ïïfie LIBRARY COLÉOPTÈRES DE FRANCE. LYON. — IVlPPxmERlE DE DUMOULIN, RONET ET SIBUET , Quai Sainl-Anloine, 33. {■'^^^ HISTOIRE NAÏUUELLl- COLEOPTER ES DE FRANCE ; . |3rtr ilL (!5, illiil^auî, Sous BiLliolIiéiaiie de la vi'le de I.yi>ii, PioffssouÈ- d'Hisloir»; iidiuiellp uu Collège roy;il, Mindjie de rAtiidciiiie Royule des Scieiiees, Belles-LelUes el Ai Is, de» Sucielés loyale d'Agrieulluie, LiUeiaiie el Liiiiieeiiiie des Sociétés Kiiloiiiulogii|iie de Slellin , des Waluiulisles de Halle, etc.. ele. PALP1C0K1\1'S, L\ON, Ch. SAYY jeune, LIDrxAIUE, QUAI DES CÉLELTLNS, 4S. 1844. )()m)m)0(mm()()mxÉ, Acta liUcraria cl sciciitiiiniiii Succi;i', l. 4. p. 9S. PKEFACr. VIJ fois (les espèces de Linné celles auxquelles le naturalisle lyonnais a imposé les noms donnés par ce grand homme. Il me reste à parler des personnes auxquelles j'ai le plus d'obligations pour celte monographie. M. le docteur Jourdan a bien voulu me confier les Palpi- cornes acquis de M. le comte Dejean pour le Muséum d'His- toire naturelle delà ville de Lyon. MM. Germar et Schaum de Halle et M. Erichson de Berlin ont eu l'obligeance de me confier les types d'un certain nombre de petites espèces. D'autres entomologistes ont laissé entre mes mains leur col- lection, m'ont prêté des ouvrages rares ou précieux, ou m'ont fourni des renseignements utiles; je citerai principalement : A Paris, MM. Aube, Boilleau, de Brème, Chevrolat, Dupon- chel, Guérin-Ménéville , Montandonet Reiche. A Lyon, MM. H. Donzel, Fondras, deFontenay, Gacogne, Guillebeau, Hénon, Ollivier, Ormançay, Perroud et Claudius Rey. Dans les départements, MM. Anjubault, du Mans; Billot, de Haguenau ; Bompart , de Villefranche ; Crémière , de Lou- dun ; Doublier, de Draguignan : Ecoffet , de Montbeillard ; de La Ferté-Sénectère , d'Azay - le-Rideau , près Chinon ; Myard, de Chalon-sur-Saône; Perris , de Mont-Marsan ; Solier, de Marseille. A l'étranger, MM. Chevrier, de Genève; Félix, de Leipzig. Je les prie de recevoir tous ici l'expression de ma gratitude. Nota. Prochainement paraîlroiit deux monographies coni[)rciiant les Trimères fungicoles cl aphidi[)hagcs de Lalredlc. TRIBU DES PALPICORNES. Caractères. Antennes courtes , insérées au devant des yeux , sous les bords saillants de l'épistonie ou des joues ; de six à neuf articles , dont le premier est toujours le plus long, dont les derniers compo- sent une massue ordinairement perfoliée. Mandibules cornées , peu apparentes à l'état de repos. Palpes maxillaires généralement allon- gés , souvent plus grands que les antennes. Menlon grand , corné. Pieds propres à la natation chez plusieurs. Tarses de cinq articles tou- jours entiers, mais dont le premier ou plus rarement les deux pre- miers sont souvent courts , peu apparents. Corps parfois étroit et allongé , habituellement ovalaire ou presque hémisphérique , con- vexe ou voûté. La longueur remarquable des palpes maxillaires chez la plupart des êtres dont nous allons nous occuper , le rôle important auquel ces filets articulés paraissent destinés chez les espèces aquatiques , rôle dans lequel, outre leurs fonctions particulières, ils semblent en- core remplir celles des antennes tant que les insectes sont entière- ment dans l'eau , justifie suffisamment la dénomination de palpicornes imposée par Latreille aux Coléoptères de cette tribu. Réunis par les caractères généraux indiqués ci-dessus, ces petits animaux , dans un examen plus détaillé, présentent selon les genres, des modifications ou des diversités plus ou moins nombreuses , dans la configuration de leurs parties. La tête, toujours penchée, quelquefois inclinée, offre généralement la forme d'une sorte de triangle dont la partie antérieure est tron- quée, et la base plus ou moins élargie suivant la saillie des organes de la vision. 1. 1 PALPICORNTS Le front, habiluellenient uni , est sillonné chez les Hydroques, ou creusé chez lesOchlébies de deux fossettes ou enfoncements profonds. La suture frontale, indiquée par une trace ou sorte de raie parfois à peine apparente , forme le plus souvent un angle dirigé en arrière ; rarement, comme chez les Sperchées , elle paraît transversale. hes joues remplissent, dans cette tribu , un rôle peu important. Or- dinairement confondues avec l'épistome, leur présence se révèle d'une manière moins douteuse dans 'quelques espèces terrestres, comme les Sphéridies , par le prolongement de leur partie posté- rieure dans les cornées. Les yeux, situés sur les côtés du front, sont le plus souvent à fleur de tête , ou à peine proéminents; dans ce cas, ils sont plus ou moins engagés dans le prolliorax , ou voilés en partie par les bords anté- rieurs de ce segment ; d'autres fois, comme chez les Hydroques, ils sont semi-globuleux et débordent par leur saillie les côtés de l'anneau prothoracique. Chez la plupart des espèces aquatiques, les yeux sont postérieurement échancrés par les tempes , qu'on voit alors couver- tes ou hérissées de poils chargés de,faciliter le passage de l'air destiné aux trachées. Les antennes, rarement d'un tiers plus longues que la têie, insérées, comme nous l'avons dit, sous les bords des joues ou de l'épistome, sont composées d'un nombre d'articles variable suivant les genres : jamais elles n'en montrent plus de neuf; quelquefois , comme dans les Sperchées, on ne leur en compte que six. Le scape ou l'article ba- silaire toujours le plus grand , souvent égal ou supérieur au tiers de la longueur totale , est tantôt droit , plus souvent arqué , d'une grosseur presque égale, ou renflé extérieurement soit dans le milieu , soit vers l'extrémité. Les articles intermédiaires de la lige, petits et serrés, sont en général peu faciles à compter ; leur chiffre s'élève ou s'abaisse pour l'ordinaire en raison inverse de celui de la massue. Celle-ci est composée de trois à cinq articles, dont le premier est sou- vent en forme de cornet; les suiyantsen partie perfoliés, transversaux ou irréguliers, sont pubescentsou garnis de poils dont nous indiquerons plus tard l'usage. L'épistome est grand , il affecte pour l'ordinaire la forme d'un pen- tagone irrégulier; sa partie antérieure est fortement entaillée chez les Sperchées, anomalie d'autant plus frappante, que chez ces insectes le labre est invisible en dessus , tandis qu'il est apparent chez tous les autres Hydrophilides. Les mandibules, toujours cornées au moins au côté externe , forte- ment arquées, peu ou point saillantes à l'état de repos, sont biden- tées à l'extrémité, dans un grand nombre , armées souvent en outre INTRODUCTION 3 au côté interne d'une ou de plusieurs deuls simples ou bifules, et pourvues d'une molaire à la base, chez les espèces plus particuliè- rement herbivores. Les mâchoires^ cornées soit presque en totalité, soit plus com- munément ;au côté extérieur seul , sont divisées en deux lobes souvent peu séparés, généralement frangés ou garnis de poils spini- formesau côté interne. Les Sperchées toutefois présentent encore ici, par une anomalie remarquable, un appendice sobulé, arqué, ter- miné par quelques poils ou fines lanières et, d'une forme si grêle, que malgré son défaut d'articulations , il a été pris pour un palpe par plusieurs auteurs. hespalpes maxillaires^ habituellement allongés, parfois beaucoup plus grands que les antennes, sont composés de quatre articles , dont le premier est petit et souvent peu apparent. : le troisième est com- munément plus court que l'un de ses voisins qui montrent l'un ou l'autre , selon les genres, la plus grande longueur. En général ces trois derniers sont peu épais; quelquefois cependant le deuxième comme chez les Sphéridies, ou le troisième comme chez les Ochthébies, présentent un renflement anormal. Les palpes labiaux composés de trois articles de forme variable et toujours plus ou moins courts , semblent par leur brièveté moins dignes de fixer l'attention. La languette k laquelle ils sont attachés est souvent peu apparente. Le rnenfon, toujours grand, présente dans sa figure deux modifica- tions principales : tantôt il est transversal , demi-circulaire , arqué ou subéchancré à son bord antérieur : tantôt il est allongé en espèce de parallélogramme ou graduellement rétréci d'arrière en avant. Le prothorax, quelquefois tronqué ou légèrement arqué en devant, est coupé dans le plus grand nombre en sens contraire, c'est à-dire de manière à embrasser la tête jusqu'aux yeux. Les angles antérieurs sont alors avancés et parfois garnis de poils destinés à favoriser avec ceux des tempes la circulation de l'air. Généralement transversal et plus large que la tête , y compris les organes de la vision , le seg- ment qui nous occupe présente chez les Hydroques une exception contraire à ces deux règles. Dans le plus grand nombre il s'élargit d'avant en arrière , chez les Hélophoriens il est rétréci vers la base. Sa surface unie ou ponctuée et sans autres caractères particuliers chez la plupart, se trouve creusée de plusieurs sillons droits ou si- nueux chez les Hélophores , bossuée chez les Hydroques, marquée de fossettes chez les Ochthébies. h'écusson, toujours existant, mais parfois peu apparent, varie dans ses formes et dans ses proportions. Chez les Hélophores , il se rap- [^ PALPICORNES. proche du triangle ou du deini-cercle; dans les autres genres, il pré- sente un triangle, soit moins long que large, comme dans les Ochtlïé- biesjsoit équilatéral, comme dans les Hydrophiles , soit enfin étroit et allongé , comme on le voit chez les Béroses. Quelquefois presque hémisphériques , ordinairement ovales ou oblongues, rarement elliptiques , les t'/jfres , chez la plupart, dé- crivent à leur côté externe une ligne plus ou moins courbe, prolongée assez régulièrement jusqu'à l'angle suturai, en suivant ainsi tous les contours de l'abdomen qu'elles protègent entièrement; chez d'autres, cette ligne s'arrondit brusquement ou se brise vers l'extrémité qui se montre alors obtuse, tronquée ou même bi-épineuse , et laisse le /?y- gidium en totalité ou en partie à découvert. Leur surface quelque- fois on^ivale ou voûtée , présente tous les degrés intermédiaires entre ces formes et une faible convexité. Presque toujours glabres , par- fois garnies de poils clairsemés ou peu épais, souvent à peine appa- rents , elles sont chargées chez plusieurs d'un calus humerai , creu- sées de stries dans un grand nombre, ou seulement de points striale- ment disposés, quelquefois imprimés uniquement sur la page infé- rieure , mais souvent de manière à tromper l'œil qui croit les voir sur la face opposée. Chez diverses espèces, les élytres, outre les stries ou rangées striales ayant une longueur normale , en présentent une rudimentaire ou très-courte , située entre les deux plus rapprochées de la suture. Les intervalles sont quelquefois, soit presque tous , soit alternativement élevés en forme de côtes , au moins sur une partie de leur longueur; plus communément ils sont planes ou à peu près : quelquefois alors, comme chez divers Hydrophiliens, ils montrent des lignes irrégulières de points plus gros que ceux des rangées qui les limitent. Dans peu d'autres tribus la face inférieure du thorax présente au- tant de caractères utiles à consulter. Chez les espèces aquatiques, elle est recouverte d'un duvet destiné à empêcher le contact immédiat de l'eau. Le prosternum se resserre ou s'élargit selon le volume ou la di- rection des hanches toujours en harmonie avec le rôle plus ou moins pénible que doivent jouer les pieds de devant. Ainsi, chez les Palpi- cornes plus particulièrement nés pour la marche ou pourvus de han- ches moins volumineuses , le prosternum semble disparaître quand elles sont contiguës , comme chez les Hélophores ; quand elles sont distaules, il présente une sorte d'arête ou côte longitudinale et d'é- gale largeur , comme chez les Hydrœnes. Dans les espèces propres à fouir ou destinées à la nage , il est d'une forfiie et d'une surface va- riable. Ordinairement les hanches obliquement dirigées le rétrécis- sent postérieurement, et le forcent à faire une saillie triangulaire, INTRODUCTION. 5 soit relevée en carène , avec la pointe plus ou moins prolongée entre les pieds de devant ; soit creusée en gouttière, avec le sommet di- rigé en sens opposé , ou vers le menton , comme les Hydrophiles en offrent l'exemple. Quelquefois , comme on le voit chez les IMéjasler- nès , il rejette latéralement les hanches , et s'étend en une surface plane , en forme de mitre ou de pentagone postérieurement bidenlé. Chez les Palpicornes presque uniquement marcheurs, le mésostcr- niwi n'offre également point de particularités bien remarquables ; il n'en est pas ainsi chez les autres. Tantôt alors il se développe en largeur en refoulant sur les côtés les hanches médiaires, et sa partie antérieure s'avance en forme d'angle dans les entailles du prosternum; tantôt les hanches plus rapprochées le compriment en le forçant à s'avancer. Ordinairement alors il a la figure d'une lame ou d'une sorle d'ellipse très-allongée , parfois sillonnée sur sa tranche, très-rétrécie soit à ses deux extrémités , soit à une seule. Parfois l'antérieure , comme on le voit chez les Cœlostomes , se termine en fer de flèche ; d'autres fois la postérieure semble se souder avec le mêtasternum. Dans ce cas, ce dernier est quelquefois aussi relevé en une carène qui semble la continuation de la précédente. Son extrémité posté- rieure est alors terminée en pointe prolongée chez quelques-uns au- delà du premier arceau ventral , bornée chez d'autres à la naissance des pieds de derrière. Mais ordinairement le mêtasternum n'offre point de saillie aussi prononcée ; il s'élargit simplement d'avant en arrière soit en carène très-obtuse et graduellement affaiblie , soit en se rapprochant davantage de la surface plane ; souvent il forme ce que nous avons nommé la cuirasse ou la plaqiie mélaslernale , espace généralement plus élevé, plus uni, plus lisse que les parties voisi- nes du postpectus, souvent creusé d'un sillon , parfois chargé de re- liefs ou limité par eux. De toutes les parties de la face inférieure du thorax , les pieds mé- ritent un examen plus spécial. Les caractères qu'ils fournissent se lient plus visiblement aux habitudes et au genre de vie des individus. LesPalpicornesvivants,suivant les genres, dans des milieux très-diffé- rents, les organes locomoteurs dont nous nous occupons présentent chez eux des modifications nombreuses. Chez ceux de ces petits ani- maux dont les pieds de devant doivent produire des efforts labo- rieux , les hanches antérieures sont enchâssées obliquement dans l'antépectus et graduellement renflées à la base. Chez les autres , elles sont à peu près globuleuses. Quant aux hanches postérieures, dotées d'un développement plus considérable , leur direction est générale- ment transversale , surtout chez les espèces terrestres où elles ont un rôle plus pénible à remplir. 6 PALPICORNES. Les cuisses ont également des formes en harmonie avec leurs fonctions. Ainsi chez les Palpicornes dont la destinée est de mar- cher dans les eaux plutôt que d'y nager , elles sont grêles et d'une grosseur presque égale sur toute leur longueur. Chez les espèces propres à la nage , les antérieures sont élargies à la base , pour augmenter la force de leur action ; les intermédiaires et posté- rieures renflées vers le milieu. La même modification se montre bien plus prononcéejou atteint son maximum de développement chez ceux, tels que les Sphéridies, qui ont besoin d'efforts puis- sants pour se frayer un chemin dans les matière» sordides qu'ils ha- bitent, ou pour s'enfoncer dans le sein de la terre. D'autres fois, comme chez certaines Limnébies, elles présentent dans l'un des sexes une arcuité qui ne se montre pas dans l'autre. Les cuisses de diverses espèces aquatiques sont revêtues en partie ou en totalité d'un duvet serré destiné à empêcher l'eau d'adhérer à leur surface. Les jambes obéissent aux mêmes lois d'harmonie que les pièces précédentes ; elles s'éloignent ou se rapprochent de la figure cylin- drique, suivant les difficultés plus ou moins grandes qu'elles sont chargées de vaincre. Chez les Helophores, par exemple, dont les pieds sont principalement marcheurs, les tibias ont presque la forme tubulaire ou sont peu sensiblement moins grêles à leur extrémité qu'à la base; chez les Hydrophiles, chargés de fendre l'eau, les jambes com- mencent à se montrer comprimées ; chez les Cercyons et les Mégas- ternes , insectes propres à fouir , elles se dilatent et s'aplatis- sent comme une lame soit arquée sur sa tranche externe , soit gra- duellement élargie de la base à l'extrémité , en forme de triangle allongé. Dans ces dernières espèces , leur arête extérieure est armée de dentelures à l'aide desquelles elles peuvent ouvrir la terre avec plus.de facilité; chez d'autres, comme les Sphéridies , elles sont pourvues de fortes épines , presque disposées en vertioiiles et desti- nées visiblement à faciliter leurs efforts souterrains; enfin, chez les aquatiques ou du moins chez celles qui doivent nager avec facilité , une semblable armure eût été iriutife ; mais en revanche , tantôt les tibias intermédiaires sont pourvus d'une touffe de poils à leur ex- trémité , et d'une rangée longitudinale de cils raides à leur bord in- terne , tantôt le côté interne de la même paire et de la postérieure est muni de longues franges de poils. Quelquefois , comme dans cer- taines Limnébies, les jambes postérieures , par une forme particu- lière , servent à caractériser le sexe et l'espèce. Toujours les jambes sont terminées par deux éperons. Avec quelle admirable entente les tarses n'ont-ils pas reçu des des- tinations et conséquemment des formes différentes? Là, comme chez INTRODUCTION. -y les Sphéridies, vivant au sein des déjections animales, ou obligés de se frayer un chemin dans le sol, les antérieurs, pour ne point gêner le jeu des jambes de devant, ont la faculté de se relever et de se loger en partie ou en totalité dans une gouttière du côté postérieur de celles-ci; ici , comme chez les Hydrophiles, les intermédiaires et pos- térieurs sont déprimés comme des rames, et pourvus au côté in- terne d'une frange de poils, pour faciliter la progression de ces insectes au milieu des eaux. Les tarses fournissent, dans la longueur et les pro- portions relatives des pièces qui les composent, des caractères utiles à signaler. Chez les Palpicornes terrestres , le premier article est le plus long, ou du moins plus grand que le deuxième ; chez les aquatiques il est court, souvent caché et peu distinct, et le dernier, par opposition, égale quelquefois, comme dans les Sperchées, tous les précédent» réunis. Les tarses antérieurs présentent dans plusieurs espèces des singularités particulières au sexe masculin : ainsi, le deuxième article est plus volumineux dans les Béroses : ainsi, le dernier est renflé en cône renversé dans les Sphéridies , ou comprimé et dilaté, dans les Hydrophiles, en forme de triangle allongé, tranchant sur les bords et garni au-dessous de petites ventouses. Les ongles ont une conformation ou un développement toujours pro- portionné à leur utilité. Nous les verrons donc très-arqués chez les Hélophoriens auxquels ils servent à se cramponner, plus droits et plus amaigris chez les espèces propres à fouir, comme les Sphéridies, où leur rôle est presque passif. Quelquefois chaque ongle est armé au- dessous , à la base , soit d'une dent , soit d'un crochet dont la longueur peut atteindre la moitié de la branche principale. Toutefois cet ap- pendice ou crochet inférieur disparaît aux pieds de devant, chez les Hydrophiles mâles , et par une disposition anormale facile à observer chez les mêmes insectes et chez d'autres tels que les Sphéridies , ces ongles qui terminent les tarses antérieurs présentent, dans le même sexe , des proportions fort inégales dans leur développement. La plantule , rudimentaire chez plusieurs, s'avance d'autres fois en forme d'appendice plus ou moins prolongé , tantôt terminé par deux soies divergentes , tantôt par une sorte de pinceau. Les pieds , examinés en général , fournissent encore le sujet de di- verses observations. Ils sont longs et grêles chez les insectes dont la destinée est de marcher ou de se cramponner à divers corps , courts et comprimés chez ceux qui sont obligés de fouir; chez ces derniers, ils sont plus ou moins contractiles , chez les autres jamais d'une ma- nière bien prononcée. Dans plusieurs genres , les pieds antérieurs sont plus grands chez les mâles que dans l'autre sexe; et dans ce dernier, par compensation, les postérieurs sont parfois chargés d'une fonction 8 Pl.LPICORIfF.S. fort importante , celle de retenir à l'aide des hanches , ou d'embrasser avec les pièces suivantes, le sac d'œufs, que certaines femelles portent avec elles. Dans la plupart des Palpicornes , les pieds de chaque paire sont insérés très-près l'un de l'autre ; chez quelques-uns, tels que les Mégasternes, les antérieurs et surtout les intermédiaires, sont plus écartés que les postérieurs. h'abdonien , presque toujours entièrement voilé par les élytres , offre par là peu d'intérêt dans l'examen de sa partie supérieure ; il n'en est pas ainsi de sa partie inférieure ou du vendre. Celui-ci varie en étendue suivant le développement des derniers segments pectoraux. Chez les Palpicornes marcheurs , il est ordinairement aussi long que ces deux arceaux réunis ; chez les espèces condamnées à un système de progression plus pénible, et dont la poitrine doit loger des hanches plus volumineuses ou pourvues de muscles plus puissants , il est réduit à des proportions plus modestes. Dans tous les cas , plusieurs de ses arceaux se trouvent annihilés; leur nombre est ordinairement réduit à cinq, quelquefois il s'élève jusqu'à six, comme dans les Hydraînes, ou môme à sept comme chez les Limnébies. Ordinairement ils sont planes comme les lames d'une cuirasse; chez les Hydroques, chacun d'eux forme une sorte de côte transversale et crénelée- Parfois le ventre est longitudinalement élevé en carène dans son milieu , comme on le voit chez les Hydrophiles. Les arceaux de la partie qui nous occupe, offrent dans leurs proportions relatives des différences qui ne sauraient être négligées : ainsi, chez quelques espèces l'antérieur se montre le plus grand ; chez la plupart des autres , au contraire , le postérieur ou l'avant dernier ont visiblement la plus grande longueur. Celui-là est quelquefois'chargé d'une côte longitudinale ; l'un de ceux- ci présente souvent divers caractères , soit particuliers à l'un des sexes, soit communs à tous les deux. Chez les Limnébies, par exemple, le sixième montre là, une touffe de poils, ici une saillie ou une bi- furcation uniquement propres aux mâles ; chez divers Béroses , il est échancré et terminé par deux dents. Le ventre enfin, chez les Cyllidies, offre quelque chose d'anormal qui n'a pas été encore signalé : ses deux arceaux antérieurs plus intimement unis, et au moins égaux en longueur aux trois autres pris ensemble , sont creusés de deux fos- settes voilées par de longs cils et couvertes par deux sortes de plaques ou d'écaillés transversalement unies. Après avoir exposé les modifications que présentent les Palpicornes dans les caractères extérieurs de leur organisation , si nous les exami- nons dans leur enfance, dans cet état où, comme tous les autres Coléop- tères, ils se cachent sous un déguisement complet, nous trouverons encore entre eux d'assez grandes analogies de formes. iNTRODUCTIOÎf. 9 Leurs larves ont une tête écailleuse , offrant quelquefois , par une disposition anormale en harmonie avec leur genre de vie , la partie supérieure concave et l'inférieure convexe; des mandibules cornées, généralement dentées au côté interne , soit courtes et très-arquées , soit allongées et moins courbées ; des mâchoires servant d'appui à des palpes labiaux de trois à quatre pièces ; une languette portant des palpes de deux articles ; des yeux lisses en nombre variable , situés sur les côtés de la tête ; des antennes de trois à quatre pièces d'inégale longueur. Le corps, composé, après la tête, de onze à douze anneaux, quelquefois peu faciles à compter quand ils sont couverts de rides, est allongé , graduellement rétréci , soit depuis la tête, soit seulement à partir des quatrième à sixième segments. Il porte au-dessous de chacun des trois premiers une paire de pieds ; les côtés de la plupart des autres sont souvent garnis latéralement d'appendices, ou armés d'une dent et munis de tubercules. Malgré l'analogie plus ou moins rapprochée de leurs formes exté- rieures, ces larves n'ont toutes ni les mêmes mœurs, ni les mêmes lieux d'habitation. Les unes sont terrestres, les autres, au contraire , se plaisent uniquement dans les eaux , surtout dans les étangs et dans les mares. Mais ces dernières, pour respirer, sont obligées de sortir de leur élément à des intervalles plus ou moins rapprochés, pour se mettre en communication avec l'air extérieur. La Nature leur a rendu faciles les moyens d'arriver à ce but. Il leur suffit d'élever au-dessus des eaux la partie postérieure de leur corps , et le fluide aérien né- cessaire à leur exislence pénètre par une ouverture à laquelle abou- tissent leurs deux derniers stigmates : les autres semblent uniquement réservés à la sortie de l'air vicié. Frisch , Rœsel , Lyonnet , de Geer et Miger ont étudié les habitudes et suivi les développements de plusieurs de ces larves aquatiques. Celles sur lesquelles ils nous ont laissé des détails, appartiennent à la famille des Hydrophiliens. Toutes sont carnassières ; mais leurs ruses et leurs moyens d'attaque méritent, par leur diversité , de fixer notre at- tion. Quelques-unes, plus favorisées, savent nager avec facilité et peu- vent ainsi parcourir librement les lieux qui leur furent assignés pour domaine. Quelquefois accrochées aux plantes , souvent retirées au fond des eaux , tantôt elles errent ça et là , cherchant leur nourriture, tantôt immobiles comme le chat guettant sa proie , elles attendent avec patience que le hasard serve leur appétit. Si une larve étran- gère , que sa faiblesse rend incapable d'une résistance bien sérieuse, est conduite par son funeste destin vers l'endroit où elles ^e tiennent avec une hypocrite tranquillité, elles la saisissent entre leurs mandibules avides , gagnent la surface des eaux au-dessus desquelles elles élèvent 2 10 PALPICORNES. leur lêle , Iransporlent ainsi la malheureuse dans un élément qui n'est pas le sien, pour paralyser plus facilement ses efforts, et la sucent im- pitoyablement pendant les convulsions de sa cruelle agonie. Certaines larves de Palpicornes , que les anciens naturalistes avaient regardées comme des créatures extraordinaires , ayant les pieds sur le dos, semblent, avons-nous dit , porter la tète sens dessus dessous. La nature ne leur a pas donné en vain une si singulière conformation. La position renversée de leur tête leur permet de saisir facilement en dessous les bulimes et autres mollusques cachés à la surface des eaux, parmi les plantes aquatiques. Dès que l'un d'eux se trouve pris entre leurs pinces cornées , elles plient leurs corps en arrière , ou plutôt donnent à leur tête une position plus inclinée encore et élèvent un peu le dos. Celui-ci leur sert de point d'appui pour casser la coquille et de table pour manger l'animal qu'elle renfermait. Leurs moyens de défense ne sont pas moins singuliers que ceux d'attaque. Si on cher- che à les saisir , elles se rendent tout à coup si flasques , qu'on croirait voir en elles un corps privé de vie ; et si cette ruse n'obtient aucun succès, elles contractent leur abdomen et éjaculent par sa partie postérieure une liqueur noire et fétide, capable de faire lâcher prise à la main qui les retient. Les larves dont nous venons de parler se suspendent généralementla tète en bas quand elles viennent respirer ; elles semblent sou- tenues dans cette position par deux appendices courts et charnus, situés un peu au-dessous de l'organe respiratoire. Les autres larves aquatiques appartenant à la même famille , chez lesquelles on ne voit point de semblables appendices, sont privées de la faculté de nager. Ne pouvant habiter le fond des mares en raison du besoin impérieux qui les forcerait à le quitter fréquemment pour se mettre en communication avec l'air extérieur , elles se tiennent près de la surface, y pourchassent les petits animaux dont elles font leur nourriture , parcourent dans ce but les mares , soit en cheminant entre deux eaux, soit, plus ordinairement on marchant à la renverse comme sur un plafond , ou en exécutant des mouvements vermicu- laires horizontaux. Leur organe respiratoire produit, quand elles le veulent , l'effet d'une ventouse pour fixer l'extrémité de leur corps et leur permettre de changer brusquement la direction qu'elles suivaient. Quelquefois dans leur vie aventureuse , elles quittent les eaux pour s'égarer sur le rivage , mais elles ne tardent pas à regagner leur première demeure. Plus douces dans leurs mœurs, les larves aquatiques de divers Hé- lophoriens semblent se contenter uniquement des végétaux ou de leur détritus. La plupart habitent aussi les eaux tranquilles, mais plusieurs INTRODUCTION. îî se trouvent également dans les ruisseaux, niènic dans ceux qucles pluies alpines convertissent souvent en torrents impétueux. Toutes les larves dont uous venons de parler sont destinées , sous- leur dernière forme, à vivre encore dans l'élément humide ; mais il ne faudrait pas en conclure que tous les Palpicornes qui sont aquatiques dans leur état le plus parfait, doivent dans leur enfance se cacher aussi au sein des eaux ; quelques-uns, comme les Limnébies , sont terrestres, suivant les observations restées inédites de Miger. Les autres larves de cette tribu, qui cachent aussi leur existence dans la terre , appartiennent principalement à la famille des Sphéridiens. Peu connues jusqu'à ce jour , nous suppléerons à leur égard au silence des auteurs. Sous des formes extérieures analogues à celles des Hy- drophiliens, elles montrent des goûts bien différents. Elles vivent de matières excrémentielles , particulièrement de celles des solipèdes et des ruminants, matières enfouies dans le sol par la sollicitude active d'une mère. Ainsi cachées au jour, peu d'ennemis vont attaquer ces larves dans leur séjour souterrain, Il n'en est point ainsi des carnas- sières dont nous avons parlé ; si elles délivrent nos mares d'une foule de mollusques et d'autres petits animaux qui y p'ullulent, elles ser- vent à leur tour de nourriture à divers habitants des eauv ; et comme si ce n'était point assez pour maintenir leur nombre dans de justes bornes, elles trouvent dans leurs mues ou changements de peau des épreuves difficiles, où souvent elles succombent. Le temps pendant lequel les Palpicornes traînent leur existence vermiforme, varie selon les espèces et quelquefois suivant les circons- tances; souvent il est borné à un ou deux mois, jamais il ne se pro- longe au-delà du demi-cercle de l'année. Après avoir passé , avec des circonstances plus ou moins heureuses , les jours consacrés au développement de leur corps , les larves dont nous nous occupons , cessent de manger et sentent approclier l'époque de leur changement en nymphe. Celles qui vivent au sein de la terre trouvent facilement dans les lieux qu'elles habitent, une retraite sûre pour y passer les moments de repos et de sommeil qui leur seront néces- saires; les aquatiques , ou du moins celles des Hydro})liiliens qui nous sont connues , éprouvent le besoin de quitter les eaux , où dans leur état futur elles ne pourraient plus recevoir l'air nécessaire, car le fluide aérien n'aura désormais d'autre entrée que par les stigmates latéraux; et telle est la rapidité des changements d'organisation qui s'opèrent en elles, qu'elles trouveraient bientôt la mort dans l'cléinont qui fut le leur , si on les obligeait à y prolonger leur séjour. Elles s'ap- prochent du rivage, pénètrent dans la berge à l'aide de leurs man- dibules et de leurs pattes, s'y creusent au-dessus du niveau des eaux, 12 PALPICORNES à deux ou trois pouces de profondeur, une cavité sphérique dont elles durcissent par la pression la paroi intérieure ; et au bout de huit ou dix jours de repos, leur peau desséchée se fend sur le dos et livre pas- sage à la nymphe. Sous ce nouveau déguisement , l'insecte laisse pressentir sa forme dernière. Sa tête , selon l'usage , est inclinée, ses pieds sont couchés symétriquement sur la poitrine et sur le ventre comme les bras d'un enfant dans ses langes; ses élytres et ses ailes cachées dans leur enve- loppe , embrassent les flancs des segments pectoraux. Nous avons dit qu'avant de passer au second état de leurs métamor- phoses, les insectes dont nous parlons prennent tous les moyens ca- pables d'assurer leur bien être et leur sécurité. La nature y contribue aussi pour sa part. Ainsi, les nymphes des Hydrophiliens auraient eu peut être à redouter les effets de l'humidité en reposant couchées sur une terre voisine des eaux ; mais tout a été prévu pour elles. Leur corps courbé en arc ne porte qu'à ses deux extrémités, et il est pourvu à sa partie postérieure de deux appendices, et à la partie antérieure de son prothorax , de divers filets semi-cornés, recourbés eu forme d'aigrettes, et destinés à lui empêcher d'avoir avec la terre un contact trop im- médiat. La courbure de ces sortes d'aigrettes a une telle relation avec celle de la paroi contre laquelle elles s'appuient, que la nymphe peut facilement, à l'aide de quelques mouvements des anneaux du ventre , reprendre la position qui lui est la plus avantageuse, dans le cas où des circonstances particulières auraient pu la lui faire perdre. Le ventre est pourvu sur les côtés de filets analogues qui concourent au même but. Ces nymphes, dans le principe, sont d'une couleur blanchâtre ; mais peu à peu elles prennent une teinte plus foncée , et au bout de huit jours pour les unes, de trois semaines et même un peu plus pour les autres , le voile qui cachait les dernières formes de l'insecle se dé- chire et permet enfin à celui-ci de paraître dans son état le plus parfait. Dans les premiers moments de leur entrée dans une vie nouvelle , ces petits animaux se montrent avec tous les signes de la faiblesse; mais grâce à l'action de l'air , leurs téguments acquièrent bientôt de la consistance , et leur corps se pare graduellement des couleurs qu'il doit avoir. Enfin après un repos nécessaire pour consolider les chan- gements qui viennent de s'opérer , repos d'une durée variable , mais généralement plus court pour les petites espèces que pour les grandes, ces insectes commencent à s'agiter dans la prison obscure qui les cap- tive et s'ouvrent un chemin pour arriver à la lumière. Quelquefois la sécheresse de. la terre paralyse leurs efforts et retarde leur déli- INTRODUCTION. 13 vrance ; mais si le sol est dans un état de fraîcheur favorable , ils ne tardent pas à paraître sur une nouvelle scène, pour y jouer le dernier rôle qu'ils ont à remplir. Fidèles alors aux lieux qui les ont vus naître , les Palpicornes pro- venant de larves aquatiques, retournent dans les eaux où s'est cachée leur enfance; mais leurs mœurs et leur genre de vie ont plus ou moins changé. Ceux, par exemple, dont les dents avides étaient tou- jours prêles à déchirer une proie palpitante , par une conversion non moins étonnante que leur métamorphose, se contentent sous leur dernière forme de la maigre nourriture des plantes. Les uns , en rongent les feuilles nouvelles ; les autres attaquent quelques parties de leurs tiges, celles surtout qui sont languissantes ou en voie de décomposition ; et s'il en est parmi eux qui reviennent par- fois à leurs goûts carnassiers, il faut, pour les faire sortir de leur régime frugal , des circonstances particulières et généralement exceptionnelles. Il suffirait de voir les Palpicornes se mouvoir dans les eaux pour jugerdeleurshabiludes pacifiques. Les plus agiles d'entre eux n'ont ni la vivacité du Dytique vivant de rapine, ni celle du Gyrin plongeant pour atteindre sa proie. Les uns ont les jambes et les tarses ciliés et souvent aplatis en forme de rame, de manière à pouvoir au gré de leurs désirs parcourir toutes les parties de leur humide séjour ; les autres sont conformées de manière à nager difficilement. Parmi ces derniers , il en est qui se fixent aux pieds ou aux racines des plantes marécageuses, les autres errent sur les tiges des végétaux, se caclient sous leurs feuilles ou parcourent à la renverse la surface des eaux tranquilles. Ceux qui peuplent les ruisseaux se cramponnent aux flancs des pierres, surtout de celles dont la partie supérieure n'est pas entièrement submergée. La nature qui a tout prévu pour eux , leur a donné des ongles robustes et des pieds allongés ; et si les flots au sein desquels ils vivent viennent à les entraîner, ils s'abandonnent au cou- rant , le corps sans mouvement et les pattes étendues , prêtes comme des harpons, à s'accrocher aux premiers points d'arrêt qui se pré- senteront. Les Palpicornes aquatiques, comme tous les autres insectes, ne sauraient vivre sans renouveler à des intervalles plus ou moins rap- prochés , l'air nécessaire à leur existence. La fréquence de leur res- piration est généralement en harmonie avec l'activité de leurs mou- vements. Nous avons dit qu'à partir de l'état de nymphe , ce n'est plus par l'ouverture postérieure, mais par les stigmates latéraux que pénètre dans les tranchées le fluide aérien. Si quelques espèces ha- bituellement retirées au fond des eaux se pourvoient d'oxygène , soit 14 PALPICORNES. par les phénoniènes^dont nous devons l'explication à M. Dutiochel(l)y soit par d'autres moyens peu connus encore , la plupart de ces petits animaux viennent chercher à la surface l'air vital dont ils ont besoin. Il leur suffit pour y monter de se laisser aller , et leur corps plus léger que l'élément qu'ils habitent s'élève sans efforts; mais souvent plusieurs négligent de prendre cette voie et arrivent à fleur d'eau en suivant les tiges des plantes dont ils sont les hôtes fidèles. Aucun des insectes dont nous nous occupons, ne fait provision d'air à la manière des Dytiques. On ne les voit pas, comme on l'a souvent écrit, faute d'observations exactes, se suspendre la tête en bas, en écartant leurs élytresde la partie postérieure de l'abdomen; mais ils se présentent à la surface dans une position presque horizontale ou légèrement inclinée d'avant en arrière. Leurs antennes qu'on croyait sans emploi, parce que dans l'eau ils les tiennent couchées sous les côtés de la tête et du prothorax, leurs antennes, selon l'observation d'Audouin , leur sont alors d'un merveilleux usage. Ils les élèvent de manière à établir avec leur secours , près des tempes principalement , des interstices par lesquels l'air peut se glisser sous le corps. La plupart allongent alors le coujdégagent'ainsila tête du segment qui la suit, et la maintiennent dans cette position en faisant passer la massue des antennes entre la partie postérieure des yeux et le bord antérieur du prothorax. Cette massue , chez quelques-uns , est composée d'nrticles irrégulièrement arqués , laissant entre eux des vides par lesquels l'air peut passer. Pour empêcher à l'eau de remplir ces divers interstices , la nature a eu soin de couvrir la massue d'un duvet serré, et souvent de hérisser de poils soit les tempes , soit les angles antérieurs du corselet. Le fluide aérien pour lesquels ces obstacles sont j impuissants, glisse sur la poitrine à laquelle un duvet plus ou moins épais, empêche l'eau d'adhérer, se répand sous la partie inférieure du corps en couche argentée, et, parles stigmates, s'introduit facilement dans les trachées. (l) L'un des gaz qui constituent l'air atmosphérique, dit M. Dutrochet, se trouvant enfermé sous l'eau avec laquelle il est en contact immédiat , ou dont il est séparé par une membrane perméable à l'eau , ce gaz puise dans l'air dissous par l'eau les éléments dont l'adjonction doit le reconstituer air atmosphérique, et cela, dans les proportions où ce» éléments existent dans l'atmosphère. Il résulte de là que tel insecte organisé pour vivre dans l'air peut cependant vivre constamment submergé, pourvu qu'il soit environné d'un peu d'air qui sera retenu autour de lui , soit par une enveloppe adaptée à cet usage , soit par tout autre moyen. Cette petite quantité d'air privée par la respiration de l'insecte d'une partie de son oxygène , le reprendra à l'eau ambiante en lui livrant le gaz azote, et en même temps le gaz-acide carbonique produit par la respiration sera dissous par l'eau qui livrera en échange de l'air atmosphérique , mais en bien moindre volume. INTilODUCltON. 15 Souvent ces petits animaux se mettent en communication plus intime avec l'air extérieur. Ainsi ceux dont la marche forme le sys- tème ordinaire de progression , se rencontrent parfois hors de leur hu- mide demeure. Les uns mettent à profit les pluies deté ou la fraîcheur qu'elles ont répandue , pour se promener sur les rochers moussus qui s'élèvent du lit des ruisseaux. Les autres visitent même sous les feux du soleil les bords de leur liquide empire. D'autres enfin , et principa- lement le soir, grimpent à la cime des plantes qui dominent la surface des mares , et s'y cramponnent plus ou moins long-temps immobiles , comme si , charnues du spectacle de la nature , ils se plaisaient à en contempler les merveilles. Les Palpicornes nageurs quittent moins légèrement les eaux qu'ils habitent. Inhabiles à la marche, quels motifs pourraient les pousser sur le rivage? Cependant, quand sous l'influence de la chaleur, les mares où ils vivent, viennent à être desséchées, ils se retirent sous les pierres voisines ou s'enfoncent dans la vase , et y restent parfois jusqu'au moment où des pluies nouvelles leur permettent de reprendre leur genre de vie habituel. Mais la nature ne les a pas condamnés à celte dure extrémité. Elle leur a donné des ailes au moyen des- quelles ils peuvent , quand il leur plaît, se transporter au loin. C'est principalement à la faveur de la clarté douteuse du crépuscule ou dans les heures plus mystérieuses de la nuit qu'ils entreprennent ces voyages aériens. Parmi les Palpicornes provenant de larves terrestres, quelques-uns en revêtant leur forme la plus belle , se rendent aussi dans les eaux ; mais le plus grand nombre cherche ailleurs un asile. La plupart hanlent les déjections fraîchement déposées des solipèdes et des ru- minants et se nourrissent de ces matières sordides. Leurs pieds fouisseurs et leurs jambes hérissées d'épines dirigées en arrière, leur permettent de se frayer un chemin facile dans ces lieux immondes, et leur corps lisse et demi-sphérique semble avoir été conformé à dessein pour n'opposer à leur marche aucune résistance. Quelques autres habitent les détritus des plantes ou les substances cryptoga- miques, principalement celles qui s'attachent en parasites aux troncs des arbres résineux , et vivent soit de ces productions végétales, soit peut-être aussi des matières excrémentielles des autres insectes bo- liiophages. Les Coléoptères de cette tribu ont une robe de couleurs généralement tristes. Celle des Sphéridiens , travaillant dans l'ombre et fuyant le grand jour , est, pour l'ordinaire, complètement lugubre ou souillée de rouge obscur ou livide. Celle des Hydrophiliens a souvent les teintes verdâlres ou limoneuses que prêtent les poètes à la barbe des 46 PALPICORNES. dieux des fleuves. Les Hélophoriens sont en partie grisâtres, comme les plantes sur lesquelles ils se jouent, ou d'un rouge terreux comme les rivages qu'ils parcourent; plusieurs cependant présentent l'éclat mé- tallique du cuivre, et quelques petites espèces, dédommagées de l'in- fériorité de leur taille par les avantages de la beauté, étalent sur leur cuirasse d'or tous les signes de l'opulence. Les Palpicornes, comme les autres êtres, ont aussi leurs moyens de défense ou leurs ruses contre leurs ennemis. La plupart de ceux qui habitent les eaux stagnantes , fuient dans la vase celui qui leur fait la guerre. L'Hydrophile se sert de la pointe acérée de son sternum , pour faire lâcher prise à la main qui l'a saisi. Plusieurs par leur en- veloppe lisse et leur vivacité échappent aux doigts qui cherchent à les retenir. Quelques-uns, surpris à l'improviste , s'arrêtent immobiles avec toutes les apparences d'un corps privé de vie. Les Sphéridiens, poursuivis dans leurs retraites , en suivent les dédales avec une agilité prodigieuse , et s'enterrent dans la terre jusqu'au moment où le danger semble s'être éloigné. Toutes les contrées de la France offrent à l'entomologiste la plus grande partie des Palpicornes dont la description va suivre ; les zones extrêmes toutefois ont des richesses qui leur semblent particulières. Le plus grand nombre de ces petits animaux aiment les eaux ou leur voisinage. Les uns se cachent dans les mares, quelquefois les plus fangeuses , ou habitent les étangs même saumâtres ou salés; les autres se plaisent dans les ruisseaux de nos plaines , ou dans ceux plus im- pétueux et plus limpides dont les neiges des Alpes alimentent les sources. Presque tous semblent avoir une vie sans repos. Tous par- courent dans le cercle de l'année les diverses phases de leur existence; mais la nature a établi , dans la longueur du temps nécessaire au dé- veloppement des diverses familles, des différences en harmonie avec leur utilité dans le monde. Ainsi , aux espèces chargées de contribuer à la disparition des matières excrémentielles de nos grands animaux domestiques, elle a donné une vie plus active , des transformations plus promptes à se succéder, afin de multiplier les générations de ces ouvriers laborieux et d'utiliser leurs services pendant toute la durée des beaux jours. Elle n'en a pas agi de même envers ceux qu'anime dans leur enfance le génie de la destruction. Elle a mis des bornes à leur fécondité ; elle les a généralement condamnés à employer toute l'année à l'accomplissement de leurs destinées , en limitant toutefois la durée du temps où ils déploieront leur appétit carnassier. Parvenus à leur état parfait , ordinairement du milieu de l'été à celui de l'au- tomne , ces Palpicornes aquatiques passent sans utilité pour la per- pétuité de leur espèce le reste de l'arrière saison. On dirait qu'ils oot INTSODUCTION. 17 ies froids prêts à survenir. Pour éviler leurs rigueurs, eux-mêmes s'enfoncent dans la vase et y restent blottis pendant les tristes mois de l'hiver; mais dès que des vents pins doux viennent attiédir l'air et réveillerla végélatio;i endormie , ils quittent leur retraite limoneuse, sous l'influence de la chaleur renaissante. Bientôt une inquiétude pres- sante les agite : avant de payer à la mort le tribut qu'ils doivent lui compter, ils songent à laisser des descendants, héritiers de leurs goûts et de leurs habitudes. Les femelles, chargées du soin important d'as- surer le sort de ces cires futurs , déploient toutes les ressources de leur instinct maternel. Celles des Hydrophiles , à l'aide de deux fi- lières écailleuses et coniques , situées à la partie postérieure de l'ab- domen, construisent et lient aux feuilles des plantes aquatiques une sorte de coque de soie presque pirifornie ou plutôt ovoïde , et ter- minée par un pédicule relevé; dans ce réceptacle impénétrable à l'eau elles déposent quarante-cinq à cinquante œufs allongés , verticale- ment disposés en demi-cercle , et séparés entre eux par un duvet cotonneux. A douze ou quinze jours de là , selon l'élévation de la température, naissent de jeu nés larves qui, après s'être jouées quelque temps autour de leur berceau dont elles semblent ne s'éloigner qu'à regret, vont, poussées par la faim, chercher à satisfaire les penchants cruels dont elles ont hérité. Dès ce moment elles se séparent pour tou- jours, et si le hasard leur fournit plus tard l'occasion d'une rencontre, c'est d'un œil ennemi qu'elles se mesurent; quelquefois alors elles s'avancent l'une contre l'autre, les mandibules enlr'ouvertes, souvent elles entrecroisent ces armes redoutables, puis reculent épouvantées, comme si elles s'étaient reconnues; d'autres fois, elles se font une guerre plus sérieuse. Certaines femelles d'Hydrophiliens, animées d'un amour plus tendre encore , renferment leurs œufs dans une espèce de sac, et, à l'exemple de quelques araignées, les portent sous le ventre comme un trésor précieux, et restent chargées de redoux fardeau jusqu'au moment où le t3mps les averiit que toute leur tâche est accomplie. Quelle tendresse, quels soins louchants dans des créatures que l'homme souvent croit indignes de ses re<:;ards ! Ne soyons donc |>as surpris si l'observation des œuvres de la nature offre tant d'alLraits à ceux qui s'y livrent ; cette étude ne se borne pas à élever notre cœur vers celui dont la toute puissance se révèle à nos yeux par d'admirables merveilles , elle offre à la mobilité de nos désirs, à l'avidité de notre esprit, des jouissances sans amertume et des plaisirs toujours nouveaux. La classification des insectes de cette tribu a été l'objet de divers tâtonnements, avant d'offrir les rapprochements plus naturels quelle présente aujourd'hui. 18 FALPICOUNES. (1761) Les espèces de Palpicornes connues de Linné avaient été disséminées par lui (1) dans les divers genres Scaràbœus , Dermestes ^ Silpha ^ Coccinella f Chrysomela , Buprestis ^ Dylisciis ; mais il est facile de voir que la place assignée par ce grand homme à plusieurs iie ces insectes, blessait son esprit observateur, car souvent il ex- prime ses doutes d'une manière non équivoque. (I7Ô2) GeofFioy (2) réunit sous le nom iVUydrophilus ceux qui com- posent aujourd'hui nos Hydrophiliens , et laissa les autres parmi les Dermestes. (1774)D3Géer(3) fit faire un nouveau pas à cet ordre plus naturel , en détachant de ces derniers quelques espèces aquatiques, pour les joindre au genre llydrophilus , auquel il donnait ainsi des bases plus larges. (1775) Fabricius , dans son Systema Entomologie (4) , imposa le nom iVElophorus à ces espèces adjointes par de Géer aux Hydrophiles de Geoffroy; il détacha, des Dermcstes et des Silpka de Linné , les espèces appartenant à nos Palpicornes terrestres , pour en composer pon genre Sphœridinm , dans lequel il admit divers Coléoptères rc- jelés depuis dans d'autres tribus. (1781) Laicharting (5), dans son Catalogue descriptif des insectes dn Tyrol , donna des limites plus naturelles, à la dernière coupe générique en en retranchant les espèces hétérogènes et en y donnant place à quelques autres laissées par Fabricius parmi les Scarabées. (I79i) Rugelann, dans le Magasin de Schneider (6), établit le genre //yf/>Yena dont lUiger (1798), dans son Verzeichniss (7) appli- qua, par erreur, le nom à d'autres insectes. Le pharmacien d'Oste- rode avait encore formé, dans la partie restée manuscrite de son travail, le genre Spercheus ^ dont son continuateur donna les carac- tères dans la Description des insectes de Prusse , sans toutefois l'ad- mettre, mais que Fabricius s'empressa d'adopter ( 1801 ) dans son Systema (8), en le resserrant dans des bornes plus étroites. (1) Faunasuecica. Slockholmiœ , 1761. in-8. — Systema natura;, 12 édit. 1707. (â) Histoire abrégée des insectes. Paris, 1762 , 2 vol. in-i, (3) Mémoires pour servir à l'histoire des insectes. Stockholm. 