctidatis. Elylris labcrcidls acul'is retrorsàmresupinalls, lateribus lubercuUs parvis, raris, In- fernè obtiteratis. Aniennis rufo-obscuris. Noire, courte et ovale. Labre et épistome légèrement échancrés : tête et prolhorax nrerque lisses en dessus, avec quelques petits points très-écartés. Ce dernier rétréci légè- rement vers la tête et à angles antérieurs peu saillants, avec le rebord antérieur assez marqué. Elylres courtes, larges, presque orbiculaires et couvertes en dessus de tubercules moyens, assez rapprochés, aigus au sommet , couchés en arrière et ne formant pas des rangées bien régulières. Par- ties embrassantes avec des points enfoncés et quelques pe- tits tubercules lunules, très-écartés. Les trois premiers seg- ments de l'abdomen fortement sillonnés en long dans pres- que toute la longueur. Les quatre tibias antérieurs courts et obconiques : les postérieurs étroits et cylindriques. An- tennes d'un brun-rouge très-obscur. Cap de Bonne-Espérance; collection de M. Gory. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 5^5 16. Adesmia Ovata. Pimelia Ovata, Ouv. Entom. t. îll-ôg, p. 18, PI. Ilf, tlg;. 3o. Long. 12 miH. {. Larg. 10 mil). Nigra, suborbicidaris. Capite laxc panel idato. Protliorace dor- so saôlavigato f laleribus punctidato. Elytrls rotandaih , tubercidis obtusis , remolis propè basin viedlo obiiteraiis^ Tibils aiiticis brevisshnis. Noire, très-courte, ovale, suborbiculaire. Labre et épi'?- tome siibtronqiiés. Tête ponctuée sur les côtés et presque lisse dans le milieu. Dessus du prothorax rétréci el asses fortement échancré antérieurement, arqiîéh sa base, près™ que lisse, avec quelques petits points écartés sur les côîés, et un sillon longitudinal peu marqué dans le milieu. Elytres courtes, suborbiculaires, couvertes de tubercules obtus as- sez éloignés les uns des autres, excepté près de la côle mar- ginale , où ils sont plus petits et plus rapprochés, et obli- térés entièrement dans un espace triangulaire assez grand au milieu de la base. Parties latérales à tubercules assez larges, mais peu saillants et entremêlés de fossettes au mi- lieu desquelles on voit un petit point enfoncé. Sillons de l'abdomen écartés et médiocrement marqués. Les (judîrc tibias antérieurs 1res courts, surtout les deux premiers. Du Cap de Bonne-Espérance. Collection de .M. Dupont. Ayant eu d'abord h ma disposition très-peu d'insectes de celte tribu, celle espèce, par sa forme orbicnîaire et par la conformation de sa poitrine, m'avait paru devoir former \\n iv. 56 Ô4G ANNALES genre. Les diverses communications que j'ai reçues depuis m'ont ofFert des intermédiaires quant à la forme du corps, et m'ont fait connaître d'autres espèces ayant le sternum organisé de même. Restaient donc les tibias antérieurs très- courts pour distinguer ce genre; mais VAdesmia Goryi en présente déjà d'un peu plus longs, mais cependant plus courts que ceux de la Macropus et de quelques autres, et qui eux-mêmes sont moins longs que dans la Clathrata, etc. J'ai donc renoncé à une coupe générique, qui me paraît maintenant basée sur des caractères équivoques, et je m'en suis tenu à celles que je présente, et qui me paraissentmieux établies. DEUXIEME DIVISION. (Otvroscelii, Sol.) Premier article des quatre tarses postérieurs fortement comprimé : tous les tibias sont également comprimés et tranchants au côté externe, surtout les quatre postérieurs, qui le sont très-fortement et très-minces : ils sont garnis de petits piquants écartés et logés dans une espèce de créne- îure. 17. Adesmia Pulcherrima, Fisch. Maille, m litt. Long. i4 mill. {. Larg. 8 milL ISlgra, ovalls, dorso vix depressa. Caplte prothoraceque levl- ter laxèpunctulatis. Elytris singulo coslis tribus : prima oùli- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 54; îeratâ marginalique diiplici, Intermediâ abbreviatâ, Inter- stitiis laterlùuscjue tabcrculis magnls sparsis, mlnutlssimis- (jue dens'is. Noire et oblongue, h peine légèrement déprimée au milieu des élylres. Labre à peine échancré dans son milieu. Epistome légèrement échancré! en arc de cercle. Tête et prothorax à ponctuation très-fine , peu marquée et écar- tée. Elytres ayant chacune trois côtes ; la marginale double, l'intermédiaire très-saillante, courte et n'atteignant ni la base ni l'extrémité, et la plus voisine de la suture, très-oblitérée. Les inlervalles ont des tubercules épars, sans ordre, assez gros et peu saillants, entremêlés de tubercules très-fins et très- serrés, en forme de sablure; entre les deux côtes crénelées, formant la marginale , on voit une rangée de tubercules aigus et plus petits que ceux des intervalles; les côtés des élytres ont, comme le dessus, des tubercules assez gros, très- déprimés et entremêlés d'un sablé de tubercules très-fins. Tibias antérieurs arqués en dedans. Massue des antennes peu brusque, composée des cinq derniers articles, comprimés et triangulaires, le dernier excepté. De la Perse. Je dois cette espèce à mon ami M. Arsène Maille. 18. Adesmia Carinata. Long. i5 mil!. Larg. 8 mill. {, IVigra , oblongo-ovalis , siibdcpreàa. Capite prothoraceque punctidatls. ELyi^o singalo cosfis duabus; mnrginad du- r^/i^ ANNALES plici denùculatâ; dorsali abbreviatâ carinatâcjiie : inter- stit'ds fossalatis, pticatis , taberculisc/ue acutis, parvis et sparsis. Noirs, ovale, légèrement déprimée. Labre faiblement écliancré et un peu en loit : épistome tronqué. Tête h ponc- tuation fine et écartée antérieurement et presque nulle pos- térieurement, avec trois fossettes longitudinales bien mar- quées, celle du milieu plus large que les deux latérales. Dessus du prothorax finement ponctué et presque lisse dans son milieu, avec un pelit sillon longitudinal peu marqué. Chaque élytre a dans son milieu une côte élevée et tran- chante n'atteignant pas la base, et oblitérée postérieurement à peu près aux deux tiers de la longueur, et deux autres côtes marginales et denliculées. Intervalle entre la suture et la côte du milieu, avec deux rangées de fossettes séparées par des élévations rarement tuberculeuses; entre ces deux rangées on aperçoit à peine à la loupe une petite côte qui lès sépare. Intervalle entre la côte du milieu et les deux marginales à peu près comme le premier, mais avec les fossettes moins marquées, point disposées en séries et à in- tervalles plus relevés, et ayant le plus souvent un petit tubercule aigu dans leur milieu. Tubercules et fossettes oblitérées h rextrémilé postérieure. On voit au fond de quelques-unes de ces fossettes quelques peliles granulositcs fines et peu nombreuses. Parties latérales des élylres presque unies ; leur exirémilé plus brusqueu^ent rétrécie et plus prolongée que dans les espèces précédentes. Les trois pre- miers segments de l'abdomen avec de petits sillons fins et assez prolongés. Antennes comme dans la Pulcherrhna. Rapportée de Perse (Amadan) par Olivier. Collection du Muséum de Paris. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 5^9 19. Adesmia Elevata, Pimella Elevata, Dup. GoUect. Long. 16 h 17 mill. Larg. 10 à 10 inill.*^. ]\igra, lato-ovalis , paràm depressa. Caplle prolhoracetjue tcviler punctulatis. Elylro singulo costis duabus denlicu- latis : prima medio, sccunda duplici marginall ; inlerstitlis fossutis, granulis taùercuUsrjue Iransversun conjunctis. Cello espèce a beaucoup de rapports avec la précédente, mais elle est plus large et plus relevée en dessus. Epislomc pîuséchancré en arc de cercle; tête à ponctuation plus ef- facée et sans fossettes sensibles; côte du milieu de chaque élylre s'approchant plus de la base et de l'extrémité; fos- settes plus irrégulières et plus transversales et point dispo- sées en rangées entre la suture et la côte du milieu; tuber- cules des intervalles plus gros , plus nombreux , réunis Iransversalcmcul et ciiîreînclcs de petites granulosités fines et serrées; parties latérales avec des fosettcs et des tubercu- les assez marqués cl de petites granulosités fines et assez nombreuses. Sillons des deuxième et troisième segments de l'abdomen courts et presque eil'acés. Egypte et Alep. (lollections de M. Dupont et du Muséum de Paris. 5io ANNALES 20. Adesmia AudouinL Long. i5 mlll. Larg. 8 mill. N'igra, ôvulis-oblonga , convexiuscula. Capite prolhoracecjue vix punctidatis. Eiytris iiiberculatis granidatisijue : singulo costls duabus crenulatis , medianâ obliteratâ marginalujne triplici. Noire, ovale-oblongue. Labre tronqué et un peu courbé en toit : épistome échancré en arc de cercle. Tête îi ponc- tuation fine et écartée et à fossettes à peine marquées. Dessus du prothorax h ponctuation fine, assez marquée sur les côtés et presque nulle daus le milieu. Elytres avec des tubercules obtus assez nombreux, séparés par de petites granulosités très-fines et assez serrées et ayant au milieu une côte dentelée oblitérée et une marginale h trois rangées de tubercules aigus, dont l'intermédiaire est la plus courte. Parties latérales légèrement bosselées, et ayant de petites granulosités semblables à celles du dessus, mais plus écar- tées. Plis de l'abdomen plus longs et plus marqués que dans les deux espèces précédentes. Antennes comme dans ces espèces. Collection du Muséum de Paris, qui la tient d'Olivier, sans indication de patrie raqis probablement de Perse ou d'Egypte. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 55 1 21. Adcsmia MetaUica. Ptmelia MetaUica, Klug. Dup. Collect. Loag. 1 1 miil. Lnrg. 6 mill. Obsciiro-œnm , ovalis , suprà deprcssa. Capite proihoraceque punditlatis. Elytro singulo costis tribus ; prima subobli- teratâ tubercuLatâqne , sccundâ valdè elevatâ , tenui et intégra ; tertiâ viarginati, duplici, crenulalâ : interstitiis tubercutis magnis in série unicâ dispositis granalisque minulissimis inter tubercuhs dense aggregatis : lateribus infernè granuUs minutissimis dense teclis. D'un cuivré obscur, ovale et déprimée. Labre ctépîstome subtronqués. Tête à pozîctuation fine , serrée sur le devant et très-écartée en arrière, avec trois fossettes peu apparentes et situées comme dans les diverses espèces de ce genre. Dessus du prothorax à ponctuation très- fine et très-écartée dans le milieu et plus serrée sur les côtés. Elytres ayant chacune trois côtes, la première peu marquée et tuberculeuse , la deuxième très-mince, très-saillante et entière, la troisième ou marginale double, ou si l'on veut accompagnée en dedans d'une quatrième côte très-près d'elle et plus courte. Tune et l'autre crénelées. Intervalles ayant chacun une rangée de gros tubercules, séparés par de petites granidosités très- fines et très-serrées, et que l'on retrouve dans le bas des parties latérales dans toute la longueur. Ces parties ont eu outre dans le haut quelques tubercules peu saillants et cpars. Yenlrc finement ponctué : premier segment de l'abdomeii 552 ANNALES avec de gros plis longituclinaux et les deux suivants de pelils sillons dans le même sens el Irès-fins. Antennes comme dans les espèces précédentes. Alexandrie d'Egypte , d'où elle m'a été rapportée par M. Widmann. Je l'ai vue dans la collection de M. Dupont sous le nom de Pim. MelaiUca, Klug. 2 2. Adesmia Parlseti. Pimeiia Pariseli, Lefeb. in litt. (i). Pimelia Cothurnala, Var. Klug. Long. i4 à 18 mlll. Larg. 7 h 8 mill. ~. Nigras obtonga siibparallela , posticè parùm dilatata. Capile prothoraceque punctuiatis. Elylro slngido costis tribus ; dorsalibus duabus plus minnsvc obliteratls , marginali dii- plici denticulalâ : interstilds inœqualibus fossulatiscjue ; pe- dibus poslicis longissimis. Noire, oblongue, presque parallèle ou peu élargie h la partie postérieure, presque plane transversalement sur le dos des élylres, mais courLée dans le sens de la longueur (2 j . Labre subtronqué et un peu courbé en toit antérieurement. Epistomc écbaiicré en sinus anguleux. Tcle finement ponc- (1) Dédiée à M. le doclenr Paiiset. (2) Ç'est-à-diie que le dos dos éJylies est à peu près un cylindre dont la •^linérr.ti Icc horizontale est peipeudiculaiie à l'axe du corps, et la dircc- tiic' 1.1. ti.iabi . représentée par la rôle marginale. DE LA SOCIÉTÉ EN'TOiMOLOGIQUE. 555 tuée aDlérieurement et presque lisse postérieurement , h fossettes oblongues peu marquées. Dos du prothorax h ponc- tuation très -fine et Irès-écarlée. Elytres ayant chacune trois côtes; la marginale avec deux ou trois rangées de tu- bercules triangulaires , ce qui la fait paraître double ou triple dans quelques parties et denliculée; les deux autres sont plus ou moins oblitérées, et la plus voisine de la su- ture est même quelquefois presque entièrement effacée. Intervalles avec quelques petits tubercules Irès-épars et des fossettes finement granuleuses dans le fond, et séparées par des parties relevées. Parties latérales légèrement iné- gales , et avec de petits tubercules très- éloignés les uns des autres. Plis de l'abdomen longs et bien prononcés. Pat- tes postérieures t^ès-longues dans les deux sexes. Antennes comme dans toutes les espèces de celle division. Haute-Egypte. Elle m'a élé envoyée par M. Emond d'Escievin, depuis par mon ami M. Arsène Maille, et par RI. Lcibbvre, auquel M. Klug a marqué que cette espèce était une des innombrables variétés de sa Pimelia Colluir- vata. Ne connaissant pas celle espèce et la Pariseti m'ayant paru très-constante chez tous les individus que j'ai vus , je l'ai conservée provisoirement sous le nom que lui a donné M. Lefebvre. Genre IV. Stenocara. Pimelia, Fabr. Oliv. etc. Trackyderma, Latr. Règne animal, dernière édilion. (Pî. i5. fig.de 8 à II.) î^leulon généralement mitréforme, à écliancrure plus ou moins pioionde (fii;. 9); rarement réniforme, avec un sinus 554 ANNALES étroit et profond, mais paraissant plus large par un pli an- térieur {fig. 11). Palpes subfiliformes, à dernier article à peine plus gros que le précédent. Labre saillant, transverse, tronqué ou légèrement arrondi antérieurement {fig. 8). Mandibules courtes, épaisses, bidenlées h l'extrémité, et sans dent ni sillon triangulaire à la partie supérieure. Epistome rectangulaire antérieurement et formant une saillie brusque , de manière que les côtés latéraux et anté- rieurs de la tète paraissent subitement redressés et parallè- les à l'axe. Cette dernière a de chaque côté, au-dessus des antennes , une petite élévation plus ou moins marquée {ftg, 8). Yeux larges, régulièrement ovales et point ou peu lunules antérieurement, et dans ce dernier cas la petite échancrure est tout 5-fait-dans le haut et non dans le milieu, les yeux étant presque inférieurs. Antennes grêles, subcylindriques, et terminées par une petite massue légèrement comprimée et composée des trois derniers articles : le troisième deux fois et demie plus long que le second; le dernier ovalaire, à peine plus petit que le précédent {fig. lo). Prothorax à tergum, ou dos, notablement courbé vers le bas , sur les côtés , subrectangulaire , un peu élargi dans son milieu , et sensiblement bisinué ou même trilobé anté- rieurement {fig. 8). Présternum à lobe intermédiaire etpostérieur, faisant une saillie subhorizontale , s'appuyant sur un renflement nota- ble du mésosternum, et quelquefois, mais rarement, échaji- cré en sinus anguleux. Pattes très-longues, à tibias minces, cylindriques et gar- nis de petits piquants. Cuisses postérieures point compri- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQL'E. 555 mées au côlé interne, cylindriques ou renflées près de la base, canaliculées en dessous et quelquefois arrondies dans cette partie comme en dessus.. Tarses grêles, à articles allongés : le premier des posté- rieurs notablement plus long que le dernier. Ce genre se distingue principalement des précédents par la forme antérieure de sa tête et par ses yeux. Les antennes sont plus étroites et à articles , les trois derniers' exceptés , plus cylindriques. Tableau synoptique des espèces de ce genre : PREMIERE DIVISION. Menton à échancrure profonde et anguleuse; milieu du dos du prothorax peu ou médiocrement avancé en lobe , au-dessus de la tête. 5Ô6 AISNALES / Six à tept rangé» de gros tuLrrculrS i. tongipti Trois rangées f I principales du 1 Non réunies en arrière: ' Suliorljicu- ) tuberiules i marginale liiplc .... a. Rotuniaia. ayant \ plus gros que ; cliacune \ li's uiitri-s. \ aiif^éesdor- I Réunies en arrière; mar- snle et lalé- i giiiale duuble 3. Cuniferti. Ua!e (1) \ Epai.sses. Dos / Aigus. Tibias et tarties Avecdcsran. ' / du prolliorax/ d'un nuige-brun peu obs- eées de cros\ j ^'**^ **" P*^" \ *^"*"' Télé niédiucremeut tubercules ', ^ponctué. . . .j ponctuée 4- Faiiidi. à Arrondis et très-oblui. ,,,, . » ^,, ; Tubercules f Tiu-ses p1 libi.is trés-obs- L les sont I Oblonirues. / j x, , ( • Tt, • " . ^ < des élylres l curs , ni osqje noirs. Tête Cuisses pos- \ ' \ e • , • ■ n r • ir r \ \rorlement ponctuée. . . . 