fc vV %^ 9. î-^ '> ^. ^^ ■"ie jui comprend l'histoire de tous les animaux. Le mot insecte vient du latin insectum, qui n'est lui- ENTOMOLOGIE El ÉiMEMAIRE. 11 êine qu'une contraction tVinterscctum, qui signifie cntre- coiqjé, parce que les petits animaux qui constituent cette classe, ont tous le corps divisé transversalement en anneaux ou segments plus ou moins nombreux. Dans son acception la plus vaste, l'Entomologie eni- Tète '^''''Tir'"*^ TJioraœ i Abdomen Fig. 1. braiserait donc l'étude de tous les articulés, c'est à-dire, de tous les animaux qui, dépourvus de squelette intérieur, Fig. 1. Un criquet avec les différentes parties du corjrs séparées : la tête, portant les antennes a ; le thorax Fe subdivisant en 3 parties savoir : le prothorax h, portant les pattes antérieuies ; le niésotborax c, portant les pattes intermédiaiies et les élytres ; le inétathorax d, V ' f: ., les autres paires de patte INTIÎODUCTIOX. j ont le corps divisé transversalement en segments, tpls que Crustacés, Arachnides, Myriapodes, etc. ; et c'est ainsi que l'entendait Linné. Cependant, la multitude presque innombrable des petits êtres compris dans cette définition, a porté les naturalistes modernes à former des classes distinctes des Crustacés {^Crahcs^ Onrffius, Ecre- vissrs), des Mollusques (^Limaces, Stromhes, Mouleii), des i Arachnides (^Âraig)iées, Scorpions, Acarides) et des Myriapodes (pluies, Scolopendres, ctc ) ; et aujourd'hui, l'Entomologie est restreinte à l'étude des insectes pro- prement dits, c'est-à-dire, de ces petits êtres à corps arti- culé, muni de six pattes, offiant toujours trois divisions distinctes, savoir : une tête, un thorax ou corselet, et un abdomen formé de segments transversaux, et n'offrant ces diverses parties, qu'après être passés par plusieurs changements successifs appelés métamorphoses. Nous diviserons ce petit traité en trois parties : dans I la première nous traiterons de l'anatomie des insectes, dans la seconde de leurs métamorphoses, enfin dans la 3e de leur classification. PEEMTERE PARTIE ANATOJIIE DES INSECTES. Le corps de l'insGctc, avons-nous dît, montre toujours distinctement trois divisions principales, savoir: la tête, la thorax et l'abdomen, fig. 1 ; nous traiterons succes- sivent de chacune de ces parties et des organes cjui lui sont propres. DE LA TETE. La tête, chez Tinsecte, comme chez tous les autres j animaux, est toujours placée à la partie antérieure du corps. Elle se présente d'ordinaire sous la forme d'une boîte d'une seule pièce, percée de six ouvertures: la pre- mière antérieurement, porte les organes de la manduca- tion, c'est la bouche ; deux autres vers le milieu, portent les yeux; deux autres un peu plus en avant de ceux-ci, donnent passage aux antennes; enfin une dernière en arrière, forme le trou occipital, par où la tête s'articule avec le thorax. Si l'on en excepte quelques fourmis, la tête est toujours plus petite que le thorax, et ses téguments sont p!us durs que ceux des autres parties du corps. On dit de la tête qu'elle est : Atténuée {oitenuatum, capistratum), lort^qiramincie en 6 ENTOMOLOGIE ELEMENTAIRE. devant, elle forme une porte de museau plat ou légèrement arrondi : Nitidules, Hydropliiles, etc. Chaperonnée (dypeatum), lorsque sa partie antérieure s'avance en un rebord recouvrant les parties de la bouche : Onthophages, Aphodes. En forme de bec (rostratum), quand elle est allongée en une sorte de bec: tous les Curculionites. Renflée (buccatum), quand elle est renflée ou comme tuméfiée dans sa partie antérieure: les Conops et d'autres Diptères. La tête est lisse ou ponctuée, inégale, rugueuse ou unie j tantôt marquée de dépressions et tantôt munie de divers appendices, comme cornes, tubercules, etc. La tête quant à sa direction est dite :* Avancée (porrecium), c'est-à-dire, allongée en avant : Cychre. Penchée (nutans), lorsquelle forme un angle obtus avec le thorax : Harpales. Inclinée (cernuum), quand elle forme un angle droit avec le thorax: Saperdes, la plupart des Grillons et des Saute- relles. Fléchie (inflexurn)^ si elle est repliée en dessous, comme dans les Blattes (Coguerelles). Quant à son articulation avec le thorax, la tête est tantôt reçue dans la avité antérieure de celui-ci : Ca- rabiques, Pentatomes, Raphidies, etc.; tantôt elle lui est simplement unie par un ligament membraneux : Cigales, Procries, Blattes etc. ; et tantôt enfin tronquée posté- rieurement, elle paraît suspendue par un ligament à une espèce de cou que forme le prothorax, et sur lequel elle tourne: Papillons, Guêpes, Libellules, etc. DE LA TETE. Les différente? pièces qui composent la tête des in- sectes sont de deux sortes ; les unes fixes, qui sont : la face supérieure, la face inférieure, le cou et les yeux ; les autres mobiles, qui sont : la bouche et les antennes. Nous traiterons séparément de chacune de ces parties. T. PIECES FIXES DE LA TETE DES INSECTES. 1*^ FACE SUPÉRIEURE. Si nous examinons une tête de Cicindèle, la première pièce que nous rencontrerons au dessus de la bouche est le labre, qui n'est autre chose que la lèvre supérieure. Immédiatement au dessus du labre se trouve V épii^tome ^ qui prend ici la place qu'occupe le nez chez les ver- tébrés, L'épistome dans les Copris, les Ateuchus, les Cigales, est très-dcveloppé ; tandis que dans la plupart des autres insectes, il ne consiste qu'en une lame mince ; il est à peine visible dans les Staphylins. Plusieurs insectes, comme les Dytisques, les Libel- lules, etc., ont l'épistome divisé transversalement par une ligne, la partie supérieure prend alors le nom de post- épistome. Si de l'épistome ou du post-épistome nous continuons toujours en montant, nous rencontrons alors le front. Celui-ci est donc borné en avant par l'épistome ou le post-épistome et les joues ; sur les côtés, par les yeux ; et en arrière par le vertex. D:tns certaines Libellules, certains Diptères, où les yeux sont tellement développés qu'ils se touchent, le front se trouve alors réduit en un cert lin espace triangulaire entièrement séparé du vertex. 8 EN'TOMOT.OGTE ELEMENTAIRE. Le vertex est donc cette partie située immédiatement en arrière du front et qui le touche, à moins qu'il n'en soit séparé par des yeux confluents. Derrière le vertex se trouve ro^cijnif. L'occiput ne se trouve que chez les insectes qui ont un cou ou une tête versatile, comme chez les Hyménoptères, les Diptères, etc. ; car chez les autres, comme dans la plupart des Coléoptères, la pai-tie pos- térieure de la tête ne forme qu'une simple déclivité du vertex, qui se cache sous le bord antérieur da prothorax. Si en partant de la bouche, au lieu de remonter direc- tement par le milieu de la face supérieure, nous suivons les côtés de celle-ci, nous rencontrons \qs joues (gence) qui entourent les yeux à leur partie antérieure. Les joues sont continuées postérieurement par les tempes (Jemponi) qui entourent en arrière les yeux, le vertex et l'occiput. 2° FACE INFÉRIEURE DE LA TETE. La face inférieure de la tête des insectes ne comprend que deux parties, savoir : la pièce basilaire et la pièce prébasilaire. Lajj'*ère hasilaire s'unit par les côtés avec les tempes, en arrière avec le cou lorsqu'il existe, et en avant avec la pièce prébasilaire ; lorsque le cou n'existe pas, elle forme la partie inférieure du trju occipital. La pièce basilaire est très développée dans les Hannetons, les Lu- canes, etc., tandis que dans les Nécrophores elle est réduite à un simple filet, à peine perceptible. La pièce préhasilaire placée en avant de la précé- dente, dont elle n'est séparée que par une suture plus ou moins distincte, est limitée à sa partie antérieure par DE LA TETE. 9 le menton et sur les côtes par la base des mandibules. Cette pièce n'est bien distincte que dans un petitnonibre, d'espèces, comme le Hanneton commun, les Hydrophiles, etc. ; chez la plupart des autres, on ne l'aperçoit pas. 3^ LE cou. Le Cou n'existe pas chez tous les insectes ; dans un grand nombre, connues les Orthoptères, les Lépidoptères, les Hyménoptères et les Diptères, la tête s'articule im- médiatement avec le thorax, sans prolongement quel- conque, ni rétrécissement. Le cou est bien prononcé chez les Staphylins, les Silphes, les Curculionites, etc., parmi les coléoptères ; chez les Nèpes, les Réduves, parmi les Hémiptères ; et chez les Raphidies, les Hémérobes, etc., parmi les Névroptères. 4^ LES YEUX. Contrairement aux vertébrés, chez tous les insectes, les yeux sont fixes, c'est-à-dire, incapables de mouve- ments. Il y en a de deux sortes, les uns appelés yeux à facettes, yeux composés j les autres yeux lisses, ocelles ou stemmates. Les yeux com^wsés sont formés par la réunion d'un grand nombre de petites facettes hexagones, qu'on ap- pelle corneilles. Ces cornéules varient en grandeur, non seulement dans les différentes e.-~pèces, mais encore dans le même œil ; celles de la partie supérieure étant souvent plus grandes que celles de la partie inférieure, comme dans les Libellules, etc. D'après Swammerdam, Réaumur, Lyonnet, etc., l'œil de la mouche domestique ne contien- drait pas moins de 4000 cornéules ; celui de la Libellule 12,544 ; celui du Papillon 17,355, etc. 10 ENTOMOLOGIE ELEMENTAIRE, Les yeux composés sont presque invariablement au nombre cle deux, cependant chez les Gyrins et les Té- traopes ils sont au nombre de quatre ; les Ascilnphes et les mâles de certaines Ephémères, parmi les Névroptères, et les Aleyrodes chez les Hémiptères, sont aussi dans le mCMiie cas. Les yeux des insectes, qui reflètent souvent l'éclat des couleurs les plus brillantes, ne sont pas toujours orbicu- laires, ils sont souvent allongés, ovales, échancrés, etc. Les stemmntes ou yenx h'sses, qu'un grand nombre d'insectes portent audessus de la tête, ne se rencontrent cependant pas dans tous les ordres ; ainsi les Coléop- tères en sont dépourvus. Quel est leur usage ? D'après Muller et plusieurs autres anatomistes, les yeux com- posée seraient destinés à la perception des objets éloignés, en les grossissant; et les yeux lisses serviraient à distin- guer les objets rapprochés. Ce qu'il y a de certain c'est qu'il s'opère de grands désordres dans la vision lorsqu'on recouvre les yeux lisses d'un vernis opaque, comme on en a fait l'expérience sur des abeilles. Les stemmates sont au nombre de trois dans la ma- jeure partie des insectes ; Libellules, Hémérobes, Sau- terelles ; au nombres de deux chez quelques autres, et très rarement, comme chez les Larres, il ne s'en trouve qu'un seul, parce que les 2 autres se sont oblitérés. Une singulière anomalie que présentent les Jassus c'est qu'au lieu de porter leurs stemmates sur le sommet de la tête, ils les portent en dessous de celle-ci : Ja.isteinuui du prothorax. c, les palpes labiaux. q, q', q", les hanches. d, le.-! antennes. r, r', r", les trcchantins. e, le uientun. s, s\ s", les cuisses. f, le lobo intérieur de la mâchoire, f, t', <", les jambes. g, le lobe extérijur de la mâchoire. ti( les tarses. /i, les palpes maxillaires. v, v', u", les segments abdominaux i, les iiiaiid'.hales ip, l'épisterniim du mésothorax. kj l'ouverture de la bouche. x, le mésosternum l, la gorge ou pièce pré-basilaire. y, l'épimère du métathorax. m, 1)1. les sutures de 1 1 bouche. y, l'épisternum du métathorax. n, suture de la gorge. 2, le métascernum. o, le pro.-tcrnum. 16 ENTOMOLOGIE ELEMEM'AIRE. maux Yertébiés, est destinée à saisir et à préparer les aliments, avant de les livrer au canal digestif. e c a b f Si nous examirions atteutiveiuent la bouche des in- sectes, nous trouverons deux types généraux de confor- mation, en apparence très différents l'un de l'autre, et répondant à deux sortes de besoins. Kn considérant, par exemple, la bouche d'un Carabe, d'une Libellule, d'une Sauterelle, nous voyons de suite, que les pièces qui la composent sont destinées à broyer, à diviser ou à mâcher DE LA TÊTE. 17 les aliments; tandis que dans la bouche d'une Guêpe, d'une Cigale, d'un Papillon, d'une Mouche, nous ne voyons que des instruments, formant une espèce de tube destiné à pomper une nourriture liquide. Sous le rap- port de la bouche, les insectes peuvent donc se portager en deux séries: les hvojjc.urs ou ihniés, et les suceurs ou cdentés. Une inspection superficielle semblerait interdire tout rapport entre des instruments si dissemblables quant à la forme et aux usages, cependant une étude plus at- tentive a permis de constatei que la bouche des seconds n'était qu'une modification de colle des premiers; que quelques parties seulement plus allongées, alteiécs ou soudées, avaient suffi pour la faire varier dans son appa- rence. La conformation de la bouche offre des caractères nombreux et très utiles pour la classification, dans les différents ordres; il importe donc d'en bien connaître les différentes parties. Nous examinerons d'abord la bouche des insectes broyeurs, qui comprennent les Coléoptères, Fig. 3. L3 >.'épvo|ihore d'Amérique, grossi, et vu en dessus, avec indication dos différentes parties. L'olytrc de droite a été enlevée, peur ne laisser voir que l';,ile. a, les mandibules. o, l'écus^on de mésothorax. b, les p ilpes maxillaires. 7^, surtV-e dorsale du métathorax d, le labre. ou métanotum. 0, l'épi- tome. q, les cuisses. e. les antennes. r, r, r, les s"graents abdominaux. /, le front. s, s, s. les sîigm.ite'. /■/, le vertex. - t,t',t" les jambes. h, l'oec'pnt. V, les épines tibiales. ?', le cou. ff, 7ti, w, les tarses, /.', les yeux. se, le scare de l'antenne. 1, le pruthorax ou pron.tum. ti, la tige de l'antenne. m, l'élytre gauche. ma, la massue de l'antenne. «, l'aile droite. 18 ENTOMOLOGIE ÉLÉMENTAIRE. les Orthoptères et les Névroptères ; puis nous passerons aux suceurs qui se part;!gent les 4 autres ordres. Les parties qui composent la bouche des broyeurs se trouvent en allant de haut en bas. La lèvre supérieure ou le labre, lig. 3, c. Les mandibules, fig. 2, /, fig, 3, a. Les mâchoires, fig. 2,/, g., fig. 4, 2. La lèvre inférieure ou simplement la lèvre, fig. 2, a. Nous traiterons successivement de chacune de ces parties. § 1. LE LABRE. Le luhre, fig. 3, c est une pièce plate, rarement con- vexe, carrée, en parallélogramme ou triangulaire, soudée à la partie antérieure de l'épistome, fig. 3, d, et qui tient lieu de lèvre supérieure. Sa suture avec l'épistome lui permet un léger mouvement d'avant en arrière et vice versa. Il couvre ordinairement la base des mandibules, quelquefois cependant il se loge entre elles. Il est aussi des cas, où, confondu avec l'épistome, il disparaît com- plètement, comme dans les Lucanes. D'ordinaire il est de consistance très solide, cornée; cependant dans les in- sectes qui vivent du suc des fleurs ou de matières en décomposition, comme les Copris, les Cétoines etc., il devient membraneux. Sa partie antérieure est entière, plus ou moins échancrée, bilobée, trilobée ou dentée, etc.. Chez les Cicindèles, celui de la femelle est souvent plus grand et autrement dentelé que celui du mâle. La fonction du labre paraît être de retenir les aliments DE LA TETE. 19 lorsque les iiirinclibules et les mnelioires agissent sur ceux-ci. § 2, LES MANDIBULES. Inimédiatcraent an dessous du labre se trouve Cçmx paires de pièces se mouvant horizontalement. Les pièces de la paire supérieure portent le nom de manLibilsi fig. 2, /. Destinées à saisir les proies ou à triturer les aliments elles sont diversement conformées. Si l'on en excepte les insectes qui se noun-issent du pollen des fleurs, comme les Cétoines, les mandibules sont d'ordinaiie très dui-es et plus ou uioins recourbées en dedans, souvent munies de dents ou de dentelures; elles se croisent ordinairement Tune sur l'autre dans le repos. Chez les pl:ytophao-es ou lignivores, comme les Buprestes, les Ch'tus, etc., elles sont coiirtes, s'ajustent exactement Tune à l'autre à leur extrémité, et tellement fortes qu'el'es peuvent broyer les bois les plus durs ; fig. 4, ], mandibule gauche d'une Cicind'Me. Les Curculionites qui percent les écorces des fruits pour y déposer leurs œufs, ont aussi des mandibules très fortes, quoique petites. L'articulation des mandibules avec la tète ne leur permet pas ordinairement de pouvoir s'ouvrir considéniblement. Cependant chez les Cicindèles, fig. 4. j, les Lucanes, où elles sont recourbées dès la base et ramifiées intérieure- ment, elles peuvent présenter une ouverture plus f;-rande que la tête, de manière à pouvoir saisir le doi<>t d'un enfant, comme plus d'un en ont déjà fait l'expérierce. 20 ENTOMOLOGIE EI.EMEXTAIRE. § o. LES MACHOIRES. Les nvif'hoires û[^. 2 /, viennent immédiatement au cles.'-oas des mindibules. Comme elles, elles sont toujours au nombre de deux, et se meuvent Lorizontaleme-it ; comme elles aussi, elles sont destinées à la mastication, probiblement pour opérer sur les aliments une trituration plus parfaite qui n'a été que commencée par l'actioa des mandibules. Leur forme est celle de p:ilettes amin- cies et recourbée.^ à leur extrémité; elles reposent immé- diatement sur la lèvre, avec hupielle elles sont plus ou moins liées; elles ne peuvent d'ordinaire offrir une aussi grande ouverture que celle des mandibules. 12 6 8 9 Les mncboires sont composées de deux parties, savoir: la fige et le lobe terminal. La tige qui forme la partie FiG. 4. — 1, ur.e tê'e de Cieindèle ; 2, mâchoire de CicinJèle avec son palpe maxillaire 3-articul6 ; 3, menton de Cicindèle avea les palpes labiaux; 4, hanehe postér"eure de la même avec son tro- chantin ; 5, tarse antérieur d'une Cicindèle j 6, tarse antérieur d'un Omus mâle, avec les 3 article:? bnsilaires dilat-^s; 7, abdomen de Cicindèle, mâle ; 8, une antenne de Cicindèle ; 9, extrémité d'une jambe antérieure de Carabe, face interne; 10, tête d'un Cychre, montrant son labre nllonsc^. DE LA TÊTE. 21 basiiaire de la luaclioire, porte un membre articulé, res- semblant à une petite antenne {anfcnniiUe, suivant cer- tains auteurs), qu'on appelle palpe maxillaire, fig. 4, 2, pour le distinguer de ceux à peu près semblables que porte la lèvre, et qu'on appelle palpes labiaux, fig. 2, c, et fij. 4, 3. La partie terminale de la mâchoire est bien la plus importante; elle se divise ordinairement en 2 lobes, dont l'extérieur, danr. les Cicindélides, fig. 4, 2, les Carabiques et Itîs Dityscides, est composé de 2 articles, comme un p dpe. Dans les Cicindélides le lobe intérieur porte une dent mobile, ce qui distingue cette famille des Cara- biques; dans les Hannetons, les Scarabées, le lobe ter- minal est simple. La partie interne des mâchoires est tantôt glabre ou garnie de poils très ras, comme dans les Orthoptères, les Mélolonthides, etc. ; et tantôt munie de soies raides ou de brosses, comme dans les Coléoptères carnassiers : Calosomes, Cicindèles, etc., fig. 4, 2, fig. 5, i et 3. § 4. LA LÈVRE. La lèvre fig. 2 a, est la pièce qui ferme la bouche en dessous, en opposition avec le labre. Si la lèvre et le labre remplacent à peu près les 2 lèvres des an.imaux supé- rieurs et sont destinées à peu près aux mêmes usages, ces organes ne peuvent cependant pas, comme elles, se fermer de manière à couvrir les instruments de la niasti- cation. Le labre s'applique sur les mandibules et la lèvre sur les mâchoires, de manière cependant à laisser toujous les unes et les autres à découvert. 22 ENTOMOLOGIE ELEMEXT.A IRE. Le lèvre se compose de deux parties ; la languette et le menton. 1 2 3 Fig. 5. Le menton fig. 2, e, est une pièce cornée, de grandeur et de forme variable, qui s'articule postérieurement par une suture linéaire, avec la pièce prébasilaire. Le menton est souvent petit, en trapèze ou carré, mais souvent aussi d'une étendue assez considérable. Dans les Nécrophores. et les Prioniens, de même que dans la plupart des Or- thoptères, le menton est de consistance membraneuse ; Cjuoique dans la plupart des autres c is sa dureté puisse égaler celle delà pièce prébasilaire. Sa partie antérieure est le plus souvent échancrée, et cette échancrure est parfois si considérable, qu'elle enlève plus de la moitié de sa surface, comme dans les Carabiques et les autres fa- milles voisines, fig. 2, e, fig. 6, 3. Le fond de cette échan- crure est ordinairement muni d'une dent, et cette dent est souvent elle-même bifide. Dans les . c irabées et les familles de Coléoptères à antennes en massue, le menton est terminé en pointe mousse, tellement allongée, qu'elle couvre presque entièrement la languette. Fig. 5. — 1, mâchoire de Cyclire ; 2, une tête de Carabe j 3, une mâchoire de Carabe; 4, mentcn d'un Omus. DE LA TETE. 23 La languette, fig. 2, a, qui quelquefois, quoique rare- ment, est cachée par le menton, forme la partie la plus avancée de la lèvre. C'est une lame cartilagineuse, qui ad- hère si intimement au menton par sa face inférieure, qu'elle semble n'être qu'une continuation de celui-ci. Elle prend quelquefois, comme dans les insectes carnas.^iers, la du- reté des autres téguments; mais en général, et surtout dans les Orthoptères, elle est de consistance molle et se rapproche assez de la langue des autres animaux. Dans beaucoup d'espèces, et surtout parmi les Carabiques, la languette porte près de sa base deux petits appendices membraneux, en forme d'oreillettes- ou de petits pinceaux, qu'on appelle paraglosses, fig. 2, h, fig. 6, 2. Ces ap- pendices qui manquent dans beaucoup d'espèces, semblent destinés à rendre la lang lette plus propre à la dégluti.ion. Fig. 6. A la racine de la languette, au dedans de la bouche, et un peu plus bas que l'origine des mandibules, se trouve le pharynx, qui est l'ouverture par où les aliments passent de la bouche dans l'œsophage. Fig. 6. — 1, Menton du Pterostlclius lucuhlandus, laissant voir sa dent émarginée, avec la languette et les paraglosses. — 2, Menton denté du Bradycellus rupestrîs, avec sa languette étroite et se? larges para- glosses. — 3, Menton del'Ani/sodacti/lua harrisii, écliancré, sans dent: la languette est dilatée au sommet j on voit à droite quelques articles d'un palpe labial. 24: ^ EXÏOMOLOGIE ÉLÉ.MKXTAIRE. Le menton et la languette iburni.s^ent dans la clas- sification des caractères iniportunts pour la formation des groupes secondaires ou la subdivision des genres trop nombreux en espèces. Un peu au dessus de la suture de la languette avec le menton, se trouvent les supports des palpes labiaux, qui ont beaucoup d'anologie avec ceux des mrsclioires. Les palpes Ichiaux, fig. 2, c, fi<2:. 4, 3, fig. 5, 4, sont deux filaments articulés, mobiles, que porte la lan- guette à sa base, l'un de chaque cjté. Ils ont ordinii- rement 3 articles, et quelquefois 2 -seulenient. Leur dernier article qui varie con?i;]érablement de forme dans chaque espèce, est le plus souvent de consistance à demi membraneuse. La forme de ce dernier article fait ap- pliquer aux palpes différentes dénominations, à peu près semblables à celles ([u'on applique aux antennes, et qui sont d'un grand secours dans la nomenclature. On les dit de plus : Sécuriforrnes, lorsque le dernier article est triangulaire et que son extrémité est coupée canéiiient^ eomnie le fer d'une hache: Carabe. Aciculés, quand le dernier article e.-t couronné par une pointe courte et aigiie : Notiophile. Turbines, si le dernier article semblable aune toupie, est renflé à la base et subitement terminé en puinte aigiie : ]3iiii- bi . "''"="' '^'^ ".andibules. Près de l'ori^in s lets de la trompe, au dessous d'un léger enfonce! nient se trouve un petit rudiment, bi-artieulé, de pdpe -ax,la.re; ce qui prouve qu'ici comme dans les Hplé! nopteres, ce sont bien encore les mâchoires qui en s'-. tromp.. La lèvre se retrouve encore dans une netite P-e cornée, unie par une men,bra„e à la t Je la ^■o.npe et portant à sa base 2 palpes labiaux trér^rand Cspa ,eompo..utde3artic,es,dontle;reni It leT" "-t' '^ """"'"« P'- «--'.«'•« verts déeiÎ''"'V"'" "'^ P''P- -nt toujour,; cou- aenses, a I exception du dernier article oui e«t . . .ue ois JJ^^e. Ces palpes sont to,ourstle::::r,:i a tête et recouvrent d'ordinaire la trompe oui s'en roule en spirale entre euz, dans le repos. ^ le noir:" T'^"''"'' ''""""■''"' '"•-■'Ji»-- à donner nom de sp.ntrompe à la bouche des Lépidoptère». rl.,vMnf. 1 luodification qui s'écarte se «I^'''^ '•!^ '"'^^^'- ^™^-- I-. cette boucb ^ ^ coiiace, û ou 4-articulée, portant DE LA TETE. 29 à sa base une pièce conique, très alloniiée, qui repré- sente le labre, fig. 9, 1, a ; la lèvre se retrouverait dans l'étui nienie de la gaîne, qui offre d'ordinaire à sa partie supérieure une gouttière ou une simple suture. JjQs 4 filets y dont se compose la gaîne, représentent bien les mandibules et les mâchoires, mais les palpes maxil- laires et labiaux ont disparu complètement. 1 Fig. 9. Le rostre, dans la majeure partie des Hémiptères qui vivent du suc des végétaux, est gr île et appliqué sous la poitrine, en passant entre les pattes. Sa longueur dé- passe quelquefois celle du corps, comme on le voit dans quelques espèces de pucerons, et il simule alors une soie- caudale. Dans les Chermès, les Cigales, etc., le rostre parait partir de la poitrine ; mais cette anomalie n'est Fig. 9. — 1. Tête de Cigale vue de face. — a, pièce enchâssée à la- partie supérieure du rostre et représentant le labre. — 6, resîe du rostre représentant la lèvre. — c, épistome renflé et strié transversale- ment. Plus bas se voit le repli qu'il furme et qui est le rlùaarium de certains auteurs.— cZ, vertex. — e e, yeux situés sur un prolongement. latéral du front.—/, soies contenues dans l'intérieur du rostre et re- présentant le» mandibules et les mâchoires. * 2. Tête de Taon, vue de face. — a, proboscis. — b, épistome et post- épistomo réunis sans trace de suture. — c, vertex. — e e, antennes.—//)^ yeux. '^0 ENTOMOLOGIE ÉLÉMEXTAIRE. qu'apparente, elle est due à la confor. nation du front qui, bombe de son milieu, se trouve replié sur la poitrine et soudé avec elle dans sa moitié inférieure. Enfin la bouche de Diptères, que d'après F.ibrieius, on qualifie du nom de trompe ( proh >f;cis), s'écarte encore davantage des types que nous venons de décrire, et laisse encore moins apparente l'anologic des parties qui la com- posent avec celles des insectes broyeurs. Dans toutes les espèces cependant, on retrouvera une o-aîne renfermant un suçoir, fig. 9, 2, a. La première repré^^entera bien la lèvre qui s'est repliée en dessus, comme l'indique la suture qu'elle laisse voir, pour renfermer les filets du sr.çoir, analogues aux n)andibulcs et aux mâcboires des premiers •insectes. Mais les filets du suçoir sont en nombre variable. Lorsqu'il n'y en a que deux, comme dans les Tipulcs, c'est suivant Latreille, le labre et la languette ; s'il y en a quatre, ce sont les mâchoires de plus que dans les pre- mières; enfin s'il y en a l), comme dans les Cousins, ce sont de plus les mandibules. La gaîne est tantôt molle, charnue, rétractile, comme dans les Muscides; tantôt assez longue, presque cornée, conique — Asiliques; ou très allongée et très grêle — Bombyliens. On donne le nom de lèvres aux pièces qui terminent la gaîne, et qui dans les Muscides sont vésiculeuses, dilatables, et hérissées de poils courts. La gaîne porte de plus que dans les Hémip- tères, 2 palpes bien distincts, qui sont les analogues des palpes maxillaires. Dans les Muscides, la bouche est Jogée dans une cavité profonde, relevée sur ses bords de manière à ca- cher entièrement la trompe qui se replie sur elle-même dans le repos. Mais dans d'autres groupes, comme les DU THORAX. 31 Aziliques, les Bombyliens. la bouclie forme une saillie proportionnée à la longueur de la trompe. Les soie* du suçoir dans les Diptères agissent de la même manière que celles du rostre des Hémiptères, c'est- à-dire, qu'elles font l'office de lancettes pour pénétrer d ns le corps jusqu'aux liquides dont se noun-it l'insecte: la gaîne agissant alors sur les soies par une pression graduée de bas en haut, force les liquides ù s'élever dans le canal du suçoir, jusqu'à ce qu'ils soient reçus par le pharynx, de sorte qu'il n'y a pas de véritable succion, quoique les lèvres paraissent jouer le rôle de véritables ventouses. D'après ce qui précède, il est donc facile de voir par un examen comparatif de la boache des insectes dans tous les ordres, que l'appareil qui la forme peut se rap- porter à 2 types principaux. L'un propre à broyer ou à triturer les aliments, et l'autre modifié de manière à former une trompe pour aspirer les substances li ^uides ; ces deux types se rapprochant ou s'éloignant plus ou moins dans toute la série entomologique, mais pouvant toujours se laisser distinguer. DU THORAX. Le Thorax ou corselet,comme ncus l'avons déjà dit, est la seconde division primaire du corps des insectes; il est situé entre la tête et l'abdomen. C'est le thorax qui porte les or- ganes de la locomotion tant aérienne que terrestre fio-. 