1774, t. 4, in-4. (4) Systema cntomologi». Flenshunji et Lipsiœ, 1773, in-8. (8) Verzeichniss und Berschreibund der Tyrolcr Inseclen. Zvrich, 1781, in-8, f. 1. (6) Neuestes Magazin fiir die Liebhaber der Entomologie. Siralswid , 1791-92, TIeft. t-5. (7) Verzeichniss der K.xfer Preussens. Ihdle , 1~9S, in-8. (8) Systema eleuthcratorum. Kifia;, ISot, 2 vol. in s. INTRODUCTION. 19 (1796) Latreille dans son précis (1), ea groupant ensemble les divers genres des insectes qui nous occupent, parut avoir saisi le premier les liaisons qui les unissent. Quelque temps après (1804), il confirma ces rapprochements dans son Histoire naturelle (2), ouvrage dans lequel sa famille des Sphéridioles fut partagée en deux sections, dont la première comprit celle des Hydrophiliens.Déjà animé de cet esprit méthodique qu'il a porté si loin, il fractionnait le principal genre de celle-ci en deux paragraphes, qui ont servi de base au travail de Leach et aux deux subdivisions établies dans les Hydrophiles par M. Solier ; il remarquait avec ce tact qui lui était particulier, que VHydrophilus orbicularis des auteurs était déplacé parmi les espèces auxquelles on l'avait réuni, et devait être rapproché des Sphéridies. Enfin (1807) , dans son Gênera (3) , il convertit en famille les deux sections des Sphéridiotes et des Hydrophiliens, et sépara ses Elopliores en deux phalanges, dont la seconde n'a pas tardé long-temps à devenir générique. (1812) Leach, dans l'Encyclopédie d'Edimbourg (4) constitua le genre Ochthebius^ comprenant des insectes rapprochés des Hélophores dont Illiger et Latreille avaient fait des Hydnenes; et, sous la dénomi- nation à'Hydrohius, détacha des Hydrophiles la plupart des espèces de petite taille et moins propres à la nage. \]i\ peu plus tard (1817) , dans ses Miscellanées(5), il fit une révision des deux familles établies par le célèbre auteur du Gênera crustaceoruni et inseclorum ; divisa en deux celle des Hydrophiliens, en suivant les traces de l'auteur français. Dans sa première, ou celle des Hélophoridées, il admit le genre/Zyrfroc/msmis enavant parM.Germar,pour désigner les insectes placés par le naturaliste deBrives dans la seconde phalange de ses Elo- pliores; dans la seconde, ou celle des Hydropliilidées , il forma trois nouvelles coupes; celles de Berosus^ Umnchius et Hydroiis; enfin , il démembra la famille des Sphéridioles pour créer le genre Cercyon. (1817) A la même époque, Lamarck, dans son Histoire des animaux sans vertèbres (()), rapprochait des carnassiers aquatiques la famille des Hydrophiliens, mais la grossissait d'insectes quisemltleut plus na- turellement placés dans le voisinage que dans le sein de celle-ci. (1) Précis des caractères génériques des insectes. Drives. 179G, in-8. (2) Histoire naturelle des crustacés et des insectes. Paris, 1802-1805, 14 vol. in-8. (3) Gênera crustaceorum et insectoruni. Parisiis, 180G-1S09, 4 vol. in-8. (i) Edimburgh encyclopedia, l. 9 iu-8, (.5) 7,oolof;ical iniscellany. Z^oHt/o/j, 1814-1815, 3 vol in-8. (ij) Histoire ualurelle des animaux sans vertèbres. Paris, 1815 1822, 7 vn!. iti-8. 3* 20 PALPICORNFS. (1817) Alors paraissait aussi la première édition du Règne animal de Cuvier (1). Chargé de la partie entomologique de cet ouvrage , Latreille réunit en une seule famille, celle des palpicornes, les Co- léoptères objeis de cette nionograpliie; ce changement fut le seul apporté au travail de son Gênera : les publications de Leacli lui étaient restées inconnues. Il les utilisa plus tard (1825), dans ses Fa- milles naturelles (2). Là, il rectifia une erreur relevée par M. Germar (1824) dans son Species (3), erreur que Millier et Gyllenhal avaient plus antérieurement reconnue avoir été commise par lUiger, etpar la- quelle, à l'exemple de ce dernier, Latreille avait autrefois appliqué le nom d'Hydrœnaanx insectes rentrant dans le genre Ochthebius. (182Zi) Aux dépens de cette dernière coupe, M. Curtis, dans son Entomologie (4), décrivit le genre Enicocerus indiqué par M Stephens. (1833) M. Solier, dans ses Observations sur la tribu des Hydrophi- Tiens, publiées dans les Annales de la Société entomologique de France (5), donna le nom générique de PliilJiydrus aux Hydrobies à élytres lisses du docteur Leach, sauf quelques espèces que le nombre des antennes équivoque ou difficile à déterminer, le porta à rejeter parmi les Limnébies de l'entomologiste anglais. (1835) Entraîné par cet exemple, M. Brullé, dans son Histoire na- turelle (6), donna aussi à ce genre LmHe/?tus, des bases différentes de celles assij^nées par son auteur. Conformément à l'opinion déjà émise par M. Duméril (7), il plaça les Sperchées parmi les Hélo- phoriens ; et mettant à profit l'observation de f latreille (1804), trans- porta l'Hydrophilus orhicularis de Fabricius dans sa famille des Sphé- ridiens, où il devint le type du genre Cœlosloma. (1837) M. Erichson, pour éviter la répétition de cette dénomination déjà employée, à la terminaison près, et appliquée à d'autres insectes par un écrivain anglais, lui substitua, dans sa Faune des Coléoptères de la marche de Brandebourg (8), le nom de Cyi lonotum , proposé par M le comte Dejean pour une coupe dans laquelle le savant prussien admit avec raison VHydr. orhicularis. M. Erichson, à qui l'on doit d'avoir {\) Le règneanimal distribué d'après son organisation. Parif;, 1817, \ vo1.in-8. (2) Familles naturelles du règne animal. Paris, 1825, in-8. (3) Insectoruin species novae aut minus cognitœ. Hallœ, 1834 , in-S. (4) Britiscli entomology. London, 1824 et suiv. in-8. (5j Annales de la société entomologique de France. Pari/i, 1832 et suiv. in-S. i6) Histoire naturelle des insectes. Par/s. 1834 et suiv. in-8. ^7) Dictionnaire des sciences naturelles, etc. Paris, 1827, t. l,in-8. \^&) Die Kœler der Mark Brandenburg. Berlin, 1837, t. 1, in-8. INTRODUCTION. 21 rectifie, par l'examen delà collection de Fabrichis, diverses erreurs commises relativement à la synonymie de cet auteur, réunit les Sper- ciiées dans un groupe'parliculier, et créa, dans celui des Hydrophilieus, le genre Laccobins, et celui de Cyllidium indiqué par M. Watherhouse sous le nom de Chœtarthria. (ISSiS)M. Hope, qui a enregistré cette dernière dénomination dans son Manuel (1), a séparé dans le même ouvrage, sous le titre d'Empleurus , les espèces du genre Ilclophorus dont les élytres sont chargées en dessus, de côtes longitudinales, et sous le nom (X'Enoplurus les Béroses dont les élytres sont postérieurement armées d'une ou de deux épines. Après tant de travaux, dus à la plume d'hommes si distingués , il nous restait peu d'essais à tenter pour fractionner davantage la dis- tribution méthodique des insectes de cette tribu. La plupart des naturalistes précités, outre leurs efforts pour arriver à ranger, suivant les lois de la nature, les insectes que nous allons décrire , la plupart, disons-nous , ont agrandi le domaine de la science en signalant des espèces nouvelles, c'est-à-dire inconnues au Pline du Nord, dont la Faune publiée en 1761 nous servira toujours de point de départ. D'autres entomologistes ont aussi parcouru avec des succès différents le champ des découvertes. Nous citerons princi- palement Forster , dans sa Centurie (3); Schaller, dans les Mémoires de la Société des naturalistes de Halle (4); Thunberg, dans divers opuscules ou dissertations soutenues sous sa présidence (2) ; Olivier , dans son Entomologie (7); Herbst, dans son Système de la nature (7) ; PaykuU, dans sa Faune de Suède (8); Weber et Mohr , d;ins leur Voyage (9) ; Gyllenhal, dans son ouvrage descriptif des Coléoptères de Suède (10) ; Steven, dans la Synonymie des insectes de M. Schoen- (1) The Goleoplerist's Maniial, part the second. Lnndon, 1858, in-8. (2) Fauna Coleopterorum helvelica. Tiirici, fasc. 3, 1841. iii-12. (5) NoviB species insed.orum, etc. Lonc/ini, 1771 , iii-8. (t) Abhaiidluiigen der Hallischcr Naturforscheiidea GeselUcIiaft. Leiptig , 1785 , iii-8. (5) Dissertationes entomoiogiae. Upsaliœ: 1781-179o. (6) Enioniologie on Histoire naturelle des insectes. Parw, 1790, t. 2 et 1793, t. 3, iii-i. (7) iValursystem aller Bekaiiten in uni .^iislandischon Iiisekten. Berlin, 178!) et?. (8) Fauna suecica. Upsaliœ, 1798. t. I. in-8. (9) Naturliislorisclie Reise durch einer Tlieil Schwedens. Gœllingen, ISO i, in-8. (tO) Insecta suecica descripta Scaris, 1808, t. 1, et. 1820. t. 4. 22 PALPICORNES. herr(l): MM. Villa, dans leur Catalogue des insectes d'Europe (2) , Sturin , dans sa Faune d'Allemagne (3). Sans avoir apporté à l'ordre méthodique des modifications nou- velles, sans pouvoir revendiquer la priorité pour la description des espèces, une foule d'autres écrivains se sont occupés des Coléoptères de cette tribu , et leurs ouvrages toujours pleins d'intérêt aux yeux des amis de la science, sont encore souvent utiles et quelquefois pré- cieux à consulter (4). (1) Synonymia insectorum oder Versuch einer Synonymie aller bislier bekannleii In- «ecten. Srckhûlm, 1808, t. 2. (2) Coleoplera Europae et Coleopterorum species novae. Mediolaui, 1833 etsuiv. in-8. (5) Deutscblands Fauna Nitrubeig, t. 2 et 10, 1805 et 1836, in-12. (4) Voyez ScopoLi. Entoraologia cariiiolica. Yimlobonœ, 1763, iu-8. ScLTZEn. Gescliiclite der Iiisecten. WiNTKRTiiuR, 1776, in-4. MuLLER. Zoologiœ Daiiiœ prodomus. Hajniœ, 1776, in-8. GoEZK. Entomologische Beylrage. Leipzig, 1777, iu-8 — id. Europ.-eisclie Fauna. etc. Leipzig, j799, 8 vol. in-8. Bergstrasser. Nomenclaturund Besclireibung derlnseclen, etc. llanau, 1778, iii-8. Fischer. Versuch einer naturgeschiclite vom Liviand. Lei/izig, 1778, iii-8. ScH.EFFER. Icônes insectorum, etc. Regensburg, 1779. 3 vol. in-4. ScHRANK. Enumeratio insectorum, etc. Augustœ Vimiclic. 1761 , in-8. — Id. Fauna hoxcA. I^ûrnhcrg 1798 — 1804, 3 vol. in-8. Herbst. Arch. «ler inseclengescbiclite. Zurich, 1781, in-4. Gmklin, Linnœi systema naturie , éd. 15. Lipsice, 1788, iii-3. RoE.>iER. Gênera insectorum Viloduri llelvet. 1789, iu-4. De Villers. C. Linnœi entomoloi;ia. Lugâuni, 1789, t. 1. in 8. Leske. Muséum Leskeanum descripsit Karsten. Leipzig, 1789, in 8. Preyssler. Verzeicbniss bomischer Insecten. Prag. 1790, in-i. ScRiBA. Journal fur die licbliaber d. Entomologie. Fratdjort. 1790. in-8. Rossr. Fauna etrusca, etc. Liburni , 1790. in-i — id. Manlissa insectorum. Pisis. 1792-94. in-i. — î(/. Fauna etrusca. éd. Helwig. llemstatlii. 1795. in-8. Olivier. Encyclopédie méthodique. Paris, 1791 t. Set suiv. in-i. Panzer. Entomologia gerraanica. Norinibergœ , 1795, in-12. — Fauna germanica. — Kritische Revision, etc. Nûniberg, 1805, in-8. — irf. Index entomologicus. CuviER. Tableau élémentaire de l'histoire des animaux Paris, an G, (1798). in-8. Marsham. Entomologia brilannica. Londiiii, 1802, in-8. Falle.n. Observationes entomologicae preses Fallen, respondens Abraham Ronbeck. Litndœ, 1802, in-4. DuFTSCHMiD. Fauna Anstriae. Linz, 1805 — 1812, 3 vol. in-8. Germar. Fauna insectorum Europa;. Halle, in-18. Latreille, Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle. Paria, 1817 et suiv. in-8. Zktterstedt. Fauna insectorum lapponica. Hamnione, 1828, in-8. t. De Castelnau. Histoire naturelle des animaux articules. Paris, 1840, t. 2. in-8. Guerw. Dictionnaire pittoresque d'Histoire naturelle. Paris^ 1834-1839, .ia-8. W«TwooD. Introduction to moderne classification. London, 1838, in-8. IIYDROPIIILIDES. 23 LesPalpicorncs toutefois n'ont encore clé l'objet d'aucune monot^ra- phie spéciale , d'aucun travail particulier ; et les détails analomiques i)nblicssur eux, sont à peu près uniquement dus à M. Léon Dufour(l) dont lesadmirables travaux embrassent aujourd'hui tous les ordres des in.secles. Nous diviserons les Palpicornes eu deux groupes Promier arlicle (h's tarses [losiérieurs Groupes souYeiU cil parlio caclié ou pou apiiarL'iit , toujours coiirlet moins long que le deuxiciiic. Htimuthilides sonvenl le plus long de tous , toujours plus grand que lo iieu>;ii''uic. (ÎRopniLiDKs. PREMIER GROUPE. (u'^wp . eau ; oiXôç, ami; î^ioc , forme-.) Caractères. Premier article des tarses postérieurs souvent en partie caché ou peu apparent, toujours court et moins long que le deuxième. Ils se divisent en trois familles. invisible en dessus , caclié par répistome qui e?l largement entaillé. Ecusson eu triangle presque une t'ois aussi longque large. Cuisses presqnecylindiiques. Pieds luarclieurs. Corps ovale, forteiueiit convexe, arqué sur sa longueur. Familles. S PEPXH t'i N"= L.ibrc non caché par l'épistome. Proiliorax plus étroit à la base que près de la tèle. Cuisses peu ou [loiut renllées, presque cyliiuliiques. ProlIioraK plus étroit prés de la tête que vers leséljtres. Cuisses comprimées et généra- lement assez sensiblement élargies à la base ou dans le milieu. [ÏÉLOrnORlENS. HYonoruaiEN? (I) Vny, Annales des.^«cienccs naturelles, t. ^^ p. 2" p. 35. — I. G, p. \ii€', mi— t a4 PALPICORNE3. PREMIÈRE FAMILLE. LES SPERCHÉENS. Caractkp.es. Labre invisible en dessus , caché par l'épistome qui est largement enlaillé, Eatsson en triangle presque une fois aussi long que large. Cuisses presque cylindriques. Pieds marcheurs. Corps o\a\c , fortement convexe , arqué sur sa longueur. Cette famille est réduite au genre suivant. Genre Sjjerc/ieus, Sperchée; Kugelann. ( Elymologie obscure. ) Caractères. Antennes de six articles , dont les cinq derniers forment une massue irrégulière : à scape comprimé , subparallèle , allongé : à T article obconique , plus large que les autres et paraissant avancé au côté interne en forme de dent; le 3'= petit, inséré sur la partie extérieure de la troncature du précédent, lenticulaire ainsi que les deux suivants ; le dernier en ovale arrondi. Mandibules cor- nées , bidentées à l'-extrémilé. Mâchoires à deux lobes : le supérieur ou extérieur détaché delà pièce principale depuis l'origine des palpes, arqué, mobile, corné , grêle et terminé en alêne cornée ou presque membraneuse . couché dans le repos sur l'inférieur : celui-ci coriace , muni d'une dent cachée sous la frange peu épaisse du côté interne. Palpes maxillaires allongés , subfiliformes, à articles plus étroits à la base , le i" subfusiforme , le moins grêle et le plus long de tous. Menton en carré transversal. Palpes labiaux peu allongés , à 3" article fusiforme , aussi grand que les deux autres 'réunis. Prothorax irans- versal , plus étroit à la base que dans le milieu des côtés. Sternums sans carène. Ventre de cinq segments apparents. Eperons rudimen- taires. Plantide très-dcveloppée. Ongles forts. Kugelann , ^le premier , a établi ce genre sans le publier. Illiger, chargé de mettre au jour les manuscrits du pharmacien d'Oste- rode,fit, quelque temps après, connaître les caractères indiqués par l'auteur précédent, mais il continua à laisser parmi les Hydro- philes les deux espèces admises dans la nouvelle coupe. Fabricius , mieux inspré, adopta bientôt celle-ci, en refusant d'y donner place à VHydroph. luridus que le premier des naturalistes y avait fait entrer. La forme grêle et particulière du lobe externe des mâchoires, sa division profonde d'avec le second, a induit en erreur plusieurs cnto- moloj^istes en faisant regarder cette pièce inarticulée comme un vé- ritable palpe. sPERCHÉEivs. — spercJieus. 25 Les femelles des Sperchées, selon la remarque de Kugelann , portent leurs œufs dans une sorte de sac , retenu et embrassé par leurs pieds postérieurs et logé sous le ventre. Ces observations nous ont été con- firmées par M. Reiche. Ces femelles ont, du moins après la ponte, l'abdomen moins développé que celui des mâles. Ces insectes habitent les eaux stagnantes, où ils se tiennent au pied des plantes aquatiques. En arrachant ces dernières, on trouve souvent des Sperchées accrochés'à leurs racines. 1. S. Emarginatus; Schall. Dessus du corps gris brun, plus obscur sur le disque de la tête et du prolhorax. Elylres moins finement ponctuées^ chargées de quelques côtes peu apparentes, si ce n'est vers l'extrémité ; par- semées de taches arrondies et marquées , près de la suture, d'une bande noirâtre souvent peu distincte. c/^. Angles antérieurs de l'épislome en forme de petite dent extérieure- ment dirigée. Côtés de l'épislome sinueux. J . Angles antérieurs de l'épistome émoussés. Côtés de l'épislome fai- blement arqués, peu sensiblement sinueux. Dyliscus emarginalus. Schaller, Abiiandl. d. Hall. Naturf. Gesell. 1 p. 327. Hydropliilus emarginalus. Fab. Entom. Syst. 1. 183. 7.— Pawz. Ent. Germ. p. 71. 3. Illi. Kœf. preuss. p. 242. 1. — HeaBST, Naturs. 7. p. 511. 21.pl.H4. fig. 6. Hydrophilus sordidus. Marsh. Ent. brit. p. 403. 5. Sperchem emarginalus. Kugelann in Illig. Verzeichniss, p. 243. — Fabr. Syst. Eleulli. 1. 248. l. — \Yalk. Fauii. par. 1. 63. 1. — Ronbeck. in Fallen, Obs. ent. 1. 8, — Latr. • Hist. nat. t. 10. 71. pi. 81. f. 8. — Id. Gen. 2. G3. pi. 9, f. 4. — hl. Règn. an. 2*éJit. t. 4. p. 521. — Panz. Faun. ger. 91. 4. — Gyllenh. Fns. suec. 1. 123. — Schonh. Syn.2. 1. — Lamarck. An. s. vert. t. 4. 537. — Curtis. Ent. brit. 1. 364, pi. 394. — Steph. Syn. 2. p. 124. — Budllé, Hist. nat t. 5 bis. 302. pi. 15. f. 3. — Sturm. Dent. Faun. t. 9. 95. pi. 214. — Ericus. Kœf. Brand. 1. 193. — De Castel. Hist. t. 2. p. 57. — Heer. Faun. Ilelv. 1.473. Long. C", 0056 à 0'",0ÛG7,(2 1/2 à 3i). — Larg. O^OOSQ à 0'",0045 (1 3/4 à 2 '). Corps ovale; très-arqué longiludinalement ; d'un gris fauve, d'un fauve gris , d'un fauve roux, ou d'un fauve brun avec le disque de la tête et du prolhorax plus obscurs, quelquefois même enlièrement brun ; ponctué plus finement sur la tète que sur le prolhorax et sur celui-ci que sur les élytres. Tête, entaillée et ciliée à la partie an- térieure de l'épislome , relevée sur les côtés de celui-ci ; offrant les traces d'une suture frontale , sous la forme d'une raie transversale in-- distincte dans son milieu ; marquée sur le front d'une impression en 20 PALPICORJNES. demi-cercle, effacée dans sa partie médiaire. Prothorax plus lar^e que la têle, qu'il enchâsse jusqu'aux yeux ; plus d'une fois moins long que large; arqué et légèrement relevé sur les côtés ; tronqué à la base, avec le tiers médiaire postérieurement prolongé en arc renversé ; convexe en dessus. Elytres sensiblement plus larges aux épaules que le prothorax à ses angles postérieurs ; ovales ; débordant l'abdomen; faiblement relevées en rebord dans leur périphérie, et moins distincte- ment vers leur extrémité; à angle suturai subrectangulairement ou- vert; très-convexes , mais sensiblement comprimées; ordinairement marquées , près de la suture , d'une bande longitudinale d'un brun noir, extérieurement dentée, souvent réduite à quelques taches ar- rondies ; irrégulièrement parsemées sur leur surface de taches ana- logues, parfois peu distinctes; chargées de six à huit côtes imponctuées, à peine apparentes près de la base , mais dont trois ou quatre sont assez fortement prononcées près de l'extrémité : la suturale et surtout la suivante sublerminale : la juxta-latérale liée avec une de celles du milieu. Dessous du corps obscur. Pieds d'un gris fauve ou d'un brun rouge. Cuisses aspèrement chagrinées. Jambes longitudinalement sil- lonnées; subdenticulées sur l'arête externe. Cette espèce, jusqu'à ce jour assez rare, soit parce qu'on sait peu la chasser, soit en raison des lieux où elle fixe son séjour, habite les parties froides ou septentrionales de la France. On la trouve dans les environs de Paris. Elle a été prise une fois à Lille , en grande quan- tité, par M. Reiche , dans la vase d'un fossé qui se desséchait. Obs. UHydrophilus verrucosus de Marsham se rapporte probable- ment à la femelle de cette espèce. SECONDE FAMILLE. LES HÉLOPHORIENS. Caractères. Labre visible en dessus. Prothorax plus étroit à la base que près de la têle ; bossue ou creusé de sillons ou de fossettes. Cuisses peu déprimées ; presque cylindriques ou faiblement renflées. Les Helophoriensont le corps généralement oblong ou allongé, peu ou médiocrement convexe, non arqué sur sa longueur; les yeux or- dinairement plus saillants que le bord extérieur des joues. Souvent ils sont revêtus d'un éclat métallique , principalement sur la tête et le prothorax. Habituellement c'est le vert, le cuivre , le cuivre doré, le cuivre violacé, le bronze ou le mélange de ces couleurs qui se chargent d'embellir ces parties; d'autres fois toute leur cuirasse brille d'un vert HÉLOPHORIENS. 11 doré, que certaines circonstances transforment en noir plus ou moins profond. Quelques-uns de ces insectes semblent se plaire uniquement sur les rivages ou dans les lieux humides ; mais le plus grand nombre habite le liquide élément. Quelques-uns de ceux-ci se cachent dans les sables des torrents , ou vivent cramponnés aux pierres et aux rochers qui s'y rencontrent ; la plupart des autres se trouvent dans les eaux stag- nantes , soit dans celles qu'alimentent les sources les plus pures , soit dans celles qui croupissent dans les mares ou les fossés , soit même dans celles que saturent plus ou moins les flots de la mer. Divers auteurs, sur la foi de Schrank , ont accusé à tort les Hélo- phoriens de faire la guerre à d'autres animaux aquatiques; tous pa- raissent se nourrir exclusivement de végétaux. La conformation de leurs pieds indique suffisamment qu'ils ne sont pas destinés à nager. Ils parcourent les eaux le plus souvent à la ren- verse ou en suivant les tiges des ^plantes qui y croissent. C'est ainsi que parfois ils arrivent à la surface pour respirer l'air ; mais d'autres fois ils s'y rendent plus promptement en abandonnant les objets aux- quels ils étaient accrochés, et en laissant aller leur corps qui s'élève par l'effet de sa légèreté. Leurs larves sont peu connues encore. Selon Vaudouer elles rongent les racines des plantes. Nous diviserons cette famille en deux branches. Branrhes. ide cinq segments apparents, quelquefois élevés en formede côtes transversales et crénelées. Helophoraiues. au moins de six segments apparents, et jamais en forme de côtes transversales. HtDRiïNAiRES. PREMIÈRE BRANCHE. LES HÉLOPHORAIRES. Caractères. Ventre de cinq segments apparents. Jamais de carène entre les hanches antérieures qui sont très-rapprochées. Nous les partagerons en deux genres. GENRES notablement plus large que long ; débordant les yeux qui sont peu saillants. Segments du ventre planes : le premier non caréné longitudinalement. Helophorus. Prolhorax à peu près aussi long ou plus long que large; plus étroit que la tête et les yeux : ceux-ci très-saillants. Segments du ventre presque tous élevés en forme de côtes transversales et cré- nelées : le premier caréné longiludinalemeut. Hydiochm. 28 PALPICORWES. Genre Heîophorus) Hélophore ; Fab. (ÉXoç, marais; (pspsiv , se transporter). Caractères. Antennes de neuf articles : le premier allongé , faible- ment arqué : le deuxième conique : les trois suivants petits , à peine plus longs que larges: le sixième en cône renversé, formant la basa de la massue ; celle-ci de trois articles plus gros et pubescents. Mandibules cornées , arquées, terminées par une dent aiguë et allongée , coriaces et frangées au bord interne. Palpes maxilaires de quatre articles gra- duellement plus épais: le dernier subfusiforme , plus long que le pré- cédent. Pulpes labiaux, poilus, assez allongés : à premier article glo- buleux : le troisième subfusiforme , plus- long et plus épais que le deuxième. Menton corné , rétréci d'arrière en avant. Tête obtuse en devant, à suture frontale en forme d'angle postérieurement dirigé et lié avec un sillon longitudinal sur le front , offrant ainsi une im- pression en forme d'Y. Prothorax, une fois ou près d'une fois plus large que long; débordant la tête et les yeux qui sont peu ou médio- crement saillants ; offrant à sa base un angle très-ouvert postérieure- ment dirigé; longitudinalement chargé de reliefs séparés par des siWons. Ecusson petit, en triangle curviligne ou presque en demi- cercle. Corps faiblement ou médiocrement convexe. Prosternum sans carène visible entre les hanches antérieures qui sont rapprochées. Mesosternum caréné entre les hanches intermédiaires. Feutre de cinq segments apparents, planes : le premier non caréné. Cuisses ei jambes grêles. Dernier article des tarses postérieurs moins long que tous les autres réunis. Les IJélophores sont faciles à reconnaître à leur prothorax longitu- dinalement creusé de cinq sillons en partie plus ou moins sinueux. Quelques-uns de ces insectes se rencontrent sur les rivages des étangs ou des mares ; mais le plus grand nombre habite les eaux stagnantes. Ils se cachent parmi les végétaux aquatiques, et se nourrissent de leurs parties submergées qui commencent à se flétrir. Dans les belles soirées du printemps , il n'est pas rare d'en voir cramponnés immobiles aux plantes qui s'élèvent au-dessus des eaux. Plusieurs se préparent de la sorte à leurs pérégrinations aériennes. Leur instinct ne les conduit pas toujours alors dans des lieux aquatiques, car on en trouve parfois dans les bois, au pied des arbres ou sous des feuilles humides. Peut-être ne faut-il voir dans ceux-ci que des individus égarés ou fatigués de la roule, et ayant pris terre pour se reposer avant de continuer leur voyage aventureux. Ces migrations d'une mare à l'autre ne sont pas HiLOPHORiENs. — helopkorus . 29 loujoiirs un acte purement volontaire : le besoin les force quelquefois à quitter leur humide demeure, quand les marécages où ils se trou- vent viennent à se dessécher. Cependant plusieurs de ces petits ani- maux se bornent alors à se blottir dans la vase , où ils peuvent braver pendant des mois entiers les effets de la chaleur et de la sécheresse. -|- Elyires offrant à leur base le commencement d'une strie ou d'une rangée de points entre la suturale et la deuxième. X Intervalles des élytres en partie relevés en forme de côtes. 1, H. Rugosns; Oliv. Ovale ; dessus du corps d'un fauve testacè ; mé- diocrement convexe. Prothorax chargé sur son disque de quatre côtes noueuses : les médiaires deux fois, les voisines une fois presque interrompues : celles-ci séparées du rebord latéral par un espace plus large qu'elles. Elytres marbrées de taches brunes, à dix rauj^ées striâtes de points , alter- nativement séparées par des intervalles relevés en aréle. Elophovns rugosus, Oi.iv. Ent. t. 3. ôS. p. G. 2. pi. 1. fig. a, b. — Erui.lé , Hist. t. 5 bis. p. 305. — De Casteln. Hist. t. 2. p. 46. 4. Long. O^'OO-iS à 0"0056 (2 à 2 l/i').— Larg. O'"022 à O^OSS (1 à 1 1/2 i). Télé subperpendiculaire ; presque en demi-cercle , d'un fauve tes- tacè ou d'un brun rouge; granuleuse, presque indistinctement garnie de poils près de ses bords. Antennes et palpes d'un flave rougeàtre. Prothorax d'un tiers plus large que la tête ; échancré en devant près des angles antérieurs, qui forment une dent émoussée; curvilinéaire sur les côtés de ceux-ci, et faiblement sinueux près des postérieurs qui sont rectangulairement ouverts; bissubsinueusement anguleux à la base ; faiblement convexe en dessus ; finement granuleux; chargé sur son disque de quatre côtes longitudinales irrégulières , paraissant liées ensemble antérieurement : les deux médiaires à trois nœuds , celui du milieu plus développé, deux fois rétrécies ou presque interrompues : les externes à deux nœuds, rétrécies ou presque interrompues aux deux tiers de leur longueur; creusé entre chacune de ces côtes d'un sillon d'inégale largeur , plus d'une fois moins large que l'espace qui sépare les côtes externes du bord latéral. Elytres à peine plus larges que le prothorax à ses angles postérieurs; trois fois aussi longues que lui; subparallèles ou légèrement élargies jusqu'aux trois cinquièmes de leur longueur; curvilinéairement rétrécies de ce point à l'angle su- turai; garnies dans leur périphérie d'un rebord subdenticulé et d'une manière moins indistincte postérieurement; médiocrement convexes 30 PALPICORNES. en dessus; marquées de dix rangées striales de points allernativement séparées par un intervalle relevé en forme d'arête, ou creusées de cinq sillons séparés chacun par une arête : la cinquième plus affaiblie; offrantà la base près de la suture le rudiment d'une côte et d'une strie raccourcies ; d'un fauve ou gris testacé ; marbrées de taches brunes ou noirâtres; savoir : la première à la base , sur les deux ou trois pre- miers sillons, quelquefois interrompue : la deuxième, large , aux deux cinquièmes Iransvex-sale sur les deux premiers sillons et extérieure- ment bifurquée ; la troisième, linéaire, transversale, située au milieu de la longueur , ordinairement réduite ou bornée à la deuxième côte , quelquefois prolongée jusqu'à la quatrième et liée avec la bifurcation de la tache précédente : la cinquième, transversale, extérieurement élargie, enclosant avec l'apicale un espace en ovale oblique de couleur foncière. Dessous du corps , d'un brun rouge, ou d'un rouge brun ; fine ment granuleux et brièvement parsemé de poils livides. Pieds d'un testacé livide. Jambes garnies de poils livides ; denticulées sur l'arête externe. Cette espèce, découverte par Bosc, semble être principalement méridionale , cependant elle habite toutes les zones de la France. On la trouve ordinairement courant sur le sable. Obs. Elle est souvent d'un gris terreux ; d'autres fois, quand elle est bien dépouillée , elle paraît d'un fauve testacé, ou d'un fauve grisâtre. Chez quelques individus les taches sont en partie effacées ; chez d'au- tres , au contraire, elles sont plus développées et plus ramifiées. Cette dernière variété forme 1'^. variegatus de M. Solier. Le prothorax offre généralement , dans sa partie antéro-médiaire , un enfoncement en forme de corbeille , produit par la saillie moins prononcée dans cette partie des côtes médiaires. 2. o. ]\ii1>îIus;Fab. Ohlong. Te te d'un vert foncé. Prothorax et élytres d'un fauve testacé. Le premier., chargé sur son disque de quatre côtes longi- tudinales., ni noueuses ni presque interrompues , couronnées de poils frisée : les médiaires dilatées extérieurement dans leur milieu : les voisiiies séparées du rebord latéral par un espace chargé d'une côte ordinairement courte et peu marquée. Elytres parsemées de taches brunes ; à dix rangées de points alternativement séparées par des espaces relevés en arête. FJophorris on HelophorusmiMlits, Fab. Gen. ins. niant, p. 213. — Id. Syst. El. p. 277. t. — Oliv. Enc. ineth. t. 6. 581. 2. — /r/. Ent. 3.38. p. 6. 3. pi. 1, f. 2. a. Il — TuiiNB. Ins. suec. p. 66. — Panz. Ent. g. 83. 2. — iLLiG.Kaif. p. 274. 4. — Pvyk. Faun. suec. 5. — Hf.rbst, Nat. 5. p. 143, 3. pi. 49. fig. h. U. — Latr. Hist. n..t. t. 10. p. 75.2. — DuFTscii. Faun. aust. 1. 301. 5. — Gyll. Ins. suce, 1. 130. 6. — Scuomi. Sjn. ins. 2. 40. 8. — Steph. Sju. 2. I 13. 8.— r.r.ri.LÉ, llisl. t. 5 bis. 305. — Srci.ji. IIÉLOPÎIORIRNS. helopIlDI'US. 31 Dents. Faaii. 10.42, 6. — Erichs. Kœf. braiid.. i. I9i. 1. — De Castel. Ilist. nat. 2. 46. 5. — IIeer, Faun. hel. \. 476. 8. Nitidiila nubila , G.mel. Liiin. sjst. nat. 1628. S. Hydropliilus cincreus, Marsh. Enl. brit. 410. 26. Yar. B. Prothorax chargé de six côtes ou reliefs prononcés. Var C. Prothorax sans traces de côtes sur l'espace voisin du bord externe. Var. D. Elytres saris autres taches que deux points noirs ^ situés trans- versalement sur leur milieu. Hydrophilus nubilus. Marsii. Ent. brit. 410. 27. Long. 0"',0022 à O'",00o7 (1 à 1 2/3').— Larg. O-^jOGlG à O'",0022 (3/4 à 1'). Corps oblong; médiocrement convexe ; d'un vert foncé sur la tête, d'un fauve testacé sur le prolhorax et les élytres Tétc penchée ; presque en triangle curviligne ; granuleuse. Antennes ei palpes d'un fauve testacé ou d'un rouge brun. Pro. pi. 1. fig. 6. a. b — De Casteln. Hist. t. 2.46. 3. Elophorus ou Helophoriis griseus. Herest. Natnrs. t. 5. 143. 7. pi. -49. fig. 12. m. M ? — Ilug. Kœf. pr. 273. 3. — ScaoNH. Syn. ins. 2. 40. 3. — Duftsch. Faun. aust. 1 . 300. 4 — Gyllenh. Ins. suec. 1. 128. 3. — Steph. Syn. t. 2. 112. 5. — Zetterst. Faun. lapp. p. 200. 3. — Stdrm, Deutsch. faun, t. 10. 59. 4 — Erichs. Kœf. pr. 1.196. 5. — Heer, Faun.helv. 1. 474.4. llijdrophilus affmis. Marsh. Ent. brit. 409. 24. Long. O"'0022 à O'"0027 ( 1 à 1 1/4' ) - Larg. 0™0011 à O'"0O16(l/2à2/S'). Têle penchée ; ordinairement d'un vert foncé ou bronzé ; granuleuse sur toute sa surface. Antennes et palpes d'un rouge fauve ou teslacé : ceux-ci parfois avec l'extrémité du dernier article obscure. Prolhorax tronqué en devant en ligne presque droite ou peu sinueuse , avec les angles antérieurs légèrement avancés et incourbés ; médiocrement convexe en dessus ; d'un vert obscur ou d'un vert bronzé , quelque- fois cuivreux , d'un cuivreux violacé ou d'un cuivreux mi-doré ; à six reliefs , les latéraux au moins dislinctement couverts de grains peu visiblement ombiliqués; à sillons juxla-médiaires , sinueux au moins dans leur seconde moilié ; non creusé d'une fossette ou dépression |)resque circulaire sur la moitié antérieure de son disque. Elytres mé- diocrement convexes ; généralement marquées au moins de deux l)oints noirâtres : l'un sur le septième , l'autre sur le troisième inter- valle ; à dix stries ponctuées. Intervalles déprimés ou médiocrement convexes, jamais subcaréniformes. Z)cssoîts du corps obscur, pubescent. Cuisses et jambes d'un fauve ou d'un rouge testacé. Cette espèce habile les eaux stagnantes, douces ou saumâtres. Ou HÉLOPHORiENS. — kelophorus . .'i9 la trouve dans toutes les parties de la France ; toutefois la variété A paraît plus particulière aux parties froides ou septentrionales. Ohs. Elle se di&lingue de l'espèce suivante par la forme de ses élylres sans sinuosité dans la première moitié de leurs bords latéraux , et dont la plus grande largeur se trouve vers le milieu de leur lon- gueur ; par son prolhorax dépourvu de fossette ou de dépression en forme de corbeille sur la partie antérieure de son disque. Ce dernier caractère sert aussi à la séparer de VH. pumilio dont elle n'a ni la convexité , ni les intervalles subcaréniformes. Elle ne peut être confondue avec 1'^. nanus^ même chez les individus dont les sillons prothoraciques oiTrent le moins de flexuosilé, par les reliefs visible- ment granuleux de ce segment. On a constitué aux dépens de 177. granularis un nombre plus ou moins grand d'espèces qu'il est impossible de caractériser d'une ma- nière précise ; car on trouve tous les passages entre les variétés que nous avons signalées. Notre variété arcuatus décrite sur des individus cjui paraissent avoir été envoyés à M. le comte Dejean par Gyllenhal, offre une taille plus grande ; les sillons juxta-médiaires du prothorax, formés dans leur moitié ou dans leur tiers antérieur, d'une ligne peu ou point sinueuse , oblique , c'est-à-dire graduellement plus rappro- chée de la ligne médiaire à mesure qu'elle se prolonge en avant ; des élytres d'un fauve lestacé , parfois sans taches, profondément striées et fortement ponctuées ; les pieds de la couleur des élytres. La va- riété ohscurus présente ordinairement un prolhorax légèrement si- nueux près des angles de derrière , creusé de sillons juxta-mé- diaires habituellement aussi sinueux dans leur moitié antérieure que dans la postérieure, aussi rapprochés de la ligne médiaire vers le bord antérieur que vers la base ; des élytres le plus souvent obscures; des tarses d'une couleur analogue à celle des jambes. La variété ora- indaris a une taille plus petite ; le prolhorax généralement rétréci en ligne droite ou très-légèrement arquée dans la moitié postérieure (le ses bords latéraux, sans sinuosité marquée près des angles de <'errière; des élytres aussi fortement ponctuées , mais d'une teinte plus pâle ; des tarses presque toujours obscurs ou noirâtres. Enfin la variété Jiiinutus d'une taille , en général , un peu moins petite que celle de la précédente , a le plus souvent le prothorax paré d'une bordure d'un flave lestacé ; les élylres ordinairement d'un gris livide , olTiant le point du troisième intervalle habituellement prolongé en forme de trait oblique jusqu'à la suture , marquées de tache nébu- leuses plus ou moins nombreuses , tantôt aussi fortement striées et ponctuées que dans le granularis, tantôt réduites quelquefois à n'a- voir que des rangées striales de petits points : dans le premier cas, 40 PALPICORNES. les intervalles sont subconvexes et souvent à peine plus larges qud les stries ; dans le second, ils sont planes et trois fois aussi larges que les rangées striales. Ordinairement le dernier article des tarses seul est obscur. 6. H. Dorsalis j Marsh. Oblong. Profhorax ordinairement bordé de testacé : 'passablement convecre ; creusé d'îine fossette sur son disque; plus sensiblement granuleux sur les reliefs latéraux; à sillons jnxta- médiaires peu ou point sinueux dans leur moitié antérieure. Elytres quatre fois plus longues que le prothorax ., plus larges après la moitié de leur lon- f^neur ; à stries ponctuées ; d'un gris tesfacé ; marquées de taches nébu- leuses ; parées après le milii'U , sur le troisième intervalle , d'une tache blanchâtre , postérieurement bordée d'un irait noirâtre oblique. Elophorus ouHelophorm dorsalis. Marsh. Eut. brit. 410. 25. — Steph Syn. l. 2. 112. 4. — Erichs. Kaef. brand. 1. 196. 6 Var. B. Prothorax peu distinctement bordé de testacé ou de fauve tes- tacé. Long. 0'",0033 à 0'",0045 (1 1/2 à 2',)— Larg. 0'",0014 à 0'",0022 (3/5 à l'j. Tête el prothorax d'un vert foncé ou d'un vert bronzé, souvent nuancé de cuivreux ou de cuivreux violacé : la première penchée, couverte de grains plus ou moins écrasés et ne paraissant pas ombili- qués. Palpes el antennes d'un testacé livide. Prothorav bissubsinueu- sement et faiblement en arc renversé en devant; subcurvilinéaire- ment élargi sur les côtés dans son tiers antérieur , rétréci en ligne droite dans les deux autres; presque en forme de dent aux angles de derrière ; bissinueusement en angle très-ouvert et postérieurement dirigé, à la base ; ordinairement bordé de testacé fauve à ses bords antérieur et latéraux; passablement convexe en dessus ; à six reliefs sibconvexes , chargés de grains plus prononcés sur les externes, plus ou moins écrasés sur les autres, et peu distinctement ombiliqués; marqué d'une fossette ou d'une dépression sur la partie anléro-mé- diaire du sillon et des reliefs du milieu ; à sillons juxla-médiaires .sinueux dans leur seconde moitié , et offrant dans la première une ligne oblique , graduellement plus rapprochée en devant de la ligne du milieu et souvent sans sinuosité bien caractérisée. Elytres légère- ment plus larges à la base que le prolhorax à ses angles postérieurs ; quatre fois et plus aussi longues que lui ; subcurvilinéairement et fai- blement élargies jusqu'aux trois cinquièmes de leur longueur , cur- vilinéairement rétrécies de ce point à l'angle suturai ; médiocrement convexes en dessus; d'un gris testacé et comme vernissées; marquées HÉLOPHORIENS. — lielopllOVUS. 4^ de taches nébuleuses, couvrant généralement, sur leur partie anléro- inlerne , tout l'espace triangulaire compris entre l'angle humerai el le milieu de la suture ; notées, à la moitié de la longueur sur le sep- lième intervalle, aux trois quarts sur le cinquième, et quelquefois aux ({.uatre cinquièmes sur le deuxième, d'un point obscur souvent nébu- leusement prolongé en forme de trait; parées sur le troisième inter- valle , un peu après le milieu , d'une tache punctiforme , ovaiaire , d'un blanc grisâtre , postérieurement bordée par un trait noirâtre obliquement prolongé d'arrière en avant jusqu'à la suture, et formant avec son semblable une sorte de clievron ; à dix stries de points ronds, obscurs ou verdâlres , graduellement plus petits de la base à l'extrémité, et donnant chacun naissance vers celle-ci à un poil livide souvent usé et indistinct. Intervalles subconvexes. Dessous du corps parcimonieusemenl garni de poils assez fins; brun sur la poitrine, bru- nâtre et maculé de fauve sur le ventre, offrant à certain jour sur cette partie l'aspect d'un duvet soyeux et brillant , d'un gris cendré. Pieds d'un rouge livide ou testacé. Ongles obscurs. Cette espèce habile le midi de la Fi-ance. Elle a été prise dans les eaux saumâtres des environs d'Aiguesmorles et de Montpellier , par MM. Fondras et Rey , et dans celles des alentours de Perpignan par M. le marquis de la Ferlé- Sénectère. Obs. Elle se distingue facilement des suivantes par ses élytres en gé- néralplus allongées proporlioimellemenl, plus élargies après le milieu, et surtout par le point blanchâtre dont elles sont parées. 7. H. Pumilio; Erichs. Ovale oblong. Prothorax arqué lalèrale- ment ; convexe en dessus; à six reliefs subconvexes et couverts de grains ùnibiliqués ; creusé d'une fossette sur son disque ; sillons juxta-médiaircs à peine flexueu c. Elytres trois fois aussi longues que le prothorax ; convexes ; d'un testacé obscur , verdâtrc ou presque bronzé ; à stries pro- fondes et ponctuées. Intervalles subcaréniformes. Hi'lophonis pwnilio , Eatciis. KmÏ. Braiiil. 1. p. 107. 7, — IIeeh, Faun. Helv. 1. 475. 6. Long. O'",00:?2à O-",0029 (1 à 1 1/ 3')Larg. O'",0015 à O'",0019 (2/3 à 7/8'.) Te fe d'un vert bronzé obscur, avec des reflets plus ou moins pro- noncés d'un violet métallique ; couverte de grains ombiliqués. An- tennes et palpes d'un rouge testacé : dernier article de ceux-ci obscur. Prothorax légèrement en arc renversé en devant avec les angles avan- cés et incourbés ; faiblement arqué latéralement ; i peine plus étroit aux angles postérieurs qu'aux antérieurs ; bissubsinueux en angle très-ouvert et postérieurement dirigé, à la base ; assez fortement G A2 PALPir.ORNES. convexe en dessus; d'un bronzé verdâtre ou en grande partie d'un violet métallique; longitudinalement chargé de six reliefs subconvexes et couverts de grains ombiliqués ; creusé sur le milieu du sillon mé- diaire d'une fossette apparente formant une dépression sur la partie voisine des reliefs médiaires : sillons juxta-niédiairesà peine flesueux : les externes liés aux angles de devant. Elytres à peine plus larges à leur naissance que le protliorax à ses angles postérieurs ; trois fois environ aussi longues que lui; oblongues ou subcurvilinéairement et faiblement élargies jusqu'à la moitié de leur longueur , rétrécies en- suite ; arrondies à l'extrémité; assez fortement convexes en dessus; d'un testacé obscur , verdâtre ou presque bronzé; transversalement marquées, au quart de leur longueur, d'une faible dépression trans- versale ; à dix stries profondes ou subsulciformes et ponctuées : in- tervalles élevés presque en forme de carène. Cuisses brunâtres. Jambes et tarses d'un rouge testacé. Cette espèce a été découverte par M. Schuppel dans les environs de Berlin, et décrite pour la première lois par M. Erichson. Elle m'a été envoyée de Fribourg par M. Guillebeau , mais je n'ai pas encore acquis la certitude qu'elle se trouve en France. Obs. Elle est assez facile à distinguer de l'H. granularis par son corps plus court, plus arrondi à l'extrémité , assez fortement convexe en dessus : parla fossette elle peu de sinuosité dessillons juxla-médiaires du prothorax ; par la profondeur des stries des élytres et les inter- valles presque en forme de côtes subcaréniformes. 8. H.lVanus; Schupp. inéd. Sturm. Ovale oblong. Tête et prothorax d'un bronzé obscur ou d'un noir verdâtre : le second faiblement rétréci d'avant en arrière^ et en ligne droite ou légèrement arquée; brillant et lisse au moins sur les quatre reliefs du m,ilieu; à sillons tous droits. Elytres convexes ; d'un fauve testacé ; à stries fortement ponctuées. Dernier ar- ticle des tarses obscur. Elophonison Helophorm nantis. Sturm, Dent. Faiin. t. 10. 40. 5, pi. 219. o. O. — Erichs. Kœf, braud. 1. 197. 8. -^ Heer, Faua. Helv. 1. 475. 7. Long. 0,'" 0022 à O'",0027 (1 à 1 l/4i)— Larg. 0'",0015 (2/3 '). Tête penchée; d'un vert obscur ou bronzé; couverte de grains écrasés. Antennes et palpes d'un fauve testacé : ceux-ci à dernier ar- ticle obscur ou noirâtre vers l'extrémité. Prothorax tronqué en de- va nt en ligne très-légèrement en arc renversé; peu rétréci d'avant en arrière; faiblement arqué sur les côtés ou souvent en ligne droite dans les deux tiers postérieurs de ceux-ci ; l)issubsinueusement en HÉLOPHORiENS. — hydrochus. 43 angle très-ouvert et postérieurement dirigé, à la base; passablement convexe en dessus ; bronzé , d'un bronzé obscur ou d'un noir verdâtre ; couvert de grains mi-écrasésou plus ou moins apparents sur les deux reliefs latéraux, lisse et luisant sur les quatre du milieu : sillons, même les juxta-médiaires, droits. Elylres un peu plus larges à leur naissance que le prothorax à ses angles postérieurs; trois à quatre fois aussi longues que lui ; subcurvilinéairement et faiblement élargies jusqu'à la moitié de leur longueur, curvilinéairement rétrécies ensuite jus- qu'à l'angle suturai ; assez fortement convexes en dessus ; d'un fauve testacé, généralement sans taches; à dix stries fortement ponctuées. Intervalles subdéprimés ou légèrement convexes. Dessous du corps d'un noir verdâtre, brièvement pubescent. Pieds d'un testacé fauve , à dernier article des tarses obscur. Cette espèce paraît l'are en France Elle n'a pas été trouvée dans les environs de Lyon. J'en ai vu dans la collection de M. Chevrolat un individu provenant du déparlement de la Seine. Obs. Elle est facile à distinguer des précédentes par les sillons juxtn- médiaires du prolhorax ordinairement droits, quelquefois cej)endanl plus ou moins arqués extérieurement, mais peu ou point sinueux, cl surtout par les reliefs de ce set^ment dont les quatre médiaires ati moins semblent avoir été passés sous un cylindre, en sorte qu'ils sont luisants, lisses, ou ne montrent que de faibles traces de grains Irès- écrasés. Genre Hydrochus , Hydroque ; Germ. inéJ. Leacii. (j'î'wp, eau ; ôyô;, qui contient.) Caractères Antennes de sept articles : le premier subpnrallèle , le deuxième conique , le troisième petit , les trois suivants formant une massue pubesccnte, le dernier presque aussi grand que les deux précédents qui sont transversaux. Mandibules cornées, arquées, ter- minées en pointe aiguë. Palpes maxillaires moins longs que la tête ; à dernier article fusiforme, le plus long de tous. Mâchoires allongées, cor- nées au côté externe ; pourvues au côté interne de deux lobes peu sé- parés et terminés par des franges spinosules. /l/en/07i corné, subroncave. Palpes labiaux courts, à dernier article ovalairc. Tcle presque en triangle obtus en devant , légèrement penchée , subdéprimée en dessus , offrant les traces d'une suture frontale sous la forme de deux raies convergentes en forme d'angle dirigé en arrière. Protliorax aussi long ou plus long que large; débordant la tête et les yeux qui sont très-saillants; cieusé en dessus de deux rangées transversales de Ibs- ^'14 PALPlCORNi'S. selles. Ecusson petit, elliptique. Corps allongé ou oblong , médiocra ment ou faiblement convexe. Proslernum sans carène visible entre les banchcs antérieures qui sont globuleuses et rapprochées. Meso- sfernwn caréné entre les hanches intermédiaires. Ventre de cinq seg- ments apparents : les quatre antérieurs transversalement relevés chacun en forme de côte transversale, postérieurement crénelée par de gros points : le premier longitudinalement pourvu d'une carène apparente entre les pieds postérieurs. Dernier article des tarses pos- térieurs aussi long que tous les précédents réunis. Ces insectes habitent les eaux stagnantes et les ruisseaux. On les trouve sous les pierres ou parmi les herbes qui garnissent les bords. Ils nagent peu. -J- Eljtres offiaiil les intervalles des stries en partie élevés en forme d'arête. 