6. Levteolltt. neures I ^ Trés-mînces ; des tubercules épars en- tre les r.Tiigées dorsale et marginale des élytrcs. Dos du protborax forienieni ponc- ^tué 6. GracUipe», (Patles enlièrcment noi- res. Deui côtes mar;;inale9 écartées 7. îioTUUota. .-.„„„.„.. «....>^=. „„«« plisse en long, mais non tu- j Tibias rougeâtres ainsi berculeiix, t que les cuisses antérieures. ' Deux côtes marginales rapproehées 8. Boiieilti Atec des ) t" F"'!'^'"''"* dentées en - c-'ae Oblongues ou peu ventrues. I scie et à dcnlelnres écar- '' * Tiemiers «gmeiits de l'abdo-l lées. Que!i;ues petits tu- i men tuberculeux. 1 bcrcules 1res rares dans Cotes y les inlerTallcs 9. Sex Lincala. Elles sont S \ . . I I A crenclmcs rappro- J ehées et peu profondes. f Des tubercules 1res - liilS \ et très-serrés dans les iu- >tcrTallcs 10. TVinihemi. (1) Comme dans les Eroriius je nommerai côte ou rangée dorsale celle le plus pris de la suture; marginale celle marquant le contour apparent ; elle est double ou multiple ; et enfiu latérale la «Ole ou rangée iulermédiaire. DEUXIEME DIVISION. McnloD h échancrure peu profonde. Prothoriix nolablc incnl avancé en lobe, en He.'^sns et veis I;i It-tc. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 'ÔO-J / Minces ; canalii-ulèes en dessous. Lobe antérieur resque lisses , avec quelques très-petits poiats écartés. Antennes et pattes noires. Cap de Bonne-E:jpéraMce. Collection de M. Gory. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. :^(i^ 8. Stcnocara BoneUii. Long. 12 luill. Larg. 7 mill. {. Nigra, breviier ovata. Capite dense panctato, medio planato. Protfiorace dorso snblcevigato , medio leviter sulcato. Elylrh suùorbiculatls , granidolis , slngido costls tribus crenulalis apice dcntatis ; marginali appropinqiiato-duplici apice di- vergenti : lateribus laxè punctatis granuUsque oblileratis; pedibus rufescentibus. Ressemble beaucoup à la précédente. Tête h ponctuation plus serrée, surtout dans le milieu, qui est plan, avec une petite fossette à peine marquée et un sillon longitudinal de chaque côté au-dessus des antennes. Intervalles entre les côtes des élytres h tubercules plus écartés et avec quelques rides transverses et courtes. Côte marginale, composée de deux, rapprochées et divergeant h l'extrémité. Parties latéra- les à petits tubercules plus oblitérés. Le reste comme dans la précédente. Pattes d'un rouge obscur , un peu plus clair aux antérieures. Les antennes manquent au seul individu que j'aie vu. Patrie inconnue , mais probablement du Cap de Bonne- Espérance. Collection de i\l. Dupont. É 56G ANNALES 9. Stenocara Sex-Lineata. Plmelia Sex-Lhicata, Dup. Coliect. Hebest? An Plmelia crcnaffl, Fabr. Syst. Eleut. I, p. i5i ? Long. 12 mill, Larg. 6 raill. {. ISigra,ovalis. Capile laxè pimdato. Prothorace dorso suùlcB- vigato. Elylris grnnuUs rarissimls ; singulo cost'is tribus valdè prominentibus , laxè et valdè crenato-dentatis ; margi- nali «ppropinqaato-duplici apicevix divergenti. Abdominc iongitrorsàm valdè plicato basique granulato. Antennis pedibuscjue nigris. Noire, assez courte, mais moins élargie que les deux pré- cédentes. Tête obscure, h ponctuation très -écartée et h épistome tronqué carrément. Dessus du prothorax brillant, lisse, avec quelques petits points très-écartés et un petit sil- lon longitudinal peu marqué dans le milieu. Elylres ayant chacune trois côtes minces , très-saillantes , largement et profondément dentées; la marginale composée de deux côtes rapprochées et à peine divergentes tout-à-fait h rexlrémilé. Intervalles avec une rangée de petits tubercules très-écartés. Abdomen fortement plissé en long, excepté à son extré- mité , presque lisse et fortement granuleux à sa base. An- tennes et pattes noires ; cuisses épaisses , un peu renflées vers leur base. Du Cap de Bonne-Espérance. Collection de M. Dupont, où elle figurait sous le nom de Pimella Sex-Lineata ; mais DE LA SOCIÉTÉ EN TOMOLOGIQUE. 667 j'ignore si c'est bien celle de Herbst, dont je ne possède pas les ouvrages. La phrase très-courte de la Pimelia Crenata du Syst. Eleut. de Fabriciu^ peut très-bien lui convenir. 10, Stenocara JFinlkcmi. Pimelia Ovata, Dup. Coliecl. non Oliv. Long. 12 miil. Larg. 6 mill. ?/igra,oùlongo-ovata.Capite dense punclalomediofjueimpresso. Prothorace dorso laxè punctulato. Elytris dense et suàtiiiter granulatis ; singulo costis tribus valdèprorninentibus , antè crenatis , posticè maltidenticidatis ; marginali appropincjaa- •to-dupticià basi multidenticidatâ, apice divergenti. Anten- nes nigris. Pedibus rufû-obscuris. Noire, ovale-oblongue. Tête à ponctuation serrée, avec une large impression lunulée dans son milieu ; dessus du prothorax brillant, à ponctuation fine et très-écarlée. Ely- Ires couvertes de granulosités très- fines , assez serrées , et ayant chacune trois cotes minces et très-saillantes; les deux pre- mières à peine crénelées dans leur moitié antérieure, et den- tées en scie à leur extrémité, avec les dentelures rapprochées; les deux formant la marginale très-rapprochées et ne se sé- parant que tout- à-fait à l'extrémité; elles sont dentées en scie dans toute leur longueur. Parties latérales fortement ponctuées. Les trois premiers segments de l'abdomen plissés en long et granuleux; les deux derniers finement ponctués. Antennes noires : pattes d'un rouge-brun obscur; cuisses postérieures épaisses et légèrement renflées dans leur mi- lieu. 5G8 ANNALES Du Cap de Bonne-Espérancc. Collection de M. Dupont. DEUXIEME DIVISION. Menton h échancrure antérieure peu profonde; tergura ou dos du prothorax fortement trilobé antérieurement. 11. Stenocara Cavifrons. \Pimelia Scrrota, Fabr. Syst. Eteuth. I,p. iSa? Long. 8 mill. Larg. 4 niill. D/igra , ovalis, Caplte suprà glbboso, dense punctato, antèpro- fimdè excavato. Prothorace dorso valdè punctato , Inctquali, postlcè transvcrslm ivipresso, antè lobo erecto valdè producto. Elytris globosls; singido costis (juataor spinoso-serratis. Interstitus granulis panels, transverslmcjue valdè rugatis. Fcmoïibus nigris; tibiis rufis. Petite, ovale. Tète subglobuleuse, très-gibbeuse en dessus, avec une excavation très-profonde dans son milieu antérieu- rement et couverte de points très-serrés. Dos du prolliorax très-fortement ponctué et rugueux, déprimé en arrière et relevé en avant en un lobe notable presque en forme de ca- puchon. Elytres subglobuleuses, avec quatre côtes élevées, tranchantes et garnies de tubercules épineux, écartés. Les deux côfos marginales sont si écartées, qu'une d'elles, la plus inférieure, paraît située sur la partie embrassante : les intervalles et cette dernière partie, avec quelques petits tu- \\ DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 569 hercules très-rares et des rides transverses très-relevées h la partie postérieure. Les trois dernières côles se réunissant successivement sur la première, forlement sinueuse posté- rieurement. Abdomen rugueux à sa base. Antennes obscu- res; cuisses noires, les postérieures très-grêles; tibias et tarses d'un brun rouge. Cet insecte est- il bien la Pimelia Serrata de Fabricius? la phrase du Systema Eleatheratorum peut lui convenir ; mais il me semble que ce célèbre auteur n'eût pas omis de parler de la singulière organisation de la tête , s'il eut eu en vue le même insecte. Cap de Bonne-Espérance. Collection de M. Gory. 12. Stenocara Ruficornls. Long. 9 mill. Larg. 5 mill. 7. Nigra, tato-ovata, suùdepressa. Capite dense punctato,inedio arcuatlm Impresso. Prothorace dorso punctis magnis im- presso, antè vatdè tr'dobato. E (y tris coslis quatuor elevatis crenatis; interjectis granulatis rugatlsque. A b domine p une - tis magnis impresso. Antennisrafis. Pediùusnigris : fenio- ribus posticis inflatis , subtàs rotundatis. Noire, courte et ovale. Tête à ponctuation serrée , avec une impression semi-circulaire dans son milieu. Dos du protliorax trilobé antérieurement , avec de gros points en- foncés, écartés dans le milieu et serrés sur les côtés. Elytres déprimées sur le dos, ayant quatre côtes élevées , les deux marginales étant Irès-écartées dans toute leur longueur , crénelées et à intervalles, avec de petits tubercules écarté» k 070 ANNALES et quelques rides transverses assez marquées. Parties la- térales ponctuées. Abdomen avec de très-gros points en- foncés très- écartés. Saillie postérieure et intermédiaire du préslernum large , presque plane et bilobée à son extré- mité. Antennes d'un rouge-brun assez clair. Pattes noires , avec les tibias obscurs , les antérieurs plus rougeâtres. Cuis- ses postérieures épaisses, renflées vers la base et arrondies en dessous. Du Cap de Bonne-Espérance. Collection de M. Gory. Genre V. Melriopus. (PI. i5, fig. de 12 à i4.) Menton à angles latéraux très-relevés en dedans, ce qui le fait paraître subrectangulaire , avec les côtés arrondis ; écbancrure antérieure assez profonde et anguleuse , ayant une impression lunulée sur le devant (fig. 12). Palpes subfiliformes, à dernier article à peine plus gros que le précédent. Mandibules très-courtes , épaisses , h peine bidentées h leur extrémité, et sans dent ni large sillon h la partie supé- rieure [fig, i3). Labre transverse , saillant et arrondi antérieurement {fig. i5). ^ Tête rectangulaire, fortement déprimée et plane latéra- lement , avec l'épistome saillant , formant un rétrécissement brusque et rectangulaire {fig, i3). Yeux ovales, larges, nullement lunules antérieurement, situés sur la partie plane dos côtés de la tête et paraissant lout-à-fait inférieurs. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 671 Antennes courtes, à articles coniques; le troisième h peu près deux fois plus long que le second; neuvième et dixième plus larges que les autres, peu comprimés; dernier ovoïde, notablement plus petit que le pénultième [fig i5). Présternum ayant dans son milieu une saillie postérieure large et subbilobée à l'extrémité, s'appuyant sur un renfle- ment notable et large du mésosternum. Pattes courtes , surtout les antérieures. Cuisses dilatées brusquement en dedans, à leur extrémité, en une lame no- fable de chaque côté des tibias (i) [fig. \l\). Tarses courts, filiformes et plus épais que dans le genre précédent. Premier article des postérieurs à peine plus long que le dernier. Ce genre diffère du précédent par la forme de sa tête et par ses jambes notablement plus courtes, les cuisses anté- rieures dépassant à peine les élytres lorsqu'elles sont rap- prochées de ces dernières, et les postérieures étant à peine de la longueur de l'abdomen. Il se distingue aussi par la dilatation en lames de l'extrémité des cuisses, enveloppant l'origine des tibias. 1. Metriopus Hoffjnanseggil. Pimelia Bugosa, Hoffman. Dup. Collect. Long, lomill. {. Larg. 6 mill. ^. N'igra, breviter ovalis ; siiprà depressa, subtùsvaldè pundata. Capite valdè punctato, Ion gitr or s unique rugato. Prothorace (i) Ces laines ou parties amincies de la cuisse , existant toujours mai* plus ou moins développées, pourraient être nommées, pour abréger, les Elamoscèles. 572 ANNALEîs dorso multicavo. Elylris suborbiculatis , valdè reticulaùs. Antennis pcdlbusque rufo-obscaris. Noire , ovale , légèrement déprimée en dessus. Tête forte- ment ponctuée et inégale, avec des sillons profonds et longitudinaux h. la partie postérieure : menton fortement ponctué et rugueux. Dessus du prolhorax déprimé dans son milieu , et couvert de très-gros points qui le font paraître inégal. Elylres courtes, suborbiculaires, réticulées par des côtes longitudinales et transversales très-saillantes et lisses : réticulations à fond lisse, allant de la base jusque tout près de l'extrémité, qui est granuleuse. Ventre couvert de très- gros pointsenfoncés. Cuisses également fortement ponctuées, mais à points beaucoup moins gros que les précédents. Tibias garnis de piquants, très-rapprochés aux quatre posté- rieurs, et d'un rouge brun-obscur ainsi que les antennes. Du Gap de Bonne-Espérance. Collection de M. Dupont, où elle figure comme étant la Plmelia lîugosa, Hoffm. ; mais ce n'est ni la Rugosa de Fabricius, ni celle d'Olivier. DE LA S0G1!>TÉ ENTOMOLOGIQLE. EXPLICATION DE LA PLANCHE XIV. l'i;. I. Mc^ao-enius Frloll, double de la i!:randeur nalu- relie. 2. Tôle du môme Irès-grossie. 3. Extrémilé de l'antenne irès-fortement grossie. 4. Menton du mômelrès-giossi. {Ij) Son pédoncule. ô. Languette à/.] Fig. G. Partie, en arrière du prolhorax, du corps de la Macropoda Variolaris, vue en dessous et gros- sie, pour faire voir la disposition des pièces de rarrièrc-poitrinc et l'écarlement des jambes postéiieures de la Tribu des Macropodltcs. 7. Même partie vue de côté. 8. Macropoda Variolaris, grossie. 9. Tète cl antennes très-grossies. 10. Extrén)ité de la même antenne à un plus fort grossissement. ! 1. Mandibules de la même, grossies et vues en des- sus. 19-. Menton et palpe maxillaire de la même, {b) Son pédoncule. i5. Bouche de la Macropoda Boyeri Irès-grossie et vue en dessous, [b) Son pédoncule, a. Le labre dont l'extrémité ,est repliée en dessous. 574 \NNALES EXPLICATION DE LA PLANCHE XV. Tète très-grossie de VAdcsmia Duùia. Menton d'm. [a) Son pédoncule. Extrémité de l'antenne d'à/. Labre et épistome de VAdcsmia Pariseti. Antenne à'id. Languette et palpes labiaux de la même. Menton de YAdei^mla Porcata. Tête grossie de la Sienocara Longipes. Menton grossi tic la Stenocara LcevlcoUis. Extrémité très-grossie de l'antenne de la Cavi- frons. 11. Menton de la Stenocara Fa 6r/«7 grossi. Fig. 1 '2. Menton du Mctriopus HoffmanseggU. i5. Tête d'à/. ï4« Extrémité des cuisses à'id. Fig. I. 2. 3. 4- 5. 6. 7- Fig. 8. 9- lO DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 675 DESCRIPTION D'UN COLÉOPTÈUE NOUVEAU DU GENRE CLERUS SOLS SES DIVERS ÉTATS, î'/vn M. A. Lefebvue. Séance du iS mars i855. PI. iG. Ayant acquis de M. Lucien Buquet quelques insectes indiens , et plusieurs boîtes dans lesquelles ils avaient élé envoyés du pays même, je voulus me servir du bois mé- dulleux et tendre qui en garnissait les fonds pour en doubler quelques tiroirs de ma collection. En dépeçant le fond de ces caisses, je rencontrai quelques petits Coléoptères du genre Clerus, Fabr. , ou Thanasimus, Latr. , et qui , soumis à l'inspection de la plupart de nos Coléoptéristes , leur parurent constituer une espèce nou- velle. M. Buquet lui-même en avait trouvé quelques-uns parmi les débris légers et les fragments du fond de ces mêmes boîtes. 576 ANNALES Cependant ces fragtnenls mudalîeux, qui, d'après M. Adolphe Brongniart , sont les racines de VjEschinomcnc Paludosa, ne pouvaient me servir dans l'état grossier où ils étaient encore ; et, m'étant mis à les fendre longitudina- lement en deux parts, je ne lus pas peu surpris de rencon- trer dans diverses cavités d'autres Clerus qui semblaient y être morts. Bientôt j'en trouvai d'enfermés dans leur coque; et enfin, espérant y rencontrer aussi la larve, je poursuivis mes reclierchrs , et fus assez heureux pour en trouver une, et, mieux encore, une nymphe en assez bonne con- servation. Comme sur les plages éloignées on voit plutôt des collecteurs que des observateurs, il est à présumer que de si tôt on n'aura pas de renseignements sur les métamorphoses de ce Clerus faites sur les lieux mêmes; jusqu'à ce moment, les notes que je vais donner ici pourront donc remplacer cette lacune dans l'histoire de cet insecte. La ténuilé des objets, l'état de dessiccation de la larve et de la nymphe , ce qui les racornit toujours et dérange les formes qu'elles avaient étant vivantes, m'empêchent de dé- terminer ces descriptions d'une manière bien rigoureuse; en plus, je n'ai pas la ressource de vérifier sur un second individu les parties froissées que ceux uniques que je pos- sède me peuvent présenter.^ faut donc tenir un peu compte de l'oblitéralion de ces insectes , ce qui causera nécessaire- ment de ma part quelques erreurs et omissions que, malgré tous mes soins , je n'aurai pu éviter. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE, 577 Pentamères. 5* Famille. Serricornes {Serrlcornes), 2* Section. Malacodermea {Malacodermi). 