1. Si, prenant un Hyménoptèrc, par exemple une Guêpe nous lui envelons la tête, puis l'abdomen, c'est-à dire cette partie inférieure du corps qui n'est liée au reste que 82 ENTOMOLOGIE Él.É.MEXTAlRE. par un pédicule très délié, nous aurons alors un tronçon do forme à peu près cubique, semblant ne former qu'un seul tout, portant 2 paires d'ailes à sa partie supérieure et 3 paires de pattes à sa partie inférieure, ce sera le thorax. Mais si nous faisons subir les mêmes mutilations ù un Coléoptère, la partie qui nous restera entre les doigts nous offrira une apparence bien différente : nous trouverons, en l'examinant en dessous, que la première paire de pattes tient à un anneau bien divisé d'avec le reste, tandis que la partie supérieure semblera aussi ne former qu'un tout. Ce n'est pas à dire pour cela pour- tant que le thorax des premiers soit différemment orga- nisé de celui des seconds, car dans les uns et les autres, de même que dans tous les autres ordres, le thorax est toujours composé de 3 anneaux différents, renfermant un môme nombre de pièces. Le plus antérieur, qui porte la première pjire de pattes, est appelé jjroi'/ioraaî; celui qui le suit, et qui se trouve situé au milieu, est le mémthorax, et enfin le dernier, qui s'articule avec l'abdomen, est le mélatliorax ; ces deux derniers portent chacun une paire de pattes à leur surface inférieure et une paire d'ailes à leur surface supérieure, fig. 1, h, r, d. On donne le nom de dos ou tergum à la surface supé- rieure du thorax, et celui de poitrine (^pec(us) à la surface inférieure ; cependant on désigne plus souvent cette der- nière par le nom de sferinim, qui s'applique à chacun des anneaux; ainsi on dit le j:>rnsfcrnumj pour désigner Yà surface inférieure du prothorax ; le mésostermun, pour celle du mésothorax; et le métasternum pour celle du métathorax, fig. 2, o, x, z. Les côtés portent généra- lement le nom àejîincs (^pleurœ) ; ils se composent dans DU THORAX. 33 cliacuii (les anneaux de deux pièces, savoir : les épiter- nnnis et les épiuièrcs, les premiers étant toujours placés en avant des seconds. ]\[ais si les 3 segments tlioraciques se retrouvent dans tous les ordres, ils varient tellement, tant dans leur en- semble respectif que dans les différentes parties qui les composent, de dimensions et de formes, que ce n'est que par anologie que l'on peut les distinguer. Ainsi dans les Coléoptères, fig. 3, l. Orthoptères, Hémiptères, (Carabes, Sauterelles, Punaises), le prothorax a pris un développe- ment extraordinaire et s'est pour ainsi dire séparé du mésothorax et du métathorax ; tandis que dans les Hy- ménoptères, Lépidoptères, Diptères, (Guêpes, Papillons, Mouches), le prothorax ne forme qu'un mince filet, et le mésothorax uni au métathorax ont pris un développement énorme. De même aussi, tantôt le dos très développé re- foulera les flancs vers le sternum, et tantôt ceux-ci remon- tant, réduiront le dos à un simple tubercule. Enfin il arrive encore souvent que toutes ces différentes parties, et surtout les épisternums et les épimères se trouvent telle- ment unies, qu'elles ofî^rent à peine des traces de sutures. Nous allons traiter séparément de chacun des segments tlioraciques et des pièces qui les composent. I. DU PROTHORAX. Le prothorax, comme nous l'avons fait observer, dans les Coléoptères, Orthoptères et Hémiptères, prend un tel développement qu'il semble former à lui seul le thorax entier, fig. 1, h. Son dos semble d'ordinaire composé d'une seule pièce, si ce n'est dans les Orthoptères où l'on 34 ENTOMOLOGIE ELEMENTAIRE. distino;ue les sutures de ses différentes parties. Le pros- terniim, fig. 2, o, qui souvent est uni aux flancs do ma- nière à ne pouvoir en être que difficilement distingué, offre une très grande variété de formes. Il se dirige tantôt en avant, tantôt en arrière, et tantôt verticalement. Sa pointe postérieure est tantôt libre et tantôt réunie aux pointes postérieures des épimères qui viennent se souder sur elle; tantôt elle présente une échancrure pour recevoir la pointe du mésosternum ; et tantôt, faisant saillie, c'est elle-même qui est reçue dans une excavation du mésosternum. Le prosternuni présente quelquefois une ou plusieurs carènes, et d'autres fois, comme dans quelques Curculionites, un sillon longitudinal ; dans les Hémiptères, ce sillon "de- vient une rainure qui reçoit le rostre dans le repos. Les flancs du prothorax, lorsqu'ils sont complets, offrent 2 pièces de chaque côté, ce sont les épisternums et les épimères. Les premiers, fig. 2, j:, situés à la partie antérieure, s'appuyent par leur base sur le prosternum o, qu'ils longent un peu, et vont se souder avec le dos par le côté opposé; ils forment ainsi le bord antérieur et laté- ral du prothorax, en occupant d'ordinaire la majeure partie des flancs. Aux épisternums viennent se souder les épimères, jo qui comme eux s'appuyent aussi sur le prosternuin, et vont se souder sur la partie opposée au dos, puis se re- courbant, viennent former le trou qui reçoit la hanche q. Tantôt la partie postérieure de l'épimère vient se souder avec le prosternum en arrière de la hanche, et tantôt elle se termine en pointe avant d'y arriver ; c'est là un carac- tère qui, avec le plus ou moins de développement des épi- DU TH ;rax. H5 mères et des épisternunis, est fréquemment employé d.ins la classification des Coléoptères. Si maintenant nous passons aux autres ordre-, Hymé- noptères, Lépidoptères, Névroptères, Diptères, nous trou- verons que chez eux c'est le mésothorax qui par son déve- loppement a remplacé le prothorax, pour jouer le rôle prin- cipal. Dans ces derniers ordres, le prothorax n'est plus qu'un simple filet ou rebord ; aussi certains entomolo- gistes lui ont-ils donné le nom de collier. Dans les Guêpes le prothorax, quoique réduit en dimensions, porte encore un sillon transversal qui le divise en deux. Dans les Coléoptères et les autres ordres mentionnés plus haut, le prothorax est tantôt glabre et taatôt velu ou soyeux ; il est parfois ponctué, sillonné, rebordé, échancré. armé d'épines, de cornes, etc., mais les termes usités pour dé.-igner ces différentes modifications, rentrant dans les acceptions du language ordinaire, nous pensons n'avoir pas besoin d'en donner ici d'explications particulières. Plusieurs Scarabéides portent sur le prothorax, une corne qui est un signe distinc;if du sexe, la femelle en étant dépourvue ou n'en ayant qu'un rudiment. Dans les Mem- bracis (Hémiptères), le prothorax est d'ordinaire bizar- rement conformé, et muni d'appendices en forme de faulx de glaives, de cornes, de tridents, etc., qui semblent im- propres à" aucun usage et ne pourraient être que très diffi- cilement décrits. II. DU iMÉSOTHORAX. Le mésothorax, comme l'indique son nom forme le second segment thoracique, entre le prothorax et le méta- thorax fig. 1, c. Il est toujours facile à distinguer, en ce 3f) EXTOMOLOGIE É :.ÉMEXTAIRE. qu'il porto en dessus la lùre paire d ailes, et en dcs=;ois la 22 paire de pattes ou pattes intermédiaires. Dans les Coléoptères, Orthoptères, etc., le mcsotliorax est reçu dans sa partie antérieure, dans l'orifice du prothorax, et dans les ordres ou celui-ci est réduit à un siaiple collier, il est simplement joint à celui-ci par ses bords. A sa partie postérieure il s'unit au métathorax, quelquefois sans au- cune trace de suture, et d'autres fois en laissant voir un sillon bien marqué. Dans tous les cas, il forme avec celui- ci cette grande plaque qui, dans tous les insectes, s'étend en dessous, depuis le prothorax jusqu'aux premiers an- neaux de l'abdomen. Le développement du niésothorax est en raison inverse de celui des deux autres segments. Dans les Coléoptères, Hém-ptères, etc., où le prothorax est très grand, ses di- mensions sont assez exigiies, et dans les Ilyinénoptères et les autres ordres où le prothorax ne forme qu'un simple collier, le mé.othorax prend un développement énorme. Les pièces qui entrent dans la composition du méso- thorax sont les mêm s et occupent les mêmes positions que celles du prothorax. Des 4 pièces qui, suivant les entomologistes, forment le dos de chacun des segments thoraciques, savoir: le prœsternvm, \e scutum, \e scufel- hnn et post-scuicUmn, quoique quelques unes se trouvent souvent plus ou moins oblitérées, il en est une dans le mésothorax qui mérite de fixer particulièrement l'atten- tion, par ce qu'étant presque toujours bien apparente, elle fournit de précieux caractères génériques et spéci- fiques, c'est le scuteUinn ou écusson. L'écusson, fig. 3, o, est cette pièce, ordinairement triangulaire, qui s'avance entre les élytres, à leur base, et DU THORAX. 37 qui parait être une continuation du Fcutum qui la pré- cède ; quelquefois cependant elle est distinguée de celui- ci par une suture bien marquée. Quoique le plus souvent triangulaire, il est aussi parfois carré, ovale, cordifornie, acuniiné, bifide, etc. ; il porte aussi quelquefois des épines, ou cornicules. Dans les Hémiptères-hétéroptèrcs, l'écus- son est souvent tellement déveloi)pé (ju'il couvre entière- ment l'abdomen avec les ailes. Chez les Ciirales, il se piésente sjus la forme d'une petite élévation sillonnée d'une croix de St. André et se terminant postérieurement; par une espèce de fourche, Dans la plupart des Hymé- noptères, l'écusson prend la forme d'un croissant. C est- sur la dernière pièce du dos du mésothorax, le post-scu- tellum, que s'articule la première paire d'ailes ou ély- tres dans les Coléoptères et les Hémiptères. La poitrine du mésothorax présente les mêmes pièces que celle du prothorax. Le mésosternum, comme nous l'avons dit, est tantôt échancré antérieurement pour re- cevoir le prosternum, co nme chez les Elatérides, et tan- tôt allongé en pointe reçue par le premier. Les épister- nums et les épimères s'unissent sur ses côtés, souvent sans aucune trace de suture. Les épisternums occupent,, comme dans le prothorax, la partie antéro-inférieure du mésothorax, et forment la majeure partie de cet étran- glement ou pédoncule que reçoit le prothorax. Les épi- mères qui viennent à la suite se dirigent, dans les Colé- optères, en dehors, à leur partie postérieure, de sorte que l'orifice postérieur du mésosternuin se trouve bien, plus grand que l'antérieur. Le mésothorax présente encore, dans certains ordt^s,. deux autres pièces qui ne se trouvent point dans le pror- 38 ENTOMOLOGIE ÉLÉMENTAIRE. thorax ; ce sont les paraptères. Les paraptères sont deux petites pièces linéaires qui s'appuient à leur base sur 1 e- pisternum et vont se joindre à la base de l'aile, le long de laquelle elles se prolongent un peu.. Chez les Hyménop- tères et les Lépidoptères, les paraptères devenant libres, viennent se placer au-dessus de l'aile, et forment dans ces derniers, où ils sont ordinairement très-velus et mobiles, ces appendices au-xquels ou a donné les noms A'écaWettes, épaidette&, sqnamules, ptérigodes. 3^ DU MÊTATHORAX. Le Métathorax est le troisième des segments thoraci- ques; il s'articule par sa partie antérieure avec le méso- thorax et par sa partie postérieure avec le premier seg- ment de l'abdomen. Il porte, comme celui qui le pré- cède une paire d'ailes et une paire de pattes. Les pièces qui le composent sont en même nombre que celles du mésothorax, et dans les mêmes positions relatives, a 1 ex- ception toutefois des paraptères dont il est dépourvu. Dans les Hyménoptères et les Diptères le dos du méta- thorax offre une conformation assez singulière. C'est qu'alors le scutellum et le post-scutellum de ce segment sont recouverts par une pièce demi-circulaire qui n est rien autre chose qu'une section du premier anneau de l'abdomen. La poitrine du métathorax dans ces ordres, comme la chose se voit aussi fréquemment dans les Colé- optères, ayant une tendance à se porter en arrière, en refoulant les premiers anneaux de l'abdomen, force ceux- ci à se porter en avant dans leur partie supérieure, de .orte que le premier, et souvent aussi le deuxième, n of- DU THORAX. 39 frent alors que des portions de segments, qui se soudent le plus souvent avec le thorax. Ayant décrit les pièces qui forment les différentes par- ties du thorax, nous allons maintenant passer à l'examen des organes de la locomotion qu'il porte. Ces organes sont les ailes pour la loco. notion aérienne et les pattes pour la locomation terrestre. § 1. DES AILES. Les ailes sont au nombre de 4 ou de deux seulement. On donne le nom d'insectes téfrapfères, à ceux qui en portent ainsi une double p:nre, et de diptères, à ceux qui n'en ont qu'une paire simple. Il n'existe qu'un seul ordre qui soit constamment dans ce dernier cas et il en a pris le nom. La lôre paire d'ailes est toujours portée par le méso- thorax, et la seconde par le métathorax ; dans les Diptères c'est aussi le mésothorax qui porte l'unique paire d'ailes. Dans les Coléoptères, les Orthoptères et les Hyménop- tères, il arrive quelquefois que la 2nde paire d'ailes fait défaut, on dit abrs ces insectes ap/ères, quoiqu'ils portent cependant la Ire paire ; c'est que dans ces ordres, les 1res ailes, impropres au vol, sont si différentes des se3ondes, qu'on considère les insectes comme aptères, lorsque celles-ci leur manquent. Considérées sous le rapport de leur situation, on dis- tingue les ailes en ailes (ntférienres, ailes supérieures^ ou premières ailes, et en ailes postérieures, ailes inférieures, ou secondes ailes. Les ailes supérieures étant modifiées d'une manière 40 ENTOMOLOGIE ELEMENTAIRE. considérable dins certains ordres, nous examineron^s d'abord ces organes dans les ordres où les 4 ailes se montrent de même consistance. Ces ordres sont les Hyménoptères, les Novroptèrcs, les liépidoptères et les Diptères. Dans ces ordres, l'aile se présente comme une lame membraneuse, transparente, nue ou couverte d'é- cailles, traversée en différents sens par des lignes saillantes, convexes et cornées en dessus, déprim.'es et presque membraneuses en dessous, qui en se ramifiant, forment lin réseiu plus ou moins compliqué. Cette membrane de l'aile, quelque mince (ju'elle p:iraisse, es^t cependant formée d'une double pellicule recouvrant les lignes sail- lantes en dessus et en dessous. *» FiG. 10. On donne le nom de neroares aux lignes saillantes qui 'artigent ainsi la surface meuibraneuse de l'aile, et Fig. 10. Une aile d'Hyménoptôre. — A, base de l'aile; 13, sommet; C, angle externe ou antérieur ; D, angle interne ou postérieur. — 1 a, nervure costale ; 2 6, nervure sous-costale; 3 7, nervure médiane; 4 8, nervure sous-médiane; 5 1>, rervure analo ; 6 9, radius ou nervure cubitale. — a, carj)e ou ptéroatigma; 6, cellule costale; c, celkde sous-costale ; d, d, cellule médiane ; e, cellule anale (la cellule sous-iiiédiane uiîinquaiit dans cette figure) ; f, cellule radiale; g, g, g, cellules cubitales ou sous-marginales ; h, h, h, cellules discoïdales ; i, cellule postérieur^?. DU THORAX. 41 les espaces que les nervures c.rcoiiscriveiit prennent le nom de cellules ou d'alvéoles. Comme les ailes fournissent un grand nombre de carac- tères très importants pour la classification, il a été néces- saire de dé.signer par des noms, particuliers les différentes parties qui déterminent leur forme générah. Ainsi la partie de l'aile qui s'articule avec le thorax, s'appelle la base, A fig. 10, qui est toujours très étroite ; la partie op^josée est le bout ou le sommet, B. L'angle antérieur du sommet s'appelle simplement angle antérieur o\i angle externe, C ; et celui qni lui est opposé est V angle postérieur ou angle interne, J), on appelle aussi souvent ce dernier angle anal. Lx ligne qui s'étend de la base à l'angle externe du sommet s'appelle bord antérieur, bord externe, ou sim- plement la côte, 1 C ; celle qui s'étend de la base à l'angle postérieur s'appelle bord interne, 5 D ; et on donne le nom de bord postérieur à la ligne qui s'étend de l'angle externe C, à l'ang'.e interne D, c'est-à-dire qui forme le sommet de l'aile. On donne généralement le nom de disque à la surface même de l'aile. Les nervures qui partant de la base même de l'aile s'avancent jusque vers le milieu ou au- delà de sa longueur,conserventle simple nom de nervures, 1, 2, 3, 4, 5 ; tandis qu'on désigne par celui de nervules, celles qui ne tirent pas leur origine directement de la base, mais qui naissent des précédentes et qui s'en dis- tinguent toujours par leur moindre grosseur, 6, b. Les nervures et les nervules sont dites longitudinales, quand elles se dirigent de la base vers le sommet ; et transver- sales, quand elles forment avec les précédentes un an «-le 42 ENTOMOLOGIE ÉLÉAIEXTAlRt:. plus OU moins ouvert. On les nomme aussi récurrentes, lorsqu'elles semblent n'être qu'une continuation d'une nervure longitudinale, qui changeant de direction, se recourbe sur elle-même. Les nervures longitudinales sont le plus souvent au nombre de cinq, quoiqu'il ne manque pas de cas où elles se trouvent réduites à 4, à 3, ou même à 2 seulement. Lorsqu'elles sont au complet, celle qui est la plus voisine 'du bord antérieur, ou plutôt qui forme elle-même ce bord, iprend le nom de nervure costale^ 1 a fig. 10, (c'est le .radius de Jurine), elle aboutit un peu au delà du milieu de l'aile, dans une espèce d'empâtement plus ou moins opaque qu'on appelle le carpe, a. Celle qui la suit, est la sous-costale.^ 2 6, (le cubitus de Jurine), longeant ordi- nairement la 1ère en s'en rapprochant plus ou moins, elle va comme elle se perdre dans le carpe, a. Naissant 'de la base de cette dernière, ou du moins très rappro- chée d'elle, s'en trouve une 3e, qui se dirige d'abord en ligne directe, puis va joindre le bord extérieur, pour se perdre dans la dernière moitié de l'aile, en décrivant 'divers zigzags c'est la médiane, 3 7. Au dessous de cette dernière, mais à quelque distance à sa base, se trouve la sous-médiane, qui va aboutir d'ordinaire vers le milieu du bord interne, en faisant une courbe, 4 8. Enfin, entre cette dernière et le bord interne se trouve la 5e, qui est ordinairement plus grêle que les autres, c'est V anale; elle se soude à la sous-médiane vers son extrémité D. Les cellules que forment les nervures et nervules ont aussi reçu différents noms mais qui se rapportent tous DU THOUAX. 43 aux nervures qui les circonscrivent. Ainsi la cellule comprise entre la nervure costale et la sous-costule est la cdlalt costale^ h, û^. 10. Celle comprise entre la nervure sous costale et la médiane est la cellule sous-costale, c. Celle comprise entre la nervure médiane et la sous- médiane est la cellule médiane, d; elle est ordinairement divisée en deux par une nervule transversale. Au dessous de celle-ci, et fermée en dessous par la nervure anale, se trouve la cellule sous-médlaiie, e, souvent aussi divisée en deux par un rameau transversal. Enfin entre la nervure anale et le bord interne de l'aile se trouve la cellule-anale, e. Si nous passons maintenant aux nervules, nous en trouvons une d abord qui partant du carpe, se dirige vers le bout de l'aile, c'est le radius, (3 9, et la cellule qu'elle forme avec le bord antérieur, prend de même le nom de cellule radiale ; elle est souvent partagée par une ou 2 ramules transversales, on dit alors qu'il y a 2, 3 radiales. Une seconde nervule, naissant ordinairement vers l'ex- trémité de la nervure sous-costale^ et allant rejoindre le bord de l'aile un peu au-dessous du sommet, est la nervule cubitale, 6 7 ; l'espace compris entre elle et la radiale, et qui d'ordinaire est divisé par 2 rameaux transversaux forme 3 cellules qu'on nomme cubitales, g, g, g. Entre cette dernière nervule et la nervure sous-médiane, que nous avons dit aller atteindre le bord postérieur de l'aile, se trouve pareillement un espace considérable, divisé par 2 rameaux transversaux en trois cellules, ce sont les cellules discoïdales, h, h, h. \> 44 ENTOMOLOGIE ÉLËMENTAlIlE. Enfin l'espace compris entre la nervure sous-médiane et le bord postérieur de l'aile, presque toiïjours divisé par un rameau transversal, ïm'ma 2 cellules postérieures^ i. Tel est à peu près le type de la réticulation des ailes, dans les ordres qui les ont toutes 4 de même nature, et particulièrement dans les Hyménoptères. On trou- vera cependant de nombreuses modifications, tant dans les dififérents genres de cet ordre, que dans les Diptères, mais la situation des cellules relativement aux nervures et aux nervules, quoique s'ofelitérant aussi elles-mêmes assez souvent, permettra toujours de leur conserver leurs uoms propres. Jusqu'à ce jour, on n'a encore que très peu fait usage de la réticulatien des ailes pour la classification des Lépidoptères et des Névroptères ; c'est à peine si elle a servi à distinguer certains genres ou quelques espèces ; c'est principalement pour les Hyménoptères et les Dip- tères qu'on l'a mise à contribution. Nous noterons, en traitant de ces ordres en particulier, les principales mo- difications qui ont pu plus ou moins éloigner la compo- sition des ailes du type que nous venons de décrire. Si maintenant nous passons aux autres ordres, Orthop- tères, Hémiptères et Coléoptères, nous trouverons les ailes antérieures tellement modifiées, qu'à peine elles peuvent encore retenir ce nom. Les deux pellicules qui forment la membrane de l'aile dans les insectes de ces ordres se sont séparées de manière à recevoir entre elles une matière muqueuse, plus ou moins solide, de telle sorte que ces ailes sont passées à un tel degré de solidité, qu'elles sont devenues tout à fait impropres au vol, et DU THORAX. 45 ne .servent plus que comme des étuis pour mettre les ailes inférieures à l'abii. Dans les Coléoptères, oii les ailes antérieures ont revêtu une solidité et une opacité analogue à celles des tégu- ments, on leur donne le nom à'élytres ; dans les Hémip- tères, où elles sonft cornées è la base et membraneuses au sommet, ce sont des hémél'/trcs] enfin dans les Orthop- tères, où leur consistance un peu plus molle et une demi transparence les rapprochent davantage des ailes infé- rieures, on leur a donné le nom de tegmina. Mais élytres, hémélytres et tegmina ne sont toujours que des étuis impropres au vol, sous lesquels viennent se plier les secondes ailes dans le repos. Dans les tegmina des Orthoptères, qui se r pprochent le plus des ailes membraneuses, on distingue encore des. nervures et des nervules, qui, s'anastomosant en tous sens, forment une espèce de réseau, ressemblant à une dentelle fine. Les ailes inférieures dans cet ordro, si l'on en excepte les Forficules, se ferment par des plis longitudinaux, pour se, placer sous les tegmina, comme un éventail ; ellos font mêaie souvent saillie à la p-irtie anale, comme dans quelques genres de Grillons. Les hémélytres des Hémiptères s'éloignent davantage du type primitif, en ce qu'ils se divisent en 2 parties, dont une, cjlle de la base, est de consistance cornée, analogue à celle des téguments; et l'autre, celle du sommet, est membraneuse et transparente. La pirtie cornée varie en étendue avec les espèces ; elle occupe quelquefois le tiers, d'autre fois la moitié, et d'autres fois les f de la surface de l'aile. La partie membraneuse renferme des cellules qui fournissent des caractères dont 46 ENTOMOLOGIE ELEMENTAIRE. on fait usage dans la classification. Los aile:^ inférieures dans cet ordre viennent se ranger sous les hémélvtres sans se plier ni se plisser, elles se croisent seulement un peu. Enfin les élytres des Coléoptères nous offrent des exemples d'ailes supérieures entièrement transformées en écailles cornées, sans aucun mélange de partie mem- braneuse ; leur dureté est presque toujours en rapport direct avec celle des autres téguments. Ainsi dans certains Curculionites, Chrysomélines, <^tc., on peut à peine les percer avec une épingle, tandis que dans les Photines, les Méloés etc., elles ne sont guère plus solides que les ailes inférieures. Les ailes inférieures dans les Coléoptères se plient en travers, pour se loger sous les élytres, et c'est là un caractère propre à cet ordre et toujours constant. Seuls, parmi tous les autres ordres, les Forficulaires ont cette faculté de plier ainsi leurs ailes en travers, pour les ranger sous les élytres dans le repos. A quelques rares exceptions près, comme dans les Méloés, la suture ou ligne de jonction des élytres étant droite, ceux ci s'appliquent l'un contre l'autre lorsqu'ils se ferment ; il est même plusieurs cas, comme dans les Mélasomcs, où les 2 élytres sont soudés ensemble. Les hémélytres et les tegmnia se croisent près jue toujours dans le repos. Les ailes étant la partie la plus apparente des insectes, sont très souvent revêtues des couleurs les plus bril- lantes, comme dans les Lépidoptères, certains Hyménop- tères, certains Diptères, etc. [>aiis les régions intertropi- c lies, les insectes revêtenten général des couleurs beaucoup plus brillantes que dans nos climats plus sombres ; 1 ii DU THORAX 47 Tëclat de leurs nuances semble se mettre en rapport avec la plus au moins grande intensité de lumière et de chaleur dans lesquelles ils sont constamment plongés, quoiqu'il ne manque pas de nombreuses exceptions dans la plupart des genres. Chez les insectes, plus que chez tous les autres animaux peut-être, la couleur semble être appropriée à l'espèce, sans presque de variation sensible, si bien que la couleur s ffit souvent à un ento- mologiste pour la distinction des espèces, sans inspection plus particulière des formes des organes. Chez les Lépidoptères, les couleurs ne tiennent pas à la membrane même de l'aile, mais à une multitude pres- que infinie d'écaillés impLintêes dans cette membrane même. Ces écailles qui se détachent au moindre frot- tement, sous forme de poussière farineuse, affectent une grande variété de formes, mais tiennent toutes à la mem- brane au moyen d'un prédicule plus ou moins allongé, à la manière des plumes des oiseaux. Les termes entomologiques employés pour désigner les variations de formes des ailes, les appendices qu'elles peuvent porter, la position qu'elles prennent dans le repos, etc., ne s'écartmt pas des acceptions du langage ordinaire, nous croyons devoir nous dispenser de les consigner ici. Les variations (jni distinguent certaines clisses d'in- sectes dans leur vol, pourraient fournir le sujet d'obser- vations nombreuses et intéressantes, mais ces considéra- tions nous entraineraient trop loin ; il nous suffira de consigner ici qu'en général les insectes qui ont les 1ère ailes plus ou moins cornées, comme les Coléoptères les Orthoptères, et les Hémiptères, se distinguent par un 48 ENTOMOI.OGTK ELEMENTAIRE. vol lourd et peu soutenu ; la résistance à l'air qu'oppo- sent ces étuis à peu près immobiles, et le poids du corps qui est ordinairement plus lourd dans ces insectes, en sont sans doute la raison. Dans les insectes aux 4 ailes membraneuses au contraire, on remarque que le vol est en général beaucoup plus léger et rapide, beaucoup plus soutenu, surtout dans les espèces où les ailes antérieures s'unissent aux inférieures dans l'action du vol, comme la chose a lieu chez les Lépidoptères- Hétérocères et dans un grand nombre d'Hyménoptères. Dans une ascension aérostatique faite en France en 1867, on a rencontré de ces Lépidoptères à une hauteur de beau- coup plus considérable que celle à laquelle s'élèvent d'or- dinaire les oiseaux. La vélocité dans le vol n'est cependant pas en raison directe de l'étendue de surface des ailes, puisque nous voyons des Diptères, qui cependant n'ont que 2 ailes et assez peu étendues, suivre, et cela pendant des lieues, les meilleurs coursiers dans leurs marches les plus rapides, ce que ne pourraient certainement point fyire les papillons, même les plus agiles. Certains insectes, tels que les Jjibellules, les Sphynx, les Stratyomis, les Bibions, etc., nous offrent une parti- cularité bien digne de remarque dans leur vol ; c'est qu'en les voit souvent s'arrêter comme à un point fixe dans l'air où ils paraissent immobiles, bien que leurs ailes soient agitées avec ulc telle vélocité qu'on a peine à reconnaître qu'elles sont véritablement en mouvement; c'est ce que Mr. Strauss appelle vol stationnaire. Le thorax des Diptères, en outre des pièces ci-dessus décrites, nous offre encore 2 espèces d'appendices qui sont particuliers a cet ordre ; ce sont les balanciers et les cueillerons. DU THORAX. 