1. II. Brevis; He bbst. Oblong ; d'uti noirmélallique en dessus. Tête et ■prothornx densemenl ponctués : le second sinueusement rétréci au-devant des angles postérieurs. Elytres d'un quart environ plus longues que larges ; chacune à dix rangées striales de points , séparées par des intervalles alter- nativement élevés en forme de côtes. Elophorus brevis^ Heubst , Nat. t. 5. lil. 5. pi. 49. fi;,'. iO. k. K. — Payk. Fauit. suec. 1. 2 42. 5. — Gyilk.nh. Ins. suec. 1. 152. 8. — Curtis , Brit. ent. 359. 3. — Stkpu. Synop. 2. 110. 3. — Sturm, Dent. Faun. 10. fi\. 3. — Erichs. Kajf. Brand. 1. 193. 2.— DeCasteln. Hist. 2. 47.3. — Heêr. Faun. Helv. I.4i7.2. Long. ô'",0O25 (1 '/S').— Larg. O'",0015 (2/3 i) Corps oblong; médiocrement convexe ; d'un noir métallique en dessus. Tête densement ponctuée ; creusée sur le front de trois sillons : l'intermédiaire moins profond. Palpes d'un brun noir. Jn- tenn'SiïuQ rouge brun, à massue d'un gris obscur. Protlv^raxk peine plus long que large ; coupé en arc en devant ; rétréci d'avant en ar- rièje , curvilinéairement et peu sensiblement dans la première moitié , sinueusement et assez notablement dans la seconde ; à angles postérieurs presque en forme de très-petite dent,- coupé à la base en angle très-ouvert, dirigé en arrière; longitudinalement déprimé en dessus dans son tiers médiaire ou du moins dans la moitié postérieure de celui ci , obliquement déclive latéralement; marqué de points piofonds et presque confluents, moins petits que ceux de la tèle; inégal ou creusé de sept fossettes disposées sur deux rangées trans- versales : trois sur la première : quatre sur la seconde : rintcrmédiaire de la rangée antérieure plus arrondie, moins affaiblie ou plus pro- noncée. Elytres d'un tiers plus larges aux épaules qui sont arrondies que le prothorax à la base; deux fois et demie aussi longues que lui; iiÉLOpriORiENS. — lifdroclais. [{S ovalaires on ciirvîlinéairement élarf^ies jusqu'à la moitié de leur lon- gueur, plus reclilinéairement rétrécies ensuite et d'une manière légè- rement sinueuse près de l'extrémité qui est obtuse ; subconvexes lon- gitudinalement sur le dos, convexement et fortement déclives sur les côtés ; à dix rangées longitudinales de points , formant des stries cré- nelées plus larges que les intervalles: les suturai, troisième, cin- quième, septième et neuvième do ceux-ci, élevés en forme d'arêtes toutes subterminales. Dessous du corps d'un noir soyeux , à reflets semi-argentés ; grossièrement ponctué sur l'arrière-poitrine. Pieds grêles; d'un rouge brun. Extrémité du dernier article des tarses plus obscure. Cette espèce habite principalement les parties froides et tempérées de la France. On la trouve dans les environs de Paris, où elle paraît être peu commune. 2. II Carîiiatais; Germ. Allongt' ; d' un noir métallique en dessus. Tête 'et prolfwrax densement ponctués. Elytres près de deux fois aussi longues fine larges; tronxjuées à V angle suturai ; à dix, rangées striales de points alternativement séparées par des intervalles élevés en forme d' arêtes. Hj-flrochus rannaUis. Germab , Ins. spec. 89. l'iô. — Ericiis. Ka;f. bran. 198. 3. — Pii Gasteln. Hist. 2. 47. i. - Heep. , Faiin. Ilelv. 1. 477. 3. Long. 0'",0022 ( l'.) — Larg. 0"^0011 (1/2 '). Corps allongé; médiocrement convexe, et d'un noir métallique eu dessus. Tête subdéprimée ; densement ponctuée; creusée sur le front de trois sillons : l'intermédiaire plus court. Palpes noirs. Antei^ms d'un rouge brun, à massue obscure. Prothorax plus long que large ; coupé en arc en devant, subarrondi aux angles antérieurs, rétréci ensuite d'avant en arrière, presque en droite ligne ou d'une manière légèrement sinueuse au-devant des angles postérieurs qui sont très- prononcés ou presque en forme de petite dent, coupé à la base en angle très-ouvert , dirigé en arrière ; longitudinalement déprimé en dessus dans son tiers médiaire, obliquement déclive sur les latéraux ; aussi densement et moins finement ponctué que la tête ; inégal ou marqué de sept fossettes disposées sur deux rangées transversales : trois sur la première , quatre sur la seconde : les trois discoïdales moins légères : les latérales souvent peu prononcées. Elytres d'un tiers plus larges au< épaules qui sont arrondies que le prothorax à ses angles postérieurs ; deux fois et demie aussi longues que lui ; elliptiques ou subcuviliné;ti- rement élargies jusqu'à la moitié de leur longueur, rétrécies à partir de ce point et d'une manière sinueuse vers l'extrémité qui semble offrir par là un court prolongement tronqué ; subconvexes lougiludi- 46 PALPICORNES. nalementsurle dos; subconvexementel fortemenldéclives surles côtés; à dix rangées de points au moins aussi larges que les intervalles : ceux-ci alternativement élevés en carènes toutes subterminales. Dessous du corps d'un noir soyeux; strialement ponctué sur l'arrière- poitrine. Fieds généralement d'un rouge brun; à cuisses souvent plus obscures. Cette espèce habite les zones tempérées et septentrionales de la France. On la trouve, mais peu communément, dans les environs de Lyon et de Paris. Obs. Elle se dislingue facilement de la précédente par son corps plus étroit, les fossettes prothoraciques généralement moins profondes , et les pieds ordinairement d'un rouge brun ou brunâtre. M. Dejean l'a désignée dans son Catalogue sous le nom de H. costatus. 3. M. Eloiigatns: Schaller. Allongé. Tête et prothorax densement ponctués ; d'un vert ou d'un noir métallique. Elytres brunes ou noires ; à dix rangées striales de points. Intervalles suturai, troisicme, quatrième ., cinquième j septième et neuvième, en forme d'arêtes : le quatrième seule- ment à partir du tiers antérieur : les suivants, de la base , mais affaiblis postérieurement. Silpha elnngata. Schall. Abliand. d. Hall. Nat.Gesellt. 1, 257 ? Elophorns elongatus. Fab, Enl. syst. 204. ô—ld. Syst. El. 1. 277. 3.— HERDST,Nat. 5. 141. 4. pi. 49. fig. 9. i. J. — Illig. Kœf, pr. 274. 5.— Payk. Faun. suec. 1. 2i2. 2. — Latu. Hist. nat. 10. 7o. 5. — \d. Geo. 2. 69. 2. — Duftsch. Faun. Aust. 1. 302. 6. — Gyi.l. Ins. suec. 1. 131.7. Hijdrochus elongatus. Brullé, Hist. nat. 5 bis 307. — Steph. Synop. 2. 110. 2. — Stlum. Deut. Faun. 10.47. 1. pi. 220.— Frichs. Kaef. brand. 1.298. 1.— DeCasteln. Hist. 1. 46.2. — Heer, Faun. Helv. 1. 476. 1. Var. B. Dessus du corps en grande partie d'un vert métallique ou bronzé, DcFTscH. 1. c. var. ■^. Var, C. Entièrement d'un noir métallique. Long. 0'",Û045 (2') — Larg. 0,0020 (7/8 ')• Corps allongé ; subconvexe. Tête couverte de points presque con- fluents; d'un vert métallique, d'un bronzé obscur, d'un noir bronzé ou d'un noir métallique; creusée sur le front de trois sillons : l'inler- médiaire plus court. Palpes d'un brun rougeâtre. Aîitcntics d\in rouge pâle, à massue d'un cendré rougeâtre. Prothorax plus long que large; tronqué en devant; subcurvilinéairement et faiblement ré- tréci d'avant en arrière ou avec une légère sinuosité au-devant des angles postérieurs qui forment une très- petite dent ; coupé à la base presque en arc ou en angle très-Ouvert dirigé en arrière ; longiludi- lîÉLOPHORiENS. — hydrochiis . hl nalement déprimé en dessus dans son tiers niédiaire , obliquement déclive sur les latéraux; d'un vert bronzé, d'un bronzé obscur ou d'un noir bronzé ou métallique ; un peu moins densement et moins fortement ponctué que la tête ; inégal, creusé de cinq fossettes très- marquées , disposées sur deux rangées transvei'sales : trois sur l'an- térieure , deux sur la postérieure. Elytres d'un tiers plus larges aux épaules qui sont arrondies que le prothorax à la base ; trois fois aussi longues que lui ; faiblement élargies jusqu'aux trois cinquièmes de la longueur, rétrécies ensuite jusque vers la cinquième strie, et obtuses à l'extrémité; subdéprimées longitudinalement sur le dos, convexe- ment déclives sur les côtés ; de moitié moins larges que longues ; d'un noir ou d'un brun bronzé, quelquefois d'un brun rouge ou même d'un rouge brun légèrement bronzé; à dix rangées longitudinales de points formant des stries crénelées plus larges que les intervalles : les suturai , troisième, quatrième , cinquième, septième et neuvième de ceux-ci élevés en forme d'arêtes : le quatrième, seulement du tiers antérieur aux quatre cinquièmes : les suivants, depuis la base, mais affaiblis après le milieu. Dessous du corps d'un noir soyeux , à reflets semi-argentés Pieds d'un rouge brun. Cette espèce habite les parties froides et tempérées de la France. On la trouve dans les environs de Paris et dans ceux de Lyon. Obs. Schaller a fait connaître une espèce de ce genre qu'il avait dé- signée sous le nom de Silplia elonguta. Sa phrase caractéristique s'ap- plique-t-elle à notre H. elongatus ou au suivant, il serait difficile de le décider. Fabricius la rapportait à ce dernier , et cependant par un tort qu'il a eu plusieurs fois à se reprocher, il changeait le nom spé- cifique imposé par l'écrivain précité. Paykull est le premier auteur qui ait décrit cette espèce avec soin. Plusieurs de ceux qui l'ont précédé et même suivi semblent en avoir confondu d'autres avec elle; comme l'a fait remarquer Illiger VEl. elongatus d'Olivier doit être rapporté à l'espèce suivante; j'ai supprimé la citation de ce dernier auteur et celle de Panzer, données par M. Schoenherr , la figure 26. 7. de la Faune tlAllemagne ne reproduisant pas le caractère spécifique principal. H — h Eljlres sans intervalles élevés en forme d'aréles. 4. II AiigBiNfatus; Muller, inéd. Gehmar. Allongé. Dessus du corps ordiuairemenl d'un vert mctaUique. Prothorax, presque uniformément et assez densement ponctué. Elytres trois fois aussi loiii^ues que lui ; à dix, rangées de points formant des espèces de stries crcncUcs ; marquées à l'an- gle apicnl d'un point transversal plus grand cl trunslucide ainsi que quel- ques autres le long du bord externe, lulervilles uniformémenl et faible- ment élevés. ^8 PALPICORNES. Eto/>Jionts slon^aliis,Ouv. Eiicycl. métli. 6. 581. 4. — /'/. F.iil 3. 38 p, 8. 6. pi" 1. lig. 4, a b. — Illig, Mag.t. 3. loG. Hjdruclms aiii^miatus. Geumau. lus. siuc. p. 90. 154. //;)-d/-oc/u(s crt'//a plus grand et plus ronllé que le précédent. Pro- I sternum cliargé d'une carène entre les hanches antérieures \ qui sont peu rapprochées. Hjàixena. iiÉLOPHORiENS. — ochthebius. 51 Genre Ochthebius , Ochthébie ; Lea.ch. (Ôx.fl/1, rivage ; pio'w , je vis.) Caractères. Antennes àe. neuf articles : le premier comprimé, arqué, de grosseur presque égale , formant les deux cinquièmes de la lon- gueur totale : le deuxième au moins aussi gros : les suivants petits et peu distincts : les cinq derniers formant une massue. Mandibules peu apparentes, arquées , cornées au côté externe, coriaces ou membra. neuses au côté interne, et terminées l'une et l'autre d'une manière dif- férente. Mâchoires cornées; à deux lobes presque filiformes, membra- neux. Paipt's maxillaires plus courts que les antennes ; à dernier article plus ou moins court, grêle , notablement plus étroit que le précédent qui est obconique, fortement renflé. Yeuv globuleux, saillants sur les côtés de la tête, à laquelle ils donnent une forme triangulaire. Front creusé de deux enfoncements. Verlex ordinairement marqué d'une fossette plus petite. Prolhorax souvent en partie garni d'une bordure membraneuse. Ecusson peu distinct ; en triangle moins long que large. Pieds allongés ; grêles. Dernier article des tarses à peu près aussi grand que tous les précédents réunis. CesPalpicornes ont le prothorax généralement sillonné longitudina- lement dans son milieu; le plus souvent marqué sur le disque de quatre fossettes, habituellement plus profondes chez les J, et situées deux de chaque côté du sillon précité; creusé plus près des bords latéraux d'un sillon droit ou arqué, naissant au-dessous des yeux, et qu'en raison de sa position nous nommerons postoculaire , plus ou moins prolongé , soit longitudinalement, soit obliquement vers le bord externe ; noté enfin chez la plupart d'une fossette près des angles postérieurs. Ces petits animaux , chez les mêmes espèces, présentent parfois dans leurs couleurs, dans la profondeur des impressions ou des sillons du prothorax et des stries des élylres , dans la convexité des intervalles de celles-ci , des différences assez grandes pour tromper l'œil peu fa- miliarisé avec ces sortes de modifications. Ces différences sont faciles à expliquer. Lorsque, en passant de l'élat de nymphe à celui d'être parfait, l'insecte se dessèche d'une manière graduelle, la substance mu- queuse ayant eu le temps de se développer suffisamment, les impres- sions et les stries acquièrent leur profondeur normale, et la matière colorante pénètre toutes les parties où elle est chargée de se répandre; mais quand cette dessiccation est trop brusque, les matières muqueuses et colorantes n'ayant pas eu le tenips d'être produites en quantité assez abondante, diverses parties des téguments, principalement la péri- phérie du prolhorax et les élytrcs , restent plus ou moins décolorées ; 52 PALPICORNES. les impressions du premier se moiUreiil moins marquées, parce que leurs parties voisines se sont moins boursouflées; les intervalles des élytres se présentent, parla même cause, planes au lieu d'être con- vexes, et les stries ponctuées qu'ils séparent bont plus ou moins ré- duites à des rangées slriales de points. C'est chez les individus qui habitent les eaux salées ou saumâtres du midi de la France , qu'on trouve l'occasion d'observer d'une manière plus prononcée les modi- ficalious que nous venons de signaler. Les Ochthébies sont de très-petits insectes, parés quelquefois d'une couleur métallique très-vive , qui, du vert brillant ou semi- doré, passe facilement chez quelques uns au noir plus ou moins profond. La plupart se trouvent dans les eaux stagnantes douces ou saumâtres , cachés parmi les plantes ou accrochés aux brindilles desséchées et tombées dans les mares ; quelques-uns habitent les ruisseaux et les torrents, soit parfois confondus parmi les grains de sables , soit plus ordinairement cramponnés aux pierres ou aux rochers. Lorsque ces petits habitants des cours d'eau rapides viennent , soit par suite de leur volonté, soit par l'effet d'une cause quelconque, à être séparés des corps auxquels ils étaient fixés, on les voit nager péniblement pour re- trouver un point d'arrêt, tantôt suspendus entre deux eaux, sans mou- vement particulier, et les pattes étendues, s'abandonner au courant, prêts à saisir le premier objet qui se présentera. On peut en observer quelquefois deux ou trois unis volontairement par les pieds et former une sorte de chaîne pour arriver plus promptement à se fixer. Ils volent principalement le soir ; mais dans certaines circonstances ils quittent, à d'autres heures, leur humide retraite. M Gacogneel moi avons vu, dans le milieu du jour, pendant une pluie d'orage, des 0, granulalus sortir du Guyer en nombre considérable , se promener sur les quartiers de rochers épars dans le lit de ce torrent, et rega- gner leur première demeure avec la réapparition du soleil. L'enfance de ces Palpicornes n'est pas encore co!inu,e. Nous avons fait figurer une larve que nous croyons être celle de YO. granulatus , quoique nous n'ayons pas pu la voir arriver à sa dernière métamor- phose. Elle a le corps obconique ou en espèce de triangle très-allongé, d'un gris brun, composé de douze anneaux non compris la tête. Celle-ci est pourvue de deux antennes plus longues qu'elle, à trois ar- ticles, dont l'intermédiaire presque égal aux deux autres réunis. Les segments thoraciques portent chacun en dessous une paire de pieds; ils offrent tous en dessus quatre légères impressions : le premier de ces anneaux est beaucoup plus grand que la tête : les autres graduelle- ment moins longs et plus étroits : ceux de l'abdomen sont plus courts, progressivement rétrécis, garnis de poils : le dernier est terminé par UKLOPHORI FNS. ochfliehi IIS . 53 deux appendices servanl à la respiration. Les ongles qui lerminenl les pieds sont forts. Ces larves vivent de la mousse qui couvre les pierres en partie saillantes hors des eaux. Ce genre pourrait être partagé en plusieurs autres. Nous nousbor- nerons à faire des coupes, en raison, soit du peu d'importance , soit de la difficulté d'examen des caractères sur lesquels il faudrait les établir. + Second article des antennes obconique, plus large près de son point de jonction avec le troisième. Prothorax peu ou point membraneux sur les côtés. Elytres striées , glabres, métalliques , offrant quelques-uns de leurs intervalles plus élevés. (Genre Enicocerus, Gortis.) 1. o. Graniilatus , Inéd. Uun vert métallique en dessus. Labre hi- denié. Prolhorax fortement ponctué; convexe sur son disque ; creusé d'un sillon médiaire et de deux postoculaires, laissant en dehors une dilatation horizontale non prolongée jusqu aux angles postérieurs; marqué de chaque côté sur son disque de deux fossettes ( J ), réunies en une ligne arquée (c/"). Elytres ovalair es, à dix stries fortement ponctuées. Intervalles crénelés, sail- lants : les cinquième et septième plus élevés. ^. Labre relevé d'arrière en avant; à dents plus apparentes , sub- perpendiculaires. Epistome latéralement relevé en rebord, Prolhorax gibbeux, sauf la partie en dehors du sillon latéral. ?. Labre penché en devant; à dents moins distinctes, non relevées. Epistome sans rebord sur les côtés. Prothorax moins convexe sur son disque ; marqué sur celui ci d'une ligne plus visiblement interrompue dans son milieu, ou réduite à deux fossettes. Long. Q'",0022 (l')— Larg. 0"',0015 (2/3'). Corps oblong ; médiocrement convexe ; d'un vert métallique brillant ou semi-doré. Tête pointillée ; subdéprimée en dessus ; creu- sée sur le front de deux impressions ou fossettes profondes , prolon- gées jusqu'à la partie postérieure. Palpes brtms, luisants ; à dernier article très-court. Antennes d'un jaune rouge ou d'un rouge livide , à massue grisâtre. Prolhorax tronqué en devant; moins long que large dans son plus grand diamètre; subcordiforme ou latéralement dilaté en demi-cercle dans ses trois quarts antérieurs , et sinueusemenl ré- tréci dans le dernier; subarrondi aux angles de devant, comme aiMiié d'une dent émoussée aux postérieurs; tronqué et à peine plus étroit à la base qu'à son bord antérieur ; gibbeux (./'), ou convexe ( J) 54 PALPICORNES. sur son disque , horizontal sur la partie latéralement dilatée ; dense- ment et fortement ponctué ; longitudinalement creusé dans son mi- lieu d'un sillon profond, et, de chaque côté de celui-ci , d'une ligne ou sillon subparallèle ; extérieurement arqué , paraissant quelque- fois interrompu dans son milieu ((/), ou réduit à deux fossettes ou im- pressions allongées et obliques (?); marqué d'un sillon postoculaire prolongé jusqu'au rétrécissement postérieur, et laissant en dehors la dilatation latérale qui ne se prolonge pas jusqu'aux angles de derrière; noté près de ceux-ci d'une fossette parfois peu appa- rente. Elftres d'un quart plus larges au calus humerai que le pro- thorax à la base : deux fois et demie aussi longues que lui ; ovales; d'un tiers moins larges que longues; munies latéralement d'un re- bord plus large dans son milieu; médiocrement convexes; à dix stries creusées de points gros et presque confluents. Intervalles plus étroits que les stries; crénelés, saillants, presque en arête : les troisième, cin- quième et septième plus élevés : le troisième, de la base au tiers de la longueur : le cinquième depuis le tiers antérieur jusque près de la suture à laquelle il vient presque se lier vers l'angle suturai, ou un peu au-dessus : le septième, du calus humerai qui est très-prononcé jusqu'au milieu, et plus faiblement ensuite , jusque vers l'angle su- turai où il semble plus directement aboutir. Dessous du corps noir ; garni d'un duvet court , soyeux , argenté. Pieds d'un jaune rouge , avec les genoux et une partie des tarses obscurs. Cette espèce habile les ruisseaux prenant leur source dans les mon- tagnes élevées des parties orientales de la France. On la trouve dans le Guyer qui traverse le désert de la Grande-Chartreuse. Elle portait dans ma collection le nom spécifique de bidens; je lui ai conservé celui àe granulatus , sous lequel se trouve inscrit , dans la collection du Muséum de Lyon, un exemplaire Ç pris dans le Jura et provenant de M. le comte Dejean, auquel il avait été donné par M. Reiclie. Obs. Je n'en ai vu aucun individu d'un noir métallique. 2. O. Exsculptus . MuLLER. Iiiéd. Geumar. D'un vert ou noir mélal- lique en dessus. Labre entaillé. Prothorax subcordiforme ; légèrement ponctué ; convexe sur son disque ; creusé d'un sillon médiaire et de deux postoculaires laissant en dehors une dilatation horizontale prolongée en se rétrécissant jusqu'au V angles de derrière ; marqué sur son disque de cha- que côté du premier de deux fossettes ■ la postérieiire oblique. Elytres à dix stries fortement ponctuées : intervalles crénelés, saillants : les cinquième et septième plus élevés. ç/>. Prothorax pointillé; gibbeux, sauf la partie latérale horizonlalc- lîÉLOPiiORiKNS, ochlliebilis . 55 nient dilatée; à fossette discale antérieure, réduite à un point, et souvent indistincte : la postérieure réduite à une ligne oblique , légère. J.Prolhorax finement ponctué ; moins convexe sur le disque ; à fossette discale antérieure très-marquée ; la postérieure profonde. Ochihebius cxsculptiis. Germar, Ins. spec. p. 91. 156. — Stup.m, Deiil. Faun. 10. 56. 1. pi. 22(. — De Casteln, Hist. 2. 48. 5. — Heer. Faun. helv. 1. 478. 5. Enicocenis viridi-œneiis . Curtis, Ent. Brit. 291 . 1 . {ç/'). Var. B. Dessus du corps d'un brun cuivreux. OchthebiiissulcicolUs. LisTZ, Inéd.STCKSi, Dent. Faun. t. 10.0. Yar. C. Dessus du corps d'un noir métallique , tantôt tirant sur la cou- leur ardoisée^ tantôt d'une teinte obscure. E'iicocerus gibsonii, Curtis, Ent. bril. 291. n 3 et pi. ($). Ochihebius tristis. Gibson, liiéd. Enicocerus tristis. Curtis, 1. c. n 2. (^j^.) Long. 0rn,0Û13 (3/5 ')• — Larg. O'",0008 (2/5 ')• Corps médiocrement convexe; d'un vert métallique brillant ou semi-doré en dessus ; quelquefois d'un noir métallique en tout ou en partie. 7c/e poinlillée ; subdéprimée en dessus; creusée sur le front de deux impressions prolongées jusqu'à la partie postérieure en con- vergeant l'une vers l'autre. Labre entaillé, ou souvent coupé par deux lignes convergentes des angles de devant au milieu, et offrant par là deux dents paraissant quelquefois elles-mêmes bidenlées, d'autres fois presque arrondies. Palpes d'un brun bronzé, antennes d'un jaune rouge , à massue d'un gris obscur. Prothorax tronqué en devant , moins long que large dans son diamètre le plus grand ; subcordiforme ou latéralement dilaté en demi-cercle dans les trois quarts antérieurs, et sinueusement rétréci et peu distinctement bordé d'une membrane dans le dernier; replié en dessous latéralement; inférieurement garni d'une membrane pellucide aux angles de devant, presque armé d'une dent aux postérieurs ; tronqué et à peine plus étroit à la base qu'à son bord antérieur; gibbeux {v)^ ou convexe (?) sur son disque, horizontal sur la partie latéralement dilatée ; légèrement pointillé {^)i ou fine- ment ponctué ($); longitudinalement creusé dans son milieu d'un sillon profond, et, de chaque côté, d'un sillon postocnlaire prolongé jusqu'aux angles de derrière où il se termine par une fossette, et lais- sant en dehors la dilatation latérale prolongée en se rétrécissant, jus- qu'à ces angles; marqué sur son disque de chaque côté du sillon mé- diaire de deux fossettes: l'antérieure réduite à un point et souvent indistincte (pc. ^Z. 158. — Sturm, Deut. Faun. 10. Ci. (i. pl.2^!3. — De Castkln. Hist. 2. 48. 4. Long. 0'",0011 (1/21). _ Larg. 0",0009 (?/5'). Co7-ps court: longitudinalemcnlarqué ; d'un brun ou d'un noir métal- lique en dessus. Tête pointillée ; à suture frontale très-marquée; creusée sur le front de deux fossettes profondes, arrondies, séparées entre elles par un espace plus étroit, saillant, convexe ou caréniforme. Labre Irès-faiblenient entaillé. Palpes d'un brun ou d'un noir mé- tallique. Antennes moins obscures. Protliorcia- tronqué en devant ; près d'une fois moins long que large; subcordiforme, ou latéralement dilaté en demi-cercle dans ses deux tiers antérieurs, et brusquement rétréci dans le dernier ; à angles antérieurs incourbés ; garni sur les côtés d'une bordure membraneuse , apparente seulement pour l'ordinaire dans la partie postérieure de ceux-ci, qu'elle fait paraître moins brusquement rétrécie ; bissinueusement en arc renversé à la base ; un peu moins moins large à cette dernière que la tête et les yeux; convexe en dessus; pointillé ; longitudinalement creusé dans son mi- lieu d'un sillon assez brusquement rétréci à la base ; marqué sur son disque , de chaque côté de ce sillon : 1° au tiers antérieur, d'une fossette géminée ou plutôt de deux fossettes punctiformes , parallèles , souvent moins apparentes qu'une impression transversale qui les coupe en se liant presque au sillon du milieu : 2o d'une fossette postérieure, obliquement dirigée, presque liée d'une part à ce même sillon , de l'autre au postoculaire : celui-ci prolongé jusqu'aux angles de derrière, où il se termine par un point enfoncé. Elyires plus larges au calus humerai qui est très-marqué , que le prothorax à sa base; brièvement ovales ou suborbiculaircs; gibbeuses en dessus, plus élevées vers les deux tiers de leur longueur qu'à leur base; à dix stries marquées de points confluents , presque carrés ou transversaux , paraissant aussi larges que les intervalles : ceux-ci crénelés, saillants, alternativement un peu plus élevés : le cinquième aboutissant à l'angle suturai : les deuxième et quatrième postérieurement raccourcis. Dessous du corps noir. Pieds obscurs. Cuisses brunes ou brunâtres. Celte espèce a été trouvée par M. Nourrisson , dans le Guycr , au pied des montagnes de la Grande-Chartreuse. Obs. Elle se distingue facilement des précédentes par ses fossellos discales, ses élytres plus courtes, la direction du cinquième intervalle de celles-ci. Elle diffère des suivanles par la brièveté et la convexité de son corps . par ses élylrcs presque orbiculaires , gibbcuses , et par leurs intervalles alternalivcment plus élevés. Peut-être la Irouve-t-on auisi quehpiefois, comme les deux premières, d'un vert métallique. 8 58 PALPICORNES. Le muséum de Lyon en possède, sous le nom de O. lacunosns , un exemplaire provenant de la colleclion de M. le^ comte Dejean. Il n'e^l pas différent de YO. gibbosns , dont l'exemplaire typique m'a été com- muniqué par MM. Germar et Schaum. L'O. lacxinosus de Sturm , à en juger par la figure et par la description, semble , en effet, être u\\ 0. gibhosus, dont les deux fossettes discales antérieures sont confondues en une seule. _j — )_ Second article des aiilennes ijrngressivement rétréci depuis son milieu ju-- qu'à son point de jonction avec le troisième. Protliorax en partie an moins bordé d'une membrane sur les côtés. Elytres n'offrant pas des intervalles sensiblement plus élevés que les autres. x< Protliorax plus ou moins transversal ou en forme de coupe, sans rétrécisse- ment brusque dans sa partie cornée, ou rétréci seulement aux trois cin- quièmes ou aux deux tiers postérieurs de ses bords latéraux. (Genre Ochthebius. Leach.) a. Prothorax non creusé de sillons Iransversanx prolongés jusqu'aux bords latéraux. p. Prolliorax en forme de coupe, ou graduellement rétréci d'avant en arriére. 4. O. Margipall^ns; Latb. Ovalairc^ médiocrement convexe. Dessus du corps d'un vert pmcé , plus bronzé ou métallii/ue sur la tête et le pro- lliorax : celui-ci transversal, graduellement rétréci et garni d'une mem- brane progressivement moins étroite^ dans les deux tiers postérieurs de' ses côtés ; imponctué dans les parties en relief; marqué sur son disque de deux sillons transversaux^ d'un sillon médiaire^ et de deux fossettes discales postérieures moins apparentes ou réduites, comme les sillons postoculaircs et la fossette angulaire, à de simples dépressions. Elytres ovales ; deux fois et demie aussi longues que le prolliorax ; à dix stries ponctuées. Intervalles ridés. Hydrœna margipallens. Lat. Ocn t. 2. 70. Var. B. Prolliorax bordé de fauve ou de fauve testacé. Elytres d'un tes- tacé verdâtre ou brunâtre ; à stries faibles ; à intervalles subdéprimés, ruguleux. Var. C. Prothorax d'un vert mat et obscur, bordé de fauve ou de testacé; offrant à peine de légères traces de sillons transversaux. Elytres d'un fauve testacé, presque lisses ou très-obsolctement striées. (Jchthcbim ubscuriiH. Dej. in collect. Long. 0",0011 (1/2 '). — Larg. 0"',0OO7 (l'3 ')• T('/c d'un vert obscur, d'un vert bronze, ou d'un vert cuivreux ; lisse ou indistinctement pointilice ;à suture frontale très-apparente ; ii'ELOPiiORENS. — ochthehiLis. 59 creusée de deux fosselles frontales séparées par un espace plus large que chacune d'elles; nolée sur le vertex d'une fosselle plus petite et souvent indistincte. Labre entier. Palpes bruns. Antennes d'un rouge ou roux livide , à massue cendrée. ProlJiorux tronqué en de- vant,- d"uu tiers au moins plus large que long; à angles antérieurs faiblement incourbés ; presque en forme de coupe, c'est-à-dire latéra- lement dilaté jusqu'au tiers de sa longueur, graduellement rétréci ensuite, et garni d'une membrane progressivement moins étroite ; à angles postérieurs ouverts; faiblement moins large à ces derniers qu'aux antérieurs; bissubsinueusenient tronqué et garni d'une mem- brane étroite et presque deux fois interrompue, à la base ; faiblement convexe en dessus; ordinairement d'un vert obscur oa bronzé , quel- quefois cependant plus clair, plus métallique et luisant ; imponctué sur les parties saillantes, finement pointillé sur les creuses ou dépri- mées; peu profondément ou subobsolètement creusé sur son disque de deux impressions transversales ou sillons ; rayé d'un sillon médiaire généralement léger, le plus souvent prolongé jusqu'à la base , parfois indistinct sur une partie de sa longueur ou presque en totalité ; obso- Ictement marqué de deux impressions discales, obliques, attenantes au sillon postérieur, et quelquefois formant avec celui-ci et l'antérieur une sorte de parallélogramme transversal imprimé; obsolètement marqué d'une impression postoculaire et d'une vers les angles posté- rieurs. Elytresa peine plus larges à leur base que le prothorax à ses angles postérieurs membraneux; deux fois aussi longues que lui; ovales; munies latéralement d'un rebord qui s'efface vers l'extrémité ; médiocrement convexes ; ordinairement d'un fauve obscur verdâtre ou bronzé, quelquefois d'un fauve testacé avec une teinte métallique très-faible; généralement plus pâles ou avec une transparence tirant davantage sur le fauve ouïe livide vers leur extrémité; à dix stries ponctuées, quelquefois même réduites à des rangées striales de points presque carrés, à peine moins larges sur le dos que les intervalles. Ceux- ci ordinairement snbconvexes, ridés, mais plus déprimés et plus lisses chez les individus plus faiblement colorés ; intervalle suturai relevé en arête graduellement plus apparente dans sa seconde moitié : le cinquième légèrement plus élevé en approchant de l'angle suturai vers lequel il aboutit. Dessous du corps d'un noir veidàtre. Pieds d'un rouge pâle ou livide. On trouve cette espèce dans les environs de Lyon et dans les diffé- rentes parties de la France. Obs. Elle était confondue avec la suivante dans la collection de !VI. le comte Dejean. Elle en diffère par une taille constamment plus jietite ; une forme plus ovale, moins allongée ; des teintes généralement, plus ()0 PALPICORNES. ternes ; par son prolhorax sans bordure membraneuse bien distincte à son bord antérieur, sans rétrécissement brusque dans le tiers pos- térieur de ses côtés , plus obsolètement creusé de sillons transversaux, rayé d'un sillon niédiaire plus apparent, n'offrant point de traces de fossettes antérieures, et marqué de fossettes ou plutôt d'impressions postérieures plus faibles, plus obliques et ne se liant pas avec le sillon transversal antérieur; par ses élytres plus ovales, moins longues pro- portionnellement au prothorax , et offrant chez les individus Irès-dé- veloppésdes stries plus affaiblies postérieurement, et le cinquième intervalle très-légèrement plus saillant en se rapprochant de l'angle suturai. Comme beaucoup d'autres espèces de ce genre , elle présente dans sa couleur ou dans ses teintes, dans l'affaiblissement de ses impres- sions thoraciques et des stries des élytres, dans la dépression plus marquée des intervalles, des modifications qui dénaturent une partie de ses caractères et la rendent presque méconnaissable au premier coup d'œil. M. le comte Dejean a donné le nom qVO. obsciwus à des in- dividus ainsi dégénérés: l'un des deux exemplaires existants sous ce nom dans la collection de ce savant entomologiste, offre un tel degré d'oblitération, qu'à peine reste-t-il sur son prothorax des marques des deux impressions transversales , et sur les élytres des traces de stries ; néanmoins ses caractères essentiels tirés de la forme , etc., ne per- mettent pas de se méprendre sur l'identité de l'espèce. p p. Prothorax offrant un rétrécisseraeut plus ou moins brusque aux deu\ tiers postérieurs de ses bords latéraux. -j. Prothorax finement ponctué. 5. O. llarÎDus ; Payk. Oblong ; médiocrement convexe. Tête et -pro- thorax d'un vert mi-doré: le second transversal ^ bordé d'une membrane dans son pourtour, rétréci sur les côtés à partir du tiers , et plus brusque- vient aux deux tiers; brillant et presque lisse sur les parties en relief; mar- qué, sur son disque de trois sillojis longitudinaux et de deux transversaux; noté d'un sillon postoculaire et d'une fossette angulaire réduits à de simples dépressions. Elytres oblongues ; trois fois aussi longues que le prothorax; d'un brun j'ouge; à dix stries porictuées. Elophortts mariiius. Payk.. Faun. suec. 1. 24o. 7. — Gylle.mi. In^. suer, 1. loi. 10. — Sterii. Syn. 2. 114. 1. Yar. B. Prothorax parfois bordé de fauve Ics'acé. Elytres d'un fauve ou testacé livide. Ochthehius merulionalif<. Dej. in coliccl. Oihlhebiiis palli'tipcnnis, Friwai.dsui, inéJ, niÎLOPHORiENS. — ochthebius. 61 Yar. C. Prothorax d'un vert obscur et mat sur son disque ,' d'un fauve lestacé dans son pourtour^ suhobsoUtement marqué de deux impressions transversales. Elytres d'un testacé livide. Ocluliebiiis pallidus. Déj. iii coilcct. Long. 0-, 0016 (2/3,). — Larg. O'",0007 (l/ui). Tête d\u\ vert bronzé ou d'un vert semi-doré; pointilléc, plus lisse, plus brillante sur le disque de l'épistome; creusée d'une suture et de deux fossettes frontales; celles-ci séparées par un espace au moins aussi large qu'elles; notée sur le vertex d'une fossette plus petite ou peu distincte. Palpes d'(Mi fauve testacé. Antennes d'un teslacé livide, à massue cendrée. Prollwrax tronqué et garni d'une bordure mem- braneuse , en devant; de moitié plus large que long dans son diamètre transversal le plus grand ; à angles antérieurs incoiirbés ; presque en carré transversal, ou faiblement élargi sur les côtés jusqu'au tiers, rétréci ensuite à partir de ce point , et plus brusquement vers ses deux tiers postérieurs ; garni, depuis le point où il commence à se ré- trécir, d'une membrane qui déguise un peu le retrait plus brusque, que fait postérieurement sa partie cornée ; rectangulaire aux angles postérieurs ; d'un tiers ou d'un quart moins large à ceux-ci qu'aux an- térieurs; hissubsinueusement tronqué et garni d'une bordure mem- braneuse étroite, presque deux fois interrompue, à la base; très-fai- blementconvexe en dessus, d'un vert métallique brillant ou semi-doré, finement pointillé sur les côtés et dans les parties imprimées, presque lisse sur son disque; creusé sur ce dernier de deux sillons transversaux; rayé d'un sillon médiaire très-léger , parfois peu apparent et non prolongé au-delà des précédents ; marqué à l'extrémité de ceux-ci , de deux fossettes discales linéaires , souvent unies en forme de petit sillon et formant avec les transversaux un parallélogramme transversal; noté enfin de chaque côté, d'un sillon postoculaire, et d'une fossette près des angles postérieurs. Elytres aussi larges à leur base que le prothorax à ses angles membraneux ; trois fois aussi longues que lui; oblongues; munies latéralement d'un rebord qui s'efface vers l'extré- mité ; d'un brun rouge, d'un fauve brunâtre ou testacé, quelquefois même d'un testacé livide ou même d'un livide ouflave grisâtre;souveut luisantes, parfois avec un rellet métallique plus ou moins a|)parcnl ; médiocrement ou faiblement convexes ; parcimonieusement garnies d3 poils fins et presque indistincts; à dix stries ponctuées , réduites chez les variétés pâles à des rangées striales de points presque carrés, îHoins larges ou à peine aussi larges sur le dos que les intervalles. Ceux-ci subconvexes et ridés , chc2 les individus bien caractérisés ; dé- {;2 PALPICORNES, primés et souvent à peine ruguleux chez les exemplaires dégradés. Dessous du corps brun ou d'un brun rouge , soyeux. Pieds d'un rougo livide ou d'un flave rouge. Celte espèce paraît médiocrement commune en France. On la trouve dans les eaux douces et salées. Les individus qui habitent celles- ci ont les élytres généralement plus pâles et plus faiblement striées; le prolhorax souvent tirant sur le fauve dans sa périphérie. Obs. Elle a beaucoup d'analogie avec la précédente , mais elle a le prothorax proportionnellement plus large, brusquement rétréci la- téralement vers ses deux tiers postérieurs , plus brillant sur le disque et plus visiblement pointillé sur les côtés , rayé d'un sillon médiaire non prolongé au delà des transversaux , offrant des fossettes discales plus marquées, plus linéaires et formant ordinairement avec les sillons ti'ansversaux une sorte de parallélogramme. Elle a des élytres plus allongées et prestjue parallèles sur une partie de leur longueur au lieu d'être curvilinéaires. Elle offre également dans sa convexité, dans ses teintes et la profon- deur de ses impressionsou de ses stries, des modifications remarquables. Les Ochtiiebius meridionalis et paUidus , de la collection de M. le comte Dejean, se rapportent à ces individus plus ou moins dé- gradés. -|'^,'. Proiliorax grossièrement ponctué. 8. Prolhorax sans fossettes discales. Espace médiaire du fiont non sillonné. G. O. PygiMaîUS; Fab. Ovala'ire; d'un brun bronze en dessus. Labre à peine êchnncré, Prothorax en forme de coupe, ou siibcurvUinc'aircinent ré- tréci d'avant en arrière et plus brusquement dans son tiers postt'rieur ; garni sur les côtés d'une bordure vicmbraneuse^ postérieurement moins étroite ; rugueuscment ponctué ; rayé d'un sillon médiaire et de deux post- oculaires plus larges. Elytres à dix stries formées de points rapprochés. Intervalles ridés ou ruguleux. Èlophonis pjgmœus. Faer. Ent. syst. 1. 205. 6. — /■/. Sjst el. 1. 78. 7. — Payk. Faun. suec. 1.245. G. — HEncsT, Nat. 5. p. 115. 10. — Gyll. Ins. suce. l. 135. 9. Elophonis minimus. Fabr. Syst. el. 1. 278. b. Hydrœna riparia, Illic. Kœf. pr. 279. — Latr. Ilist. nat. 10. 7G. — /d. Glmi. 2. 70. I. — ScHONH. Syn. Ins. 2. 42. 5. — Zetterst. Faun. lap. 202. Ilydrophihis imprrssus. Marsh. Ent. brit. -408. 19. OchlhebiuS lipariiis.'Bv.vLT.i, Hist. nat. 5bls. 308. pi. 13. 5. — Stdr.m, Dent, l'auii. 10. 59. 3. pi. 222. A. Ochthebius pygmœus. Germar, Faun. 1ns. Eiir. 8. 7. — Stepu. Syn. 2. 115. 3. — Dt Castei.n. Hist. nat. 2. 48, 1. — Ericus. Kœl'. hrand. 1. 199. 1. — IIeer, Fnun. belv. 1. 477.1. HÉLOPiiORiENS. — ocJitJiebius . 63 Var. B. Dessus du corps d'un tcslacé cuivreux ou semi-doré sur la télé cl le prolhorac ^ d'un rouge testacc ou d'un tcslacé livide sur les clytrcs. ( elles-ci à stries plus ou moins réduites à des rangées striâtes. Intervalles déprimés^ quelquefois à peine ruguleu.v. Long. O'",0016 (3/4') — Larg. 0"',0009 (2/50- Corps ovalairc ; faiblement convexe ; d'un brun verdâtre ou bronzô , ou bronzé obscur en dessus. Télé subruguleusement poinlillée ; creu- sée de deux fossettes frontales, séparées par un intervalle plus large que chacune d'elles. Labre faiblement échancré. Palpes maxillaires et antennes d'un llave rouge: extrémité des premiers noirâtre, massue des secondes grisâtre- Prothorax en forme de coupe, ou tronqué en devant; plus de deux fois aussi large que long ; incourbé aux angles antérieurs ; subcurvilinéairement rétréci d'ayant en arrière et d'une manière sensiblement sinueuse vers le tiers postérieur ; garni sur les côtés d'une bordure membraneuse plus distincte et moins étroite en se rapprochant des angles de derrière : ceux-ci ouverts ; bissinueu- .sement tronqué et garni d'une bordure membraneuse presque deux fois interrompue, à la base ; d'un tiers plus étroit à celle-ci qu'au bord antérieur,- rugueusement et assez fortement ponctué ; longitu- dinalement rayé dans son milieu d'une ligne étroite , affaiblie ou peti distincte à ses extrémités ; sans fossettes apparentes sur son disque , mais offrant ordinairement les traces de deux sillons transversaux ; creusé de chaque côté d'un sillon postoculaire plus large , oblique- ment prolongé jusqu'au bord externe vers les deux tieis de la lon- gueur. Elytrcs à peine plus larges au calus humerai , que le prolhorax à ses angles postérieurs membraneux, d'un quart plus large que ce der- nier à ses angles cornés; deux fois et tiers aussi longues que lui ; ovales; munies latéralement d'un rebord qui s'efface à l'extrémité ; ordinairement d'une teinte graduellement moins foncée vers cette dernière; médiocrement convexes ; à dix stries formées ou marquées (le points carrés à peine aussi larges que les intervalles : ceux-ci ordinairement convexes, ridés : strie suturale plus profonde , sulci- fornie , faisant plus visiblement paraître relevé le rebord suturai. Dessous du corps d'un noir verdâtre , soyeux. Pieds d'an rouge pâle ou livide. Cette espèce habite toutes les parties de la France. Elle n'est pas rare dans les environs de Lyon , dans les eaux stagnantes ou pou courantes. Obs. Elle est facile à distinguer jiar l'absence des fossettes dis- cales et par la forte ponctuation de son prolhorax. Sa couleur varie: (>4 PALPICOr.NES. on trouve des exemplaires qui ont la tête et le proihorax soit d'un bronzé brillant , à transparence fauve , soit d'un teslacé ou d'un roux livide à reflets cuivreux ou semi-dorés : chez ceux-ci , les élylres pas- sent du vert bronzé au fauve légèrement verdâtre, au fauve, ou au roux livide, ou même quelquefois au rouge teslacé. h'Ochth. pallidipennis de M\l. Yilla doit probablement se rapporter à l'une de ces variétés. Dans ces dernières, les élylres sont à peine striées, c'est-à-dire , elles ne semblent offrir que des rangées strialestle points moins marqués et moins rapprochés, et les intervalles , au lieu d'être convexes ou sub- convexes , sont déprimés et moins visiblement ruguleux. Suivant M. Erichson \' Elophorus minimiis de la collection de Fabri- cius appartient à celte espèce. ^^. Protliorax creusé de fossettes discales. Espace médiaire du front sillonne antérieurement. 7. O. Bicolon ; Kirey, iiiéd. Geum. Brun hromé en dessus. Labre peu ou point échancré. Milieu du front en partie sillonné. Prolhorax en forme de coupe , mais offrant , aux deux tiers de sa longueur , un rétrécisse ment brusque., rempli par une membrane ; creusé d'un sillon médiaire et de deux postoculaires; marqué de chaque côté du premier de deux fossettes souvent cachées par des inipress'ons : V antérieure transversale., la postérieure en demi-cercle. Elylres à di.r stries ponctuées; offrant à la base, le commen- cement d'une autre, entre la sulurule et la deua.iêmc, Ochthebhis bicolon, Germah, Insccf. spec. p. 1)2. 158. — SiEni. Syn. t. 2. 115. 5. — De Casteln. Hist. t. 2. 43. 6. Yar. B. Côtés du prothorax cl ilylres d'un rouge brun ou d'un rouge brunâtre ou testacé. Oclnheliiis nifo-marginatus. Eiiicns. Ka3f. brand. 1. 190. 2, — STtrn. Syn. 1. 2. 116. G. Long, 0'",0013 à 0'"0018(3/5 à 4/5'.)— Larg. 0,0009 à 0"'OOll (2/5 à 1/2.) Dessus du corps brun ou d'un brun rouge, plus ordinairement d'un brun bronzé ou d'un gris obscur bronzé, en dessus. 7e/c ponctuée; creusée d'une suture et de deux fossetles frontales profondes ; celles-ci sépa- rées par un intervalle en partie sillonné ou rayé en avant et en ar- rière. Labre peu ou point échancré. Palpes bruns. Antennes d'un ronge livide , à massue plus obscure. Prothorax faiblement arqué en devant et garni d'une bordure membraneuse étroite ; deux fois au moins aussi large que long dans son diamèlre le pUis grand ; à an- }:les antérieurs incourbes , en forme de dent Icrminée par un poil; HÉLOPHORtENS. — ochthehius. 65 replié en dessous sur les côtés; en forme de coupe, ou rétréci en arc d'avant en arrière, mais offrant aux trois cinquièmes de la longueur un rétrécissement brusque rempli par une membrane livide ou blan- châtre qui déguise ce rétrécissement ; subarrondi aux angles posté- rieurs membraneux, presque rectangulaire aux angles cornés; bissi- nueusement tronqué ou légèrement en arc renversé et garni d'une bordure membraneuse étroite, à la base; en général fortement ponctué; longitudinalement creusé dans son milieu d'un sillon rétréci et rac- courci à ses extrémités; marqué sur son disque , de chaque côté de ce sillon , de deux fossettes : les antérieures presque arrondies : les pos- térieures oblongues, obliques, les unes et les autres ordinairement très-apparentes ( y ); ou peu apparentes et confondues : les antérieures, dans une impression ou sorte de sillon transversal : les postérieures, dans une impression en arc renversé Cç/') ; creusé d'un sillon postocu- laire, prolongé jusqu'à l'angle postéro-interne de la dilatation latérale ; noté enfin d'une fossette sur la partie membraneuse. Elytres à peine plus larges au calus humerai que le prothorax à ses angles membra- neux , d'un tiers au moins plas larges que ce dernier à ses angles cor- nés; deux fois et quart aussi longues que lui; ovales ; garnies latérale- ment d'un rebord qui s'efface vers l'extrémité; obtuses ou subar- rondies chacune à l'angle suturai; convexes ou médiocrement convexes en dessus ; parcimonieusement garnies de poils peu ou point distincts ; à dix stries plus ou moins profondes , marquées de points presque carrés , graduellement affaiblis postérieurement , en général pa- raissant aussi larges que les intervalles ; inégales et marquées à la base d'une strie raccourcie, entre la deuxième et la suturale : celle-ci sulciforme et montrant plus visiblement relevé le rebord suturai. Intervalles presque lisses , plus ou moins convexes. Dessous du corps brun, soyeux. Pieds d'un rouge jaune ou d'un flave rougeâtre. Cette espèce habile les diverses parties de la France, mais elle paraît plus commune dans le midi. Je l'ai reçue de Draguignan de MM. Bom- part et Doublier, Elle a été prise dans les environs de Nîmes par MM. Fondras et Rey, et dans les marais de la Yendée , par M. le marquis de la Ferté-Senectère. Elle porte dans le catalogue de M. De- jean le nom de 0. iinpressicollis. Obs. Elle est facile à reconnaître à sa suture frontale profondément imprimée et comme creusée d'une fossette à ses extrémités ; à l'espace médiaire de son front en partie sillonné , et surtout à la strie ou rangée striale raccourcie que présentent les élytres. Les fossettes dis- cales du prothorax sont quelquefois presque effacées chez les mâles, par les impressions transversales et en arc renversé. Chez les J ces im- pressions soni, en général, moins marquées et le» fosselles lic's-api)a- 9 CG PALP.'CORNES. rentes,la ponclualion t'n prolhorax eldesélylresestaussigcnéralemenl plus forte dans ce dernier sexe. Elle offre, selon les individus, des différences remarquables dans la convexité des ély très , la saillie des intervalles, la profondeur des stries. Dans le véritable bicolon de M. Germar , dont l'exemplaire typique m'a été communiqué, le corps est notablement convexe, les inter- valles des élytres distinctement rugueux, et rendent, par leur con- vexité prononcée, les stries plus profondes. h'O. rufo-marginatns de M. Ericlison , dont un individu aulbentique m'a également passé sous les yeux , n'en diffère que par la couleur plus ou moins rouge des ély- tres et des côtés du prolhorax. L'O. bicolon deM. Stephens et des au- tres entomologistes anglais , auquel se rapportent les individus que nous trouvons en France, a une taille un peu moins petite , le corps sensiblement moins convexe , les intervalles des élytres déprimés ou subdéprimés , et par suite des stries plus légères et souvent presque réduites à des rangées striales de points. A première vue, on croirait facilement que ces deux variétés constituent deux espèces dif- férentes; il faut avoir examiné un grand nombre d'individus et avoir acquis, parla, la connaissance des modifications ou des altérations qui peuvent se présenter dans la même espèce , pour ne point se laisser égarer par ces illusions. Si l'on séparait spécifiquement VO. bicolon de M. Germar de celui de M. Stephens, il faudrait aussi cons- tituer plusieurs espècesdesvariétésextrêmes desO. pygmccus^ marinus el margipallens qui présentent des différences analogues à celles que MOUS venons d'indiquer ; or, il n'est pas possible de le faire quand on a étudié les causes qui peuvent influer sur le développement du sys- tème tégumentaire des insectes et qu'on a d'ailleurs eu sous les yeux toutes les transitions entre les exemplaires les plus dissemblables. L'O. bicolon offre , même chez les variétés qui semblent les moins rappro- chées , des caractères constants qui ne permettent pas de se méprendre sur l'identité de l'espèce. Ces caractères sont, comme nous l'avons dit: la suture frontale profondément imprimée et comme creusée d'une fossette à chacune de sesj extrémités; l'espace médiaire du front sil- lonné en avant et en arrière; une similitude parfaite dans les fos- settes et sillons du prothorax ; et surtout le commencement d'une strie ou plutôt d'une rangée striale vers la partie suturale de la base des élytres. Chez les individus dont les élytres sont le plus con- vexes, ce commencement de rangée striale est moins marqué que chez ceux dont les intervalles sont plus déprimés. ii^LOPHORiENS. — ochthebius . 