4* Tribu. Claironiens [Clerii). Genre. Clairon (Fabr.) (Clerus, proprement dit). Clebus Buquet. (A. Lefebvre.) Larve. (Fi?. «.) De six millimètres de longueur , et environ d'un milli" mètre h sa plus grande largeur abdominale. Sa partie an- térieure , c'est-h-dire la tète et les trois segments du thorax, plus courte et plus étroite que le reste du corps* D'un roux prononcé et entièrement couverte d'un duvet de même couleur. La tête et la partie écailleuse du prothorax sont plus foncées et brillantes , les plaques lisses mésollioraci- ques et sur-anale presque noires. Ttte; penchée en avant, plus étroite que le prothorax , dans lequel elle s'emboîte : entièrement écailleuse, aplatie, arrondie sur ses côtés , légèrement bombée en tous sens , mousse et arrondie h son extrémité : en dessous un peu concave, et portant au milieu une petite éminence. En dessus, à son origine, un sillon médiaire et longitu- dinal, qui se bifurque bientôt après, en s'arrondissant lé- gèrement en dedans, se dirige sur les yeux que chaque IV. 38 578 ANNALES branche atteint. Une impresslootongitudinale et assez comte se remarque en dedans de chacun de ces sillons vers leur extrémité , et au-dessus d'une plaque presque hémisphéri- que , dont la partie la moins courbe termine la tête anté- rieurement. Mandibules peu larges et assez longues pour se croiser. Yeux très-rejetés sur les côtés, conligus à la nais- sance des mandibules , petits et ovalaires. Prolhorax; plus large que la tête, écailleux en dessus, bombé, arrondi latéralement, penché en avant dans les deux premiers tiers de sa longueur, et formant une plaque arrondie postérieurement, tronquée en avant, et dont les cô- tés antérieurs seulement descendent jusque sur l'origine des pattes; une forte impression centrale, plus prononcée en arrière, occupe toute la longueur de celle plaque. Le tiers postérieur du prolhorax, non écailleux, est latéralement inhérent aux mamelons qui supportent les pattes anté- rieures. Mcsolhorax ; moitié moins long que le prothorax , plus large que lui h sa partie antérieure, boursoufllé laléralc- ment; portant en dessus deux larges plaques lisses, écailleu- ses, noires, transversalement placées et laissant entre elles un espace triangulaire dont uu des côtés longe la partie antérieure du mcsolhorax. Mctatliorax ; plus long et un peu plus large que le méso- thorax , gibbeux à sa partie antérieure. Pattes; écailleuses, arrondies, Irès-courles , creuses en dehors dans leur dernière moitié, porlées sur un mamelon membraneux. Les antérieures, autant que' j'en ai pu juger par la seule qui est entière, présente en plus un prolongement écailleux un peu long, bombé en des|^s, creusé en cuillère en des- sous et jouant sur une articulation. Celle patte est portée par un bouton écailleux, non creusé bien entendu, mais DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 079 absolument semblable pour la forme aux autres pattes et posé comme elles sur un mamelon. Abdomen; à huit segments; un peu aplati, s'élargissant latéralement vers son milieu, puis ensuite dilaté dans le sens contraire jusqu'à l'extrémité du dernier segment. De celui- ci sort une plaque écaillcuse, noirâtre, penchée sur l'anus et paraissant le protéger, un peu allongée, arrondie des côtés et à son extrémité, présentant au milieu une légère éminence longitudinale un peu large et très -évasée vers son origine. Des deux côtés de cette plaque sortent des touffes de poils roux assez longs. La structure toute particulière des pattes antérieures de cette larve m'a fait rechercher si les auteurs qui ont pnrlé des Clerus, n'auraient pas fait mention de semblable cou- formation dans leurs larves , mais ce fut en vain. Geoffroy, Latreille et Schaëffer, etc. , n'ont parlé que de celles des Trichode». Peut-être MM. Hammerschmidt et de Haan , dont les travaux se dirigent en ce moment vers l'étude des larves des Coléoptères , pourront reconnaître une pareille organisation dans celles d'autres Cleriis. Je ne puis également décider si la larve dont il s'agit est Carnivore ou xylophage. Il est de fait qu'avec ces Clcrus .i'I dans leurs sillons j'ai trouvé d'autres coques et larves et de très-petits Coléoptères, mais presque tous brisés. Un seul avait échappé, et je me proposais de le dessiner, comme je venais de le faire pour sa larve, qui est différente de celles des Clerus, quand un accident me fit perdre ce seul individu avant que je l'eusse déterminé. Au reste , tout annonce dans cette larve le genre de tra- vail auquel elle est destinée. Sa tète, solidement établie , et arrondie, paraît devoir être rétractile sous le premier seg- ment et s'y mouvoir avec grande facilité, condition né- cessaire h Tanimal, puisqu'elle est son principal instru- ô8o ANNALES ment perforateur. Le bouclier qui recouvre la parlic d:i corps qui vient immédiatement après, et ce second seg- ment du thorax à plaques écailleuses , ne lui sont pas inutiles iorsqn'elle vent prendre un point d'appui durant sou travail, et laisser à la tèle la liberté d'agir etde creuser. Les pattes disposées ainsi en cuilleron représentent l'oflicei que rendent h la Taupe les siennes , et doivent nécessaire ment servir h la larve pour pratiquer dans le bois ces galerie dans lesquelles elle se loge , file sa coque et se transforme La plaque sur anale est sans doute aussi pour elle un point d'appui et un puissant véhicule lorsqu'elle fait un mou veulent anligrade , en même temps qu'elle peut présenter au dehors une porte solide, bouchant c^ peu près en entier sa galerie et qui la protège conlre l'ennemi qui voudrait la poursuivre jusque dans sa retraite. Ainsi je crois pou- voir , sauf erreur, résumer le but de la structure particulière de celte larve. Longue environ de cinq mill. Oblongue, ronde, arrondie ?i ses deux extrémités, et d'un tissu compacte et solide. En dedans et en dehors d'une couleur jaune paillé. Nymphe. Fig. 2. Elle a quatre millimètres de longueur; de morne couleur que la larve et également piibescente. La tête, fortement peu^ I DE LA SOCIÉTÉ EiNTOMOLOGIQUK. 58! chéeen avant, a les mandibules appuyées sur rcxlrémilédes pattes antérieures, les yeux saillants; les antennes evcèdenl de chaque côté, et se courbent vers le bas. La tête est surmontée de loutc la largeur du thorax, qui la dépasse de tous côtés (autant que j'en puis juger niai- gré une dépression accidentelle que présente la nymphe en cet endroit). Les élytrcs en dessus sont couchées de chaque côté, et ont la forme de deux lances étroites, un peu courbes. Elhts ne dépassent pas les premiers segments de l'abdomen. Les ailes, plus largement accusées, apparaissent sous les pattes intermédiaires, et enveloppent le corps de chaque côté , pendent un peu plus bas que les premiers segments de l'abdomen, en laissant entre^lles au centre un inter- valle assez large, au milieu et à l'extrémité duquel dépassent les pattes postérieures, qui seraient alors couvertes. par les ailes. L'abdomen, d'abord un peu relevé, se recourbe ensuite en dedans, et, vu en dessus, occupe environ la moitié de la longueur de la nymphe; il s'élargit un peu vers sa moitié., ) et est terminé en dessous par une petite plaque ronde, unie, située au-dessous du dernier segment. Du bord de ce seg- ment s'échappent deux petits appendices oblongs , ronds , contigus et dirigés un peu en avant, au-dessus de la plaque. Celle-ci est terminée par deux pointes latérales aiguës, un peu courbées en dedans , ce qui leur donne assez la forme d'un croissant. 589. ANNALES. Insecte parfait. Long. 5 mill. Totus rufus , tib'ds tarslsifue palUdioribus. Caput , thorax , ely traque punctis impressis irrorata. Tout l'insecte eSt d'un beau roux. Les jambes et les tarses seuls paraissent un peu plus pâles. La têle , le thorax et I^ élytres , couverts d'un duvet léger et blond , sont en outre criblés d'une multitude de petits points enfoncés, plus serrés sur la tête et sur le thorax et plus espacés sur les élytres. Dédié à M. Lucien Buquet. Je connais dans la collection de M. Audinet Serville une espèce nouvelle de CLcrus de l'Amérique du Nord qui a la plus grande analogie avec celle-ci. Quant à la patrie de ce Coléoptère , je le croirais du Ben- gale, d'où étaient les insectes contenus dans les boîtes dont j'aii parlé plus haut. Mais on sait que ces bois médulleux y sont importés de la presqu'île Siamoise, pour remplacer le liégc dans l'économie domestique, et servent surtout aux pêcheurs. Cependant il se peut faire que le Clerus dont il s'agit soit originaire de la Cochinchine, et qu'avant l'expé- dition de ces racines légères,'sa larve, attirée peut-être par l'appât de quelques autres insectes, s'y soit logée et trans- formée, et que, transportée ainsi aux bords du Gange, l'analogie de climat et de productions ne se soit pas oppo- sée à sa propagation dans la presqu'île indienne. Cette DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 585 question pouvant être sujette à controverse, je ne me per- mets pas de la juger. Je ne saurais trop recommander aux Entomologistes d'examiner avec un soin scrupuleux les boîtes qui leur proviennent d'outre-mer. Sans doute ils y trouveront quel- ques-uns de ces insectes, que leur petitesse ne fait que trop souvent dédaigner des collecteurs en pays étranger, et ils recueilleront de précieux renseignements sur les premiers état» de diverses espèces dont il est souvent fort difficile do suivre les difTérentes mutations. 584 ANNALES EXPLICATION DE LA PLANCHE XVI. Fig. 1. LarFc vue de profil, a. Tête. aa. Petite émi- nence. b. Partie antérieure et écaîlleuse du protliorax. ùl>. Partie postérieure non écail- leiise du même. c. Mésothorax, ce. Plaques écailleuses du mésothorax, d. Metalhorax. e. Plaque écailleuse sur-anale, i à 8. Abdo- men, f. Pattes. 1. A. Id. vue de face eo dessus. Détails pareils. i.B. Tête vue en dessus, a. Plaque terminale, b. Sillons bifurques, c. Impressions, d. Portion antérieure du prothorax, e. Mandibules, f. Yeux. 1. C. Plaque sur-anale vue de face en dessus. 1 . D. Pirtte intermédiaire et postérieure, a. Mamelon. b. Patte écailleuse. 1 . E. Patte antérieure, a. Mamelon, b. Première par- tie, c. Seconde partie. 2. Nymphe vue en dessus, a. Elytres. b. Tho- rax, c. Antennes, d. Epines anales. 2. A. Id. vue en dessous, a. b. c. d. Mêmes détails. e. Tête. f. Pattes, g. Mandibules, h. Plaque anale, d. Ses appendices et ses épines. 2. B. Celte plaque vue en dessous de trois quarts. au. Appendices, bb. Epines formant le crois- sant, c. Plaque ronde et plate sous le» ap- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 585 pendices. d. Dernier segment abdominal, de dessous lequel ils semblent sortir. 3. Coque, tronquée par un de ses bouts. 4* Insecte parfait. 4. A. Son antenne. Nota. Dans la figure 1. A, le métathorax {d) paraît pres- que aussi long que le mésothorax (c) ; mais c'est h cause de la courbe que présente cette larve à cet endroit. Ce sont également les bourrelets latéraux de ce dernier qui le font paraître plus large que le métathorax. Ces dimensions semblant être ici en contradiction avec la description, j'ai cru devoir en expliquer la cause. ' ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 58; NOTICE SUR UN COLÉOPTÈRE MONSTRUEUX PAnM. Maximilien Spinola (de Gènes). (Séance du i" avril i8!i5.) PI. 17. B. Les monstruosités des insectes ayant attiré dans cc^ derniers temps l'attention do la Société Entomologi(iue de France, je m'empresse de lui communiquer le nouvel exemple que j'ai eu le bonheur de rencontrer. L'individu qui est le sujet de cette notice appartient à l'espèce décrite et figurée par le docteur Kirby, Centuria Insectorum, sous le nom de Rutela PulchcUa , que Ton rapporte à la Râtela Fasciata , Dcj., deux. Cat. Cet insecte qui, à port la mon- struosité des pattes postérieures du côté droit, n'a rien qui le distinguo de ses pareils, était compris dans un envoi assez considérable d'insectes du Brésil et du Sénégal que m'a fait en i852 M. Adolphe Martin, naturaliste voyageur , établi alors h Rio-Janeiio, et que j'ai reçu au mois de no- 588 ANNALES vembre de la mêoie année, par l'entremise de M. Davino , négociant génois. Au premier aspect , c'est-à-dire en regardant l'insecte en dessus, et tel qu'il est représenté dans la fig. 2 annexée à cette notice, on est déjà surpris de compter quatre pattes du côté droit. Mais ce n'est qu'après l'avoir renversé sur le dos , que la monstruosité devient visible dans son entier. C'est alors que l'on reconnaît l'existence d'une cinquième patte du même côté, repliée sous le ventre , et qui n'était pas visible en dessus. Il y a donc au côté droit trois pattes postérieures au lieu d'une seule. Les deux surnuméraires constituent la monstruosité. Quoique la première patte A de la fig. 1, qui représente l'insecte en dessous, nesoit pas visibleen dessus, j'ai de bonnes raisons pour la croire sa vraie patte normale. Il est probable qu'elle s'est retirée sous le ventre par un des mouvements accidentels qui ont pu accompagner l'agonie et la mort de l'animal. Elle est parfaitement semblable, et pour ainsi dire égale à la patte gauche de la même paire. Je n'ai pu remar- quer aucune différence dans son insertion, dans les hanches et les trochanters. Cette conformité est moins sensible sur la figure qu'à la vue de l'insecte même; parce que la hanche du côté monstrueux étant malheureusement fracturée , le dessinateur a été forcé de la rendre telle qu'elle lui a paru, et parce que le trochanter du même côté est caché en partie par la cuisse qui a participé du mouvement en dedans de toute la patte. Le trou de la hanche m'a paru normal et bien circonscrit dans tous les sens. Le fémur , le tibia , le tarse et ses crochets seraient aussi dans le même état , s'ils n'étaient seulement un peu plus épais et plus courts, ce qui provient évidemment de la diminution du fluide nourricier, dont les deux tiers ont été absorbés par les deux patte& surnuméraire». DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 689 Ces dernières, marquées B el C, lig. 1, m'ont paru sortir d'une cavité commune, mais distincte, placée sur la même ligne transvcrstde , très-près de l'insertion de la patte A, entre elle est le bord extérieur du métathorax. En exami- nant l'insecte en dessous , la patte apparaît superposée à la patte B, et celle-ci à la patte C. Je n'ai pas aperçu les hanches, et je les crois ou rudimenlaires et imperceptibles, ouenlièrementavorlées.Jen'ai vu qu'un seul trochnnter très petit, triangulaire et aplati. Il n'a pas été possible de le faire paraître dans la figure. L'inlermédiairc B paraît d'abord avoir souffert plus que l'autre, C; on la croirait plus compri- mée et raccourcie; mais un examen plus attentif nou^avertit d'une singularité bien plus remarquable, c'est qu'elle est dans toute sa longueur dans une position précisément in- verse de la position normale. Dans les pattes postérieures des insectes en général, et en particulier dans celles de la Rntela PulcheUa, la face des fémurs et des tibias, qui est h la fois l'extérieure et l'inférieure, est plus ou moins convexe; tandis que la face opposée est toujours lisse et plane, afin de glisser sans difficullé sur la surface inférieure du corps. Do plus, les tibias ont toujours quelques épines clairsemées, souvent disposées en lignes circulaires et transversales sur la même foce inférieure et extérieure , et on n'en voit pas sur l'autre face. La patte B présente tout le contraire : la face extérieure ou fémur est non-seulement plane, mais même concave; la convexité est tournée vers la face op- posée : il en est de même du tibia , dont les épines sont aussi sur cette face supérieure. Le dernier article des tarses offre enfin le même renversement dans les grandeurs diffé- rentes de ses crochets. C'est encore ici le crochet supérieur qui est le plus grand. La normaliié reparait avec tous ses caractères dans la troisième patte C. A partir du fémur, y compris le tibia. 590 ANNALES le tarse et ses crochets, elle ne présente dans ses formes aucune différence avec la première patte A, et ses propor- tions sont h peu près égales. En comparant cette monstruosité avec les monstruosités semblables qui ont été décrites récemment dans les Annales de la Société, et dans le Magasin d'Entomologie, savoir : un Scarites Pyracmon , publié par M. Lefebvre , Magasin d^ Entomologie, fîg. 4o; — un Melolontha Vulgaris, publié par M. Doumerc, Annales de la Société Entomologiijue, i" trimestre de l'année 1854} pag. 171, PI. 1, A, fig. 1 (les pattes) ; — un Bhysotrogus Castaneus, publié par M. Basil, Annales de la Société Entomologiijue, 2* trimestre 1834, pag. 373,PI. 7,fig. A, j'ai été frappé par la répétition constante de deux circonstances sur lesquelles je me per- mettrai d'appeler l'attention de la Société, parce qu'elles m'ont paru propres à aider nos recherches sur l'origine de celte anomalie. 1°. Dans tous les exemples ci-dessus, il y a toujours deux pattes surnuméraires, ni plus , ni moins. Ce fait s'expliquerait mal dans l'hypothèse de la mon- struosité par scission, car il serait difficile de comprendre comment un corps divisible en trois fractions ne le serait pas pareillement en trois ou en quatre. 