49 Les balanciers se présentent sous forme de filets déliés, terminés par un petit bouton, au dessous de chaque aile et un peu en arrière de sa base. On voit souvent les insectes agiter ces appendices avec une grande vivacité dans le repos, et probablement qu'il en est de même aussi pendant le vol. Ces appendices varient en longueur dans les différents genres, mais ils se rencontrent dans tout l'ordre des Diptères. Les cueillerons, qui sont aussi particuliers à l'ordre des Diptères, manquent cependant dans certaines espèces (la plupart des Tipulaires). Ils consistent en 2 écailles mem- braneuses, placées l'une au dessus de l'autre, un peu au-dessus des balanciers ; concaves en dedans et convexes en dehors, ces écailles qui sont fermées dans le repos , s'ouvrent dans le vol à la manière d'une coquille. Quel- ques auteurs les regardant comme des auxiliaires du vol dans ces insectes, les ont appelées ailerons, mais la chose n'est pas encore sujSisamment démontrée. Les balanciers sont-ils les rudiments des secondes aileS; qui manquent dans les Diptères, et qui, s'étant atrophiées, auraient pris cette forme? Concourrent ils à l'action du, vol ? Les auteurs sont encore partagés sur ces ques-. tions, et la science attend de nouvelles investigations, pour faire un choix parmi les différentes hypothèses qu'on, a soumises à cet égard, § IL Des Pattes. Dans tous les insectes, les pattes sont constamment au. nombre de six ; cette règle ne souffre pas d'exception : de. sorte que chaque fois qu'on rencontre un animal articule ayant plus de 6 pattes, on peut être sûr de suite que ce- 50 ENTOMOLOGIE ELEMENT^i IRE. n'est pas un insecte. Les pattes présentent aussi quelque- fois certaines anomalies dans quelques genres, mais dans tous les cas, il sera toujours facile de les ramener au type primitif. ..a \ Fig. 11, Les pattes se composent d'un certain nombre de pièces articulées les unes à la suite des autres, ofifrant à l'exté- rieur à peu près la même consistance que les autres té- guments, et renfermant dans leur intérieur des muscles, des nerfs, et des vaisseaux aërifèrcs. On a donné aux différentes parties qui composent les pattes des insectes les iDcmcs nonis qu'à celles des membres inférieurs des animaux vertébrés, quoiqu'elles ne leur ressemblent pour ainsi dire que par leurs fonctions, comme organes de la locomotion. Ces parties sont au nombre de cinq, savoir : la hanche Fig. 11, a, le trochantin b, la cuisse c, \a jambe d, et le tarse e, Nous allons les passer successivement en revue. Fig. 11. — Abdomen du Calonoma Calidtim gro.'^si, laissant voir les différentes parties dos pattes^ DU THORAX. 51 1. La IIanche (^Coxa). C'est par la hanche, Kig. 11, a, que la patte s'articule avec le thorax. Sa forme est le plus souvent celle d'un cône tronqué, (juoiqu'elle pui&se varier beaucoup avec les genres et aussi suivant la paire de pattes dont elle fait partie. Dans les Carabiques, les hanches des pattes postérieures prenant la forme de palettes aplaties, sont soudées avec le métasternum, de sorte que le trochantiri et la cuisse, resserrés par elles et les anneaux de l'ab- domen, n'ont qu'un seul mouvement, de dedans en dehors, et vice vcna. Fig. 11. Comme la situation relative des hanches fournit de bons caractères ponr distinguer certains groupes, on se sert de points pour simuler cette situation, et faire saisir les différences qu'elle peut présenter. Ainsi : • • Pattes placées à égaies distances entre elles, de même qu'entre les différentes paires. Ex. Les Lépidop- tères, les B'attes, et la plupart des Diptères. Pattes à égale distance entre elles, mais la paire an- :; térieure éloignée des 2 autres. Ex. les Abeilles et la plupart des Hyménoptères, les Chironomes, les Scutel- 1ères, les Pachisoma, etc. Pattes à égale distance entre elles, mais la paire pos- •• térieure écartée des 2 autres. Ex. Silphes, Télépho- res, Nécrophores. ;; Les 4 pattes antérieures voi-ines les unes des • • autres et les postérieures écartées. Ex. la plupart des Curculionites. .[ . Les pattes antérieures et posté» ieures sur la même ligne, mais les intermédiaires écartées. Ex. Coprîs. 52 ENTOMOLOGIE ELEMENTAIRE. .**. Pattes antérieures rapprocliées, mais les 4 autres ' ' à égale distance entre elles. Ex. Hister, Scaphidie. Toutes les autres combinaisons qu'on peut rencontrer peuvent facilement se rapporter à celles qui précèdent. Il est rare que les hanches portent quelques appendices, cependant on en voit un exemple dans les Mégachiles, où elles sont armées d'une assez forte épine. 2, Trochantin (^TiocantJier). Cette petite pièce de la patte des insectes, ordinaire- ment trigone ou quadrangulaire, s'interpose entre la hanche €t la cuisse, Fig. Il, h. Le trochantin semble fiùre partie de la cuisse, car son articulation avec cette •dernière ne lui permet qu'une flexion latérale, très faible, ■et dans les coléoptères, sa conformation permet à la base •de la cuisse de s'appuyer directement sur la hanche. Dans les Carabique?, les Nécrophores, etc., le trochan- tin des pattes postérieures, prend un plus grand dévelop- pement et constitue un véritable appendice delà cu'sse ; si bien que ne séparant pas celle-ci de la hanche, les muscles passent directement de l'une à l'autre, le tro- chantin étant rejeté en côté. La forme du trochantin sert quelquefois à distinguer les sexes, celui des mâles étant différemment conformé. 3. La Cuisse {Fémur). La cuisse Fig. 11, c s'articule à sa base avec le tro- chantin, de la manière que nous venons de f .ire voir, et à son sonmiet avec la jambe. Les cuisses varient consi- dérab'ement de formes dans les différentes espèces, et aussi, souvent, dans les différentes paires de pattes. Elles constituent d'ordinaire la partie la plus forte de la patte. DU THORAX. Ô3 On en voit de triangulaires, quadrangulaires, lancéolées, renflées, arquées, palraiformes, etc. Les cuisses sont souvent garnies d'épines, et quelquefois parmi celles-ci il en est qui sont plus fortes et mobiles ; on leur a donne le nom d'éperons ; ces éperons fournissent souvent de bons caractères génériques. Dans tous les insectes sauteurs, les caisses posté- rieures sont ordinairement démesurément renflées. Des sauts prodigieux, tels qu'en font plusieurs insectes, de- mandent aussi des muscles forts et puissants dans les membres qui sont les organes de ce mouvement. Les cuisses, qu )ique moins souvent que les jambes, sont par-- fois munies d'appendices plus ou moins bizarres. 4. Les Jambes (^Tihiœ). Les jambes, qui s'articulent à la suite des cuisses, pour porter les tarses à leur extrémité, peuvent être considérées comme la partie la plus importante de la patte, vu surtout qu'elles en sont toujours la plus apparente. Elles varient de forme comme les cuisses, et plus souvent qu'elles, elles portent des appendices de conformance, souvent, as- sez bizarre. Dans presque tous les Carabiques, les jam.bes anté- rieures ofi'rent à leur côté interne une forte éehancrure, qui étant fermée par 1 ou 2 éperons, sert à l'insecte à sai- sir sa proie, Fig 12, a. Les insectes fouisseurs (xiphodes, etc.) ont les jambes antérieures palmées et souvent ar- mées de plusieurs fortes dents, de sorte qu'elles peuvent a*'ir comme des grattoirs ou des râteaux pour remuer le sol Fio-. 12, h. Les jambes antérieures des Grillons nous 54 ENTOMOLOGIE ELEMENTAIRE. présentent une particularité unique parmi tons les in- sectes. Elles sont percées de part en part, près de leur base ; l'ouverture étant beaucoup plus grande postérieu- rement et recouverte des deux côtés par une membrane fortement tendue. Dans un grand nombre d'insectes, comme Sauterelles, Bélostomes, etc., la jambe est conformée de telle sorte qu'en se repliant sur la cuisse, elle se cache dans une rai- nure que porte celle-ci, de manière que les 2 membres semblent n'en former qu'un seul, Fig. 12, y. 5. Les Tarses (Tarsus). La partie qui termine la patte des insectes a reçu le nom de tai-se. Elle se compose d'un certain nombre de pièces, jamais au dessus de cinq, articulées les unes à la suite des autres, auxquelles on donne le nom d^ articles ou de 2^h^lgc!>it[f ou alimentaire qu'on appelle auss' canal intestinal, Fig, 12, a, h, c, cl. Cet organe tubulaire, allon- 2:é, renflé de distance en dis- tanee, a son orifice antérieur dans la bouche et se termine à l'extrémité inférieure par l'anus, après avoir parcouru tout le corps de l'insecte, en formant des circonvolutions plus ou moins nombreuses. Oe n'est que par exception qu'on ren- contre des insectes dans lesquels ce canal manque de l'un ou de l'autre orifice, comme chez les Œstres, par exem- ple, qui n'ont point de bouche, et chez les larves des Abeilles, des Guêpes et des Myrmiléons qui n'ont point d'anus et ne rendent point d'excréments. Quoiqu'on ne trouve ni artères ni veines dans les in- sectes, chez eux cependant, comme dans les animaux su- périeurs, toute la masse du corps est pénétrée ou imbibée d'un liquide transmetteur des molécules rénovatrices, à mesure que les anciennes s'usent ou se détériorent ; ce Fiir. U. Fig. 11. — Abdomen au D>jt{^cii>) marginalis vu en dessous, pour laisser vo'r les stigraiites situés sur la bande membraneuse qui unit les arceaux dorsaux aux ventraux. — 17, o, stigmates du 2e segment abdominal.— 6, 6, autres stigmates plus grands, situés hors ligne, sur la plaque cornée qui termine Tabdomen.— c, portion d'élytre. — d, portion d'aîle. 62 ENTOMOLOGIE E EMENTAIRE. liquide c'est le sang. Mais dans l'insecte, ce liquide est incolore ou légère;ncnt verdâtre, et au lieu d'être ren- ferme dans dis vaisseaux particuliers, il baigne simple- ment tous les organes contenus dans les mênies cavités. Et c'est même aujourd'hui un fait ac- quis à la science, que le sang- dans l'insecte est soumis à un certain mouvement circulatoire, et que par conséquent l'aninml est pourvu d'un cœur ou organe principe de ce mouvement. On donne à ce cœur, ou plutôt à l'organe qui le remplace, le nom de vai.ssian dorsal. Fig. 13, hj- Ij'air, comme l'avait déjà re- connu Ari-tote, étant indisf en- sable à la vie, il faut que le sang, pour remplir ses fonctions réparatrices, vienne en contact ];('i,r. 12. avec lui pour en absorber l'oxi- gène en se débarrassant de son carbone, comme nous l'enseignent les chimistes. Voilà pourquoi nous trouvons dans les vertébrés des poumons où le sang vient ainsi se mettre en contact avec l'air atmosphérique. Mais Fig, 12. Canal alimentaire de la Corydnlin cornutus. — n, l'œso- phage ; 6, premier estomac; c, deuxième estomac ou ventricule ; d, le gros intestin ; e, tubes urinaires /, lo cœcum ; g, les te>ticules ou les ovaire:*. OHGANISATION INTERIEURE DE L INSECTE. 63 dans les insectes, les poumons n'existant pas, ce n'est pas le sanjr qui vient rencontrer l'air atmosphérique, mais c'est l'air qui, au moyen de trachées se ramifiant o j l i k c a ■pue k m l^ ë f ^ Fig. 13. à l'infini, va le trouver dans toutes les parties de l'inimal. Les orifices, en forme de boutonnières, par où l'air atmos- phéri(|ue pénètre ainsi dans le corps de l'insecte, ont reçu le nom de stigmates, Fig. 11, a, a, h, h. Fig. 13. — Anatomie d'un papillon Sphynx. — a, la trompe, qui dans le repos s'enroule entre le- palpes labiaux b ; c, cerveau ou ganglions céphfiliques, qui sont beaucoup plus développés que ceux du thorax d, et de l'abdomen e ; le cordon ganglionaire c, k, e, qui se continue du cerveau c, jusqu'à l'extrémité de l'abdomon, envoie une paire de nerfs à chaque paire de pattes /, g, h. — Le vai.-îseau dorsal, {,j, qui rem- place le cœur, repose immédiatement au dessous de la ligne médiane du corps et est l'etenu en place par des bamlcs musculai/os /.— Le canal alimentaire l, m, n, forme un tube droit dans la tête et le thorax ; l, est le principal estom;jc dans lequel débouche l'œsophage ; m, e?t le ventricule chylifique qui f^e contracte postérieurement pour se dilîiter vers son extrémité dans le cloaque, dont n indique la place. C'est aussi à l'endroit n que se trouvent les v^aisseaux urin aires qui forment de longs tubes, correspondants aux reins des vertébrés, pre- nant naissance dans la partie pylorique ou rétrécie de l'estomac j o, désigne les ovaires ou les te.*ticule.', et la ligne ponctuée p, montre la course de l'oviducte ou du vase déférent. Les replis des lignes exté- rieures indiquent les différents segments du corps. EXTOMOT.OGIE ÉLÉMENTAIKE. Les stigmates qui va- rient dans les diff^'rents genres de 4 à 20, sont toujours couples, c'est à dire qu'il y en a toujours deux sur le même seg- ment, Tun à droite et l'autre à gnuelie de la ligne médiane du corps. lia ti^te est la seule par- tie qui r\m p^rte pas; 1 5 sont distribués sur le thorax et l'abdomen. |»es stigmates thornci- ques sont rarement visi- bles extérieurement, tan- dis que les abdominaux le sont presciue toujours. Ces derniers se trouvent d'ordinaire sur le bord postérieur de chaque an- neau, tantôt sur Tarceau supérieur, tantôt sur ri„fé,icur, e.''^'a'u1:res fois .«r U bundc ,neu>bru.ea.e qui les unit, Fig. H- ii. 14 -Système nerveux des insectes représenté dans la Corydaiî. t,g.l4 .y»tem ^^_,„t. c c, ganglions thorac^ques qui cornutu..-a, ««^^^ .' . t'o '/ d clniMions abdominaux, distribuent un nerf à chaque patte , , les poils, jusqu'aux fruits les plus succulents et à la chair des animaux encore vivants. Quelquefois Tinsccte en passant d'un état à un autre conserve le même genre de nourriture et ne change presque rien à sa manière de vivre, comme les Chrysomôles, la plupart des Hémiptères, etc. ; cependant le plus souvent il en est tout autrement : ainhi les Lépidoptères, de masticateurs qu'ils étaient à l'état de larve, deviennent suceurs à l'état pariait ; les Odonates et la plupart des autres Névroptères, de carnas- siers aquatiques à l'état de larve, deviennent carnassiers purement aëricns à l'état parfait. Comme la nature semble confirmer presque toutes ses grandes lois par des exceptions dans certaines parties, il se rencontre aussi des larves qui, qaoiijue munies de bouche, sont dépourvues d'orifice postérieur, de sorte qu'elles ne peuvent émettre aucunes déjections excrémentielles ; telles sont les larves des Fourmis, des Abeilles, des Guêpes, etc. La respiration chez les larves se fait de la même manière que chez les insectes parfaits : chez les aqua- tiques, c'est par des branchies, et chez les aériennes par des sti^-mates. Les stiomo?ic?/a,Fig. 17, g, page 74, dépose son œuf à l'œil du fruit, h, lorsqu'il est encore jeune ; la larve pénètre de suite à l'intérieur, et le trou de son entrée ne tarde pas à s'o- blitérer. Elle con- tinue à croître là en vivant des parois de sa demeure même, et lorsque le temps de sa transformation est arrivé, elle se fraye une issue à l'exté- rieur comme on le voit en a et en o, pour se laisser choir sur le sol où elle subit sa méta- morphose. Fig. 20. — La Clisiocampa aylvatica, Qarris; o, l'insecte parfait^ femelle; h, la larve. 104 ENTOMOLOGIE ELEMENTAIRE. Les Tchneunions déposent leurs œufs dans le corps des chenilles, et les larves une fois écloses, se nourissent de la substance même de la chenille, se contentant toutefois de se repaître du tissu graisseux, sans attaquer les or- ganes essentiels à la vie. Nous remarquâmes, un jour, un rosier dans notre jar* din, dont presque toutes les feuilles étaient déchiquetées, comme si on leur eut pris des morceaux à l'eraporte-pièce. Pensant que ce pouvait être là le travail de quelque in- secte, nous le surveillâmes de plus près, et nous ne tar- dâmes pas à voir l'ouvrière à l'œuvre C'était une espèce de Guêpe, la Jfegachile mdanopliaca ; elle taillait dans la feuille des pièces à peu près ovales, qu'elle emportait aussitôt en prenant son vol. Nous remarquâmes que quelquefois elle laissait là une pièce à moitié taillée, pour en commencer une autre sur une autre feuille, comme si elle se fut trompée dans sa mesure ; et de fait nous pûmes nous convaincre que toutes ces pièces ainsi abandonnées présentaient une certaine dififérence dans la forme et les dimensions avec celles que nous trouvâmes quelques jours après, dans le nid de l'un de ces insectes, creusé à quel- ques arpents de notre jardin, dans une butte sablonneuse» Ces insectes creusent des trous de plusieurs pouces dans le sol et les tapissent à Tintérieur de feuilles roulées en spirale ; ils transportent dans ces étuis des boules de pol- len dans lesquelles ils déposent leurs œufs, et ferment le tout avec d'autres morceaux de feuilles. Les Pompiles, les Philanthes, les Bcmbex, etc, dont les larves se nourrissent de proies vivantes, en agissent un peu dififéremment. Les femelles déposent dans les trous qu'elles ont creusés dès Araignées, des mouches, des che- INSTINCT ET INTELLIGENCE DES INSECTES. 105 nilles, etc., qu'elles ont paralysés sans les faire mourir, au moyen de l'aiguillon dont elles sont pourvues. Les jeunes larves à leur éclosion, se trouvent avoir de suite à leur portée des proies qu'autrement il leur serait impos- sible d'atteindre. Etant à Maçon, Géorgie, en Mai dernier, nous remar- quâmes un jour, jin Bourdon, qui s'enfonçait dans un trou percé dans une planche formant la couverture d'un puits qui se trouvait dans le jardin. Le lendemain voyant en- core ce Bourdon — nous croyions que c'en était un — s'enfoncer dans le même trou, nous observâmes qu'il en renvoyait une certaine moulée à l'extérieur ; nous recon" nûmes de suite que ce devait être là un Xylocope, un rig.2i. Carpenter Bee, comme les appellent lesAméricains. C'é- tait en efifet le Xylocopa melanocapra^ Fig. 21. î^ous suivîmes le travail de l'insecte pendant 5 à 6 jours, lorsque mesurant avec une paille la profondeur du trou, nous recon- nûmes qu'il arrivait bientôt plein, et pour nous assurer un échantillon pour notre musée, nous saisîmes cette femelle Fio. 21. — Xylocopa melanocapra, de grandeur naturelle. I 106 ENTOMOLOGIE ELEMENTAIRE. dans notre filet. Ces insectes creusent ainsi des trous dans le bois pour y déposer leurs œufs dans des boules de pollen qu'ils y apportent. Ayant trouvé un autre de ces trous, quelques jours après, creusé verticalement dans une planche posée en travers au-dessus d'une porte de hangar, nous dégageâmes la planche pour l'examiner plus particu- lièrement. Ce trou, d'à peu près h fouce de diamètre, mesurait 8 pcs. de profondeur, et cela dans une planche de Pin résineux qui, sèche, était devenue aussi dure que du Chêne. Mais chose singulière ; l'insecte, à peu près au milieu de son travail, avait rencontré un clou, faisant alors faire une courbe à sa galerie, il avait continué sa route en demeurant toujours dans l'épaisseur de la planche qui était d'environ IJ- pouce. Le trou était en partie rempli par des boules de pâtée séparées les unes des autres par de la moulée. C'est surtout chez les insectes vivant en société, comme les Fourmis, les Abeilles, les Termites, etc., que l'in- stinct et l'intelligence se montrent à leur plus haut degré. Il nous serait facile d'en citer ici une foule d'exemples, mais comme ce sont des faits pour la plupart connus de tout le monde, nous bornerons ici nos remarques à ce sujet. DU ROLE DE L'INSECTE DANS L'ECONOMIE DE LA CRÉATION. La divine sagesse ayant co-ordonné toutes choses en ce monde dans une harmonie parfaita, l'insecte, bien que souvent, à sa seule vue, nous ne puissions pas toujours reconnaître sa raison d'être, a cependant un rôle à jouer dans l'économie de ce monde, qui ne le cède peut-être en DU RÔLE DE l'insecte. 107 rien, en importance, à celui des autres animaux d'ordres supérieurs. Aussi bien que la Baleine et l'Eléphant, l'in- secte forme un phaînon dans cette chîane qui rattache toutes les existences au Créateur, depuis l'animalcule rai- crospique, invisible à l'œil nu, jusqu'à l'homme, le plus parfait des êtres corporels, que Dieu a formé à sa ressem- blance même. Retranchez l'insecte de la série des êtres, et dès lors l'harmonie n'existe plus, Tordre est troublé, le mécanisme manque de l'un de ses rouages. Qu'est-ce donc que l'insecte ? Est-ce cet être infime, abject, incommode, hideux, que l'on doit écraser partout 011 on le rencontre, et dont un penseur Allemand à cru dire avec raison : " C'est Dieu qui a créé le monde, mais c'est le diable qui a fait l'insecte " ? Oh ! interrogeons-le lui-même ; et si nous lui frétons la parole, il nous dira : je suis le grand destructeur et fabricateur, je suis l'industriel par excellence, l'actif ou- vrier de la vie. En eifet, écartez les herbes qui tapissent le sol de ce vert gazon, courbez vous pour pouvoir distinguer ces tra- vailleurs lilliputiens que leur petitesse soustrairait à vos regards : ce sont les insectes dans leur travail de destruc- tion, rongeant ici une plante, là le cadavre de quelque animal dont la décomposition aurait pu vicier l'air. Sur le sable aride, sous le sol même, milles larves différentes, milles formes de vie sont aussi a l'œuvre, attaquant ici les racines, guettant, poursuivant là leurs proies; les Cicindèlcs, les Carabiques, les Elatérides, les Ichneu- mons, ect., sont du nombre. Pénétrez dans la forêt, prêtez l'oreille un moment au 108 ENTOMOLOGIE ÉLéMENTAlRE. silence qui y règne, ne vous semble*t-il pas entendre comme de l -/C* ^ " ■M— _ ^■^~ "^ ' ^ -^^ . ^^.^ ^^ _^ -^ • ;^ '^^ — ^v.- ^^ c^ x <-> ^ O • ^^ ^ ^ -- 5 o rt> — • Cf.' 3 D _; 7: •-s ^' 1 (75 7. 2. ^ s o '. rT S' 35 o ^ X c» ;;• x' • p;> •— ' o ' /■ ~ ■> ' o Q ^ , , 'D < O ^^ »-J ^ T»' "^ T 3 /^ O '"i j:.. 1) CD» »^ • — c ~ '^ ^. c" t; _^ 1 '.^ »^ ce ! O nt . ■£ Cf. -o r^ w wi o P pi'< R> "< ~» tz ^ 5' -^ o S' 2 < a- ^ C 2 3 a- I PETITE FAUMEMOMOLOGIO DU CANADA. PETITE FAONE ËMOIOLOGIÛ E DU CJlJSTJl.IDJ^. ENVOI. Comme un des plus grands obstacles, en ce pays, à l'étude de l'histoire naturelle, est le man- que d'ouvrages traitant spécialement des pro- ductions naturelles de cette partie du nouveau continent, nous voulons faire suivre les prin- cipes généraux de la science entomologique que nous avons donnés, d'une petite faune de nos insectes, afin que les amateurs puissent y trou- ver un moyen de reconnaître, par l'application, les principes que nous avons posés, en même temps qu'une méthode pour coordonner les collections qu'ils ne doivent pas manquer de commencer dès le début, s'ils veulent faire connaissance avec ce monde des infiniment 128 PETITE FAl'NT ENTOMOLOGIQUE petits, et se rendre familières les règles qui ré- gissent leur organisation, leur vie, leurs mœurs, leurs transformations, leur habitat, etc. Sans collectionner, inutile de viser à devenir, nous ne dirons pas une autorité dans la science qui a fixé votre choix, Entomologie, Conchyologi^, Botanique etc., mais pas même un amateur éclairé en fait de ces sciences. Nous intitulons ces études sur nos insectes Petite Faune, par ce que nos études, nos ob- servations, et les matériaux à notre disposition ne nous permettraient pas encore de pousser nos prétentions jusqu'à devenir l'auteur d'une véritable faune Entomologique de notre pays; et d'ailleurs, les quelques pages de notre pu- blication que nous réservons à ces articles se- raient bien insuffisantes pour l'étendue qu'exi- gerait un tel ouvrage. Tous les jours nous recevons des demandes comme celles ci : Par quel moyen parvenir à l'identification des insectes que je rencontre ? - Ou pourrais-je en trouver des descriptions ex- actes ? Quel ouvrage me procurer dans ce but ? etc. Et nous sommes forcé de répondre : La Faune Entomologique de l'Amérique est encore à faire ; les faunes Européennes, quoique très utiles à ceux qui écrivent sur la matière, sont d'un faible secours pour les amateurs qui voudraient parvenir en peu de temps à l'iden- tification de tel ou tel insecte qu'ils peuvent DU CANADA. 129 Tencontrer. Il existe, il est vrai, une foule d'écrits sur les insectes de l'Amérique, mais ces écrits sont éparpillés et distribués par parties dans un grand nombre de publications pério- diques fort dispendieuses, et qui, par faute de méthode, et pour n'être pas exclusivement con- sacrées à l'Entomologie, rendent les recherches très difficiles et souvent même impossibles ; ajoutons qu'à peu d'exceptions près, ces écrits sont tous en langue anglaise. Les quelques monographies Américaines qui ont été pu- bliées jusqu'à ce jour, se bornent, le plus souvent, à une' seule famille ou à un seul grou- pe, souvent même à un seul genre, et les des- criptions d'espèces étant très souvent détachées de celles de leurs genres, et faites sans aucune liaison avec leurs voisines, l'identihcation, la plupart du temps, devient un traveil long, dif- ficile et très peu sûr. Bornant nos études aux seuls insectes du Canada, nous espérons pou- voir offrir à nos lecteurs, au moyen des clefs et des descriptions succinctes que nous donne- rons, une voie assez sûre d'identifier la plupart de nos insectes, si non, de pouvoir du moins, assez facilement, déterminer la place que tel ou tel spécimen qu'ils pourraient capturer, et dont nous n'aurions pas donné la description, de- vrait occuper dans leur collection. Les tables et clefs analytiques que nous donnerons seront trouvées, nous ne l'ignorons 130 COLÉOPTÈllKS. pas, défectueuses clans bien des cas ; cependant, employées pendant plusieurs années, nous leur avons fait subir maintes et maintes corrections pour les rendre de plus en plus sûres, et toutes défectueuses qu'elles restent encore, elles nous ont toujours été d'un très grand secours. Nous commencerons par les Coléoptères, et nous passerons successivement aux autres or- dres, s'il nous est donné de pouvoir nous y rendre. 1 Ordre. Les Coléoptères. Le mot Coleoptère vient de deux mots grecs, kolem^^ qui signifie étui, et pteron^ aile. Ces insectes ont à la vérité quatre ailes; mais les supérieures, qui sont dures, coriaces, épaisses, sont plutôt des étui qui servent à pro- téger les inférieures, que de véritables ailes ; aussi ces étuis ne servent ils de rien dans le vol. Cette consistance cornée des ailes supérieures, qui donne à tout l'insecte une apparence plus ou moins solide, permet à preuîière vue, de distinguer les Coleop- tère de tous les autres ordres. On donne vulgairement le nom de barbeaux ù tous les Coléoptères ; les Anglais les appellent brelles, et souvent aussi, mais très impro- prement, bugs;. La tôte, dans les Coléoptères, est unie aux thorax par une membrane plus ou moins flexible. Elle varie beau- coup dans sa forme, et plus souvent elle est enfoncée dans la partie antérieure du prothorax, mais elle est aussi quelquefois rétrécie en cou en arrière des yeux. a COLÉOPTÈRES. 131 Les yeux, qui font aussi déforme très variable, sont composés d'un grund nonibre de petites lentiles réunies.. Les ocelles ne se montrent (jue dans un très petit nom- bre d'espèces. Les antennes aflfectent une très grande variété do formes, elles tout filiformes, serrées, pectinées, en massue, moniliformes, capitées, lamellées, etc. Elles sont insé- rées au devant des yeux, un peu au-dessus de la base des mandibules. Les organes buccaux se composent d'un labre, d'une paire de mandibules, d'une paire de mâchoires armées chacune d'un p;ilpe, et d'une lèvre inférieure portant 1 aussi deux palpe*. Le menton qui est ordinairement assez petit, est sou- vent échancré en avant, portant au milieu de cette éehancrure une dent qui est souvent bifide au sommet. La forme de cette dent sert souvent dans la distinction des genres. ]jes trois segments du thorax, qui portent chacun une paire de pattes, varient beaucoup en étendue et en forme. Le prothorax est toujours séparé du mésothorax et se meut indépendamment des deux autres segments, qui sont recouverts par la base des élytres. Les épimères du prothorax atteignent quelquefois la hanche, et quelquefois elles s'en trouvent séparées par les épisternes ; c'est la un caractère important dans la classification. Les élytres ou ailes supérieures, qui sont toujours plus ou moins cornées, sont portées par le mt'sothorax. Les ailes inférieures, membraneuses,, que porte le mé- 132 COLÉOPTÈRES. tathorax, après s'être plissées dans le sens de leur lon- gueur, se replient ensuite en travers pour se loger sous les élytres dans le repos. Elles manquent dans quelques espèces. Les pattes qui sont très variables dans leur forme, portent aux tarses tantôt cinq articles, tantôt quatre, et d'autrefois trois seulement. Ce caractère est d'un grand usage dans la direction des genres, et même des fa- milles. L'abdomen n'a jamais plus de neuf segments, et les arceaux dorsaux sont unis aux ventraux par une mem- brane qui porte les stigmates. Tous les Coléoptères sont à métamorphoses complètes. Les larves sont ou hexapodes ou apodes ; elles ont tou- jours la tête bien distincte du reste. Les nymphes sont inactives et enveloppées d'une membrane assez lâche pour laisser voir les organes de l'insecte parfait. De tous les insectes, les Coléoptères sont de beau- coup les plus nombreux et ceux qui ont été les plus étudiés». On ne porte pas à moins de 120,000 le nombre des espèces connues. De ce nombre, l'Amérique boréale pourrait en réclamer environ 1.500, et le Ca- nada en particulier à peu près 1,500, réparties en 54 familles distinctes, La table systématique qui suit peut servir à dis- tinguer ces familles les unes des autres. TahJe systématique des familles des Coléojyfères. N. B. — Si la réponse à chaque proposition émise sui- vant le chiffre d'ordre est affirmative, vous devez passer au numéro suivant, jusqu'à ce que vous parveniez à un Coleopte;îê3. IRB hôiu de famille ; mais si cette réponse est négiitivc, il faut p isi«er au numéro indiiiué dans la parenthèse pour continuer le mcMne procédé. Les chiffres romains à la suite du nom de chaque fa- mille, indique le numéro d'ordre de chacune de ces familles. PEXTAMÈRES. ' s 1 (G6) Cinq articles à tous les tarses ; 2 ( 9) Premier s'jgiu'ent abdoîninal visible seuîen-.ent aux côtés ; v^ ( 6) Jambes propres à la marche ) 4 ( 5) Antennes insérées sur le fron!.. . CiCiNUÉUDES L 5 ( 4) Antennes insérées sous un rebord de la tête . . , Carabiques IL 6 ( '^) Jambes propres à la nage 5 ^ ( 8) Deux yeux; antennes grêles. . . , D\^tiscïdes IIL 8(7) Quatre yeux I antennes Cjuries, ir- régulières Gyrixides IV. B ( 2) Premier segment abdominal visible au milieu et aux côtés j 10 (21) Segments dorsaux reco*aVerts par l-es élytres demi membraneux ; il (47) Antennes sans fnassue lameî'.