67 (X a. Protliorax creusé de sillons transversaux prolongés jusqu'aux bords latéraux. 8- O. Exaralus ; Nob. Tête et prothorax d'un brun noir , luisant; profoîidément creusés : la première de deux fossettes frontales postérieu- rement liées à un sillon transversal; le second de deux sillons transver- saux à peine interrompus sur les côtés du disque et prolongés jusqu'aux bords latéraux , liés par un sillon médiaire, et croisés par deux postocu- laires ; offrant aux trois cinquièmes de la longueur un rétrécissement brusque garni par une membrane pellucide. Elytres d'un brun rougeâtre, à dix rangées de poijits aussi larges que les intervalles : ceux-ci lisses , peu ou point élevés. Long.0'",001ICl/2') — Larg.O™,0008(2/5'). Corps ovalaire. Tête d'un brun noir , lisse , luisant ; sans échan- crure apparente au labre ; profondément creusée d'une suture et de deux fossettes frontales : celles-ci postérieurement liées à une sorte de sillon. Palpes bruns ou d'un rouge brun. Antennes d'un rouge li- vide, à massue obscure. Prothorax au moins deux fois aussi large que long ; faiblement arqué à son bord antérieur qui est échancré < derrière les yeux ; à angles antérieurs incourbés et avancés en forme de dent; brusquement et fortement rétréci sur les côtés aux trois cinquièmes de la longueur , mais garni d'une membrane pel- lucide qui déguise ce rétrécissement, le fait paraître en forme de coupe ou subarcuément rétréci d'avant en arrière ; rectangulaire à ses angles postérieurs cornés ; bissinueusement et faiblement en arc renversé à la base ; peu convexe en dessus; d'un brun noir , lisse et luisant ; profondément creusé ( au tiers et aux deux tiers de la lon- gueur ) de deux sillons transversaux prolongés jusqu'aux rebords latéraux, et interrompus sur les côtés du disque, unis entre eux par un sillon médiaire longitudinal moins profondément imprimé et croisé par deux sillons postoculaires arrivant à l'angle postéro- interne de la dilatation latérale. Elytres à peu près aussi larges au calus humerai que le prothorax aux angles postérieurs membra- neux ; près de moitié plus larges que ce dernier à ses angles cornés ; deux fois et quart aussi longues que lui ; ovales , garnies latéra- lement d'un rebord qui s'efface vers l'extrémité ; médiocrement convexes en dessus; d'un brun rouge ou rougeâtre; à dix rangées slriales de points presque carrés assez profondément imprimés, mais postérieurem.ent affaiblis, au moins aussi larges que les intervalles qui les séparent : ceux-ci, par l'effet des points, paraissant lé.aère- G8 PILPICORNPS. meiil relevés vers la base , et le cinquième presque indislinclemenfc saillant vers l'extrémité. Strie suturale sulciforme et montrant plus visiblement relevé le bord suturai. Dessous du corps d'un rouge brun. Pieds d'un rouge livide. Cette espèce se trouve dans différentes parties du midi de la France. Ohs. M. le comte Dejean , dans sa collection , l'avait réunie mais avec hésitation à ÏO. marinus. Elle est facile à distinguer par sa tête et son prothorax lisses et creusés de profonds sillons. Les deux transversaux du prothorax se prolongent jusqu'au rebord latéral qu'ils n'entament pas, mais ils sont croisés et interrompus par les postoculaires. Le sillon médiaire lie les deux transversaux qu'il ne dépasse pas. X X Prothorax subcordiforme , brusquement ou fortement rétréci à partir du tiers ou an plus des deux cinquièmes antérieurs de ses bords latéraux; bordé d'une membrane au moins dans cette partie rétrécie. (Genre Hjvienodes. Non.) £. Eljtres sirialement ponctuées, n. Prolliorax lirusqiiement rétréci au tiers de sa longueur, et garni ensuite d'une large membrane. Labre non tendu jusqu'à la moitié. 9. O. Pollucïdns. NoB. Oblong; d'unnoir métallique en dessus. Lnhre entier. Prothorav offrant sur les côtes, au tiers de sa longueur , un rétré- cissement brusque rempli par une membrane pellucide ; presque lisse : creusé d'un sillon médiaire^ et de deux postoculaires très-courts ; marqué de deux fossettes punctiformes de chaque côté du premier^ et d'une autre vers les angles postérieurs. Elytres à dix rangées de points souvent striale- mentunis^ donnant chacun naissance à un poil fin. Intervalles déprimes. Long.0'"0013 (3/r>').— Larg.Û'"O009 (2/5'). ' Dessus du corps d'un noir bronzé ou métallique , généralement violacé sur la tête et le prolhorax. Celle-là finement et peu dense- ment pointillée , creusée d'une suture frontale profonde , marquée de deux fossettes punctiformes sur le front , et d'une autre sur le vertex : les deux premières séparées par un intervalle plane, plus large que chacune d'elles. Labre entier. Palpes et antennes d'un flave rougeâtre, massue des dernières cendrée. Prothorax tronqué et garni d'une étroite bordure membraneuse en devant; à angles antérieurs incour- hés et presque munis dune petite dent terminée par un poil; près de deux fois aussi large que long dans son diamètre le plus grand , brus- quement et fortement rétréci sur les côtés au quart ou au tiers de sa TTF.LOPiioRrr.NS — oclifîiehiiis. Qn^ longueur, et garni ensuite d'une membrane pellucide qui déguise ce rétrécissement et le fait paraître presque en carré transversal ; subar- cuément et faiblement rétréci d'avant en arrière ; subarrondi aux an- gles postérieurs membraneux , rectangulaire aux angles cornés ; d'un, tiers moins large à ceux-ci qu'aux antérieurs; bissubsinueusement tronqué et garni d'une bordure membraneuse très-étroite, à la base; faiblement convexe en dessus; lisse , ou parcimonieusement et obsolè- tement pointillé ; parsemé de quelques poils peu distincts ; longilu- dinalement creusé dans son milieu d'un sillon arrivant à peine aux bords antérieur et postérieur ; marqué de deux fossettes punc- tiformes de chaque côté de ce sillon, et d'une autre près des angles de derrière; offrant sur les fossettes discales antérieures une im- pression transversale, assez faiblement pronon'^ée ; creusé d'un sillon postoculaire court, ou s'arrêlant à l'angle postéro-interne de la dilatation latérale. FAytrcs à peu près aussi largos au cal us humerai que le prothorax à ses angles membraneux; d'un tiers au moins plus larges que ce dernier à ses angles cornés; deux fois aussi longues que lui: ovalaires ; garnies latéralement d'un rebord qui s'ef- face vers l'extrémité; obtuses à celle-ci; faiblement convexes en dessus; à dix rangées légères de points petits, presque carrés, sépa- rés longitudinalement par un espace presque aussi grand qu'eux , quelquefois liéspar une raie ou strie très-fine , visiblement plus étroits que les intervalles, donnant chacun naissance à un poil fin , allongé , couché, assezapparent : première rangée, sulciforme, etmontrant plus distinctement relevé le rebord suturai. Intervalles déprimés, très-légè- rement ridés. Dessous du corps brun , soyeux. Pieds d'un jaune rouge. Cette espèce habite diverses parties de la France. Elle a été prise par M. Aube dans les environs de Paris. On la trouve également dans le midi. M. le comte Dejean, dans sa collection, l'avait inscrite avec doute sous le nom de 0.foveolatus. Obs. Cette espèce n'a pas, comme \e foveolatus^ le labre bilobé. Elle se distingue facilement de toutes celles de ce genre par son prolho- rax offrant latéralement dans sa partie'cornée une espèce d'oreil- lette ou de dilatation en demi-cercle, prolongée à peine Jusqu'au tiers de la longueur, et suivie d'un rétrécissement brusque déguisé par une bordure membraneuse. Près de VQ pcllucldus doit se ranger l'espèce suivante que j'ai vue dans la collection deM. Aube, espèce provenant de la Sicile, et dont je consigne ici la description , dans le cas prévisionnel où elle se trou- verait un jourert France. 70 PALPICORNFS. O FofiHnIatus ; Nob. Ovale oblong. Médiocrement convexe et d'un bronzé obscur'ou d'un vert noir métallique, en dessus. Labre peu profondément fendu. Suture frontale fortement imprimée. Front creubé de deux fossettes profondes au moins aussi larges chacune que l'espace qui les sépare. Prothorax subcordiforme , sinueusement ré- tréci sur les côtés , à partir du tiers ou des deux cinquièmes de la lon- gueur, mais garni d'une membrane transparente qui dissimule ce ré- trécissement et le fait paraître presque en forme de coupe ; creusé en dessus d'un sillon médiaire paraissant formé de deux fossettes subellip- tiques unies bouta bout, et dont la postérieure de moitié plus petite; marqué de chaque côté de ce sillon : 1» de deux fossettes discales , presque unies longitudinalement : 2" d'une fossette plus petite entre la discale antérieure et le sillon postoculaire : 3" celui-ci profond , arqué , aboutissant sur les côtés aux trois cinquièmes de la longueur : 4" d'une fossette près des angles de derrière ; obsolètement noté de deux impressions transversales: la postérieure moins indistincte entre les fossettes discales postérieures et en demi cercle renversé : celle de devant paraissant prolongée jusqu'à la partie antérieure des sillons postoculaires où elle est plus profonde. Elytres à dix rangées striales de points carrés au moins aussi larges sur le dos que les intervalles : la rangée juxta-suturale, creusée en strie sulciforme , graduellement plus profonde postérieurement. n x. Prothorax subcordiforme , obliquement rétréci à partir du tien de «a longueur. Labre fendu jusqu'au-delà de la moitié. 10. O- Foveolaiiis; Muller, inéd. Gebmar. Oblong. Labre bilobé. Dessus du corps d'un vert foncé et métallique. Prothorax cordiforme , /br- tement rétréci latéralement et garni d'une membrane , à partir des deux cinquièmes; marqué de deux sillons transversaux, d'un sillon médiaire^ et de chaque côte de-celui-ci, de deux fossettes discales linéaires , d'un sillon postoculaire et d'une fossette près des angles postérieurs. Elytres à dix stries ponctuées. Intcj^valles ridés. Ocht/iebius /ovealatus. De Castf.ln. Hist. t. 2. 4S. 5? — Stuhm, Deut. Faun. 10. 58. 2. (mais non la figure 221), Var. B. Tête et prothorax d'un vert métallique, souvent clair, semi- doré ou cuivreux sur le second. Elytres d'un vert métallique plus ou moins pâle ou tirant sur le testacé ou le livide ; à stries presque réduites à des rangées striales de points. Intervalles plus ou moins dépr.més. O^luhclniis foveolalua. Germar. lusecl. spec. 9t. 155. Long. 0'",001S (3/'i').— Larg.0"O011 (i;2'). iiÉLopiiORiENs. — ochlhehius. 71 7(f/e lisse ou indislincleinent poiiitillée ; d'un vert mélallique tantôt obscur, tantôt clair et brillant; creusée d'une suture frontale très- marquée, et de deux fossettes frontales profondes, séparées par un in- tervalle à peine aussi large que chacune d'elles; notée sur le verlex d'une fossette peu apparente. Labre profondément fendu, comme bilobé. Palpes bruns. Antennes d'un rouge souvent livide, à massue cendrée. Prothorax tronqué ou légèrement arqué en devant ; à an- gles antérieurs incourbés et pT€sque en forme de dent terminée par un poil; cordiforme, ou plutôt latéralement dilaté en demi-cercle dans sa moitié ou ses deux cinquièmes antérieurs, brusquement lé- tréci ensuite à partir de ce point , et garni d'une membrane pellucide qui déguise plus ou moins ce rétrécissement; à angles cornés posté- rieurs presque rectangulaires ou peu ouverts; d'un tiers moins large à ces derniers qu'aux antérieurs; bissinueusement tronqué et garni d'une membrane étroite, à la base; faiblement convexe en dessus; d'un vert métallique , tantôt obscur ou bronzé , tantôt clair , semi-doré ou à re- flets cuivreux ; lisse sur les parties en relief, pointillé dans les parties creuses ; longitudinalement rayé d'un sillon médiaire prolongé d'un bord à l'autre ; marqué de chaque côté : 1" parallèlement à celui-ci de deux fossettes discales, linéaires, quelquefois presque unies et le faisant paraître alors trisillonné sur son disque; 2o d'un sillon postocu- laire arqué , aboutissant à l'angle postéro-inlerne de la dilatation la- térale; o° d'une petite fossette près des angles de derrière ; 4° de deux impressions transversales ou sillons , rendant parfois peu apparentes les fossettes discales antérieures. Elytres près d'un tiers plus larges au calus humerai qui est très-prononcé , que le prolhorav à ses angles postérieurs cornés, un peu plus larges que ce dernier à ses angles membraneux; près de trois fois aussi longues que lui ; garnies latéra- lement d'un rebord qui s'efface vers l'extrémité ; médiocrement ou faiblement convexes en dessus; d'un vert métallique parfois obscur ou bronzé, souvent tirant sur le fauve ou testacé , quelquefois même d'un testacé livide à reflets métalliques ; à dix stries ponctuées, pres- que réduites chez les variétés les plus pâles à des rangées striales de points. Intervalles convexes et ridés chez les variétés obscures, plus ou moins déprimés et ruguleux chez les individus moins fortement colo- rés. Strie suturale sulciforme. Dessous du corps d'un brun verdàtre , soyeux. Plaque mélaslernale lisse. Pieds d'un rouge livide. Cette espèce habite les diverses parties de la France. On la trouve d;uis divers ruisseaux des environs de Lyon. Obs. Elle se distingue principalement par son labre bilobé ou fendu dans son milieu , presque jusqu'à sa partie postérieure. Comme piu- sieursaulresespècesde ce genre, elle varie beaucoup parlacoideur,elc. 72 PALPICORNIÎS. Les stries se njonlrcnt généralement moins profondes et les intervalles moins convexes ou plus déprimés chez les individus d'une teinte plus pâle. e e. Elytres irrégulièrement ponctuées. 11. O Piinctaiiis; Steph. Oblong; médiocrement convexe; métallique et peu densemenl garni de longs poils blanchâtres en dcxsus. Prothorax sub- cordiforme,rétréci latéralement et garni d'une membrane dans ses deux titrs postérieurs ; creusé d'un sillon médiaire^ et , de chaque côté de celui-ci , de deux fossettes discales , d'un sillon postoculaire et d'une fossette près des angles postérieurs. Elytres irrégulièrement ponctuées ; postérieurement rayées d'une strie juxta-suturale. Ocht/iebius punclaïus. Stbph. Syn. t. ?. p. 117. 9. p. 14, Ochihebias nobilis. Villa, Goleopt. Enr. 48. 53. — Heer, Faun. helv. 1. 478, 4. Long. O'",0019 (7/8') — Larg. O'",0011 (1/2'). Corps oblong : faiblement convexe; couleur d'airain, d'airain cui- vreux , d'airain bronzé ou brunâtre, quelquefois avec des reflets violâtres; peu densement ou parcimonieusement garni de longs poils blancliâtres. Tête finement et peu densement pointiliée; creusée sur le front de deux fossettes, et d'une plus petite sur le vertex. Labre peu profondément fendu ou entaillé. Palpes maxillaires d'un rouge fauve , plus ou moins pâle, quelquefois d'un fauve bronzé. Antennes d'un flave livide, à massue cendrée. Prothorax tronqué et garni d'une bordure membraneuse étroite, en devant; de moitié plus large que long; à angles antérieurs incourbés: subcordiforme ou latéralement en demi- cercle dans ses deux cinquièmes antérieurs, sinueusement rétréci en- suite à partir de ce point , mais garni dans cette dernière partie d'une bordure membraneuse et transparente qui le fait paraître arqué et lé- gèrement rétréci d'avant en arrière, sur les côtés; à angles postérieurs cornés peu ou point émoussés et presque rectangulairement ouverts ; bissubsinueusement tronqué ou faiblement en arc renversé à la base; muni à celle-ci d'une bordure membraneuse très-étroite et souvent peu apparente; faiblement convexe en dessus; légèrement etruguleu- sement pointillé ; longiludinalement creusé d'un sillon médiaire arri- vant à peine aux bords antérieur et postérieur; marqué de chaque côté de ce sillon et parallèlement à lui de deux fossettes discales assez légères, dont la postérieure généralement allongée s'unit presque quelquefois avec l'antérieure ou forme avec elle une sorte de ligne in- terrompue dans son milieu ; creusé d'un sillon posloculaire plus large, plus profond, un peu oblique, aboutissant à l'extrémité de l'o- HÉLOPHORiENS. — kjxlrœna . ^3 reillette ; noté enfin près des angles postérieurs d'une fossette Irès- légère et parfois peu di^tincte. Elyires à peine plus larges au calus hu- merai que le prolhorax aux angles membraneux de sa base, d'un tiers au moins plus larges que le dernier à ses angles cornés ; trois lois environ aussi lougues que lui ; oblongues; munies latéralement d'un rebord qui s'efface vers l'extrémité; obtuses à cette dernière ; très-mé- diocrement convexes en dessus; irrégulièrement et ruguleusement marquées de points,de chacun desquels naît un poil long et blanchâtre; creusées dans leur seconde moitié d'une strie juxta-suturale.Z)fc'5S0MSf/M cojys d'un fauve roux ou d'un fauve cuivreux ou bronzé, pubescent. Pieds d'un rouge fauve ou livide. Cette espèce se trouve dans les parties méridionales de la France. Elle figurait dans la collection de M. le comte Dejean sous le nom d'O. impressifrons. Sa ponctuation irrégulière et ses longs poils la distinguent facilement de toutes les espèces précédentes. Genre tJjdrœna , Hydr^ne ; Kugelann. (ûS'paîvw , je lave.) Caractères. Antennes de sept articles : le premier allongé : les qua- tre derniers composant une massue. Tête avancée, subhorizontale, eu triangle tronqué. Labre incliné , fendu , comme bilobé. Mandibules cachées, courtes, cornées et arquées au côté externe , coriaces au côté interne. Mâchoires à deux lobes membraneux, frangés.Pa/yjes maxillaires beaucoup plus grands que les antennes ; deux fois aussi longs que la tête: à premier article petit, globuleux : le deuxième grand, arqué, le plus long de tous: le troisième de moitié plus court que le suivant: celui- ci, fusiforme. Palpes labiaux courts , peu visibles. Menton pentagonal. Yeux peu saillants. Pry//torfl.c subhexagonal, ou plus ou moins dilaté en forme d'angle dans le milieu de ses bords latéraux. Ecusson petit, peu apparent. Elytres armées d'une petite dent formée aux dépens de la su- ture, un peu au devant de l'extrémité. Prosternum relevé entre les hanches antérieures. Métasternum creusé d'un sillon. Pieds allongés > ordinairement grêles, quelquefois à cuisses renflées. Dernier article des tarses postérieurs à peu près aussi long que tous les autres réunis. Corps peu convexe , allongé ou oblong. Ce genre a été fondé par Kugelann , dans le Magasin d'Entomologie publié par Schneider, p. 578. En l'établissant , son auteur prit les palpes dont la longueur est remarquable , pour les antennes qui sont 10 74 PALPiCORNES. ordinairement cachées. Illiger (I), Olivier (2) et La treille (3) en adop- tant cette coupe générique, l'appliquèrent à une espèce d'Ochlhébie. Gyllenhal rectifia les erreurs des uns et des autres. Les Hydrœnes ont le corps allongé ou oblong , presque horizontal ; le labre profondément fendu et arrondi antérieurement à cJiacune de ses divisions ; la tête plus ou moins marquée sur les côtés du front d'une impression parfois prolongée sur ceux de l'épistome ; le pro- thorax creusé latéralement d'un sillon longitudinal ou un peu arqué , qui ne semble le plus souvent qu'un lien plus ou moins léger , des- tiné à unir deux fossettes plus profondes, situées: l'une près des an- gles antérieurs : l'autre près des deux tiers des bords latéraux. Ce même segment offre généralement deux impressions transversales plus ou moins prononcées ; ces sortes de sillons paraissent arrêter le dé- veloppement du pygmentum dans des individus chez lesquels il n'a pas le temps de se répandre convenablement , et le prolhorax semble alors paré à ses bords antérieur et postérieur d'une bordure de cou- leur plus vive , qui , pour la distinction des espèces , trompe l'œil de l'entomologiste peu exercé, ou de celui qui attache aux caractères ti- rés des couleurs une importance exagérée. Les élytres sont ordinaire- ment plus pâles que le disque du prothorax. Le ventre , plus étroit chez les mâles que dans l'autre sexe, est garni d'un duvet soyeux, sauf les deux derniers anneaux , chez lesquels ce duvet est plus ou moins enlevé sur un espace demi-circulaire qui laisse pubescents les côtés du pénultième segment. Les Palpicornes de cette coupe sont de très-petits insectes dont les mœurs et les habitudes se rapprochent de celles des autres Hélopho- riens. Ils vivent parmi les plantes qui croissent dans les eaux stagnantes, ou cachés sous les pierres près des bords des ruisseaux. A. Plaque mélasternale longitudinalement chargée de trois lignes eu relief, dont l'intermédiaire, poslérienremcnt bifurquée, enclôt un silloQ. 1. M. TeslaceajCuRTis. Tête noire. Prothorax faiblement anguleux la- téralement; sinueusement rétréci dans sa seconde moitié; fortement ponctué; marqué de chaque côté d'un sillon] postoculaire; brun , paré en devant et plus étroitement à la base d'une bordure d'un rouge testacé^ limitées cha- cune par un léger sillo7i transversal. Elytres arrondies à l'extrémité ; d'un ronge testacé ; à douze rangées de points ronds confluents et profonds: ceux de la marginale postérieurement plus gros et translucides. (1) Verzeichniss der Kœfer preuss. p. 275. (2') Nouveau dict. d'iiisl. nat. Par^, 1803, t. 11. 467. (3) Hist. nat. t. 10. p. 76. — Gen. t. 2. p. 69. H^LOPHORiENS. — li/drœna. 75 Hydrœna testacta. Curtis, Enlom. brit. {.i. 307. Hjdrœna margipallens. CiiEVRieR, m^à ijeer, Faun. helv. 1. 480. Long. 0,n,00l8 (7/8') — Lai'g- O",0009 (2/5,). Corps oblong; médiocrement convexe en dessus. Tête d'un noir brun mat; couverte sur le front de petits points rapprochés , moins distinctement poinlillée sur l'épistome. Palpes maxillaires très-longs , entièrement d'un rouge testacé. Antcnnci plus pâles, à massue cendrée. Prothorax ne débordant pas les yeux , en devant; subhexa- gonal , c'est-à-dire tronqué ou légèrement en arc renversé à son bord antérieur , reclilinéairenient et faiblement élargi sur les côtés jusqu'à la moitié de leur longueur , sinueusement et assez fortement rétréci de ce point à la base; tronqué à cette dernière ; un peu moins long ou à peine aussi long que large à ses angles latéraux; très-faible- ment convexe en dessus; d'un brun ou d'un brun noir mat, avec les bords antérieur et postérieur parés d'une bordure d'un rouge brun ou brunâtre : la première du quart de la longueur: la seconde de moitié au moins plus étroite : l'une et l'autre limitées par un sillon transversal ; couvert de points près d'une fois moins petits que ceux du front, conlluents, moins profonds et moins apparents près des bords antérieur et postérieur,- faiblement creusé sur les côtés de deux fos- settes longitudinalement disposées et le plus souvent réunies en forme de sillon. Ecusson petit, peu apparent. Elytres de moitié plus lon- gues que la tête et le prolhorai réunis, à peine plus larges aux: épaules que ce dernier aux angles latéraux, d'un tiers plus larges que lui à la base ; sensiblement élargies jusqu'aux deux tiers de leur lon- gueur ; arrondies à l'extrémité ; médiocrement convexes en dessus; d'un rouge brun ou testacé , plus clair dans les parties qui débordent l'abdomen; à douze ou treize rangéi's de points ronds, confluents , très-profonds, donnant chacun naissance à un poil peu apparent; deux ou trois fois aussi larges sur le dos que les intervalles étroits qui séparent les rangées : la plus rapprochée du bord externe prolongée jusqu'à l'angle suturai par des points graduellement plus gros et trans- lucides. Dessous du corps noir, mat, pointillé. Plaque métasternale longitudinalement chargée de trois lignes élevées : la médiaire posté- rieurement bifurquée et enclosant un sillon. Pieds d'un rouge testacé. Cette espèce habite les étangs et les parties peu courantes des ruis- seaux. Elle n'est pas bien rare dans les environs de Lyon. Obs. Le nombre des rangées de points dont les clytrcs aont marquées ; la grosseur et la forme de ces points , la translucidité des postérieurs 76 PALPICORNES. externes ; les reliefs de la plaque métasternale , permettent de la dis- tinguer facilement de toutes les autres. A A. Métaslernum non cliargé de lignes en relief. B. Elytres à plus de six ou sept stries ou rangées de points, de la suture à l'angle humerai. 2. H. Rug:osa;NoB. Oblonguc; faiblement convexe; couleur de poia: et rugueusement ponctuée en dessus. Télé mwquée d'une forte dépression longitudinale sur les côtés du front et de l'épistorne. Protliorax transversal, arrondi et relevé aux angles de devant^ arcuément rétréci d'avant en arrière. Elytres subparallèles, arrondies et plus largement rebordées à rextrémité^ à seize stries rugueusement ponctuées. Yar. B. Dessus du corps moins obscur. Long. O-", 001 8 (7/8*) -- Larg. O'",O008 (2/5'). Corps oblong, médiocrement convexe et d'un noir ou brun de poix, en dessus. Tête marquée de points petits ou peu apparents sur l'épi- stome , gros et rugueux sur le front , et de chacun desquels sort un poil livide souvent peu apparent ; creusée de chaque côté d'une dé- pression ou sorte de sillon longitudinal qui fait paraître la partie mé- diaire de l'épistome convexe ou relevée en carène obtuse; obsolèlemént marquée sur le milieu du front d'une fossette ou sillon court plus ou moins apparent. Palpes maxillaires el antennes d'un rouge pâle : massue de celles-ci cendrée. Prothorav d'un tiers plus long que large ; coupé légèrement en arc renversé en devant ; oblusément anguleux,ou plutôt arqué sur les côtés, mais assez fortement et sinueusement ré tréci dans sa seconde moitié ; troncjué à la base; faibleinent convexe en dessus; inégal ; rugueusement couvert de points confluents donnant chacun naissance à un poil livide souvent peu apparent; creusé latérale- ment d'un sillon postoculaire plus léger et moins apparent que la fossette qui termine chacune de ses extrémités près des angles an- térieur et postérieur ; marqué au-dessous du bord de devant, au quart de la longueur, d'une impression ou d'une sorte de sillon transversal ; nolé parfois et plus obsolètement, d'une fossette obliquement située sur le disque, de chaque côté de la ligne médiaire. Elytres de moitié au moins plus longues que la tête et le prothorax; trois fois au moins aussi longues que ce dernier; à peine plus larges que lui à la base, et un peu plus étroites que ses angles latéraux ; légèrement ovalaires ou subarrondies aux épaules , subparallèles ensuite jusqu'aux deux cin- quièmes de leur longueur ; arrondies à l'exlrémité ; garnies latérale- HÉLOPHORiENS, — hyilrcrnii. 11 ment et jusqu'à l'angle suturai , d'un large rebord qui semble s'élargir davantage postérieurement, en devenant plus horizontal ; médiocre- ment convexes en dessus; quelquefois moins obscures ou plus rougeâlres que le prolhorax ; à environ seize stries rugueusement ponctuées ou formées de points en carrés longs, aussi larges au moins sur le dos, que les intervalles subconvexes qu'ils crénèlent ; ces points donnant chacun naissance à un poil livide. Dessous du corps d'nn brun noirâtre, brièvement revêtu d'un duvet cendré. Mélastermim creusé d'un sillon dans sa seconde moitié ; ordinairement marqué de chaque côté de celui-ci d'un point plus ou moins apparent. Pieds d'un rouge brun ou brunâtre. Cette espèce se trouve dans la haute Bourgogne et dans les envi- rons de Paris, Elle m'a été communiquée par MM. Aube et Chevrolat. Ohs. Elle est facile à distinguer par sa surface plus rugueuse ; par la profondeur des dépressions longitudinales des côtés du front et de l'é- pistome; par son prothorax arrondi et relevé aux angles antérieurs, ar- qué ou àpeineanguleuxsur les côtés ; par le large rebord de ses élytres prolongé jusque vers l'angle suturai, en s'élargissant postérieurement. La couleur varie. On trouve des exemplaires noirs ou d'un noir de poix , d'autres d'un brun testacé plus ou moins pâle. 3. H. IWigrita; Muller, inéd. Germar. Oblongue; d'un noir de poix en dessus. Front ponctué , mais lisse sur les intervalles de ces points. Pro- thorax d'un tiers moins long que large dans le milieu de ses côtes qui sont angidcux, ; siiiueuseinent rétréci dans sa seconde moitié ; couvert de points confluents ; marqué de deux impressions transversales peu profondes. Elytres curvilinéairement élargies jusqu'aux deux tiers de leur longueur , arrondies presque en demi-cercle à l'extrémité ; à environ seize rangées striales de points. Hfdrœna n/griia. Germar, Ins. spcc. p. 93. 159. — Stl'p.m , Dent. Faim. t. 10. 7i. 2. pi. 224. fig. 1. — De Casteln. Hist. t. 2. p. 47. 5. Hj-drœna pîw'//a. Stephens, Synop. t. 2. 118. 2. pi. li. fig- 3? — Curtis , Ent. brif. 307. 2? — Heer, Faun. heivet. i. 479.2? Yar. B. Dessus du corps moins obscur, quelquefois même d'un fauve les- tac-é plus pâle sur les élytres. Long. 0"',0017 (3/4'j — Larg. O'",0008 (-2/5 ). Corps oblong; médiocrement convexe en dessus ; noir, d'un noir châtain ou d'un noir de poix , peu luisant. Tête poinlillée sur l'épi- 78 PALPICOnNES. stome ; marquée sur le front de points moins fins , séparés par des in- tervalles lisses. Palpes maxillaires d'un l'ouge livide , à extrémité du dernier article ordinairement noir ou obscur. Antennes d'un rouge plus pâle, à massue d'un cendré grisâtre. Prothorax à peine plus large en devant que la tête et les yeux; d'un tiers moins long que large dans son diamètre transversal le plus grand; subhexagonal, ou tronqué à son bord antérieur et à la base, très-légèrement bissinueux au pre- mier; élargi faiblement et en ligne droite jusqu'au milieu de ses côtés, sinueusement et plus fortement rétréci dans sa seconde moitié ; sub- déprimé en dessus ; creusé de chaque côté d'un sillon postoculaire plus légèrement prolongé jusqu'aux angles de derrière, et noté d'un fossette à sa partie antérieure, et d'une autre vers les deux tiers de la longueur ; subobsolètement marqué d'une impression transversale au tiers de la;longueur , et ordinairement d'une autre aux deux tiers, plus irrégulière et généralement moins prononcée; paraissant le plus souvent noté sur celle-ci et au quart de la longueur, de chaque côté, d'une fossette punctiforme presque effacée ; couvert de points con- fluents , à peine plus faibles sur le disque, et donnant chacun nais- sance à un poil indistinct. Elytres d'un quart plus largesàîleur nais- sance que le prothorax à ses angles postérieurs, à peine plus larges que celui-ci à ses angles latéraux , presque plus de deux fois plus lon- gues que lui dans son diamètre transversal le plus grand; élargies d'une manière un peu curvilinéaire des épaules jusqu'aux deux tiers de leur longueur ; arrondies (prises ensemble) presque en demi- cercle , à l'extrémité ; médiocrement convexes en dessus ; à seize ou dix-huit rangées légères et peu régulières de points en carrés longs , aussi larges sur le dos que les intervalles qui les séparent, postérieure- ment moins marqués , et donnant chacun naissance à un poil in- distinct : rangée juxta-suturale creusée en forme de strie dans son tiers jDOstérieur. Intervalles planes. Dessous du corps d'un noir brun ; briève- ment revêtu d'un duvet gris soyeux. Métastei^num creusé dans sa se- conde moitié d'un sillon limité de chaque côté par une bande lisse et luisante. Pieds d'un rouge brunâtre ou testacé. Cette espèce habite les parties froides ou élevées de la France. Elle est peu commune. Obs. Sa largeur, sa ponctuation, la forme de ses élytres servent prin- cipalement à la distinguer des suivantes. Dans la collection du muséum de Lyon , il existe un individu anor- mal provenant des cartons de M. le comte Dejean , lequel offre un prothorax paraissant plus rétréci dans sa seconde moitié, luisant et plus laiblement ponctué sur son disque; des élytres chacune eu HÉLOPiroRiKNS, — hydrœna. 79 pointe clans leur tiers postérieur et n'offrant pas ainsi, prises en- semble, une forme aussi arrondie à leur extrémité. k' H. Riparia; Klt.elann. Jllongf'c. Tête et prothorax d'un brun noir : la previièrerugaeusemenl ponctnce sur le front; le second d'un quart moins long- que large dans le milieu de ses côtés qui sont anguleux, rétréci presque en ligne droite dans sa seconde moitié ; presque uniformément couvert de points rapprochés ; marqué de deux impressions transversales et plus obsolètement d'un court sillon médiaire. Elytres moins larges à la hase que les angles latéraux du prothorax.; subparallèles; obtusémcnt tronquées à l'extrémité, d'un brun rougeâtre; à dix-huit ou vingt stries ponctuées. Hydrœna riparia. Kugelann, Schneider. Mag. p. 579 — Ccrtis, Enf. biit. 1. 307. 1. — Steph. Sjn. l. 117. 1. — Ericus. Kœf. brand. t, 2. 696. — IIeep., Fauii. helv. 1.478. 1. Elophorus ou Ilelophorus minimm. Payk. Faun. suec. 1. 246. 8. — Duftscei. Faun. aust, 1. 504. — Miller, Illig. Mag. t. 4. p. 209. — Gyllenh. Ins. suec. 1.114. 11. Hrdrœna longipalpis. Marsh. Ent. Lrit, p. 407. 18. — Drullé, Hisl. nat. 2. 509. pi. 15. fig. 6. Hjdrœna Kugelanni. Lkach, Miscell. fig. 3. p. 91. Hjdrœna minima. De Castels. Hisl. t. 2. p. 47. 2. Var. B. Tête et prothorax d'un fauve oit testacé brunâtre. Elytres et parfois les bords antérieur et postérieur du prothorax plus clairs. H. Spurcatipaljjis. KuNz.înéd. Hee». î. c. var. b. Long. O'",0022 (1'). — Larg. O,n,O009 (2/5'). Corps allonge ; médiocrement convexe en dessus. Tête noire ; comme bilobée à la partie antérieure du labre; peu distinctement poinlilléesur l'épistome; rugueusementcouverte sur le front de points confluents. Palpes maxillaires très-longs; d'un ronge pâle; à extrémité du dernier article souvent obscure ou noirâtre. Antennes plus pâles, à massue cendrée. Prothorax à peine plus large en devant que la tête et les yeux ; subhexagonal ou tronqué à la base et un peu moins en ligne droite à son bord antérieur, anguleusement dilaté dans le milieu de ses côtés ; rétréci plus sensiblement et presque en ligne droite dans sa seconde moitié: d'un quart moins long que large dans son diamètre transversal le plus grand ; subdéprimé en dessus ; presque uniformé- ment couvert de points rapprochés ou confluents, un peu plus gros que ceux du front; longitudinalemcnt creusé de chaque côté de deux fossettes réunies par un sillon postoculaire plus léger , prolongé jus- qu'aux angles postérieurs ; marqué d'une manière plus ou moins dis- 80 I*ALPICORNE&. lincle de deux impressions transversales , l'une au tiers, l'autre aux deux tiers de la longueur; offrant plus obsolètement sur la ligne nié- diaire les traces d'un court sillon ; d'un brun noir , parfois plus rou. geâtreàses parties antérieure et postérieure. Elytres à peu près aussj larges que lui à ses angles latéraux, d'un quart plus larges que lui à la base ; allongées ; subparallèles ou subcurvilinéairenient et faible- ment élargies jusqu'à la moitié de leur longueur , rétrécies ensuite à partir de ce point jusqu'àl'angle posléro-externe ; latéralement garnies d'un rebord s'effaçant vers cet angle ; obtusément tronquées à l'extré- mité ; médiocrement convexes en dessus ; ordinairement plus rou- geâtres ou moins obscures que le prothorax; à dix-huit ou vingt stries ponctuées ou rangées striales de points carrés, plus larges sur le dos que les intervalles: ceux-ci subconvexes. Dessous du corps noir; briève- ment revêtu d'un duvet gris, soyeux. Plaque métasternale creusée d'un sillon bordé de deux traces lisses et luisantes, plus étroites que l'espace qu'elles enclosent. Pieds grêles, d'un rouge pâle. Elle habite toutes les parties de la France. On la trouve parmi les plantes aquatiques , principalement près des rives des eaux stagnantes ou peu courantes. Obs. La var. B porte dans quelques collections le nom de H. spur- caticornis. Elle se dislingue facilement de ses voisines par son front rugueuse- ment ponctué ou marqué de points confluents séparés par des inter- valles tranchants; par le sillon court et plus ou moins apparent sur le milieu de son prothorax ; par sa forme allongée et ses élytres obtuses ou tronquées à l'extrémité. 5. H. Angustala; DEj.Inéd.^//ono'<''e. Dessous du corps d'un noir ou brun châtain. Front ponctué^ a^ec les intervalles lisses. Prothorax d'un quart moins long' que large dans le milieu de ses côtés qui sont anguleux; sinueusement rétréci dans sa seconde moitié ; marqué de deux impressions transversales profondes ; plus faiblement ponctué sur son disque. Elytres moins larges à la base que les angles latéraux du prothorax; subparallèles, non tronquées à l'extrémité ; substrialement ponctuées^ ou à environ seize rangées confuses de points moins profonds postérieurement. Long. 0"s0016 à 0™,OÛ20 (2/3 à 7/8').— Larg. 0™,0006 à 0"0008 (2/7 à 4/11')- Corps allongé ; médiocrement convexe, et d'un noir ou d'un brun châtain en dessus. Tête très-finement et peu distinctement pointillée sur l'épislome; marquée sur le front de points séparés par des espaces HiÎLOPiiORiENS. — hjdrœna. 81 X\%sç,?,. Palf es maxillaires à\\n rouge testacé. antennes plus pâles, à massue d'un cendré rougeâtre. Protlwravk peine aussi large en devant que la lêle et les yenx ; subhexagonal, ou tronqué à la base en ligne presque droite ou très-faiblement en arc renversé; anguleusement di- laté dans le milieu de ses côtés , rétréci sinueusement et plus sensible- ment dans sa seconde moitié ; d'un quart moins long que large dans son diamètre transversal le plus grand ; subdéprimé en dessus ; mar- qué de deux impressions transversales profondes : l'une au quart, l'autre au deux tiers de la longueur , antérieurement élargie dans son milieu; plus légèrement ou moins profondément ponctué sur le disque; creusé , de chaque côté, de deux fossettes : l'une près de l'angle anté- rieur : l'autre près du postérieur , unies par un sillon postoculaire peu profond : la fossette postérieure souvent prolongée ou liée à une sorte de fossette moins marquée , sur le quart de l'impression posté- rieure. Ely 1res deux fois et demie aussi longues qne le prolhorax dans sa plus grande largeur ; un peu moins larges que lui à ses angles laté- raux , d'un quart ou d'un tiers plus larges que lui à la base ; subparal- lèles ou subcurvilinéairement et faiblement élargies jusqu'aux trois cinquièmes de leur longueur , curvilinéairement rétrécies de ce point à l'angle suturai ; garnies latéralement d'un rebord qui s'efface vers l'angle postéro-externe ; médiocrement convexes en dessus; presque slrialement marquées en dessus de points à peu près carrés, graduelle- ment affaiblis postérieurement , et formant environ seize rangées parfois presque striales, d'autres fois plus ou moins confuses. Dessous du corps châtain, brièvement garni d'un duvet cendré, luisant. Plaque métasternale creusée d'un sillon bordé de deux traces lisses et luisantes. Pie/7s d'un rouge pâle ou d'un rouge testacé. Cwîssc5, surtout les an- térieures, sensiblement renflées dans le milieu. Celte espèce se trouve dans le midi delà France. Obs. Elle diffère de la riparia par divers caractères faciles à saisir. Elle a une taille plus petite; le front lisse sur les intervalles des points; le prothorax plus sinueux latéralement dans sa seconde moitié , mar- qué d'impressions transversales plus profondes qui font paraître son disque un peu voûlé : celui-ci sans sillon dans son milieu, plus faible- ment ponctué que le reste de la surface , quelquefois presque lisse et luisant , creusé latéralement de fossettes plus apparentes, plus pro- fondes : la postérieure parfois prolongée sur une partie de l'impression transversale postérieure , ou cette dernière paraissant quelquefois notée d'une très-petite fossette dans la moitié de sa largeur de chaque côté; les élytres non tronquées postérieurement, sans stries marquées, et n'offrant que des rangées confuses de points postérieurement affaiblis. La description et la figure de celte espèce données par M. Slurm , M 2 PALPICORNES. ne se rapportent pas aux exemplaires de la collection de M. le comte Dejean ; du moins dans le travail de l'auteur allemand on ne retrouve pas la mention de divers caractères propres à VH, angustata, surtout des impressions transversales qui, dans cette lîydrœne, sont plus mar- quées que chez toutes les autres. A V H. angustata^ donl la patrie principale semble être la Styrie , rillyrie et la Dalmalie, nous avons cru devoir rapporter des individus pris dans le midi de la France et réunis d'une manière dubitative à 1'//. gracilis , dans la collection de M. le comte Dejean. Ces individus sont d'une taille un peu plus petite ; présentent d'une manière moins apparente cette sorte de petite fossette que nous avons indiquée sur l'impression transversale postérieure du prolhorax; du reste ils offrent fous les caractères de Y H. angustata. Il serait impossible de les con- fondre avec 177. gracilis dont le prolhorax offre des dissemblances nombreuses, et dont les élytres surtout ne montrent de la suture au cal us humerai que cinq à six stries ponctuées. Dans cette division doit être placée l'ai, angniosa , Nob. dont le diagnostic suit : Allongée. Télé brune , marquée sur le front de points séparés par des intervalles lisses. Prothorax d'un quart moins long que large dans le milieu de ses côtés qui sont anguleux ; d'un rouge brun, marqué de deux sillons transversaux peu profonds ; ponctué , mais plus parcimo- nieusement sur son disque ; creusé de chaque côté d'un sillon posto- culaire postérieurement limité à l'impression transversale. Elytres moins larges à la base que le prolhorax à ses angles latéraux ; deux fois ou deux fois et quart aussi longues que ce dernier dans son dia- mètre transversal le plus grand ; subparallèles, ou très-faiblemenl élargies] usqu'aux trois quarts de leur longueur; obtusément tronquées î\ l'extrémité; d'un rouge testacé ; à envii'on seize rangées confuses. Intervalles rugueux. Cette description a été faite sur un exemplaire unique , confondu par M. le comte Dejean, dans sa collection, avec VU. nigrila dont il diffère sous Ions les rapports. Il ressemble presque entièrement à VH. flavipes; mais il aies élytres plus rugueuses et présentant évidemment un plus grand nombre de rangées slriales. Cet individu paraît avoir été trouvé en Allemagne. T> B. Elylres offrant au plus six ou sppt stries ou rangées de points, de la suture à l'angle humerai. 6. H.firacSli». Mulleu , inéd. Germau. Etroite; brune ou d'un brun rougeâtrc endc'-u'ius. Prolhorax à peine d'un cinquième moins long que lar'je dans le milieu de ses côtés qui sont anguleux: ; presque uni forninncnt iiÉLOPHORiENs — kfdrœna. 83 marqué d'assez grospoints. Elytres de deux tiers plus longues que la iélc et le prolhorax^ près de tro's fois aussi longues que ce dernier ; plus clroUcs aux épaules que celui-ci à ses angles latéraux ; subparallèles: arrondies à l'extrémité ; à cinq rangées striâtes de points depuis la suture jusqu'au calus humerai ; confusément ponctuées sur les côtés. Iljdranagracills. Germar, Insect. spec. p. 94. 160. — Stirm, Deut. Faun. t0.7o. 5. pi. 224. fig.kK. — DeCasteln. Hist. nat. t. 2. 47.4. — HËER,Faun. helv. 1.479.3. H/drœna elongaïa. Cur.Tis, Ent. brit. 397. 3? Var. B. Dessus du corps d'un rouge fauve plus ou moins clair , avec la tête et la partie transversalement médiaii^e du prothorax obscures. Long O'",0019 (7/8') — Larg. 0'",0007 (1/S') Corps étroit; allongé ; faiblement convexe et luisant en dessus. Tête d'un brun noir ou d'un brun noir de poix; comme bilobée à la partie antérieure du labre ; lisse ou indistinctement pointillée sur l'é- pistome ; couverte sur le front de points à peine moins petits que les intervalles lisses qui les séparent. Palpes maxillaires d'un rouge pâle. Antennes plus livides , à massue d'un cendré rougeâtre. Prothorax, aussi large en devant que la tête et les yeux ; subbexagonal ou légère- ment arqué à la hase et en arc renversé à son bord antérieur, et angu- leusement dilaté dans le milieu de ses côtés; presque aussi long ou d'un cinquième au plus moins long dans le milieu, que large dans son diamètre transversalîe plus grand; rétréci dans sa seconde moitié d'une manière un peu plus sensible et en ligne moins droite ou faiblement sinueuse ; d'un brun noir ou brun de poix ; marqué près de ses bords antérieur et postérieur de points assez profonds , sensiblement plus gros que ceux du front, au moins aussi larges que les intervalles qui les séparent;un peu plus parcimonieusement et moins profondément ponc- tué sur le disque; creusé d'un sillon postoculaire extérieurement courbe et prolongé jusqu'aux angles postérieurs : n'offrant pas ou n'offrant que d'une manière peu distincte des traces de sillons transversaux. Elytres à peine plus larges aux épaules que le prothorax aux angles postérieurs; moins larges que lui aux angles latéraux ; de deux tiers plus longues que la tête et le protborax ; trois fois environ aussi lon- gues que ce dernier; d'une longueur égalant trois fois la largeur de chacune ; curvilinéaires aux épaules , subparallèles ensuite jusqu'au tiers de leur longueur , curvilinéaires de ce point à l'angle suturai; munies latéralement d'un rebord qui s'efface vers l'extrémité ; ar- rondies à cette dernière ; très-médiocrement ou faiblement convexes en dessus; d'un brun de poix ou d'im brun rouge; marquées, de la 84 PA.LP1C0RNES. suture à l'angle humerai, de cinq stries ou rangées striales de points ronds moins larges que les intervalles, confusément ponctuées sur les côtés : strie juxla suturale postérieurement plus profonde. Dessous du corps d' on brun noirâtre ou d'un brun rougeâlre ; brièvement pu- hescent. Mdaslernum creusé dans sa seconde moitié d'un sillon large , limité de chaque côté par une bordure lisse et luisante. Pieds d'un rouge fauve. Cette espèce habile les parties froides ou élevées de la France. On la trouve dans les eaux stagnantes ou courantes des frontières de la Suisse et de la Savoie. Obs. Les bords antérieur et postérieur du prothorax sont parfois d'un brun plus rouge. Dansce cas les élytres sontalors de la même couleur ou plus claires, et les pieds sont d'un rouge pâle. Elle présente d'ailleurs toutes les modification.s de couleur entre le type et la var. B. Elle se dislingue facilement de r/7. flavipcs par sa taille plus grande, proportionnellement plus étroite; par son prothorax plus long, n'offrant pas des sillons transversaux bien prononcés, creusé de sillons posto- culaires plus longuement prolongés postérieurement; par ses élytres ar- rondies â l'extrémité (prises ensemble) et confusément ponctuées sur les côtés. J'ai vu dans la riche collection de M. Aube une Hydraine envoyée du ïyrol, par M. le comte Molschoulsky, sous le nom de crassipes^ qui ne me semble qu'une variété de lagracilis, dont elle diffère par une taille moins petite, par une dilatation plus prononcée des angles latéraux du prothorax , par des pieds plus robustes et des cuisses plus renflées. 7. la. Flavipe»; LiNZ, inéd. Sturm. Oblongue. Tê le noire. Prothorax d'un quart moins long que large dans le milieu de ses côtés qui sont angu- leux; hruny avec les bords antérieur et postérieur, d'un rouge bninûtre ; marqué de deux sillons transversaux; plus parcimonieusement et moins pro- fondcinenl ponctué sur son disque. Elytres oblongues; de moitié plus longues que la lête et le prothorax, deux fois et demie aussi grandes que ce dernier; obliquement tronquées à l'extrémité ; d'un rouge brun ; à dix rangées de points, dont les cinq latérales plus confuses. Hydiœna flavipes. Sturm, Dent. Fauii. t. 10. 78. G. pi. t'^25. fig. c. C. Long. 0'"0016 (2/3>) - Larg.. O'",O0OG (2/7'). Torps oblong ; faiblement ou médiocrement convexe et luisant en dessus. Tête noire ou d'un noir de poix, quelquefois brune; comme bilobée à la partie antérieure du labre ; lisse ou très-finement poiu- lillée sur l'cpistome ; couverte sur le front de points presque moins HÉLOPiiORiENs. — hyclrcciui. 