2°. Dans les mêmes exemples, une des deux pattes sur- numéraires est dans l'état normal , tandis que l'autre est dans l'état inverse. Pour le Scarites Pyracmon, publié par M. Lefebvre, on ne peut élever aucun doute. C'est la patte intermédiaire qui est dans la position anormale. L'auteur l'a fait remarquer dans sa description, qui est d'autant plus intéressante, qu il a eu l'avantage de la rédiger sur le vivant. L'existence d'un trochanler extérieur et surnuméraire lui a permis de dé- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. S91 terminer d'une manière très-rigoureuse les deux pièces qiii constituent la monstruosité. Dans le Rhysotrogus Castaneus de M. Bassi , l'intermé- diaire est encore l'anormale. La description ne le dit pas, mais la figure dissipe tous les doutes ; que l'on observe la conformation du tibia et des crochets larsaux. Mais ici le trochanter commun ne fournit plus aucune donnée pour discerner, entre les deux pattes latérales, la patte propre et la pièce surnuméraire. Je crois cependant que la patte propre est encore ici celle qui, vue en dessous, paraît superposée aux deux autres, et dont l'insertion est plus rapprochée de celle i?c sa compagne du côté gauche. Dans le Melolontha Vulgaris de ^\. Doumerc les épines latérales du tibia et les crochets des tarses prouvent encore que la pièce intermédiaire est la seule dans une position înverse. Mais il est ici bien plus difficile de reconnaître la patte propre : la description et la figure ne décident pas la question. Pour moi, j'avoue que, malgré sa petitesse et sa déformation, guidé simplement par l'analogie, et au risque de prononcer avec prévention de système, je pense que la patte propre est celle que M. Doumerc a décrite la troi- sième. Je ne dirai rien d'un Tetephorus Fuscus h. pattes doubles, vu autrefois par M. Bassi, parce qu'il me paraît impossible do conclure quelque chose de certain d'après une pièce pt^rdue, ctdont M. Bassi, d'après sonpropre aveu, n'a qu'un souvenii* incomplet. Mais si la scission ne suffit pas, h mon avis, pour se rendre compte des cas exclusivement contemplés dans cette notice, je suis bien éloigné de contester l'existence de celte espèce d'anomalie. Indépendamment des cas plus fréquents observés dans les animaux vertébrés, et dans l'homme particulièrement , indépendamment de VElatei- ilirtus , que M. Bassi conserve dans sa collection , je rap- 592 ANNALES porterais à la monstruosité par scission l'antenne publiée par M. Doumerc, Annales de la Société Entomologlque, t. 5, PI. 1, A, %. 2. Si les exeoaplcs conformes devenaient assez nombreux pour nous autoriser h croire que les deux faits que j'ai ob- servés ont une cause commune, je crois qu'on pourrait les expliquer d'une manière plausible en revenant à l'espèce de monstruosité qui peut provenir de l'agrégation de deux individus écios dans un contact trop intime, et tel que l'un des deux clant avorté et inort, l'autre s'est développé en s'augmentant des parties non avortées du premier individu. Suivant cette hypothèse, l'individu avorté aurait été ré- duit à ses deux pattes antérieures dans leScarites Pyracmon, Lef. , et dans le Melolontha Fulgaris, Doum. ; a ses pattes postérieures dans le Blijsotrogus Castaneus , Bassi , et dans ma Râtela PalcheUa. Les deux individus auraient été en contact de manière que le dos de celui qui devait avorter eût touché le ventre de celui qui devait survivre; tout autre contact aurait amené une autre disposition des trois pattes. Par exemple, s'ils se fussent touchés ventre contre ventre, il est clair que l'intermédiaire aurait été semblable à la pallo propre, et que la patte nnormale aurait été une des deux latérales. Ceci nous expliquerait l'inserliou des pièces monstrueu- ses. On conçoit qu'il a ftillu le contact et la correspondance des parties similaires , pour que l'individu développé ait pu s'approprier, nourrir et agrandir comme des parties de lui- même, les débris organiques et vivants de l'individu avorté. Cela nous expliquerait aussi pourquoi les mouvements du Scarite observé par Mt Lefebvre étaient lents et pénibles : Les muscles moteurs soumis h la volonté de l'animal étaient surchargés par un poids excessif, le triple du poids qu'ils auraient dû supporter. Les trois pattes ue pouvaient avoir DE LA SOCIÉTÉ i<:îSTOMOLOGIQUE. ôyS que le mouvement de la pallc propre, parce qu'elles devaient recevoir l'impulsion de la volonlc, par les mêmes nerfs con- courant dans un même point central, qu'on peut considérer comme leur point de départ. Ainsi le centre m'a paru la cuisse dans le lîhysoirogus, comme le troclianter dans le Melolontha Bassi, la hanche dans le Scaritcs Lefebvre, et un des muscles inlérieiu's du mélathorax dans ma Râtela. L'exécution du mouvement unii'orme des trois pattes a du être d'autant plus pénible, que l'une des pattes surnumé- raires était à Toppositede sa place naturelle, et qu'elle a été condamnée h se mouvoir, dans nn sens opposé à celui de sa de siination primitive. N'ayaut pas connaissance du travail spécial de fea M. Sé- ringe, je ne sais pas si l'espèce de monstruosité dont j'en- tretiens maintenant la Société , est celle qu'il a nommée monstruosité par soudure. "Mixh je ne saurais taire que j'ai bien de la peine à concevoir comment on pourrait en rappoiier la formation à l'époque du passage de la larve à l'état de nymphe. Telle que je l'ai conçue, la monstruosité par association des membres ou organes similaires de deux individus exige trois conditions essentielles : 1° L'avorlement d'un des deux individus ; 2" La survivance de quelques-uns de ses organes; 5° L'entretien de la vie dans ses organes survivants, aux dépens de l'individu non avorté. De ces trois conditions,, il me sembleque les deux der- nières ne sont possibles que dans les premiers instants de l'existence vitale, à l'époque passagère et fugitive où l'animal n'est pas encore un tout unique, où il y a plusieurs centres de formation, où la mort d'une partie n'entraîne pas néces- sairement la mort de celles qui se forment autour d'un aulro centre, et où la partie survivante tend seulement h appar- IV. r>9 ^Hj/j ANNALES lenir k im loiil, cl, no pouvant plus intégrer celui auquel la nature l'avait destinée, est encore susceptible de s'associer avec un autre tout étranger, qu'un accident a placé h son contact. Or celle époque est évidemment passée dès que la larve est sortie de l'œuf. L'animal est alors susceptible d'ac- croissement et de cbangi^menls de forme; mais il ne peut plus mourir sans que toutes ses parties ne meurent néces- sairrment. Le nombre, la nature, et les fonctions des orga- nes qui doivent vivre et mourir avec la larve sont fixés par une loi sans appel , et celle même loi bannit par cela même i'introduclion d'un organe surnuméraire. Les accidents peuvent encore délornicr la larve, et elle peut produire un insecte monstrueux. Mais celle monstruosité n'est ni une agrégation, ni une soudure : c'est une autre espèce d'ano- malie, et elle est étrangère h cette notice. Les pattes des Coléoptères ivslent , m'objeclera-t-on , dans' un élat souvent rudimentaire pendant tout leur pas- sage h l'état de larve. J'en conviens, mais ne confondons pas la formation de la monstruosité avec son développement apparent. îl y a formation de monstruosité dès qu'il y :\ agrégation de deux individus. Or , cette agrégation ne me semble possible qu'avanl la sortie de l'œuf, soit qu'il y ait "émination ou existence contemporaine de deux embryons dans le mênie œuf, soit que les embryons de deux œufs distincts , aient été mis en contact immédiat par un acci- dent survenu avant ou après la fécondation. Le développe- ment au contraire ne devient apparent que lorsque la mous - truosité a acquis une certaine dimension, et elle est à son maximum lorsque l'insecte n'a plus h subir aucune mêla- morphosc. Alors ce n'est j)lush la nymphe qu'il faut s'arrê- ter : il faut arriver h l'état parfait. Il serait bien h désirer qu'un des savants habitués aux observations microscopiques, réussît h constater la posit.ion DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. bç)b de l'embryon dans l'œuf des Coléoptères, et celle de l'œuf lui-même relativement aux autres œufs de la même ponte. Peut-être y trouverait-on l'explication des faits dont j'ai entretenu la Société. Pour moi, qu'une vue fatiguée et exces- sivement presbyte rend peu propre à ce genre de recher- ches, je me borne à solliciter son attention sur ces phéno- mènes , et je lui abandonne mes faibles conjectures , sans y attacher aucune importance, parce que en dépit de mon penchant à les croire bien fondées, je sais trop bien que d'un jour à l'autre un nouveau fait mieux observé peut en dé- montrer l'inexactitude et la témérité. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 597 DEUX GIGINDÈLES NOUVELLES, PAR M. Bartuélemy (de Mnrseille), (Séance du !«' avril i855.) PI. 17. A. fig. 1. GiCINDELA AUDOUINII (Mihi). Long. 7 iig. Larg. 3 lig. Elougata ; supra nigra, depressa; clylris valdè et dense punc- tatis;medio Ihiea sinuata, lunida posticè , pmicliscjue octo alb'is; idtimis antennarum articuUs incrassatis. Celle Cicindèle , remarquable par sa belle couleur noire, par la blancheur des points et des bandes dont elle est re- vêtue, présente encore un caractère singulier, celui du développement des derniers articles dos antennes. Chez les mâles ce dévcloppemcul est plus apparent encore que chez 59& ANNALES les feniclles, en ce que les deux derniers articles sont plus renflés, un peu moins longs , et que le dernier est tronqué carrément. Ce caractère, qui paraît constant puisqu'il n été étudié chez une dixaine d'individus des deux sexes, éloiguc la Cicindck à'Audouin de celles dont elle se rapproche le plus par le facics et V habitat , et permettrait d'établir une nouvelle division h laquelle elle servirait de type. Le dessous est d'un noir métallique , les bords sont par- semés de poils blanchâtres, de même que la partie interne des cuisses et l'article basilaire des antennes. Les ély très sont noires; les impressions qu'on y remarque sont très -multipliées et très-profondes; les bandes et les points qui les revêtent sont d'un blanc pur. Ils sont disposés ainsi qu'il suit sur chaque élytre : un point au bord de la suture (celle-ci est relevée), immédiatement au-dessous de l'écusson, qui est noir. Un autre point plus gros, légèrement en poire, louchant le bord extérieur, lequel est en carène; vers le premier tiers de longueur de l'élytrc , un nouveau point comme le premier et dans la même position ; une bande sinuée en S renversée diagonalement à l'axe des éiy- Ircs, dont les deux extrémités sont arrondies et renflées, celle supérieure oltcignanl le médium do l'élytre; immé- diatement après, un point plus petit que le second et placé iSur le même alignement vers le bord extérieur; enfin une lunule au bord postérieur de l'élytre, dont la partie externe est terminée en pointe , et la partie interne, qui va s'épais- sissant vers la suture, en carré, de manière que l'assemblage de celle lunule avec celle de l'autre élylre forme un disque dont les deux extrémités sont également aiguës. La tête est un peu plus large que le corselet; elle est légèrement rugueuse; les yeux sont saillants et tcstacés; la lèvre supérieure est jaune: elle a iw milieu de sa partie an- térieure trois dents , dont l'intermédiaire est nlus saillante DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 5(j() * iicz les iemclles. On remarque sur le? bords «le celle lèvre (les impressions profbiules, qui ne sonl pas constantes quaul à leur nombre et à la position quelles occupent. Les man- dibules sonl noires, avec le bord exleine jaune; elles sefonl !cmarquerpar leur très-grande minceurel parla longueur ci i'acsùlé de leur pointe. Les palpes maxillaires et labiaux sont d'un bleu foncé métallique, quelquefois verdâtre ; le corselet (Si carré; ses bords latéraux sont couverts d'une ligne de {)oiis blancs, il est transversalement rugueux comme la lêie cl présente deux lobes saillants, sinués àleurbase etlégère ment couverts de poils. La patrie de cette Cicindcle est la côte de Barbarie. Elic a été recueillie à Tripoli par M. Gassier fds , jeune médeîOLOGIQIjE. Goi réunis. Les premier et second articles sont nus ; le troisième est entièrement couvert de poils blancs. Le corselet on pro- liiorax est de la même couleur que la tète. Gomme elle il est finement ponctué. Les échancrures antérieure et pos- térieure ne s'étendent pas, pour se réunir, dans toute la longueur du thorax , comme dans certaines espèces , de manière à former deux lobes distincts : ces lobes ne sont ici qu'indiqués. Mais la teinte cuivrée bleue des échancru- res relève celle du thorax et dessins ses lobes d'une ma- nière plus particulièrement tranchée. Les côtés extérieurs du thorax sont velus. L'écusson est d'un vert raéialliquc très-prononcé. Les élytres sont légèrement arrondies, plus Iprges dans le dernier tiers postérieur, h peu près aussi larges que longues. Les impressions sont fines et serrées : elles sont marquées à leur base, et à des intervalles égaux, de deux sillons plus fortement ponctués qui s'étendent dans toute la longueur qui existe entre la deuxième et la troi- sième paire de pattes. En ce point ils se confondent avec la ponctuation des élylrcs. Celles-ci sont bordées et comme encadrées par une ligne marginale plus brillante. La ligne suturale surtout est rehaussée par son éclat. Le dessous du corps est cuivré bleu et couvert de poils blancs. Les pâlies sont cuivrées : des poils blancs les recouvrent aussi. La patrie de celle Cicindèle est la Syrie. Elle m'a élé communiquée, il y a quelque temps, par M. Henry Guys, consul général de France, à Beyruth. Je l'ai dédiée, eu témoignage de regrels et d'amitié, à feu Polydorc Roux, conservateur du Muséum d'Histoire nalu- relle de celle ville. C'est un faible et tardif hommage sans doute; mais il ajoute une fleur de plus à la couronne lin- néenne que les amis de la zoologie ont tressée en mémoire d un naluraiisle mort dans le cours de pénibles travaux ayant pour objet d'enrichir le domaine de la science. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGiOUK. Go5 DESCRIPTION BE QUELQUES CoLÉOPTÈRES NOUVEAUX, DE LA FAMILLE DliS GaraBIQUES, APPARTENANT AUX GENRES CoLLIURIS, Lalr.; DiAPHORus, Dejean; Agra, Fabr.; Gymindis, Latr.; Gal- LEiDA, De).; Lebia, Lalr. ; Coptodera, Dej., Heli.uo et Anchomenus, Bonelli; Par m. Lucien Buquet. (Séance du i"^' avril i**WVWW*WVV*%*WVWWVVV%M*VXVVWVWV%VVVV V«%WVVWWVVWVW*UWVW HELIGONIA LEPRIEURI, PAR M. LK BARON FeISTU4MI;I,. (Séancf du ["juillet i835.) IM. i8. A. fig. t. Ails oblongis, integerrimis , nigris : anticis baseos slrigâ bifidâ fidvâ; fasciâ mediâ transversâ maculâque sulpliureâ ; posticis striga fulvâ transversâ; omnibus punctorum aiOo- rum serlemarglnatl. Elle a environ 2 pouces d'envergure. Les quatre ailes sont oblongues, très entières, d'un noir brun sur leurs deux surfaces, avec une rangée terminale do points blancs , de six à huit points sur chacune des ailes inférieures et supérieures. On voit en outre sur le milieu des premières ailes une large bande maculaire d'un jaunr soufre qui s'appuie du côté interne contre deux bandes lon- gitudinales fauves partant de la base en divergeant. Une 652 ANNALES seule bande, également fauve , se remarque sur les secondes ailes, qu'elle traverse en ligne droite depuis leur base jus- que près de leur sommet. Le dessous ne diffère du dessus que par un point jaune à la base des secondes ailes. La tête est noire et ponctuée de blanc; les antennes ont leur moitié inférieure brune et le reste d'un jaune pâle, le corselet en noir, avec quatre points d'un rouge fauve. L'abdomen est d'un brun verdâtre en dessus et jaune en dessous; les pattes sont noires. Cette HèLiconie vole en plein jour, à l'ombre , sous les grands bois de la Guyane française , et se repose de temps à autre sur les feuilles des petits buissons , en relevant les ailes. Elle se laisse prendre facilement, et est tellement commune sur les bords de l'Oyapok supérieur, qu'on pour- rait en ramasser une centaine eu peu de temps. Elle a été trouvée, en juillet et août i835, par M. Leprieur. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGÏQUE. 633 BESGBIPTION d'une NOUVELLi; ESPÈCE DE NOCTUÉLIDES DU GV.KVvV. HÉLIOTllIS, tAR M. DiiPONcni't-. (S(''ance du '■> aoftt iSS.*).) PI. >8. H. fis. ?.. 5. lÎELiOTiiis FniWALDSZKii {Treitscfifce.) Alis aniicis , violaceo purpurcogue micantibus , fasciâ allHi siriciâ; postich nigris, fasciâ latâ albâ. Enverg. 