éej jambes ïïon fouis- seuses ; 12 (35) Segments ventraux libres; 13 (51) An'tennctj en inasslîe plus eu moins di.-tip.ct«, mais non lamelfée ; 14 (41) Tarses de cinq articles 5 15 (IG) Palpes lotigs, les labiaux très dis^ tants. . , •. HvdropSilides V". 16 (15) Palpes labiaux se touchant à la base ; 17 <24) Hanches antérieures grauiles, coniques, proémi- nentes, à cavités ouvertes en arrière j 134 COLÉOPTÈRES^ 18 (27) Hanches po?térieures proéiiiinenteF, un peu ccni^ ques, sans sillon pour recevoir les cuissses ; 19 (20) Yeux nuls, ou finement granulés. . Silphtdes VJ. 20 (19) Yeux fortement granulés. — Scydménides Vil. 21 (10) Segments dorsaux à découvert, entièrement cor* nés ; •22 (23) Abdomen non flexible ; segments ventraux 5 ou 6 Psélaphides VllL 23 (22) Abdomen flexible 5 seguients ven- traux 8 Staphylinides IX, 24 (28) Hanches antérieures transversea, non proémi- nentes 5 25 (44) Hanches postérieures aplaties, sans sillon pour re- cevoir les cuisses ) 26 (30) Antennes géniculées Histértdes X. 27 (43) Hanches postérieures ovales^ non proéminentes, sans sillons; dernier segment ventral long,, ScapUidiides XI. 28 (40) Hanches antérieures ovales ou arrondies, non proé- minentes; 29 (37) Hanches postérieures aplaties; 1er anneau ventral le phis grand. .. Pbalacrides XII. 30 (26; Antennes droites; SI (34) Tarses plus ou moins dilatés; 32 (33) Cinquième article des tarses plus court que tous les autres réunis.. Nitidulîdes XIII 83 (32) Cinquième article des tarses plus long que tous les autres réunis. Monotomides XIV. 34 (31) Tarses non dilatés, 1er article court Trogositides XV. 35 (45) Les 4 premiers segments ventraux soudés ; tarses à 4 articles; 36 (46) Antennes régulières; jambes non fouisseuses Colydiides XVI, 37 (29) Hanches postérieures légèrement proéminentes? segments ventraux sub-égaux 5 COIÉOPTÈRES. 135 38 (39) Hanche? interinéJiaires distantes des antérieures Cucujidks XV'IL 30 (38) Hanches interniéJiaires et antéri- eures contigues Cuyptophagides XVKI. 40 (28) Hanches antérieures coniques, leurs cavités confiuentes, fermées en arrière Dérodoxtides XIX. 41 (42) Tarses (le 3 articles. .. . ... Lathriduues XX. 42 (14) Tarses (îe 4 articles. .. . Mycétoph.\gides XXI. 4'S (18) Hanches postérieures avec un sil- lon pour recevoir les cuisses . Dermestides XXII. 44 (25) Hanches postérieures avec un sil- lon pour recevoir les cuisses. . . Byrrhides XXIII. 45 (50) Les 3 premiers segments ventraux soudés ; tarses à 5 articles, le der- nier très long ». Parxides XXIV. 46 (3G) Antennesirrégulières, jambes fouis- seuses. HÉTÉROCÉRIDES XXV. 47 (11) Antennes à massue lamellée ; jambes fouisseuses; 48 (49) Articles de la massue fixes... . Lucanides XXVI. 49 (48) Articles de la massue mo- biles SCARABÉIDES XXVII. 50 (35) Les 2 premiers segments ventraux soudés; antennes dentées.. . Buprestides XXVIII. 51 (13) Antennes plus ou moins dentées, sans massue réçrulière : O 7 52 (57) Hanches postérieures avec un sil- lon pour recevoir les cuisses ; 53 (54) Hanches antérieures globu- leuses ..... Elatérides XXIX. 54 (53) Hanches antérieures transverses ou coniques ; 55 (63) Tête non rétrécie en arrière ; 56 (64) Epimères du mésothorax atteignant les hanches Dasctllides XXX. 57 (52) Hanches postérieures sans sillon ; i loG COl.ÉOPïèllES. 58 (62) Tarses non lobés; lianches postérieures plus ou moins proéiuinentes ] 59 (65) Hanches antérieures longues, avec un trochantin; 60 (61) Segments ventraux 7 ou 8.. Lampyrides XXXI. 61 (60) Segments ventraux 6, ou 5 en ap- parence. .... . Malacbiides XXXîI. 62 (58) Tarses avec lobes tnenibraneux; hanches postérieures aplaties... Ci.ÉiaDES XXXIII. 63 (55) Tête brusquement rétrécie en ar- rière CUPÉSIDES XXXIV. 64 {ô^) Epimères du mésothorax n'attei- gnant pas les hanches Ptinides XXXV 65 (59) Hanches antérieures arrondies, sans trochantin Ptinides XXXV. HÉTÉROMÈRES. 66 (89) Quatre articles aux tarses posté- rieurs, 5 aux 2 autres paires ; 67 (72) Cavités coxales antérieures fer- mées en arrière ; Ç>'è (70) Crochets des tarses simples ; 69 (71) Pénultième article des tarses muni d'une brosse Téxébrioxid es XXXVI. 70 i'o'è) Crochets des tarses pectines. CiSTÉLiuES XXXVII. 71 (69) Pénultième article des tarses muni d'une brosse Lagriides XXVItl. 72 (67) Cavités coxales antérieures ouvertes en arrière; 78 (78) Tête non fortement rétrécie en arrière; 74 (76) Hanches intermédiaires coniques, fortes; 75 (77) Prothorax à bords latéraux dis- tincts MÉLANDRITDES XXXIX. 76 (74) Hanches intermédiaires peu proé- minentes ; tête horizontale Pythides XL. 7 (75) Prothorax sans bords latéraux dis- COLÉOPTÈRES, 13T tincts Œdémérides XLI. 78 (7o) Tête fortenient rétrécie en arrière des jeux ; 79 (80) Tête graduellement rétrécie en ar- rière des yeux Céphaloides XLII. 80 (79) Tête brusquement rétrécie en ar- rière des yeux; 81 (82) Prothorax à sutures latérales dis- tinctes, sa base de la longueur des élytres Mordellides XLIIL. 82 (81) Prothorax sans sutures latérales distinctes; 83 (88) Prothorax plus étroit que la base des élytres; 84 (85) Hanches postérieures non proémi- nentep Axthicides XLIV- 85 (34). Hanches postérieures fortes, j)roéminente5 ; 86 (87) Crochets des tarses simples. Pyrochroides XLV. 87 (b'6) Crochets des tarses fendus ou den- tés MÉLOIDES XLVI.. 88 (83) Prothorax, aussi large que la base des élytres Rhipiphorides XLVH. TÉTRAMÈRES. 89 (96) Quatre articles à tous les tarses ; 90 (91) Tête prolongée antérieurement en rostre. Curculionides XLVHI». 91 (30) Têie non prolongée antérieurement en rostre; 92 (94) Antennes avec une massue, ou du moins épaissses à l'extrémité; 93 (95) Tête terminée par un museau ar- rondi SCOLYTIDES XLIX^ 94 (92) Antennes filiformes à l'extrémité, longues CÉRAMBYCIDES L. 95 (93) Tête non terminée par un mu- seau ; labre distinct Chrysomélides LI. 158 COLÉOPTÈRES TRIMÈRES. 96 ( 1) Trois articles aux tarses ; 1)7 (100) Antennes grossies à l'extrémité, plus courtes que la tête et le protliorax réunis ; corps hémisphérique ou racourci ; 98 (99) Palpes maxillaires sécuritbrmes COCCINELLIDES LU. 99 (98) Palpes maxillaires filiformes ou seulement grossis Endomychides LUI. 100 (97) Antennes ordinairement plus lon- gues que la tête et le prothorax ré- unis ; en massue perfoliée Erotylides LIV, Fam. I. CiClNDELlDES. CicindeJcB. Tête large ; mandibules longues et à dents aiguës. ■ Antennes filiformes, insérées sur le// ont, au dessus de la base des mandibules. Mâchoires portant 2 lobes, l'extdrieur bi-articulé et l'intérieur avec une dent articulée à son extrémité, dans les espèces de notre faune. Fig. 4,^. Menton profondément échancré ; avec une dent aiguë m milieu ; languette petite, cachée ; base des palpes labiaux libre. Fig. 4,^. Prothorax avec épimères et épisternes distincts. Métasternum en pointe en arrière, atteignant l'abdo- men. Abdomen avec les trois segments antérieurs soudés ; à 6 segments dans les femelles et ordinairement 7 dans le maies. Fig. 4,'^. 1---CÎCÎNDÊMDES fô9 Jambes grêles, propre à la course ; hanelics posté- rieures dilatées intérieurcnient, n'atteignant point le bord du corps ; tarses î,\ 5 articles. Les Cicindélides sont tous éminemment carnassiersî tant à l'état de larves qu'à l'état parfait. Ces larves, assez bizarres dans leurs forme, Fig. 22, guettent leurs proies dans des trous qu'elles se creusent dans la terre. Cette famille, dans notre faune, se borne '^' ^ ' au seul genre Cicindèle. Les Gicindcles sont des insectes très agiles, de forme gracieuse, et plusieurs sont très brillantes en couleur. Gen. CiciNl.ÈLE. CicindclGi Linné. Mêmes caractères que ceux de la famille. Les Cicindèles ont le 3e article des palpes maxillaires plus court que le 4e, c'est ce qui les distingue particu- lièrement des autres genres de cette famille. Les Cicindèles se rencontrent sur les terrains sablon- neux nus, où elles se tiennent pour guetter leurs proies. Les Anglais leur donnent le nom de Tlger-Beetles. Nous en compto-is 12 espèces dans notre faune* N. B. — Dans les descriptions d'espèces, en outre des abbréviations des noms d'auteurs, nous nous servirons encore des suivantes: C. signifiant commun; CC. très commun; PC. peu commun ; R. rare; PtR. très rare; AR. assez rare. Notis mettrons de plus en italiques les caractères les plus saillants qui peuvent distinguer chaque espèce de ses congénères. Fig, 22.-^Une larve de Cicindèle* 140 COLÉOPTÊRESi. 1. Cicindèla à labre blanc. Ciclndda alUlahrls Kirby, C. longildbns, S;iy. — Noirâtre ; tête et thorax teints de verdâtre; articles basilaircs des antennes noirs- bleuâtres; labre blanc, très long, obtiisément caréné an milieu^ tridenté au bord; mandibules blanches prèrf delà base ; palpes bleus ou cuivrés. Elytres avec une tache blanche à l'épaule, une autre près du bord en avant du milieu, une bande courbe, transverse, au milieu, et une autre tache vers le bord postérieur. Ventre noir à reflets purpurins. Longueur f pouce. a. IiGS taches des élytres obsolètes. PC. — Se rencontre particulièren;ent dans les chemins traversant des bois ou des endroits he; beux:. 2. Cicindèle à 5 points. Ciclndda sexguttata. Fabricius. — D'un vert bleuâtre brillant sur tout le corps. Antennes avec les 4 articles basilaires verts, les autres noirs-bruns; labre blanc, bordé de brun, tridenté ; man- dibules blanches en dessus, noires à l'extrémité ; yeux bruns. Elytres vertes, brillantes, d'un bleu purpurin au delà du milieu, avec ^points blancs sur le bord extérieur. Longueur un peu plus d'un demi pouce. Les points blancs sont quelquefois plus ou moins effa- cés. Les deux inférieurs sont en taches transversales. La plus brillante de toutes n3S Cicindèles. — Chemins dans les bois, bords des rivières. C. 3. Cicindèle pourpre- Cicindela purpurea, Olivier. * — Purpurine en dessus, d'un vert bleuâtre en dessous. La tête, les lignes enfoncées du thorax et les bords des élytres verts. Elytres avec une bande courbe transverse au milieu, une ligne transversale au sommet, et un point 1. — CICINDÉI.IDES. "l41 intermédiaire so is unrgir.al, blanchâtres. Trcchantins pourpres. Longueur | pouce. C. Assez vnriable ; les marques souvent plus ou moins effacées et le pourpre passant plus ou moins au vert. Se rencontre particulièrement dans les sols glaiseux. 4. Gicindèle commune. CkinJeki vuJgaris. Say. Fig. 23. — D'un brun cuivré ou d'un biunâtrc foncé avec de nombreux petits points irréguliers verts. La tête verte à la base en dessus ; les 4 articles bnsi- laires des antennes verts, les autres ob- scurs. Labre blanc, avec 3 dents noires au bord et 4 points marginaux; mandi- bules blanches à la base, noires Ci l'ex- trémité. Elytres avec la suture et le bord i^ig. 2.i. extérieur cuivrés, chacune portant trois marques blanches, la première consistant en un point sur l'épaule qui se j^^^olonge en tine ligne sur h bord ex- térieur, tVoîi elle se dirige ohliquemenf vers lu suture sans la tojiclier ■ la 2e, qui forme la bande transversale du milieu, se dirige carrément vers la suture jusqu'au milieu de l'élytre, puis se plie à angle droit pour se diri- ger vers le sommet en se recourbant à l'extrémité vers la suture ; la 3e partant d'une lunule vers le sommet, suit le bord extérieur pour se courber en occupant toute l'extrémité jusqu'à la suture où elle s'épaissit un peu. Longueur un peu plus d'un demi pouce. C. — La tache humérale qui se dirige obliquement sans se courber vers le milieu de l'élytre est le caractère le plus saillant de cette espèce. lis. 23. — La Cicindèle commune. 142 COLÉOPTÈRES » 5. Cicinlèle à 12 points. Cicuahla l2-gutf(it<(, DeJean. — D'un brun cuivré et un peu plus petite que la précédente. Le croissant de la tache humérale de l'é- lytre et celui de l'extrénâté étant interrompus, forment 4 taches, la bande médiane étant aussi eff-icée à l'endroit de sa courbe en formant aussi deux autres, chaque élytre se trouve en porter six. Labre unidenté. C — Se rencontre particulièrement dans les sols glai- seux. 6. Gicindèle répandue. CiclmMa repanda, De Jean. — D'un brun cuivré un peu clair. Assez semblable à la C. VuJgaris, à. l'exception du labre qui n'a qu'une dent et de la marque humérale do l'élytre qui au lieu de s'allonger en ligne directe vers la suture, se redresse vers la base de V élytre en formant un véritable croissant. Elle est aussi de taille un peu inférieure. ce. — Plus commune que la G. Vidgaris en bien des endroits. On donne encore les espèces suivantes comme appar- tenant au Canada, mais nous n'avons pu encore en cap- turer nous-niême. 7. C. Lecontei, Haldemann. — Nous ne la connaissons p:is. 8. C. splendida, Hentz. — Nous ne la connaissons pas. 9. C. limbalis, Leconto. — Ne serait qu'une variété de \îx purpurea, et s'en distinguerait sur tout par la bande médiane des éîytrcs qui serait moins courbée et plus grosse. Mr. Couper dit l'avoir trouvée à Natashkouan. 10. C. generosa Dej. C. obliqua ta, Kirby. — De plus forte taille que toutes les précédentes. Marques des II — CAIIABIQUES. 143 élytres comme dans la répandu^ mais beaucoup plus lar- ges, celle du milieu surtout. 11. C. hirticoUis, S'ày, — Ne serait qu'une variété de la repanda. 12. C. 2mnct'(Iata, Fabricius. — D'un brun très foncé, voisine de la \2,-guttata. Elytres avec quelques points blancs et une suite de points enfoncés, brillants. Ces marques souvent oblitérées. Très commune en Géorgie. Fam. II. CaraBîQUES. Carahidœ. Tête large ; mandibules longues, découvertes. Antennes inaérées sous un rebord de la tête, un peu en arrière de la base des mandibules. Mâchoires à 2 lobes, l'extérieur bi-articulé, l'intérieur courbé, aigu, et cilié d'épines. ]\[enton profondément échancré, à languette plus ou moins proéminente, ordinairement muni de paraglosses. Prothorax avec épimères et épisterncs le plus souvent distincts. J\[étusternum en pointe en arrière, atteignant ordi- nairement le 2e segment abdominal. Abdomen avec les 3 premiers segments soudés, le pre- mier visible seulement aux côtés. James grêles, propres à la marche ; hanches anté- rieures globuleuses, les postérieures dilatées intérieure- ment ; tarses à 5 articles. Une des familles les plus nombreuses en espèces. Les Carabiques sont presque tous des carnassiers, faisant la guerre à une foule d'autres insectes, et, par cela même, pouvant être rangés parmi les insectes utiles. Les nom- 144 COLEOPTERES. breusce espèces d'un ccetaiu nombre de genres en ren- dent l'identification très difficile. Cette famille se partage en 2 sous-familles, savoir: les Carabidcs et les Harpalides. 1(14) Eplnières du mé.^othurax atteignant le. hanches - CAIIABIDES. 2(13) Antennes à base découverte : jambes antérieures simples, entières ; .^(4) Mésosternum caché par le proster- num : écusson o 1- Ovioi'Hkox. 4(3) Mesosternum vi.'îible, écusson distinct} 5( G ) Caviié.s coxales antérieures fermées par le prosternum ; élytres finement ocellées 2. Ei.APiiaE. G(ô ) Cavités coxales antérieures ouvertes ; 7(12) Tête triangulaire , labre non bilobé ; 8( D ) Menton avec 2 dents 3. Nébrik. 9( 8 ) Menton avec une seule dent 5 1U(1 1) oe article des antennes fortement com- prin.é 4.CALOSOME. 11(10) He article des antennes cylindrique.. 5. Carabk. 12(7) Têie allongée; labre profondément bilobé • ^- Cyciire. 18( 2 ) Antennes à base cachée sous un repli du front ; jambe^ antérieures dilatées et échancrées au côié iiitersie 7. Dysciiirie. 14( 1 ) Epimères du mésosthorax n'atteignant pas les hanches HARPALIDES. 15(16) Abdomen à 7 ou 8 segments.. 8. BRACHiNh;. 1G(15) Abdomen à 6 segments ; 17(28) Elytres tronquées à l'extrémité ; 18(19) Antennes à premier article allongé, ^ veln ; tête avec un cou 9- Galeritk. 19(42) Antennes à premier article non allon- gé ; articles 1-3 glabres ; 11 — CARABIQUKS. 145 20(21) Tête res.sorrée en arrière ; thorax pé- doncule 10. LÉBIE. 21(20) Tête non resserrée en arrière ; 22(27) Articles des tarses siiupîe.s, filiformes ; 28(2G) Palpes labiaux grêles ; 24(25) Thorax tronqué à la base 11 Dromie. 25(24) Thorax légèrement lobé à la base. 12. Métablète. 26(2o) Palpes labiaux forts, dilatés.... 18. Axixopalpe. 27(22) 4e article des tarses triangulaires, bilobé 14. Cyminuis. 28(17) Eljtres obliquement sinuées au sommet; 29(;->7) Tarses antérieurs des (^ avec 2 séries de papilles ; H0(3H) Jambes antérieures grêles ; articles dilatés des tarses étroits ; 31(o2) Dent du menton échancrée ; ongles plus ou moins dentés 15. Calathe. 32(.")1) Dent du menton entière; ongles sinv p'es IG. Platyne. 83(;>0) Jambes antérieurs épaissies à l'extrémité; articles dilatés des tarses triangulaires ou cordés; 34(85) Dernier article des palpes dilaté 17. Myas. 85(8 4) Dernier article des palpes cylindri- que; élytres à points enfoncés plus ou moins nombreux 18. Ptéuostique. 3G(85) Dernier article d^s palpes ovale ; ély- tres sans points enfoncés; tête sans aucun rétrécissement en arriére 19. Amare, 87(29) Tarses antérieurs des ç^ fortement spongieux pubescents ; 88(89) Labre émarginé et impressionné ... 20. Dicèle. 39(88) Labre non impressionné; 40(41) Corps pubescent; stries extérieures des élytres normales 21. Chlén'ie. 41(40) Corps glabre; 8e et 9e stries des ély- tres contiuentes 22. OoDES. 146 COLÉOPTÈUES. 42(43) Les quatre premier articles des an- tennes glabres 23. HAPLocniLE. 43(1 'J) 3e article des antennes plus ou moins pubescent; 44(53) Tarses antérieurs et du milieu des J^ filiformes ou avec 4 articles dilatés ; 45(4G) Tarses antérieurs des çj" non dilatés; labre échancré 24. Agonodèue. 4G(45) Tarses antérieurs et du milieu des (^ dilatés; 47(48) Articles dilatés des tarses avec une brosse en dessous 25. Anisodactyi.e. 48(47) Articles dilatés des tarses avec des papilles squamiformes; 49(50) Menton fortement denté 2ô. Buadycelle. 50(49) Dent du menton très petite ou o; 51(52) Thorax à peu près carré 27. Hakpale. 62(51) Thorax arroridi. 38. Siénolopiie. 53(44) Tarses antérieurs des (^ avec 2 articles oblique- ment dilatés 54(55) Palpes à article terminal tronqné, cy- lindrique 29. Patrobe. 65(54) Palpes à article tenmnal petit, subulé ; 5G(57) Stiies t-uturales non recourbées au sommet 30. Bembiuion. 57(5G) Stries suturales recourbées au sommet. 31. Tachys. 1. Genre Omophron. OmojJiron, Latreille. Corps rcuKirqurblc par iSa forme convexe, jrresque hé- misphérique. EcHsson 0. Prothorax se prolongeant en pointe à la phice de l'ecusson. Eiytrcsà stries très nom- breuses. Tête en pointe en avant ; suture clypéale an- guleuse. Une seule espèce qu'on trouve d'ordinaire dans les sables humides, près des ruisseaux. II. — C ARABIQUES. 147 Omophron Amérique. Omophwn American mn, Pej. — Longueur, 0.6 pouce. Pâle, varié de vert plus ou moins foncé. Une bande verte sur le vertex plus ou moins large, (^chancrée au milieu. Elytres avec 3 bandes vertes transversales, en zigzags, se confondant plus ou moins et confluentes à la suture — AR. 2. Gen. Elaphre. Elaphnis, Fabricius. Yeux gros et proéminents» Elytres portant de gros points ocellés. Suture clypcale droite. Hanches an- térieures entourées par le prosternura. Dent de la cavité du menton bifide. Métatborax sans épimères visibles. Les Elaphres se rapprochent beaucoup des Cicindèles par la forme, et aussi par leurs habitudes. 3 espèces dans notre faune, qu'on trouve sur les vases humides des bords des ruisseaux. 1. Elaphre champêtre. E/aphnis ruscarius, Dej. — Longueur 0.3 pouce. D'un vert bronzé. Yeux noirs, très saillants. Tête et prothorax finement ponctués, ce dernier avec une ligne longitudinale enfoncée et un ren- flement au milieu. Jambes brunes ; tarses noirs. Ely- tres avec des enfoncements arrondis et aplatis au fond. — AR. 2. Elaphre poli. E/aphnts poUtus, Leconte. — Lon- gueur 0.4 pouce. D'un vert bronzé luisant. Frothorax avec une ligne longitudinale enfoncée au milieu, se bifur- quant en avant, avec un gros point enfoncé do chaque côté, au milieu. Points ocellés des elytres comme mammelonés, c^esi-ùrdiro portant au fond un petit sou- lèvement rebordé tout autour. — AR. 148 COLEOPTERES. 3. Elaphre cicatrisé. Elaphrvs cicafricosus, Lcc. — Longueur, 0.8 pouces. D'un bronzé très foncé et uni- forme. Points ocelk^s des élytrcs comme dans l'espèce précédente, mais encore p?Ms apparents. — R. 3. Gen. Nébrie. Nehria, Latreille. Tête hrièvement ovalaire, non rétrécie en arrière. Dent du menton hijîde. Antennes grêles, au moins 'de la lon- gueur de la moitié du corps. Prothorax transversal, cordiforme, ayant tous ses angles distincts. Elytres peu convexes ou déprimées. Nébrie pieds pâles. JVehrîa pallipes, Say. — Longueur, 0.6 pouce. Tout le corps brun, quelquefois assez pâle. Antennes et pattes jaunâtres. Prothorax cordiforme, portant un rebord relevé sur les côtés. Ely- tros aplaties, à stries finement ponctuées. R. Les espèces manntrhemn, casfanipes et mœsfa sont énuraérées parmi les insectes Canadiens, mais nous n'a- vons encore pu prendre aucune de ces dernières. 4. Gen. Calosome. Calosoma, Weber. Labre transversal, faiblement bilobé. Dent du menton simple, aiguë. 3e article des antennes pilais long que les auirff(j comprimé, trancliant en arrière. Prothorax court, fortement arrondi sur ses côtés, ses angles postérieurs non saillants. Elytres en carré allongé toujours convexes. 1. Calosome chaud. Cah- Fig. 24, soma calidum, Fabr. Longueur II.^CARABIRlTEg. 149 1 pouce. D'un noir un peu cuivré, surtout sur les ély- tres. Pieds noirs ; antennes noires, un peu plus pâles à l'extrémité. Elytres très rabattues postérieurement et portant chacune 3 rangées de gros points enfoncés et dorés. C— Fig. 24 et 11. 2. CalOSOme froid. Cahsoma frigîdum, Leconte. — Longueur 1 pouce. D'un noir uniforme dans toutes ses parties. Elytres moins rabattues postérieurement que dans le précédent, portant aussi 3 rangées de points enfoncés, mais non dorés. RR. 3. CalOSOma scrutateur. Cahsoma scruta for, Y nhr. — Un peu plus grand que les précédents. Prothorax: d'un beau violet cuivré ; elytres d'un heau vert métalli- que, bordées tout autour d'une ligne cuivrée. — Non en- core rencontré dans la Province de Québec, pensons- nous ; se trouve dans Ontario. 5. Gen. Carabe. Carahus, Linné. Labre bilobé. Dent du menton très-forte. 3e article df'S antennes cylindrique. Prothorax plus ou moins cor- diforme. Elytres en ovale plus ou moins allongé. Point d'ailes. 1. CarabB denté. Carahis serratus, Say. — Long. .80 pouce. D'un noir noir ou quelque peu bleuâtre; elytres et prothorax marginés de bleu. Les elytres por- tent 3 rangées de points allongés et soulevés, séparées- entre elles par des points enfoncés. — C. 2. Carabe de Lapilay. Carabus Lapîlayi, La- porte. — Longueur .90 pouce. D'un bronzé plus ou moins prononcé. Elytres portant 3 rangées de points allongés et soulevés, séparées entre elles par une côte soulevée. — PC. 150 COLÉOPTÈRES, 3, Carabe rebordé. Carahus Umlatus, Say. — Lon- gueur 1 pouce. D'un noir sale. Elytres portant 3 rangées do points allongés et soulevés, séparées entre elles par 3 côtes soulevées. — Ontario. On attribue encore à la faune Canadienne le C. Agas- sissii, Lee. que nous ne connaissons pas. 6. Gen. Ctchre. CijcJirvs, Fabricius. Tête très allongée ; lahre profori dément hilohé. Men- ton très fortement échancré, sans dent. Prothorax cor- diforme, à angles postérieurs arrondis. Elytres soudées ; point d'ailes. Fig. 4 et 5. Cychre de LeCOnte. Cychrus Lecontei, DeJean. — Longueur .70 pouce. D'un beau noir bleuâtre ou violacé. Elytres soudées et portant des stries longitu- dinales très nombreuses. — PC. Ce bel insecte se rencontre dans les forêts, sous les feuilles sèches, les pierres, etc. 7. Gen. Dy^chirie. DyscMrius. Bonelli. Labre court, un peu échancré. Dent du menton très petite ou nulle. Antennes à hase cachée sons Un repli du front. Prothorax subglobuleux en dessus. Jambes anté- rieures dilatées etprofondémentécliancrées au côté interne. Ces petits insectes se trouvent sur les sables, au bord des eaux, se montrant surtout quand brille le Soleil. DySChirie globuleuse. Dyschirius glohuhsus, Put- zeys. — Longueur .15 pouce. D'un noir foncé brillant. Prothorax globuleux, avec un étranglement en forme de cou qui le sépare des elytres. Antennes et pattes roi s- sâtres. Elytres fortement striées. — AC. lî. — C ARABIQUES. 151 Les espèces iiigripes, ^ Lee, sphœricolJis, Piitz. et setosus Lee. sont aussi données comme se rencontrant en Canada. Sous-famille des Harpalides. Epimères du mésnthoraxn^ atteignant pas les hanches. Hanches du milieu fortement écartées parle mésosternum. Jambes antérieures toujours fortement échancrées au côté interne. Stries des élytres jamais plus de 9. 8. Gen. Brachine. Brachinus, Weber. Menton ordinairement -sans dent. Eljtres presque carrées, plus larges que le prothorax en avant, et tron- quées à l'extrémité. Abdomen à 7 ou S segments. Corps noir, tête et prothorax ferrugineux, élytres vertes ou brunâtres, telle est la coloration de presque toutes les es- pèces. Les Brachines se j-encontre sous les pierres, dans les lieux secs. Ils ont la faculté d'émettre, lorsqu'on les saisit, une vapeur ou fumée plus ou moins corrosive. 1 . Brachine fumant. Brachinus f amans, Fabr.— Longueur .60 poace. Elytres violettes, à stries sans ponctuations. — R. 2. Brachine COrdiCOlîe. Brachinus cordicoUis, De J. — Longueur .40 pouce. Prothorax fortement cordé et allongé postérieurement. Elytres bleuâtres. — R,. 3. Brachine moyen. Brachinus médius, Lee. — Lon- gueur .25 pouce. Prothorax renflé en avant et peupro- longé en arrière. Elytres violettes. — R. 9. Gen. Galérite. Galerita, Fabricius. Menton échancré, avec une dent bifide au milieu. 152 COLEOPTERES Dernier article des palpes sécuriforme. Tête munie d'un cou court et très étroit. 1er article des antennes allon- gé, véhf, Elytres déprimées, tronquées. Articles des tardes triangulaires. Galérite janus. Gahrita janus, Fabr. — Long. 80 pee. Tête noire, velue; 1er article des antennes, pattes et thorax roussâtres. Prothorax ebrdiforme, allongé, étroit, finement ponctué. Elytres d'un noir violacé, déprimées, tronquées obliquement à l'extrémité, pubes- cente?. Dessous noir. — Ontario ; dans les souches pour- ries. 10. Gen. LéBIE. Lelia, Latreille. Menton sans dent. Tête plus ou moins rétrécie en arrière. Prothorax arrondi aux angles antérieurs, à angles postérieurs distincts. Abdomen à 6 segments. Elytres peu convexes, tronquées à Vextrémité. Les Lébies sont de taille moyenne ou petite. On les trouve sous les écorces, sur les troncs d'arbres et sur les fleurs. La plupart sont ornées de couleurs très vives. 1. Lébie à ventre noir. Lehia atriventris, Say.