85 pelJls que les intervalles qui les séparent, et marquée de chaque côté près (les yeux , d'une impression longitudinale. Palpes maxillaires et antennes d un rouge pâle. Prolhorax aussi large en devant que la tête et les yeux; subliexagonal ou tronqué à peu près en droite ligne à ses bords antérieur et postérieur, et dilaté dans le milieu de ses côtés en un angle émoussé ; d'un quart moins long que large dans son diamètre transversal le plus grand, sinueusement et plus sensiblement rétréci dans sa seconde moitié ; brun ou d'un brun de poix , quelquefois d'un brun rougeâtre , avec ses bords antérieur et postérieur et parfois les latéraux ol'un rouge brun ou brunâtre ; marqué de deux impressions transversales, l'une au quart, l'autre aux trois quarts de la longueur , limitant les partiesanlérieure et postérieure plus clairement colorées; couvert sur celles-ci de points profonds et confluents ; plus parcimo- nieusement et plus légèrement ponctué sur le disque; creusé de chaque côté d'un sillon postoculaire extérieurement courbé, abou- tissant postérieurement à l'impression transversale et faisant paraîJre presque élevée en forme de plaque la partie du disque qu'il avoisine. Elylres un peu plus larges aux épaules que le prothorax à ses angles postérieurs ; sensiblement moins larges que lui aux angles latéraux ; de moitié à peine plus longues qu'C la tête et le prothorax ; d'une lon- gueur égalant moins de trois fois la plus grande largeur de chacune ; subarrondies aux épaules, subparallèles ou très-faiblement et subcur- vilinéairement élargies ensuite justju'aux trois cinquièmes de leur lon- gueur , curvilinéairement rétrécies de ce point à l'angle posléro-ex- terne ; latéralement munies d'un rebord qui s'efface vers ce dernier ; obliquement ou obtusément tronquées à l'extrémité ; médiocrement convexes en dessus ; d'un rouge brun ou brunâtre ; marquées de dix légères stries ponctuées ou seulement de dix rangées strialesde points, moins distinctes sur les côtés: la juxta-suturale postérieurement creusée en strie profonde. Intervalles déprimés, plus larges sur le dos que les points des rangées. Dessous du corps noir, recouvert d'un duvet gris très-court. Mélastcrnwn creusé presque sur toute sa longueur , d'un large sillon , à peine bordé sur les côtés d'un trait luisant. Pieds d'un rouge pâle. (?itiss- prochés et séparés par des intervalles plus visiblement ruguleux. Ecusson très-fineuient et denseinent ridé. El) très aussi laiges ou un peu plus larges à leur naissance que le prolhorax à ses angles pos- térieurs; près de quatre fois aussi longues que lui; à côtés presque droits, ou à peine élargies jusqu'au tiers de leur longueur el non moins faiblement rétrécies ensuite jusqu'à l'angle postéro-exleme qui est arrondi ; ordinairement très-légèrcnient sinueuses un peu en devant de cet angle ; munies laiéralement d'un rebord qui s'efface jiostérieurenient vers les quatre cinquièmes de la longueur; tronquées à l'extrémité; offrant dans cette partie les deux tiers de la largeur qu'elles ont à la base; médiocrement convexes en dessus ; ruguleuse- ment marquées de petits points donnant chacun naissance à un poil. Pygidium terminé par deux soies. Dessous du corps brun ou d'un bruti noir; rugueux : garni d'un* duvet fauve obscur. Cuisses brcmes : les intermédiaires longitudinaleinent ponctuées. Jambes et tarses d'un brun fauve. On trouve cette espèce dans les eaux stagnantes, au printemps oii vers la lin de l'été. Elle est commune dans toutes les parties de la France; c'est la seule que j'aie prise dans les parties froides et montagneuses. Obs. La forme des jambes postérieures des mâles est analogue à celle du même sexe dans le Gnorlmus nobilis. Les trois espèces suivantes étaient confondues avec celle-ci dans la collection de M. le comte Dejean. La même erreur a dû être com- mise par plusieurs des auteurs dont nous avons cité la synonynùe. Le L. truncatellus se distingue de tous les autres par la grandeur lie son épislome, relativement au front ; par les points moins petits 92 PALIPCORNES. dont celui-ci est marqué; par des points également moins petits et moins légers sur le prolhorax et lesélytres ; parla longueur proportionnelle de celle-ci , et par les rides moins indistinctes qu'elles présentent sur leur surface. 2. I<. PapposaBs ; Nob. Ohlong ^ peu luisant; parcimonieusement garni de poils longs, fins et snycu.T,cn dessus. Tctr noire ; aussi finement ponctuée sur le front que sur l'épistonie. Prolhorax brun sur le disque, d'un brun ou d'un fauve testaré , latéralement ; marqué de points séparés, sur les côtes, par des intervalles pointillés. Elytres trois à quatre fois aussi longues que te prothorax ; d'un brun ou d'un fauve testacé ; pointillées sur les inter- valles des points un peu moins petits d'oii sortent les poils. (/<. Sixième segment du ventre garni d'une sorte de houppe dé- primée de poils divisés en deux faisceaux divergents. Cuisses pos- térieures faiblement arquées à leur bord antérieur , terminées en ligne à peu près droite au postérieur. Jambes droites : les postérieures sans rétrécissement brusque ou prononcé à la base, graduellement un peu moins étroites de celle-ci dans leur milieu, à peine aussi larges à l'extrémité que dans ce dernier point. 2- Sixième segment du ventre glabre. Jambes postérieures droites, graduellement rétrécies de la base à l'extrémité. Var. B. Elytres et prothorax, moins quelquefois le centre de ce dernier , d'un fauve testacé ou même d'un testacé livide. Hf(/rophilus mollis . Marsh. Ent. brit. p. 407. 16 ? Ufiirophiliis iruncalellus. Gyllenii. Ins. siiec. 1.124. v. b Limnehius iiollis. Stepii. Syn. 2. 12 1. 7? lAmnehiustruncatellus. Ericii. Kaef. brand. 1. 203. var. Var. C. Dessus du corps entièrement d'un fauve testacé plus ou moins livide. Long. 0'", 0014 à O'",0022 (5/3 à l'.) Co/ps' oblong; médiocrement convexe en dessus; parcimonieuse- ment garni de poils livides ou blanchâtres, longs, très-fins, soyeux, et couchés. Tête noire ; subruguleusement poinlillée, et aussi finement sur le front que sur l'épistome : celui-ci moins d'un quart plus grand que celui-là. Labre entier. Palpes maxillaires et antennes d'un livide ti- rant sur le fauve, ou d'un fauve livide. Prothorax un peu plus large que la tête et les yeux , et bissinueiisoment en arc renversé , en devant ; subarrondi aux angles antérieurs; arcuément (c/*) ou subcurvilinéaire- TIÉLOPHORIENS. 03 ment ( î) élargi d'avant en arrière ; tronqué à la base; nne fois el demie aussi Jarge à son bord antérieur, deux fois et demie aussi Jarge au postérieur que long dans son milieu; convexe en dessus; offrant le long de son bord postérieur et dans la partie médiaire de l'antérieur une trace étroite, très-lisse et impointillée ; obsolètement marqué de très-pelils points : ceux-ci séparés par des espaces moins indistinctement pointillés sur les côtés que sur le disque; pins visi- Jdement noté au-dessous du bord antérieur d'une ou de deux rangées irrégulières de poinls, partant de l'angle de devant et non prolongées jusqu'à la ligne médiaire Zif/tssou très-finement et densement ridé ; brun sur le disque , passant graduellement sur les côtés au brun tes- lacé on au fauve leslacc. Elytrcs aussi larges à leur naissance que le pro- tlioraxà ses angles postérieurs /trois à quatre foisaussi longues que lui; subcurvilinéairement rétrécies jusqu'à l'angle postéro-exlerne qui est arrondi; munies latéralement d'un rebord qui s'efface postérieurement vers les quatre cinquièmes de la longueur; tronquées à l'extrémité; of- frant dans celte partie les deux tiers de leur largeur à la base; médiocre- ment convexes en dessus; d'un brun lestacé , quelquefois même d'un fauve teslacé; marquées de très- y)elils poinls, donnant cbacunnaissance à un poil; pointillées sur les inlervallesqui séparenlces poinls. Pyf!;idinin terminé par deux soies. Dessous du corps brun ; ruguleux; pubescenl. Cuisses brunes. Jambes el farscs d'un fauve brimâlre. Celle espèce paraîlliabiler toutes les parties tempérées de la France. Elle est moins commune que les autres dans les environs de Lyon. Obs. Elle a à peu près la taille et la forme de la précédente; elle en diffère par son labre entier , son épistome moins grand, son front aussi finement ponctué que la pièce précédente ; par une ou deux rangées irrégulières de points, situées parallèlement au bord anté- rieur du prolborax, rangées qui sont peu ou point distinctes dans le L. tnincalellus; par une ponclualion plus oblitérée sur le prolborax et les élytres; par la surface plutôt poinliliée que rugidcnse des intervalles existants entre les poinls piligères ; enfin par la courbure plus mar- quée du bord externe des élytres. Elle se dislingue du L. nilidus par son corps plus allongé, moins lisse, moins brillant. L'IIydiophiliis mollis de î\Iarsbam que Ions les auteurs rap|)orlcnt à celte espèce, semblent ne pas s'y rallacbcr, si l'on consulte l'indication de la taille , donnée parle naturaliste anglais. Serait-ce une variélé de ïatomus. D4 PALPICORNES. ïj- î^'iiâîSus; Maush. Ovalaire ; d! an noir brillant en dessus^ et très- parcimonieuscmcnt garni de poils longs, fins et soyeux. Front aussi flne- vient /'ointillé que Vépistomc. Prothorax lisse, parcimonieusement marque de très-pcUls points piligères ; offrant quelqw s très-faibles rides sur les côtés; plus distinctement marqué au-dessous du bord antérieur d'une ou deux rangées ii régulières de points. Ecusson ridé. Elytres trois fois aussi longues que le prothorax ; lisses ou presque imperceptiblement pointillées. (/'.Sixième segment du venue longitudinalement garni de poils sur sa parlie médiaire ; échancré en demi-cercle à son bord poslérieur. Cuisses posléricures arquées à leur bord auLérieur et presque parallè- lement à leur bord poslérieur. Jambes de devant arquées à leur bord externe, presque droites à l'interne. Jambes postérieures droites, grêles à la base , graduellement et sensiblement élargies jusqu'au quart ou au tiers de leur côté interne où elles sont le plus larges, h jjeine rélrécies ensuite de ce point à l'extrémité. 2- Sixième segment du ventre glabre et coupé en droite ligne à sonboid postérieur. Cuisses arquées en devant, à peu près recliii- néaires postérieurement. Jambes de derrière progressivement moins étroites de la base à l'extrémité. Limnebius liuiicalellus. StEvii. Syu.t. tJ. p. 120, 5? Var. B. Semblable au typc^ mais angles postérieurs ou côtes du protho- rax graduellement d'un brun fauve ou livide. Hyi/rophilusnitidiis. IWarsu. Eut. Lril. p. 407. 13. le\le D. AuLc. Lhnm'Mus niiidus. StjiPU. Syn. 2. p. 122. 9. Yar. C. Côtes du prbthorax et elytres d'un brun plus ou moins livide ou tirant plus ou moins siu' le fauve. Long. 0"',0015 àO'>',OUi8 ("2/3 à 4/5') Corps ovale ou ovalaire ; médiocrement convexe et brillant en dessus; très-parcimonieusement garni de poils blanchâtres, longs, très- fins , soyeux et couchés. 7eÛ030 (1' à 1 1/3'.) Corps ovalaire ; très-convexe. Tcte d'un vert bronzé, souvent irisée de violet, quelquefois même violette ou d'un violet métallique nuancé de bronzé ; uniformément couverte de points presque confluents. Palpes ei antennes d'un jaune rouge : les premiers obscurs à l'extrémité. Prolhorax \xne fois moins long que large; presque en parallélogramme transversal ; tronqué en devant; parallèle latéralement; subarrondi aux anjjles antérieurs et postérieurs; bissubsinueusement en arc ren- versé à la base ; presque indistinctement rebordé sur les côtés et à sa partie postérieure; très-convexe en dessus; d'un jaune gris, d'un rouge testacé ou d'un jaune roux; paré dans son milieu d'une tache d'un vert métallique ou bronzé, ordinairement irisée de violet, et parfois presque entièrement de celte couleur, parallèle dans sa pre- mière moitié, latéralement dilatée presque en forme de lobe dans la seconde, généralement divisée longitudinalement par une trace li- néaire lisse ou par une ligne étroite, à peine élevée, d'un jaune testacé, non prolongée jusqu'aux bords antérieur et postérieur ; uniformément couvert de points un peu moins rapprochés et plus gros que ceux de la tête. Ecusson d'un vert bronzé ; densemeut ponctué, excepté dans son pourtour qui semble étroitement rebordé. Elytres sensiblement plus larges aux épaules, qui sont arrondies, que le prolhorax aux an- gles postérieurs ; ovales; très-convexes ou gibbeuses en dessus; d'un jaune gris ou testacé rougeâtre; ordinairement ornées de trois on quatre taches obscures: la première près de la suture , au quart de la longueur: les deux ou trois autres transversalement placées ut\ peu au-delà du milieu; à stries profondes, crénelées au côté externe par des points larges et rapprochés. Intervalles subconvexes; parcimo- nieusement garnis postérieurement de longs poils livides, presfjue in- distincts; marqués principalement sur le disque de points un peuj)lus gros que C3ux du prothorax, formant tantôt une rangée soit presque 102 PALPICORNES. régulière soit en quinconce , tantôt presque deux rangées. Dessous du corps d'un noir soyeux. Pieds d'un jaunâtre livide , avec la première moitié des quatre dernières cuisses, brune. Cinquième segment du ventre bidenté. Cette espèce habile les parties froides ou tempérées de la France. On la trouve mais peu communément dans les montagnes du Lyon- nais. Obs. La dixième strie se prolonge ordinairement parallèlement au bord externe jusqu'à la cinquième avec laquelle elle s'unit, en enclosant les sixième à neuvième: les septième et huitième sont pariales. Le B. luridus diffère de Yoffinis avec lequel il a été confondu , par sa forme ovale ou moins allongée , plus convexe : sa tête indistincte- ment creusée de fossettes surl'épistome ; sa tache prolhoracique plus généralement dilatée en demi-cercle dans la seconde moitié de ses côtés.diviséedanslamoitiéanlérieure de son milieu par une raie à peine élevée et de la couleur des parties latérales ; par le nombre et la dis- position des taches des élytres; par les stries plus profondes et créne- lées extérieurement par de gros points; par les intervalles faiblement convexes ou subdéprimés , moins ponctués, surtout dans le voisinage des crénelures. 4. B. AfflnSs ; Brlllé Ohlong ; convexe en dessus. Télé violâtre ou d'un violet bronzé; creusée de deux fossettes sur l'épistomc. Prothorax et élytres d'un jaune roux ou grisâtre : le premier paré sur son disque d'une tache d'un violet bronzé, ordinairement presque carrée, ou assez régulière- ment rétrécie d'arrière en avant : les secondes ordinairement maculées de taches obscures; à stries ponctuées et non crénelées. Intervalles déprimés; marqués de points presque disposés sur deux ou trois rangées irrégulières, et obscurs comme ceux des stries. Uydrophilus luridus. Oliv. Ent. t. 3. 39. fig. 3. b. Berosus luridus. Ckh-^is, Ent. brit. 240, 1. ? — Steph. Syn. t.2. 125. I? Berosus a/finis. Brullé, Hist. nat. t. S bis. p. 285. Long. 0">0033 à O'"O045 (1 1/2 à-2') - Larg. O-^OOSO à 0-0025 (7/8 à 1 1,8). Corps oblong; convexe. Tête d'un violet plus ou moins obscur, irisée de vertbronzé; uniformément couverte de petits points presque con- fluents; longitudinalement bissillonnée sur l'épistome et sur une partie du front. Palpes et antennes d'un flave livide : les premiers obscurs à l'extrémité. Protliorax une fois moins long que large; pres- que en parallélogramme transversal ; tronqué en devant, subparallèle IlYDROPHILIENS. hcrOSUS . 103 laléralemenl: subarrondi aux angles antérieurs et postérieurs; bis- subsinueusement en arc renversé à la base; convexe en dessus; d'un jaune ou roux grisâtre; paré dans son tiers médiaire dune tache d'un violet cuivreux ou métallique , presque carrée ou régulièrement et faiblement élargie d'avant en arrière , non prolongée ordinairement jusqu'aux bords antérieur et postérieur; uniformément couvert de points à peine moins petits et un peu moins rapprochés que ceux de la tête. Ecusson d'un vert bronzé ; densement ponctué , excepté sur son pourtour qui semble étroitement rebordé £'/y^/TS sensiblement plus larges aux épaules qui sont subarrondies, que le prothora\ à ses angles postérieurs; ovalaires ; très-étroitement garnies latéralement d'un rebord qui devient moins distinct vers l'extrémité ; convexes en dessus; d'un jaune gris; ordinairement maculées de taches obscures et oblongues , situées : 1" deux sur chacun des deuxième et troisième intervalles , l'une au tiers, l'autre aux trois cinquièmes : 2° une sur le quatrième intervalle, vers le quart de la longueur : 3" deux sur le cin- quième intervalle, l'une au quart, l'autre vers la moitié de la longueur: ll° une sur le neuvième intervalle, vers la moitié de la longueur ; à stries densement et peu fortement ponctuées. Intervalles déprimés ; parcimonieusement garnis postérieurement de longs poils livides presque indistincts; uniformément marqués de points moins rappro- chés et à peine plus gros que ceux du prothorax, formant deux ou trois ran;j;ées très-irrégulières. Dessous du corps noir, soyeux. Pieds d'un jaunâtre livide , avec la première moitié des quatre dernières cuisses, brune. Cinquième segment du ventre bidenté. Cette espèce habite toutes les parties de la France. Elle est commune dans les environs de Lyon. C'est le B. punctatissimus du catalogue de M. le comte Dejean. Obs. la tache prothoracique ordinairement en carré plus étroit en devant , se dilate quelquefois latéralement dans la seconde moitié de ses côtés, presque à l'instar de celle du B. luridus. Le B. affinis est néanmoins toujours facile à distinguer de ce dernier , par les inter- valles déprimés des élylres, et presque uniformément couverts de points ; par ses stries non crénelées et plus étroites. TROISIÈME BRANCHE. LES HYDKOPHlLAUiES. Caractères. Anlcnnes de neuf articles : le premier large, comprimé, subparallèle, plus grand que le deuxième : celui-ci subcylindrique , à peu près aussi long que les trois suivants réunis: ces derniers sub- moniliformes : le sixième glabre, en cornet, servant de base à la iOk PALPICORIN'ES, massue qne forment les trois derniers qui sont pédoncules et recoiî- verts de duvet : les septième et liuilième transversaux , réniformesou lunules: le neuvième comprimé , irrégulier. M andibules cachces ou peu apparentes dans le repos; cornées; arquées; bidentées à l'ex- trémité. M tir hoircs cornées au côté externe ; munies au côté interne de deux lobes suhmembraneux, frangés ou subspinosules. Palpes ma- xillaires plus longs que les antennes ; subfiliformes : à premier article petit, subglobuleux : les deuxième et troisième grêles, faiblement renflés vers l'extrémité: le troisième presque égal au précédent, d'un tiers plus long que le suivant qui est subfusiforme. Languette, saillante. Palpes labiaux de trois articles : le dernier moins renflé et plus court que le précédent. Yeux bémispbériques , plus ou moins saillants sur les côtés de la tête ; échancrés postérieurement par les tempes qui sont pubescenles. Ecusson en triangle presque équilatéral ; aussi large que le quart ou le cinquième de la base du prothorax. Corps longitudinale- }ncni arqué, f^entre de cinq segments apparents, yamfees intermédiaires non warnies de longs cilssur l'arête inférieure.Tarses des quatre derniers pieds comprimés, ciliés au côté interne : premier article des mêmes tarses court; le deuxième plus long que les deux suivants réunis. Oncles des quatre pieds postérieurs , armés en dessous d'un fort cro- chet. Les Hydrophilaires sont les Palpicornes de la plus grande taille ; ceux du premier genre surtout peuvent passer pour des géants auprès de la plupartdesautresinsectesdecette tribu. Sans avoir autant d'acti- viléqiie les Béroses, ils sont conformés pour une natation plusrégulière ; leurs pieds postérieurs sont aplatis ou comprimés comme des espèces de rames. Malgré l'analogie déforme de ces organes, avec les mêmes instruments de progression chea les Dytisques, les Coléoptères qui nous occupent sont loin de fendre les eaux avec la même vivacité que ces derniers: la nature, pour ralentir leurs mouvements, en a modifié le système : au lieu de faire jouer simultanément les pieds d'une même paire , ces petits animaux les font mouvoir l'un après l'autre. De quoi leur eût d'ailleurs servi l'avantage qui leur a été re- fusé ? ils sont herbivores dans leur dernier état, et n'avaient pas besoin de l'agilité indispensable aux carnassiers aquatiques pour saisir leur proie. Ces insectes habitent les eaux stagnantes. Ils parviennent ordinaire- ment pendant l'été ou vers le milieu de l'automne à leur dernière forme, et passent au fond des mares, dans un état léthargique, les mois rigou- reux de l'hiver; mais dès que le soleil printannier vient attiédir la température, ils sortent de leur retraite , et , vers le mois d'avril ou de mai, quelquefois même dès celui de mars dans nos contrées, les HYDROPHILÏENS. 105 femelles sont occupées des soins de leur lâche principale , celle d as- surer le sort de leur postérité. Elles construisent alors , pour y niellre leurs œufs en sûreté , une espèce de coque. La matière dont elles composent ce berceau sort de deux filets écailleux, coniques , situés à l'extrémité de l'abdomen, composés chacun de deux articles inégaux, et doués d'une grande mobilité , grâce à deux appendices charnus situés à leur base et aux muscles du dernier arceau ventral auxquels ils se lient. Rœsel (l), Lyonnet (2), Lancret ctMiger (3), ont suivi les travaux de ces insectes. Nous devons au dernier (Z|) surtout une histoire très- détaillée de l'une des espèces de celle branche ; nous allons reproduire en subslance ces observations dont nous avons eu plus d'une fois l'occasion de constater l'exactitude. Quand la femelle d'un de nos Hydrophilaires veut se mettre à l'œuvre, elle s'attache au revers d'une feuille ou parfois de tout autre corps flottant sur les eaux, elle colle çà et là ,sur celui-ci, des fils argentéfi. Elle construit ainsi en moins d'une demi-heure une sorte de poche, dont l'extrémité de son abdomen est le moule. Quelques minutes après, elle change de position , se place la tête en bas , sans dégager la partie postérieure de son ventre ; elle ajoute de nouvelles couches à la paroi interne du sac qu'elle a fabriqué , el pour empêcher à l'humidité d'y pénétrer, enduit ses bords extérieurs de la liqueur gommeuse qu'elle a la faculté d(^ sécréter , puis dépose dans cette coque quarante-cinq à cinquante œufs blancs, oblongs, verticalement disposés en demi-cercle, les uns à côté des autres , et les recouvre d'une liqueur particulière, qui se transforme par la dessiccation en une matière cotonneuse. Au bout de trois quarts d'heure envix'on , nécessaires à l'achèvement de celte ponte, elle ferme sa coque assez imparfaitement et la cou- ronne d'une longue pointe soyeuse , grise , conique, et d'un tissu plus lâche pour permettre à l'air d'y pénétrer. Douze à quirize jours après la ponte des œufs , a lieu la naissance des larves. Celles-ci se retirent d'abord dans un espace libre de la partie inférieure de la coque, partie vers laquelle leur tête se trouve toujours dirigée. Après s'être agitées les unes sur les autres, environ douze heures, elles sortent de celle retraite, se jouenl autour de leur ber ceau, y rentrent et on sortent plus ou moins souvent, et se dispersent enfin pour chercher leur nourriture. (l)Insecl. Belustig. t. 2. (2) Recherclies sur l'anatomie et les métamorphoses îles insecte.s, ouvrage posthume, publié par M. \V. de Haan, première partie, p. Iô3etsuiv. pi. 12. fig. 47 — 50. et pi. 13. (5) Nouv. bulletin de la Soc. Philomat. t. 2. ii. 52. p. "i. (4) Aunales du Muséum d'Histoire naturelle, t. 14. p. 441 it suiv. j)l. 28. 1/j 106 rALPICOBNKS. Ce? larves, à part quelques modificalions qui viennent appuyer l'établissement des nouvelles coupes génériques constituées aux dé- pens de l'ancien genre Hydrophile , ces larves offrent les mêmes ca- ractères principaux. Elles peuvent nager à l'aide de leurs pattes ciliées, et présentent à l'extrémité de leur corps deux appendices charnus destinés à les soutenir suspendues la tête en bas , quand elles viennent à la surface respirer l'air extérieur. Ces appendices manquent aux larves d'Hydrobiaires. Celles dont il est ici question , changent plusieurs fois de peau, et après un mois et demi ou deux mois d'une vie carnassière, parviennent à l'époque de leur passage à un autre état. Elles se creusent alors dans la berge voisine , à l'aide de leurs mandibules et de leurs pattes , une cavité presque sphérique , dont elles durcissent par la pression la paroi interne et s'y transforment en nymphe. Celle-ci est munie de divers appendices ou filets cornés, chargés d'empêcher à l'insecte enveloppé dans ses langes, de reposer entièrement sur la terre, dont l'humidité pourrait lui nuire. La partie postérieure offre deux de ces appendices : l'antérieure qui en réclamait davantage comme étant la plus pesante, en a au moins six: les parties latérales en présentent aussi un certain nombre, mais moins développés ou moins résistants. Cette nymphe ^ de blanche qu'elle était d'abord , prend peu à peu une teinte plus foncée; enfin, un mois environ après son entrée dans la retraite qu'elle s'était pratiquée, sa peau se fend, et l'animal parvenu à son dernier état, quitte sa prison dès que son enveloppe s'est suffi- samment durcie, et rentre dans l'eau qui doit être son principal élément. Pendant ces transformations, le tube digestif, selon les observa- tions de M. Dnméril, subit des modifications notables; de court qu'il était chez la larve vivant de proie , il s'allonge conformément aux be- soins de l'insecte parfait, dont la destinée est d'être herbivore. Les Hydrophilaires, comme tous les autres Palpicornes du premier groupe, choisissent principalement les heures du soir ou de la nuit pour émigrer d'une mare à l'autre. Leur vol est bruyant et sonore. Quelquefois on les trouve cachés sous les pierres, quand les amas d'eau où ils vivaient viennent à être desséchés. Ils semblent pouvoir sous ces abris supporter les privations et braver des sécheresses d'une assez longue durée. Nous avons nourri des H. carahoïdes qui après être restés près de trois mois oubliés dans de la vase desséchée où ils étaient à moitié ensevelis , avaient repris au bout de ce temps le mouvement et la vie , un instant après avoir été plongés dans l'eau. Efjislonie^ iiYDROPHiLiENs. — fiydrophilus 107 Cette branche renferme les deux genres suivants : (jtnics. avancé en forme de deiil à ses angles antéro-exiernes. Pro- / steruuiu creusé en gouttière, pelil , en triangle dont le [ sommet est dirigé vers le menton. Pointe du mélasternum g prolongée au-delà de l'extrémité des trochanters des pieds postérieurs. UyclrophHus. coupé à peu près en ligne droite, en devant. Prosternum élevé en carène tranchante , rétréci en pointe à sa partie postérieure. Pointe du mélasternum dépassant à peine la base des trochanters des pieds postérieurs. llydrous. Genre H/clrophilus, Hydrophile ; Geoffroy. (VJ'cop, eau ; 5fer- îiicm petit , triangulaire , avec la pointe dirigée vers le menton , creusé en gouttière pour recevoir la saillie antérieure du mésosternum. Pointe de la carène métasternale prolongée au-delà de l'extrémité des trochanters des pieds postérieurs. Geoffroy, dans son Histoire abrégée des insectes, donna le nom iVHydropliilus aux Coléoptères à antennes en massue, dont Linné avait fait une division de son genre Dyliscus. Plus tard , le Pline du nord établit dans ses manuscrits la même coupe sous la dénomination d'Hydrous. Leach, en fractionnant les Hydrophiliens (Zoolog. Miscellany, t. 3. p. 94), appliqua le nom linnéen aux espèces chez lesquelles le ster- num offre un prolongement plus remarquable, et conserva aux autres celui d'Hydropkilus. A l'exemple de M. Brullé nous avons restitué cette dernière dénomination à la première des espèces décrites par Geoffroy, et donné le nom d'Hydrous amx autres Palpicornes de notre troisième branche. Ce genre présente dans la forme du prosternum et dans le prolon- coment de la carène métasternale des caractères faciles à reconnaîli e. i08 PALPICORNES. La larve (1) de Vff. piccus est longue d'environ Irois pouces (O.mOS). quand elle a acquis tout son développement. En voici la description: 7c/^ d'un brun rouge ; presque ronde ; bombée en dessous, longitu- dinalement concave en dessus dans sa partie médiaire. Mandibules cornées, longues, faiblement arquées , inégalement unidentées au côté interne. Mâ'Jwires subcjlindriques, terminées par un palpe de quatre articles. Languette saillante , formée de deux pièces siibcor- diformes : l'antérieure plus petite , portant deux palpes. À viennes f,é- tacées , aussi longuement prolongées que les mandibules ; de quatre articles : le basilaire ])elit , globuleux : le deuxième plus long que les deux autres réunis. Cor/75 d'un brun cendré; de onze anneaux : les trois premiers graduellement moins longs et un peu plus larges, portant cbacun en dessous une paire de pieds: anneaux suivants progressivement rétrécis, transversalement ridés en dessous, latéra- lement munis d'un mamelon armé d'une épine : le dernier inernie ; pourvu de deux appendices cbarnus. Cette larve, dont Lyonnet le premier a fait connaître lesliabitudes, se nourrit principalement des mollusques fluviatiles qui se tiennent a la surface des eaux dormantes. Grâce à la facilité avec laquelle elle peut renverser la tête , elle saisit ces animaux en dessous, brise leur coquille eu l'appuyant sur son dos comme sur un point d'appui, et les dévore ensuite sans peine. Quand on la prend, suivant l'observation de Miger, ou lorsqu'elle est rencontrée parle bec d'un oiseau aqua- tique, elle rend son corps flasque et mou comme une vieille dé- pouille avec laquelle sa peau coriace lui donne de l'analogie. Si cette ruse n'obtient point de succès, elle lance par l'anus une liqueur noi- râtre , à laquelle elle doit parfois sa liberté, La durée de la vie vermiforme est de deux mois environ, plus ou moins, suivant les circonstances. Les Hydrophiles mâles sont très-reconnaissables à la forme de leurs tarses antérieurs, l.H. Pîceus ; Ltnn. Ohlong , médiocrement convexe , lisse, luisant et d'un brun noir olivâtre, en dessus. Elytres sinueuses et armées d'une petite dent à Vanille suturai ; marquées après le milieu de stries postérieurement moins légères. Intervalles alternativement parcs dune rant^ce striale de points : les deux premiers prolongés jusqu'à la base. Ventre longitudina- lement caréné sur le mil eu de tous ses serments. (1) 'iYONNET.in Lesser, Tliéol. desins. pl.fig. 12 — Lyonnf.t , Reclierclies, et",, pre- mière part. |>1 13. f. 7.8. 9. 1. 2. larve; 10. 11, nymphe; i^. \ii (jrani/ srarnié aqm- tiiue (/■ et dé:ails, — Mirer, Annales du Muséum, t. 1 4. p. 4 2^. fit'. 6, 7. laivc ; 4. 5. coque; 8. nympiie. HYDROPHiLir.NS. — IiydrophUns . 100 -^. Cinquième article des tarses anlérieiirs dilaté au côlé interne en forme de plaque triangulaire , jranii en dessous d'espèces de ven- touses. Ongles des mêmes pieds, dilatés, inégaux , inermes. ?, Articles des tarses antérieurs , régidiers ; ongles égaux , armés d'un crochet, en dessous. Dytiscits //irPHs. î.inn. Faun. suec.214. 764. — Id. Fyst. nat. 1. 664. 1. — Scnr. E;it. carn. 96. 293. Lf grand 11) Irnphile. Geoff. Hist. 1. 182. pi. 3- fig. i. a, h. ( J). llijdrophUns ruficornis. De Geer, Mem. t. 4. 571 . pi. 1 4. fig. 1 . 2. ( J ) et détails. IJydrophilus picput. Fab. Sysr.ent. 228. 1. — M. Syst. el. 1. 249. i. — Rossi , Fniin. Etr. 1. 193.481.— OLiv.Entom. 3. 39. p. 9. pi. l.fig. 2. a(9). — Schneio. Blag. 30 i. — Pats. Faun. suec. 1.178. — Illtg. Kœf. pr. 248. 10. — Marsh. F.nt. brit. 401. — Latr. nisl. nat. t. 10 61. — Id. Gen. t. 2. 65.— Herbst, Nat. 7. 29i. pi, 1 13. fier. 5. — DuFTSCH. Fami. aust. i. 258. — Gyli.. Ins. siipc. 1. 113. 1. — Sciionii. Syn. ins. 2.1. — MiGER, Aîin. du Mus. t. 14. pi. 88. fig. 1, 2, 3. — Lamarck, Aiiim. s. v. 4. 535. — DuMERiL, Diot. des sciences nat. t. 22. p. 2,56. 1. pi. 8. cali. Hélocères. fig. 9. (^). — Bp.ullé, Hist. nat. t. 5 iii«. 27i.pl. 11. fig. 1 — Erichs. Kref brand. 1. 206. — De CASTEi.N.Hist. 2.49. pi. 3. fig. 7. (^). — Heer, Faun. lielv. 483. II Y droits pi rem. Leach , Mise. 9. 94. — Tatr. Ilis». nat. 366. — Citrtis , Eut. brit. 239. — STEPH.Syuops. t. 2. 122.1. — Soi.ier, Ann.Soc. Enl. t. 3.304. Long. 0'"040à0"'047 (18 à 2l').— Larg. O'"0180 à 0^0220 (8 1/2 à 10'). Corps oblongon elliptique, rétréci aux extrémités; d'un lirun noir olivâtre , lisse , brillant, en dessus. Tête subconvexe. Epistome marqué de chaque côté, parallèlement à ses bords latéraux , d'une dépression ponctuée ; creusé sur sa surface de deux autres espèces de sillons ponc- tués ou de deux rangées irrégulières de points, parlant des angles de devant et convergeant sans se réimir sur sa partie postérieure. Jront creusé près du bord interne de chaque œil, d'une dépression densement ponctuée; transversalement marqué sur son milieu de deux fossettes légères. Palpes et antennes fauves : celles-ci parfois à massue brune. Proilwrar, transversal; en arc renversé en devant ; deux fois au moins plus large que long; légèrement rebordé et élargi en li^ne droite d'avant en arrière; subarrondi aux angles antérieurs et postérieurs ; coupé en arc faible à la base; convexe; marqué de chaque côté de trois groupes de points : l'un près des angles anté- rieurs: l'autre parlant du milieu des bords lalératix et obliquement di- rigé vers la base : le troisième composé de points plus petits, plus rapprochés et poilus, formant une dépression oblique, située au tiers de sa longueur dans la direction d'une ligne qui partirait du côte 110 PALPICORNES. interne des yeux, pour arrivera celui de l'écusson. Celui-ci en triangle presque équilatéral , sinueux près de son sommet qui est obtus. Elylres de la largeur, à la base, du prolhorax aux angles postérieurs ; quatre fois et demie aussi longues que ce dernier dans son milieu; subcurvi- linéairement élargies jusqu'au milieu de leur longueur, et rétrécies ensuite à partir de ce point; un peu obtuses à l'extrémité; sinueuses et armées d'une petite dent à l'angle suturai; médiocrement convexes en dessus; creusées d'une dépression sulciforme naissant des angles de devant, et prolongée en s'affaiblissant le long des côtés externes auxquels elle forme une sorte de large rebord ; rayées, à partir du milieu, destries d'abord légèresel graduellement plusmarquées posté- rieurement : la première presque confondue avec la suture et aboutis- santà l'épine suturale.Intervalleslégèrementconvexesou moinsdépri- mésvers l'extrémité: les deuxième, quatrième, sixième et moins distinc- tement le latéral, marqués chacun d'une rangée irrégulière de points : les deux premières et l'externe seules prolongées sur toute la longueur : celle du sixième antérieurement raccourcie. Dessous du corps d'un brun noir, revêtu sur les médi et postpectusd'un duvet d'un cendré roussâtre. Mesostemum légèrement rayé. Ventre longitudiualement relevé en carène également prononcée sur tous les anneaux. Cette espèce habite toutes les parties de la France. Elle n'est pas rare au printemps et dans l'automne, dans les mares des environs de Lyon. Obs. On rencontre quelquefois des individus d'une taille plus petite et dont le corps surtout plus étroit offre à peine en largeur la moitié de la longueur : ces exemplaires singuliers présentent d'ailleurs tous les autres caractères propres à l'espèce. Les antennes sont tantôt entièrement fauves , tantôt leur massue est d'un fauve brunâtre ou même complètement brune. Cette dernière couleur ne forme point un des caractères de l'espèce, comme l'ont dit quelques auteurs. En Suisse et en Allemagne on trouve l'H. aterrimus, décrit par Es- chschollz (Entom, 1. p. 128) et reproduit sous le nom de H morio , par M. Slurm (Deut. Faun. t. 9- 109. 2. pi. 215). Il offre beaucoup d'a- nalogie avec le précédent ; mais il aie corps ordinairement moins long de deux ou trois lignes, sensiblement plus convexe , d'un noir brillant; les élytres plus obtuses à l'extrémité, peu ou point sinueuses vers l'angle suturai, et presque inermes dans ce point, ou munies seu- lement d'une dent rudimentaire. Il se distingue surtout par son ventre, qui, au lieu d'être caréné sur toute sa longueur, n'offre que sur le segment anal une ligne caréniforme. Cette espèce n'a pas encore été prise en France , du moins à noire connaissance. HYDROPiiiLiF-NS. — Jiydroiis . 1 I I Genre H/dro us, Hydroé; Linné, inéd. Brullé. (ï5'6)p, eau ; ù;, coclion.) Caractères. Antennes à septième et huitième articles non ciliés à l'ex- trémité externe : le neuvième irrégulier, subpentagonal. Mandibules cornées et très-arquées au côté externe, terminées par une dent bi- fide: coriaces et munies au côté interne, entre celte dent et celle de la base, d'une membrane pectinée, inégalement ou diversement dans l'une et dans l'autre. Palpes maxillaires à deuxième article à peine plus grand que le suivant. Menton en carré transversal. Epistome tronqué en ligne à peu près droite en devant. Yeux médiocrement saillants. Corps plus large vers sa partie postérieure qu'à l'antérieure. Prosternum élevé en carène tranchante et terminée en pointe à son extrémité. Pointe postérieure de la carène du métastcrnum dépassant à peine la base des trochanters des pieds de derrière. Partie médiaire du dernier arceau ventral , lisse. Cette coupe générique a été , comme nous l'avons dit, établie par Leach , et a reçu de M. Brullé le nom appliqué par l'auteur anglais aux insectes du genre précédent. La larve de VH. caraboides (1) dont nous allons donner la description, donnera une idée des différences peu importantes qui séparent celles de ce genre de celles du précédent. Tête d'un brun marron; presque carrée, plus étroite postérieure- ment, inégale en dessus , longitudinalement brune et déprimée dans le milieu. Mandibules allongées ; cornées ; armées d'une dent au milieu du côté interne et d'une plus petite plus près de la base. Mâchoires al- longées , subcylindriques; terminées par un palpe de quatre articles. Languette saillante, formée de deux, pièces : la basilaire, en espèce de triangle tronqué : l'antérieure, parallèle, presque carrée, palpigère. Antennes moins longuement prolongées que les mandibules; de quatre articles: le premier, petit, subglobuleux : le second, deux fois et plus aussi grand que les autres réunis. Corps ardoisé , parsemé de petits points noirs : de onze anneaux ; les trois thoraciques, graduelle- ment moins longs et un peu plus larges; portant chacun en dessous (1) RoESEï,. Insecien. Beluslig. t. 2. ins. aqnal. pi. 4. fig. 3 à 7. larve; 8,nymplie; i. 2. le scarabé non aquatique de moyenne grosseur [H. caraboides). — Lyonset, lie- ciieiciies, première part. j». 12f}. pi. 12. li^;. 47. larve; 48. nymphe ; 49. ins. parfait ; 50. tt';te grossie. 112 PALPICORNES, une paire de pieds : les quatrième à onzième graduellement rétrécis . ces segments pourvus latéralement, savoir; les deuxième et troisième d'une touffe de poils: les quatrième à dixième d'un appendice sub- corné, sétacé et frangé. Extrémité du corps munie de deux appendices charnus. Cette larve décrite et figurée pour la première fois par Rœsel , tantôt se lient à moitié cachée dans la vase , attendant la proie que le hasard lui fournira, tantôt va cherchant dans l'élément humide qu'elle habite , les petits animaux capables de tenter son appétit. Quand elle en a saisi un, elle élève hors de l'eau les mandibules entre lesquelles elle le relient, alin de paralyser sa résistance et de pouvoir le dé- chirer plus facilement. Souvent, au bout d'un mois, cette larve est prête à passer à l'état de nymphe. Les Hydroés mâles n'offrent aux tarses antérieurs ni la dilatation ni l'inégalité des ongles qu'en remarque chez ceux du genre précédent. Rœsel n'avait pu trouver entre les deux sexes d'autre différence que celle de la largeur du corps. M. Solier a indiqué, dans certains article- de la massue des antennes, des modifications qui nous ont paru peu sensibles. Tous les autres auteurs ont déclaré les tarses antérieurs conformes dans les deux sexes; ils présentent cependant un caractère distinctif facile à saisir : dans les mâles , les ongles sont courbés à angle droit : dans les femelles ils sont faiblement arqués. l.H Caral»oïde»; Linn. Ovale oblong ; plus large vers les deux tiers postérieurs des élylres : d'un noir verdâlre, brillant en dessus. l'ro thorax moins de moitié aussi long dans son milieu que large à la base. Elytres pos- lérieurement arrondies, à stries superficielles ; marquées de gros points sub- sériulement disposés sur les troisième , cinquième et moins réguliè/ement sur les septième, neuvième et dixième intervalles. Pieds d'un noir brun. Cuisses intermédiaires dcnsement ponctuées. ç/'. Ongles en forme de grappin. 2 . Ongles faiblement arqués. Dytiscus caraboides. I.ins. Faun. suec. 214. 763. — là. Sysl. nal. 1. 664. 2. Dythcus scarabacoides. Scurauk, Enum. iiis. 198. 571. — Id. Faua. boic. 1. 449. 448. L'Hydrophile noir picole. Geoff. Hist. 1. 183. 2. Hj-drophilus ui^ricornis. De Geer, nem. t. 4. 376. 2. Hydroplùlus caraboides. Fab. Sysl. enl. 228. 2. — Id. Sjsl. el. 250. 4. — Rossi, Faun. etr. 1. 195. 482.— Id. Maiit. 1. p. 65.158. — Ouv. Eiilom.t. 3.39. p. 11. 2. pi. 2. fig. 8. — Païk.. Faun.suec. 1.179. 2. — Illig. Ka;f. pr. 1. 247. 9. — Herust, naturs. t. 7. 299. 5. pi. 113. fis.9.— PvKz, Faun. ger. 67. lU. — Marsh. Eul. brit. 402. 2.— HYDROPHILIENS. — flfclrOUS. Ji3 Latr. Hist. nat. 10. G2. pi. 81. fig. 7. — Duftscii. Faun, aust. 1.238. 2. — Gyllenu. Ins. suec. 1. 11*. 2. — Schonh, Sjn. ins. t. 2. 2. — Leach, Miscel. 3. 94. — Gurtis Brit. ent. 159. pi. Id. — Stephens, Syn, t. 2. 123. 1. — Sturm, Deut. Faun. 9. 111. — Erichs. Kœf. brand. 1. 207. 5. — Heer, Faun. helvet. 1. 483. 3. Hjdroiis caraboidts. Brullé, Hist. nat. t. 5 bis. 276. pi. 11. fig. 2. — De Casteln. Hist. nat. 5, 52. Var.B. Infcrmedius; Non. Elylres offrant vers leurs trois cinquièmes leur plus grande largeur, subarrondies à Vextréviilé. Cuisses et jambes de devant en partie d'un jaune brun. Long. OmeiSeàO^OlSO (61/2 à 81). — Larg. O'"0078 à O'"0090(3 l/ià 4'). Corps ovale oblong ; plus élargi vers les deux tiers ; convexe ; den- sement et presque indistinctement pointillé ; d'un noir légèrement verdâtre en dessus. Tête faiblement convexe ; marquée de deux im- pressions arquées et densement ponctuées, naissant près des angles postérieurs de l'épistome et transversalement prolongées chacune jusqu'au tiers médiairede celui-ci; creusée d'une impression ponctuée bordant le côté interne des yeux jusqu'au vertex. Labre peu profon- dément échancré. Palpes d'un brun noir, quelquefois d'un brun rou- geâtre. Antennes d'un rouge livide , à massue brune. Prothorax trans- versal; moins de moitié aussi long dans le milieu que large à la base: bissubsinueusement en arc renversé en devant; plus court dans le mi- lieu que sur les côtés; élargi en arc d'avant en arrière; muni latéra- lement d'un rebord limité par une strie ponctuée dans sa première moitié ; subarrondi aux angles postérieurs qui sont en général ouverts; tronqué à la base en ligne légèrement bissinueuse; convexe en dessus ; marqué près des angles antérieurs de gros points disposés en forme d'arc largement interrompu et dirigé vers le milieu; noté d'une rangée de points aussi gros, naissant vers la moitié de la longueur des bords latéraux, et dirigée vers le quart de la base qu'elle n'atteint pas; parsemé entre cette rangée et les angles postérieurs de points irrégulièrement disposés, ^/y/res un peu plus larges à la base que le prothorax à ses angles postérieurs ; trois fois et demie aussi longues que lui ; oblongues ou subcurvilinéairement élargies presque jusqu'aux deux tiers de leur longueur ; formant , réunies, presque \n\ demi-cercle à leur extrémité ; convexes en dessus; à stries superfi- cielles, souvent peu apparentes ; marquées de gros points substriale- ment disposés, sur les troisième, cinquième et plus irrégulièrement sur le» septième, neuvième et dixième intervalles. Dessous du corps 15 i\U PALPICORNES. noir, couvert d'un duvet très-court, d'un gris jaunâtre. Ventre sub- caréné longitudinaleaient dans son milieu. Pieds d'un noir brun. Cuisses antérieures pubescenles dans leur premier quart, les inter- médiaires densement poncluées. Cette espèce babile toutes les parties de la France. Elle a été trouvée parFaujasde Saint-Fond dans le terrain tertiaire supérieur (1). Le Dyt. scarahœoides de Linné appartient probablement à celte es- pèce , mais il semble avoir été décrit sur un exemplaire chez lequel rangées de points des élytres étaient peu apparentes. Obs. la variété B, prise près de Nîmes par M. Rey, semble faire la transition entre cette espèce et la suivante. Elle a la taille, la forme et les élytres moins arrondies postérieurement de 1'^. flavipes , mais tous les autres caractères, surtout la ponctuation des cuisses intermé- diaires, la rapprochent de \'H. caraboïdes. N'ayant vu qu'un individu conformé de la sorte, il est probable que ce n'est qu'un cas d'ano- malie. 2. H Flavipes; Steven, inéd. Schonh. Oblong ; plus large vers les trois cinquièmes des élytres ; d'un noir olivacé luisant en dessus. Prothorax moitié aussi long dans son milieu que large à la base. Elytres subarrondies postérieurement ; à stries à peine distinctes ; marquées de gros points subsérialement disposés sur les troisième et cinquième et moins régulière- ment sur les septième., neuvième et dixième intervalles. Pieds d\in jaune rouge. Cuisses intermédiaires superficiellement pointillées. ^. Ongles en forme de grappin. J. Ongles faiblement arqués. Hydrophiius flavipes. Steven, in Schonheru Sjn. ics. t. 2. p. 3. Long.à0"'0l24à0"'Ol46(51/2à6il/2).— Larg.O'oÛOGTàO^OOVSflàSl/S') Corps oblong, plus élargi ou moins étroit après le milieu des élytres; convexe, densement et presque indistinctement pointillé , et d'un noir ou brun olivacé, en dessus. Tête faiblement convexe ; mar- quée de deux impressions arquées et densement ponctuées, naissant près des angles postérieurs de l'épistome et transversalement pro- longées chacune jusqu'au tiers médiaire de celui-ci; creusée d'une impression ponctuée bordant le côté interne des yeux. Labre sub- (1) M. Fournet, Notice sur la silice gélatineuse de Ceyssat, p. 8. — Id. Notice sur le tripoli des environs de Privas (Ardéche). Ann. des se. phys. et nat. de la Soc. d'Agricult de Lyon, t. 5. p. 204. HTDROPIIILIENS. — IiycllVUS . il5 échancré. Palpes et antennes d'un jaune rougeâtre : trois derniers ar ticles de celles-ci d'un brun mat. Pro//iora c transversal; aussi lonj? dans son milieu que la moilié de sa base; bissubsinueusement en arc renversé en devant ; plus court dans le milieu que sur les côlés ; sub- curvilinéairement élargi d'avant en arrière; muni latéralement d'un rebord limité })ar une striel ponctuée dans sa première moilié ; émoussé aux angles postérieurs qui sont subrectangulairemenl ou verts; bissubsinueusement tronqué à la base ; convexe en dessus ; marqué près des angles antérieurs de gros points disposés en forme d'arc lar- gement interrompu et obliquementulirigé vers le milieu ; noté d'une rangée de points aussi gros , naissant vers le milieu des bords latéraux et dirigée vers le quart externe de la base qu'elle n'atteint pas; par- semé entre cette rangée et le côté externe de points irrégulièrement disposés. Elyires un peu plus larges à la base que le prothorax à ses angles postérieurs; trois fois à peine aussi longues que lui ; oblongues ou subcurvilinéairement et faiblement élargies jusqu'aux trois cin- quièmes de leur longueur; curvilinéairement rétrécies de ce point à l'angle suturai ; subarrondies à l'extrémité; indistinctement ou pres- que indistinctement marquées de rangées striales et superficielles de petits points; notées de gros points substrialement disposés sur les troisième et plus irrégulièrement sur les septième, neuvième et dixième intervalles. Dessous du corps noir; brièvement garni d'un duvet gris jaunâtre. Venlrc subcaréné longitudinalement dans son mi- lieu. Pieds d'un jaune rouge luisant, avec la base des cuisses, les ar- ticulations et les tarses postérieurs, noirâtres. Cuisses antérieures pubes- centes dans leur premier quart : les intermédiaires parcimonieuse- ment marquées de petits points. Cette espèce a été prise par M. Rey dans les environs de Lyon, mais elle habite plus particulièrement le midi de la France. Obs. Elle a de l'analogie avec la précédente ; elle a la taille plus Imédiocre; le corps plus étroit; la couleur plus olivâtre; le prolborax moins court, moins arqué sur les côtés , plus visiblement reclangu- aire aux angles postérieurs ; les élytres moins élargies et présentant plus près du milieu leur plus grande dilatation , moins arrondies pos- térieurement; les pieds d'un jaune rouge ; les cuisses, même les inter- médiaires, plus légèrement et moins densement pointillées. Dans la collection de M. le comte Dejean , les individus de cette es- pèce pris dans le midi de la France portaient le nom de Hydropliilus scrobiculatus ; ils ne m'ont pas offert de différence spécifique avec un exemplaire unique provenant de la Russie méridionale et inscrit sous la dénomination de H. flavipes. l/H. scrobiculatus de Panzer présente sur les élytres de fortes rugosités ondulée?. L'écrivain allemand dé- 116 PALPICORNES. clare dans son Index n'avoir jamais trouvé qu'une seule fois cet in- secle ; il est probable que celte espèce n'a élé établie que sur un H. caraboïdes rendu singulier par une anomalie. QUATRIEME BRANCHE. LES HYOBOBIAIRES. Caractères, antennes de huit à neuf articles dont les trois derniers forment une massue pubescenle : les septième et huitième transver- ses , non réniformes. Mandibules cachées ou peu apparentes dans le repos; cornées au côté externe , bidentées à l'extrémité ; membra- neuses au dessous de celle-ci au côté interne , pourvues d'une molaire • à la base. Mac/ioiVés cornées au côté externe; à deux lobes membra- neux et ciliés ou frangés au côté interne. Yeux peu ou point saillants; échancrés postérieurement par les tempes qui sont pubescentes. Ecusson en triangle parfois équilatéral , d'autres fois plus allongé, mais dans tous les casa peine de moitié plus long que large.il/effl5/ernMm non relevé en carène. Ventre de cinq segments apparents. Jambes in- termédiaires non garnies de longs cils sur l'arête inférieure. Tarses intermédiaires et postérieurs peu ou point comprimés, et quand ils le sont, garnis au côté interne de cils longs et flexibles. Les Hydrobiaires se distinguent des Palpicorncs de la branche pré- cédente par deux caractères très-apparents : les septième et huitième articles de leursantennes sont simplement transverses ou subglobuleux et non lunules; leur métasternum, au lieu de s'élever en carène sur toute sa longueur , forme une sorte de plaque graduellement élargie jusques au-delà de la moitié. Chez les Hydrophilaiies, nous avons vu les tarses intermédiaires et postérieurs comprimés et garnis au côté interne de cils raides et épais, destinés à augmenter la largeur et la puissance de ces sortes de rames; ici, si chez les uns on remarque dans les mêmes tarses une compression plus ou moins prononcée , le bord interne de ces organes n'offre plus que des poils longs et flexibles, et chez les autres, ces cils deviennent plus rares ou plus courts , en même temps que les ar- ticles tarsiens se rapprochent davantage de la forme cylindrique; ces différences dans la conformation d'une partie des pieds des Hydro- biaires, apportent dans leur système de progression des modifications qui les éloignent des insectes de l'autre branche. Ils marchent ordi- nairement dans les eaux plutôt que d'y nager , et quand ils sont obligés de le faire , c'est toujours d'une manière pénible et laborieuse que IIYDROPHILIENS. 