9 à lo lig. Cette espèce est non-seulement la plus belle de son genre, mais peut-être de toute la Iribu des Noctuélidcs. Le dessus de ses pr(Mnières ailes est d'un violet éclatant et comme métallique, avec une bande blanche Irès-élroite, qui les traverse un peu au-delh du milieu. Cette bande, qui s'atté- nue à ses deux extrcmilés, projelte une dont assez proiionc«'e IV. 4 9. I 054 ANNALES du côlc interne; elle est bordée da pourpre de ce même côté, et appuyée contre deux taches également pourpres du côté opposé. L'intervalle qui la sépare du coi'selct est sau- poudré d'atomes d'un bleu brillant. Enfin la i'ran'i;e est grise, avec des reflets dorés. Les secondes ailes sont en dessus d'un beau noir, et tra- versées au milieu par une large bande blanche , avec la l'range de celle dernière couleur et légèrement teintée et rose près de l'angle anal. Le dessous des quatre ailes est d'un noir luisant, avec leur sommet d'un rose violet et leur milieu traversé par une bande blanche comme en dessus, avec celle dilï'érence qim celle bande est presque aussi large sur les ailes supérieures que sur les inférieures. La tète est grise ; les antennes sont noirâtres ; le corselet est garni de poils de diverses couleurs ;, qui paraissent al- ternativement gris, bleus et roses, suivant l'aspect de la lumière. L'abdomen est noirâtre et couvert de poils roses, principalement sur les côtés et à rextrémité. Le dessous du corps est jaunâtre, ainsi que les pattes, dont les tibias sont lavés de rose h leur extrémité, et les tarses bruns. On doit la découverte de cette superbe Noctuelle à M. le docteur Friwaldszki, qui l'a prise, avec beaucoup d'autres espèces également inédites, en Turquie, sur les monts Bal- kans. Nota. M. Treitschke mande à M. Lefebvre dans une lettre qu'il lui a écrite tout récemment , ([ue c'est lui qui a nommé Friwaldszkii l'Heliolhis dont il s'agit; mais alors je suis étonné qu'il n'en fasse pas mention dans son sup- plément (tom. X, 2" part.), qui vient de paraître, et qui comprend un nouveau catalogue méthodique de toutes les Noctuélides qu'il reconnaît appartenir à l'Europe. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 635 NOTICE SUR UNE ORGYA NOUVELLE, PAR MM. GuilviE KT DE ViLLIERS. (Séance du 2 septeuibre i855.) PI. 18. C.flg. 4. L Orgya Aaroiimbata (Gl'én. et Devill.). S lut lira' Antiquœ; alis brunneis, immamlalis, fimbriis aureïs. Elle a la taille et le port d'Antiqua , seulement ses ailes supérieures sont peut-être encore plus aiguës à l'angle apicul et ses inférieures plus prolongées à l'angle anal. Le fond de sa couleur est d'un brun-bistre uni , sans aucune tache de part et d'autre. La frange des supérieures est entièrement d'un beau jaune fauve; celle des inférieures est de la même couleur , mais elle est entremêlée de brun en approchant de l'angle anal, et les cils qui garnissent le bord abdominal sont entièrcmenl de celle dernière couleur. 636 ANNALES Le corps et les antennes sont briiDs; celles-ci sont }>lu- meuses comme dans toules les Orgya, Nous n'avons pas vu la feuîelle, qui doit être aptère. Nous avons pris celle espèce, en juin i835, voltigeant autour des buissons dans les clairières des bois niontucux des environs d'Ax (Pyrénées). Elle peut se placer entre les Orgya Corslca et Scloiilica^ ? DE LA SOCIÉTÉ ENÏOMOLOGIQUE. 63; V%VVVVV»»V^^'^»»VV<«VV<.>.%%'V%^\^»VVVVVVVVVV^VV»^VV»VVVVVV>A^VV»»^VX^A^iV%VV\A»VV»>^^V>i»VVVVV^VVVVVVl^ MEMOIRE SUR UNE NOUVELLE ESPÈCE DE MYGALE , SUR LES ThÉRAPHOSES ET LES DIVERS GENRES DONT SE COM- POSE CETTE Tribu d'Aranéides ; PAR M. LE BARON WaLCKCNAER. Membre HoNORAiaK. (Séance du 5 août iS55.) PI. Messieurs, J'ai l'honneur de vous présenter la figure d'une Théra- phose, peinte d'après nature, avec une grande exactitude, par un habile artiste, connu par de grands travaux en ce genre, M. Meunier. C'est la plus remarquable par les cou- leurs que renferme cette tribu d'Aranéides que j'ai cru de- voir, il y a long-temps , séparer des Araignées proprement dites, et qui. d'après la classification que j'ai établie dans un mémoire imprimé dans le lom. II de vos Annales, pag. 438, IV. 43 G58 ANNALES comprend cinq genres : — Mygale, Oletera, Spliodros, Mis- salena^ FUistata. Je n'ignore pas, Messieurs, qu'il a depuis été publié dans vos Annales (i) un genre d'Arauéides, sous le nom de Pa- chllosccUs, comme devant faire partie aussi de la Iribu des Théraphoses, qui se trouverait par là enrichie d'un sixième genre en effet très-remarquable. Mais le jeune entomologiste qui l'a proposé, et qui se livre avec autant de zèle que de succès à l'étude des Aptères, n'a pas fait attention que, quoi- que je n'eusse point publié encore le genre Spliodros , je l'avais suffisamment et clairement désigné par ces mots dans le mémoire précité (pag. 4^9) : « Le genre Spliodros est un nouveau genre de mes manuscrits, qui est intermédiaire entre les Missulènes et les Mygales »; ce qui démontrait évi- demment que le genre Pach'dosccllst n'était autre que mon genre Spliodros. Toutefois je n'eusse pas hésité h préférer au nom que j'avais imposé, il y a long-temps h. ce genre, celui qui lui avait été donné par un entomologiste dont la complaisance in- finie et les patientes observations m'ont été d'un si grand secours dans le travail auquel je me suis livrcj cet hiver, dans les laboratoires du Muséum d'Histoire naturelle de Pa- ris, sur l'ordre nombreux des Chilognalhes,des Synguathes et autres insectes de la classe des Aptères. Mais l'intérêt de la sc-ieuce doit prévaloir sur toutes les considérations; et, je dois le dire, le jeune entomologiste a manqué d'objets de comparaison pour bien caractériser le genre qu'il voulait créer; il n'en a connu que deux espèces, et seulement un du sexe de chacune de ces espèces. Les caractères qu'il as- signe au genre ne s'appliquent qu'à une des deux espèces ■qu'il a décrites et point à l'autre. Les noms mêmedonnésà (i) T. 5, p. o.'ig. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 659 ces deux espèces et les descriptions se trouvent en contra- diction avec les figures dessinées par lui, ce qui m'a causé un grand embarras quand j'ai essayé de faire concorder les descriptions de mes manuscrits avec ses descriptions et ses figures. Je n'ai donc pu adopter le nom spécifique de Nlgripes pour un Aranéide dont les pattes, d'après la figure, sont noires et blanches, et de Bufipes pour une autre espèce dont les pattes sont figurées entièrement d'un brun foncé. Si l'on joint à tous ces motifs, quelenomdeP/rttt5ce/H7n, déjà donné par un entomologiste à un genre d'Aranéides, semblait devoir interdire celui de Pachiloscells, qui lui res- semble trop, on m'excusera facilement de préférer le nom que j'ai déjà imposé au genre Spliodros, et que j'avais rendu public. C'est d'ailleurs là un des genres de Théraphoses dont les mœurs me sont le mieux connues, parles observations d'Ab- bot consignées dans son ouvrage manuscrit sur les Araignées de la Géorgie ; c'est un des genres aussi que j'ai pu caracté- riser avec le plus d'exactitude , parce que, malgré le petit nombre d'espèces dont il se compose , j'ai été à portée de comparer les mâles et les femelles de chaque espèce. Le nombre de ces espèces se réduit à trois, qui cependant for- ment deux petites familles bien distinctes. La première es- pèce est le Spliodros Abbotii, dont la femelle a un pouce et demi de long. Cette espèce se trouve en Géorgie, où M. Ab- bot l'a observée et décrite. Il la nomme dans son ouvraj^e o the Purse Webb Spider (ou l'Araignée à toile en bourse), par- ce qu'elle se renferme dans un sac de soie qui a la forme d'une bourse à argent. Je regarde comme le mâle de cette espèce une Aranéide décrite par moi dans la collection du Muséum, qui a 1 pouce 5 lig. de long, et qui vient des Cam- pes Geraès du Brésil. M. Lucas ne Ta point connue; mats eilo 64o ANNALES se vapi^orle au PachUoscelisNlgripesàe son le\te, au Cralo- scclis Nigripcs de sa figure, qui n'a que 4 lig. \ de long, et qui est par conséquent un jeune individu du Sphodros Abbo- tu mâle. La seconde espèce, qui appartient à la même famille que la précédente, est le Sphodros Mubeiil que M. Milbert a trouvée dans les environs de Philadelphie. Enfin la troisième espèce est celle que je nomme le Spho- dros Lucas , qu'on trouve au Brésil dans lesCampos Geraès. J'en ai décrit le mâle d'après un individu qui n'avait que 6 lig. de long dans la collection du Muséum; et pourtant ¥i. Lucas ne paraît pas l'y avoir rencontré; mais il y a trouvé la femelle, qui a un pouce de long et qu'il a nommée Pachi- loscelis Ittifpes dans son texte , Cratoscelis liufipis sur sa planche. C'est d'après celte espèce qu'il a formé son genre Paehiloscelis. Ces remarques nous obligent .^ ne reconnaître aucune augmentation dans le nombre des genres qui composent la grande tribu des Tliéraphoses, telle que nous l'avons pré- sentée dans notre dernier tableau des Aranéides. Mais ce nombre se trouverait naturellement accru d'un genre, si nous admettions les conséquences que d'éminents entomolo- gistes ont voulu tirer de la subdivision du genre Mygale, en trois familles, telle que nous l'avons présentécdans notre premier tableau des Aranéides en j 820. Olivier d'abord, puis ensuite Latreille, puis après encore M. Savigny, ont pensé que notre troisième famille, celle des Digitigrades mineuses devait former un genre à part; et on aen effet formé cegenre en lui assignant les caractères que nous avions donnés à la famille, Latreille a proposé le nom de Ctènizc pour ce nouveau genre, et M. Savigny lui avait imposé ic nom de Ncinesla. DE LA SOCIÉTÉ KiNTOMOLOGIQlJE. G/,! Malgré la grande autorité des sîoms que nous venons de citer, et leur concours dans une même opinion, nous n'hési- terons pas h déclarer que cette opinion est fondée sur une connaissance trop peu approfondie des Théraphoses, et de leurs diverses espèces, et des genres dont se compose cette tribu ; et que si on y souscrivait elle ne serait propre qu'h jeter de la confusion dans la méthode. La formation des genres n'est point arbitraire comme on le pense communément : elle est astreinte h des règles fixes, qu'il n'est permis de méconnaître qu'au grand détriment de la science. Dans mon Histoire naturelle des Insectes aptères, qui sera sous peu livrée h l'impression, j'ai essayé de déter- miner ces règles. Je m'abstiendrai donc ici de tout développe- ment à ce sujet; je dirai seulement que toutes les familles de Mygales se tiennent d^une manière si forte et si complète par leurs affinités génériques, qu'on doit se garder dans une méthode rationnelle de les séparer génériquement. J'ai dit que la Mygale qui vous est présentée était la plus remarquable de toutes par ses couleurs. En effet, presque toutes les espèces de ce genre ont des couleurs sombres, uni- formes; pourtant il en est qui ont de beaux poils rouges, et même quelques-unes ont un duvet d'un vert sombre et d'un éclat métallique et brillant sur leur corselet : mais aucune n'a sur l'abdomen de taches ou de dessins bien marqués; quand il en existe, ils sont confus, obscurs, et d'une couleur seulement plus pâle, ou plus foncée, que le reste du corps, jamais tranchée. JNotre espèce au contraire a des bandes transversales d'un roux vif bien distinct, et qui contraste avec le reste de la couleur brune du fond de son abdomen, et le divise alternativement en autant de larijes bandes bru- nés et de bandes rouges plus étroites; en un mot elle est zébrée, c'est pourquoi nous l'avons nommée Mygale Zebrata, Mygale Zébrée. Sous ce point de vue seidcment elle a des 643 ANNALES rapports de ressemblance avec celle belle famille d'Epéires h laquelle nous avons donné le nom de Zonées. C'est le Secrétaire de notre Société, M. Alexandre Lefeb- vre, qui m'a donné cette belle espèce d'Aranéide. Il n'a pu me dire d'où elle lui avait été envoyée. Je tâcherai de sup- pléer à ce défaut de renseignements par quelques conjectu- res, lorsque j'aurai assigné la place qu'elle doit occuper dans la méthode; ce qui établira l'état actuel des connais- sances que j'ai pu acquérir sur le genre Mygale, et donnera lieu à quelques considérations géographiques sur les Thé- raphoses en général qui, nous l'espérons, ne seront pas considérées comme dépourvues d'intérêt. Mais avant il convient de donner une description détail- lée de l'espèce qui a été l'occasion de ces réflexions. Mygale Zébrée (M. Zbbrata). Abdomine fusco-nigro, vittis rufis septem Irmisversè notato. Abdomen d'un brun noir, avec sept bandes rouges trans- versales sur le dos. Longueur, sans les mandibules 1 pouc. 5 lig. Longueur totale, avec les mandibules 1 8 Première paire de pattes a 7 Quatrième — 2 G Deuxième — 2 4 Troisième — 2 Les palpes 1 5 Cette Aranéide est en général noire, peu velue, couverte DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQDE. (543 de duvet. Son corselet est grand, en ovalo arrondi, un pou déprimé, uoir. Le sternum est noir et velu. Les yeux sont portés sur une émînence qui forme un parallélogramme carré-long, c'est-à-dire plus- allongé transversalement qu'en hauteur; lesintermédiaires postérieurs, très-pelits, sont un peu moins reculés que les latéraux postérieurs; les inter- . médiaires antérieurs sont ronds, les plus gros de tous, et sur la même ligne que les latéraux antérieurs, qui sont ova- les; tous ces yeux ont l'éclat et la couleur de l'ambre jaune. Les mandibules sont très-arquées, recouvertes de poils roux h leur moitié antérieure et noirs à leur extrémité; elles ont sur les côtés des parties allongées nues et ronges; l'onglet est très-noir. Les mâchoires sont noires, aplaties, garnies de poils roux pâles. Les pattes en dessus eut Tex-inguinal recouvert de poils rouge clairet de couleur pareilleh celle des bandes du dos, qui tranchent avec le noir du corselet. Le fémoral est renflé, et, ainsi que le génual et le tibia, il a des parties nues et rouges comme aux mandibules : ces pattes sont amincies vers leurs extrémités et terminées par deux grifl'es non pec- iinées; il y a des piquanlsnoirs abondants, couchés, auxpatled postérieures. Les palpes sont médiocrement renflés et ter- minés par une seide griffe non pectinée. L'abdomen est ovoïde; il es! de la longueur da corselet et moins large, brun-noir et marqué sur le dos de sept ban- des transversales d'un rouge-vif ferrugineux : les quatre premières sont interrompues dans leur milieu. Le ventre est noir, les opercules branchiales sont grandes et rougeâ 1res; lesfilières supérieures ou tentacules anales sont allongées; leur longueur est de cinq lignes : elles sont composées de quatre articles, le premier court, le second plus long, le quatrième ou dernier, le plus long de tous, un peu renflé et .HTondi à son extrénnté; les deux outres filières sont minces, 644 ANNALES cylindriques, courtes cl ne dopassent pas l'extrémité de l'ab- domen. Dans un mémoire de Latreille dont on trouve une ana- lyse dans le Compte rendu des travaux de l'Académie royale des Sciences pour i83o. Partie physique, pag. 80, il est fait mention d'une iJ/jg'a/e Veinée, comme d'une espèce inédite, mais sans aucune autre indication ni description. Nous soupçonnons, d'après le nom donné à cette espèce, que c'est la même que nous venons de décrire: mais l'analyse ne donne aucun détail qui puisse faire soupçonner quelle était la patrie de sa Mygale Veinée. Il règne dans tous les auteurs, il faut le dire, une grande confusion relativement au genre Mygale. Presque toutes les grandes espèces se ressemblant par les couleurs, elles ont été considérées comme l'espèce nommée Aviculaire par Linné. On a négligé de les comparer entre elles, de s'enqué- rir du pays d'où elles provenaient ; de sorte que plusieurs espèces différentes ont été figurées et décrites comme étant l'Araignée Aviculaire, sans qu'il soit possible aujourd'hui de bien déterminer celle à laquelle il faut restreindre exclusive- ment cette dénomination. Nous avons fait quelques efforts pour remédier J» ce dés- ordre ; et , pour nous , le genre Mygale comprend 27 espèces distinctes, réparties en trois familles bien caractérisées, qui elles-mêmes se partagent en plusieurs races. La première famille est celle des Plantigrades ou des My- gales qui appuient leurs pattes, grosses vers le bout, sur un tarse charnu, et dont la griffe, très-petite, n'est pas termi- nale, mois est implantée sur le dos du tarse. Cette famille se partage en trois races, d'après la forme du corselet et les longueurs relatives des pattes. Ces races sont les Avictles, qui comprennent 8 espèces , les plus grandes Aranéides con- nues; et même si l'on excepte un petit nombre de grands !> DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 645 Jules, de Scolopendres, et de Coléoptères de la famille des Prionides , ce sont les plus grands insectes connus. La deuxième race est celle des Avicuiaires, qui ne comprend que deux espèces, dont une est suivant moi la véritable Avicu- laire, celle qu'a décrite Degéer. La troisième race est celle des Aaceps, qui ne renferme qu'une espèce. La deuxième famille de Mygales est celle des Digitigra- des inermes, c'est-à-dire les Aranéides, qui, de même que toute la grande tribu des Araignées proprement dites , ap- puient leurs pattes , fines vers le bout , sur un tarse dont les griffes sont terminales ou insérées h leur extrémité , et dont la tige des mandibules est inerme , c'est-h-dire dé- pourvue de ces dents ou râteaux qu'on remarque dans les Mygales mineuses. Celte famille , dont on pourrait tout aussi bien faire un genre que de la famille suivante ou des mineuses , se par- tage en quatre races, d'après la forme du corselet et la lon- gueur ordinaire ou démesurée des filières supérieures ou tentacules anales. Ces races sont ; 1° Les ovolaires larges , trois espèces ; 2° Les ovalaires allongées, quatre espèces ; 5" Les ovalaires caudées, trois espèces; 4° Les cordiformes caudées, une espèce; La troisième famille des Mygales est celle des Digitigra- des mineuses; c'est-à-dire celles qui appuient leurs patles, fines vers le bout, sur un tarse dont les griffes sont termi- nales, mais dont en même temps la tige des mandibules est armée à son extrémité de ces dénis ou râteaux qui leur servent à creuser la terre , et à fabriquer ces souterrains soyeux si hermétiquement fermés par un opercule à ressort, qui ont excité l'admiration de tous ceux qui ont été à portée d'examiner leur savante industrie. 