— Longueur .30 pouce. Ferrugineuse. Elytres d'un pour, pre foncé, élargies à l'angle postérieur externe. Stries sans ponctuations. — AR. 2. Lébie tricolore. Lella triœlor, Say. — Longueur .35 pouce. Tête noire ; bouche, antennes, thorax et pattes ferrugineux; elytres vertes ^ brillantes. Ventre noirâtre. —G. 3. Lèbie verte. Lebia viridis, Say. — Longueur .22 pouce. D'un beau vert métallique bf niant ; ventre noir. AC. Se trouve ordinairement sur les fleurs. II — CARABIQFES. 153 4. Lébie "petite. Lehia pumila, De Jean. — Longueur .18 pouce. jD'iui noir uniforme dans tontes ses parties. Eîytres courtes, tronquées carrément à l'extrémité. — AC . Se rencontre sur les fleurs. 5. Lébie SCapulaire. Lehia scapuJarîs, DeJean. — Longueur .28 pouce. Tête, prothorax et tout le dessous du corps roussâtres. Yeux noirs. Antennes brunâtres à, l'extrémité. Elytres noires, avec une bande longitudinale ronsse sur le milieu de chacune. — AC. Se rencontre sur les fleurs. 6. Lébie fourchue. LrliafnrcatajLcconxo. — Lon- gueur .45 pouce. Tête, prothorax et dessous du corps rougeâtres. Les yeux, les antennes et les pattes en partie, noirs. Elytres jaunâtres, avec 2 barres noires obliques sur chacune, la 1ère partant de l'angle humerai extérieur, et la 2e du milieu de la largeur de l'élytrc à peu près, et toutes deux s'inclinant vers la suture et se terminant sans atteindre le sommet. — KR. Trouvée sur la grève. 7. Lébie axillaire. Lebia axiUaris, DeJ. — Lon- gueur .25 pce. D'un marron foncé. Dessous, pattes, antennes et bords du prothorax, jaunâtres. Chaque élytre porte aussi 2 taches de la* même couleur, la 1ère grande, occupant presque toute la moitié antérieure, sans toutefois toucher aux bords ; la 2e petite, à V extrémité, rapprochée de la suture. — R. 8. Lébie enfumée. Lebia fusçata, DeJ. — Longueur .35 pce. Assez semblable à la précédente dans sa colo- ration, mais de plus forte taille. La tache antérieure des elytres débouche à Vépaule, et la postérieure occupe toute V extrémité. — RR. 154 COLÉOPTÈRES. 11. Gen. Dro.mie. Dromiiis, Bonelli. Tête peu rétrtcie en arrière. IMenton s.ins dent. Labre entier, transversal. Prothorax cordiforme et coupe carrément à la base. Elytres planes ou légèrement con- vexes. Pattes grêles; tarses simples, filiformes. Petits insectes vivant sous les t'corces ou les pierres, très agiles. Promie Brunâtre. Dromius piceus, DeJ. — Longueur .40 pce. D'un noir roussâtre. Antennes, bouche et pattes, rousses. Prothorax bordé de roussiitre. Elytres tronquées carrément et presque cchancrées à l'extrémité. — KR. Non encore trouvé à Québec. 12 Gen, Métablète. MetaUetus. Schmidt. Menton pourvu d'une dent. Thorax prolongé à la base en une espèce de cou. Tels sont les caractères qui dis- tinguent les Métablètes des Dromies. Métablète d'Amérique. Métalletus Americanns, Schaum. — Longuciir .20 pce. D'un noir uniforme. P]ly- tres aplaties, un peu plus courtes que l'abdomen, et cou- pées carrément au sommet. — R. 13 Gen. AxIjXOPALPE. AxùiopaJjnis, Leconte. Menton muni d'une dent. Palpes labiaux courts, leur dernier article dilaté, sécuriforme. Prothorax laro-e? rétréci en arrière, avec sa base prolongée. Tarses filifor- mes. Corps assez déprimé. Axinopaîpe à 2 taches. Axlnopalpiis hiplagiafvs, Lcc. — Loniîueur .20 pce. Noir, avec une grande tache pâle sur chaque élytre, partant de l'épaule et se dirigeant îî.— CARAfiiQÙES. ioo obliquement vers la suture. Antennes rousses à la base, brunes à l'extrc^mité. — KR. Non encore trouvé à Québec. 14 Gen. Cymindis. Oi/mùidis, Latreille. Menton muni d'une forte dent obtuse. Palpes labi- aux, plus ou moins sécurifornies. Prothorax cordiformCj rcbordé latéralement en arrière, avec ses angles posté- rieurs redressés. Corps velu, i^es 4 premiers articles des tarses antérieurs s ubji H/ormes, légèrement dilatés, le 4e échancré. Les Cymindis se trouvent sous les feuilles sèches, les pierres, les écorces, etc. Nous en comptons 3 espèces dans notre faune. *■ 1. Cymindis réfléchie. Ci/mindis reflcxa, Lee— - Long. .38 pce. D'un brun rougeatre ; pieds plus clairs. Elytres finement ponctuées, plus courtes que l'abdomen. Tête et prothorax fortement ponctués, ce dernier large- ment rebordé. — P C. 2. Cymindis velue, Cpnindis pilosa, Say'.— Long. .45 pce. Mêmes couleurs que dans la précédente, bords des élytres et du prothorax plus clairs. Eli/fres égalant presque V abdomen, à ponctuations sur les côtes moins nombreuses et plus prononcées. Prothorax à rebord étroit. —PC. 3. Cymindis négligée, Cymindis neglecta, Halde- man.— Long. .30 pce. Brunâtre, avec les angles humé- raux des élytres plus clairs. Prothorax à rebord très étroit. Elytres finement ponctuées, moins toute fois que dans l'espèce 1.— PC* '" Ofigliûs plus ou mnim pea|:i«4t». 0^-klil^^ sociétaire. Onluthm pagm-lm, PeJean- m milm-* TpM wr peu allpnè5*^e, M^^pp^ent rét>#i6 ^^^ ftfpjèpp.. |:»Fp|;})ppftj| fip|-4ifpvi«p, Jljlytp^^ o):)|uMgUÉJÉj, pla... - OU peu pouvejjues, pbli(jueu)ûiit Éiirm>^es à Tiiii^tMMiiM. I^^a Jpli§ inspptps, à F^^^ts uj0t»m(|ues, à élytr^p très «i. pyiiu^pe, Qwél^Pfi ^'^n ppnipte pas «wins 4a §0 espèpu Gf^fpQHf h (lhHm4m^. dm mpèpm, 4. PfpHipp»;* ^ijpng^ PI) CPU ppfstéFi^^vem^nt l, Pmlhit, §! Angles ppstpFJMMvs i4w prwMiPV4« ^rtHMé^ j » Antennes p)»jrea ^ Im. Iiftsej g jjJli'Hx'ti Miitilléi^b lie gn(d |4pinM enfpnaéaj PJytFPfj p( pppthpm^ lipRléâ 4e ♦^ e( |iiiii|iiims 4'un lironaé ii §i prpthpFH* vepN, ftveQ I une ljftn4e brune au mi I i udtiii . ., ,. 1/, /'n/iinnih, " ttllNM^^ ... .iif, f*mn'/i/in'Hiln, «*^ «'Imi» .•,,.. ,,,,-- I '■■>. Iinpiiirulu, lVo()«//»'«>r tt)l*/«(K^,, , ^», Oupripaimi» \'rh\\\itri{n luntrif »«ifM/»l/i(,iilttj^(aj j>(,ft(6^it*(H't*»MtJMl/ ,,,, V, iMt^iiiniiriun, h \(,\^\rpn ft /sill'/ntt ^/jMfi*jM»:< *ï/frt^}^ttj Cj, Af»^)pft ^>oftl6fieMr« (1)1 pr'^Mi'^m* (^>'//A>ijJM*'Ht«j l'ttM-^wl/tfMhPrt fMiMwJfiart ,.'A, Ninuiiiuit, 1,0 |t>f Afilttlii postérieurs arrondis, Elytres en ovale post(5rieurement. — C. IL Platyne excavé, Platynus excavatus, Lee. — • Longueur .28 pce. D'un bronzé uniforme ; pieds très peu plus clairs. Corps robuste, très peu dépriuïé. Ely- tres avec des impressions enfoncées. — C. 12. Platyne pieticorne. Platynus j^icticomis, Lee. — Long. .38 pce. Brun ; pattes rousses. Antennes rous- ses à la base, noires' au milieu et blanches à l'extrémité. — RU. Non encore trouvé à Québec. 13. Platyne chancelant Platynus nutans, Lee. — Long. .32 pce. Tête et prothorax vcrdâtres, elytres cui- vrées ; antennes brunes ; pattes roussâtres. Protliorax allongé, peu rétréci en arrière. — R. 14. Platyne subcordé. Platynus suhcordatus, Lee. — Long. .35 pce. Tète et prothorax vcrdâtres ; elytres cuivrées ; pattes rousses ; antennes brunes, h premier ar- ticle roux. — C. 160 COLÉOPTÈRES. 14. Platyne ruficorne. Plafynus riificomia, Lee. — Long, .32 pce. Brun ; élytres souvent plus claires, brillantes : pattes rousses. Antennes noires à la base, rousses dans h reste. Prothorax ovalaire, à angles pos- térieurs arrondis. — CC. 16. Platyne à 8 points. Plafynus ociojjunctafiis, Lee. — Long. .32 pce. D'un beau vert mat, avec une bande médiane longitudinale brune, sur les élytres et le prothorax. Chaque éJy're avec 4 impressions j)^^''^^^^^' formes très prononcées. — C. 17. Platyne cuivré. Plafynus chalceus, Lee. — Long. .38 pce. Brun dans toutes ses parties ; élytres à reflets bronzes. Corps allongé, rebondi ; élytres à côtés extérieurs parallèles. — C. 18. Platyne placide. Plafynus placidns, Lee. — Long. .30 pco. Noir ; antennes avjc le 1er article rou- geâtre, les autres bruns. Elytres peu déprimées, rétré- cies en ovale à Vextrémitéj d'un noir mat, à côtes très aplaties. — CC. 19. Platyne obsolète. Platynus obsoletus, Lee. — Long. .25 pce. Noir dans toutes ses parties. Elytres à bords extérieurs parallèles, très excavécs à Vend/ oit du cou, à côtes presque obsolètes. — CC. 20. Platyae marqué. Plafynus stignwsus, Lee. — Long. .32 pce. D'un noir uniforme dans toutes ses parties; élytres à bords parallèles et portant des im- pressions poncti/ormes. — CC. 17 Gen. M VAS. iVyas. De Jean. Menton avec une forte dent médiane échancrée. Pal- pes avec le dernier article dilaté, sécuriforme. Prothorax îï. — CARAKÏÎlÛES. 161 carr(5, rebordé en forme de bourrelets latéralement. Ar- ticles dilatés des tarses triangulaires. Superbes insectes dont on ne compte que 2 espèces en x\mérique. Nous n'avons encore rencontré que l'es- pèce suivante. Myas sillonné, Mi/ns fovcatna, Lee— Long. .52 pco. Tête et prothorax noirs ; labre, mandibules, base des antennes, pattes ot dessous du corps raussâtres. Ely- très d'un beau violet, à reflets métalliiiues, profondément sillonnées, — RU. 18 G-en. Ptérostique. Picrostichus, Bonelli. Menton avec une déni médiane échancrée. Dernier article des palpas suhcyUndriqne, tronqué au bout. Tête médiane, rétrécie en arrière. Les 3 premiers articles des tarses antérieurs fortement dilatés chez les cS^. Les insectes de ce genre ont un faciès particulier qui permet de les reconnaître assez facilement à première vue ; cependant la distinction des espèces est souvent très difficile. On en compte pas moins de 17 espèces à Québec. Clef pour la distinclion des espèces. A Antennes fauves à ]a base ; a Prothorax à bords sinués postérieurement ; c Fossettes de la base du prothorax sans ponctua* tions ; Antennes toutes rousses 1. Adoxus* Antennes rousses à la base seu- lement 8. Desidiosus. d Fossettes de la base du prothorax - .. V., ^. ,„ avec ponctuations 17 Honestus> 162 COLÉOPTÈRES, b Protborax à bords non sinués; Angles postérieurs du protborax rectangulaires 2 Luciiblandust Angles postérieurs du protborax arrondis ; Protborax tout noir 3. Erytropus, Protborax marginé de jaunâ- tre 12. Mandibularis. B Antennes noires ou brunes à la base j a Protborax ponctué à la base ; c Angles postérieurs du protborax proéminents, e Protborax élargi dans sa partie antérieure ; Eljtres sans points enfoncés bien distincts 4. Caudicalis, 5. Luctuosus. 13. Mancus. Elytres avec points enfoncés très distincts ..Al. Luczotii. j Protborax élargi dans son milieu. 9. Mutuë. d Angles postérieurs du protborax non proéminents. g Protborax rétréci à la base, plus long que large : Fossettes de la base très près des angles, ponctuées dans le fond seulement . .13. Slygicus. Fossettes de la base larges, ponctuées jusqu'aux bords 15. Protensus. h Protborax presque carré, aussi large que long 16. Permundus, b Protborax sans ponctuations à la basej Angles postérieurs du protborax arrondis 10. Adstrîctus, Angles postérieurs du protborax proéminents ; Elytres à côtes arrondies 6. Corvinus, Elytres à côtes aplaties 7. Patruelie. lî» — CARAËIQUES. 163 1. Ptérostique brun. Ptcrostkhus a îoxns, Lgc — Long. .50 pce. Brun ; elytrcs un peu roussâtres. An- tennes toutes rousses» Prothoras allongé, à bords la té' raux légèrement sinués. Elytres sans points enfonCv.'s» Pattes brunes. — R. 2. Ptérostique blanchâtre. Pteroatichus lucuMan- dus, Lee. — Long. .45 pce. Noir, à reflets métalliques très variés entre le vert, le violet et le cuivré. Antennes rousses à la base; pattes légèrement roussâtres. P/o^ thorax carré, élytres avec des points enfoncés, non très apparents.— ce. 3. Ptérostique à pattes fousses. Ptcrostkliu^ ert/thropus, Lee. — fjong. .35 pce. Noir ; pattes rousses. Antennes brUnes, rousses à la base. Pro thorax à angles postérieurs arrondis. Elytres ponc tuées. — 'PC. 4. Ptérostique à queue. Pterostichus cattdicalis^ Lee. — Long, .48 pce. Tout noir ; extrémités des an- tennes et des pattes légèrement roussâtres. Prothorax cordiforme, à angles poi>térieurs redressés. Elytres al* longées, bombées. — C. 5. Ptérostique en deuiL Pterostichus hictuosus) Lee. — Long. .38 pce. Tout noir. Prothorax cordiforme, un peu moins cependant que dans le précédent et aussi plus court, impressions de la base se distinguant en 2. bandes. — C. 6. Ptérostique corbeau. Pterostichus corvinus^ Lcc. — Long. .45 pce. Tout noir. Une plus forte taille, le prothorax moins rétréci à la base avec les angles postérieurs moins prononcés, distinguent cette espèce . du précédent. — C. 164 COLÉOPTÈîlEâ 7. Ptérostiqne cousin. Fierosticlius patmdis, Lee. ' — Long. .25 pco. Tout noir. Prothorax c-irré, s'clar_ gissant un peu antérieurement. Elytres à sillons distincts •mais ne formant que des côtes aplaties. — C. 8. Ptérostique trompeur. Pierostichus desidiosus^ Lee. — Long. ,30 pce. Noir ; antennes brunes avec les 3 articles de la base rous>âtres. Dessous et pattes •bruns. Protborax carré, les impressions de la hase ne formant quune ligne enfoncée de chaque côté, — C. 9. Ptérostique muet. Pteros/ichus mufus^ Lee— Long. .40 pce. Noir; antennes avec les extréînités de pattes brunes. Profliorax légèrement cordi/orme, Elytres fortement sillonnées, en ovale à F extrémité. — C. 10. Ptérostique lié. Pterostichus adstr ictus, Esoh. — Long. .45 pce. Tout noir. Protborax en carré élargi dans la partie antérieure, les impressions de la base ne formant qu'une ligne sans pomîtuations de chaque côté. Elytres portant chacune 4 points enfoncés très ap- parents. — C. 11. Ptérostique de Luczot. Ptcrosticlms Luczotii^ Lcc. — Long. .45 pce. Tout noir. Antennes noires à la base, brunes dans le reste, Vroihorax ponctué p7'ès des angles de la base, Elytres avec 2 rangs de points enfoncés très apparents. — CC. 12. Ptérostique mandibulaire. PterosticTius man- dibidaris, Lee. — Long. .25 pce. Tête et prothorax noirs. Elytres brunes, plus claires sur les bords et à la com- missure. Prothorax sub-orbiculaire, à angles postérieurs effacés. — C. I 13. Ptérostique manchot. Pterostichus niancus^ II — GARABIQUES. 165 Lcc. — Long. .38 rce. Tout noir; antennes rousses à l'extrémité. Prothorax en carré allongé, à impressions de la base formant une fossette ponctuée vers le milieu et une ligne enfoncée tout près de l'angle. — CC. 14. Ptérostique du Styx. Pterostichus sfi/giats, Lcc. — Long. .55 pce. Noir; palpes roux. Prothorax plus long que large, rétréci à la base, les impressions de la base formant de larges fossettes près des angles. Elytres fortement sillonnées en côtes arrondies. — C. 15. Ptérostique étendu. Pterostichus proteiisusy Lee. — Long. 65 pce. Dessus noir, dessous brun. Pro- thorax avec les fossettes de la base larges, profondes et ponctuées jusqu'aux bords. La plus forte en taille de toutes nos espèces. — R. 16. Ptérostique brillant. Pterosfichus permundas, Lee. — Long. .50 pce. Brun, dessous rougeâtre, brillant. Prothorax carré, plus large que long, largement rebordé vers la base, à fossettes éloignées des angles. Elytres déprimées, larges, arrondies au sommet. — 11. 17. Ptérostique honnête. Pterostichus honestus, Lee. — Long. .32 pce. Prothorax et tête noirs ; elytres roussiitres. Prothorax cordiforme. Elytres ovalaires^ bombées, fortement sillonnées, avec une seule rangée de points enfoncés. Antennes et p ittes roussâtres. — PC. 19 Gcn. Amare. Amara, Bonelli. IMenton transversal, muni d'une dent le plus souvent bifide. Dernier article des palpes ovalaire, tronqué au bout. Tête courte, plus ou moins grosse, non rétréeie en arrière. Prothorax grand, transversal, et le plus sou' 166 COLÉOPTÈRES. vent se joignant à la base des élytres sans aucune interruption. Elytres sans points enfoncés, presque pa- rallèles ou légèrement ovalaires et arrondies à l'extrémité* Les Amares, qui sont très voisines des Ptérostiqucs' mais .généralement de taille plus petite, ont à peu près les mêmes habitudes et se trouvent dans les mêmes lieux. On en compte un assez grand nombre d'espèces très rapproch'es les unes des autres. Clef pour la dhfiri'dion des espèces. A. Antennes toutes rousses; a. Prothorax rétréci à la base ; Dessous noir 5 prothorax forte- ment élargi au milieu 1. Avida. Dessous brun; prothorax faible- ment élargi au milieu. 2. E.rarata. b. Prothorax, du millieu à la base aussi large que les élytres 10. Obesa. B. Antennes rousses à la base seulenient ; a. Elytres ondulées dans les interstices des stries ; c. Pattes noires ; Ondulations des élytres peu pro- noncées. .. , 6. Fallax. Ondulations des élytres forte- ment prononcées. , 9. Interstitialia. d. Pattes roussâtres 8. Lœmpennis. b. Ely tres.sans ondulation dans les interstices des stries ; e. Dessous noir; Pattes rousses 3 Angustata. Cuisses noires; jambes et tro- chantins rousf-âtres 4. ImpunctîcoUis. f. Dessous brun ; 'J'aille moyenne .7 Erratica. Taille petite , 5 Lilloralis. II. — CARABiqrES. 167 1 Amare avide^ Amara avida, Leconte. — Long. .38 pouce. Noire, Antennes et j^ittes rousses. ^Pro- thorax ponctué à la base et plus étroit que les élytres, élargi au milieu, court, presque quadrangulaire. Elytres ponctuées dans les stries, passablement bombées. C. 2. Amara déterrée. Amara cxarala, DeJean. — Longueur .40 pouce. Noire ; dessous hrun roussâfre. ' Prothorax quadrangulaire, un peu plus étroit (|ue les élytres à la base, faiblement élargi au milieu ; él^'tres ponctuées dans les stries. C. 3. Amare étroite. Amara angusfata, Say. — Lono- .23 pouce. D'un noirâtre cuivré, dessous noir. Pattes rousses ; Antennes ivusscs à la hase seulement. Thorax sans ponctuations à la base, aussi largo que les élytres Stries des élytres sans ponctuations. C. 4. Amare imponeticolle. Aînara impanctîcoWs. Say. — Longueur .35 pouce. De forme ovale. D'un noirâtre bronzé; dessous noir; antennes rousses à la base seulement. Thorax sans ponctuations à la base aussi large que lea élytres. Jamhes et trochanfins rous- sâtres, cuisses noires ou hrmies. CC. 5. Amare des rivages. Amara lit toraîlîs, Z'immer- man. — Lon. .28 pouces. D'un noirâtre cuivré brillant- pattes rousses ; antennes rousses à la base seulement. Prothorax, du milieu à la base aussi large que les élytres sans ponctuations. Elytres striées, le plus souvent peu consistantes et faciles à se briser. C. 6. Amare trompeuse. A7nara falhx, Leconte. — Long. .40 pouce. De forme ovale. D'un bronzé plus ou moins foncé. Antennes rousses à la base. Prothorax à 168 COLEOPTERES base sans ponctuations et aussi large que les élytres. Elytres à interstices des stries marqués d'ondulations légères. Dissous et pattes noires. — C. 7. Amare erratique. Amara erratlca, Sturm. — Lon. .30 pouce. D'un noirâtre cuivreux ; dessous brun. Pro- thorax de la largeur des élytres àla base, sans ponctua- tions. Interstices des stries des élytres sans ponctua- tions. Pattes hrunes. — AC. La couleur brune de ses pattes, et la forme de son Prothorax qui est légèrement élargi vers le milieu, la distinguent de Vangustata. 8. Amare lévipenne. Amara lœvlpennis, Kerby — Long. ,25 pce. De forme ovale. D'un noirâtre cuivré brillant. Antennes rousses à la base. Prothorax sans ponctuations, de la largeur des élytres à la base. Elytres à interstices des stries marqués d:i légères ondulations Pattes brunes ou roussâtres. — A R. Ses pattes rousses et sa taille plus petite la distin- guent facilement de Y interstitialis et de la/allax. 9. Amare interstitiale. Amara interstitlalis^ De- Jean. — Long. .42 pce. De forme ovale. D'un brun métallique plus ou moins foncé Dessous et pattes noirs. Interstices des stries des élytres fortement tnarqués d'ondulations. — P. C. Sa plus forte taille et les ondulations des élytres plus fortement prononcées la distinguent de X^fallax. 10. Amare obèse. Amara ohesa, Say. — Long. .48 pce. Noire ; brune en dessous. Antennes et pattes rousses. Prothorax fortement ponctué à la base, légè- ement débordé par les élytres. Elytres sans ponctua- ions dans les stries. — R. II. — CARABIQUES. 169 On donne encore comme appartenant à notre faiino, les espèces h.icastrU, carinata, confusaj indisluicta, gibha, subœnea, muscidus, pijgmœ i. 20 Gjn. DicÈLE. Dicœlns, Bonclli. Menton sans dent. L thre éminjiné et impreHsionné. Tête griiduellcment élargie en avant. Prothorax pres- que c irré, à base t'cliancrée qiuidrangulairemont dans son miiiea. Entres m mies d'une earène tranchante à leur base, près du bord latéral Gr inds et très beaux insectes, d'un noir violacé ou plus au moins mat. 1 Dicèle simple. Dicœlns simplex, Lee. — Long. .70 poe. Ninr en dessus, brun en desso is, Prothorix à bords presque parallèles, faible-nent rebordés, à base quadranguîaircment échanerée, les angles empiétant sur les élyties ; impressions de la base peu prononcées. Carène latérale des élytres fortement prononcée, tran- chante. — R. 2, Dicèle obscur, Bicœ'ns teUr, Bonclli.— Lono-. .72 pce. D'an noir foncé, légèrement brillant. Labre triangulairemont échancré. Prothorax un peu plus étroit et largement rebordé vers la base, sans ponctua- tions, impressions très j^rononcées. Elytres lar^^es, ar- rondies au bout, à carènes latérales à peine tran- chantes. — R. La plus forte taille, son prothorax plus fortement im- pressionné et ses carènes latérales moins prononcées, distinguent cette espôce de la précédente. 3. Dicèle poli. Bicœhis politus, Lee— Lon^. 48 pce. Noir ; antennes brunes, noires à la base. Pro- 170 COLÉOPTÈRES. thorax carré, son échancrure quadrangulaire de la base assez prononc(5e. Carènes latérales des élytres ù poine perceptibles, non tranchantes. — R. 21 Gen. Chlénie. Chlœniiis Bonelli. Dent du menton bifide. Dernier article des palpes subcylindrique. Antennes pjrêles, le 3e article le plus long. Labre transversal, entier ou légèrement échancré. Prothorax généralement plus étroit que les élytres. Les 3 j^remiers articles des tarses antérieurs dans hs (^ forte- ment spongiewx-puhescent^. Corps presque toujours pu- bescent. Les Chlénics sont toutes de taille moyenne, plus forte que celle des Amares. Plusieurs sont brillamment colo- riées. On les trouve le plus souvent sous les bois pourris ou les vieux fumiers. Elles possèdent presque toutes une odeur de fumier pourri fort désagréable et telle- ment pénétrante qu'il suffit de les toucher pour en avoir les doigts imprégnés pendant plus d'une demi-heure. On en compte une dizaine d'espèces dans notre faune. Clef pour la distinction des espèces. Pattes noires 7. Tomentosus^ Pattes rousses ou jaunes ; a. Elytres d'un vert clair j Prothorax corJifortne.. 3. Chloropkanus, Prothorax quadrangulaire ; Bords latéraux du prothorax se courbant par une li- gne régulière 1 . Lithophilus. Bords latéraux du prothorax légèrement sinués vers la base 2. Sericeus. Il — CARABIQUES lYl h. Elytres non d'un vert clair; Elytres d'un noir verdâtre. .4. Pennsylvanicus. Elytres violettes 5. Tricolor. Elytres noires 6 . Jmpunctifrons. 1. Chlénie lithophile. Chlœuius litlwphilus, Say. — Long. .32 pouce. D'un beau vert, noire en dessous. Antennes, pattes, labre et palpes roux. Prothorax qua- drangulaire, élargi an milieu par une ligne se courbant régulièrement dès la hase. — R. Se distingue surtout du suivant par sa taille. 2. Chlénie soyeuse. Chlœnius sericeus Say. — Long. .50 pce. D'un beau vert clair ; brillante ; pro- thorax fortement ponctué ; elytres portant une pubescence épaisse et soyeuso. Bords latéraux du prothorax légère- ment sinués vers la hase. Antennnes et pattes rousses. — C. 3 Chlénie chlorophane. Chlœnius chlorophanus, Dej. — Long. .55 pouce. Violette ; tête verte ; antennes et pattes rousses. Prothorax très rétréci à la base, cordi- forme, fortement ponctué près de la base. Elytres d'un violet bleuâtre, faiblement pubescente?. — R. 4. Chlénie de Pennsylvanie. Chlœnius Pennsi/l- vanicus, Say. — Long. .40 pouce. Uunhrun verdâfre ; tête et thorax d'un vert métallic. Antennes et patte^ rousses. Elytres brunes, avec une légère teinte de vert, les interstices des stries assez arrondis. — PC. 5. Chlénie tricolore. Chlœnius triœlor, Dej. — Long. .50 pce. Tête d'un vert métallic clair, thorax du ujême vert à reflets cuivrés ; éli/tres d'un beau violet ; antennes et pattes rousses. Prothorax cordiforme, plus 4- 172 COLÉOPTÈRES. étroit que les éljtres, à bords latéraux sinués en arrière du milieu. — C. 6. Chlénie à front lisse. Chîœnius impuncti/nms^ Say. — Long. .52 pouce. Tête et thorax d'un vert bleuâtre brillant; élytres d'un hrun sale, quelque peu violacé. Tête sans aucune ponctuation. Antennes et pattes rous- ses. Prothorax de la longeur des élytres à la base, mais plus large au milieu. — R. 7. Chlénie tomenteuse. Chîœnius tomentosus, De], — Long. .58 pouce. Noire ; tête brillante ; prothorax ponctué ; élytres à pubescence brunâtre ; pattes et an- tennes noires. Prothorax de la longueur des élytres à la base, et sans aucun élargissement- au milieu, ce qui lui donne la forme d'un ovale allongé. — K. Les espèces circumcintus et niger sont aussi attribuées à la faune du Canada. 22. Gen. Oode. Oodcs, Bonelli. Menton éehancré avec une dent simple. Labre éclian- cré avec ses angles extérieurs fortement arrondis. Pro- thorax à angles antérieurs rabattus, jamais rétréci en arrière, 8^ et 9e stries des éljjfres covjlucntes. Insectes de taille moyenne, de forme ovalaire, ayant les mêmes habitudes que les Chlénies. Oodo iluviatile, Godes Jîaviatitls, Lee. — Long. 50 pee. En ovale allongée. Noir. Prothorax fortement rétréci en avant, depuis le milieu; angles postérieurs presque droits. Elytres à stries ponctuées, à interstices plans, le 3e avec 2 points. — PC. Se trouve d'ordinaire au bord des eaux. II. — CARABIQUES. 173 23. Gen. Haplochile. Haphàiile^ Leconte. Menton échancré, sans dent. Labre à peine échan- cré en avant. Les 4 premiers articles des antennes glabres ; le 2e aussi long que le 4e et de moitié plus eourt que le 3e. Prothorax légèrement cordiforme, ave(î les angles postérieurs relevés. Elytres allongées, pa- rallèles. Une seule espèce. Haplochile pygmé. H'tplocliUe pymœi^ Lee. — ■ Long. 25 pce. Rougeâtre. Tête grosse. Prothorax cordiforme, plus étroit que les élytres. Eljtres à stries ponctuées. — R. 24 Gen. Agonodère. Agoiioderus, DeJeart. Menton coiwt, sans dent au milieu^ Labre échanicré. 2e article des antennes plus ou moins pubescent. Pro- thorax presque carré, rétréci en arrière ; élytres allongée^;^ parallèles, sinuées à l'extrémité. Tarses antérieurs des mâles non dilatés. Ces insectes, assez petits, de couleur fauve avec taches noires, sont assez peu nombreux en espèces, nous n'en comptons que deux dans notre faune. 1. Agonodère linéolé. Agonoderus Uneola, Dej. — Long. .30 pouce. De couleur fauve dans toutes ses parties. Une tache noire transversale sur le front, 2 autres sur le prothorax de chaque côté de la ligne mé- diane» et une bande de la même couleur sur chaque élytre, cette bande ne touchant ni à la base ni au sommet de l'élytre,. Prothorax plus étroit que les élytres, à tn^-les postérieurs arrondis.— R, 174 COLÉOPTÈRES. 2. Agonodère pieds -pâles. Agoywlerus palliprs^ DeJean — Long. .28 pouce. Fauve, dessous noir. An- tennes et pattes fauves ; tête noire. Une t icbe médiane sur le prothorax. Elytres portant chacune au milieiS' une tache allongée, rapprochée de la suture. — C. Se distingue facilement du précédent par la couleur de la tête et les taches du prothorax et des élytres. 25. Gen. Anisodactyle. Anisodacfi/lus, Dejean. Menton transversal, sans dent miédimie. Tête mé- diocre, un peu rétrécie postérieurement. Prothorax en carré transversal, coupé presque carrément en avant et en arrière, faiblement rétréci à la base ; ses angles dis- tincts. E ytres ovalaires, sinuées au bout. Les 4 pre- miers articles des tarses antérieurs et intermédiaires dilatés et munis de brosses dans les c?, le premier plus pwtit que les 2 suivants. Les Anisodactyles ont assez de ressemblance avec les Harpales, mais les bi'osses de leurs tarses permettent toujours de les distinguer de ces derniers, qui portent des écailles squamiformes au lieu de brosses. On les trouve sous les pierres, dans les champs, etc. On en compte 6 espèces dans notre faune. Clef pour la dhiinciion des^ espèces-. A. Elytres toutes noires ; Elytres op.iques L rusticus. Elytres plus ou moins brillantes} Angles postérieurs du prothorax obtus et arrondis. 2. Harrisii. Angles postérieurs du prothorax obtus, mais non arrondis j lî^ — CARABIQt'ES. IIÔ Ihorax pins large et moins convexe, avec les cô'és plus lougueinent déprimés 3. melanopus. Thorax plus convexe, moins transversal, avec la partie des bords déprimée moins large. ... 4. nig-riia. B. Elytres fauves, tachées de noir ; Prothorax fauve sur les bords. 5. discoide.us. Prothorax tout noir 6. Baltiniorensis. 