1 17 s'exécutent leurs mouvements de natation. Quelques-uns de ces petits animaux , surtout ceux de petite taille, s'éloignent parfois des lieux ([ui semblent être leur domaine particulier, et se rencontrent, prin- cipalement vers les derniers jours de l'automne ou pendant l'hiver, cachés parmi les mousses ou blottis sous des feuilles humides. Les larves des Hydrobiaires n'ont pas été décrites. Miger avait suivi les développements de plusieurs ; mais ses travaux sont restés inédits. A en juger par celle de VHelophilus lividus que nous ferons connaître ci-après, elles ont les principaux caractères de celles de la division pré- cédente. Elles en diffèrent par le défaut ou par l'état rudimentaire des appendices latéraux et de ceux de la partie postérieure du corps de celles des Hydropliilaires. Comme ces dernières elles sont carnassières; mais elles ne nagent pas, et ont, par cette raison, reçu de Miger le nom de rampantes. Elles se tiennent ordinairement vers la surface des eaux, y cheminent soit en produisant des mouvements vermiculaires hori- zontaux , soit en marchant à la renverse sous leur nappe liquide. Quel- quefois , malgré la mobilité de celle-ci , elles s'y fixent par leur partie anale qui produit l'effet d'une sorte de ventouse, et peuvent ainsi changer brusquement de direction. Nous partagerons cette branche en deux rameaux. RAMEAUX. / généralement épais et plus courts que les antennes ; à der- „ , I nier article fusiforme, plus Ions que le précédent. hvdrobiates. Palpes / » I D -1 « maxillaires 1 généralement grêles et plus longs que les antennes; à der- ( nier article subcylindrique, plus court que le précédent. ruiLHYDRATES. PREMIER RAMEAU. LES UYDROBIATES. Caractères. Palpes maxillaires généralement épais et plus courts ou à peine aussi grands que les antennes , à dernier article plus long que le précédent. Le corps des Hydrobiates a généralement une convexité plus pro- noncée que celui des insectes du second rameau. Chez les uns, il est en espèce d'ovale allongé, subparallèle sur les côtés et arrondi à ses deux extrémités; chez les autres, il offre successivement les principales mo- difications qui conduisent à la forme presque circulaire. Les insectes du premier genre ont beaucoup d'analogie avec les derniers Hydrophilaires, par leur couleur, leur épistome sanséchan-- crure, leurs fossettes frontales et les gros points qui se remarquent J18 PALPICORNES. surlatêle et le prothorax; dans les genres suivants, ces caractères sont nuls ou affaiblis.Chez tous lesPalpicornes de cette coupe les élylres offrentdansleurseconde moitié une strie Juxta-suturale très-marquée. LesHydrobiatesse répartissent dans les genres suivants : Troclianler de chacune des cuisses presque en forme de virgule, c'est-à-dire rétréci de la base à l'extrémité et paraissant ne faire qu'un avec la cuisse. Ilydrobius. , . de largeur à peu près égale sur toute sa longueur, détaché pos erieures j ^^ j^ cuisse à son extrémité et formant une saillie. Laccobius, Genre Hydrobius , Hydrobie ; Leach. (ï^wp, eau; Pio'w, je vis.) Caractères, ^nfennes de neuf articles : le premier épais. , subcylin- drique, le plus long de ceux de la tige : le deuxième diminuant de grosseur en se rapprochant du suivant : les troisième , quatrième et cinquième petits, submoniliformes : le sixième glabre , encornet, servant de base aux trois suivants qui, faiblement transverses ou sub- globuleux , forment une massue allongée et pubescente. Mandibules ciliées à la partie membraneuse du côté interne, ou munies de poils réunis en forme de brosse. Palpes maxillaires plus courts que les an- tennes; à dernier article fusiforme plus grand que le précédent. Menton presque en carré transversal. Medisternum comprimé en forme de lame saillante ets'avançant ordinairement entre les hanches anté- rieures. Trochnnter de chacune des cuisses postérieures en forme de virgule ou rétréci de la base à rextrémité, et paraissant confondu avec la cuisse. Tarses postérieurs un peu cotnprimés, garnis de longs cils, ou peu distinctement munis d'une dent rudimentaire. Corps ovale oblong, ovale , parfois presque hémisphérique. -f- Têle creusée d'une fossette au côté interne des yeux. Epistome coupé en devant en ligne droite ou à peu près. (Genre Hjdrobius, Leacu _). 1. H. Convexn^? Illiger, Brullé Corps en ovale allongé', con- vexe, densement pointillé et d'un noir terdûtre luisant, en dessus. Pro- thorax d'une longueur à peine égale à la moiliti de sa base. Ecusson moins densement pointillé que les élylres. Celles-ci à onze rangées strialcs de points: la juxta-suturale peu apparente dans sa moitié antérieure^ creusée en IIYDROPIIILIENS. JlfdwhiuS. 119 iïrie dans sa poster ieure ; notées sur les intervalles alternes de points plus gros presque confondus avec ceux des rangées. Cuisses postérieures puhes- centes , au moins dans leur moitié basilaire. Hydrohius convexus. Brullé, Ilisl, t. 5 bis. 282. Long.O-OlOl à0'"0112(4 l/2à5').— Larg.0'"0057à0'"0062(2 1/2 à 23/4,). Corps en ovale allongé ; d'un noir verdâtre ou bronzé, luisant , en dessus ; paraissant presque lisse, mais densement pointillé. Tête pen- chée ; faiblement convexe ; marquée sur l'épistome de points assez gros, formant une rangée transversale, irrégulière, partiellement double , naissant du milieu des bords latéraux dudit épistome et in- terrompue dans son tiers médiaire; notée au côté interne des yeuv de points disposés en un demi-cercle dont la moitié antérieure est creusée d'une fossette assez profonde. Labre visible ; peu ou point échancré à son bord antérieur. Palpes maxillaires et antennes d'un rouge jaune livide: massue de celles-ci grises ou d'un gris rougeâtre. Pro//ioraa; trapézoïde; à peine aussi long dans son milieu que la moitié de sa plus grande largeur; bissubsinueusement coupé en arc renversé en devant: subcurvilinéairement élargi d'avant en arrière ; rebordé latéralement; subarrondi aux angles antérieurs et un peu moins aux postérieurs ; bissubsiimeusement tronqué et sans rebord à la base; convexe en dessus ; marqué de chaque côté de points assez gros, ir- régulièrement disposés sur deux lignes courbés, ou formant presque un cercle prolongé jusqu'au tiers médiaire , interrompu près du mi- lieu des bords latéraux et trois fois aussi largement vers le disque. Ecusson en triangle subéquilatéral et légèrement curvilinéaire; un peu moins densement et moins finement pointillé que les élytres, quelquefois lisse dans son pourtour. Elytres à peine plus larges aux épaules que le prothorax à ses angles postérieurs; trois fois au moins aussi longues que lui; subcurvilinéairement el assez faiblement élargies jusqu'au milieu de leur longueur ; un peu plus étroitement arrondies postérieurement (prises ensemble) que le demi-cercle ; étroitement rebordées; irrégulièrement convexes en dessus, ou plus dé- primées sur le dos ; à onze rangées striales de points, moins apparentes près de la base , plus visibles vers l'extrémité : la juxla-suturale géné- ralement peu distincte dans sa moitié antérieure , creusée dans sa postérieure en strie graduellement plus profonde vers l'extrémité ; marquées de gros points sur les troisième, cinquième, septième, neu- vième et onzième intervalles et presque confondus sur le dos avec les rangées striales correspondant aux mêmes nombres; parcimonieu- sement garnies de poils couchés, presque indistincts et souvent usés; naissant de ces gros points. Dessous du corps subrugulensement poin- 120 PALPICORNES. tillé , brièvement pubescent ; brun ; orné latéralement sur [chaque anneau'du ventre d'une tache rouge jaune; quelquefois entièrement d'un rouge brunâtre ou d'un rouge jaune graduellement plus clair sur le ventre. Cuisses et jambes brunes : les intermédiaires et posté- rieurs de celles-là pointiilées et pubescentes jusqu'au-delà de leur pre- mière moitié; glabres et ponctuées vers l'extrémité. Tarses d'un rouge livide. Celte espèce habite les parties méridionales de la France. On la trouve dans les environs de Marseille, de Montpellier, de Perpi- gnan, etc. 2. H. Oblongus, Herbst. Corps en ovale allongé ; convexe , dense- vient et finement ponctué^ et d'un noir verdâtre luisant, en dessus. Pro- thorax au moins d'une longueur égale à la moitié de sa base. Ecusson or- dinairement au moins aussi densement pointillé que les élytres : celles-ci à onze rangées slriales de points : la juxta-suturale creusée en strie dans sa moitié postérieure ; notées de points plus gros vers le milieu des intervalles alternes. Cuisses postérieures pubescentes à peine dans leur tiers basilaire. llydrophilus oblongm. Herbst, Nat. t. 7. 300. 6. pi. 113. fig. 10. Hydrophilus pictpes. Domép.il, Dict. d. s. n. t. 22. 257. — Steph. Synop. 2. 127. 1. — Stlrm, Deut. Faun. t. 10. p. 4. 1. — De Casteln. Ilist. 2. 55. 2. Hydrobius oblongtis, BRULLÉ,Hisl. t. 5 bis. 281. — Ericiis. Kœf. brand 207. 1. — IIeer, Faun. helv. 1.484. 1. Long. 0™0079 àO™0090(3 1/2 à 4'). — Larg. 0"'0039à 0">0O45 (1 3/4 à 2'). Corps en ovale allongé; d'un noir légèrement verdâtre ou bronzé, luisant en dessus ; paraissant presque lisse, mais densement couvert de petits points. Tête penchée , faiblement convexe ; marquée sur l'é- pistome de points assez gros, formant une rangée transversale , irré- gulière , partiellement double , naissant du milieu des bords latéraux dudit épistome et interrompue dans son tiers médiaire ; notée au côté interne des yeux de points disposés en un demi-cercle dont la moitié antérieure est légèrement creusée en fossette. Labre visible, peu ou point échancré à son bord antérieur. Palpes maxillaires et antennes d'un jaune rouge pâle : massue de celles-ci grise. Protlwrax trapé- zoïde ; plus long dans son milieu que la moitié de sa plus grande lar- geur; biftsubsinueusement coupé en arc renversé en devant; subcur- vilinéairement élargi d'avant en arrière; rebordé latéralement; sub- arrondi aux angles antérieurs, à peine émoussé aux postérieurs qui sont rectangulairement ouverts ; bissubsinueusement tronqué et sans rebord à la base ; convexe en dessus ; marqué de chaque côté de points HYDROPHILIENS. — ^ hjdwhîas , 121 assez gros» irrégulièrement disposés sur deux lignes courbes, oii formant presque un cercle prolongé jusqu'au tiers médiaire , inter- rompu près du milieu des bords latéraux, et trois fois aussi largement vers le disque Ecusson en triangle équilatéral et légèrement curvili- néaire ; entièrement couvert de points paraissant généralement aussi petits et au moins aussi serrés que ceux des étuis. Elylres à peine plus larges aux épaules que le prothorax aux angles postérieurs ; deux fois et demie à trois fois aussi longues que lui ; presque parallèles ou faiblement subcurvilinéaires jusqu'aux deux tiers de leur longueur; un peu plus étroitement arrondies postérieurement (prises ensemble) que le demi-cercls; étroitement rebordées ; régulièrement convexes en dessus; à onze rangées striales de points : la juxla-suturale creusée dans sa seconde moitié en une strie graduellement plus profonde pos- térieurement; marquées de gros points irrégulièrement etlongiludi- nalement parsemés vers le milieu des troisième, cinquième, septième, neuvième et onzième intervalles; parcimonieusement garnies de poils couchés, presque indistincts et souvent usés, naissant de ces gros points. Dessous du corps subruguleusement pointillé ; garni d'un duvet court, grisâtre et mi-couché ; brun , orné latéralement sur chaque anneau du ventre d'une tache d'un fauve jaune. Cuisses ei ïambes brunes; les intermédiaires et postérieures de celles-là poinlillées et pubescentes dans leur quart le plus rapproché des hanches, glabres et marquées de points inégaux sur le reste de leur surface. Tarses d'un rouge livide. Cette espèce habite presque toutes les parties de la France, Obs. Elle diffère de la précédente par plusieurs points. Elle a la taille plus petite ; les fossettes frontales moins profondes ; les angles postérieurs du prothorax moins émoussés ; l'écusïon en général moins grossièrement et moins densement ponctué ; les élytres plus convexes sur le dos et proportionnellement moins longues; la strie juxta-sutu- rale indiquée par des points dans sa première moitié ; les gros points des intervalles non confondus avec les rangées striales ; les cuisses postérieures garnies d'un duvet moins épais et sur un espace beaucoup plus court. La plupart des auteurs ont rapporté à celte espèce l'Hyclrophilus picipes de Fabricius. La description laconique faite par cet écrivain sur un exemplaire défectueux, rendait cette synonymie très-douteuse. Le professeur danois se demandait lui-même, dans son Entomologie Systématique , si son insecte ne devait pas être placé dans un autre genre; il avait raison. Suivant M. Erichson, c'est le Calops picipes qui figure dans la collection de Fabricius , sous le nom à' llydrophilus picipes. IG î 22 PALPICORNES. 3. M. FBiscipes; LiNN. OvaU ; convexe^ d'un noir de poix assez bril- lant et densement couvert de petits points en dessus. Prothorax moins long que la moitié de la base ; moins finement ponctué que les élytres. Celles-ci à onze stries ponctuées et plus profondes postérieurement ; mar- quées de gros points sur les intervalles allergies. Cuisses postérieures pu- bt'scentcs sur les deux tiers de leur longueur. Scarabœus aquaiicus, Linn. Faun, suec. p. 159. 404. Dyliscnsfitscipes. I.isn. Faun. suec. \k 214. 7G6.— A/. Syst. nat. i. 4G4. -4. — Martyn- Eut. p!. 55. fig. 15. V Hydrophile noir stiië. Geoff. Ilist. 1. 184. 4. UijdropMhis fuscipes . De Geer, Mem. t. 4. 377. 3. — Mull. ZooI. D. 69. 655. — Oliv. Elit. t. 3. 59. p. 12. 6.p!. 2. fig. 9. a. b. — Illig. Kœf. pr. 247. 8. — Maksii. Eut. brit. 403. 3. — L.4.Tr.. Hist. nat. t. 10. 65- 6. — Dlftsch. Faun. aust, 1. 259. 5.— Gyllenh. Ins. s. \. 114. 3. — Zetterst. Faun. lapp. 196. 1. Ilydrophilus scarabœoides. Fab. Syst. Eut. 228. 4. — Ici. Syst. el. 1. 251. 9. — Herbst. Arch. 121. 4. — /d.Nat. t. 7. 301. 7. pi. 113. fig. 11. — Rossi, Faiio. etr. 1. 19G. 182. — M. Ed. Helw. 1. 227. 483. — Payk. Faun. suec. 1. 180. 3. — Panz. Faun, ger. 67. 12. — Schonh. Syn. ins. 2. 4. 14. JlydroLiiis fuscipes. Gurtis, Brit. ent. 243. 1. — Steph. Syn. 2. 128. 2. — Brullé , Hist. t. 5 bis. 281. pi. 12. fig. 5. — Sturm, Deut. Faun. t. 10. p. 5. 2. pi. 21C. — Erichs. Kaif. br. 208. 2. — Heer, Faun. helv.l. 184. 2. llydwbius scarabœoides. De Casteln. Hist. 2. 55. 1. Var. B. D'un vert bronzé en dessus, d'un testacé jaunâtre en-dessous. Ilydivbius chalcomlus. Ccirtis, Ent, brit. n. 3. 243? — STEPn.Syn. 1. 128. 5? llydrobius œueiis. Solier, Ann. soc. ent. de Fr. t. 5. p, 214. Yar. C. Brièvement ovale., densement et subobsolètement ponctué en dessus. Stries des élytres réduites à des rangées de points sur une partie de leur longueur. Hydrobius siibrotundiis. Stevu. Syn. t. 2. 128. 4. Long. 0.n 0062 à 0'"0078 (2 3/4 à .-î l.'2')Larg. 0m0O33 à O.„0045 (1 1/2 à 2';. Corps ovale ; convexe , couvert de petits points et d'un noir de poix assez brillant, en dessus. Tête marquée sur l'épistome de points assez yros , formant une rangée transversale, interrompue dans le tiers médiaire, et parfois recourbée vers celui-ci; notée au côté interne des yeux d'une fossette oblique et ponctuée. Labre visible ; peu ou point échancré. Palpes maxillaires el antennes d'un jaune rouge pâle : extrémité des premiers obscure : massue des secondes grisâtre. Pro- HYDROPHILIENS flfclrobillS . l'2o thorax trapé^oide; moins long dans son milieu que la moilié de sa plus grande largeur ; bissubsinueuscment en arc renversé en devant ; subcurvilinéairement élargi d'avant en arrière ; rebordé laléralemenl; subarrondi aux angles antérieurs , obtus aux postérieurs ; moins fine- ment ponctué que les élytres ; marqué de chaque côté de points plus gros que ceux du fond, disposés irrégulièrement en forme de cercle prolongé jusqu'au tiers niédiaire et largement interrompu près du disque. Ecusson en triangle subéquilatéral et légèrement curviiinéaire; d'une ponctuation ordinairement semblable ou analogue à celle du prothorax. Elylres à peine plus larges aux épaules que le pro- thorax à ses angles postérieurs ; deux fois et demie au moins aussi longues que lui ; formant, réunies, un ovale tronqué en devant; étroi- tement rebordées; convexes, mais moins fortement sur le dos; à onze stries subterminales, ponctuées, souvent réduites à des rangées de points à leur partie antérieure , graduellement plus profondes et rayées par des strioles transversales vers l'extrémité : la dixième an- térieurement raccourcie, affluente vers la précédente ou liée à celle- ci; marquées de gros points longitudinalement et irrégulièrement dis- posés vers le milieu des troisième, cinquième, septième, neuvième et onzième intervalles; très-parcimonieusement garnies de poils couchés indistincts et souvent usés, naissant de ces gros points. Dessous du corps subruguleusement pointillé, très brièvement pubescent; d'un brun luisant. Ventre marqué d'une fossette transversale près du bord laté- ral de chaque anneau. Cuisses brunes, ruguleusement pointillécs et pubescentes, au moins dans leurs deux tiers basilaires, obscurément d'un rouge l)runâtre livide et glabres vers l'extrémité. /am^fs et tarses d'un rouge brunâtre livide. Cette espèce est commune dans toute la France. Obs.On trouve des exemplaires chez lesquels la ponctuation du dessus du corps est soit plus ruguléuse , soit plus effacée, ou qui paraît plus serrée. Quelquefois les stries des élytres sont profondes jusqu'à la base ; d'autrefois elles se réduisent, près de celles-ci, à des rangées de points, h' 11. œneiis de M. Solier est, ainsi que l'avait jugé M. Erichson, un individu chez lequel le pygmentum ne s'est \)as complètcnicnt dé- veloppé. Li'H. chaiconotus de MM. Curlis et Slephens me paraît être dans le même cas. L' //. fuscipcs est facile à distinguer des précédentes espèces par sou corps plus brièvement ovale , plus arrondi sur les cotés ; sa couleur ; ses élytres striées ; ses cuisses pubescentes sur une plus grande éten- due. .12/i PALPICORNES. + Epistonie fortement échancré en devant. Lame métasternale nota?)lemenI développée. l.JH. Bicolor; Paye. Ovale; convexe et couvert de petits poiîils en dessus. Télé noire ^ ornée sous les yeux d'une tache d'un jamie lestacc. Pro- thorax el élytres de cette clernière couleur: les secondes arrondies à l'er- Irémilé; marquées d'uue strie nurta-suturale raccourcie en devant^ et de dix rangées de points moins indistinctes postérieurement. Cuisses hrunea et pubescentcs jusque vers le genou. Jambes et tarses d'un brun de poix. Hydrophiliis bicolor . Payk. Faun suec. i. i84. 8. — Cyllenii. Tus. suec. 1. i'2\. 10. Hrdrohius bicolor . Stcrm, Deut. Faun. 1. 10. 7, pi. 217. A. D. Ujf}robiiisairicapiîlus.'^\K?A\\k},\,l{\êà, — Steph, Sjn. 2. 131. 13. pi. 14. fig. 6. Long 0'",0051 (2 1/4'). — Larg. O'",0O33 (1 1/2'). Corps ovale ; convexe, densement et presque uniformément couvert île petits points, en dessus. Tête d'un noir luisant ; parée ;iu dessous des yeux d'une tache triangulaire d'un jaune teslacé ; paraissant un peu plus finement pointillée que le prothorax et les élytres. Palpes jaunâtres : dernier article des maxillaires brun à rextrémilé , à peine plus grand que le précédent. Antennes jaunâtres, à massue grise, pj-o- thorax à peine de moitié aussi long que large à la base; bissubsinueu- sement en arc renversé en devant ; subcurvilinéairement élargi d'a- vant en arrière; subarrondi aux angles antérieurs et presque égale- ment aux postérieurs; rebordé latéralement; bifsubsinueusement tronqué à sa base et sans rebord sur les côtés de celle-ci ; convexe en dessus ; d'un jaune testacé. Ecusson en triangle plus long que large à la base; finement ponctué. /:,7yes d'un brun de poix. Tarses un peu moins foncés. Cette espèce habite la plupart des provinces de la France. Elle est peu commune dans les environs de Lyon. 0/^5. Elle estfacile à distinguer des autres espèces par sa couleur, par celle du dernier article de ses palpes maxillaires, par l'étendue de la partie pubescente de toutes ses cuisses. En regardant les élytresà leur page inférieure on les voit marquées de rangées longitudinales de cercles imprimés ou de points ronds et conlluents. Ullydroph. bicolor de Fabricius , qu'Illiger rapportait à une variété de notre Hélophilus livichis , est, suivant M Ericlison, une variété de ïllydr. iestaceus du professeur de Kiel. h' Hydrophilus fulvus deMarsham, que MM. Schonherr et Curtis don^ nenl comme synonyme de 1'//. bicolor de Paykull, serait différent, sui- vant l'examen fait par M. Slephens, de l'exemplaire typique de la col- lection de Marsliam. L'auteur du Sjinopsis en constitue une espèce ])articulière : il ne nous semble qu'une des variétés à teinte jaunâtre du Pliil. lividus. 2. H. v^neus ; Steven , inéd. Germar. Ovale allongé, arrondi aux extrémités; trcs-convexe, assez dcnscment ponctué et d'un brun noir bronze, en dessus. Palpes maxillaires entièrement bruns. Elytres marquées d'une strie juxta-suturale antérieurement raccourcie. Cuisses antérieures et in- termédiaires assez densement pubescentes jusqu'aux deux tiers de leur lon- gueur : les postérieures glabres. Jambes et tarses d'un brun rougeâtre. nj'drophi/us (Vneus. Germar, Tnsect. spec. p. 96. 165. llijf/robiits œneiis. Steph. Syn. 1. 135. 25. Long. 0'"0023 à O'"0027 (1 à 1 1/4 '). Larg. O.nOOl? à O'"0020 (3/4 à 7/8'), Corps ovalaire , arrondi aux extrémités , très-convexe et entièrement d'un brun verdâtre ou bronzé en dessus ; assez densement ou dense- ment marqué de points paraissant un peu plus petitssur la tête que sur lesélytres. Palpes maxillaires entièrement bruns ou d'un brun noir; à dernier article fusiforme, presque égal au deuxième, et d'un tiers i)lus grand que le troisième, ^/i^ennes d'un rouge ferrugineux, à massue grise. Prothorav de moitié moins long que large ; bissubsinueusement en arc renversé en devant, curviiinéairemcnl et assez fortement élargi 12G PALPICORNES. d'avant en arrière ; subarrondi aux angles de devant , moins sensible* ment aux postérieurs; rebordé latéralement, bissubsinueusement tronqué et sans rebord apparenta la base , 1res convexe en dessus. Ecussonen triangle équilatéral. Elytresa peine plus larges à leur nais- sance que le prothorax aux angles postérieurs, de la largeur de ce der- nier un peu au devant de ces angles ; près de trois fois aussi longues que lui , faiblement curvilinéaires sur les côtés jusqu'aux trois quarts de leur longueur ; arrondies à l'extrémité; rebordées; très-convexes en dessus, marquées d'une strie juxla-sulurale qui s'efface vers son tiers antérieur; notées sur leur page inférieure de dix à onze rangées slriales de points séparées par des intervalles au moins trois fois aussi larges qu elles. Dessous f/ucorpsd'un brun noir; pubescent. Cuisscshrunes: les antérieures et intermédiaires assez densement pubescentes jusqu'aux deux tiers de leur longueur; glabres et d'un brun rougeâlre vers les extrémités : les postérieures parcimonieusement garnies de poils luisants , d'un brun rougeâtre. /aw/fces et tarses d'une teinte un peu plus claire. Celle espèce habite comme les précédentes les eaux stagnantes , les fontaines et les ruisselets. On la trouve dans les montagnes du Lyon- nais et du Beaujolais ; elle a été prise dans le midi par M. Rey. Elle habite également les environs de Paris, l'ouest et le nord de la France. Obs. Quelquefois elle aie ventre et les pieds d'un rouge pâle. En laregardanlau jour, les parties desélytres qui débordent lecorps paraissent d'un brun rougeâlre. Elle a de l'analogie avec la suivante , mais elle se distingue aisément des variétés les plus foncées de cette dernière, par son corps plus comprimé, plus resserré sur les côtés, plus grossièrement ponctué en dessus ; par ses palpes maxillaires en- tièrement bruns ; par son prothorax unicolore ; par ses cuisses posté- rieures presque glabres ou parcimonieusement pubescentes. -|- -}--}- Epistome faiblement écliaiicré en devant. Lame métaslernale peu saillante. 3. H. Cilobulna; Payk. Suhhcmisj?hérique ., pointillé et luisant en dessus ; brun ou parfois d'un brun grisâtre passant au fauve ou fauve livide sur les côtés du prothorar. et des élytres. Palpes maxillaires livides^ à ex- trémité obscure- Elytres marquées d'une strie juxta-suluralc raccourcie antérieurement. Cuisses pubescentes sur les deux tiers de leur longueur. Le duvet des postérieures obliquement terminé. Jambes et tarses d'uii rouge brun ou brunâtre. Sphœridium Imbatum. Fad. Ent. syst. 1. 82. 21. — Id. Syst. el.1. 97. 2o. HydrophUiis minvtus. Oliv. Eut. I. 3. 39. p. 15, 12. pi. 2. 13. b. — Marsh. Ent. brit. p. 40G. 12. HYDROPHILIENS — hjdrubius. 127 Hydrophilus globiilus. Patk. Fauii. suec. i. 188. 15. — Iliig. Mag. i. 65. 5. 4. — Latr. Hist. nat. t. 10. 68. 13. — Duftscu. Faun. aus.t 1, 247. 15. — Gyllemi. Ins. suec. 1. H7. G. — ScHONH, Syn. ins. 2. 5. 18. — Zetterst. Fauii. lapp. 197.4. Hydrobius glohulus. Stepii. Synops. 2. 155. 24. — Sidrm, Deut Faun. t. 10, p. 18. 1 1. — Heer, Faun. helv. 1. 484. 3. Hydrobius lirnbatus. Erichs. K;ef. br. 208. 3. Brachjpalpus globulus. De Casteln. Ilisl. t. 2. 57. 2. Var. B. Dessus du corps cV un noir légèrement bronzé ou verdâtre; bords latéraux et parfois une partie des antérieur et postérieur du prothoraœ dun fauve livide. Elytres d'un rouge brun livide sur les parties qui dcbordent le corps. Var. C. Tête noirâtre , ornée au dessous des yeux d'une tache d'un gris livide. Prothorax d'un fauve on gris livide , marqué sur son disque d'une ou de trois taches brunes ou brunâtres , transversalement situées. Elytres d'un fauve ou d'un gris livide avec la ponctuation obscure ou brunâtre, HydrophiliiS bipustulatus. Marsh. Eut. brit. 40G. 15. — iSciiONH. Syn. ins. t. 2. p. 9. 56. Hydrobius bipuslnlalus. Steph. Syn. 2. 155. 18. Bracliypalpus similis. De Castkln. Hist. t. 2. p. 57.5. Yar. D. Dessus du corps d'un livide grisâtre plus obscur sur la télé; épistome., et parfois une tache sur le disque duprothorax., bruns. Ponctua- tion des élyhes obscure ou brunâtre. Long. 0™ 00022 à 0"'0033 ( 1 à 1 1/2). Larg. O'"0017 à 0m0022(S/4 à H) Corps subliémisphérique ; convexe , brillant et densement couvert de petits points, en dessus. Tête noire. Palpes maxillaires et antennes livides ou d'un livide testacé : extrémité des premiers généralement obscure : massue des secondes grise. Prolhorax à peine de moitié aussi long que large à sa base ; bissubsinueusement et faiblement en arc renversé en devant; subcurvilinéairement élargi d'avant en arrière; subarrondi aux angles antérieurs et postérieurs; rebordé latéralement; tronqué et sans rebord apparent à la base ; très convexe en dessus , d'un brun ou d'un noir brillant sur son disque , passant graduellement sur les côtés au brun livide et au livide grisâtre; paraissant un peu moins finement et moins densement pointillé que la tête. Ecusson en triangle subéquilatéral. Elytres aussi larges à leur naissance que le prothorax à ses angles postérieurs; trois fois aussi longues que lui ; rebordées latéralement; très-convexes; marquées d'une strie juxta- suturale indistincte dans son tiers antérieur ; notées sur leur page 128 PALPJCORNES. inférieure de dix ou onze rangées slriales de points séparés par des intervalles quatre fois plus larges; presque moins finement ponctuées que le prolhorax ; d'un brun brillant , sur l'abdomen ; d'un rouge bru- nâtre ou d'un brun livide sur les parties qui débordent le corps , avec la ponctuation de ces parties obscure. Dessous du corps subruguleu- sement et peu distinctement pointillé ; d'un brun noir peu luisant, avec le bord des anneaux du ventre plus clair ou rougeâtre. Cuisses brunes ou d'un brun rouge ou rougeâtre et pubescentes jus- qu'aux deux tiers de leur longueur : le duvet des postérieures termi- né d'une manière oblique , c'est-à-dire prolongé jusqu'aux deux tiers du bord antérieur et jusqu'à la moitié du postérieur. Jambes et tarses à peine plus rougeâtres. Cette espèce babite comme les autres les eaux stagnantes; quelque- fois, surtout pendant l'biver , on la trouve sous les feuilles humides , sous les mousses qui couvrent les bords des mares. Elle est commune dans presque toutes les parties de la France. Obs. EUe varie beaucoup pour la couleur: la lividité des bords du pro- tborax et des élytres s'étend queKjuefois sur toute ou presque toute leur surface : le premier semble alors grisâtre ou d'un cendré fauve, ordinairement avec trois taches ou parfois seulement avec une tache brune ou brunâtre sur son disque : les secondes , avec la ponctuation obscure; quelquefois même la tête est d'un gris ou d'un cendré tirant sur le fauve, avec l'épistome seul et les yeux bruns ou d'un brun noir. Elle se distingue facilement des autres espèces de ce genre par sa taille , par sa forme plus arrondie , et par la proportion dans la- quelle ses cuisses sont couvertes de duvet. Elle a été pour la première fois trouvée par Schmidt, et décrite par Fabricius, sous le nom de Sphœridium Umbatum ; la brièveté de la description et la place générique que lui assigna cet auteur mirent en défaut tous les entomologistes ; l'espèce ne fut pas reconnue. On doit à M. Erichson de nous avoir appris , par l'inspection de la collection du professeur de Kiel,que le Sphœridium Umbatum du Systema Eleu- theratorum se rapporte à l'insecte postérieurement décrit par Paykull, sous le nom de Hydropkilus globulus , dénomination que nous croyons devoir conserver , la description de Fabricius nous paraissant non ave- nue comme toutes celles qui ne permettent pas de reconnaître les objets. Nous n'admettrons jamais qu'une exception à cette règle , c'est en faveur de l'homme de génie dont tous les naturalistes ne cesseront de prononcer le nom avec reconnaissance et vénération, en faveur de l'immortel Linné. HDOPHiLiENs — laccobîus. 129 Genre Laccobius , Laccobie; Erichson. (Aâ«/«ç, lac ; pîio) , je vis.) Cauactères. Antennes de huit articles : le premier subparallèle , com- primé, allongé : le deuxième de moitié plus court, subconique : le troisième petit : les quatrième et cinquième en forme de coupe ou de cornet servant de base aux trois articles pubescents qui composent la massue. Epistome échancré en devant. Mandibules cornées et ar- quées au côté externe ; terminées par une dent bifide; membraneuses au côté interne. Mâclwires à deux lobes frangés ou subspinosules. Palpes maxillaires épais; à deuxième et troisième articles obconiques; le dernier subfusiforme , arqué au côté externe, le plus grand de tous. Palpes labiaux à dernier article à peine moins court que le précédent Mesosternum en forme de lame saillante. Trochanler de chacune des cuisses postérieures presque d'égale largeur sur toute sa longueur, dé- taché de la cuisse et formant une saillie à son extrémité. Corps pres- que hémisphérique. 1, li. Slinntus ; Lin\. S ub hémisphérique. Tête et prothorax d'un noir verdâlrc ; finement ponctués : la première livide au dessous des yeux ; le second paré sur les côtés d'une tache livide, sinueuse et postérieurement élar- gie. Elytres d'un livide tirant sur le gris ou sur le fauve ; à une vingtaine de rangées de points plus ou moins régulières , rayées de brun ,mais d'une manière peu marquée vers les bords latéraux. ^. Deuxième et troisième articles des tarses antérieurs dilatés. 2. Tarses antérieurs filiformes. Chrijsomela minuta. Linn. Faun. suec. p. 166.533. — M. Syst. nat. 1. 595. 30. La Perle aqaalujue. Geoff. Ilist. t. 1. p. 86. Scarabée. 28. Hrdrnphilns chrysomcliims. Muller, ZooI. Dan. prod. p. 69. 660. Dytcscus coccinelloidcs. Schrank, Enum. p. 199. 373. Dlftisciis marginelliis. llERBsx.'Arch. p. 129. 29. Hydrophilus cocclndloides . Rossi, Faun. etrus. 1. 197. 486 — Id. EJ. Helw. 1. p 228.486. Hydrophilus minutus. Ii.r.ic. Kxf. pr. 245. 3. — Latr. Hist. nat. t. 10. p. 67. 1 2 et var.— Gyh.emi. Ins. sn.x. 1. 216. 5. — Zetterst. Faun. lapp. p. 197. 3. Hydrophilus bipimctatus. Marsii. Enl. brit. p. 406. 11. Hyffrobiiisbipunclaliis. Stevii. Sjd. t. 2. p. 152. 15. Lirnneùius minutus. Brullé, Hist. t. 5 bis. p. 286. pi. 12. 1>. 6. 17 1 30 PALPICORNES. Laccobitis mtnutus. Enicas. Kaef. brand. 1. 203. 1. et var. Brachypalpus bipunctalus. De Casteln. Ilist. l, 2. p. o6, 1. Var. A, ou variétés du type. a. Têlesans tache au dessous des yeux. p. Prothorax en grande partie livide à ses bords antérieur et postérieur. •j'. Elylres seuleuient ponctuées de brun. J. Cuisses livides. Yar. B. Elytres offrant aux quatre cinquièmes de la longueur , près de la sutwe un espace orbiculaire entièrement livide , ou d'un livide grisâtre. Ici se reproduisent aussi les var. a et p, I. Elytres maculées chacune d'une ou de deux taches ovalaires noirâtres , situées sur le milieu ae la longueur : l'une près de la suture, l'autre vers le bord externe. Ily^iophilus bipunclatus. Fab. Syst. ent. p. 188. 14. — Id. Syst. el. 1. p. 254. 36. — Ouv. Encycl.t. 7, p. 128. 16. — /d. Ènt. t. 3. 39. p. 16. 13. pi. 2. fig. 14. a. b. — Pasz. Faun. g. 67. 14. Ilijdropliilus mviutus. Duftsch. Faun. aust. 1. 245. 13. Hijdrobius colon. Steph. Syo. 2. 153. 17. Hydrohius minulits.STVRM, Deut. Faun. t. 10. 16. 10. Var. G. Rangées striales des elytres alternativement affaiblies et déco- lorées ^ quelquefois même nulles. Ici se reproduisent également les var. a, p. S. e, et B, Var. D. Points des rangées des elytres légèrement obscurs , laissant pa- raître les elytres uniformément grisâtres. Prothorax ordinairement livide sur une plus grande étendue de sa surface. HyJrophilus strialuîus. Fae. Syst. el. 1. 254. 2S. H/drophilus minuius.DvTTSCB.i. p. 346. var. p. HyJrobius slriatulus. Steph. Syn. 2, 133. 16. Brachypalpus pallidiis. Di Casteln. Hist. t. 2. p. 37. 4. Long. 0,nO022 à O-^OOSo (1 à 1 12 ). Corps subhémisphérique. Tête presque en triangle tronqué; échan- crée à la partie antérieure de l'épistoine; médiocrement convexe; couverte de petits points presque confluents; d'un noir légèrement verdâtre ou bronzé ; ordinairement parée d'une tache livide au des- sous des yeux. Palpes et antennes livides ou d'un livide flavescent: massue des secondes fauve , parfois obscure. Prothorax faiblement en arc renversé , en devant; deux fois au moins aussi large à la base que HYDROPHILIENS. 131 longdansson milieu; un peu moins court dans celui-ci que sur les côlés; curvilinéairement d'abord, puis subrectilinéaireinent élargi d'avant en arrière; tronqué à la base ; sans rebord apparent dans sa périphé- rie; convexe en dessus, d'un noir légèrement verdâlre ou bronzé avec les côlés parés d'une tache livide sinueusement élargie d'avant en arrière; couvert de points moins rapprochés que ceux de la tôle , séparés par des intervalles plus unis, etaffaiblis près des bords latéraux. Ecusson en triangle subéquilatéral, d'un noir gris on légèrement bronzé ; plus finement pointillé que le prothorax. Elytres aussi larges à leur nais- sance que ce dernier à ses angles postérieurs ; environ trois fois aussi longues que lui ; subcurvilinéairement élargies jusqu'à la moitié de leur longueur; curvilinéairement rélrécies de ce point à l'angle su- turai; très convexes en dessus ; d'un livide grisâtre; marquées de vingt à vingt-deux rangées de points, en partie souvent peu régulières , rayées de brun , mais d'une manière moins marquée sur les côtés. Dessous du corps noir, pointillé, luisant. Cuisses en partie brunes. Jambes et tarses livides. Cette espèce habile les eaux stagnantes. Elle est commune dans tou- tes les parties de la France. Obs. Les rangéesslriales sont plusou moins distinctement unies avec leurs opposées, c'est-à-dire la suturale et la marginale, etc., en sorte que celles du milieu sont encloses par toules les autres. Celte dispo- sition est moins apparente dans certains exemplaires de la var. C. Elle varie beaucoup. Dans le L. viinutus de Linné , les élytres sont couvertes de lignes brunes sur les rangées, si ce n'est sur les côlés qui sont plus pâles; quelquefois les points seuls sont colorés en brun , c'esl-à-dire cette couleur ne s'est pas assez étendue pour former des lignes continues. Dans la var. E, les élytres offi'ent postérieurement , près de la suture , un espace circulaire livide , ou sur lequel la cou- leur et souvent la ponctuation sont effacées. Dans la var. C, les rangées alternes sont peu apparentes ou ont disparu, ou du moins elles sontdé- colorées; quelquefois la décoloration ou l'oblitération n'a eu lieu que sur une partie de la surface. Enfin, dans la var. D, la teinte brunâtre des points est assez pâle pour faire paraître les élytres presque uni- formément grisâtres. SECOND RAME\U. LE PHILHYDRATES. Caractkhes. Palpes maxillaires grêles et plus longs que les antennes ; à dernier article subcylindrique , plus court que le précédent. Epi- stome échancré à son bord antérieur. 132 PALPICORNES. Celle division qui repose sur le ^enrePliilhydrus publié par M. So- lier (1), semble former un rameau parallèle avec le précédent. Si les premiers Hydrobiaires,par la manière dont l'épislome est coupé en de- vant, par les gros points dont certaines parties de leur tête et de leur prothorax sont marqués, ont avec lesHydrophilaires une analogie évi- dente, les Philhydrates s'en rapprochent par les proportions relatives des articles de leurs palpes maxillaires et par la longueur de ces orga- nes proportionnellement à celle des antennes. Les insectes de ce second rameau sont encore plus imparfaitement nageurs que ceux du premier, et ont le corps généralement moins convexe. Cette coupe comprend les genres suivants : Genres. I n'offrant à sa partie antérieure qu'un tubercule plus ou moins faible. HelophUus. Comprimé en forme de lame saillante en devant. Philhydrm Genre Helopluius , Helophile ; Nob. (EXoç, marais ; cpuoç, ami.) Caractères. Antennes de neuf articles : le premier formant presque le tiers de la longueur totale ; comprimé, subparallèle : le deuxième, conique, de moitié moins long : les troisième, quatrième, et cin- quième petits, submoniliformes : le sixième en forme de coupe, ser- vant de base aux Iroisderniersqui composent une massue pubescenle- Mandibules cornées, arquées , pourvues du côté interne d'une petite dent au dessous de celle de l'extrémité et munies d'un appendice co- riace dans le mxWeu. Mâchoires k deux lobes frangés. Menton en carré transversal. Palpes labiaux courts: à dernier article moins renflé et à peine aussi long que le précédent. Ecusson de moitié plus long que large à sa base. Mésosternum n'offrant à sa partie antérieure qu'un tu- bercule plus ou moins faible et parfois légèrement caréné. Ce dernier caractère avait déjà été signalé par M. Erichson. La femelle de la seule espèce que nous connaissions en France est remarquable par le soin qu'elle a de ses œufs : elle les porte enveloppés dans un sac de soie couché sur son ventre et retenu à l'aide de ses (I) Annales de la Société Eiiloinologi(ii!e de France, tom. 3. p. 2i0. IIYDROPHILIENS. lielopIlUuS . 133 cuisses poslérieures Le fail avait été depuis longtemps observé par Lyoïinet. Cet auteur, dans l'ouvrage dont on doit la pu'jlication à M. de lîaan (1) , avait figuré et décrit cet insecte de manière à ne laisser aucun doute sur l'identité de l'espèce. « La couleur de ce Sca- «rabé, dit-il, m'a paru d'un gris verdàtre et la tête d'une couleur a plus foncée. Il avait ses barbillons très-longs et les ;inlennes courtes. « le dessus des étuis de ses ailes était sillonné de raies marquées de « points bruns ». Seulement ces raies et ces points qui apparaissent en dessus , appartiennent à la page inférieure des élytres. Dans les premiers temps où la femelle de l'Hélophile a construit le petit sac soyeux qu'elle porte avec elle, elle semble moins altacbée au dépôt précieux qu'il renferme, et l'abandonne plus volontiers quand on la poursuit, qu'à une époque plus rapprochée de l'éclosion des œufs. Lorsque ceux-ci commencent à prendre une teinte obscure ou bleuâtre, la femelle , selon l'observation de Lyonnet, grimpe sur la lige de quel- que plante aquatique , el y colle un peu au dessus de la surface des eaux, le paquet qu'elle avait jusques-là porté avec tant de sollicitude. Nous avons essayé une contre-épreuve de ce fait, pour voir comment s'y prendrait celte femelle dans un vase où elle ne trouverait aucun corps étranger auquel elle pût fixer le berceau de ses descendants. Après avoir paru chercher avec inquiétude un lieu favorable pour y déposer son trésor, n'ayant pu réussir à suivre instinctivement les ha- bitudes de son espace , elle s'est renversée sur le dos au moment de la naissance des larves, et est restée dans cette position à fleur d'eau , jusqu'à ce que tous ses jeunes descendants eussent vu le jour. ]VI. Bravais, aujourd'hui professeur d'astronomie à la Faculté des Sciences de Lyon, etauquelon doitla découverte de divers animaux articulés, a, dans le temps, soumis aux observations de MM Audouin et Brullé , une femelle d'Hélophile portant ses œufs. Ces deux derniers naturalistes ont eu sous les yeu\ la larve de cette espèce de Palpicorne, mais ne l'ont pas décrite , nous allons la faire connaître. Tête presque carrée, grande , déprimée el longitudinalcment sil- lonnée dans son milieu. Mandibules cornées, arquées , armées d'une dent vers le milieu de leur côté interne. Mâchoires subcylindriques , plus longuement prolongées que les mandibules , terminées par un palpe de trois articles. Languette avancée, saillante , palpigère. An- tennes moins longues que les mâchoires : de quatre articles : le pre- (1) pLeciierclies sur ran;iluinic et les mùlainorplioses île (lll'l'éronlesesjjèces d'iiisi^cles, premicre partie, pages 1:27-12!). pi. 12 îi^; 43. 44. 45, insecte parfait. 46, œufs. i34 PALPICORWES. raier subglobuleux , petit, servant de support: le deuxième le plus grand : les deux autres graduellement plus courts, Yeux noirs , situés derrière la base des antennes. Corps conique , composé de onze an- neaux successivemeut plus étroits : les trois premiers portant chacun en dessous une paire de pieds : le dernier anneau dépourvu d'ap- pendices. Ces larves, en marchant à la renverse sous la surface des eaux, tiennent leurs palpes maxillaires dans une agitation continuelle, et se servent de ces organes pour aller en quête de leur nourriture. Nous avons fourni pendant quelques jours à celles que nous avons eu sous les yeux des mouches écartelées; elles se nourrissaient avec avidité des parties molles de l'intérieur de leur corps. Quand elles se rencon- traient dans le vase qui les avait vu naître, tantôt elles s'arrêtaient immobiles et se détournaient chacune de leur chemin ; tantôt elles s'avançaient l'une contre l'autre d'un air menaçant, entrecroisaient leurs mandibules, puis reculaient tout à coup épouvantées comme si le souvenir leur eût rappelé que naguères elles reposaient dans le même berceau: d'autres fois elles se faisaient une guerre plus sérieuse. Ces larves périrent toutes avant d'éprouver leur première mue. H- l>îTi«l"s • FonsTER. Ovale oblong^ plus large vers les deux tiers des élytres. Dessus du corps faiblement convexe; densement couvert de petits points ; d'un ^ris obscur ou d'iin gris fauve plus clair sur les côtés du pro- thorax. Elytres sans stries en dessus; strialement ponctuées en dessous. Cuisses d'un brun gris, pubescentes. r7. Dernier article des tarses antérieurs, renflé. Ongles en grappin, dilatés ou munis d'une petite dent à la base. $ . Dernier article des tarses antérieurs de la grosseur des précédents. Ongles faiblement arqués, graduellement moins grêles à la base. Dj~iisci/s tiiidus. Forster, Cent. 1, p. 52. 52. Hydro/ifiilusobscurus. Miller, Zool. dan. 'proil. p. 69. G57. llijdrophilasgriscus. Fab. Maiit. 1. IS'J. 11. — W. Syst. el. 1. 25J. 2i. — Illic. Kœf. pr. p. 246. 7. — Patk. Fauii. suec. 1. 183. 7. — H^rbst, Nat. t. 7. 317. 32. — DuFTSCii. Fauii. aust. 1. 243. 9. — Gyllenh. Iiissuec. 1. 122. 11. — Schonh. Syn. ins, 2. 7. 32. — DuMÉniL, Dict. des se. iiat. I. 22. 2o7. — Zetterst. Faun. lapp. 198. 7. Hydropliihisïmdus. Ouv.Ent.t. 3. 39. p. 15. 11. pi. 1. fig. 4. a. b. — Marsh. Eut, brit. 405.8. — Herbst, Nat. t. 7.316. 29.pl. 114. fig. 14. G. — Latr Hist. nal. t. 10. p. 66. 11. — / i 40 PALPICORNES. chez ceux de taille plus petite ; ordinairement fauves, d'uu fauve gris ou d'un gris testacé ; couvertes de points à peine plus petits que ceux du prothorax; rayées d'une strie juxta-suturale nulle dans son tiers antérieur ; marquées de trois ou quatre rangées longitudinales peu visibles et souvent indistinctes de points un peu plus gros que ceux du fond; notées en dessous de neuf rangées de points, et du commencement tl'une autre, entre la suture et la première : toutes plus ou moins ap- parentes en dessus, surtout dans les variétés à couleur claire. Dessous du corps noir ou d'un brun noir; garni d'un duvet peu serré. Cuisses pubescentes : les postérieures jusque près du genou : les antérieures d'une manière un peu moins prolongée et plus obliquement coupée; tantôt d'un brun noir, tantôt testacées soit dans leur moitié longitudi- nale, soit même entièrement. Jambes d'un rouge brun. Tarses un peu plus clairs : dernier article des postérieurs à peine aussi gr;ind que le second. Cette espèce habite les eaux stagnantes , douces ou salées. On la trouve dans toutes les parties de la France. Obs. Fabricius avait appliqué le nom d' Hydropli. to/aceus à des indivi- dus ayant ordinairement la taille avantageuse ; le corps plus oblong, plus faiblement convexe , souvent un peu plus légèrement ponctué ; l'épistome un peu plus étroit en devant; le prothorax plus large ou moins long proportionnellement, généralement de la couleur des ély- tres ou seulement enfumé sur son disque ; le front communément peu obscur. M. le comte Dejean et d'autres écrivains, à son exemple, ont reproduit cette espèce sous le nom de grisescens. Malgré toute l'atten- tion avec laquelle nous avons examiné la collection du savant entomo- logiste parisien, nous n'avons trouvé entre les individus les plus remar- quables de ce gristscens et les exemplaires du melanoce/ifiulus qui s'en éloignent le plus, nous n'avons trouvé, sous le rapport de la forme , de la convexité, delà ponctuation, etc., que des transitions sans limites. Quant à la couleur, rien de plus variable : quelquefois le pygmentum s'est développé d'une manière surabondante, et a teint en noir soit tout le dessus du corps moins les bords latéraux du prothorax et des élytres qui sont graduellement moins obscurs , soit seulement la tête ou une partie de celle-ci et le disque du prothorax. D'autres fois la par- tie supérieure de l'insecte est uniformément fauve ou d'une teinte rapprochée ; parfois enfin la matière colorante semble avoir fait dé- faut, et les élytres généralement plus pâles sont simplement d'un livide tirant sur le fauve. Dans toutes les variétés peu foncées en couleur, moins les livides, apparaissent sur le prothorax les quatre points noirs disposés en carré transversal sur les limites du disque de ce segment. HYOROPHILIENS. p/lUhfdrUS 1 4 1 2. p. iiargtii«llas;FAB. Ovale allongé. Dessus du corps médiocreinent convexe ; densement couvert de points ; d'un brun obscur luisant , ayec les côtés du prothorax et des élytres d'un fauve marron. Celles-ci marquées (l'une strie juxla suturale antérieurement raccourcie; notées en dessous de stries ponctuées , obscures^ souvent apparentes en dessus. Cuisses brums, pubescentes. Jambes brunes. Tarses d'un rouge brun. ^. Ongles en grappin. î. Ongles médiocrement arqués. Ilj-drophilics inarginelhis. F\]i. Ent. sjst. 1. 