64G ANNALES Celle l'ainille se j>nrlac;e on deux races, d'a[)r6s la l'orme (le leur corseleJ ; les Ctcnizcs, qui comprennenl quillre es- pèces, et les iVr'mfi/a, réduites jusqu'ici à uue seule espè- ce fort petite, que Savigny a trouvée en Egypte, et qu'il a si supérieurement bien décrite et fait figurer. Deux Mygales, qui appartiennent à cette famille des mi- neuses, n'ont point été vues par moi, et, quoique assez Lien décrites pour déterminer la famille, ne le sont pas assez exac- tement pour que je puisse leur assigner une place fixe dans la méthode , et décider si elles appartiennent aux Cténizes on aux Némésies, ou si elles Ibrnienl une nouvelle race. La première est In Mygale SicUicnnti [M. SiciUa), décrite assez longuement par Latreillc dans son Cours d'Entomologie, et qui lui avait été donnée par M. Alexandre Lefobvre, Secré- taire de cette Société. La seconde, que j'ai nommée Mygale de Barrovv, est celle que M. Barrow a décrite dans son Voya- ge au Cap, et qui, si le récit do ce voyageur est exact, sert aux Boschimans pour empoisonner leurs flèches. Notre Mygale Zébrée n'appartient ni h la famille des Myga- les Plantigrades, ni à celle des Digitigrades mineuses. Il est facile de voir au premier coup d'ceil que le défaut de râ- teau h ses mandibules, cl ses pattes fines et allong/'cs à grif- fes terminales, la placent dans la famille des Digitigrades inermes, et que son corselet large et ovale la range dans la race des Ovalaires larges. Nous ne connaissons dans cette race que trois espèces , notre Zébrée , la Mygale Cruelle {Mygale Sœm), et la Mygale Velue [Mygale IJirsuta). Ces deux dernières sont de Montevideo, dans la rivière de la Plata. Il est donc probable que notre espèce provient de l'Amérique méridionale. Comme elle diffère beaucoup par les couleurs des deux autres de la même race, je ne pense pas qu'elle soit originaire du même pays, et j'incline ù peu m LA ^(MAkTt Ëi>(ÏOMOI.OGIQCI.. 04? sf-r fjii'cllf, proviont rln Br^-sil, dont h-A Aran/;ides pré^jn- lïMit prfîsfjufî lou» (Ifft type* parliculicrft. Mnh co fi'fîftt lii qu'une pure conjecture, d'antônt plu» f'iihie, que (\»»^^VV»V*^\»iSV%^V«»V»»WW^<»W»W»»»» EPOMIDIOPTERON JULII, NOUVEAU GENRE ET NOUVELLE ESPÈCE D'HYMÉNOPTÈRE DE LA Famille des Fouisseurs, Tribu des Scoliètes ; PAR M. DE Romand (de Tours). (Séance du 6 mai i835). PL 20. A. Cet insecte, que j'ai dans ma collection, vient de feu Latreille , qui l'avait reçu de M. Lacordaire. C'est une $ : je n'en connais pas le cf* ; il est de Cayenne. Il pourrait en- trer dans la première division des Scoliètes, après le genre Tiphie, dont il se rapproche par la cellule radiale, qui serait entièrement ouverte , si une trace fort légère ne donnait l'apparence de sa clôture : mais il en dilïerc essentiellement par les cellules cubitales. La particularité qui distingue sur- tout cet insecte est une partie écailleuse , en forme d'épau- lette, qui se trouve h la naissance des ailes, et sous laquelle l'origine des deux ailes est à couvert de cbaque côté. IV. 44 654 ■ ANNALES DcscilpùoH de. cet individu $ L'insecte est noir, avec quelques plaques blanc d'ivoire; les ailes sont bleu-noir. Je n'ai pu découvrir les palpes maxillaires, et jo n'en ai vu aucune trace. Je ne puis donc déterminer la grandeur respective des articles. La forme des antennes est arquée; elles sont noires, min- ces au commencement, renflées au milieu, et allant en dimi- nuant jusqu'au bout. Le premier article est obconique; le deuxième petit et détaché, les autres de grandeiu- presque égale, mais de moilié du premier, et du double du deuxiè- me: ils sont au nombre de douze. Les mandibules sont fortes, arquées, avec un rebord ren- flé et une petite dent. La tête, de la largeur du corselet, est déprimée sous l'in- sertion des antennes , et au bas de cette insertion est une bande transversale blanc d'ivoire. Les yeux ovales, entiers'; trois ocelles en triangle. Le cor- selet allongé et lisse; il est carré au commencement, avec une petite plaque blanc d'ivoire aux deux coins. Le scu- tum est aussi blanc d'ivoire ; l'écusson , arrondi en demi- cercle, est de la même couleur. A la naissance des ailes se voit de chaque côté [me par- tie solide, convexe, qui recouvre en forme d'épauîetle le commencement des deux ailes. La longueur de cette pièce est du liers du corselet, elle déborde le corps de l'insecte. Sous l'insertion des ailes est de chaque côté une plaque ronde, blanc d'ivoire. L'aile supérieure a une cellule radiale , qui à la simple 1 DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 655 vue paraît ouverte à son extrémité; mais on dislingue, k une faible loupe , une trace légère qui figure la cavité d'une nervure dépourvue de ses bords, et qui la ferme en allant rejoindre le radius : l'extrémité de la cellule radiale est éloignée du bout de l'aile. Quatre cellules cubitales : la deuxième reçoit la première nervure récurrente, peu après la séparation de la première cubitale ; la troisième reçoit la deuxième nervure récurreute vers son milieu; la qua- trième n'atteint pas le bout de l'aile. L'abdomen est allongé, ovale, composé de six segments; (les Tiphies n'en ont que cinq); très-luisant sur toute la superficie, mais bordé des deux côtés latéraux de petits pa- quets de poils raidis. Le premier segment est entièrement pointillé; les autres sont pointillés dans la première moitié et très- lisses dans le reste. Sur le premier segment est de chaque côté, latéralement, une petite plaque ronde blanc d'ivoire ; sur le deuxième une plaque plus grande, et une autre très-petite sur le troisième; une bande transversale de même couleur sur le cinquièiï^e. Les pattes sont courtes, les cuisses élargies; les jambes antérieures sont échancréea avant leiu' extrémité, et portent latéralement, bien au dos- sus de la jointure des pattes, une épine membraneuse. Les intermédiaires et les postérieures sont terminées par deux épines aiguës. Les jambes sont velues, et garnies sur le bord "extérieur d'une suite de dents en forme de scie. Le premier article du tarse est également velu et garni de dents , les autres sont simplement velus; le dernier est terminé par des poils raides et par deux crochets bifides, avec une petite pelote entre eus. Le nom générique (i) est tiré de la particularité de cette (i) t7rw//to(ov Epaulctte; me/^-ov, aile. 056 ANNALES espèce d'épaulettc qui recouvre l'origine des ailes. Je le dois à la saine critique de M. Lefebvre. Le nom spécifique est en mémoire de mon petit-fils, Jules Bacol de Romand, qui, avec ses yeux de Lynx, me seconde si heureusement d«ns mes chasses. EXPLICATION DES FIGURES. « A. Insecte parfait de grandeur nature!l<\ 1. Aulennc au";menlée. 2. Patte postérieure ta. * 5. Corselet id. avec les épaulcttes. 4. Mâchoire id. .5. Patte antérieure id. avec l'épine membraneuse. 6. Dernier article du tarse avec les deux crochets bi fides, id. 7. Aile supérieure id. •■ • ■r Di: LA SOCIÉTi: ENTOMOLOGIQUE. 05; DESCRIPTION b'UNE NOUVELLE ESPÈCE DE PUGEROiN , ^ PAR M. BONAFOUS. (Séance du 18 mars i855.) PI. 20. B. Il est des insectes qui, h raison de l'cxiguité et de la mol- lesse de leur corps, sont si difficiles h conserver, qu'ils se dérobent aisément aux recherches des naturalistes : les Pucerons sont de ce nombre. Aussi est-on loin d'avoir dé- crit avec exactitude toiites les espèces indigènes de ce gen- re, assez nombreux pour fournir les éléments d'une ricliB monographie. Or, dans l'espoir que quelque habile cntomologislc ras- semblera les matériaux nécessaires h ce travail, je ne crois pas inutile de signaler une espèce de Puceron que j'ai ré- cemment découverte dans mes cultures de Maïs. C<>,ltc es- pèce est la suivante : 658 ANNALES Aphis Zeœ, Nos. [Le Puceron du Mais) Viridls, abdominis marginc postico ritbro. Cet insecle, de la longueur d'une ligne environ , a le corps et les tubercules verts comme le Puceron du Rosier, et les ailes diaphanes; mais il eu diflfère principalement par une bande rouge demi-circulaire qu'on observe à la partie postérieure de l'abdomen. On trouve ce Puceron en grand nombre à l'aisselle des feuilles caulinaires du Maïs et entre celles de l'épi femelle. Les auteurs et les collections que j'ai consultés, ne m'ayant présenté aucune espèce qui fût parfaitement identi- que, je crois pouvoir publier celle-ci comme nouvelle. EXPLICATION DES FIGURUS. Fie. 1 . Le Puceron du Maïs à l'état de nym ^ . " , tous deux phe, j ^^^^.^ 2. Le même insecte à l'état parfait, y ^ DE LA SOCIlîl'ni ENTOWOLOGiQllE. G5() ANGLEAKm AMTENNATA, v,\R i\I. (jARLieu (de Liéi^e). (Séanc«3 du i"' avril i855.) PI. 20. G. Corselet d'un vert bleuâtre; abdomen d'un vert doré; pieds fauves; jambes et tarses postérieurs noirs; balanciers jau- nes; antennes et appendices intérieurs des organes copula- teurs renflés à l'extrémité. ? I lig. ■ de lonjj. Epistome d'un blanc argenté; iront d'un vert métallique brillant; antennes noires, avec le dernier article de la soie renflé et formant un boulon h l'extrémité. Corselet d'un vert bleuâtre; abdomen d'un vert doré, avec les appendices fauves; les intérieurs noirs, terminés par un petit bouton; pieds d'un fauve clair; cuisses antérieures noirâtres à leur partie supérieure; les postérieures noirâtres à l'extrémité,, 66o ANNALES avec les jambes et les tarses assez dilatés et de couleur noire; ailes enfumées; balanciers jaunes. Ce bel insecte est surtout remarquable parla soie ou style des antennes et les appendices intérieurs de Tabdomen renflés à l'extrémité. Je l'ai trouvé dans les premiers jours d'octobre 1 834 » en fauchant parmi les plantes aquatiques , dans un marais desséché h Rimkempois près , de Liège. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 66 1 v%%»»»%w^^»»wv\'»v\»%Mwrv»»i%w»»^wv»»»»wvvvvw%^ ^n, vvv\iw^v\\^« OBSERVATIONS SUR DES CHRYSALIDES DE THAÏS MÉDÉSIGASTE , rapportées de la lozère en 1 833 , et dont les Papillons ne sont éclos qu'en i835. (Séance du 6 mai iS55) On sait que le Bombyx Grand Paon, qui éclol ordioaire- ^ment au bout de neuf mois, met souvent un an de plus et quelquefois deux à se développer. La même observation n été faîte sur le petit Paon, ainsi que sur le Sphinx du Tithy- male et quelques autres espèces de Nocturnes et de Crépus- culaires; mais je ne sache pas qu'on ait encore cité aucun fait semblable parmi les Diurnes. Celui dont je vais en- tretenir la Société, appartenant à cette famille , me parait donc nouveau , et mériter par cette raison d'occuper un instant son attention. J'avais rapporté de mon voyage dans la Lozère en 1 835 un certain nombre de chrysalides de Thaïs Mcdésicastc , provenant de chenilles que j'avais élevées et qui s'étaient métamorphosées dans les quinze premiers jours d'août. Sui- 6G2 ^ ANNALES vant la règle ordinaire , les Papillons devaient éclore h la fin (l'avril, ou au commencement de mai i(S54; mais quel fut mon élonnement de voir ces deux mois et le reste de la belle saison s'écouler sans aucune éclosion. dépendant, h l'exception de quelques-unes de ces chrysalides qui s'étaient desséchées, je m'étais assuré au poids des autres et î> la flexibilité de leur abdomen, qu'elles étaient bien vivantes. En effet, les ayant conservées, j'ai eu la satisfaction d'en voir sortir les Papillons cotte année (i 85 5), c'est-à-dire qu'il m'en est éclosquatre, savoir: le premier leiy avril, joupoùila tant neigé; le second !e 19, le troisième le 18 , et enfin le qua- trième le 2 mai. 11 m'en reste encore, trois h éclore, et j'ai lieu de croire qu'elles ne tarderont pas h. le faire. Ainsi ces Thaïs ont mis vingt-un mois au lieu de neuf à se dévelop- per. Ce développement tardif ne saurait être attribué à la différence qui existe entre le climat de Paris et celui de la Lozère , puisque des chrysalides à^Hysipyie, qui me furent envoyées du département du Var par M. Canteneren 1800, parvinrent toutes à l'état parfait en mars 1801, bien que le printemps de cette année fût moins doux que celui de i834- D'ailleurs les unes et les autres étaient placées dans un cabi- net exposé au midi et où je fais habituellement du feu tout l'hiver. Il faut donc chercher ailleurs que dans une température moins chaude que celle du pays où elles sont nées la cause du retard que nos Médésicastes ont mis à se développer, ou plutôt il faut renoncera en donner une ex- plication physiologique , et supposer que le hasard a voulu que les chrysalides que j'ai rapportées de la Lozère fussent du nombre de celles que la nature dans sa prévoyance avait mises en réserve, pour empêcher la destruction entière de l'espèce, dans le cas où l'intempérie de la saison, ou toute autre cause, aurait fait périr tous les individus éclos h l'épo- que ordinaire, avant qu'ils aient eu le temps de se reproduire. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 665 La conséquence à lirer dece fait et de tous ceux du même genre, c'est ijuc la chaleur seule ne suffit pas toujours pour mûrir les chrysalides, si je puis m'exprimer ainsi. Par con- séquent Réaumur a eu lorL de conclure de quelques expé- riences qu'il a faites et qui lui ont réussi, qu'il était au pou- voir de l'homme d'abréger ou de prolonger la vie de toute espèce d'insecte sous l'état de nymphe, en mettant celle-ci à la cave ou dans une serre chaude. Il se serait aperçu sans doute que cette théorie est sujette à de nombreuses excep- tions , s'il eût multiplié davantage ses expériences. Ce qui prouve incontestablement que le développement des insec- tes parfaits dépend dans beaucoup de cas de causes autres que celle de la chaleur , c'est que la majeure partie des chenilles de Nocturnes se changent en chrysalides dans le mi- lieu de l'été, et ne donnent cependant leurs Papillons qu'au printemps suivant , et souvent par une température très- froide , puisque beaucoup d'espèces éclosent en février et mars, même lorsqu'il gèle encore. P. S. Des trois chrysalides qui me restaient encore à éclo- re, une seule a donné son Papillon le 16 mai, et les deux autres sont restées stationnaires, quoique pleines de vie. Ainsi tout porte à croire qu'elles n'écloront qu'en 1 856; at- tendu que cette espèce ne paraît qu'une fois par an au prin- temps, et que nous sommes à la fin de l'été dans le moment où j'écris ceci. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. C65 RECTIFICATION DE LA SYNONYMIE DE LA LAMIA RADIATA (Gory) ; PAB M. Dupont. (Séance du 5 août i855.) La détermination d'une espèce décrite dans les anciens auteurs est une chose plus utile pour la science qu'une des- cription d'espèce nouvelle, surtout quand cet auteur est Fabricius , dont les entomologistes étudient ou doivent étudier sans cesse les ouvrages; c'est ce qui m'engage à re- lever une erreur de synonymie qui s'est glissée dans la der- nière livraison de nos Annales, laquelle contient, sous le nom de Lamia Radiaia, la description et la figure d'une es- pèce qui n'est autre chose que la Lamia Lactator de Fa- bricius {Syst, EL., t. II, p. 283). Qu'il me soit permis d'en- trer dans quelques brefs détails à ce sujet ; ils ont principa- lement pour but de faire connaître une variété intéressante de cette belle espèce. Fabricius décrit ainsi la Lamia Lactator : forme et gran- deur de la Lamia Schertedli; antennes ferrugineuses; man- au sujet des menaces faites aux Israélites s'ils abandonnent la loi de Dieu (i). Ce verset est aipsi rendu dans la traduc- tion des pasteurs et professeurs de l'église de Genève, faite sur les textes hébreu et grec (2). « Vous planterez des- vignes , vous les cultiverez , vous n'en boirez pas le vin et vous n'en recueillerez rien, parce que les vers en mangeront le fruit. » Sacy d'après la Vulgale traduit : « Vous planterez une vigne et vous la labourerez , mais vous n'en boirez pas le vin, et vous n'en recueillerez rien, parce qu'elle sera gâtée par les vers. » Relativement à la première de ces traductions , je re- marque que le mot fruit s'y trouve imprimé en italique, parce qu'en effet il n'est pas dans l'hébreu ; mais alors il ne fallait pas l'ajouter. Ilestinutile au sens, qui est complet sans cela , et il peut induire en erreur; car les insectes qui (i) Deutcronome, chap. a8, vers 29. (2) La Sainte Bible ou le Vieux et le Nouveau Testament, traduit» par lés pastenrs et les professeurs de l'églifc de Genève, — Genève. i8o5 ,t, 1, p. 276- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 697 nuisent h la vigne en coupanl sa racine ne sont pas les mê- mes que ceux qui rongent ses feuilles , ni ceux«ci les mêmes que ceux qui mangent son fruit. Le mot tliolath dans la version interlinéaire de la Bible en hébreu d'Ariaj Montanus (1), est aussi traduit par f^er- mis. Mais les Hébreuv avaient un autre mot pour désignet un ver : c'était rlmma. Ce mot se trouve dans la Bible em- ployé souvent au figuré dans le même sens que tlwla pour désigner un être vil ou un animal qui s'engendre de la cor- ruption. On trouve rimma plusieurs fois employé dans ce sens dans Job, puis dans l'Exode, chap. 16, vers. 24; dans Osée, chap. 14, vers. 1 1. Le mot tholaat se trouve aussi employé dans J<>b , chap. 23, vers. 6; dans l'Exode, chap. 16, vers. 20; dans le passage du Deutéronome que nous avons cité; une troi- sième fois dans lePsalmiste, psaum. 