1. Aniso dactyle rustique. Anisodactylm ms- tiens, Dej. — Long 20 pouce. De forme ovale. Noir, avec les angles postérieurs du prathorax- fauves ;. cette couleur parfois peu apparente. Prathorax do la lon- gueur des éljUres et sans élargissement au milieu. E-lt/tres d'un noir opaque, sans aucun refid. — CC. 2. jftnisodactyle de Harris. Anlsodactylu» Harrisil. Lee — Long. .47 pouce. O-vale-oblong, D'un noir légèrement brillant. Anteimes brunes, fauves à la base. Thorax plus large que long, à côtés arrondis, à base ponctuée, à angles iJO'itérieurs obtus et arrondis. Elytres avec un point à la base dans la 2e strie, lé<'-ère- ment sinuées au sommet. — C. 3. AaisDdictyle pieds-noirs. Anisodactt/lus melanopus, Lcc — i^ongueur .48 pouce. Ovale-oblong. D'un noir brillant; antennes brune*, fauves à la base. Thorax sub-quadrangulaire, peu convexe, légèrement déprimé aux côtés, à angles postérieurs obtus, mais non arrondis. Elytres légèrement sinuées près du bout. — C. 4. AniSOdactyle négret. Anysodacti/lus nigritta, Dej.— Long. .48 pouce. Noir; antennes brunes, le premier article seul fauve. Thorax plus convexe que i76 COLEOPTERES dans l'espèce pr(5cé(îente, la partie déprimée des bords plus étroite. Pjiytres peu convexes, sinudes près da som- met.— PC. 5. Anisodactyle à disque taché. Anisodactylus dhcoidetis, Dej. — Longueur .40 pouce. Tête noire; une ligne transversale fauve sur le front. Thorax noir, bril- lant, à bords fauves. Elytrcs fauves avec une tache brune au bout. Dessous noir; pattes fauves ; antennes fauves. — R. 6. Anisodictyla de Baltimore. Anisodactylm Baltiinorensis. Dej. — Longueur .40 pouce. Tète et pro- thoi^ax noirs ] antennes brunes. Prothorax légèrement î?étréci à la base, ses angles aigus. Pieds pâles. E ytres Foussâtres à la base et sur les côtés, noirâtres sur h disquo.- — ce. On donne encore à notre faune les espèces eUiptlcus et carbonarius. 26 Gen. Bîiadycelle. Bradi/ceUus, Erickson. Menton pourvu d'une dent Jortement échancrée. Les quatre premiers articles des tarses antérieurs dilatés efc munis de pn^pilUs squami formes au lieu de brosses. Les Bradycelles sont de petits insectes à couleurs- quelquefois assez vives. Notre faune en compte 5 espèces. 1. Bradycelle quadricalle. BradyœUus qua- dricollis, Lee. — Longueur .22 pouce. Noir; le premier article des antennes avec les palpes rougeâtres ; les bords extérieurs des élytres au sommet aussi teints de cette couleur. Thorax presque carré, un peu élargi en avant du milieu, ponctué à la base, à ang'es postérieurs presque droits. Elytres un peu élargies postérieurement, I II. — CARABIRUES. 177 déprimées, à stries non ponctuées, à interstices des stries lisses et aplatis. — C. 2. Bradycelie lugubre. Bradi/cellus lugnhris, Lee. — Longueur .18 pouce. Noir; pattes, 1er article des antennes et palpes fauves. Prothorax carré, lisse, sans ponctuations, à angles postérieurs arrondis^ Elytres d'un noir sale, avec une bande lon-gitudinale sur chacune plus claire, quoique peu apparente. — R. 3. Bradycelie parent. BraâijrceUus cognatus, Schiôdte. — Long. .18 pouce. Tête noire; antennes brunes, rousses à la base avec les pattes et les palpes. Thorax noir, avec teinte fauve à la base et sur les bords, rétréci postérieurement, à angles arrondis. Elytres à stries non ponctuées, fauves, tachetées de noirâtre sur le disque, à suture claire. Dessous noir. — C. 4. Bradycelie des rochers. Br-adi/cellus rupestris^ Lgc. — Long. .15 pouce. Tête noire ; antennes brunes, rousses à la base, avec les palpes et les pattes ; dessous noir. Thorax d'un roux noirâtre foncé, rétréci en arrière, à angles postérieurs distincts. Elytres à stries non ponctuées, à disque noirâtre, rousses sur les bords. — CO. Fig. 6. Sa plus- petite taille, les angles du prothorax et se& couleurs plus foncées le distinguent du précédent». On attribue encore l'espèce dichrous à notre faune. 27. Gen. Harpale. Ilarpalu^, Latreille. Menton transversal, avec une dent très petite ou nul'e. Paraglosses larges. Dernier article des palpes sub-ova- laire, tronqué au bout. Labre carré ou faiblement échancré. Tête à peine rétrécie en arrière. Protharas 178 COLÉOPTÈRES en carré transversal. Elytres oblongues ou ovalaires. Les 4 premiers articles des tarses antérieurs et intermé- diaires des mâles dilatés, triangulaires ou cordiformes, munis de squamales pecdnées disposées sur 2 rangs. Les lïarpales qui sont très nombreux en espèces, et d'assez forte taille, se trouvent partout, sous les pierres, dans les champs, etc. Il arrive souvent qu'on en voit entrer au vol, le soir, dans les appartements. Clef pour la distinction des espèces. A. Pattes fauves; Elytres ocellées de gros points enfoncés nombreux 1. Sdgmosus. Elytres non ocellées de points enfoncés nombreux ; a. Elyt-res coloriées ; Elytres rousses-jaunâtres.. 3. erraticus, Elytres d'un vert métallique.4. viridœneus. h, Elytres noires ou brunes ; c. Angles postérieurs du protborax bien ^- déûnis ; 'mÊ Côtés du prothorax large- ment arrondis et forte- ment déprimes, inter- stices des stries ponctués sur les côtés... 5. Fennst/lvanicus. Côtés du prothorax rétrécis en arrière, partie dépri- mée étroite ; interstices aplatis 6. compar, Côtés du prothorax pres- que droits, non déprimés, I 1 II — CARABlQrES. 179 fossettes de la base peu profondes, angles pres- que droits 7. enihroj:us, cl. Angles postérieurs du prothorax obtus, arrondis quoique distincts ; Thorax presque carré, fortement ponctué à la base.... ^. pleur iticus. Thorax 2 fois aussi large que long, à peine ponctue à la base 9. hcrUvagus, B. Pattes noires ou brunes; Elytres très déprimées, taille très grande 2. caliginosus. Elytres plus ou moins convexes ; taille moyenne 10. laticeps. 1. Harpale ponctué. HnrpaJus stigmosus, Ger- niar. — Long. .30 pce. oval-oblong. D'un brun verdâtre métallic brillant ; antennes, pattes, et palpes roussâtres. Elytres marquées de 3 rangs de points enfuncés^ marginées de fauve — RR. 2, Harpale ténébreux. Har- pa-us ccdigiuosus, Say, — Long, .95 pce; c'est la plus forte taille du genre. No'ir ; antennes, palpes et bord du labre ferrugineux. Une impression profonde de chaque côté du front. Thorax presque carré, à ligne médiane obsolète, angles postérieurs aigus, dépri- Fig. 25. mes et largement ponctués. Tarses et base des 2 paires de pattes Fig. 25- Harpalua caliginosna. 183 COLÉOPTÈRES. antérieures d'un brun ferrugineux. Elytres déprimées, à stries non ponctuées, à interstices arrondis, à bords opaques. Ventre noir, rarement brun. — AR. — Fig. 25. Harpale erratique. ILxr^mlus evraticus, Say. — Long. .65 pce. D'un rouge-hrun ; dessous testacé. Tête et thorax plus clairs, brillants, élytros brunâtres, à stries non ponctuées, à interstices convexes, échancrées au sommet dans les Ç de manière à former une dent à l'angle externe» Thorax plus long que large, légèrement rétréci en arrière, base et marges latérales ponctuées, ces dernières subitement élartries en arrière. — G. La couleur de cette espèce suffit seule pour la faire distinguer. Se rencontre particulièrement dans les ter- rains sablonneux. 4. Harpale d'un vert d'airain. Harpalus mn- dœn us, Beauvais. — Long. .42 pce. D'un vert inétallic hrilhint ^;/w.s ou moins bronzé, quelquefois cuivré, rare- ment noir; pattes, antennes, bouche et épipleures d'un rouge brun. Tête plus foncée que le thorax. Thorax un jeu plus large que lorg, rétréci en arrière, mais non déprimé, très étroitement marginé. Eiytres à stries peu profondes, non poiyctuées, à interstices aplatis, fortement sinuées au sommet, formant un anjcle aigu à ' on l'angle externe. — CC. Sa couleur et le sinus du sommet des élytres dis, tinguent cette espèce de toutes les autres. 5. Harpale de Pennsylvanie. Harpcdus Penn- syhanlcm, Lee. — Long. .58 pce. Noir; antennes, bouche et pattes d'un rouge testacé. Thorax plus large que long, à angles postérieurs obtus, quelque peu arrondis, ÎI— CARAËIQUES l8l à hords s élargisant par une ligne régulière et très dépri- més^ à marges larges en arrière et fortement ponctués avec la base. Stries des élytres profondes, à interstices convexes, et souvent ponctués sur les cotés — C. 6. Harpale compère. Harpalns compar, Lee. — Long. .55 pce. Ovale oblong. D'un noir rougrâtre quel- que peu brillant, plus clair en dessous; les pattes, les antei\nes et la bouche d'un jaune rougeàtre. Thorax plus large que long, fortement mais étroiieinent déprirné nnx côtés, rétréci en arrière, base et n^arges latérales finement ponctuées, angles postérieurs obtus, à peine arrondis. Stries des élytres peu profondes quoique bien marquées, à interstices aplatis avec quelques points sur les côtés. — R. ' Harpale pieds-rougés. Ilarpahts erj/th-opus, Dej. — Long. .50 pce. Ovale-oblong. D'un noir rougcâtre, plus clair en dessous ; pattes, antennes et bouche d'un jaune rougeàtre. Thorax presque carré, à côtés presque droits, à fossettes de la hase pe^i j^rof ondes, base et marges en arrière finement ponctuées, angles postérieurs presque droits. E'ytres à insterstices des stries lisses, sans points sur les côtés. — AC. Les 3 espèces qui prédèent sont très rapprochées les unes des autres, les différences particulièrement don nées dans la clef plus haut suffiront cependant pour les faire distinguer. 8. Harpale pleuritiqne. Harpalns pleuriticut Kirby. — Long. .37 pce. Ovale, d'un brun roussâtre ; antennes, bouche, pattes et épipleures d'un fauve testacé. Thorax presque carré, à côtés presque parallèles en arrière du milieu, angles postérieurs presque droitg, 182 COLÉOPTÈREâ n'étant arroiidh qiià Vcxtrémité^ base et marL'"Cs forte- ment ponctuées. El3^tres lisses et brillantes, à stries profondes et à intertices convexes. — 0. 9. Harpale herbivague. Hti-palm Jierhivagus, Say. — Long. .35 pcc. Ovale-oblong. Brun; antennes, pattes, bouche et côtes du prothorax d'un noir testacé. Tête un pou large, d'un noir brillant. Thorax 2 fois aussi large que long, côtés à peine déprimés en arrière, angles postérieurs largement arrondis, base à peine ponctuée, fossettes basilaires peu profondes. Elytres noires, brillantes, à strie? peu profondes, avec un point dorsal en arrière du milieu dans la strie. Dans les Ç les élytres presque opaques et distinctement réticulées se terminent par une épine suturale. — C. La forme de son thorax et les réticulationa de ses •élytres le distinguent du précédent. 10. Harpale tête-largue. Harpalus laiiceps, Lee. — Long. .55 pce. Large et convexe. D'un noir bril- lant; pattes et antennes d'un brun poussâtre, ces der- inières noires à la base. Tête très large, noire, brillante. Thorax plus large que long, rétréci en arrière, à côtés ■déprimés en arrière du milieu, ponctué à la base, angles postérieurs obtus et arrondis au sommet. Elytres à stries peu profondes, non ponctuées. PC. Sa taille plus petite et sa forme obèse distinguent facilement cette espèce du caliginosus. Se rangent encore dans notre faune les espèce amjrataius et varicornis. 28. Gen. Sténolothe. Stenolophus^ DeJean. Menton sans dent. Thorax en carré transversal ou II — CARABIQUES. 183 sub-orbiculuiro, avec ses ang/es arrondis. Tarses peu dilates et garnis de sqwimules. Les Sténolophes ne diffèrent des Rarpales que par leur taiile, étant tout très petits, et par la ibrme de leur prothorax dont les angles postérieurs sont effacés. 1. Sténolophe conjoint. Sfenolophus conjuncfu% Lee.— Long. .13 pee. Glabre, sans ponctuations. Tête noire ; antennes brunes, roussâtres à la base de même que les palpes. Tlunax rcmsâfre^ arrondi postérieurement, à base sans ponctuations. Elytres noiiâtres, bords et su- ture plus clairs, interstices des stries déprimés; poitrine rousse, sternum noir; pattes testacécs; abdomen noir. — C. 2. Sténolophe fuligineux. Stnmhphus fuligi- nnsus, Dcj.— Long. .25 pce. Tête et prothornx noirs, brillants ; antennes brunes, rousses à la base de meir.e que les palpes. Thorax en carré allongé, arrondi posté- rieurement, marginé de roux, les fossettes basilaires pro- fondes et ponctuées. Elytres roussâtres, à interstices aplatis. Dessous noir; pattes et hanches testacées.— C. Son prothorax noir bordé de roux et sa taille le distinguent facilement du précédent. Les espèces ochrop zus, humilis, partlariùs, et vcrsi- color sont aussi attribuées à notre faune. - 29 Gen. Patrobe. Fatrolms, DeJean. Menton avec une dent bifide. Dernier article des palpes suh^ajHndrique, tronqué, au bout. Prothorax trans- versal, fortement cordiforme,impressionné près des angles postérieurs. Elytres déprimées. Les 2 premiers articles des tarses antérieurs des mâles dilatés, gai-nis de poils et de squamules en dessous. i84 COLÉOPTÈRES De taille moyenne, à corps alIong(5, déprimd ; se trouve sous les pierres, les écorces etc. Patrobe longricorne. Patrohus Jongicomls, Say. — Long. .55 pce. Glabre. Tête et protîiorax noirs, élytres roussâtres. Une impression longitudinale profonde, do chaque côté du prothorax. Antennes brunes, rousses à la base de mêtne que les palpes; pattes d'un jaune clair. Prothorax rétréci en arrière, ses angles postérieurs se recourbant un peu en dehors; impression transversale du devant très profonde, de même que la ligne médiane qui devient canaliculée en arrière ; impressions basilaires des angles sub-circulaires, très profondes, ponctuées. Elytres à stries profondes, finement ponctuées. — PC. L'espèce teiiuis se rencontre aussi en Canada. 30. Gen. Bembidion. Bemhklhim. Menton transversal avec une dent médiane. Pénul- tième article des palpes très grand, en cône renversé; le dernier très petit ^ acfculairr. Tête médiocre, légèrement rétrécie en arrière. Les 2 articles basilaires des antennes glabres, le 3e pubescent. Jambes antérieures non dila- tées ; les 2 premiers articles des tarses antérieurs des (^ dilatés, le 1er plus que le 2e. Elytres avec stries scuttei- laires. les sfnes snfarales n étant pas recourhées au sommet. Corps plus ou moins déprimé, glabre. Les Bembidions sont tous des insectes de petite taille, qu'on trouve le plus souvent près des eaux ; leurs habitudes du reste sont à peu près celles des autres Carabiques. Notre faune en compte un assez grand nombre- d'espèces. I II-^CARABIQUE3 185 Cîefpour la distinction des espèces, A. Elytres de couleur uniforme • a. Elytres murqùt^es de fossettes carres enfoncées; Impressions thoraciques peu dis- ^^"ct^s 1. paludo^um. Impressions thoraciques très dis- *i"C^es 2..inœqua7e. h, Elytres marquées seulement de points enfoncés ; c. Bord postérieur du prothorax oblique aux côtés ; Corps déprimé ; angles postérieurs du prothoras aigus 3. chcdceunu Corps convexe ; angles postérieurs du prothorax rectangulaires.... 4. nigrum, d. Bord postérieur du prothorax droit 5. simplex. B. P]!ytres plus ou moins tachées ; e. Taches postérieures des elytres plus ou moins élan^ics : g. Ceux taches distinctes sur chaque élytre; Stries fortement ponctuées... 6. lucidum. Stries faiblement ponctuées. 7. rupestre, h. Taches dispersées en nombre variable ; î. Corps déprimé, assez large postérieure- ment ; Prothorax ù côtés fortement ''^^^^"^'s S.pafrueh, Prothorax à côtés presque ^^^^^^ 9. variegafum, J. Corps convexe ; éiytres rétrécies postérieurement.... 10. vcrsfcolor, f. Taches postérieures des elytres formant un gros point ; 186 COLÉOPTÈRES. Point de tache à l'angle Immc^ral de l'é- lytrTB 11. frontale. Une tache à l'angle humerai de l'é- lytre 12. maculatum, 1. Bembidion des marais. Bemhidium paludo' sum, Panzer.— Long. .31 pouce. D'un noir bronze ; prothorax presque carréj sinué postérieurement et strié de chaque côté,* à angles po?térieurs droits; élytres st;-iées-ponctuées, ayant chacune 2 fossettes carrées enfoncées, la 4e strie sinuée. Dessous noir ; pieds d'un vert bronze obscur. — AU. 2. Bembidion inégal. Bemhidium inœquale^ Say. — Long. .30 pouce. D'un vert bronzé. Elytres à surface inégale, portant chacune 2 fossettes carrées enfoncées dans la 3e strie, la 4e sinuée. Dessous d'un vert foncé, pieds roux à la base. Thorax à inipressiuns très prononcées.— C sur les rivages. Se distingue du précédent, dont il n'est peut-être qu'une variété, par une taille plus petite, par les stries des é'ytrcs plus dilatées et les points plus évidents, et par les impressions de la base du prothorax qui sont et plus étendues et plus distinctes. 3. Bembidion cuivré. Bemhidium chaheiim, De Jean. — Long. .32 pce. D'un noir bronzé. Elytres à surface égale, portant chacune 2 points enfoncés dans la 3 strie. Prothoiax presque carré, plus large en avant du milieu, rétréci en arrière, à angles postérieurs aigus et à hord postérieur ohli.qae aux côtés ; corp)s fortement déprimé. Antennes brunes, le 1er article roux. Dessous noir, pattes rousses à la base. — C. 4. Bembidion noir. Bemhidium nigrum, Say.— * îî— CARABIQUES, 187 Long. .28 pce. D'un noir pourpre. Corps assez con- vexe, ovalaire. x\ntennes brunes, base et palpes roux. Prothorax un peu élargi en avant du railieu, ses angles postérieurs rectangulaires, son bord inférieur oblique sur les côtés. Elytres striées-ponctuées, chacune avec 2 points enfoncés. Dessous d'un brun foncé ; pieds rous- gâtres. — C. 6. Bembidion simple. Bembidlum simplex^ Lcconte. — Long. .19 pce. D'un noir légèrement bronzé. Corps très déprimé ; élytres presque carrées postérieu- rement, stries sans ponctuations, la 3e avec 2 points enfoncés. Prothorax à bord postérieur droit, fortement impressionné à la base, avec une ligne relevée aux angles postérieurs. x\ntennes brunes. Dessous et pattes noirs, trochantins rousr-âtres. — C. 6. Bembidion brillant. Bemhidium lucidum, Leconte. — Long. .25 pce. Tête et prothorax d'un noir vcrdâtre brillant. Antennes brunes, rousses à la basj. Protlioras cordiforme, marginé sur les côtés, avec une ligne relevée aux angles postérieurs. Elytres d'un noir roussatre, brillantes, striées-ponctuées, portant chacune une tache rousse allongée à Vangle humerai et une autre oblique au sommet, ces 2 taches se continuant souvent de l'une à l'autre. Dessous noir; pattes entièrement rousses. — CC. 7. Bembidion des roeliers. Bembidium rupestre. De Jenn. — Long. .22 pce. D'un noir verdâtre. An- tennes brunes, rousses à la base de même que les palpes. Prothoras élargi en avant du milieu, ponctué à la base. Elytres noirâtres, striées-ponctuées, les j^onctiiations manquant au sommet et sur les côtés, la 3e strie avec 2 points enfoncés, une tache rousse longitudinale, sous- '188 COLÉOPTERKS. marginale à l'épaule, une autre oblique au-dessous du îiiilieu; dessous plus on moins foncé ; pieds roussâtres.-R. B. Bembidion cousin. BenihUlium 2^airu€le, De Jean. — Long. .15 pce. Noir, tête et thorax teints de ferdâtre. Antennes et palpes bruns, roussâtres à la base. ProthOrax fortement élargi aux côtés, à angles postérieurs droits. Elytres noires, légèrement bronzées, variées de taches roussâtres, une tache principale à la base et une autre vers le sommet, avec points et lignes irrégulière- ment disséminés. La 3e strie avec 2 impressions ponc- tiforraes ; stries des côtés oblitérées au souuiiet.— R. 9. Bembidion varié. Bcmhidium variegatum, Say. — Long. .12 pce. Noir légèrement bronzé; dessous noir, pattes roussâtres. Tête et prothorax montrant à peine une teinte verdatre. Prothorax à peine rétréci postérieurement. Elytres à peine bronzées, portant cha- cune- une grande tache près de l'épaule et une autre un T)eu en arrière du milieu, avec quelques autres plus petites irrégulièrement dissiminées. — C » Cette espèce très rapprochée de la précédente, s'en distingue toutefois par le prothorax presque carré, très peu rétréci en arrière et par les taches des elytres plus arrondies, etc. 10. Bembidion versicolor. Bemhidinm versi- color, Lcconte. — Long. .10 pce. Tetc et prothorax noirs ; antennes et palpes bruns, plus clairs à la base ; dessous noir, pattes roussâtres. Prothorax rétréci en arrière, à côtés déprimés. Elijtres convexes, rétrécies en arrière^ portant plusieurs petites taches rousses irrégu- lières, la plus grande un peu en arrière du milieu, cou- vrant 4 interstices, divisée par les stries brunes. — AR. II — CARABIQUES. ^ ^^ Un corps plus convexe, et la taclie des élytres en arrière du milieu divisc^e par les stries, distinguent cette espèce des précédentes, 11. Bembidion frontal. Bemlidlnm frontale, Lee. — Long. .11 pce. Tête et prothorax noirs; antennes brunes, rousses à la base de même que les palpes ; des- sous noir; pattes jaunâtres. Thorax rétréci postérieu- rement. Elytres d'un brun roussâtre, brillantes, portant un gros point jaunâtre en arrière du milieu, avec le sommet de la même couleur. — R. 12. Bembidion quadrimaculé. BcmUdium 4- wacidatum, Linné. — Long. .11 pce. Tête et thorax noirs; antennes et palpes bruns; dessous noir; pattes jaunâtres. Elytres noires, avec un gros point jaunâtre en arrière du milieu et une tache de la même couleur à répaule.—CC. 31. Gen. Tachys, Tacliys, Ziegler. Prothorax plus ou moins carré ; élytres en ovale peu allongé, souvent assez courtes; stries extérieures le plus souvent effa^^ces, la première se recourbant à Vextré- ynité. Les Tachys, qu'on a séparés des Bembidions, ont avec eux beaucoup de ressemblance. Ce sont aussi des insectes de très petite tatille. 1. Tachys nain. Tachys nanus, Schaum. — Lons". .10 pce. iVo/V* prothorax carré, à angles postérieurs droits ; élytres ovales oblongues, avec 4 stries dorsales, les externes peu apparentes, et deux points enfoncés ; base des antennes, jambes et tarses d'un noir brun^ cuisses d'un noir brun — C. 190 COLÉOPTÈRES. 2. Tacliys queue-jaune. Tadiijs flavlcmuli, Say. — Long. .08 pce. Brunâtre ; antennes, labre et palpes d'un roux pâle ; thorax d'un brun foncé, en carré, plus large au milieu, non contracté en arrière^ à angles postérieurs droits, le Lord postérieur aufisi. droit. Elytres noirâtres, depuis le milieu au sommet d'un blancjaunâtre ; stries sans ponctuations, manquant aux côtés, interstices convexes; pieds d'un roux pâle. — C. 3. Tachys courbé. Tachi/s incurvus, Saj. — Long. .08 pce. Brunâtre ; tôte et prothorax noirâtres ; antennes jaunâtres ;. thorax à ligne dorsale peu marquée, celle de la base profonde et ridée, bord ^^^^'^térietir ondulé. Elytres pâles, à strie suturale profonde, les autres oblitérées ; stries scutcUaires distinctes. Une bande jaunâtre partant de l'épaule et qui va en s'éiargis- sant jusqu'à couvrir la sonjmet de chaque éîytre. Des- sous brunâtre ; pattes jaunes, — C. La coloration des elytres et la forme du prothorax distinguent cette espèce de la précédente. Eam.îîî, BYTISGÎDES, Ditlscidœ. Tête large, courte, arrondie en avant ou terminée par un museau, enchâssée dans le prothorax ; mandibules courtes, arquées, dentées à l'extrémité. Antennes insérées sous un rchord de la tête, giêlcs et sétaeées. Mâchoires grêles, ciliées en dedans, leur lobe externe palpiforme, bi-articulé. Menton échancré, avec une dent médiane large et courte ;. languette saillante, carrée, à paraglosses à peine distinctes. III — DYTISCIDES loi Prothorax transversal, exactement appîiqr.o sur les <5]ytres, à angles antérieurs embrassant la tèlc. M(5sosternuni très étroit. Prosternum se prolongeant en une saillie qui pa.^se par dessus le mésosternura pour se mettre en rapport avec le métasternum. Métastcrnum très grand, se prolongeant en avant entre les hanclies intermédiaires pour recevoir dans une échancrurx3 la Scâllie du prosternum, et se dilatant à sa partie inférieure pour cuibrasser les hanches postérieures. Abdomen avec les 3 premiers segments soudés, h pre- mier visihle seulement aux eô/és, le dernier petit et rétrac- tile ; tout le corps peu convexe ou déprimé. Jamhes posféi'leares comprimées et i^r âpres à la nage; tarses de Ô articles, le 4e sujet à s'atrophier aux 4 tarses antérieurs. Hanches postérieures prolongées au côté interne et soudées avec le métasternum. Les Dytiscides ne sont, ù proprement parler, que des Carabiques organisés pour vivre dans l'eau, ne difie- rant que fort peu de ceux-ci en conformation, et ayant à peu près les mêmes mœurs. Conimc eux, ce sont aussi des -carnassiers qui dévorent des mollusques, des larves, même de celles de leur espèce etc. La plupart émettent leur uriue quand on les saisit, et les grosses espèces lais- sent alors échapper une liqueur fétide de l'articulation de la tête avec le thorax. Tous sont munis d'ailes et portent des lignes ponctuées sur leurs élytres. On en compte plus de 550 espèces. Cette famille, dans notre faune, renferme 10 genres qu'on peut distinguer par les caractères suivants : 1 (4) Hanches postérieures non élargies en avant, mais di- Î92 COLEOPTERES. latées en palettes recouvrant l'aMomen ; jambes à peine natatoires; 2 (3) Dernier article des palpes plus petit que le précé- dent 1 . Haltple. 3 (2) Dernier article des palpes plus grand que le précé- dent 2. Cnémidoïe. 4(1) Hanches postérieures élargies en avant, et soudées avec le métasternuni ; jambes natatoires ; 5 (6) Les 4 tarses antérieurs à 4 articles. . 3. Hydropore. 6 (5) Cinq articles à tous les tarses; 7 (16) Articles dilatés des tarses chez les (^ simples; 8(9) Ecusson nul . . 4. Laccopeile 9 (S) Ecusson visible ; 10(11) Dernier article des palpes échancré an bout 5. COPTOTOME. 11 (10) Dernier article des palpes tronqué au bout; 12 (13) Saillie prosternale sillonnée dans toute sa lon- gueur 6. Maeï. 13 (12) Saillie prosternale non sillonnée ; 14(15) Crochets des tarses postérieurs inégaux, l'externe fixe 7. COLYMBÈTE. 15 (14) Crochets des tarses postérieurs égaux, mo- biles 8. Agabe. IG (7) Articles dilatés des tarses chez les (^ en palettes; 17 (18) Crochets des tarses égaux ou sub-égaux, mo- biles 9. Dytisquk. 18 (17) Crochets des tarses inégaux, l'extérieur fixe 10. AciLiE. I. Gen. Haliple. Huhphs, Latreille. Menton trilobé ; labre légèrement échancré et cilié ; tête petite, un peu saillante. Dernier ariide des palpes très petit, suhulé. Prothorax un peu plus étroit que la base des élytres, rétréci en avant. Elytres convexes, conjointement acuminées à leur extrémité. Ecusson o. III — DYTISCIDES. 193 Hanches dilatées en lames recouvrant une partie de V ab- domen. Insectes de petites taille, qu'on trouve dans les eaux stagnantes, souvent sur les herbes poussant dans l'eau. 1. Haliple triopse. Halqylus triopsis, Say. — Long. .12 pouce. D'un jaune pâle, avec de nombreuses ponctuations bien visibles. Thorax avec une tache noire en avant. Elytres à stries ponctuées, la base, le sommet et la suture, noirs, avec 6 taches de la même couleur sur chacune. — A R. 2. Haliple cou-sans-tache. Haliplus immacn- l i collis, Harris — Long. .10 pce. D'un jaune roussâtre ;. thorax sans tache. Elytres plus brunes que le thorax,, avec 5 à 6 ta«hes noires ; souvent les taches oblitérées donnent une apparence brunâtre à l'élytre — C 2 Gen. Cnémidote. Cnemidofus, lUiger. Ne diffère des Haliples que par ce qui suit : palpes plus robustes, le demie?' article conique, aigu, de moitié j)hLS long que le précédent. Lames coxales recouvrant presque tout l'abdomen, leur angle externe terminé par- une petite épine. Une seule espèce. Cnémidote à 12 points. Cnemidotus \2-punc- tatus, Say. — Long. .17 pouce. D'un jaune pâle : tête- immaculée; thorax avec 2 taches noires en avant» Elytres plus pâles que le thorax, avec la suture, la base- et le sommet noirs, et 3 rangées transversales de taches noires, allongées, sur chacune. — C. B 194: COLÉOPTÈRES. 3 Gen. Hydropore. Hydmporus, Clairville. Menton 3-k.bé, le lobe Kiddian très aigu. Labre très écliancré, dcclive. Tête large, parfois rebordée. ■ Ecufson 0. Hanches postérieures élargies en avant et soudées avec h métasternnm. Tarses en ajjparence de 4 articles, le 4e très petit, étant caché dans i'éehancrure du 3e. Insectes d'assez petite taille, qu'on trouve partout dans les fossés et les ruisseaux. Clef p)Our la distinction des esjyèces. i (8) Portant des taches 5 2 (H) Une impression longitudinale, linéaire, de chaque côté du prothorax 1. lacustris. (2) Point d'impression linéaire sur le prothorax | 4 (7) Taches s'allongeant en lignes sur les éljtres ; 5 (G) Tête sans tache 2. spurius. G (5) Tête plus ou moins tachée en dedans des yeux 5. calasccpiiim. 7 (4) Tache bordant le prothrax en avant et les côtés des élytres 6. similis. 8 (l) De couleur uniforme ; 9 (10) Prothorax bordé de roux aux côtés et en avant '1. modesius. 10 (9) Prothorax bordé de roux aux côtés seule- ment 4. puberuliis. 1. Hydropore des lacs» Hydropums lacustris, Say. — Long. .08 pce. D'un roux obscur. Thorax taché de brun au milieu, en avant, et en arrière, les taches se réunissant quelquefois, Q,i portant une ligne longitudinale enfoncée de chaque côté se prolongeant jusque sur les élytres ; celles-ci brunâtres ; poitrine et pattes rousses. — Ali. III — DYTISCIDES. 195 Les i'iipressions du protliorax font facilement dis- tinguer cette très petite espèce. 