185. 17.— [i/. Syst. el. 1. 252, 19. — — Illig. Kaf. pr. 1. 24G. S. — Duftsch. Faim. aust. 1. 246. 14. N II drop II II us afjhùs. Gyllenu. 1ns, suec. 1. 123. 12. — Zetterst. Fauii. lapp. 198. 6. Hydivliius ma)fjinellus. STtpii.Syn. t. 2. 151. H. — Sturm , Ueiil. FauQ. t. 10. 14. 8. — Ericiis. Kœf Lrand. 210. 7. — HEER.Fauii. helv. 1.48.^. 7. Pliilhydrus marginellus. Brullé , Ilist. t. 5 bis. 278. — De Casieln. lii-t. t. 2. 53, 7. Var. A. Bords du protlwrax à peine plus pâles. U/drophitns minutas. Fad. Eut. syst. 186. 20. — /eminulain; Payk. Subglohuleux. Dessus du corps d'un noir brillant, avec les parties latérales moins obscures. Tête et prothorax lisses. Elytres subobsolètement ponctuées; rayées d'une strie juxta-suturale nulle dans son tiers antérieur. Dessous du corps d'un brun de poix. Hy<^rop/nlus seminulum.P.KtK.FsLun.suec. 1.190. 16. — Herest, Nat. t. 7. p. 314. 26» pi. 114. fig. 11. L. — Gylle.vh. Ins. suec. 1. 118. 8. Dermesies nigrimis, Marsh. Ent. brit p. 77. 54. Hydrobius semhiulum. Stepii. Syn. 2. 1S5. 2o. — Sturm, Deul. Faun. t. 10. p 19. 12j CylUdium seminulum. Erichs. Kœf. brand. 1. 21 1. — Heer, Faun. helv 1. p. 486. Cœlostoma seminulum. De C\stelw. Hist. t. 2 59. Long. O'",001i à 0"',0015 ( 1/2 à 3/4 i). Corps subglobuleux. Tête en triangle tronqué en devant; offrant dans sa position naturelle les deux tiers de sa longueur au dessous du niveau des élytres; convexe en dessus; lisse ; d'un noir brillant. Labre transversal, à peine échancré. Pfl/pes îMaj;i7/flire5 d'un brun rouge W- \\de. Antennes d'un rouge livide ; à massue d'un gris obscur. Prolho- 7'ac bissinueusement arqué en devant; près de trois fois aussi long que large dans son milieu ; de moitié moins court dans celui-ci que latéralement ; subcurvilinéairement élargi d'avant en arrière sur les côtés ; presque arrondi aux angles antérieurs, arrondi à ceux de der- rière; rebordé latéralement ; tronqué presque en ligne droite et sans rebord à la base; très-convexe en dessus; lisse; d'un noir brillant, avec les parties débordant le corps moins obscures. Ecusson en trian- gle subéquilatéral; noir brillant. Elytres à peu près aussi larges à leur base que le prothorax à ses angles postérieurs; trois fois au moins aussi longues que lui dans son nnlieu; presque hémisphériques ; gar- nies dans leur côté externe d'un rebord étroit prolongé jusqu'à l'an- gle apical; fortement convexes en dessus; d'un noir brillant, parais- sant d'un brun rouge sur les parties qui débordent le corps ; unifor- mément marquées de points assez rapprochés et peu profonds; rayées d'une strie juxta-suturale nulle dans son tiers antérieur, et unie à l'angle suturai à une strie très-faible longeant le rebord marginal. Dessous du corps d'un rouge brun livide. Cuisses ponctuées : les posté- rieures plus épaisses , offrant en dessous une légère gouttière dans laquelle se replie la jambe. Cette espèce habite toutes les parties de la France. On la trouve dans les eaux stagnantes, quelquefois aussi dans la mousse ou sou<{ les feuilles humides. Obs. L'IIydroblus hemisphœricus de M. le comte Dejean ne m'a point offert de différence spécifique avec le C. seminulum. SPIIÉRIDIENS. 145 DEUXIÈME GROUPE. LES GÉOPHILIDES. {■^Ti, terre ; oO.o'r, ami .) Caractères. Tarses postérieurs à premier article souvent le plus lonp; de tous, toujours plus grand que le su'ivanl. Palpes maxillaires à deuxième article renflé ou ovalaire, le plus épais de tous. Les insectes de ce groupe sont généralement terre.-.tres, comme leur nom l'indique; plusieurs cependant se plaisent encore dans les lieux humides, et quelques-uns même dans les eaux. Ils ne forment qu'une famille. FAMILLE UNIQUE. LES SPHÉRID1ENS. Ces insectesont le corps convexe, longitudinalement arqué, souvent ovalaire , quelquefois plus rapproché de la forme arrondie ; ils repré- sentent alors, non une sphère complète, comme semblerait l'indiquer l'étymologie de leur nom, mais une demi sphère. Ils ont le labre trans- versal , ordinairement peu apparent ou en grande partie caché sous l'épistome. Ce dernier affecte des formes et une étendue variables : chez les Sphéridiairesoù la suture frontale représente ordinairement un angle dirigé en arrière , il est plus grand que l'espace qu'il laisse derrière lui , et offre la figure d'un pentagone irrégulier largement tronqué en devant : dans les Megasternaires, chez lesquels la li^ne souvent prei.que indistincte qui sert à le séparer du front se montre transversale ou faiblement en arc renversé , il est réduit à une moindre surface et ressemble à peu près à un triangle tronqué en devant. Les joues, habituellement peu développées, montrent parfois un prolongement de leur partie postérieure engagé dans les cornées. Les yeux généralement à fleur de tète sont échancrés postérieure- ment par les tempes. Le prothorax toujours transversal et élargi d'a- vant en arrière comme dans la dernière famille des Hydrophilides , déborde latéralement les organes de la vision par ses angles de devant, et semble chargé de les protéger encore , en les voilant en partie par son bord antérieur; quelquefois ses côtés, au lieu de présenter un rebord latéral , se replient en dessous, comme on le voit dans les Cryptopleures. L'écusson, en triangle subéquilatéral ou peu allongé dans la plupart, acquiert une longueur anormale chez lesSphéridies. 19 \ \6 PALPICORNES. Dans les mêmes insocles, les élylres sont presque tronquées ou obtu- sément arrondies à l'exlrémiLé; chez les autres, elles protègent plus complèlement le dos de l'abdomen. La partie inférieure du corps est surtout importante à étudier , car elle donne l'indication du rôle plus ou moins pénible qu'ont à remplir ces petits animaux et fournit des caractères, généralement trop négligés , qui permettent de les diviser d'une manière très-naturelle. Chez les insectes de la première branche, les hanches des quatre pieds antérieurs comprime ni les parties sternales; chez ceux de la seconde, au contraire , elles leur permettent de se dé- velopper en toute liberté. Dans ceux-là , le proslernum offre la figure d'une sorte de triangle plus ou moins allongé ; le mésosternum prend la forme d'une lame tantôt moins étroite dans son milieu qu'à ses ex- trémités, tantôt d'une épaisseur à peu près égale , avec la partie an- térieure soit terminée en fer de flèche, soit dégai;ée de tout accessoire; le mésoslernum se dilate en espèce de plaque, en général anguleuse ou tronquée à sa partie antérieure , ou plus rarement allongée en forme de quille entre les pieds intermédiaires. Chez ceux-ci , le pro- slernum est en espèce de losange ou de pentagone irrégulier, entaillé à sa partie postéri cure de manière à recevoir l'angle de devant du mé- sosternum qui représente unpentagonemoinslong que large. Le ventre a cinq segments apparents , dont le premier généralement caréné ou chargé d'une ligne élevée offre une surface plus étendue , mais sou- vent en partie cachée sous les hanches postérieures. Les cuisses sont fortes. Les jambes, en général comprimées et élargies de la base à l'ex- trémité , s'éloignent moins sensiblement de la forme tubuleuse , chez quelques espèces dont le système de progression est moins pénible. Les jambes sont dentelées sur leur tranche ouj munies d'épines tantôt courtes et assez régulièrementdisposées, tantôt longues et divergentes , les antérieures toujours plus spécialement chargées de frayer à ces animaux une voie souterraine sont habituellement plus larges , sou- vent arquées sur leur arête externe et munies, chez les Mega sternes, d'un dente forle et tranchante. Les Sphéridiens, sous le rapport des formes et même des habitudes, se lient d'une manière naturelle aux Palpicornes du groupe précédent. Comme ces derniers , les Cyclonotes habitent encore les eaux , où ils vivent de débris de substances végétales ; les autres se nourrissenf aussi de matières provenant du même règne , mais pour le plus grand nombre il faut que ces matières soient animalisées, c'est-à-dire aient passé parle tube digestif de certains mammifères. Quelques autres semblent rechercher diverses substances cryptogamiques en voie de décomposition. La plupart de ces insectes ont une robe lugubre , le plus souvent souillée de rouge ou de rouge livide. SPIIÉIIIDIENS. l'i^ Leurs larves , celles du moins des Sphéridies, les seules que nous ayons eu l'occasion d'observer, ont le corps étroit, allongé, et d'une forme rapprochée de celui des larves d'IIydrophiliens. ■ Leur tôle est armée de deux mandibules cornées et notablement plus longues qu'elle. Cette famille se divise en deux branches. URANCllES. beaucoup plus long que large ; comprhné en une sorte de lame saillante en devant. Prosternum triangulaire , postérieurement terminé en pointe. Métaslernum chargé d'une plaque 1res- ap- parente. SPlIliRIUI.MP.ES. moins long que large; en pentagone irrégulicr. Prosternum eu espèce de losange ou de pentagone , bidentéou entaillé posté- rieurement pour recevoir l'angle antérieur du mésoslernum. Plaque métasternale nulle. Pieds intermédiaires notablement plus écartés que les autres à leur naissance. megasternaires. PREMIÈRE BRANCHE. LES SPHÉRIDIAIUES. Caractères. Mesostesnum beaucoup plus long que large ; comprimé en une sorte de lame saillante en devant. Prosternum triangulaire ; postérieurement terminé en pointe. 3Ietasternum chargé d'une plaque très-apparente. Cette branche comprend les genres suivants. / Genres. postérieurement âgées dan cornées. Ecusson en triangle presque équilatéral. Métasternnm antérieurement rétréci en forme de quille avancée entre les pieds intermédiaires. Mesosternum terminé en devant en fer de tléche. Prosternum moins long que large. Cjdonotinii. engagées dans les / Ecusson deux fois au moins aussi long que large. Métasternuni simplement anguleux à sa partie antérieure. Mé- sosternum comprimé eu lame d'égale épaisseur ou plus mince en devant et non terminée en fer de flèche. Pros- teruum plus long que large. Antennes l à massue subcylindrique, peu serrée. Sphceric/ium. I Mésosternum sublinéaire , ou ré- tréci à ses deux extrémités Cercron. .u.era.,a peine ue moiue plus \ Mesosternum para lele dans la plus long que large. Antennes à grande partie de sa longueur, massue ovoïde et serrée. anguleux eu devant et tronqué ^ postérieurement. Pclosoma. lUS PALPICORNES. Genre Cjclonotuni ; Cyclonote ; Déj. inéd. Erichs. (K'jxXoî , cercle ; vwtcç, dos.) Cauactèeies. Antennes â.e neuf articles : le premier subcylindrique , lorniant au moins le quart de la longueur : le deuxième en cône tronqué : le troisième plus étroit encore à la base, que l'extrémité du précédent, composantavec les quatrième et cinquième qui sont serrés, une tige graduellement renflée : le sixième en forme de coupe, ser- vant de base à la massue pubescente que forment les trois derniers : cette massue subcylindrique et peu serrée , composant presque la moitié de la longueur de l'antenne. Labre peu apparent. Mandibules cornées et arquées au côté externe , bidentéesà l'extréuïité ; coriaces et frangées au côté interne. Mâchoires en grande partie coriaces ou submembraneuses;à deux lobes frangés.Pa//je5??«aj;i7/aîre5 notablement plus courts que les antennes : à premier article peu apparent : le deuxième épais , en ovale comprimé : les troisième et quatrième un peu plus courts et plus étroits que le précédent, égaux entre eux , presque cylindriques : le dernier terminé en pointe obtuse. Palpes labiaux courts; à deuxième et troisième articles presque égaux : le dernier terminé en pointe obtuse. Languelte saillante , submembra- neuse. Menton corné, en carré transversal , concave. Métasternuni ré- tréci à sa partie antérieure en forme de quille avancée entre les pieds intermédiaires : cette saillie paraissant unie au mesosternum. Celui- ci comprimé, en forme de lame antérieurement terminée en fer de flècbe. Proslernum en triangle moins long que large. Jambes sans gout- tière vers leur extrémité. Tarses postérieurs à premier article à peine aussi long que le dernier. Latreille , comme nous l'avons dit, avait depuis longtemps re- marqué que YHydrophilus arbiculan's de Fabricius devait être placé parmi les Spbéridiens dont il offre les caractères. M. Brullé dans son Histoire naturelle, t. 5 bis, p. 293, forma sur cet insecte un nouveau genre qu'il appela Cœlostoma. M. Mac Leay ayant déjà établi une divi- sion générique sous la dénomination de Cœloslomus, M. Erichson appli- qua à celle dont il est ici question le nom de Cyclonotum proposé par M. le comte Dejean ; et dans cette coupe , l'auteur prussien a admis avec raison l'espèce ci-dessous que l'entomologiste parisien avait laissée dans le genre Hydrobius. 1. C Orljiculare ; Fad. Subliémispkérique ; d'un noir brillant en dessus, et couvert de points rapprochés plus jkIUs sur la tête et le pro- sPHÉRiDiENS. — cyclonotuin. \[\vy thorax que sur les élytres. Celles-ci rayées d'une strie juxta-suturale anté- rieurement raccourcie. Dessous du corps, cuisses et jambes., d'un noir brun. Tarses d'un testa ce livide. Vlljdrophilenoir lisse ^ à points. Geoff. Hist. \. 1. 184. 5. llydrophilus orbiculans. Fab. Syst. eut. 229. 5. — kl. Syst. el. 252. 11. — Herbst. Arch.p. 122. ^.—Id. Nat. t. 7, p. 303. 9. pi. 114. fig. I.A. — Rossi, Mant. 1.65. 159. —Id. Ed. IIelw. l.p.410. 159. — Ouv. Eut. t. 3. 39. p. 13. 8. pi. 2. fi-. 11. a. b. — TuuNB. Ins. suec. p. 73. — Illig. Kœf. pr. p. 246. 4. - Payk. Fauii. suec. 1. 181. 4. — Pftsz.Faun. germ. 67. 13. — MAnsH. Ent. brit. p. 403. 4. — Latr. Hist. nat. t. 10. p. 64. 8.— Duftscu. Faun. aust. 1. 245. 12. — Gyllemi. lus. suec. i. 118. 7. — Steph. Syn. 2. 132. 14. — Stukm, Deut. Faun. I. 10. p. 6. 3. Cœlosloma orbiculare. Brcllé, Hist. t. 5 bis. p. 294. — De C.vsteln. Hist. I. 2. p. 58. 1. Cyclonotum orbicidave. Enicas. Kœf. brand. 1. 212. — Heer, Faun. helvel. 1. 487. 1. Yar. B. Dessus du corps d'un brun noir et graduellement d'un fauve bru- nâtre sur les parties du prolhorax et des elytres , qui débordent le corps. Cœlosloma allahroix. De Casteln. Hist. nal. t. 2. 58. 2. Long. O,"'0O33àO«>O057 (1 l/2à 2 1/2').— Larg. 0«>0022àO"'0045 (là 2i). Corps subhémisphériqiie ou ea espèce d'ovale comprimé lalérale- ment et arrondi aux deux extrémités; très-convexe en dessus ; d'un noir brillant ; régulièrement couvert de points : ceux des élytres moins petits que ceux delà tête et du prolhorax. Epistomeen pentagone irrégulier, plus grand que le front. Palpes maxillaires bruns. An- tennes d'un rouge jaune livide , à massue d'un gris rougeâtre. P/o- thorax bissubsinueusement en arc renversé en devant; de moitié moins long que large ; curvilinéairement élargi d'avant en arrière; subarrondi aux angles de devant , émoussé aux postérieurs ; rebordé latéralement; tronqué et sans rebord à la base; Irès-convexe en dessus, iicussoji en triangle subéquilatéral; ponctué. E/yfres , à leur naissance, de la largeur du prothorax à sesangles postérieurs; deux fois aussi longues que lui; presque parallèles ou faiblementsubcurvili- néaires dans leurs trois premiers cinquièmes, arrondies à l'extrémité ; rebordées dansleur pourtour; très-convexes en dessus; couvertes d'une ponctuationmoinsfine et moins unie quecelle du prolhorax; rayées d'une strie juxta-suturale nulle dans son iiQvsixnlQv'xeuv. Dessous du corps d'un brun noir ; poinlillé ; pubescent. Cuisses et jambes d'un brun noir; pointillées : cuisses de devant garnies jusque près du genou d'un duvet d'un fauve obscur : les intermédiaires presque glabres : les pos- térieures glabres. Tarses d'un rouge testacé livide. Celte espèce habite toutes les parties de la France. On la trouve i50 PALPICORNES. dans les eaux slagnanles et quelquefois sous les feuilles ou les débris rassemblés sur les bords des mares. Genre Sphœridiam sphértdie; Fab. (S'^c.tftJicv, en formo de sphère.) Caractères. Jnleiinesde huit articles : le premier légèrement arqué, comprimé, de largeur égale, composant les deux cinquièmes de la lonaueur totale : le deuxième anguleux au côté externe; le troisième le plus étroit ; le quatrième obconique : le cinquième en forme de coupe , servant de base à la massue subcylindrique , peu serrée et pubescente que forment les trois derniers : les sixième et septième subtransversaux : le huitième irrégulièrement rétréci vers l'extrémité. Labre transversal, cilié en devant, rétractile, souvent peu apparent. yl/a?2rfi/>u/es cornées, arquées, terminées en pointe aiguë, sinueuses et ciliées au côté interne, munies d'une large molaire à la base. jl/ac/toiVe5 cornées au côté externe : à deux lobes membraneux Palpes inaa^illaires moins longs que les antennes; à premier article petit: le deuxième graduellement renflé vers l'extrémité, un peu plus long que le suivant : celui-ci subcylindrique ou faiblement ren- flé : le dernier un peu plus court et plus grêle. Palpes labiaux velus , subcylindriques ; à deuxième article moins court. Menton échancré eu devant, arqué latéralement, convexe en dessus. Tête eu ovale trans- versal. Joues postérieurement engagées dans les cornées. Yeua^ à fleur de tête. Ecusson étroit , en triangle au moins deux fois aussi long que large. Corps subcirculaire. Métasternum anguleux à sa partie anté- rieure , mais non prolongé entre les pieds intermédiaires en forme de quille. Mtsostcrnnm comprimé en lame d'égale largeur, ou plus étroite et inclinée en devant. Proslernum triangulaire , plus long que large, yamfces armées de longues épines irrégulièrement disposées sur les arêtes et sur la page inférieure : les antérieures creusées vers l'es- Irémilé d'un sillon destiné à loger une partie des tarses. Tarses posté- rieurs à premier article plus long que le dernier, et aussi erand que les trois suivants réunis. Ce genre a été fondé parFabricius dans son Systema Entomologiae^ p. 66. Mais il y admit des espèces étrangères à cette tribu. Laichar- ting le restreignit dans des limites plus naturelles. Les Sphéridies habitent particulièrement les déjections excrémen- tielles des solipèdes et des ruminants. Les poursuit-on dans leurs im- mondes retraites, ils suivent avec une agilité remarquable les détours SPHÉRIDIENS. — spliceridiuin. 15] sinueux des dédales obscurs où ils se cachent , et tâchent de pénétrer jusque dans le sol où ils restent immobiles tant que le danger semble les menacer. Parvient-on à les saisir , grâce à la vivacité de leurs mouvements , à la forme hémisphérique et au poli de leur corps , ils échappent souvent aux doigts qui ont cru les retenir captifs. Les larves de ces insectes se cachent dans la terre et mettent un mois à peine à parvenir à leur dernier état. Celles que nous avons eues sous les yeux étaient nées dans des matières où se trouvaient divers Aphodiens: auraient-elles un genre de vie qui les rapprocherait encore de celles des Hydrophiliens? c'est-à-dire, au lieu d'avoir la même nourriture que les coprophages, vivraient-elles aux dépens de la postérité de quelques-uns de ces derniers ? Les Sphéridies mâles ont le prolhorax plus dilaté latéralement que l'autre sexe. Ils présentent d'ailleurs , dans les tarses et les ongles des pieds antérieurs, des caractères distinclifs plus faciles à saisir. 1. S». §»caral),ement en arc renversé en devant ; plus de moitié aussi long dans le milieu que large à la base ; d'un tiers au moins plus long dans le mi- lieu que sur les côtés; curvilinéairenient élargi d'avant en arrière ; à angles antérieurs et postérieurs très-prononcés: les derniers un peu plus aigus (î), courbes en arrière presque en forme de detit; rebordé sPULRiDiENS. — sphœi'uliuni. 155 laléralemenl ; bissinueusenient en arc renversé et sans rebord à la base; convexe en dessus ; paré sur les côlés d'une bordure unifornié- nienl peu large, d'un rouge jaunâtre. Eriisson presque plus finement ponctué que le prolhorax./ii'y/res, à leur naissance, aussi larges que ce deruier à ses angles postérieurs ; deux fois aussi longues que lui dans son milieu ; munies à la base d'un rebord qui se rétrécit et s'elface avant d'arriver à l'écusson ; subparallèles jusqu'aux deux tiçrs de leur longueur, curvilinéairement rélrécies de ce point à l'angle postéro- externe ; obtusément arrondies ou presque tronquées à l'extrémité; subarrondies ou très-émoussées à l'angle suturai; antérieurement assez convexes en dessus, d'une manière graduellement moins pro- noncée vers l'extrémité; parées sur les côtés d'une bordure rouge ou rougeâtre , parfois indistincte sur une partie de sa longueur, ou plus rarement en totalité; marquées au devant du bord apical, qui reste ordinairement noirâtre, d'une tache semi-lunaire ou en arc renversé à sa partie postérieure et sinueuse à l'antérieme ; cette tache souvent Irès-réduite ou même nulle ; notées assez généralement entre le calus humerai qui est presque indistinct et le disque, d'une tache rouge peu nettement circonscrite , le plus ordinairement médiocrement ap- parente ou réduite à une transparence rougeâtre ; rayées d'une strie Juxta-suturale antérieurement nulle ou seulement indii|uce par des points.-niarquéesparfoisde rangées slriales de points le plus souvent in- distincts sur les variétés à ély très sans taches. Dessous du corps d'un brun noir ; pubescent sur le ventre et sur les cuisses de devant. Pieds ordi- nairement d'un jaune rouge, avec une tache noire sur le milieu des cuisses: Jes intermédiaires plus grossièrement ponctuées que les pos- térieures. Cette espèce est commune dans toute la France. Obs. Elle diffère de la précédente par sa taille plus petite ; par son prothorax plus sinueux à la base , c'est-à-dire plus fortement en arc renversé dans le milieu de celle-ci, et plus sensiblement courbé en arrière aux angles postérieurs. Elle est d'ailleurs ordinairement bordée de rouge sur les côtés. Elle varie beaucoup sous le rapport des couleurs. Habituellement elle est entièrement noire en dessus, moins la bordure précitée; quelquefois les élytres montrent, d'une manière plus ou moins pro- noncée, une tache subhumérale rouge ; assez souve nt elles offrent vers l'extrémité une tache semi-lunaire, soit très-développée, soit res- treinte sur un petit espace, près de la suture. Les individus parés de cette tache subapicale , et qui se rapportent au S. bipnslulatum de Fabricius et de M.Erichson,etau S.suhstrialumÛQ'W. le comteDejean, présentent généralement d'une manière plus évideate des rangées i56 PALPICORNES. strialesde points, qu'on chercherait quelquefois en vain sur d'autres exemplaires ; mais celte donnée n'a rien de fixe. Les différences dans la largeur du prolhorax ne sont qu'un caractère sexuel. Dans toutes les variétés , la bordure rouge latérale est sujette quelquefois à di.s- paraître. On trouve des exemplaires chez lesquels le pygmentum n'a pas eu le temps de se développer d'une manière complète; l'extré- mité des élytres se confond alors sous le rapport des couleurs avec la tache subapicale. Genre Cercyon , Cercyojn" ; Leach. (CenCYON , nom mythologique.) Caractères, jénieiinesde neuf articles: le premier faiblement arqué, comprimé, parallèle , formant les deux cinquièmes de la longueur : le deuxième conique , court : les troisième , quatrième et cinquième petits, submoniliformes : le sixième cupiforme , court , servant de base à une massue brièvement pubescente, serrée et en ovale allongé, formée des trois derniers : le neuviènîe irrégulièrement rétréci à l'extrémité. Lafcre transversal , frangé, ordinairement peu apparent. Mandibules cornées, médiocrement arquées , terminées en pointe , siimeuses et frangées au côté interne, munies d'une molaire à la base. Mâchoires cornées au côté externe; à deux lobes membraneux au côté interne. Palpes maxillaires a premier article petit: le deuxième forte- ment renflé ,ovalaire, un peu plus long que le troisième : celui-ci subcylindrique ou légèrement renflé vers l'extrémité ; le quatrième un |)eu plus court que le précédent, fusiforme. Palpes labiaux coiivis, subcylindriques , velus. Menton corné, presque en demi-cercle. /«ues non engagées postérieurement dans les cornées. Ecussonen triangle subéquilatéral, ou à peine de moitié plus long que large. Métasternum anguleusement terminé à sa partie antérieure; mais non prolongé entre les pieds intermédiaires en une sorte de quille. Mesosternum comprimé en forme de lame horizontale sur sa tranche, plus épaisse ou moins mince dans son milieu, et graduellement rétréci à ses deux extrémités. Prosternuin en triangle , caréné , à peine aussi long que large. Jambes armées sur les arêteset sur la page inférieure de rangées longitudinales d'épines : jambes antérieures creusées d'une gouttière pour recevoir le tarse , au moins en partie. Tarses postérieurs a. premier article plus long que le dernier , presque aussi grand que les trois sui- vants réunis. Ce genre a été établi par le docteur Leach dans ses Miscellanées, t. 3. p. 95.; mais ainsi que l'a fait remarquerM. Brullé,il y a eu confusion, sPHÉRiDiENS. — cercyoïi. 157 par une erreur typographique sans doute , dans les caractères donnés à la massue des anlennes de cette coupe et de la précédente. Les Cercyons sont des insectes de petite taille, vivant généralement dans les mêmes lieux que les Sphéridies. Quelques espèces cepen- dant se rencontrent souvent dans les endroits humides , sous les pierres, les mousses ou sous les plantes mi-pourries, entassées sous le bord des eaux. Ces petits animaux présentent, chez les mêmes espèces, des modi- fications souvent considérables dans leur couleur, suivant le dévelop- pement qu'a pris la matière colorante. A. Lame mésosternale visiblement détacliée à sa parlie postérieure, du niétasiernuni. B. Intervalles des éljlres visiblement ponctués. 1. C Ob^olcluni ; Ovale, moiii'i large dans sa seconde rnoilié. Dessus du corps fincmcnl pouclné. 'Fêle et protltora.v d'un noir luisant : le second à peine moins court dans le milieu qiie latéralement, tlylres noires, avec l'extrémité graduellement rouged're ; à stries légères, marquées de points cyrhndes : la quatrième presque anguleuse au quart de la longueur, et rendant le cinquième intervalle graduellement plus large de ce point à la hase. Spliœridium luguhr. Oliv-EuI. t. 2.15. p. 7. 7. pi. ± IJg. 12. a, b? — Lath. Ilist. t. 10. 80. 5? Sphœridium aloniarimn. Pays. Faun. suec. 1. 58. 6. Dermestes lugubris. Mausii. Ent. brit. p. G7. 17. S/'hœridiumobso/eium. Gyllenh. Ins. suec. 1. p. 107. 8. — IIcer , Faun. helvet. I. 488. 1. Cercyon obsoUimn. Stetu. Syn. t. 2. p. lil. 15. Long.O'"0033àO'"0039(l 1/2 à 1 3/4')— Larg. Om>0022 à0'"0027(l à 1 1/2') Corps ovale, arrondi aux extrémités ; moins large dans sa seconde moitié; densement marqué de petits points en dessus. Tête d'un noir luisant; tronquée au bord antérieur de l'épislome : ce bord deux fois et plus aussi grand que chacun des latéraux, de deux tiers aussi large que la tête près du proLhorax. Palpes et anlennes d'un brun de poix : les premières avec quelques parties, les secondes avec la page infé- rieure de la massue, plus claires. Prolhorav hissubsiniieux en devant ; à angles antérieurs moins avancés que la partie médiaire ; moins de moitié aussi long dans le milieu que large à la base,- un peu moins court dans le milieu que sur les côtés; subcurvilinéairement élargi d'avant en arrière et rebordé latéralement ; sans rebord et tronqué ou légèrement en arc renversé à la base; d'un noir luisant; Irès-convcxe 1 58 PALPICORNES. en dessus, et laissant à peine apercevoir à la fois les deux rebords la- téraux quand on l'examine perpendiculairement. E'usson noir, en triangle plus long que large, pointu ; à côtés plus sensiblement cur- vilinéaires à la base que dans le reste de leur longueur. Elylres un peu plus larges à la base que le prothorax aux angles postérieurs; trois fois aussi longues que lui; subcurvilinéairement et laiblemenl élargies jusqu'à la moitié de leur longueur; curvilinéairement et régulière- ment rétrécies ensuite ; arrondies à l'extrémité; munies latéralement d'un rebord prolongé en s'a ffaib lissant jusqu'à l'angle suturai qui est très-prononcé et reclangulairement ouvert ; médiocrement convexes sur le dos, très-convexement déclives sur les côtés; d'un noir luisant à la base, passant graduellement en se rapprochant de l'extrémiié au brun rougcâtre et au rouge brun; marquées de petits points, à peu près aussi densement que le prothorax ; à stries très-légères surtout jusqu'au quart ou au tiers de leur longueur, débordées et rendues chacune plus apparentes par une rangée de cercles imprimés plus visibles sur les stries latérales et deux fois moins petits que les points qui couvrent la surface : les troisième et quatrième stries sinueuses : la quatrième presque anguleusement coudée vers le quart de la lon- gueur, et rendant le cinquième intervalle graduellement plus large de ce point à la base. Intervalles larges, presque planes. Dessous du corps d'un noir brun , mat et soyeux. Plaque métasternale luisante ; oi dinai- rement marquée de points égaux en grosseur à ceux du dessus du corps; creusée postérieurement de deux fossettes parfois indistinctes. O.nsses d'un brun rouge ou d'un rouge brun: les antérieures pubescenles jusqu'aux deux tiers de leur longueur : les intermédiaires presque glabres : les postérieures glabres et plus finement ponctuées que les précédentes. Jambes d'un rouge brun. Tarses généralement un peu plus pâles. Cette espèce habite la plupart des parties de la France. Elle est médiocrement commune. Ohs. La première strie est en général parialement unie avec la hui- tième en enclosant les cinquième à septième. Le C. obsoletum, par sa taille moins petite , parle coude de sa quatrième strie , se distingue assez facilement des espèces voisines. Gyllenlial , le premier, l'a fait connaître. Suivant lui, il avait été pris par Olivier et Marsliam pour le Sphcer. lugubre, et par Paykull, pour le Spliœr. atomarium de Fa. bricius. Dans la collection de M. le comte Dejean,il était confondu avec le C. hcemorrlwidale. Ce savant entomologiste, dans son Catalogue, a ajouté le nom de M. Sturm au C. obsoletum, sans doute parce qu'il en avait reçu de ce dernier quelques exemplaires, mais l'auteur nu- rembergeois n'a pas décrit cette espèce. SPHÉRIDIF.NS. — cercjotî. 159 2. C Haf morrhoidale ; Fab. Corps brièvement ovale ^ plus étroit dans sa seconde moitié ; finement ponctué en dessus. Te te et prothorax d'un noir luisant ; le second d'un (/UQrt moins court dans le milieu que la- téralement ; marqué i'un-e fossette ou devant de iécusson. Elytres médio- crement convexes sur le dos, convcxement subperpendiculaires sur les côtés; noires à lu base^ graduellcnient d'un rouge brun ou brunâtre à l'extrémité; à stries débordées chacune par une rangée de points cycloïdes : la qua- trième non anguleuse. Sphœridiitm liœviorrhoidale.V \r.. Syst. ent. 67. 5. — /(/.Syst. el. 1. 1. p. 96. 25. — L.mciiart. Tyr, ins. 1. 84. 4. — Oliv. Eut, t. 2. n. 13. p. 9. 10. pi, 2. fig. 6. a, b. — ScHNEiD. Mag. p. 337. 555. 542. — Heudst, Nal. t. 4. p. 73. 9. pi. 57. fig. 9. F. — Payk.. Fauii. suec. \. 59. 8. — Panz. Fauii. ger. 61. t. — Gyllenu. Ins. suec. 1. 105. 6.— Zetterst. Faun. lapp. p. 195. 6. Sphœriiiim melanocephaluni. Var. p. Illig. Kœf. pr. p. 66. 2. S/jhœridiuni impressum. Stcrm, Deut. Faun. t. 2. p. 9. 2. pi. 22. Gg» a. A. Cercyon hœmovrhoidafe. Stepu. Syn. 2. p. 142. 21. — Er.iciis. Kœf. br. t. 1. p. 216. 1.— Heer, Failli, helv. 1. p. 489. 2. Cercyon obsoletus. De Casieln. Hist. t. 2. p. 62. 9. Yar.B. Elytres entièrement d'un brun rouge ou d'un rouge brun, gra- duellement plus clair vers l'extrémité. Payr. 1. c. var. p. Dermestcs piceits. Marsh. Eut. brit. p. 69.22. teste Gyllciili. Long.0'n0027à0'"0033(l l/4à 1 1/2') — Larg.0™0018 à O'"0022 (7/8 à l'^. Corps brièvement ovale , plus rétréci dans sa seconde moitié ; den- semenl marqué de petits points, en dessus. Tête d'un noir luisant ; assez largement tronquée au bord antérieur de l'épistoine ; ce bord deux fois et plus aussi grand que cliacundes latéraux, de moitié environ aussi large que la tête vers le prothorax. Palpes maxillaires noirs, quel- quefoisd'un brun rouge. Antennes towoqixIv es. Protliorajo bissubsinueux en devant ; à angles antérieurs notablement moins avancés que la partie médiaire ; moins de moitié aussi long dans le milieu que large à la base ; d'un quart plus court sur les côtés que dans le milieu ; curvilinéairement élargi d'avant en arrière et rebordé latéralement, sans rebord et tronqué faiblement en arc renversé à la base , suban- guleux dans le milieu de celle-ci ; très-convexe en dessus; marqué d'une légère fossette au devant de l'écusson. Celui-ci en triangle plus long que large; peu pointu; à côtés plus sensiblement curvilinéaires dans leur seconde moitié que dans la première. Elytres un peu plus iGO PALPICORNES. larges à la base que le prolhorax à ses angles postérieurs; trois fois aussi longues que lui dans son milieu ; faiblement élargies jusqu'au quart de leur longueur , subcurvilincairenient et presque un peu si- nucusenient rélrécies ensuite Jusqu'aux deux tiers ou trois quarts; en ogive renversée à l'extrémilé ; médiocrement convexes sur le dos, convexement subperpendiculaires sur les côtés ; d'un noir luisant à la base ou seulement vers la région scutellaire , passant graduellement au ronge brun vers l'extrémilé ; marquées de points paraissant presque un peu plus petits et séparés par des intervalles moins unis que ceux du prolhorax ; à stries un peu plus légères postérieurement, débordées et rendues chacune plus apparentes par une rangée de cercles im- primés plus visibles sur les stries latérales, de quatre fois au plus moins petits que les points qui couvrent la surface : la qualiième non anguleuse. Intervalles larges, subdéprimés: le cinquième peu ou point élargi à la base. Dessous du corps d'un noir ou noir brun, mat ; brièvement pubescent. Plaque métasternale glabre, luisante, paraissant un peu plus densement , plus profondément ou moins finement ponctuée que le prothorax. Cui'^ses noirâtres ou souvent en partie d'un brun rouge surtout dans leur deuxième moitié : les antérieures pu- bescenles jusqu'aux deux tiers ou trois quarts de leur longueur: les intermédiaires et postérieures glabres : celles-ci peut-êlre un peu plus finement ponctuées que celle du milieu. Jambes et tarses d'un brun rouge plus ou moins clair. Cette espèce habite la plupart des parties de la France. Obs. Elle diffère de la précédente par sa laille un peu plus petite, sa forme plus arrondie ; son bord antérieur de l'épistome moins large proportionnellement à la partie postérieure de la tête; son prolhorax plus arqué sur les côtés , marqué d'une fossette vers le milieu de sa base ; son écusson dont les côtés plus sensiblement curvilinéaires dans leur seconde moitié rendent l'extrémité moins pointue ; ses élylres ré- trécies plus promplement à partir de la base, d'une manière plus sensible, moins régulière ou souvent très-légèrement sinueuse vers les trois cinquièmes de la longueur; moins largement arrondies à l'ex- trémité , d'une convexité moins régulière en dessus; c'est-à-dire non moins déprimées sur ledos, plus bombées et d'une manière plus per- pendiculaire sur les côtés , à stries plus marquées et couvertes chacune d'une rangée slriale de cercles plus larges; enfin elles ont la quatrième strie non anguleuse vers le quart de la longueur, en sorte que le cin- quième intervalle s'élargit peu sensiblement vers la base et jamais d'une manière si brusque. spiiÉRiDiENS. — cercroii, IM 3. C. MBaranorrïiioîim; Gyll. Ovale^ moins arrondi posléi^icurcmenl; denscment marqué de petits points , en dessiis. Tête et prolhorux d'un noir brillant: le second sensiblement moins court dans h milieu que latèrale- vienl , plu!^ élevé un peu au-devant de la base qu'à celle-ci. Elytrcs subcon- vexes sur le dos , convexement subperpendiculaires sur les côtes ; noires , passant assez brusquement au rouge dans leur tiers postérieur , avec la su- ture noire ; à stries très-marquées : les dorsales peu distinctement ponc- tuées. Hjdrophiliis hœmorrhoidalis. Fab. Eut. syst. 1. 185. 16. — M. Syst. el. 1.252. 18. — Payk. Faim, suec.'l. 183. 10. Sphœridium mclauoccphuluni. Var. P Illic. Ma;^. 1. p. 38. Spliœridium hœn.orihoam. Gylleuu. Ins. suec. 1. 107. 9. CerCjon liœmorrhoiim. Steph. Syii. t. 2. p. 145.23. — Enicns. Kaif. brand. 1. p. 216. 2.— HiiER, Faim, helv.l. 489. 3. Var. Celle espèce présenle, selon les individus, toutes les nuances depuis le noir jusqu'au rouge pâle ou presque livide. Dans ces der- nières variétés le prolhorax el surtout la tête sont généralement moins décolorées, et la tache postérieure des élylres se distingue par une li- vidité plus prononcée. Long.0'°,0022àO'",0030(làl!>/5'). — Larg.O'",0018àO'"C02'? (7/Sàl'). Corps ovale, densement marqué de petits points, en dessus. Tête d'un noir luisant; tronquée largement et d'une manière un peu arquée au bord antérieur de l'épistomeice bord trois fois aussi long que chacun des latéraux , de deux tiers aussi large que la partie postérieure de la tête. Palpes maxillaires et antennes d'un rouge jaune: massue de celles- ci parfois obscure. Prolhorax bissubsinueux en devant, on presque en ligne droite, quand l'insecte est vu perpendiculairement en dessus, avec la partie médiaire plus avancée que les angles; rebordé et ar- cuément élargi d'avant en arrière sur les côtés ; sans rebord et tronqué faiblement en arc renversé à la base, ou en formant légèrement tians le milieu un angle très-émoussé; plus d'une fois aussi large à la base que long dans le milieu ; un peu moins court dans celui-ci que latéralement; très-convexe transversalement; convexement d/clive d'arrière en avant, plus élevé un peu au-devant de sa partie posté- rieure qu'à celle-ci ; d'un noir brillant. Ecussort noir; en triangle un peu plus long que large; à côtés curvilinéaires surtout dans leur moilié postérieure. Elytrcs à ])eine plus larges à leur naissance que le prothorax à ses angles postérieurs; deux fois et demie aussi longues que lui ; subcurviliiiéairement et à peine élargies jusqu'à la moilié de leur longueur; curvilinéairementrétrécies ensuite jusqu'à l'angle suturai, 21 162 PALPICORNES. en ogive renversée à l'exlrémilé ; médiocrement convexe sur le dos j convexement [jerpendiculaires sur les côlés; subobsolèlement et plus finement ponctuées que le prothorax; d'un noir brillant, passant , en général, brusquement au rouge ou au rouge pâle , dans leur tiers ou leur quart postérieur, en laissant le bord suturai et parfois aussi l'ex- térieur , noirs; à onze stries très-prononcées : les dorsales peu distinc- tement, les latérales très visiblement ponctuées ou presque réduites à des rangées striales de points: les sixième à huitième plus raccourcies antérieurement et s'effaça nt vers la partie postérieure d'un calus hu- merai assez apparent. Intervalles déprimés , larges. Dessous du corps d'un noir brun ou d'un brun de poix , mat; brièvement pubescent. Plaque métaslernale luisante , glabre ou presque glabre , souvent mar- quée de deux légères fossettes. Cum'es brunes ou d'un brun rougeàtre; les antérieures densement pubescentes jusqu'aux Irois-quarts: les inter- médiaires parcimonieusement garnies de poils courts et souvent usés ; les postérieures glabres, un peu plus finement pointillées que les précédentes. Cette espèce paraît habiter toutes les parties de la France. On la trouve principalement dans les lieux humides , glabres. Tarses plus pâles que les cuisses et les jambes. Cette espèce paraît habiter la plupart des parties de la France. Elle n'est pas bien rare dans les environs de Lyon. Obs. Je l'ai vue inscrite dans la collection de M. Aube sous le nom que j'ai adopté, et d'après un exemplaire envoyé à ce savant par M. WeslvYood. Elle se distingue du C. obsoletum par sa quatrième strie moins an- guleuse ; dé Vhœmorrhoidale, par son prothorax sans fossette ; de Vliœ- morrhoum, par la forme du même segment Elle était confondue dans la collection de M. le comte Dejean sous le nom de C. fiœmorrlioidale, ¥Mi SLvecles C.flavipes et melanocephalum. Elle ne saurait êire réunie au premier de ceux-ci , dont les élytres offrent à l'angle suturai un prolongement remarquable; elle diffère du second par sa figure, par sa couleur, par ses élytres plus ouvertes à l'angle suturai. 5. C. Unipunctatam; Linn Ovale, plus arrondi à son bord antérieur. Tcte etprothorai: deusement marqués de petits points; d'un noir luisant ; le second latéralement bordé de jaune. Elytres jaunes ou d'un jaune rou- geutre.,avec la suture noirâtre, et sur celle-ci., une tache no-re commune aux deur étuis ; à dix stries : les dorsales peu distinctement ponctuées dans le milieu; les latérales n'.dàtes à des rangées striales de ponts. Pieds et quelquefois partie du ventre l'un jaune rougeâtre. Coc.intli'i unipuncuttn. Linn. Fuun. suec. \u io3. i70. — îd. Sj.sî. nat. 1.579. G. Srard'-œiiscurdijer Fuessly. Verzeicli. p. 5. ;tS. spiiÉRiniKNS. — cercyon 1G5 Si'ctrnbeus un!punrlalii.s.F\aR. Syst. Ent. i>. 19, 78. — /(/. Maiit. t.1. p. U, lOi. Jlydrophilus corriifjer. Herbst. Arcli. p. 122. 7. pi. 28.6. fig. A. Spliceiidium uniprmctaium. L\ich\v.t. Tjt. ins.l. 1. p. 82. 2. — Ot.rv. Eiil.l. 1. n. 15. p. G. 5. pi. 2. fig. 8. a,b. — Fau. Eut. syst. M, p. 81. 20. — Ici. Sysl. el. t. 1. p. 97, . 2i. — ScHNEiD. Mag. p, 23o. 236. 348. 542. — I'anz. Faim. ger. 3. 1. — Scurank, Faun. boic. 1 , p. 441. 427. — Illig. Kœf". pr, p. 68. 5 J. — Herdst, Nat. t. 4. p. 68. 4, pi. 37. fig. 4. D. — Latr. Hi si. nat. t. 10. p. 79. — Schonh. Syn. in. f. 1. p. 103.— Sturm, Deul, Fatin, t. 2. p. 20. J . — Gyllenh. Iiis.suec, t. 1. |). 102. 5. J . — Zetterst. Faun. lap. 194. 3.5. S/>hœric/ium dispar. Payk. Fauii.siiec. 1. p. 62. 11. J. Dermes/es umpunctalus. Marsh. Ent. brit. p. 70. 28. Cercyon quisquilium. Steph, Syn. t, 2. p, 153. o8. J . Cercyon iinipunctaium.ERicm. Kxf. br. t. 1, p. 217. 5, J. — De Casteln. Ilisf, t. 2. p. 61. 5. 2 •— Heer, Faun. helv. 1. 1. p. 490. 6. J, Var. B. Tache des élylres très réduite ou presque nulle. Long. O'",0022 à O'",0029 (1 à 1 '2,5'). Corps ovale , plus arrondi au bord antérieur. Têle d'un noir luisant densenient marquée de petits points; tronquée largement à la partie antérieure de l'épistome : ce bord deux fois et plus aussi grand que chacun des latéraux. Palpes maxillaires d'un jaune livide, à dernier article noirâtre, y^n/en^zes d'un jaune pâle , à massue d'un gris obscur. Prof/ioraa; bissubsinueusement tronqué en devant, avec la partie mé- diaire plus avancée que les angles antérieurs; plus de deux fois aussi large à la base que long dans le milieu ; moins court dans celui-ci que sur les côtés ; curvilinéairement élargi d'avant en arrière sur ceux-ci ; latéralement muni d'un rebord prolongé en s'affaiblissant sur une partie de la base ; en arc renversé à cette dernière ; convexe en dessus; d'un noir luisant avec les côtés graduellement et assez largement jaunes ou d'un jaune brunâtre ; densement marqué de petits points. Ecusson en triangle subcurviligne ; d'un quart ou d un tiers plus long que large; pointu à l'extrémité; d'un jaune brunâtre; pointillé. Elylres à peine plus larges à leur naissance que le prolliorax à ses angles postérieurs ; trois fois au moins aussi longues que lui; subcur- vilinéairement élargies jusqu'au deux cinquièmes de leur longueur , curvilinéairement rétrécies de ce point à l'angle suturai ; subarrondies à l'extrémité; médiocrement convexes sur le dos, convexement dé- clives sur les côtés; ordinairement d'un jaune rougeâtre , avec la su- ture noire; parées sur celle-ci vers leur milieu d'une tache da même couleur, en losange ou presque en forme de cœur ou d'écusson ; à onze stries : les dorsales très-marquées et souvent peu dislinclemcnt ^ iG PALPICORNES. ponctuées dans le milieu de leur longueur : les latérales réduites à lies rangées slriales de points. Intervalles déprimés; plus finement et au moins aussi densement ponctués que le prothorax : les dorsaux cinq fois environ aussi larges que les stries. Dessous du corps d'un noir mat, pubescent. Plaque métastcrnale glabre; luisante , moins dense- ment ponctuée. Fenfre parfois d'un brun noir avec la partie antérieure des derniers anneaux, d'un rouge testacé. Pieds d'un rouge jaune. Cuisses antérieures pubescentes dans les deux tiers basilaires ; les autres à peu près glabres. Cette espèce est commune dans toutes les parties de la France. On la trouve dans les fumiers et dans les déjections excrémentielles des solipèdeset des ruminants. 6. c. Qnîsquiiîum; Linn. Ovale ohlong, plus arrondi au hord an- térieur. Tête et prolhorax d'un noir brillant ; densement marqués de pe- tits points. Elytrcs d'un jaune de paille, à suture rougeâtre et brièvement obscure ou noirâtre vers l'angle suturai; à dix stries ponctuées: les latérales réduites à des rangées striales de points. Pieds d'un jaune testacé. Scnrahœus quisquilius. Linn. Faun. suec. p, 138, 397. — Id. Syst. nat. 1. 538. 83. — De Geer, Mem. t. 4, 271. 18. — Fab. Syst. eut. p. 20. 74. — IJ. Spec. ins. t. 1 . p. 21 91. — /d.Mant. 1. p. II. 100. — Schrank, Eiuim. 18. 29. — Herbst, Arch. p. 7. 23. pi. 19. fig. 8. — /â'. Naturs. t. 2. p. 279.171. pi. 18. fig. 13.— ScnioA, Jourii. p. 49.25. — Rosài, Faun. etr. l.p. 10. 23. — Oliv. Eut. t. 1. n. 3. p. 93. 108. pi. 18. fig. 170. a, b. — ScHSEiD. Mag. p. 543. Scarabœusminimiis. Scop. Eut. carn. p. 12. 29 ? Sphœridium xanthopleriim. Laichaut. Tyr. ins. p. 86. — Schrank, Faun. boic. 1. p. 443. 450. Sphœridium iinipimctalnm. Fab. Eut. syst. t. 1. 81. 20. var. — Tenaisch. Allgem. litterat. Zeitung. 1792. n. 78. ç/'. — Schneid. Mag. p. 335. 336. (/f. — Illig. Kœf. pr. G8. 5. (/'. — Latr. Hist. nat.t. 10. p. 79. (var. à élytres sans larlies.) — Sturm, Deut. Faun. t. 2. p.20. 10. (/'. — ScHONu. Syn. ins, t. 1. p. lOi. var. (3. — Gyll. lus. suec. 1. p. 102. 3, (/'. — Zetterst. Faun. lapp. p. 194. 3. ç^. Sphœridium melanocephaJtim, War.UERRSTf^vit. t. 4. p. 68. 5. Sphœridium dispar. Payk. Faun. suec. 1. p. 02. \.\.ç(^. Crrajon quisquilium. Steph. Syn. 2. p. 153. 58. ^. Cercyon unipunclatwn. Ericus. Ka;f. brand. 1. p. 217. q^? — De Casteln. Hist. nal. t. 2. p. 61. 5. ^. — Heer, Faun. helv. 1. p. 490. 6. . 218. spiiÉRiDiENS. — cercjon. iG9 ouverts , plus [émoussés, presque arrondis; les élytres d'une teinte ordinairement plus pâle; la suture simplement rougeâlre , si ce n'est près de l'angle suturai où elle offre une ligne courte noiie ou obscure. On trouve souvent dans le même crottin des centaines d'in- dividus de cette même espèce, sans en apercevoir une seule de l'autre. 7. C. Centrimaoulalum ; Stuhm. Ovale ; médiocrement convexe, luisant et finement ponctué, en dessus. Tête et prolhorax noirs : le second rougeâlre sur les côtés ; latéralement en ligne droite jusqu'aux trois cin- quièmes, arrondi aux angles postérieurs ; rebordé sur une partie de la base. Elytres d'un rouge teslacé, avec une tache noirâtre sur le disque de chacune ; à stries ponctuées. Deuxième, troisième et quatrième intervalles subconvexes et aussi étroits à leur extrémité , que le suturai. Sphœvidinm centrimaculatum. Stl'rm, Dent. Faun. t. 2. 23. 15. pi. 22. e. E. Sphœridium prgmcriim.GYLi.Eya. Ins. suec. 1. 104. var. b. Cercyon centrimaculatum. Enicas. Kief. brand. 1. 218. 7.— Heer, Faun. lielv. 1. 490. 8. Var. B. Elytres entièrement d'un rouge testacé ou d'un testacé jau- nâtre. Long. 0'", 0011 à 0>",0015 (1/2 à 2/3'). Corps ovale , presque arrondi en demi-cercle dans son quart anté- rieur, et au moins aussi largement dans le postérieur. 7e7esuperpen- diculairemenl inclinée ; d'un noir luisant ; densement couverte de pe- tits'points. Ep/s^ome légèrement arqué en devant: ce bord plus de deux fois aussi large que chacun des latéraux; de moitié au moins aussi large que la partie postérieure de la tête. Palpes maxillaires ei antennes d'un rouge ou d'un jaune testacé. /*ro//iorflj;bissubsinueux en devant, avec la partie médiaire plus avancée que les angles antérieurs , quand l'in- secte est vu perpendiculairement en dessus; d'un quart environ plus court sur les côtés que dans le milieu ; de moitié au moins plus court à celui-ci que large à la base ; élargi latéralement en droite ligne dans ses trois cinquièmes, arrondi ensuite do ce point à la base ; muni laté- ralement d'un rebord prolongé en s'affaiblissant sur une partie des côtés de la base ; subanguleux ou faiblement en arc renversé à celte dernière ; convexe en dessus; d'une ponctuation analogue à celle de la tête; d'un brun ou d'un brun noir luisant, avec les côtés graduelle- ment d'un jaune ou d'un rouge testacé. Ecusson en triangle subcurvi- ligne; d'un quart ou d'un tiers plus long que large ; d'im rouge jaune ; ^onciwQ. Elytres à peine pluslarges à leur naissance que le prolhorax à ses angles postérieurs; deux fois et demie environ aussi longues que 22 470 PALPICORNES. lui ; faiblemenl élargies jusqu'aux deux cinquièmes ou presque paral- lèles dans leurs deux tiers antérieurs, et arrondies à rexlrémilé ; à angle suturai rectangulairement ouvert; médiocrement convexes sur ledos, convexementdéclives sur les côtés; plus obsolètemenl ponctuées, même à la base , que le prolliorax; à onze stries étroites et ponctuées ; d'uu fauve jaune , d'un rouge jaune, d'un jaune testacé ou brunâtre; parées cbacune sur leur disque d'une lacbe ovalaire ou arrondie. In- tervalles déprimés à la base: les deuxième, troisième et quatrième suhconvexcs et aussi étroits vers leur extrémité, que le suturai. Des- sous du corps noir sur la poitrine, souvent un peu moins obscur sur le ventre. Plaque mclasternale luisante, et plus visiblement on inoins densemenl ponctuée. Lame vu'soslernale trè-.