22, vers. 17; et enfin une quatrième fois dans Jonas, chap. 4, vers. 7. Mais pour notre objet il est nécessaire de citer en entier ce dernier passage , et de justifier la traduction que nous en ferons , qui sera différente de celle des professeurs de Genève, et de la Vulgate de Sacy. Il est dit dans ce cha- pitre, que le prophète étant sorti de la ville et «'étant arrêté à un lieu situé à l'orient, se fil une cabane. « Alors, dit le prophète. Dieu fit naître une plante (ki- kajonj qui, s'étant élevée au-dessus de Jonas, fit ombre sur sa tête, ce qui fit un plaisir extrême à Jonas; mais le lende- main, à l'aube du jour, Dieu fit rencontrer un ver (tholaat) qui blessa la plante (kikajon) et la fit sécher. » (i) Bible d'Arias Montanus 698 ANNALES II m'est facile de démontrer que j'ai raison de traduire ainsi, et que je ne pouvais adopter aucune des trois versions de ce passage que j'avais sous les yeux. Dans l'hébreu, le mot que j'ai rendu en français par ce- lui de plante est kikajon, et le sens de la phrase démontré que c'était en effet une plante assez grande pour avoir des feuilles qui donnaient de l'ombrage. Mais quelle est cette plante ? Personne n'en sait rien. Les Septante en firent une courge , saint Jérôme' en fit un lierre, mais saint Augustin dans une lettre à ce père nous apprend que ce changement avait choqué quelques peuples d'Afrique, qui obligèrent leur évêque à faire disparaître le lierre de la version de saint Jérôme ; Sacy, en conservant dans sa version le lierre ds saint Jérôme, parce que c'est le texte delà Vulgate, incline h penser que c'est une vigne ou un fi- guier. Les pasteurs de Genève et M. Gesenius (1) font du Kikajon un ricin et se rallient ainsi à Bochart (2), qui in- cline pour celte opinion; mais ce savant, bien loin, suivant nous, de l'avoir démontrée, nous fait au contraire connaître des textes qui tendent à la faire rejeter. Mais si Ton préjuge la plante dont il est fait mention dans ce passage de Jouas, on préjuge aussi, par la même raison* l'espèce d'insecte qui a pu la faire périr et l'on risque do donner au mot tholaat une signification différente de celle qu'elle avait réellement. Les chances d'erreur sont encore bien plus fortes si on traduisait comme Sacy « il piqua le lierre par la racine, n Circonstance qui ne se trouve ni dans le texte hébreu, ni dans celui de la Vulgate, et qui pourrait nous exposer à tirer des prémisses fausses de conséquences (i) Gesenius, Ilandbuch, etc., 1828, in-8°, p. 883. (2) Bocbarti, Hierozoîcon, t. 2, p. 623. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. ^t^ 'qui seraient d'autant plus erronées qu'elles auraient clé plus régulièrement et plus savamment déduites. J'ai donc du changer la traduction de ce texte de ma- nière h n'y laisser que ce qu'on y peut lire avec certitudci De tout ce qui vient d'être dit il résulte que les mots Rimma et Thola ou Tholaath ont été, dans la Bible, souvent employés indifféremment l'un pour l'autre, dans le sens do Ver ou de vermisseau, d'animal né de la corruption, vil et méprisable, mais avec cette différence, que deux fois le mot Thola ou Tholaat se trouve dans la Bible pour désigner un ver qui ronge une plante. Dans le premier de ces passages, cette plante est la vigne, dans le second passage l'espèce de plante est ignorée , mais nous sommes certains cependant que c'est une plante : nous savons qu'un tel animal quoiqu'il ait la forme d'un ver ne peut être un ver proprement dit; nous sommes certains que c'est ou un vermisseau ou un petit insecte, ou la larve d'un insecte subissant une méta- morphose. Jamais le mot Rimma n'a été employé dans co dernier sens, du moins dans la Bible. Il semble donc d'a- près cela que sous ce rapport la langue hébraïque était plus riche, que la nôtre, ^aisque dans le discours usuel nous n'avons qu'un seul mot pour désigner les vers de la noisette, de la poire, de la pomme ou de tout autre fruit, et le ver de terre, quoique ce soient des animaux qui dill'è- rent non-seulement de genres, mais qui appartiennent à des ordres très- différents (i). (i)f'oy. Cuvier, Règne animal, t. 3, p. 180, sur la troisième grand(; divi- I sion des animaux articulés où ce naturaliste établit que les Vers, autrement dits Annélidcs, doivent marcher en tête de cette division et avant les C rns- tacés, les Arachnides et les Insectes. 700 ANNALES V. Gaza. G aza est encore un mot hébreu que l'on trouve dans laBible. servant une seule fois h désigner un insecte particulièrement nuisible h la vigne, mais ensuite employé plusieurs fois comme le nom d'un insecte dévastateur de toutes sortes de plantes, avec plusieurs autres noms d'insectes, noms qui ont donné lieu h un grand nombre ds dissertations dont quelques- unes forment des volumes. Nous avons aussi examiné les noms modernes qui pourraient correspondre aux noms anciens des insectes mentionnés dans la Bible avec le mot Gaza, et peut-être traiterons - nous ce sujet dans un autre mémoire. Dans celui-ci nous devons nous restreindre à ce qui concerne le mot Gaza , parce que c'est le seul de ces noms qui serve 5 désigner un insecte particulière- ment nuisible à la vigne , et jious ne devons nous occu- per des autres noms d'insectes qui accompagnent le mot Gaza , qu'autant qu'il sera nécessaire pour le bien inter- préter. Mais la diversité des opinions parmi les traducteurs a été si grande, qu'il est nécessaire pour la clarté des idées de rapporter les passages où ce mot se trouve, tels que nous les avons traduits, en y conservant les noms hébreux, sans les interpréter. C'est dans le prophète Amos, chap. 4» v. 9, que l'on trouve le passage suivant où Gaza est employé comme nom d'un insecte dévastateur de la vigne : « Je vous ai frappé par un vent brCdant, et par la nielle. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 701 Gaza a dévasté vos jardins, toutes vos vigaes, et tous vos plants d'oliviers et de figuiers, et vous n'êtes point revenus à mol, dit le Seigneur. » Dans Joël, chap. 2, vers. fi5, on retrouve encore le mot Gaza. « Je vous rendrai les fruits de l'année, et tout ce que vous avaient fait perdre V Arbeh,Jelck, Cliazil, et Gaza, cette multitude dévastatrice que je vous avais envoyée, p Mais un passage de Joël où se trouve le mot Gaza plus important encore pour r.inlcrprélation de ce mot, est celui du chap. 1, vers. 4* « Ce que le Gaza laisse, VArbeli le mange; ce que VAr- beli laisse , le Jeick le mange ; et ce que le Jelck laisse, lo Cliaz'd le mange. » Dans ces différents passages , les Septante ont traduit Gaza par Kampè, et la Vulgate a traduit ce mot par Eruca, c'est-à-dire une Chenille. Les pasteurs de Genève et Sacy ont adopté cette traduction. Elle a été approuvée par Bo- chart et Michaelis (i). Mais la version Chaldéenne désigne pour Gaza une sorte de Sauterelles rampantes, et dans le seul livre des Prophètes le Talraud énumère dix espèces de sauterelles, et dans ces dix espèces se trouve Gaza. Les trois autres noms d'insectes mentionnés dans le même verset de Joël où se trouve Gaza, savoir Arbeh, Jelek et Chazil, sont aussi au nombre des dix espèces de Sauterelles énumérées par les docteurs hébreux dans le Talmud. Les (i) Bochart, Il'.éroioïcon, part, », p. f85, IV. 47 ;os ANNALES interprètes clc la Bible se sont divisés sur la signification des mots Jelek et Cliazil, mais ils s'accordent tous sur celle du mot ArLeh. II ne peut y avoir aucun doute que ce mot ne signifie une Sauterelle. La version chaldéenne est d'ac- cord à cet égard avec celle des Septante et avec la Vul- gate pour tous les passages de la Bible où ce mot se trouve. Arbeh est la première des quatre espèces d'insccles, ou d'a- nimal rampant, désignée par Moïse comme pouvant servir h la nourriture de l'homme, et Forskacl nous apprend que les Arabes nomment encore aujourd'hui Arbeh l'espèce de Sauterelles que l'on mange dans leur pays. Or nous savons par Joël que ce que laisse Gaza , rAr[»eh le rouge , donc nous sommes en droit de conclure avec certitude, de tous ces rapprochements, que Gaza était le nom d'un inseclo éminemment destructeur non-seulement de la vigne, mais de toute espèce de plantes; et qu'à ces ravages succédaient ceux de plusieurs espèces de Sauterelles, qui achevaient de consumer ce que cet insecte redoutable n'avait pas dévoré. De savants interprètes ont vu dans cet insecte une Chenille; d'autres, d'une autorité au moins aussi imposante, n'ont pas douté que ce ne fût une sorte de Sauterelle rampante. Nous examinerons plus tard l'opinion qu'on doit se former h cet égard; mais, fidèle au plan que nous nous sommes tra- cé , après avoir épuisé ce que les Hébreux nous ont dit sur les insectes nuisibles à la vigne , nous, passerons aux Grecs. YI. Ips. — Iks, Je rèums (I*insunmênie article ces deux mots, parce que, DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 705 ainsi qu'on le verra, ils ne peuvent être séparés clans la dis- cussion. Le mot Ips se trouve clans les auteurs anciens pour le nom d'un insecte particulièrement nuisible à la vigne; mais il se trouve aussi employé dans Homère, dans saint Jeau-Ghry- sostOQie, dans les lexicographes et les grammairiens des bas siècles, pour désigner^m insecte ou ver qui ronge la corne; et dans ces deux acceptions , ce mot ne peut désigner un ver proprement dit qui se nommait autrement dans la langue grecque. Occupons- nous d'abord de l'Ips d'Homère. C'est dans l'Odyssée, liv. ui, vers. 296, lorscpi'on remet à Ulysse, encore inconnu de tous les siens, son arc leirible, que ce mot est employé. Le poète dit : « Ce héros prend l'arc, l'examine avec attention, et le retourne dans tous les sens, de peur que la corne n'eut été rongée par les Ips en l'absence du maître. » Veut on savoir à quelle espèce de corne %'attaquait l'Ips d'Homère? Il ne s'agit que de trouver l'animal dont les cornes servaient à faire au temps d'Homère les plus beaux arcs, tels que devait être celui d'un roi comme Ulysse. Cette particularité, c'est Homère qui va nous l'apprendre. Dans rilliade (liv. 4» vers io5 et suiv.) nous lisons que l'arc du divin Pindare était fait avec les cornes de VAigos, ou l'/Egagrc ou chèvre sauvage ; que ses cornes avaient seize palmes de hauteur; et qu'un habile ouvrier, après les avoir polies et réunies avec soin , en avait doré les extré- mités. * Les cornes de l'^Egagre ont souvent près de trois pieds et demi de haut; elles sont naturellement courbées, et, en les réunissant, et les polissant comme le dit Homère, elles peuvent former un arc de la grandeur qu'il indique. L'^gagre ou la chèvre sauvage se trouve dans les mon- 7»4 ANNALES tagnes de l'Europe occidentale, mais elle y est très-rare. Il en fut tué une cependant durant mon séjour dans les Py- rénées, et j'en vis les cornes qui avaient deux pieds et demi de haut : mais cet animal est très-commun en Orient. En Perse on le nomme Paseng. Burckhardt nous apprend que les Arabes de Syrie lui donnent le nom de Bidin (Beden) : ce voyageur dit que, dans ces contrées, les chèvres sauvages vont par troupes de quarante et de cinquante. On estime beaucoup leur chair, et on recherche aussi leurs cornes que l'on porte à Jérusalem pour en faire des manches de couteau et des poignards. Burckhardt (i) vit une paire de cornes de ces animaux qui avaient trois pieds et demi de haut. Ainsi l'Ips d'Homère doit aussi être connu et redouté des guerriers de ce pays. Mais cette signification du mot Ips disparaît ou du moins ne se retrouve plus la même dans les auteurs grecs qui nous restent après Homère; et dans Slrabon, dans Théophrastes, dans les écriV» des savants agricoles, dont nous rapporte- rons, bientôt les passages, le mol. Ips désigne toujours un insecte ou un ver nuisible h la vigne, par conséquent une larve qui ronge les plante§.et non point la corne. Pourtant nous retrouvons l'emploi du mot Ips avec la signification homérique dans un passage remarquable de saint Jean Chrysostome que je traduirai ainsi : « Les effets délé- tères que le cuivre produit sur le corps, la rouille sur le fer, la teigne sur la laine , le ver sur le bois, les Jpes sur les cor- nes, le vice le produit sur l'âme (2). (i) Burckhardt, Travels in Syria and thc Flo/yland, 1822, p. 4o5; Fischer, Synopsis animal, p. 4^^ » Cuvier, Ecgnc animal, 2» édit., t. i, p. ajS, fï) Sanctus Joannes Chrysost., app.t. 4, p. 669, E. Pour le ver qui ronge le bois, saint Jean Chrysobtonic se sert du mut Scolcx, Dans les grammai- riens de bas siècles Scolçx signifip le ver de terre (celui-là est le ver pro-» DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 706 Mais, je le répèle, dans les anloiirs sçrecs les plus savants, et les plus propres à faire auloriléj VIps est un insecte qui ronge la vigne. Nous lisons dans Strabon (1) : « Les Erythrécns donnent à Hercule le nom iVIpoctonc , c'esl-.^-dire destructeur des Ipes, insectes ainsi nommés qui rongent la vigne. » Théophraste (2), après avoir décrit comment les vers naissent dans le blé, ajoute que Icslpcs s'engendrent par le vent du midi, et plus loin il dit : « Il est cependant des lieux où VIps ne s'engendre pas dans les vignes; c'est dans les lieux bien aérés, bien exposés aux vents, et qui ne sont pas trop chargés d'humidité. » Dans les Géoponiques (5) il est dit « que pour empocher les petits vers nommés Ipas d'attaquer les vignes, il faut niettre les roseaux qui servent d'échalas sur la fumée , at- tendu que ces roseaux, en se pourrissant en terre, engen- drent des petits vers qui ensuite montent sur la vigne. » prcment dit) ; scolex signifie aussi selon les mêmes grammairiens le ver du bœuf, qui est alors un autre animal, ver intestin ou larve d'insecte. Le Scolex de saint Jean Clirysostome ou le ver qui ronge le bois ne peut être qu'une larve d'insecte, et en effet Arislote emploie aussi le mot Sco- lex comme larve d'insecte , puisqu'il dit que tout insecte provient d'un Scolex. (i) Strabon, édit. Almeîwven, in folio, liv. i3, p. 6i5 ou 91 a, de la tra- duct. franc., t. 4, p- 2t5. (2) Theophrastes, de cattsîs plantarutn, liv. ô, chap. 22 (ou a5 de l'édit. de Schneider, t. 2, p. 299). Scaliger traduit le mol Ips par Convolvulus; on en Terra ci-après la raison. (5) Geoponicas, Kdit, Niklas, chap. 53, vers. i2Ô. 7o6 . ANNALES Galien, cité par AIdrovande, dit que la terre noire tue les Ipes. Dans le Dictionnaire de Suidas (i) on trouve le mot Ipl défini par ver ; mais on ajoute qu'il vaut mieux dire Ips, et cet ouvrage ne fournit sur Ips aucun autre renseignement. Mais le nom d'Ips sous une forme un peu altérée, ou un autre insecte sous un nom peu difFérent, est mentionné par divers auteurs comme étant très-nuisible à la vigne. Dans un fragment d'Alcman cité par Bocliarl (2), il est dit que o Vlka bariolé est le fléau des bourgeons de vigne. » Le grammairien Ammonius dans son Traité des syno- nymes (3) a dit aussi : « Les Ikcs sont des animacules qui rongent les bourgeons de vigne. » Bochart pense que Ips et Iks ne sont qu'un seul et même motj selon deux dialectes différents. Valckenaerj dans ses notes sur Ammonius, est du même avis : « Ego verislm'dam censeo (dit cet habile critique) Sam. Bochart i sentent iam qui ab Alcman Ika', ex dialecto pro ïpa posltum sagaciter anlmadvertlt , et ex idoneis aactorlhus loca prodiixit in quibus, (jul in vitibus nascuntur vermicidl Ipes dicuntur. » Vnlckenaer conclut comme Bochart que Ips est la plus ancienne forme de ce mot. Pourtant dans Hesychius , et dans un grammairien ano- nyme cité par M. Boissonade, ces deux mots sont distin- gués, et désignent deux insectes différents. Le dictionnaire d'Hesychius nous donne le mot Iks (1) Suidas, Lexicon, édit. de Kuster, lyoS, in-folio, t. 9, p. i^i. (2) Bochart, Hlcroroïcon, t. 2, p. 31 5. (j) Ammonius, tit. 2, chap. 5, de dlffcreniia adfmium vocabulorum, nunc pvimum ediium ope 1\1. SS.Prmœ cdiL Aldinœ. Vulgavit Valckenaer, p. 75 et 74. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 707 comme celui d'un animalcule (ïheridion) qui nuit à la vigne ; et le même ouvrage nous fournit aussi le mot Ips avec cette explication , que ce mot est employé par les grammairiens pour désigner un insecte qui rouge la corne. D'après le grammairien anonyme cité par M. Boissonade dans les notes de son édition princeps d'Herodien (1) don- nant les divers noms attribués aux différentes espèces de vers ou de larves , selon les matières où elles logent et qu'elles détruisent, Iks est le ver de la vigne , et Ips le ver de la viande et des cornes. Aurait-on appris h distinguer entre eux ces deux espèces d'insectes, et l'usage se serait-il introduit de les désigner par des noms différents? Ou bien ne serait-ce pas une dis- tinction faussement établie par les grammairiens et les lexi- cographes , qui ^d'un même mot un peu altéré on fait à tort deux mots différents? Ci'est ce que nous n'avons point h examiner ici où nous nous occupons seulement de recueillir les faits du langage tels que l'examen critique des textes nous les montre, sans aucime vue anticipée sur les consé- quences qu'on en peut déduire. Elles viendront plus tard. Aussi, nous contenterons-nous de conclure que de tout ce que nous venons de dire, il résulte : 1° Que dans les auteurs anciens les plus savants, dans ceux qui ont traité ex professa de l'agriculture , de l'his- toire naturelle, de la géographie, le mot Ips n'a jamais été employé que pour désigner une larve d'insecte très-nuisible à la vigne; 2° Que dans Homère, dans saint Jean-Chrysostome , dans les lexicographes et les grammairiens des siècles de (1) Heriodiani Parlitianet, Lond., 1819, in-8", p. 58. 7o8 ANNALES la décadence , le mol Ips se Iroiive cxclusiveuicnl cuij)loyc pour d(^signer la larve d'un insecte qui ronge la corne; 5° Que le mol Iks, soil qu'il soit difTérent du mot Ips y ou le même mot dans un autre dialecte , a été employé par Alcmau, les lexicographes et les grammairiens des bas siè- cles, pour désigner exclusivemeiil un insecte offrant des couleurs variées qui nuit à la vigne cl en ronge les bour- geons. VII. Spondyle ou Spkondyle. Arîstole, dans son Histoire naturelle des animaux (i), après avoir décrit la manière dont s'accouplent les moncbes et les scarabées, ajoute que le Spondyle (ou Sphondyle), les Phalanges et d'autres insectes s'accouplent de la même manière. J'ai dit le Spondyle ou Sphondyle, parce que les éditeurs et traducteurs de l'ouvrage d'Aristote sont divisés sur ce mot. M. Schneider a mis dans le texte '^vcc Sphondyial, et M. Camus, Sphondylal : tous deux du moins en font un insecte, parce qu'ici la signification du mot est évidente : mais dans un autre passage du même ouvrage (2), Aris- tote , parlant des maladies du cheval , fait mention des cas où cet animal tire la hanche et traîne le pied, et dit ; « Il en (1) Aristot., Hist. anJTJi.jliv. 5 1, ch. -, édit. Schneider, t. a, p. i8i de la traduction, et t. i, p. 190 du grec, et liv. 5 ch. 8, t. 1, p. 219 do la tra- duction de Le Camus. (a) Arist' IJv. 8, cil. 24} Sclmeider, t. 3, p. 276. DE LA iSOCIÉi li EiNTOMOLOGIQUE. 709 est de même s'il dévore le Slaphylin. »Le Staphylin a le port et la grandeur de la Sphondyle. M. Camus, dans sa traduction, écrit encore Sphondyle, et est d'accord avec Hesychius , qui fait du Staphylin , et par conséquent du Spondyle, un animal. M. Sciineider, au contraire, qui, cette fois, écrit aussi Sphondyle, considère ce mot comme entièrement différent de Spondyle, nom d'un animal dans le premier passage que j'ai cité. Adoptan| l'opi- nion de Scaliger, M. Schneider fait du Staphylin une planlG (le panais), et regarde par conséquent la Spondyle, dont il est fait mention dans ce dernier passage, comme une plante (1). M. Schneider, dans sa note, ne cherche pas à démon- trer l'exactitude de sa traduction, et il se contente de citer à l'appui le sentiment de Scaliger. J'avoue que je penche- rais ici pour l'opinion de Le Camus. Mais qu'avons-nous be- soin de discuter ce point? Qu'importe qu'Aristote ait deux fois fait mention de l'insecte nommé Spondyle, ou Sphon- dyle , puisque dans les deux passages il ne nous apprend rien sur cet insecte 1 Dans le second passage, il est vrai, il le compare au Staphylin ; mais nous en savons encore moins sur le Staphylin que sur le Spondyle , et dans aucun des deux passages il n'est fait mention de la vigne. Aussi n'aurions-nous rien dit du Spondyle d'Aristotesi lui seul en avait parlé. Mais Pline (2), au sujet de rArisloloche et de la vigne sauvage {Vitis s'dvcstris), qui végètent un an à l'om- bre , remarque qu'aucun animal ne touche aux racines de ce.s plantes, ni des autres dont il a parlé, si ce n'est le Spon- dyle, sorte de serpent, qui les attaque toutes. lEt Aris- (1) Schneider, Avist. des anim. Hlsl. ,t. 4) P- 665. (2) Plin. Hisl. uat., liv. 27, sect. iiS(ob. i5), t. 8, p. 106, de l'édit. de Frant. jio ANNALES tolochla ac vitis sUvestris anno in ambra servanlur : et anl- malluni qaldcni exterorum iiuiiian aliad radiées a nobis dictas attingit excepta spondylc Cjiice omnes perseqaltur. Genus id ser petit is est. Schneider, après avoir rapporté ce passage, ajoute: Incptè ut solet. Pline a conçu avec génie et exécuté avec talent une en- cyclopéiîie«abrégée des connaissances humaines. Peut-être même a t-il produit le Hvre le plus érudit qu'on ait encore composé; et il n'est jamais permis de parler d'un écri- vain de ce mérite avec la rudesse et le dédain que mani- feste en celte occasion le savant Allemand. Pourtant, si l'on peut excuser l'âprelé de la critique qu'occasionne quelque- fois les contrariétés que l'on éprouve en s'apcrcevant des erreurs grossières où Pline a été entraîné par la nécessité de parler de tant de choses qu'il savait mal, c'est bien ccr- tai'iemcnt chez un éditeur ou un traducteur de l'Ilisloire naturelle des animaux d'Aristote. Pline a fait de nombreux emprunts h cet admirable ouvraj^e; quelquefois il se con- tente de le traduire; mais, même alors, il embrouille le plus souvent , par des phrases oiseuses ou pompeusement obscu- res, cequ'Aristote explique avec précision et clarté, et sou- vent il y mêle des contes populaires et ridicules, ou des no- tions erronées et incohérentes. Toutefois, il eût été mieux à M. Schneider, qui joint les connaissances du naturaliste h l'érudition du philologue, au lieu de se permettre une telle boutade au sujet du pas- sage de Pline, que nous avons cité, de rechercher le parti qu'on pouvait eu tirer; alors il eût vu que la méprise de cet ancien pouvait nous servir à déterminer l'espèce d'insecte nommé Spondyle , du premier passage d'Aristote et peut-être aussi du second. En effet , comme nous som- mes bien certains que, du moins dans notre Europe, aucun DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUË. 711 serpent ne nuit h la racine des plantes , il résulte du rap- prochement du passage de Pline et de celui d'Aristote : i" Que la larve de l'insecte nommé Spondyle par les Grecs a été connue des latins, et qu'elle dévorait les racines de toute espèce de plante; 2° Que cette larve était fort grosse, puisqu'on a pu la comparer à un petit serpent. Nous verrons plus tard les conséquences que nous pour- rons tirer de ces résultats. On objectera peut-être que nous aurions pu nous épar- gner cette longue discussion au sujet du mot Spondyle , puisque Pline n'en parle qu'au sujet de la vigne sauvage, F^ltis Sllvcst7-is , qui n'est point la vigne et n'a aucun rapport avec la plante qui produit le raisin, mais qui, ainsi que Pline nous l'apprend lui-même, était une plante annuelle comme l'Aristoloche. A cela je répondrai que dans les plantes dont Pline a parlé, et qu'il dit toutes être l'objet des attaques du Spondyle, se trouve aussi la vigne, et que par là ce qui concerne cet insecte se rattache directement à mon sujet. VIII. Cantharis. Dans les Géoponiques (1) , ch. 49 • i^ ^st donné une re- celte pour empêcher les Canlharides de nuire h la vigne: elle consiste à faire macérer ces insectes dans l'huile, et à en frotter ensuite la plante avec cette décoction. On trouve dans Palladius une autre recelte contre les (i) Gcoponic. édit. Niklas, 1781, in-S», p. 4»8> ch. 49» 712 ANNALES insectes qui nuisent à la vigne, pour laquelle il faut employer les Cantharides qu'on rencontre sur la rose et les faire ma- cérer dans l'huile ;, jusqu'h ce qu'il en résulte un Uniment onctueux, avec lequel il faut frotter les ceps de vignes qu'on se propose de tailler (ï). Le nom de Cantharis revientfréquemmentdans plusieurs auteurs grecs et latins , mais sans qu'il soit fait, en même temps, aucune mention de la vigne. Pline, cependant, a dit (2) : « Verracas Cantharides cam Uva taminia Intritce exe- dunt. » Les Cantharides pilées avec VUva taminia rongent les verrues. On ne sait pas, je crois, ce que c'est que l'^ra taminia , qu'on traduit par Raisin sauvage, mais il est certain que ce n'est pas le fruit de la vigne. Il serait superflu de rapporter ici les nombrv-îux passages des anciens où se trouvQ le mot Kantharis, parce que la si- gnification de ce mot ne peut donner lieu h aucun doute. Tous ces passages démontrent évidemment que les anciens désignaient par ce mot , non des larves d'insectes , mais Ags insectes parfaits; que ces insectes étaient tous de l'ordre des Coléoptères, vulgairement nommés Scarabées; que Can- tharis était un terme général pour désigner diverses espa- ces de scarabées, mais non cependant toutes sortes d'es- pèces indifféremment. Les auteurs anciens se servent tou- jours de ce mot pour désigner des espèces de Coléoptè- res, ou des Scarabées, à couleurs brillantes, ou qui sont re- marquables par leurs propriétés vésicantes ou vénéneuses. Du reste, ils diffèrent beaucoup entre eux dans les espèces qu'ils ont en vue. Ainsi , la Cantharis d'Aristote paraît être la même espèce (1) Palladius, liv. i,ch. 55 ; t. 1, p. 43, edit. Biponti. (3) Plin., liv. 30, cb, 9. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 715 que celle dont Aristophane (1) a fait mention; mais c'est un insecte bien différent de celui à bandes noires et jaunes, que Dioscoride a si bien décrit qu'il a été impossible aux naturalistes modernes de le méconnaître; c'est à ce dernier insecte que doit se rapporter la Cantliaride de cou- leur fauve et pourvue d'ailes, et h laquelle, à cause de son venin violent et mortel Epiphane, assimile l'Hérésie (2). La Cantliaride d'Origène (3), qui s'engendre d'une larve vi- vant dans la chair de l'âne , est encore une espèce évidem- ment différente de celle Saint-Epiphane, de Dioscoride, d'Aristote, et d'Aristophane, mais plus rapprochée de cette dernière. Pline fait mention de diverses espèces de Cantharis (4), qu'il ne serait pas facile, faute de détail, de pouvoir recon- naître; mais quand il dit (liv. 18, chap. 44) • " Est et can- tharis dictits Scarabcaus parvus frumenta erodens (5), » on nomme aussitôt le petit et redoutable coléoptère auquçl il donne en cet endroit le nom de Cantharis. Théophraste, qui a parlé aussi de ce petit insecte qui s'engendre dans le blé, lui donne de même le nom de Cantharis. De tout ce que nous venons de dire, il résulte que, pour trouver l'insecte nommé Cantharis, considéré par les an- ciens comme nuisible à la vigne, il faudra le chercher par- mi les insectes parfaits dans la classe des Coléoptères; parmi ceux qui ont des couleurs brillantes ou qui sont comuis par leurs propriétés vésicantes ou vénéneuses; mais qu'il peut (1) Aristophane cilé dans AWrovandes, (/c Inscct., ch. 3, t. i, p. iSo. (a) S, Epiphan. Panar, rom, p. 1067, A, (jdit. Pc taz. (3) Orit^encs, Conlra Ceh. lib. (j, cli. 67, p. S/jg, A, édit. Delaruo. (4) Plia., IHsl. nat., liv. sg, ch. 3o, t. 5, p. 107 de l'édit. de Miller. (5) Plin., Ilist, nat,, ch. 44> ou 17, t^ 6, p. «58 de l'édit. Franzius, 7i4 ANNALES se trouver parmi les plus grosses comme parmi les plus pe- tites espèces de cette classe. IX. Kampe et Phteïre. • Je réunis un instant ces deux mots, qui ont cependant des significations très- différentes, parce qu'ils se trouvent réunis dans un passage des Géoponiques(i),le seul où le premier soit mentionné au sujet de la vigne. L'auteur donne une re- cette qu'ont les Africains pour garantir la vigne desPhteïras et des Kampas qui s'y engendrent. Ctesias fait aussi men- tion des Pktelres qui en Grèce font périr la vigne ('2), X. Kampe. Aristote (5) a parfaitement bien connu les métamorpho- ses du Papillon , dont il nomme la larve Kanipc. Il fait par- ticulièrement mention de celle qui vit sur le chou. Théophraste (4), dans son Histoire des Plantes, se sert aussi du mot Kampe, pour désigner l'animal qui mange les feuilles et les fleurs de toutes sortes d'arbres. (i) Geoponic. édit. Niklas, cap. 3o, t. 3, p. 485. (2) Ctesias Indicor. cap. 21, p. 253, edit. Baëhr. Francof. 1S24, in-8°. (5) Arist. , deanim.f liv. 5, ch. ig. (4) Théophrastes, liv, 4, ch. 16. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 716 Pline (1) , en abrégeant ce passage de Théophraste, tra- duit Kampe^z^T Eruca, la Chenille. Nous avons déjà vu que le mot Kampe se retrouve trois fois dans la traduction grecque de la Bible, par les Septtinte; deux fois dans Joël , et une fois dans Amos (2) ; et dans la traduction latine de la Vulgale des mêmes passages , le mot Eruca est toujours celui qui correspond h Kanipe, quoiqu'il ne soit pas certain, ainsi que nous l'avons déjh dit, que Kampe et Eruca répondent Lien au mot hébreu Gaza, dont ils sont l'interprétation. Saint Jean-Chrysostôme, dans un passage remarquable, parle des Kampas comme ayant été l'objet d'un culte au temps du paganisme (3), et ce mot est, avec raison, rendu par celui (VErucas , les Chenilles, de la traduction latine. Dans les dialogues du pape saint Grégoire-le-Grand (4), il est fait mention de Bonirnce, évêque de Ferentum, qui en- tra dans un jardin tout rempli de Chenilles : « Jng^-eisus portum, magnâ hune Erucarum muUitudine invenlt esse coo- pcrtam. » Le pape Zacharie, en traduisant en grec ces mêmes dia- logues, a rendu par Rampes le mot Erucas. Mais ce qui ne peut laisser aucun doute, c'est le passage suivant de Columelle (5) : Animaiia (juœ a nobis appellantur Erucœ grœcè autem KÂMIIAI nominantiir. » (1) Pline, liv. 12, cti. 24. (a) Joël, 1,4; *bid a, aS ; Amos, 4^ 9- {?>) S. Joannes Clirysoslom., Ilcmel , 2, in Àcla npostol., t. 4» P- Cai, liv. i4, édit. Eton, i6i2,in-pl. (4) S. Gregor. Diulo£oriim libri, 4» ïif-'i l <^^P- î?> *• '^> P« ^d^'t édit, de Paris, l'î/S, in-folio. (5) CoUuDielltf, lib, 11, cap. 0, 7i6 ANNALES Les animaux que nous (les Romains) nommons Erucœ (Chenilles) se nomment, en grec, Kampai. Palladius el Columellc , quoique écrivant en lalin , lors- qu'ils ont eu à faire mention de la Chenille, ont souvent pré- féré le mot grec au mot latin. Ainsi Palladius enseigne le moyen de détruire les Che- nilles qui nuisent aux plantes potagères et aux vignes; il conseille de brûler dans les potagers les tiges de la plante qui produit l'ail , de frotter avec de l'ail les serpettes avec lesquelles on taille la vigne, et dit : Campas fertur evincere qui fustlculos alla sine capitibus per liorti omne spatium comburens , nidorimi locis pluribus excitavit. Si contra easdem vitibus voluerimus considère. AUio trito falccs putatorice ferantur ungaenda; (i«). Columelle ayant occasion de parler du désastre causé par la Chenille, se sert deux fois du mot Campe. Nec solum tenrras andent orodere frondes Implicitus conchx liiuax, liiisutaque Campe ^2). Et ensuite : Non aliter qnam decussa pluit arbore nimbus Vel teretes niali, vel lecta"; cortice glandis, Volvitur ad terram distorto corpore Campe (3). (1) Palladius, dans les Scriptorcs de rc rttstiai, cdit. Biponti, t. 1, p. 45. (a) Columell. dccullu horlor, vers. 52}, t. 1, p. 4»o, edit. Biponti, 1787, inS». (5) Columell. decutiu Lorl., \l\. 10, vers. 366. Gcsncr dans son dic- tionoaire cite aussi Sextus Dmpiricus, t, t4; aa sujet du inot Campci DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 717 Il est donc bien démontré que c'est parmi les Chenilles on parmi les larves de Lépidoptères ou de Papillons que nous aurons à rechercher les Katnpcs qui, selon les Gcopo- niques, s'engendrent dans la vigne et y nuisent. XL Phteïre. Quant à Phteïro , on sait que ce mot grec s'applique 5 l'insecte parasite de l'homme , le Pou : par ce mot, Cte- sias (1) et l'auteur des Géoponiques ont-ils voulu désigner toute espèce de vermine nuisible à la vigne, qui comprendrait implicitement les Kampes ou les Chenilles, ou bien ont-ils eu en vue un insecte particulier, petit, et qui, par celte raison, était considéré par les cultivateurs comme le Pou de la vigne ? C'est ce que nous aurons h examiner. XII. ft' Julos ou Jidus. Suidas, auteur du neuvième ou dixième siècle, dit, dans son Dictionnaire (2) , que le Julos est un Ver de la vigne; que ce ver a un grand nombre de pieds; qu'on le nomme (1) Ctcslas,