2. Hydropore bâtard. R^droporus sj^iu^ius , Lcconto. — Long. .15 pco. Brun tacheté de jaunâtre. Tête et thorax jjunâtres, celui-ci avec une tache noire au niiiieu s'élargissant en avant et en arrière, celle-là sans tache. E'.ytres noires à la base, jaunes au sommet, suture noire, deux bandes de taches jaunes allongées, l'une en avant et l'autre en arrière du milieu. Dessous, pattes et antennes roussatres. — C. 3. Hydropore modeste. Hydropoms modestns, Aub'J. — Long. .18 pce. Brun ; dessous noir ; antennes et pattes roussâtres ; tète rousse eu avant. Protliorax et élytres hordécs de roux ; dernier anneau de l'abdomen aussi bordé de roux. — CC. 4. Hydropore piibérule. Hijdroporm ijnlendus, Leconte. — Long. .12 pce. D'un brun roussâtre ; élytres plus foncées vers la suture. Prothorax noir, bordé de roux seulement sur les côtés. Tête rousse en avant ; dessous noir ; antennes et pattes rousses. — PC 5. Hydropore découvreur. Hi/dropous catas- copium, Pdy. — Long. .15 pce. Noir, tacheté de jaunâtre. Tête avec une h inde jaune au indien. Antennes jaunes, brunes à l'extrémité. Dessous noir ; pattes jaunâtréo^ Prothorax avec une grande tache jaunâtre de chaque côté. Elytres bordées de jaunâtre et portant plusieurs lignes interrompues de la même couleur. — C. 6. Hydropore semblable. Hydropoms similis, Kirby. — Long. .19 pce. D'un brun rou.>remiers ar- ticles des tarses antérieurs dos (^ formant une palette orbiculaire munie de ventouses en dessous ; crocliefs des tarses postérieurs légèrement laég'mx:, mobiles. Proster- nvim spatuliforme en arrière. Insectes de très ibrte taille qu'on trouve rarement en dehors de l'eau où ils se tiennent constam aient, faisant la chasse aux autres insectes dont ils se nourrissent ; c'est particulièrement dans les rivières peu profondes et à fonds sablonneux qu'on les rencontre. On en coaipte une douzaine d'espèces. m — DYTISCIDES. 203 1. Dytisque confluent. Dytiscus coujlitens, Say. — Long. 1. 50 pce. D'un brun verdâtre, avec une bor- dure d'un jaune roussâtre. Tête d'un vert brun avec une ligne rousse en demlcerde s'ecartant à chaque extri- miléjusqiiau cantlius des yeux oit elle se dilate en une tache pi es de Vépistonie, celui-ci jaune roussâtre, excepté à son bord antérieur. Thorax niar ou moins nombieuses; ce n'est tjue rarement qu'on peut en surprendre des individus isolés. Cette famille se borne aux 2 genres suivants, dans notre faune. Un écusson distinct 1 Gyrin. Point d'écusson 2 Dinelte. 1. Gen. Gyuin. Gi/rtinis, Geoffroi. Menton sans dent médiane ; mâchoires pourvues d'un lobe externe. Labre transversal, arrondi et cilié. Ecus- son allongé et très aigu en arrière. Elytres arrondies ou tronquées en arrière, médiocrement convexes. Tarses antérieurs des $ dilatés en une palette oblongue, spon- lY— CYRIX :des. 207 giei;se en oc-sous. Dcinicr Fegipcîit nbdoiiiinal dé{ rimé, nirondi nu bout. Coips ovalnire ou oblonir. Gyrin ventral. Gyrimis veudalis, Kiiby. — Long. .20 ) ce. D'un noir biillnnt vitreux, quelque peu irri- de?cent. Deux iuipre.'^sions au front, près des yeux, bien distinctes. Lnbrc noir, non cilié, cpistome bronzé. Prothorax avec une in pression transverse au nâlieu et une autre de cli.-Kjue côté en forme de large point, près de la base. Klylres ovales, à lignes ponctués très appa- rences, quehjue peu relevées aux côtés, déprimées à l'ex- trémité, et toutes deux arrondies. Dernier anneau deVab- domen dépassant les élytres, arrondi, quelque peu cilié. Dessous et épipleures d'un roux ferrugineux. — R. Les e^TpQces fraferiius^ imprcssfcoiIiSj œncus et late- ralls se rencontrent aussi en Canada, mais leur distinc- tion spécifique n'est pas encore exactement déterminée. 2. Gen. DiNtUTE. DiDnihis. McLeay. Menton sans dent médiane. Point iVécnsson. E'ytres ovalaires, arrondies ou échanciées à leur extrénàté. Pattes antérieures très longues. Dernier segment abdo- minal déprimé, on triangle arrondi et cilié. Corps ovale, plus ou moins convexe. Les Dineutes ont à peu près les mêine. habitudefs que les Gyrins, on les trouve souvent ensemble. Dineute d'Amérique. Dincufus Americnuis, White —Long:. 40 pce. D'un noir verdâtre. Tête bronzée, impreB.-^ions ponctiforines entre les yeux très distinctes, labre et épistome d'un bronzé métalic très prononcé ; labre c;arni de lon";s cils blancs en avant. Prothorax avec une ligne transversale au milieu et une impression 208 COLÉOPTÈRES. ponctiforme en avant. Eljtres sillonnées de lignes non ponctuée?, un peu sinueuses à Textrémité, dép:issant Tabdouien et portant une petite pointe à la suture. Dessous d'un noir ferrugineux ; pattes rousses. — CC. 2. Dineute discolor. Dlneutus disœlor, Aube. — Long. .50 pce. D'un noir veidâtre ; tête un peu plus brillante; impressions frontales oblitérées, labre poli, garni de longs cils blai es. Prothorax sans aucune impression. Elytres avec lignes non ponctuées peu apparentes, légèrement sinueuses à l'extrémité, plus courtes que l'abdomen dont le dernier segment est arrondi et cilié II l'extrémité. Dessous avec les pattes d'un blanchâtre uniforme — C. Fam. V HYDROPHILIDES. HydropMidœ, Menton grand, entier, en carré. jMâchoires terminées par 2 lobes ciliés à leur extrémité. Yeux simples, ronds dans les espèces Américaines. Antennes de 6 à 7 articles, les derniers formant une massue à articles cili s excepté le premier, insérées sous les côtés du front. Prothorax à prosternum très coart, les hanches anté- rieures coniques-globuleuses, saillante?. Mésosternum et métasternum formant une c irène continue, prolongée en une épine aiguë, dépassant plus ou moins les hanches postérieures. Les 4 pattes postérieures fortement comprimées, réni- formes, frangées au côté interne. Abdomen formé de 5 segments, tous libres, le premier visible aux côtés et au milieu. « V — HrDROPHiLÎDES. 209 Les palpes longs et grêles de la plupart des insectes de cette famille avaient porto Latreille à leur donner le nom de pulpicornes. La plupart sont aquatiques, et bien que leurs birves soient carnassières et très voraccs, ils vivent généralemont à l'état parfait de matières végé- tales ou c'e chair en décomposition. Les espèces aquati- ques sont en général d'assez mauvais nageurs. Leur for ne plus ou moins coivoxe, et quelquefois globuleuse, les éloigne encore des Djtisciles; on les rencontre plus souvent que coux-ci hors de i*uau. Leurs habitudes les font ranger parmi les insectes utiles, puisf|u'ils contribuent à purifier les eaux des matières en décomposition. On en compte pas moins le 11 genres dans notre faune, qu'on peut distinguer de la manière suivante. 1 (18) Tarses moyens et postérieurs avec le 1er article court; 2(7) Prothorax plus étroit que les élytres à la base ; 8 (6) Dernier article des palpes maxillaires plus long que le précédent ; 4 (ô) Antennes de 9 articles ; palpes modérément longs I. hélophore.- 5 (4) Antennes de 7 articles 5 palpes labiaux courts 2. hydroque. 6 {'^) Dernier article des palpes maxillaires plus court que le précé lent, subulé. 3. hydrène. 7 (2) Prothoraxaussi large que les élytres à la base ; 8 (11) Tarses comprimés; métasternum prolongé en épine ; 9 (10) Prosternum petit, sillonné; épine métasternale longue 4. hydrophile. 210 COLÉOPTÈRES. 10 (9) Prosterniim en carène aiguë; épine niétasternale courte o. hydrocharis. 11 (8) Tarses non ccmprin.és; métaster- nuni non prolongé en épine; 12 (15) Antennes de 8 articles; 13 (14) Tarses postérieurs ciliés 6. bérose. 14 (13) Tarses postérieurs à peine ciliés. 7. laucobe. 15 (!2) Antennes de 9 articles ; 16 (17) Palpes maxillaires avec le dernier article le plus long 8. phh.iure. 17 (16) Palpes niaxillaiies avec le Se arti- cle plus long que le 4e. ... 9. hydrobe. 18 (1) Tarses moyens et postérieurs avec le 1er article allongé; 19 (20) Prosternum et mésosternum étroits 10. cercyox. 20 (19) Prosternum et niésosternum très lartïes. 11. cryptopleure. 1. Gen. Hélophore. H- lojyJio/ us, Yahvicias. Menton grand, triangulaire. Dernier article des palpes plus gios et plus grand que les précédents. Labre très court, arrondi et sinué en avant. Tête obtuse, plane et irrégulière en dessus. Antennes Je 9 articles, à massue de 3 articles très serrés et comprimés. Prothorax trans- versal, longitudinalement sillonné en dessus, ses angles antérieurs caillants. Elytrcs arrondies à leur extrémité, assez convexes. Le dernier article des tarses postérieurs j^lus long que les précédents réduis. Insectes de petite taille, bien reconnaissables ù leur prothorax sillonné, qu'on trouve dans toutes les eaux de nos ruisseaux. 1. Hélophore des lacs. Ileloplwrus lacustris, Leconte. — Long. .12 pce. Verdâtre. Tête rugueuse et r — HYDROPHILIDES. 211 pcnctuce ; yeux noirs. Mandibules variées de pourpre et de vert au dessus. Thorax cuivré, ruj^ueux, avec des points rapprochés et soulevés, les angles postérieurs avancés, plus étroit à la base et portant 5 lignes longitu- dinales profondément enfoncées et quelque peu sinuées. EcusFon petit. Elytrcs d'un testacé brillant, striées, ces stries portant des y oints nombreux élargis latérale- ment ; 3 ou 4 taches noires, plus ou n oins distinctes, quelquefois oblitérées, se montrant aussi sur chacune un peu en arrière du milieu. Dessous noir ou brunâtre, avec les pattes rousses ; antennes et palpes jalcs. — CC. 2. Hélophore scabre. llelophoms scaler, Leconte. — Long. .12 pce. D'un vcrdâtrc sale. Prothorax sans re flets métallics, transvers:«l, coupé carrément en avant plus étroit en arrière, à côtés creusés en avant de la base^ celle-ci coupée obliquement aux côtés, portant sur le dis- que 5 lignes enfoncées, sinueuses, celles du milieu très distinctes, les autres peu apparentes. Eljtres à lignes soulevées, irrégulières, interrompues, formant des aspé- rités brillantes. Antennes et palpes bruns. Dessous d'un noir sale, les pattes brillantes. — R. Les espèces /i;j car /s, Lee. etUneafns, Say, appartiennent aussi à notre faune. 2. Gen. Hydroque. H^drocns, Germar» Menton un peu concave. Palpes grêles, les maxillaires allongés, le dernier article fusiforme, plus long que les précédents. Tête plane et presque carrée en avant des yeux. Antennes dt 7 articles ; les trois derniers formant une massue dont le dernier article égale les 2 précédents. 212 COLÉOPTÈRES. Prothorax allongé, légèrement rétréci en arrière. Elytres plus larges que le protliorax. Le dernier article des tarses postérieurs aussi long que les précédents réunis. Segments abdominaux carénés transversalement. Corps allongé ou oblong, peu convexe. Petits insectes de mêmes habitudes que les Hélophore?. Au lieu des aillons qui existent chez ces derniers sur le prothorax, ils portent au même endroit quelques fossettes plus ou moins distinctes, disposées régulièrement. Hydroque porte-écaille. Hydrocus sqnnmlfcr, Le- conte. Long. .13 fce. Verdâtre, à points brillants. Tête rugueuse sur le vertex, d'un vert p'us foncé que le reste. Prothorax allongé, à fond cuivré, couvert de points sou- levés ternes, à côtés presque droits, plus étroits que les élytres. Elytres alUongées, à suture soulevée, portant des ligiies soulevées dont qucl(|ues unes lisses et les autres découpées en points arrondis, xintennes et pattes pales. — RR. 3. G en. îIydrèxe. fft/drœnn, Kugel. Menton grand, tronqué en avant. Palpes maxillaires grê'es, très longs, le dernier article 9,nh\i\6^ plus court que le précédent. Labre fortement et étroitement échancré au milieu. Tête horizontale. Massue des antennes al- longée, de 5 articles. Prothorax échancré en avant, an- guleux latéralement. Elytres oblongaes, plus larges que ie prothorax. Le dernier article des tarses postérieurs plus long que les précédents réunis. Une forme plus allongée, leur labre fendu et la Ion- longueur des palpes maxillaires distinguent les ïlydrènes des insectes des 2 genres précédents. On ne les trouve que dans les eaux stagnantes. V — HYDROPHILIDES. ' 213 Hydrène de Pennsylvanie. ffi/Jrœna reumyl- Vdiiica, Krisenwetter,---Long : .07 pce. Testacoe. Tête noire, labre cchaneré peu profondément. Thorax noir sur le disque et bordé tout autour de jaunâtre. Elyt^cs plus larges que l'abdomen, à stries finement ponctuées. Dessous noir ; pattes jaunâtres. — R. 4 Gen. Hydrophtle. ILjdrophihis, Geoffroi. Menton siiiué au milieu. Palpes maxillaires à dernier article beaucoup plus court que le précédent. Mandi- bules fortement ondulées. Tête penchée, ovale-triangu- îaire. x\ntennes de 9 articles, à massue formée de 4 articles perfoliés dont le premier en cornet irrégulier. Prothorax rétréci en avant, plus ou moins échancré à la base, à angles postérieurs arrondis et empiétant sur Us élytres. Ecusson grand, triangulaire. Pattes compri- mées. Crochets des tarses dentés à leur base. Proste?- n uni refoulé en avant, profondément canaliculé ; épine sternale dépassant fortement les hanches postérieures. Corps oblong-ovale, assez convexe. Les plus grands insectes de la famille. Tous sont d'un noir plus ou moins olivâtre. 1. Hydrophile triangulaire. Hijdrnph'dus trim:- gnhiris^ Say, — Long. 1.50 pce. D'un noir olivâtre. Tête avec 2 séries de ponctuations, l'une divergeant du front et l'autre tout près des yeux; épistome bordé de roux en avant. Antennes et palpes jaunâtres, la massue des antennesbrunâtre. Thorax avec quel(|ues ponctuations près des bords et une ligne ponctuée, oblique, de chaque côté du milieu en avant. Kiytres chacune avec 4 séiies de lignes po;:ctuées. Dessous noir. Prosternnni soulevé 214 • COLÉOPTÈRES. et fendu pour recevoir la jointe de la carène sternale qui est arrondie en avant et sillonnée dans sa partie antérieure, se terminant en .-irrière par une épine forte et très aiguë atteignant le milieu du 2e segment abdo- minal. Abdomen avec une tache triangulaire sur chaque segment aux côtés.— R. Ce uiagnifique insecte n'a pas encore été rencontré, que nous sachions, dans la Province de Québec. 2. Hydrophile latéral. IlijdrojJiUiia lut (rails, Fabiicius, — Long. MS pce. Noir; tête, thorax et élytres marginés de iaunâtre. Tête avec 2 li f^enres qui suivent, qui sont tous assez restreints dans le nombre de leurs espèces. CJ(f analytique des genres. 1 (G) Trochantins postérieurs proéminents j 2 (5) Tête séparée du thorax, mobile ; 3 (4) Antennes de 10 articles. I. Nécrophoke. 4 (3) Antennes de 11 articles 2. Silph^\ 5 (2) Tête plongée clans le thorax ... 3. Catops. 6 (1) Trochantins postérieurs non proéminents; 7 (8) Corps non contractile, non susceptible de se rouler en boule 4. Anisotome. 8 (7) Corps contractile, plus ou moins susceptible de se rouler en boule ; 9 (10) Massue des antennes de 5 articles 5. Liodes. 10 (9) Massue des antennes de 3 articles 6. Agathidie. I. Gen. NÉOROPIIORE. JVecw^jJiorns, Fabricius. Tête carrée, penchée, munie d'un cou brusquement formé en arrière. Labre très court, échancré ou bilobé. Yeux grands, oblongs, obliques, non saillants. x\ntennes courtes, robustes, brisées, ch 10 article», les 4 derniers formant une massue ovalaire, perfoliée. Prothorax sub- orbiculaire, tronqué en avant. Elytrcs plus courtes que l'abdomen, tronquées au bout. Piittes robustes; han- ches antérieures et postérieures, saillantes. — Corps plus ou moins allongé, épais, robuste, ailé. Les Nccrophores sont depuis longtemps célèbres par l'instinct qui les porte à enterrer les cadavres des petits 224 COLÉOPTÈRES. quadrupèdes, rats, souris, taupes etc. Aussitôt qu'ils en ont trouvé un, ils se réunissent 5 à 6, et creusant audes- sous, ils l'ont bientôt fait disparaître en le recouvrant de 3 à -i pouces de terre, pour y déposer leurs œufs. Ce sont tous des insectes de taille au moins moyenne. Pres- que tous sont plus ou moins velus en dessous et sur le prothorax. Leur couleur est le plus souvent noire avec des taches d'un rouge fauve sur les élytres. Ils font entendre, lorsqu'on les saisit, un certain bruit produit par le frottement du premier arceau dorsal sur l'intérieur des j élytres. Comme tous les insectes à élytres courtes, ils ^< volent assez lestement. Les Nécrophores appartiennent particulièrement à ^^ rhouiis^hère boréal; des 40 espèces que renferme le t| genre, les régions tropicales n'en comptent que deux. 1 Noufî en comptons 7 espèces dans notre faune qu'on peut distinguer comme suit : Chf jwur la distinction des espèces. 1 f 1 (8) Epipleuies* fauves, au moins en partie ; 2 (5) Bande fauve de la base des élytres attei- gnant la pointe de l'écusson ; 3 (4) Massue des antennes lauve I. Marginaius. 4 (3) Massue des antennes noire G. Veiutinus. 5 (2) Bande fjiuve de la base des élytres n'atteignant pas l'écusson ; 6 (7) Epipleures fauves dans toute leur longueur. . , T 5. Sayi. 7 (6) Epipleures fauves seulement vis- à-vis la bande de la base 7. Pygmœus. 8 (1) Epipleures noirs. *Les Epiiileures sont cette partie des bords des élytres qui se replie pour couvrir le flanc. VI — SILPHIDES. 225 9 (10) Une bande fauve à la base des élytres - 3. Orbicollis. 10 (9) Une tache seulement à la base des élytres ; 11 (12) Trochantins postérieurs avec une pointe droite en dedans ... 2. Pusiulatus. 12 (11) Trochantitis postérieurs avec une épine t'irtenient recourbée en dedans 4. Lunaius. 1. Nccrophore Marginé NeaoplwraH Marglnatas, Fabriciu?. — Long .7 pou-e. Noir; u!ie tache séiuîcircu- ^aiic au-dessus du labre, la m ;s.;>ue des antennes, les épi- pleures, 2 b.indes dentelées sur ics élytres, fauves. Pro- thonix dilaté en avant. La bande aniérieme des élytres atteint la 2^ointe de Vécusson et se joint avec celle du sommet par les épipleurcs. — PC. 2. Nécrophore pustule. — Necro-pJwru^ pnstidatus, Horschel. — Lon^. .6 pce. Noir ; labre, ir>assue des an- tennes et taches sur les élytres, fauves. Prothorax pres<[ue orbiculaire. l^es élytres a ; lieu de bandes f;!uves n'ont que 2 taches, celle de la base se bornant à une aevh lu- nuie et celle du sommet en comprenant 2, qui se touchent à peine. Les trochantins postérieurs sont tronqués et échancrés au sommet, Cangle antérieur s allongeant en jne éj)ine cou; te et droite : — R. 3. Nécrophore orbicolle. NecrojphorHs orhicollis, Say. — LonLTi .9 jce. Noir; une large tache carrée au- dessus du labre, la massue des antennes, une bande vers la buse des élytres et une tache réniforme vers leur som- met, d'un roage fauve. Epipleines noirs dans toute leur longueur. Prothorax orbiculaire, à rcxce|/tion du devant qui est coupé presque carrément. — 0. 226 COLÉOPTÈRES. C'est l'espèce que nous avons le plus fréquemment rencontrée, aprèvS le véloiité. JV. velutinus. 4. Nécrophore lunule. Necrophorjis huta'un, Le. conte. — Long. .9 pcc. Noir; une tache carrée au-dessus du hibre, massue des antennes et taclies sur les élytres d'un rouiie fauve, Lesbmdesdes élytres sont ici rem- placées par des taches rondes ou lunules, une seule sur chaque élytre vers la base et 2 vers le sommet, distinc" tement séparées. Kpipleures noirs. Trochantins pos- térieurs tronqués, la pointe interne se contournant en dt'(k(ns en f orme d'épine. — II. 5. Héerophore de Say. ISfecrophonts S'(i/i, La- porte. — Long. .8 1 ce. Noir ; massue des antennes, épi plenren et taches des élytres d'un rouge fauve. Point de tache fauve au-dessus du labre. Les élytres portent à \'i base une bande dentelée qui st^ joint aux. épipleures mais qui ridttelnt pas la suture^ et vers le sommet une tache réniforuje qui ne joint ni la suture ni les épipleures. — R. Très rapproché de l'orbicolle mais s'en distinguant par la couleur des épipleures. 6. Nécrophore velouté, Necropliorua vehiti>iu,^, Fabr. — Long. .7 pce. Noir; antennes toutes noires; prothorax et mésosternum couverts d'un poil jaune plus ou moins abondant ; épipleures juune-pâle. Deux bandes dentelles sur les élytres d'un rouge fauve, se joignant toutes deux aux épipleures^ la première atteignant la pointe de Vécusson et la seconde touchant presque aussi à la suture. — C. La plus commune de nos espèces. TI — SII.PHIDES. 227 7. Nécrophore pigmé. Nccrophorus pigmccus. Kirby. — Long. .6 pce. Noir ; antennes toutes noires. Elytres avec deux bandes dentelées fauves, la première se répandant sur les épipleures et atteignant la sut re sans toucher l'écusson, et lu 2c n'atteij;nant ni la su- ture ni l'épipleuie. Epipleures noirs vis-à-vis la bande antérieure. — R. La plus petite de toutes nos es-pèces. Les espèces suivantes que nous ne connaissons pas sont aussi données comme appartenant à notre faune : Mehheimeri, Americanus, mortaorinn, coxfossor et ohsca- rus. 2. Gen. SlLPHE. S'ipha, Linné. Tête petite, allongée, penchée, carénée transversale- ment entre les yeux. Labre très court, échancré ou fendu ! en avant. Antennes de 11 articles, la massue en compre- nant de 3 à 5. Menton carré ou arrondi. Dernier ar- I ticle des palpes subcylindri jue ou ovalaire. Prothorax grand, largement foliacé sur ses bjrd& et couvrant la b >se des élytres.. Ecusson tiès grand, en triangle curviligiie. Elytres plus ou moins rebordées sur les côtés. Hanches antérieures proéminentes, contiguës. Corps de foruie variable, ailé, glabre. Les Sylphes, qu'on appelle aussi BxicUers, de la forme de leur prothorax, sont des insectes qu'on trouve tant à l'état de larves qu'à l'état parfait, dans toutes les charognes exposées à l'air, et souvent en quantité innom- brable. Ils sont médiocrement agiles dans leurs mouve- ments et laissent échapper, lorsqu'on les saisit, une odeur j fétide, en même temps qu'ils rendent par la bouche et l'anus u le liqueur noirâtre non moins désagréable. 223 COLÉOPTÈRES On en compte 6 espèces dans notre faune. Ce sont tous des insectes de taille moyenne. Clef pour la distinction des espèces. Prolliorax noir ; Prothorax glabre ; Elytres avec une bande de pointas rouges vers le sommet. . . . 1. Surinamensis. ' Elytres toutes noires 4. înœqualis. Prolhorax velu '^' Lapponica. Protborax bor.lé de roussâtre, elytres d'un noir rcuseâtre 3. Margincdis. Prothorax bordé ds blanchâtre 5 elytres noires, liserées de blanc au sommet 5. Pellata. 1. Silpll9 de Surinam. SUpht Surinamensis, Fa- bricius.— Long. .9 l'ca. Noire, ghibre. Prothorax pres- que orbiculaire. IVlassuc des antennes de 3 articles cou. verts d'une pubescence blanchâtre. Elytres à bords rele- vés, portant trois cotes sur chacune et une b^mde de points rouges vers le sommet. Un turbercule assez gros, se voit un "peu en arrière du milieu dans l'espace entre la première et la 2c côte extérieures. Ce turbercule est commun à toutes nos espèces,— CC. 2. Silplie de Laponie. Sdj^ha lapponica, Herbst. ^Long. .6 pcs. Noir ; tête et prothorax couverts d'une pubescence jaunâtre très serrée. Prothorax anguleux postérieurement. Elytres chacune avec 3 lignes soule- vées, la plus extérieure «'arrêtant au tubercule. E^^- pace's entre ces lignes garnis de points soulevés.— AU. 3. Sylphe marginal. Sylplia marginalis, Fabr. —Long. .6 pce. Corps ob ong, noir, finement ponctué. Tête noire; prothorax noir, bordé tout autour, mais vi — siLPniDES. 229 plus largement sur les côtés, de rouge pâle. Eljtres d'un noir roussâtre, avec 3 lignes soulevées, l'extérieure se ter- minant au tubercule un peu en arrière du milieu. — C. 4. Silphe Raboteux. Sîlj^ha inœqualis, Fabr. — Long. .7 pce. Tout noir; massue des antennes cendrée. Prothorax échancré en avant, avec 4 lignes obscures sou- levées sur le disque, les latérales ondulées et obliques, celles du milieu droites. Elytres avec 3 côtes soulevées, ^'extérieure se terminant au tubercule, et la suivante se courbant en dedans vers le sommet. — CC. 5. Silphe en boucliefr. Silphapeltaia, Catcsby. — Long. .8 pce. Noir ; massue des antennes cendrée. Pro- thorax blanchâtre, portant une grande tache noire au mi- lieu. Elytres noires, terminées de blanchâtre au sommet chacune avec 3 lignes soulevées, non très apparentes, la pl'is extérieure s'efFaçant avant d'arriver au soniTuet. Les espaces garnis de points soulevés faisant paraître toute l'élytre comme tuberculée. — C, On donne aussi comme appartenant à notre faune l'espèce trifuhercuhita, Kirby ; cette espèce, très voisine de la Japponica, s'en distingue cependant en ce qu'elle porte 3 tubercules sur ses elytres au lieu d'un scu\, comme les autres espaces. 3. Gen. CATors. Catops^ Paykull. Clwleva, Latreille. Tête penchée, obtuse en avant, engagée dans le pro- thorax. Labre court, légèrement sinué en avant. Man- dibules unidentées avant leur sommet. Menton carré, transversal. Antennes de 11 articles-, les 5 derniers formant une massue. Prothorax carré, de la hirixeur E 230 COLÉOPTÈRES. des élytres à la base. Elytres oblongues ou ovales, ar- qut^es en dessus. Les 4 hanches antérieures saillantes, les premières non contiguës. — Corps oblong ou ovale, revêtu d'une très fine pubescence soyeuse. Petits insectes très agiles qu'on trouve sous les écorces, sous les pierres et quelquefois dans les ordures dans l'intérieur des maisons. Notre faune en compte deux espèces. Catops opaque. Catops opncus, Say. — Long. .2 fce. Noir, opaque, les 2 articles basilaires des antennes avec le terminal roux.. Tout couvert d'une pubescence soyeuse. Klytres avec une ligne subsuturale, mais non su'iées, fiiiémont ponctuées; pieds noirâtres. — AR. .. Jju 2e esptce que nous ne connaissons pas est le C. clavicar}iiiés. Mâchoires à 2 lobes ciliés, inermes; palpes très longs, à 4 articles. Prothorax à pièces latérales non distinctes ; ' proster- num non visible entre les hanches. Elytres convexes, recouvrant l'abdomen ; ailes man- quant souvent. Abdomen à six .segments ventraux libres. Hanches postérieures petites, coniques, largement sé- parées. Tarses de cinq articles ; crochets simples. Tout petits insectes qu'on trouve d'ordinaire dans les nids de fourmis et qui semblent, à première vue, ne se distinguer de ceux do la famille (jui suit que par leurs élytres qui recouvrent tout l'abdomen, mais qui consi- dérés plus attentivement présentent plus d'un autre trait I YlïI—PSELAPHIDES. 238 de dissemblance dans la forme des hanches, rinsertiou des antennes, etc. Un seul genre dans notre faune. Gen. ScYDMÈNE. Sci/dmœniis, Latreiîle» Tête sub-globuleuse. Labre très court, arrondi aux angles. Antennes assez longues, grossissant peu à peu vers l'extrémité. Prothorax un peu plus étroit que les élytres, celles-ci ovalaires ou obloiigues, soudées ; point d'ailes. Mésosternum plus ou moins caréné. — Corps ovalaire, un pou rétréci en avant, souvent nubescent. Scydmène ras. — Scjjdmœnus rasns, Leconte. — Lon- gueur .08 pouce. D'un brun rougeâtre brillant. Eljtres convexes, plus larges que le prothorax. Antennes à massue de 4 articles. Cuisses fortement renflées, parti- culièrement les antérieures, — R, Fam. VÎII. P3ÉLAPHÎDES. Pselaphidœ, Menton tronqué en avant. Antennes moniliformes, à massue sub-cyiiudrique. Yeux composés de Lirges lentilles ou nuls. Prothorax à pièces latérales non distinctes ; cavités coxales ouvertes en arrière. Mésosternum court, obsolète entre les hanches. Elytres tronquées, courtes, laissant la majeure partie de l'abdomen à découvert. Abdomen à peine mobile, composé de 5 à 6 segments tous cornés en dessus. Hanches postérieures transversales, contiguës. 234 COLÉOPTÈRES. Tarses de 3 articles, terminés par un ou 2 crocliets •simples. Petits insectes très rapprochés des Staphylinides, s'en distinguant surtout par le peu de mobilité de leur abdo- men. On les trouve dans les nids de fourmis, sous les pierres, sous les ecorccs, ou bien on les prend au "vol le soir. On n'en a signalé encore quune espèce dans notre faune, mais il est probable qu'une étude plus attentive '2n fera reconnaître plusieurs autres. Gen. Tyre. T^rus, Aube. Tête triana;ulaire, front prolongé en un petit tuber- 'Cule portant les antennes, celles-ci tenniuécs piar une petite mas:^uc. Protborax en ovoïde court. Elytrcs un peu déprimées. Abdomen très légèrement déprimé et rebordé latéralement. — Coi'ps allongé et peu convexe. Tyre humerai. T^rus hiuneralis, Lcconte. — Long. .08 pce. D'un brun rougeâtre uniforme. Elytres avec une tache blanchâtre sur chaque épaule. — R. -Fam. IX. STAPKYLI^IDES, StapliijHmdœ. Tête de forme très variable. Menton carré, entier, la languette le plus souvent îîiembraneuf-e. Antennes variables, de 11 articles, rarement de 10. Mâchoires à 2 lobes ciliés, palpes à 4 articles, rare- ment 5. Proihorax à pièces latérales non séparées ; pros- t3rnum à cavités coxales ouvertes en arrière. Elytr(s en général pas plus longues que la poitrine, à suture droite et recouvrant complètement les ailes. ix'— stapbVliîcides. 