-étroile , linéaire ; quatre ou cinq fois plus longue que large. Pieds d'un rouge lestacé. Celte espèce babile toutes les parties delà France. On la trouve dans les mêmes lieux que la précédente. Obs. EWe se rapproche du C. quisquiliumpaT la forme de la lame mé- soslernale et souvent par la couleur des élytres. Elle diffère par sa taille plus petite; son prothorax graduellement d'un rouge jaune sur les côtés, arrondi plutôt qu'émoussé aux angles postérieurs; par son écusson d'un jaune rouge; par ses élytres tirant ordinairement davantage sur le rouge, et n'offrant pas chez les variétés sans taches , chez lesquelles la teinte tourne davantage au jaune, un trait noir près de l'angle suturai. L'exiguilé de sa taille et la forme arrondie des angles postérieurs de son prothorax empêchent de la confondre avec les autres espèces. Le C. trogloditcs du catalogue de M. le comte Dejean , noté comme provenant de l'Amérique méridionale-, est un C. centrimaculatiim , \ar. B. 8. C PysniîK^Mm • Illig. Ovale ohlong ; viédiocrement convexe^ lui- sant et finement ponctué, en dessus. Tête et prothorax noirs : le second ar- qué latéralement; à angles postérieurs prononcés ; sans rebord à la base. Elytres ruguleuses antérieurement; noires^ avec xine partie axi moins des côtés et l'extrémité, d'un rouge livide ; à stries ponctuées. Deuxième^ troi- sième et quatrième intervalles, déprimés et sensiblement plus larges à leur partie postérieure que le suturai. Sphccridium pijgmœiim. Illig. Mag. t. \. 40. 69. 5 6. — Sturm, Deut. Faun. t. 2. 26. 18. — Gyluerh. Ins. Sncc. \. 104. 5. — Zetterst. Faim. lapp. 19o. 5. Sphœridhtm comjuircalum. Stl'rm, Dent. Faiiii. t. 2. p. 15. C. S/)/iaridinm fcrrnrjinciim. IIerdst, Nat. t. 4. 70. 5. pi. 57. Cg. 5? Ceivjofipygmaum, Stephens, Syii. I. 2. 1 i8. 59. — Ericiu. Kaef. branJ. 219. 8. — De Casteln. Hist. t. 2. 61. 2. — IIeek, Faun. lielv, 1. 490, 9. sPHÉRiDiENS. — cerc)~oii. 171 Var. A. Elytrcs entièrement noires , moins l'exircmilé qui est rou- geutre. Sphœridium tnerdarium. Stchm, Deut. Faun. t. 2. '26. 17, [A. 22 fij^, f. Long. O'",0011 à 0'",00]8 (1/2 à 3/4i} Corps ovale oblong, presque arrondi en demi-cercle dans son quart antérieur, un peu plus étroitement dans le postérieur. Télé subper- pendiculairement inclinée ; d'un noir luisanl; densement couverte de petits points. Epislome légèrement arqué en devant ; deux fois au moins aussi large à sou bord antérieur qu'à chacun des latéraux ; de moitié au nmiiis aussi large que la partie postérieure de la tète. Palpes maxillaires el antennes iïua vouge Vw'ide ou testacé. Prolliorax bissubsiuueux en devant, avec la partie médiaire plus avancée que les angles antérieurs, quand l'insecte est vu perpendiculairement en des- sus; d'un quart plus court sur les côtés que dans le milieu ; plus de moilié plus court dans celui-ci que large à la base; arcuément élargi latéralement; muni sur les côtés, d'un rebord à peine prolongé jus- qu'aux angles postérieurs qui sont prononcés et obtusément ouverts; sans rebord sur les côtés de la base; subanguleux ou faiblement en arc reuversé à cette dernière ; convexe en dessus; d'un noir luisant , et d'une ponctuation analogue à celle de la lèle. Ecusson en triangle subcurviligne, d'un quart plus long que large ; noir; ponctué. Elytres un peu plus larges à leur naissance que le prothorax à ses angles pos- térieurs ; trois fois et quart aussi longues que lui dans son milieu; sub- curvilinéairement élargies jusqu'au tiers ou aux deux cinquièmes de leur longueur, curvilinédiremeut rétrécies ensuite de ce point à l'an- gle suturai qui est rectilinéairement ouvert; médiocrement convexes sur le dos, convexement déclives sur les côtés; en général subrugu- leusement ponctuées près de la base, d'une manière plus unie ou plus effacée postérieurement ; à onze stries étroites et ponctuées; noires , avec l'extrémité et le plus souvent une partie des côtés ou même la totalité de ceux-ci, d'un rouge livide ou d'un rouge leslacé sur une étendue variable : suture de cette dernière couleur à son extrémité et en général sur une longueur plus rapprochée de la base que les parties voisines. Intervalles déprimés sur toute la longueur : les deuxième, troisième et quatrième sensiblement plus larges à leur extrémité que le suturai. Dessous du corps noir sur la poitrine ; n)oins obscur sur le ventre. Plaque métaslernale luisante et plus visiblement ou moins densement ponctuée. Lame mcsoslernaU subparallèle , faiblement élargie vers ses deux tiers antérieurs ; trois fois au moins aussi longue que large dans son diamètre transversal le moins court, pieds d'un, rouî;e tcstacô. 172 PALPI CORNES. Celle espèce'^habile loiites les parties de la France. On la Irouve dans les bouses et les fumiers. Obs. Elle varie beaucoup pour la couleur. Quelquefois, mais assez rarement, elle est entièrement noire , moins l'extrémité qui est rou- geâlre ou d'un rouge livide. Ordinairement cette couleur plus claire occupe toute l'extrémité de la moitié postérieure ou même la totalité des côtés jusqu'à la sixième strie et quelquefois même sur une surface plus grande. Parfois, comme dans }e Sph. conspurcatum de M Sturm, il reste aux épaules une tache noire liée ou presque liée avec la cou- leur foncière du reste de la base ; d'autres fois sur le milieu de l'es- pèce de large bordure d'un rouge livide qui pare les côtés, s'étend lon- gitudinalement un trait noir; quelquefois enfin la couleur noire est restreinte sur un espace plus étendu et presque triangulaire: la suture est rougeâlre ordinairement plus antérieurement que les parties voi- sines, et parfois dans toute son étendue. Peut-être faut-il rapporter à cette variété le C plagiatum de M. Erichson.On trouve des individus décolorés d'un teslacé jaunâtre , avec la tête et le disque du protborax noii'âlres. Elle se distingue facilement de la précédente par sa couleur, par son prothorax sans rebord sur les côtés de la base. Ce dernier carac- tère et les angles postérieurs du même segment qui ne sont point ar- rondis, ses deuxième à quatrième intervalles déprimés et moins étroits postérieurement , sa lame métasternale moins mince, empêchent de la confondre avec la suivante. La variété qui se rapporte au Sph. ccns- purcalum de M. Slurm et qui, à la taille près, a de l'analogie avec le C. melanocephalum , en diffère par ses élytres subruguleuses à la base, ouvertes à angle droit et sans prolongement à l'angle suturai, et fai- blement déclives. 9. C liâtiorale; Gyllenh. Ovale; faiblement conve.re , densement marqué de petits points et d'im noir ou brun châtain ^cn dessus. Epistome en parallélogramme, subéchancré en devant. Prothorax aussi court dans le milieu que sur les côtés. Elytres plus larges dans leur milieu ; à angle suturai presque droit; à onie stries ponctuées, plus profondes postérieure' ment. Intervalles subconvexes vers leur extrémité. SphœridiumUUorale. Gyllenh. Ins. suec, 1. 111.13. yav.^. Elytres latéralement bordées de jaune rouge sur une partie de leur longueur, et parées à l'ectrémité d'une tache de même couleur, a. pra- thorax unicolore. — P. prothorax bordé de rouge sur les côtés. r,vLi.EMi. I. c. var. l). SPHÉRIDIENS. — cercfon. 173 Var. C. Semblable à la précédente ; mais élylres ornées en outre à la base d'une tache d'un jaune rouge, parfois étendue au point de ne laisser qu'un espace noir sur le disque , d'autres fois réduite à une sorte de point rougeâtre. Prolhorax: a, unicolore. — P , bordé de rouge. — 7, entièrement d'un rouge brunâtre ou d'un rouge testacé. Gyllenh. I. c. var. h. Stethens, Synops. t. 2. p. 157. 2. Var. D. Tête brune. Prothorax noir ou d'un rouge brunâtre. Ely très en- tièrement d'un rouge testacé. Gyllenh. 1. c. var. c. Long. O'"0022àO'"0Û33(l à 11/2')— Larg. O'"0016 àO"'0022 (2/3 à li) Corps ovale , au moins aussi large dans son dernier quart que dans le premier; d'un noir ou d'un brun châtain et densement couvert de petits points, en dessus. Tête médiocrement penchée. Epistome large- ment tronqué et subéchancré en devant ; plus de deux fois aussi large à son bord antérieur qu'à chacun des latéraux , aussi large à celui-là que les trois cinquièmes de la partie postérieure de la tête. Labre in- distinct. Palpes maxillaires et antennes d'un rouge testacé. Prothorax bissinueux en devant ; plus de deux fois aussi large à la base que long dans son milieu; aussi court ou à peu près aussi court dans ce dernier que sur les côtés ; rebordé et arqué latéralement; d'un tiers ou d'un quart à peine plus large à ses angles postérieurs qu'aux antérieurs; presque en ligne droite et sans rebord à la base; médiocrement con- vexe en dessus; presque plus finement ponctué que la tête. Ecusson en triangle curviligne, d'un quart plus long que large. Elytres un peu plus larges à leur naissance que le prothorax à ses angles postérieurs; trois fois et demie aussi longues que lui dans son milieu; subcurvili- néairement élargies jusqu'au milieu de leur longueur , faiblement ré- trécies ensuite jusqu'aux deux tiers, et curvilinéairement de ce point à l'angle suturai qui est droit ou peu aigu; subdéprimées sur le dos, convexement déclives sur les côtés; à onze stries ponctuées, presque réduites quelquefois près de la base à des rangées striales de points , mais graduellement moins légères ou plus profondes postérieurement. Intervalles à peine aussi densement et aussi finement pointillés que le protliorax ; déprimés à leur naissance , convexes ou subconvexes à leur extrémité : le suturai aussi large que le suivant vers les deux tiers de la longueur : le cinquième le plus large dans le même point. Dcs- ioas <^/w co?7Js mat ; brun ou d'un brun noir, quelquefois d'un brun rouge. Pluf/uc mélastcrnalc lisse, luisante, moins finement et moins densement pointillée. Lame mcsostcrnalc étroite , trois fois aussi Ion- 174 PALPICORNES. gue que large dans son n)ilieu; d'un rouge brun. Pieds de celte der- nière couleur. Cuisses antérieures pubescenles dans leurs deux pre- miers tiers. Celte espèce habite du Nord au Midi toutes les côtes maritimes de la France. On la trouve sous les fucus et les varecks. Obs. Elle se distingue de toutes les autres par sa tête moins inclinée ; son épistome en parallélogramme transversal, plus largement tronqué, échancré ou subéchancré en devant; son prolhorax transversal, à peine moins court ou aussi court dans] le milieu qu'à ses bords laté- raux , moins élargi d'avant en arrière, faiblement convexe en dessus ; ses élytres subdéprimées sur le dos et creusées de stries profondes pos- térieurement. Ordinairement elle est entièrement d'un noir ou brun châtain ; mais souvent diverses parties de son corps, ses élytres, sur- tout , sont autrement colorées: quelquefois celles-ci sont soit plus ou moins tachées de jaune lestacé , soit entièrement de cette couleur, ou moins une plaque noirâtre sur leur disque. 10. C Aqiiaticanit Sieph. Ovale, au moins aussi largement arrondi dans le dernier quart que dans le premier ; médiocrement convexe et den- sement marqué de petits points, en dessus. Tête et prolhorav noirs : le second bordé de rouge sur les côtés. Elytres peu ou point prolongées à l'angle suturai qui est droit ; à onze stries étroites , marquées de points ronds à peine plus larges ; noires , avec l'extrémité et une bordure latérale d'un rouge jaune. Lame mcsosternale ovalaire. Cercyon aquaticum, Steph. Syn. t. 2. p. 138. 6? — De CASTEtw. Hist» t. 2. p. 61. 7. Yar. B. Bordure d'un rouge brun ou d'un rouge testacé des côtés du pro- thorax réduite'à une tache puncUforme, plus ou inoins apparente., près des angles de devant. Long. 0.nOÛ22 à 0.nOO3S (1 à 1 l/2i) — Larg. 0"'00l6 à Om0022 (2 3 à li). Corps ovale , plus large ou au moins aussi large dans son dernier quart que dans le premier. Tcte noire, luisante, densement et fine- ment ponctuée. Bord antérieur de lepislome tronqué ou légèrement arqué ; deux fois au moins aussi grand que chacun des latéraux. Palpes maxillaires d'un rouge brun; quelquefois bruns ou d'un brun noir. Antennes d'un rouge testacé , à massue d'un gris obscur. Prothorax bissubsinneusemeni tronqué en devant , avec la partie médiaire sen- siblement plus avancée que les angles de devant , quand l'insecte est vu perpendiculairement en dessus; d'un quart au moins plus court sur les côtés que dans le milieu ; plus de moitié plus court dans celui- ci qu'à la base ; rebordé et arcuément élargi sur les côtés; sans rebord spiiÉRiDiFNs. — cercjon. 175 el faiblement en arc renversé à la base; convexe en dessus; dense- menl couvert de points à peine moins petits que ceux de la tête ; noir, paré d'une petite tache aux angles antérieurs , parfois d'une bordure de cette couleur sur toute la longueur des côtés. Efwsson petit ; en triangle subcurviligne ; d'un quart ou d'un tiers plus long que large ; noir, pointillé. Elytrcs un peu plus larges à leur naissance que le protliorax à ses angles postérieurs; près de quatre fois aussi longues que lui dans son milieu ; subcurvilinéairement élargies jusqu'aux deux cinquièmes de leur longueur , pareillement rétrécies ensuite jusqu'aux deux tiers; subarrondies ou en ogive renversé, à l'extré- mité ; à angle suturai généralement presque droit; médiocrenient convexes sur le dos, convexement déclives sur les côtés ; noires, brus- quement parées à l'extrémité d'une tache d'un rouge jaune : cette tache ordinairement plus longue vers la suture qui reste noire , gra- duellement rétrécie transversalement, et remontant en forme de bor- dure le long du côté externe jusqu'à la moitié de celui-ci et parfois jusqu'à la base ; à onze stries étroites , légères, marquées de points ronds à peine plus larges qu'elles, et presque réduites postérieurement à des rangées de points. Intervalles déprimés, un peu moins dense- ment et plus finement ponctués que le prothorax : le quatrième or- dinairement un peu plus large ou au moins aussi large vers le milieu de sa longueur que le cinquième, et cinq fois environ aussi large dans ce point que les stries. Dessous du corps d'un noir br(m mat; parfois d'un brun rouge ou d'un rouge brun sur le ventre. Plaque métasternale luisante , marquée de points moins petits et moins rapprochés. Lame mrsoslernale ovalaire; à peine plus de deux fois aussi longue que sa plus grande largeur. Pieds d'un rouge brun ou brunâtre , avec les tarses plus pâles. Cuisses antérieures pubescentes sur les deux tiers ou trois quarts de leur longueur : les postérieures glabres. Cette espèce habite les environs de Paris et les parties froides ou septentrionales de la France. Elle n'a pas été prise autour de Lyon. Obs. Elle a beaucoup d'analogie avec la suivante pour la forme et pour la couleur : elle s'en distingue par les caractères suivants : elle a le corps plus régulièrement ovale ou moins rétréci dans sa seconde moitié, plus arrondi à l'extrémité; le prothorax généralement jjaré d'une bordure rouge ou rougeâtre ou au moins d'une tache puncti- forme de cette couleur vers les angles antérieurs; les élytres moins longues, point ou peu sensiblement prolongées à l'angle suturai , tou- jours aussi noires à la base qu'au milieu, et marquées postérieure- ment d'une tache plus brusquement distincte de la couleur du fond ; le quatrième intervalle au moins aussi large ou plus large que le sui- vant, vers le milieu de la longueur ; la lame mésoslernale ovalaire au 176 PALPICORNES. lieu d'être sublinéaire , plus large dans son diamèlre le plus grand, proportionnellement à la longueur. U.C. Fiavîpes; Fab. Ovale oblong , moins largement arrondi dans le dernier quart qiie dans le premier ^ médiocrement convexe et densenient marqué de petits points , en dessus. Tête et prothorav noirs. Elytres infé- rieurement prolongées en forme de bec à l'angle suturai ; antérieurement d'un rouge brun , marquées d'un T noir^ couvrant la moitié interne de la base et le tiers de la suture; brunes dans leur milieu , avec la partie posté- rieure et le bord externe d'un rouge testacé livide. Lame mésosternale li- néaire. SphœriditimJIavipes.Txa.Enl.sysX. l.p. 81. 19. — Id. Syst, Eleut. i, p. 97.23. — — Payk. Faun. suec. 1. 60. 4. — Schonii. Syn. ins. i. p. 103. 15. — Ii.lig. Mag. I. i . 529. 23. Sphœridium hœmorrhoidide. Sirnsi, Deut. Faun. t. 2. p. 11. 3. Spharidiiim melanocephalum. Gyllf.nii. Ins. suec. t. 1. 103. 4. var. c. Cerctjou/lavipes. Steph. Syn. t.2.p. 138.7? — Ericus, Kœf. brand. 1. p. 216. 3. — De Casteln. Hisi. nat. t. 2. 62. 8. — IIeer, Faun. helv.l. 489. 4. Yar. B. Elytres d'un noir de poix ou d'un brun noir, ne laissant pas dis- tinguer les lignes noires de la base et de la suture. Cirajon picinum.SrETiiEiis, Synops.t.2. p. 141. 17. leste DD. Westwoodet Âubé, Long. 0™0025 àS^OOSS (1 1/8 à 1 1/2') — Larg. O'°0Oi8 a O'"0022 (7/8 à li) Corps ovale oblong ou suboviforme dans sa périphérie ; luisant et densement marqué de petits points, en dessus. Tête noire. Bord an- térieur de l'épistome largement tronqué: ce bord deux à trois fois aussi grand que chacun des latéraux, de moitié au moins aussi large que la partie postérieure de la tête. Palpes et antennes noirâtres : massue de celles-ci d'un gris obscur. Prothorax bissinueux en devant; avec la partie médiaire plus avancée que les angles; rebordé et curvilinéaire- ment élargi d'avant en arrière sur les côtés, sans rebord et tronqué légèrement en arc renversé à la base ; moins d'une fois aussi long que large à la partie postérieure; d'un quart plus court sur les côtés que dans le milieu ; convexe en dessus; d'un noir luisant. Ecusson en trian- gle plus long que large; à côtés légèrement curvi'inéaires. Elytres un peu plus larges à la base que le prothorax à ses angles postérieurs ; trois fois à trois et demie aussi longues que lui dans son milieu ; sub- curvilinéairement et faiblement élargies jusqu'au tiers de leur lon- gueur; curvilinéairementrétrécies de ce point à l'angle suturai; si- nueuses au bord postérieur , près de cet angle inférieurement pro- spiiÉRiDiENS. — cercyon. 177 longé en espèce de petit bec ou de dent cmoussée; médiocrement con- vex2ssurle dos, convexemeiit déclives sur les côtés; ordinairement brunes ou d'un brun plus rouge ou plus clair au dessous de la base cl laissant apercevoir plus ou moins deux traits noirs disposés en forme de T ; les deux brandies transversales couvrant cliacune la moitié interne de la base ; la longitudinale prolongée sur la suture jusqu'au tiers ou à la moitié de la longueur ; assez brusquement d'un rouge li- vide ou d'un llave rougeàtre dans leur dernier quart ou leur dernier cinquième , et très-étroitement d'une teinte analogue à leur bord ex- terne ; à stries assez légères, étroites ; les dorsales même visiblement ponctuées : la quatrième souvent un peu incourbée à la base : les septième et huitième indistinctes dans leur tiers antérieur. Intervalles déprimés; larges ; d'une ponctuation à peu près semblable jusqu'aux trois quarts de leur longueur , graduellement et plus obsolètement pointillés postérieurement : le cinquième quelquefois un peu plus élargi vers la base. Dessous du corps d'un noir brun , brièvement pu- bescent, mat. Plaque métasternale lisse ; luisante; ponctuée ; irrégu- lièrement pentagonale ; à angle antérieur entier. Cuisses d'un brun noir ou d'un brun rougeâtre : les antérieures pubescentes jusqu'aux deux tiers : les intermédiaires et postérieures glabres: celles-ci moins visiblement ponctuées que les précédenles. Genoux, javibcsel tursesplus rougeâtres que les cuisses. Cette espèce habite toutes les parties de la France et paraît être conmiune partout. Ohs. Elle diffère du C. aquaticum avec lequel elle a beaucoup de rapports de formes, par son prothorax noir; par ses ély très rétrécies à partir du tiers au lieu de la moitié, moins arrondies postérieurement, allongées inférieurement à l'angle suturai, généralement plus obs- cures dans le milieu qu'à la base, et parées à celle-ci des traits noirs que nous avons indiqués; par le quatrième intervalle généralement un peu moins large que le suivant, vers le milieu de la longueur, etc. Elle se distingue du C. melanocephahua a.iuiuel Gyllenhal et divers auteurs l'ont réunie, par sa taille moins petite; par sa forme plus allongée, moins oviforme; parson corps plus faiblement et moins régulièrement convexe en dessus; par ses élytresconservant une ponctuation à peu près uniforme jusqu'à leur tache apicale, diversement colorées et sur- tout plus sensiblement prolongées inférieurement à l'angle suturai. Dans l'état qui nous semble normal, les élytres sont d'une couleur brune ou d'un brun rouge sur les trois quarts de leur longueur; toutefois leur teinte est plus rouge on moins sombre près de la base, et l'on peut alors apercevoir avec plus ou moins de facilité la laclie noire en forme de T dont nous avons parlé. Quelquefois la couleur des 1>3 J78 P\LPICOR]VES. élylres est uniformément d'un noir ou brun foncé jusqu'à la tache apicale, et alors les signes de la base sont indistincts; mais d'autres fois, leur teinte plus claire se montre, suivant les individus, d'un rouge ou fauve brun ou brunâtre, plus ou moins livide, mais généralement moins claire ou plus obscure dans le milieii que vers la base. A. mesure que les élytres se montrent plus décolorées , les taches de la base disparaissent ; chez les exemplaires où elles ont éprouvé déjà un certain affaiblissement dans leur teinte , le prothorax reste encore unicolore ; mais quand la décoloration est plus prononcée, il subit lui-même l'effet de l'influence qui a empêché à la matière colo- rante de se répandre, et passe au rougeâtre ou au livide sur les côtés, ou se présente même entièrement d'un rouge livide plus obscur sur le disque , plus pâle latéralement. Quelles que soit les modifications que puisse présenter cette espèce, dans la couleur de son corps, le prolongement et la forme de son angle apical la distinguent suffisam- ment. Elle figurait dans la collection de M. le comte Dejean sous le nom de C. hœmorrfioidale, Fabr., conjointement avec les C. melanocephalum et latérale. Le C. punctulatum du même auteur, noté comme provenant de l'A- mérique du nord , n'est autre qu^un C. flavipes conforme au type. Dans la même collection, les individus inscrits sous le nom de C. fla- vipes sont des C. pygmœum., lugubre et viinutum. Suivant un exemplaire vu dans le cabinet de M. Aube , auquel il a été envoyé par M. West\vood,le C. picinumde M. Stephens doit être rapporté à notre var. B. 12. C llelanoceplialum : Linn. Ovale ohlong., moins arrondi pos- iâ'ieurement ; convexe, luisant et finement ponctué, en dessus. Tête et pro- ihirax noirs. Elytres souvent légèrement prolongées en dent émoussée , à l'angle suturai^ d'un rouge testacé^plus pâle postérieurement; avec une tache triangulaire sur l'écusson et la base du bord externe^ noires ; à stries lé- gères^ souvent peu visiblement ponctuées sur le dos. Drnneiles mrlanocepfialns. Linn. Faim, suec. p. 1 ii. 42a. — Id. Syst. nat. i. p. Î1G3. 16. — Marsh. Eut. bril. p. 68. 20. Sphaeridium melnnocephaliim. Fab. Syst. ont. p. 67. 4. — Id. Syst. el.l. p. 96. 19. — Or.iv. Ent. t. 2. n. 13. p. 8. 9. (La figure indiquée ne se rapporte pas à la description.) — Rossi, Faun. etr. 1. p. 47. Ii3. — Herest. Nat. t. 4. p. 74. 10, pi. 37. fig. 10. k. — Payk. Faun suec. l.p. 61. 10' - Ilug. KxL pr. p. 66. 2. var. a. — Latr. Hist. nat. t. 10. 81. 7 ? — Schonii. Syn. 1. 102. 9 — Stlrm, Dent. Faun. t. 2. p. 15. 4. — Gtllenu. Ins. snec. t. l.p. 103. 4. var. a. — Zetterst. Faun. lapp. p. 19i. 4. SPHÉRIDIENS. — ccrcyoïi. 170 Cercyon melanocephalnm. Steph. Syn. t. 2. p. 144. 28. — Ericus. Kaef. braiiJ. 1. p. 217. 4. — HsER, Fauii. helv. 1. p. 490. 5. Long. 0"'()022à0029(làll/3)— Larg-O-^OOIS à 0"'0020(2/3 à 7/8') Corps ovale oblong, moins arrondi dans son quart postérieur qu'à l'antérieur ; convexe, luisant et denseinent marqué de petits points, en dessus. 7e/e noire. Bord antérieur de l'épistotue largement troiiqu»'; deux à trois fois aussi grand que chacun des latéraux, de moitié au moins aussi large .que la partie postérieure da la tête. Palpes maxillaires et antennes noirâtres : massue de celles-ci grise. J'ro- thorav bissinueux en devant, avec la partie médiaire plus avancée que les angles antérieurs, quand l'insecle est vu perpendiculairement en dessus ; rebordé et curvilinéairement élargi d'avant en arrière sur les côtés; sans rebord et tronqué légèrement en arc renversé, à la base; moins d'une fois aussi long dans le milieu que large à la partie postérieure ; d'un quart plus court sur les côtés que dans le milieu ; convexe en dessus ; d'un noir brillant, Ecusson en triangle plus long que large , à côtés légèrement curvilinéaires. Elytres un; peu plus larges à la base que le prothorax à ses angles postérieurs ; trois fois et demie aussi longues que lui dans son milieu ; subcurvilinéairement et faiblement élargiesjusqu'au tiers de leur longueur; curvilinéairement rétrécies dece point à l'angle suturai: celui-ci souvent faiblement prolongé en pointe obtuse: passablement convexes; d'un rouge teslacé ou tirant sur lejauneeten général progressivement plus pâle vers l'extrémité; parées d'une tache scutellaire noire, en forme de triangle, prolongée jusqu'au tiers de la longueur et liée ou presque liée à la hase avec une tache humérale de même couleur qui va en se rétré- cissant jusqu'au tiers du bord externe; à stries légères, étroites : les dorsales marquées de petits points médiocrement apparents : les laté- rales et la partie antérieure des dorsales plus visiblement ponctuées: la quatrième légèrement incourbée dans son quart basilaire. Intervalles déprimés, larges; plus obsolètenient ponctués que le prolhorax, surtout à partir du tiers de leur longueur : le cinquième graduelle- ment un peu plus large d'arrière eu avant , vers la base. Dessous du corps iVnn noir brun mat. Plaque vuiaslernale \\ssg\ luisante; ponc- tuée; en pentagone irrégulier ; à angle antérieur entier. Cuisses d'un brun noir ou d'un brun rougeâtre ; les antérieures pubescenles jus- qu'aux deux tiers : les intermédiaires et postérieures glabres; celles-ci moins visiblement ponctuées que les précédentes. Genoux, jambes et tarses plus rougeâtres que les cuisses. Cette espèce habite la plupart des provinces de la France. Oa la trouve dans les bouses. 180 PALPICORlVrS. Obs. Sa taille empêche de la confondre avec le C. pygmœum; elle en diffère d'ailleurs par ses clylres plus convexes et surtout plus forte- ment courbées d'avant en arrière à l'extrémilé, prolongées en bec plus ou moins marqué à l'angle suturai, qui par cette disposition est aigu, et non rectangulairement ouvert. Ses élytres rouges à tache scutellaire noire et à base du bord externe de même couleur, la dis- tinguent suffisamment des autres espèces. Entre le C. flavipes et le C, melanoceplialum devra être placée , si on vient à la découvrir en France, une espèce sicilienne que j'ai reçue de M. Reiche, et vue dans la collection de M' Aube. Elle a été nommée dans le Muséum d'Histoire naturelle de Berlin : C Eryiîiroplerum. Elle a la tête et le prolhorax noirs, les élytres rouges, plus pâles à l'extrémité, parées d'une sorte de T noir, couvrant la moitié interne de la base et le tiers de la suture. Elle est plus oviforme et plus ré- gulièrement convexe que le C. flavipes;ses élytres ne sont pas obscures dans le milieu, CB. Intervalles des éljlres paraissant Hisses. Obs. Ces intervalles examinés à une forte loupe sont oI)sol élément couverts de points contlucnls et ont un aspect soyeux. 13. C. ISiniitHiM; Fab. Oviforme; convexe cl d'un noir châtain en dessus. Tête et prolhornx finement ponctués • le second légèrement rebordé. Elytres passant au rouge brun vers Vextrémité ; à stries faiblemetit ponctuées , /<- gères et peu distinctes postérieurement. Intervalles paraissant lisses et soyeux. Lame mésoste7'nale ovalaire. Sphœridhim mimitum. Fab. Eut. Syst. 83. 29. — !d. Syst. el. l. 98. 30. — Gvli.enh. Ins. suce. 1. 11((. 1 1. Phalncrus minutiif:. lixic. Mag. l. 1. 4t, 15. — Sturm, Dent. Faun. I. 2. 81. 9. Sphœridiiim triste. Ii.lig. Mag. t. 1. 59. — Sturm, Deut. Faun. t. 2. 14. 5. Cercron minulum. Er.icus. Kœf. brand. \. 220, 11. — Heer, Faun. lielv. 1. 491. 12. Long. 0'",0017 à 0"',0022 (3/4 à 1). Corps oviforme , presque en demi-cercle à sa partie antérieure , en ogive renversée dans les trois cinquièmes postérieurs des élytres ; convexe en dessus. Tête d'un noir châtain luisant; couverte de petits points rapprochés. Epistome tronqué ou légèrement arqué à son bord antérieur : ce bord trois fois aussi large que chacun des latéraux , de moitié au moins aussi grand que le bord postérieur de la tête. Palpes maxillaires d'un rouge brun ou brunâtre. Antennes plus claires , au moins à leur tige. Prolhorax bissiuueux en devant, avec la partie mé- diaire nolablen)ciit |)!us avancée que les angles antérieurs: d'un tiers plus court sur les côtés que dans le milieu , près de trois fois aussi court à ce dernier qu'à la base ; arcuément élargi cl faiblement re- sPiiÉRiDiFNS. — ceivyon. iSl bordé sur les côtés ;sans rebord et légèrement en arc renversé à la base ; convexe en dessus ; couvert d'une ponctuation semblable à celle de la tête ; d'un noir cbâtain avec les côtés parfois moins obscurs , et les angles postérieurs d'une transparence rougeâtre.Efusso/i en triangle subcurviligne, plus long que large ;d"un noir châtain; finement pointillé. Elytres un peu plus larges à leur naissance que le prothorax à ses an- gles postérieurs ; quatre fois environ aussi longues que lui; élargies jusqu'aux deux cinquièmes de leur longueur, curvilinéairement ré- trécies de ce point à l'angle suturai, qui est rectangulairement ouvert; régulièremerit convexes en dessus ; moins déclives à leur partie pos- térieure que sur les côtés; d'un noir châtain passant au rouge brun à l'extrémité, moins la suture ; à onze stries légères, marquées de points à peine moins étroits qu'elles: la suturale très-prononcée sur toute sa longueur : les autres postérieurement affaiblies et réduites à des rangées de points peu distinctes vers l'extrémité. Intervalles d'un as- pect soyeux , paraissant lisses, mais ohsolètement pointillés , examinés à une forte loupe : les deuxième, troisième, quatrième et cinquième peu ou point sinueux , presque égaux en largeur dans leur première njoitié. Dessous du corps brun ou d'un brun noir. Lame mèsosternalc ovaliiire; deux fois et quarl aussi longue que large dans son diamètre le plus grand; d'un rouge teslacé. Pieds de cette dernière coulisur. Cette espèce paraît habiter les parties froides ou septentrionales de la France. Ou la trouve dans les environs de Paris; elle est rare dans ceux de Lyon. Ohs. Elle se distingue du C lugubre par sa taille généralement moins petite; son corps moins convexe; son prothorax plus faiblement rebordé; ses élytres moins convexes en dessus, plus arrondies et parées à l'extrémité d'ime tache moins rouge et moins tranchée, à stries plus légères et peu apparentes postérieurement , à intervalles moins indistinctement ponctués; par sa plaque métaslernale plus courte ou moins étroite; ses intervalles paraissant lisses la font recon- naître entre toutes les autres. Elle est indiquée comme une variété du C. minulum dans le Cata- logue de M, le comte Dejean. Mais ce savant a désigné , sous ce der- nier nom, notre Mcgasternum boletophagum. 14. C. liiijïubrc; Payk Ovifonne ; très -convexe et d'un noir luisant , en dessus. Tête et prothorax finrment ponctués. Elytres d'un rouge testacé vers l'extrémité; à onze stries étroites^ faiblement ponctuées et postérieure- ment moins légères. Lame mcsos'ernale ovale ^ dcuv fois aussi longue que large. J82 P.VIPICOIINF.S. SphœriJium lugubre. Payr^. Faun. siiec. i. 59. 7. — Cyllenii. lus. suec. 1. 111. 1^2. Cercijon lugubre. Ericus. Ka;f. braiid. i. 220. 10. — IIker, Fauii. helvet. 1. 491. 11. Long. O^iOOlV à O'",0019 (3/4 à 7/8 .) Corps oviforme , presque en demi-cercle dans son tiers anlérieur , en ogive renversée dans les trois cinquièmes postérieurs des élytres ; convexe en dessus. Télé d'un noir luisant; marquée de petits points rapprochés. Epistome tronqué ou légèrement arqué au bord antérieur: ce bord deux fois au plus aussi grand que chacun des latéraux ; à peine de moitié aussi large que la partie postérieure de la tête. Palpes maxillaires ei antennes d'un rouge teslacé. Prothorax bissinueux à sa partie antérieure, avec la partie médiaire notablement plus avancée que les anglesde devant; d'un tiersau moins pluscourtsur les côtés que dans son milieu;unpeu moins de moitié aussi long dans celui-ci que large à la base;arcuément élargisur lescôlés; muni latéralement d'un rebord qui scfface vers les angles postérieurs ; faiblement en arc renversé et sans rebord à la base ; très-convexe en dessus ; d'un noir luisant , passant quelquefois au brun rougeâtre latéralement; d'une ponctuation à peu l)rès semblable à celle de la tête. Ecusson en triangle subcurviligne , plus long que large; noir; pointillé. Elytres un peu plus larges à leur naissance que le prolhorax à ses angles postérieurs; trois fois aussi longues que lui dans son milieu ; élargies jusqu'aux deux cinquièmes de leur longueur , subcurvilinéairement rétrécies de ce point à l'angle suturai qui est aigu ; assez fortement convexes sur le dos,conve\e- ment subperpendiculaires sur les côtés, moins fortement déclives à leur partie postérieure ; d'un noir luisant, avec l'extrémité assez brusquement parée d'une tache d'un rouge testacé , moins la suture qui reste ordinairement noire ou noirâtre ; à onze stries moins lé- gères vers leur extrémité ; marquées de points à peine moins étroits qu'elles; la suturale, comme les autres, plus prononcée surtout dans sa seconde moitié. Intervalles déprimés , paraissant lisses , mais observés à une très-forte loupe, obsolètement couverts d'une très-fine ponctuation confluente , qui leur donne un aspect soyeux. Dessous du corps hvun. Lame mcsosternale o\SL\e ; deus. fois ou deux fois et quart aussi longue que large dans son diamètre le plus grand. Pieds d'un rouge testacé. Cette espèce habite les mêmes lieux que la précédente. Elle est rare dans les environs de Lyon. Obs. M. Erichson rapporte à l'espèce précédente le S. triste d'IUiger que Gyllenhal et M. Schonherr donnent comme synonyme de celle-ci. Il serait assez difficile de /lire si le S- lugubre de Fabricius doit aussi se rapporter à celle dernière. spiiÉRiDiFNS. — cercjon. 183 Les deuxième, troisième et quatrième stries sont ordinairement pariales avec les dixième, neuvième et huitième en enclosant les cin- quième à septième. A A. Lame mésostcrnale paraissant liiiie au métasleriuim qui semble échancré à sa partie antérieure. 15. C Anale; ?\yK.Ovaleohlo7ig ; rétréci presque uniformément à par- tir du quart des élytres et terminé en pointe. Tête et prothorax finement ponc- tués ; d'un noir brillant. Elytres de la même couleur, avec une tache d'un rouge testacé, assez brusquement tranchée, couvrant leur quart postérieur moins la suture ; à stries ponctuées. Intervalles presque hissérialemenl pointilUs dans leur première moitié et unisiriulcment dans la seconde. S/>kœric!ium Jlanpe$. Thunb. Ins. suec. 8. 122. llydropliilus analis. Payk. Faun. suec. 1. p. 187. 12. Dermestes terminatus. Marsh. Ent. brit. p. 70. 27. Spfiœriditim terminatiim. Gyli.enh. Ins. suec. 1. p. 108. 10. Cercyon lerwinalii/n. Steph. Syn. t. 2. p. 139. 8. Cercyou anale. Ericiis. Kœf. brand. 1. 219. 9. — Heer, Faun. helv. i. I. 491. 10. Yar. B. Côtés du prothorax cl quelquefois aussi ceux des élytres , d'un brun rouge ou d'un rouge brun. Hydrophiltis marr/inelhis. Payk. Faun. suec. 1. p. 186. 11. teste Gyllenhal. Spliœridinin anale. Stlt.m, Deut. Faun. t. 2. 19. 9. Sphœri(/ium termitialum. Gyllenh. I. r. var. c. Cercyon annlis. De CASTELr». Hisl. t. 2- p. G7. 6. Yar. C. Dessus du corps d'un brun ronge ou même d'un rouge testacé plus ou moins livide, sur le prothorav et les elytres avec la pointe de cel'es- ci plus pâle. Tête noirâtre. Gyllenhal, 1. c. var. a. Long. O'",0022(l') — Larg. 0'^,0015 (2/3'). ror/7SOviforme, presque en demi cercle dans ses deux cinquièmes an- térieurs, en ogive renversée étroite dans les trois derniers; convexe, lon- gitudiiialcment arqué. Tête d'un noir luisant ; couverte de petits points assez rapprochés. E/7/5/ome tronqué ou légèrement arqué à son bord an- térieur: ce bord plus de deux fois aussi Iar2;e que chacun des latéraux, (le moitié au moins aussi grand que le bord postérieur de la této Palpes via rillaires et antennes d'un rouge testacé ou d'un rouge Vwklc. /'rolhorax bissubsinueusement tronqué en devant, avec la partie médiaire fai- blement plus avancée que les angles antérieurs , quand l'insecte est 184 PALPICORNES. VU perpendiculairementeiî dessus; d'un quarlenviron plus court sur les côtés que dans le milieu ; moins de moitié aussi long dans ce der- nier que large à la base ; rebordé et arcuément élargi sur les côtés ; sans rebord et légèrement en arc renversé,à la base; convexe en dessus; d'un noir brillant ; couvert d'une ponctuation analogue à celle de la tète. Ecusson en triangle rectiligne, un peu plus long que large; noir, pointillé. Elytres un peu plus larges à leur naissance que le prothorax à ses angles postérieurs ; trois fois aussi longues que lui dans son milieu; faiblement élargies jusqu'au quart de leur lonL:;ueur, curvili- néairement rétrécies de ce point à l'angle suturai; incourbées et in- férieurement prolongées à cet angle; assez régulièrement convexes en dessus: presque aussi convexement et aussi fortement déclives à leur partie postérieure que sur les côtés; d'un noir luisant, avec l'ex- trémité, moins la suture, d'un rouge testacé; à onze stries étroites, prolongées presque jusqu'au bord postérieur , et marquées de points à peine plus larges qu'elles : la justa-suturale postérieurement plus prononcée et peu distinctement ponctuée. Intervalles déprimés; un peu plus finement ponctuéi que le prolhorax , et souvent presque sur deux rangées, ou sur une seule vers les deux tiers de leur longueur. Dessous du corps d'un noir brun. Plaque mélasternale peu luisante, deii- sement couverte de petits points. Lame mcsosternale trois à quatre fois aussi longue que large dans son diamètre le moins étroit ; rétrécie à ses deux extrémités, mais paraissant liée à son extrémité postérieure avec le mésosternum qui semble échancré en devant pour recevoir celle-ci. /*»'e(/s d'un rouge testacé. Celte espèce se tient ordinairement dans les lieux humides ou près des mares. On la trouve dans les bouses, sous les pierres ou sous les mor- ceaux de bois. Elle est peu commune dans les environs de Lyon. Obs. Les stries sont quelquefois plus ou moins marquées, les points des intervalles plus ou moins apparents. Quelles que soient les modifi- cations qu'elle présente sous ce rapport et sous celui de la couleur, elle se distingue facilement de toutes les autres espèces par le carac- tère mésoslernal que nous avons indiqué, et semble par là servir de transition au genre suivant. Genre Pelosoma ^ Pelosome ; Nob. (tïeXo;, noirâtre; aûaa ^ corps). Caractères. Joues non engagées dans les cornées. Ecusson en trian- gle subéquilaléral , à peine de moitié plus long que large à la base. ^Jntennes à massue ovoïde et serrée. Mésosternum parallèle dans la plus SPH^RIDIENS. — pelosoma. 185 grande partie de sa longueur , anguleux en devant , et tronqué pos- térieurement. Les antennes et les parties de la bouche présentent des caractères analogues à ceux des mêmes parties dans le genre pré- cédent. LesPélosomes ont plus d'affinité que lesCercyons avec les Mégas- lernaires. Leur mésosternum présente déjà la forme d'un pentagone irrégulier, mais il est encore plus long'que large. 1. p. liafferteî , Nob. Brièvement oviformc ; convexe et couvert de peiits\points^ en dessus ; d'un noir ou d'un brun de poiv^ avec la partie antérieure de l'épistome et les côtés du prothorax graduellement rougeâtres, Ecusson en triangle rectilignc. Elytres plus larges vers le tiers de leur longueur ; à onze stries faiblement ponctuées et postériewement plus profondes. Cercyon globulum. De Lafebté, in collect. Long. 0%0022(1). Corps presque hémisphérique ou plutôt brièvement oviforme , en demi-cercle dans les deux cinquièmes antérieurs , en ogive renversée dans les trois derniers. Tête convexement déclive; d'un noir ou d'un brun de poix graduellement moins obscur ou passant à une teinte ron- gea tre , d'arrière en avant,- couverte de petits points. Epistome tron- qué ou légèrement arqué à son bord antérieur : ce bord une fois en- viron aussi grand que chacun des latéraux et à peu près de moitié aussi large que la partie postérieure de la tête. Palpes maxillaires ci antennes d'un rouge livide. Prothorax bissinueusement tronqué en devant avec la partie médiaire un peu plus avancée que les angles antérieurs, quand l'insecte est vu perpendiculairement en dessus; d'un quart plus court sur les côtés que dans son milieu ; moins de moitié aussi long dans celui-ci que large à la base ; curvilinéairement élargi d'avant en arrière et rebordé latéralement ; subanguleux ou légèrement en arc renversé et sans rebord à la base ; convexe en dessus ; d'un noir ou d'un brun de poix, graduellement plus clair ou rougeâtre sur les côtés; d'une ponctuation analogue à celle de la tête. Ecusson en triangle rec- tilignc, un peu plus long que large; d'un brun de poix ; ponctué, Elytres un peu plus larges à leur naissance que le prothorax à ses an- gles postérieurs; trois fois et demie aussi longues que lui dans son milieu; à peine élargies jusqu'au tiers ou au quart de leur longueur, curvilinéairement rétrécies de ce point à l'angle suturai , qui est un peu aigu ; médiocrement convexes sur le dos , convexement dé- clives sur les côtés et un peu moins à leur partie postérieure; d'un noir ou d'un brun de poix; un peu plus finement ponctuées que le prothorax ; à onze stries étroites, en partie ou en totalité moins lé- 24 186 PALPICORNES. gères ou plus profondes postérieurement, marquées de points à peine plus larges qu'elles. Dessous du corps brunâtre ou d'un rouge brunâtre, mat. Plaque mctasternale ponctuée. Pieds d'un rouge testacé. Celte espèce a été trouvée près de Chinon par M. le comte de La Ferlé-Sénectère. Elle figurait dans la collection de ce savant sous le nom de Cercyon glohulum. Obs. Elle portait le nom de Cercyon bicolor dans les cartons de M. le comte Dejean. Le même auteur a indiqué dans son Catalogue , comme une variété du C. littorale , un exemplaire de la même espèce, provenant du Brésil, etqui paraît lui avoir été envoyé par Faldermann sous le nom de Cercyon minutum. DEUXIÈME BRANCHE. LES MÉGASTEBNAIRES. Caractères. Mésosternum moins long que large ; en pentagone irré- gulier. Prosternum en espèce soit de losange , soit de pentagone , bi- dentéou entaillé postérieurement pour recevoir l'angle antérieur du mésosternum. Plaque mctasternale nulle. Pieds intermédiaires notable- ment plus écartés que les autres à leur naissance. A ces caractères, on peut ajouter : antennes de neuf articles, dont les trois derniers forment une massue serrée en ovale allongé ou pi- riforme. Mandibules cornées , arquées, terminées en pointe , frangées au côté interne, il/ac/toim à deux lobes membraneux. Palpes maxillaires à premier article petit : le deuxième renflé , subcordiforme , plus court que le quatrième : les deux derniers grêles, subcylindriques. Ecusson en triangle subéquilatéral ou à peine de moitié plus long que large. Jambes comprimées , denliculées sur l'arête externe : les anté- rieures creusées en dessus d'une gouttière pour recevoir le tarse. Tarses postérieurs, à premier article souvent à peine aussi long que le dernier, et moins grand que les deux suivants réunis. M. Ericbson avait déjà signalé la forme mésosternale sur laquelle repose principalement cette division. Ces insectes se divisent en deux genres. non repliés eu dessous. Prosternum en espèce de losange, longiludiualeineut caréné. Megaslernum. Côléa du [)rolboraxl replies eu dessous en forme de Mriangle. Prosternum en pentagone offrant à la partie antérieure son côté le plus Iarg«. Cryplopleurum. SPH^RIDIENS. — mei^asternum . 187 Genre Megasternwn , Megastebne ,• Nob. ( [J-s'^aç, grand ; (ttssvov, slertmm. ) Caractères. Côtés du prolhora »■ noti repliés en dessous. Prostcnium en espèce de losange, faiblement tionqué à sa partie antérieure , bidenté à postérieure , longitudinalement caréné dans son milieu- Jambes antérieures perpendiculairement échancrées ou coupées dans leur moitié supérieure , vers l'extrémité, et offrant ainsi une forte dent. 1 . Soletopbagdm ; Erichson. Brièvement oviforme ; assez fortement convexe et d'un brun noir luisant, en dessus. Tête et prothorax ponctués. Elytres rctrécies à partir du tiers de leur longueur ; à dix lé frères rangées de points. Intervalles plus finement pointillés que le prothorax, Dcrmestes Lolefophagus. Marsh. Ent. brit. p. 72. 33. Cerctjon boktop/iarjum ou boUtophagum. Steph. Syii. t. 2. p. 140. 11. — EnicHS. Kœf. brand. 1. 221. 13. Var. Cette espèce présente toutes les transitions entre les individus entièrement d'un brun noir en dessus , et ceux qui offrent la tête noire ou noirâtre : le prothorax de même couleur sur son disque , graduellement d'un rouge plus ou moins clair sur les côtés ; les élytres d'un rouge marron ou d'une teinte plus claire et généralement d'un rouge testacé ou d'un testacé livide à leur extrémité. Long. 0"',O022 (l') — Larg. 0„,0016 (2/3'). Corps ovoïde ou brièvement oroïde, c'est-à-dire h peu près en de- mi-cercle à sa partie antérieure jusqu'aux angles postérieurs du pro- Ihorax, rétréci à partir du tiers des élytres , qui sont postérieurement en ogive renversée. Tête noire, marquée de petits points séparés par des espaces lisses. Epistome faiblement arqué à son bord antérieur : ce bord deux fois au moins aussi large que chacun des latéraux , et à peine aussi grand que la moitié de la partie postérieure de la tête. Palpes maxillaires d'un rouge testacé , parTois d'un brun rouge , au moins en partie. Antennes d'un rouge testacé, à massue obscure. Pro- i/iorao; bissubsinueusement tronqué en devant, avec la partie médiairo légèrement plus avancée que les angles antérieurs; deux fois et demie aussi large i\ la base que long dans son milieu ; d'un quart moins court dans ce dernier que sur les côtés; rebordé latéralement et élargi d'a- vant en arrière ; en arc renversé à la base; très-convexe en dessus; d'un noir luisant, souvent d'un brun rouge ou rougeâlre sur les côtés; J88 PALPirORNES. couvert (le points moins rapprochés et un peu plus petits que ceux de la lêle. ^cusso/i en triangle subcurvilignc ; d'un quart plus long que large ; noir ; pointillé. Elytres à peine plus larges à leur naissance que le prothorax à ses angles postérieurs; trois fois aussi longues que lui dans son milieu ; élargies jusqu'au tiers de leur longueur; curvili- néairement rétrécies de ce point à l'angle suturai, formant ainsi dans leurs deux tiers postérieurs une ogive renversée ; régulièrement et fortement convexes en dessus ; à dix ou onze très-faibles stries ponc- tuées , ou plus ordinairement à rangées striales légères et formées par des points cycloïdes ou oblongs , trois ou quatre fois moins petits que ceux du prothorax. Intervalles marqués de points moins rappro- chés et un peu |)lus petits que ceux du prolhorax , presque bissériale- ment disposés vers les deux tiers de la longueur. Dessous du corps noir, parfois moins foncé sur le ventre ; couvert de gros points sur les par- ties pectorales et sur le premier arceau ventral , lisse sur les suivants. Pieds d'un rouge jaune ou d'un rouge testacé. Cette espèce habite toutes les parties de la France. On la trouve dans es bolets. Genre Crjptopleurum , Cryptopleure ; Non. (jtpuTVTOç, caché ; irXeupà, côtés.) Caractères. Co<<'s du pro thorax repliés en dessous en forme de triangle dont le bord latéral constitue la hase. Prosternum en pentagone offrant à la partie antérieure son côté le plus large. Jambes antrrieures non échancrées à leur extrémité. 1. C Atomariam; Fac. Brièvement ovale, moins large dans sa seconde moitié. Tête et prothorax d'un noir obscur ; densement couverts de petits points : le second anguleusemeni replié en dessous. Elytres noires, gra- duellement d'un rouge livide vers l'extrémité ; à onze stries sulci formes et crénelées : la septième presque confondue avec lu huitième qui est plus lar- qe. Intervalles subconvexes, pointillés , garnis de poils peu apparents. Sphœridiumalomariiim. Fab. Syst. Ent. p. 67. 3. — W. Syst. elenlli. 1. 96. 18 — Oliv, Ent. t. 2. «5. p. 11. i2. pi. 2. fig. 5. a. h. — Rosn , Faiin. elr. p. 48. 117. — Hérbst, Nalurs. t. 4. p. 76. ii.pl. 37. Gg. il. — Ili.ig. Kxl pr. p. 67. 3. — F.atr. Hisl. nal. 1. 10. p. 80. 6. — Stubm, Dent. Fami. t. 2. p. 17. 8. — Schonh. Syn. ins. t. 1. p. 102. 7. — Gyllenh. Ins. suec. i. 106. 7. — ZeTTEusT, Faun. lapp. 193. 7. Si)!iœr'ulium owiain/n. Pvnz. Faun. gorm. 25. â. — id. Eiit.gerin, 28. 15. S phœiidiurn mimiliim. Payk. Faun. »ucc. 1. p. 63. 12. SPHÉRIDIENS. — ciyptopleuium. 189 C