2B6 Abdomen très mobile, à 7 ou 8 segments, tous cornés et libres. Tarses à 5 articles ordinairement; quelques genres cependant n'en présentent que 4 ou même â seulement. Cotte famille coniiite un ^'r;!nd nombre d'cspècos, la ylupjirt de fort petite taille et njontrant une grande différence dans Is cotiforniation des différentes parties du corps. La brièveté des éljtrcs jointe à un abdomen corné sont les seuls caractères qui permettent toujours de les distinguer. L'abdomen est très mobile, la plupart le portant relevé dans la marche et s'en servant surtout pour refouler les ailes sous" les éijtres. Les Staphylinides recbciclient particalière ncnt les matières putrides animales et végétales, on les trouve dans les cadavres, les fumiers, les fouilles mortes, les mousses, etc. Les (juclques espèces qu'on tro ive sur les fleurs paraissent être carnivores. Lcars larves qui se rapprochent plus des insectes parfaits que celles de la plupart des autres Coléoptères, ont à peu près les Uiêmes habitudes. On compte à peu près aujourd'hui 2000 espèces de Staphylinides, et il est probable que ce nombre s'augnien. tera encore de beaucoup en les étudiant davantage, car ils ont été "énéralement néiiliiiés des auteurs. Dans notre faune, les Staphylinides se partagent en 32 genres, qu'on peut distinguer les uns des autres par les caractères suivants : Clef pouf la distinclion des genres. 1 (59) Hanches antérieures coniques, leurs cavités ou- vertes en arrière ; 2 (o2) Stigmates prothoraciques visibles j 2o6 COLÉOPTÈRES 3(8) Antennes insérées au bord interne des yeux ; 4 (7) Tarses antérieurs à 4 articles, les moyens et les i^ostérieurs à 5 ; 6(6) Tête resserrée en cou étroit en arrière 1 . Falagria. (j (ô) Tête non resserrée en cou 2. Homalota. 7(4) Cinq articles à tous les tarses.. 3. Aleouhara, 8 (17) Antennes insérées sous les bords latéraux du front; 9 (In) Elytres plus longues que la poi^ trine. également ponctuées; 10 (15) Abiomen marginé ; 11 (\2) Mésosternum caréné , . 4. Coproporus. 12 (11) Mésosternum non caréné ; 13 (14) Palpes maxillaires filifornies 5. Tachinus. 14 (13) Palpes maxillaires subu'é-;. ... 6. Tachypo'.u^s. 15 (10) Abdomen non marginé ; corps pubescent 7. Conosom.a. 16 (9) Elytres pas plus longues que la poitrine, lisses ou à 3 rangs de points 8. BoLETOBius. 17 (8) Antennes insérées sur le bord antérieur de l'épistome; 18 (19) Thorax à bords latéraux simples. 9. Quedius. 19 (19) Thorax à bords latéraux doubles ; 20 (29) Antennes distantes ; 21 (24) Palpes maxillaires à 4e article plus court que le 3e ; 22 (23) Thorax lisse, rétréci à la base. 10. Çreophilus. 23 (22) Thorax ponctué, pubescent.. 11. LeistotropSts. 24 (21) Palpes maxillaires à 4e article égal ou plus long que le 3e 5 25 (28) Languette échancrée ; k IX — STAPHYLTNIDES. 237 26 (27) Hanches intermédiaires sépa- rées, abdomen rétréci à l'ex- trémité 12. SxAPHrLixus. 27 (26) Hanches intermédiaires conti- guës; abdomen très long, à bords parallèles. .... 1 13. Ocypus. 28 (25) Languette entière ; cuisses inermes 14. Philonïhus. 20 (20) Antennes rapprochées ; 30 (ol) Antennes fortement géniculées, suturé imbriquée 15. Xantholixus. 31 (30) Antennes faiblement géniculées; suture droite 16. Baptoi.ixus. 32 (2) Stigmates prothoraciques cachés par les épi mères du prothorax ; 33 (42) Hanches postérieures coniques, les antérieures grandes ; 34 (39) Tarses postérieurs à 4e article simple I 35 (36) Antennes géniculées 17. Cryptobil'm. 36 (35) Antennes droites ; 37 (38) Tarses postérieurs avec les ar- ticles 1-4 presque égaux — 18. Lathrobium. 38 (37) TarvSes postérieurs avec les ar- ticles 1-4 décroissant gra- duellement 19. LiTHOCHARIS. 39 (34) Tarses postérieurs à 4e article lobé ; 40 (41) Palpes maxillaires à article ter- minal très petit, grêle . 20. Sunil'S. 41 (40) Palpes maxillaires à article ter- minal obtus 21. P^EDEllL'S. 42 (43) Hanches postérieures coniques, les antérieures petites 22. Stenus. 238 COLÉOPTèRES. 43 (42) Hanches postérieuses trana- verses ; 44, (50) Antennes géniculées; 45 (46) Hanches intermédiaires distan- tes.. . 23. OXYPORUS. 46 (45) Hanches intermédiaires conti- guës ou à peu prés | 47 (48) Jambes antérieures à 2 rangs d'épines . . . 24. Bledius. 48 (49) Jambes antérieures et moyennes à un seul rang d'épines 25, Platystethus. 49 (48) Jambes antérieures à un seul rang d'épines 26. Oxytelus. 50 (44) Antennes droites ; 51 (56) Tarses postérieurs avec les ar- ticles 1-4 inégaux ; 52 (53) Mandibules dentées 27. Anthophagus. 53 (52) îtlandibules non dentées ; 54 (53) Jambes épineuses , 28. Acidota. 55 (54) Jambes non épineuses 29. Lathrim^um. 66 (51) Tarses postérieurs avec les ar- ticles 1-4 courts, égaux ; 57 (58) Jambes très épineuses ; éljtres longues ... 30. Omalium. 58 (57) Jambes non épineuses 31. Anthobium. 59 ( 1 ) Hanches antérieures transverses. 32. Micropeplus. 1. Gen. Falagrie, Falagria, Mannerheim. Menton léfi'ôrement échancré. Tête suborbiculaire, tenant au pic thorax ji^ofr tin cou très court et très grê^e. Antennes assez longues, fortes. Prothorax rétréci en arrière, assez convexe en dessus. Elytrcs médiocres, tronquées en arrière. Abdomen sublinéaire. Tarses antérieurs de 4 les autres de 5 articles. — Corps assez allongé, ailé, très finement pubescent. IX — STAPHYLINIDES. 239 Très petits insectes qu'on trouve dans les nids de Fourmis, dans les bolets etc. 1. Falagrie divisée. Falagrla dissecta, Ericlison. — Long. ,08 pce. D'un brun foncé, brillant, à pubesence grise. Antennes aussi longues que la tête et le thorax, épaissies à l'extrémité. Thorax un peu plus court quQ large, sub-cordiforme, profondément canaliculé. Ecusson bi-caréné. Elytres plus courtes que larges, finement ponctuées. Pattes brunes, tarses testacés. — R. 2. Falagrie vénustule. Falagrla venusdila, Ericli- son. — Long. .07 pce. Brunâtre, ponctuée. Antennes aussi longues que la tête et le thorax réunis, grêles, tes- tacées, légèrement pubescentes. Tête noire, à peine bril- lante. Thorax suborbiculaire, rougeâtre ; éc isson lisso, brun. Eiytres finement ponctuées, rougeâtres aux angles huméraux. Pieds jaunes. — R. 2. Gen. Homalote. Ilomalott^ Mmnerheim. Tête suborbiculaire, sans cou. Labre arrondi en avant. Antennes médiocres, peu robustes. Elytres tronquées en arrière, avec un court sinus près de leurs angles externes — Corps de forme variable, en général déprinjié et ailé. Petits insectes dont l'étude est fort difficile et qu'on trouve aussi dans les nids de fourmis, dans les bouses, les bolets, etc. Homalote plane. Homahta plana^ Gyllenhall. — Long. .12 pce. Noire, finement pubescente, linéaire, déprimée. Antennes brunes, légèrement épaissies vers le sommet. Thorax plus large que long, finement poac- 240 COLÉOPTÈRES. tué, canaliculé. Elytres une fois aussi longues que le thorax, déprimées, ponctuées, d'un brun testacé ou roussâtre. Pieds et anus testacés. — R. Il est probable que notre faune renferme un assez bon nombre d'autres espèces, mais le peu d'attention qu'on leur a porté jusqu'à ce jour, n'a pas permis encore de les identifier. 3. Gen. Alêochare. Aleochara, Gravenhost. ]\ienton très court, largement écliancré. Tête scssile, penchée, non rétrécle en cou en arrière. Labre transver- sal, tron(^ué en avant. Antennes courtes, rigidules. Pruthorax transversal, aussi large que les élytros, arron- di à sa base et sur les côtés. Elytres courtes, légère- ment arrondies à leur extrémité. Abdomen linéaire, quelquefois rétréci en arrière. Pattes peu allongées ; cuiq articles à tous les tarses. — Corps oblong, assez large, revêtu d'une pubescence non soyeuse. Peiits insectes qu'on trouve dans les fumiers, les ca- davres etc. Les mâles ont le dernier arceau ventral si- nue de chaque côté au bout, avec la portion médiane un peu triangulaire. Aléochare pieds-bruns. Aleochara fuscipes, Fa- bricius. — Long. .20 pouce. Noir, ponctué, légèrement pubescynt. Palpes et pattes bruns. Antennes à articles perfoliés, pubescents, excepté ceux de la base. Protho- rax rétréci en avant, plus large que les élytres, arrondi en arrière. Elytres très courtes, finement ponctuées. Abdomen fort, assez court. — AR. i IX — STAPHYMXIDES. 241 2. Aléochare large. Âleochara Iffa, Gravcn- liorst. — Long-. .20 pce. Noir : pieds et palpes bruns. Antennes à massue grisâtre. Prothorax à ponctuations allongées, en forme de petites lignes, pas plus lirge que les élytres, celles-ci très courtes, ponctuées. Abdomen très fort, plus large que les élytres. — R. 4. Gen. CoPROPORE. Copropona^, Kraatz. Antennes insérées sous les bords latéraux du front. Tête penchée, enfoncée dans le prothor.ix. Elytres plus longues que la poitrine, également ponctuées. Abdomen légèrement marginé. Mésosternum caréné. — Corps ova- laire. Copropore ventricule, Copropoms ventriadua, Erlchs. — Long. .08 pouce. Noir quel(|ue peu rougcâtre. Tète presque entièrement cachée. Prothorax s'ajustnnt exactement avec les élytres à sa b ise, à ponctuations peu visibles. Elytres longues, roagcdtres à la suture. An- neaux abdominaux en dehors des élytres rougeâtres, très courts, se rétrécissant en pointe. — AC. dans les bois pourris. 5 Gen. Taciiine. Tachiniis, Gravenhorst. Tète trigone, transversale, fléchie en dessous. An- tennes assez longues, grêles, s'épaississant un peu vers l'extrémité. Prothorax transversal, au moins de la lar- geur des élytres à la base et les recouvrant un peu, ses angles postérieurs souvent saillants en arrière, les anté- rieurs un peu aigus. Palp>es maxillaires filiformes. Pattes assez courtes ; tarses de 5 articles. Mésosternum non caréné. — Corps oblong, peu convexe. F 242 ,^ COTÉOPTÉRES, Inspctcs de taille petite ou moyenne qu'on trouve clans les mousses et dans les débris végétaux et animaux. TacMne fimbrié. TacMnus fimhriatus, Graven- horst. — Lonp". .35 pouce. D'un roux brunâtre j élytres d'un roux clair. Antennes avec les 4 articles basilaires et le terminal roux, le reste brun. Protliorax lisse, légère- ment rebordé sur les côtés, recouvrant un peu les élytres, celles-ci courtes, quoique plus longues que la poitrine, à sillons peu prononcés, marqués de ponctuations peu en- foncées. Abdomen large, à segment terminai quadri- dcnté. — AC. On donne encore les espèces famipennh, Say, et l^ldpes, Ericlison, comme appartenant à notre faune* G, Gcn. TaciiyPORE. Tdclujporus, Gravenborst. Tcte transversale, flécbie en dessous. Yeux assez convexes. Antennes grêles, grossissant un peu à leur extrémité, les articles basilaires plus longs que les autres. Prothorax aniplc, aussi large à la base que les élytrcs qu'il recouvre un peu, Elytres plus longues que la poi- trine, leurs angles terminaux externes plus ou moins tronqués. Mésosternum non caréné. Abdomen forte- ment rétréci en arrière. Palpes maxillaires suhnUs' Pattes médiocres ; tarses de cinq articles. — Corps ailé, obtus en avant, fortement rétréci en arrière, li^rse et glabre sur la tête et le protliorax. Mêmes habitudes que les Tacliines. 1. Tachypore joyeux. Taclujporus Jncosus, Say. — Long. .12 pouce. Noir ; thorax, élytres, bouche et |ieds, jarnâtrcs. Tête, brun-foncé, polie ; Thorax poli," sans ponctuations, ses bords antérieurs et postérieurs IX — STAPHYLIXIDES. 243 noirâtres. E'ytre? juinâti'cs, avec l'éc isson et les partie.^ avoisinantes noirâtres. Abdomen plas long que les élytres, bord postérieur des segments j:iunâtre. — AC. 2, Tachypore sans queue. Tachi/poms acauJu.^, g;,y. — Long. .14 pouce. Jaune ; thorax plus pâ'e sur les cjtés. Tête noire. Elytres j-.îunes avec teinte de rouge, brunâtres dans la région de Técusson ; angle terminal intérieur tronqué. ^Vbdomen moins delà moite de la longueur des -llytres, d'un brunâtre cuivré, quelque peu pubescent. Pieds, jaune-pâle. — R. Se distingue surtout du précédent par la brièveté de son abdomen. 7. Gen. CoNOSO.VE. Conosoma, Kraatz. Très rapproché des Tachypores, n'en diffJrant que par les caractères suivants : yeux peu saillants ; angles postérieurs des élytres droits. Abdomen non rebonlé laténtlemcnt, Mésosternum caréné. Corps revêtu d'une fi;ie pubiscence soyeuse. Mêmes habitudes que les Tachines et les Tachypores, Coiiosome basale. Conosoma hasaJe ; Erich*. — Lon'>\ .12 pee. Brun ; tête noire. Prothorax bordé de rougeâtre à la base et sur les cotés, Elytres brunes, bordées de rougeâtre. Abdouien de la longueur des élytres, à bords postérieurs des segments rougeâtres. Pattes et palpes jaune-rouge.itre. — AC. L'espèce cvnHSum, Gravcnhost, est aussi donnée comme appartenant à notre faune. 8. Gen, Bolétobs. Boktohiui^, Leach. Menton très court : lanizuette édiancrée au milieu. 244 COI, ÉOPi ÈRES. Labre transversal. Tête sessile, pencliée. Antennes assez longues. Prothorax aussi lai-ge que les élytres, celles-ci pas plus longues que la poitrine, tronquées en arrière. Ab Ionien graduellement rctrtci en arrière- Palpes maxillaires filifonno.-. — Corps long, rétréci à i^es 2 extrémités. Bolétobe ceint. Bolelohi/is cinctun, Gravcnhorst. — Long. .28 pouce. Noir ; élytres test:icées avec une grande taclie noire sur chacune au côté n'atteignant ni kl base, ni la suture, ni le sommet, noires aussi dans la légion de l'écusson. Abdomen plus long que les élytres, se rétréci sant graduellement vers l'extrémité, les 4 pre- miers segments testacés, le 5g noir dans sa première m litié et testacé dans l'autre, les 6 j et 7e noirs. Pattes de la couleur des élytres, — R. 9. Gen. QuÉDiF. Quedlns. Stepliens. Tête rétrécie en arrière. Antennes insé. ées sur Je liord ciiiiéi itur dii Céjnstfjinc. Prothorax suborbiculaire, ses bords latéiaux simples. Eiytres tronquées en arrière. Hanches intermédiaires contiguës ; tarses de 5 articles. Stigmates prothoraciquos non cachés par le pronotum, mais recouverts par une lamelle triangulaire. Q,uédie luisante. Qaedin^ m'-locUinus, Gravenhorst. — Long. .34 pouce. Noire; tète et prothorax lisses, bril- lants. Antennes brunes ; palpes jaunâtres. Tète avec un rebord court en forme de cou. Proîho ax arrondi po^stérieurement, un peu plus large (jue lus élytres aux côtés et leur couvrant la base au mili.'U. Elytres forte- ment ponctuées, brunes, à angles postérieurs externes - arrondis. Abdomen plus long que les élytres, noir, cilié sur les bords, — AR, IX^S^rAPHYLTNlDES. 245 1j esi^GQ ynig idtis, Fabricius, est aussi donnée à notre faune. , 10. Gen. CrÉOPIÏ.ilf. Crcophuus, Kiib}^ Menton très court. Tête subnuadrangulaire, niunia en arrière d'un cou court. Antennes distantes, s'épais- sissant fers rextréuiité, les articles 6-10 transversaux. Palpes maxillaires filiformes, le 4e article plus court que h 3e. Jambes épineuses, tarses antérieurs dilatés. Une seule espèce dans notre faune. Gréophile velu. Crer.philus vilhsjis, Gravenhorst, ' — Long. .80 pouce, ^'oir, tête et thorax litjses, brillants. Labre roussâtre. Prothorax rétréci et arrondi en ar- rière, portant quel [ues points blanchâtres sur~ses angl^^s antérieurs. Elytres courtes, pubescentes de même que rabdc'.uen, cette pubescence blanchâtre sur les 2e et 3e segments abdominaux et sur une bande transver.-^ale au milieu des élytres. Ecusson allongé, ponctué, Abdomen à cotés parallèles, avec quelques poils blanchâtres à l'extrémité. Pattes noires. — C. 11. Gen. Léistotropiie. Lcistotrophns, Pcrt.y. Tête subquadrangulaire. Antennes grêles, les arti. clés basilaires très allongés, faiblement épaissis à leur extrémité, subdenticulés à partir du 6e, le dernier échan- cré au bout. Palpes maxillaires filiformes^ le 4e article beaucoup plus court que le 3e. Thorax ponctué, j^^il'as. cent. Pattes longues ; jambes pubescentes en dessous. Lèistotrophe ceinturé. Ldstotrophuscuigulatus, Gravenhorst. — Long. .60 pouce. Brunâtre, pubescent. Labre roux. Thorax portant des excavations visibles 246 COLÉOPTÈRES malgré sa pubcscence, arrondi eu arrièi-e. Antennes rousses, noires en dessus à l'extrémité. E 'y très courtes? densément couvertes de même que le protborax d'une pubescence quelque peu rousse. Flancs portant une pubescence d'un jaune doré. Abdomen assez long, pub'^s- ceut, les -i premiers segments noirs, le cinquième d'un jaune doié plus ou moins apparent. Pattes longues, les cuisses noires, les jambes roassâtres. — PC. 12. Gen. St-iTHYLIN. Sfcip^'/Unns-^ Linné. Menton très court, langaetto légèreuient écliancrée. Vcrnicr article des pafpcs maxillaires égal on 2^1 ^^s l< m g que le 3e. Labre transversal, bi.ob.', avec une bordure membraneuse. l*rothorax transversal, arrondi en arrière, avec ses angles antérieurs distincts et rabattus. Abdo- men subparailèle. Pattes moyennes, plus ou moins robustes. — Corps plus ou moins allongé, de forme géné- rale. nent robuste. TiCS St:ipbylins comme les précédents vivent de détritus végét;)ux et animaux. Nous en comptons 5 espèces dans notre faune. 1. Staphylin maculé. StaphyUnus Quacnlosus, Gravenborst. — Long. .70 pouce. Tète et prothorax noirs ; élytres rousses. Tête et protliorax ponctues et couverts d'une courte pubescence ; palpes, élytres et pattes rouss- âtres. Les élytres sont Censément couvertes d'une pu. bescence roussixtre tachetée de noir. Abdomen noir avec les rebords latéraux roussâtres ; segments 1 et 2 avec une ligne d'un jaune clair à leur bord postérieur en dessus et en dessous, les 33, 4j et 5e bordés de roux, le Ge noir et le 7e roux avec 2 lignes noires au milieu et les appendices terminaux d'un jaune clair. — E. IX— STAPHYLIXIDES. 247 2, Stapliylin pieds-pâles. SiaphyUmis htdipes^ Lcconte.— Long. .52 poace. Noir; pattes jiunatrcs. Labt-e noir, cilié de poils voux. ïête et prothorax fine- ment ponctués. Antennes rousses à la base. Prothorax avec une carène au milieu. Elytres densénient pub.s- centes. Ab-lomcn ù côtés sub['arabcles, tor.t noir, les arceaux ventraux avcC une bordure de poils j lunâtres aux côtés. — ce. Les pieds jaunes de cette espèce la font distin-uer à première vue. 3. Staphyliîl 2MQ^''hv\nLQ%. SUiphullnu schmamop' teriis, Grav.— Long. .50 pouce. Noir ; élytres d'un roux canelle. Antennes et palpes bruns. Phothorax ponctué, ce dernier caréné au milieu et lavé de rous.-âtre au bord postérieur. Abdomen noir, à segments bordés de rous- sâtrc postérieurement, le 1er bordé de jaune clair. Cuisses noires, jambes et tarses roussâtres.— PC. 4. Stgphylin violet Sluphi/Jimis doiaceus, Grav. Long. .50 pouce. Noir; élytrcs d'un beau violet. Tête noire, ponctuée, avec une barre jaune au dessus du labre. Phothorax noir, ponctué, caréné au milieu, à refiets métalliques. Elyties cDavertcs d'une pubescence violette, à angles postérieurs déprimés. Abdomen noir, le premier segment bordé postérieurement d'une ligne claire, les autres avec une pubeecence grisâtre sur les côtés. Antennes et pattes noires. — K. 5. Slaphylin Capité. Staphyllnus capltata, Bland. —Long. .50 pouce. Noir; tête rousse. Mandibules fortes, rousses, noires à l'extrémité ; lobes du labre noirs. Prothorax densément pubescent, caréné au milieu, noir, bordé de roussâtre postérieurement et portant aussi un 248 COLEOPTERES. gros point roussatre de chique côté, au milieu, An=> tenues rousses à la base, noires à l'extrémité. Elytres noires, pubescentes, avec points enfoncés en forme de fossettes. Abdomen noir, les segments bordés d'une ligne pâle postérieurement, les 4e et 5e à puboscence jaunâtre. Pattes noires, les cuisses avec une tache rousse en dedans vers rcxtrémité.— K« Les espèces cxlmhins Er. vitljaniis^ Nordman, et fos^ salor, Grav. sont aussi attribuées à notre faune. 13 Gen. Ogype. Oc u pus, Kirby. Mêmes caractères que chez les Staphylins, à l'exception des hanches int(nnédiaii-es qui sont contiguës. Le8 antennes sont toujours filiformes, légèrement et graduel- lement atténuées à leur extrémité ; les 4 premiers articles des tarses antérieurs sont toujours dilatés. Une seule espèce dans notre faune. Oeype noir, Ocypns aler, Grav.— Long. .60 pouce. Tout noir; une ligne pâle à la base du hibre, palpes bruns ; jambes brunes ; tarses antérieurs dilatés, jau- nâtres. Prothorax subquadrangulaire, ponctué de même que la tête. Elytres peu pubescentes ; légèrement éclian- créés postérieurement à leur angle interne. .A_bdomen allongé, à côtés [arallèle?. — Pv. En tout semblable aux St iphylins par son apparence cs:térieure. 14 Gen» Piiilonthe. Fhihiithus, Curtis. Languette membraneuse, arrondie et entière en avants. Labre transversal, échancré en avant. Tête suborbi- çulaire ou ovale^ munie d'un cou médiocre. Antennes IX— SïAPUYLINIDES. 249 filiformes, droites. Prothorax un peu plus étroit que les éiytrcs, arroiidi à sa base, avec ses angles antérieurs déprimés et obtus. Elytres tronquées en ar.ière. Abdo- men subparallèle. Pattes moyennes ; cuisses inermes. Insectes de taille moyenne ou petite. Leur tête et leur prothorax glabres et brillants permettent d'ordinaire de les distinguer à première vue des Ocypes et des Staphylins, avec lesquels ils ont une res.^emblanco assez étroite. On en compte 7 espèces dans notre faune. 1. Philontîie ailes-bleues. Fhilonthus ct/ani- pcniiis, Fabricius. — Long. .42 pouce. Noir; éiytres d'un beau bleu métallie. Tête et prothorax avec quel- ques gros points enfoncés, épais. Ecusson noir, ponctaé. Pattes noires. — R. La couleur des éiytres ne permet de confondre cette espèce avec aucune autre. 2. Philonthe bronzé. Philonthns œneus, Rossi. — Long. .36 pouce. ' Tout noir à l'exception des éiytres qui f-ont d'un bronzé métallic brillant. La tète porte 2 points enfoncés au dessus de chaque oeil et quelques autres sur le vertex. Prothorax avec points enfoncés. Elytres ù pubescence très courte. Abdomen tout noir. —ce. Bien di^tincL de ses voisins par ses couleurs. 3 Philonthe blanchâtre. Phllontlms NauJu.^, Grav. — Long. .30 pouce. Noir et rouge; la tête les éiytres, les 3 derniers segments de l'abdomen et les an- tennes, noir ; le prothorax, les 3 premiers segments de l'abdomen, les hanches, les cuisses et le labre, d'un roux 25 3 COLEOPTERES. b illant. Le^ pitlre?, les jambes et les tarses sont bniiis. — ce. Bien distinct de ses voisins par ses couleurs. 4 Philonthe ventral. FhUonfhus venfrdUs, Grav. — Lon?, .22 pouce. Noir; bouche, palpes, 1er article des antennes et pattes, d'un roux pâle. Eiytres brunes, bordées postérieure. uent et sur les côtés de roussâtre. Abdomen à se^^nients bordés postérieurement de rou>- sâtre", cette bordure plus apparente eu dessous. Yentre dciisément pubescent. — R. 5. Philonthe prompt. Philontlms promp/u^^. Ericiis. — Long. .20 pouce. Noir. Antennes testacées. Eljtres d'un brun sale, plus chaires sur les bords. Ab^lo- men fort, large, à segments bordés postérieurement de testacé. Pattes testaeées, caisses presque roires eu dessiis — V\. 6. Philonthe pernicieux. Philonfhns lomitus, Eiich-'. — Long. .22 pouce. Noir, l^remier article des antennes roussâtre, le reste noir. Bouche et palpes rons-âtres. Elytrcs d'un brun queLpie peu rous.-âtre. Abdomen à segments obscurément bordés postérieure- ment de roussâtre. Pattes d'un brun testicé.—AR. 15. GrEN. Xântholin. Xa/illioHnifs, Dahl. Laniïuctte entière. Tê'e en carré arrondi aux anirles, tel a it au prothorax par un cou assez grêle. AnUnnes rappr )chécs à hi has", asaez cour/es, gf.ii.culées, à pre ider article allongé, le termituil subacuminé au bout. Labre fortement sinué en avant, ses bords latéraux membraneux. Prothorax allongé, arrondi à sa base. Eiytres à suture imbriquée. Abdomen linéaire ; pattes courtes, les in- IX — STAPHYLIXIDES. 251 termediaires très distantes; tarses simples. — Corps al- longé, linéaire, ailé, le plus souvent gabre. 3 Esi èces dans notre faune. 1. Xantholiu eéphale. Xantholimis ceplialus, Say. — long. .20 pouce. Noir, antennes d'un brun rougeâtre ; pattes d'une jaune brun. Tête allongée, ponctuée, avec 2 fossettes très prononcées sur le fiont. Prothorax se rétrécissant un peu en arrière, portant pluj^ieurs lignes de [oints enfoncés. Elytres d'an brun jaunâtre, irrégulièrement ponctuées. Poitrine d'un rous brun ; pattes d'un jaune brun. — K. 2. Xantholin noir-briiîant. Xantliollnvs ahsi- nianus, Melsheimcr. — Long. .20 pouce. D'un noir bril- lant ; antennes brunâtres à l'extrémité. Tête grande, allongée, ponctuée. ^ Thorax [lus long que large, à bords parallèles, avec des séries de ponctuations. Elytres noires, à reflets vcrdâtres, à ponctuations peu serré; s. Pattes bruneSj les jambes et les tarses quelque peu rous- sât^es. — C. 3. Xantholin recourbé. X'inlkôlbius hamafus, Say. — Long. .31 poyce. Brun ; antennes, élytres et pattes jaunâtres. Tête oblongue avec quelques | onc- tuations profondes. Prothorax avec environ 10 li'jncs de ponctuations, les latérales se recourbant, à l'angle antérieur, en dedans et en arrière. Elytres jaunâtre-, avec ponctuations claires et sans ordrf. Pitres d'un jaune brun — C. 16 Gen. Baptolin. BiptoVunis, Kraatz. Languette entière. Tête en carré arrondi aux anulcs, jointe au thorax par un cou assez grêle. Antennes 252 COLÉOPTÈRES. rapprocliées à la base, situées au milieu du bord latéral du îvont, faiblement gcalcuUesi, à premier article allongé. Elytres à suture droite, avec une strie suturale profonde. Pattes courtes, les intermédiaires distantes. Petits insectes qu'on trouve sous les nious.-ies dans les bois, sous les pierres, les écovccs etc. Baptolin tête-noire. Baptolums mclanocp.phalus, Nord. — Long, .22 pouce. Brun ; antennes, élytres et pattes roussâtres. Tête oblonguc. Prothorax oblong avec les angles postérieurs arron lis, et port:uit plusieurs lignes de ponctuations. Strie suturale profonde. — PC» 17 Gon. Ckyptobie. On/ptohium, Mannliereim. Lano-uette retite, bilobée, mandibules assez lonuues bi ou tri-dentées. Labre court, cilié et bilobé. Tête oblongtie, munie d'un cou assez gro'<. Antennes grê'es, génicnJées, à 1er article allongé. Prothorax snb-oylin- dri(juc, un peu plus étroit que les élytres. Elytres obliquement tronijuées en arrière. Abdomen linéaire. Tarses filiformes, à 4e article simple. Insectes de taille médiocre se trouvant sous les mousses et les feuilles décomposées. 1. Cryptobie "bicolore. Cri/ptolium licoJor, Grav. — Long. .37 pouce. Tête avec la base de l'abdomen noir, thorax et élytres, roux. Tête aussi longue (jue le prothorax, auquel elle s'unit par un cou fort. Antennes roussâtres, à premier article allongé, s'épaississant gra_ duellement vers l'extrémité. Prothorax sub-cylindrique^ brillant, tronqué en avant et en arrière, à plusieurs lignes de points enfoncés. Elytres rousses, à suture brune, tronquées obliquement en arrière, à ponctuations ÎX — STAPHYLINIDES. 253 nombreuses et sans ordre. Pattes rousses; hanches an- térieures grandes; tarses avec le pénultième article simple. Abdomen brun, roux à restrémité, les segments moyens bordés de roux clair postérieurement. — R. 2. CryptobiS pieds -pâles. CryptohlumpalUpes, Grav. — Lonpr. .42 pouce. Noire ; les antennes, les pal- pes et les pattes, d'un roux clair. Tête élargie au milieu, ponctuée, presque aussi large que longue. Thorax sub cylindrique, avec plusieurs lignes de ponctuations ; élytres densément ponctuées. Abdomen cylindrique, d'un noir uniforme, les cinq premiers segments mar- ginés de roux postérieurement en dessus et en dessous — R. 18 Gen. Lathrobie Lithrohium^ Grav. Dernier article des palpes maxillaires très petit. Labre bilobé. Tête en carré, tenant au prothorax par un cou très étroit. Antennes droites, filiformes, le pre- mier article plus long et plus gros que les autres. Pro- thorax -en carré allongé, avec ses anLj:les arrondis. Pattes courtes, les cuisses souvent bidentées en dessous; les 4 premiers articles des (arses postérieurs presque égaux. Corps allongé, linéaire, ailé. Petits insectes qu'on trouve sous les mousses et les feuilles mortes, 1. Lathrobie poncticoUe. Lathrohiam punc- iicoUe, Kirby. — Long. .35 pouce. D'un brun foncé quel- que peu roussatre, antennes brunes, pattes roussâtres. Tête et prothorax gros-ièremcnt ponctué-^, cou unissant la tête au prothorax portant aussi des ponctuations, mais G 254 COLÉOPTÈRES. très tines. Elytres tronouc'es presque carr(?ment en ar- rière. Abdomen roussâtre à l'extrémité, le 5e sepjmont étroitement marginé de roux clair à son bord postérieur. — E. 2. Lathrobie semblable, Lnthrohium simile, Lee. — Long. .25 pouce. Noire, élytres et pattes rous- sâtres. Antennes à premier article roussâtre, brunâtres dans le reste. Tête plus large que le prothorax. Ab- domen linéaire, rousi-âtre en dessous. — AC. 3. Lathrobie eourbée-en-deux. Lathrolhnn âimidlahmi Suy. — Long. .20 pouce. Koussâtre, brun- foncé en dessous ; la tête avec l'abdomen brunâtres. Pattes, antennes, palpes, d'un roux clair ; tous les seg- ments abdominaux à l'exception des 2 derniers qui sont roux, sont marginés par une ligne pâle en arrière. — C. 19 Gen. Lithocharis. LiiJtocharîs, DeJean. Languette divisée en 2 lobes ciliés entre eux. Dernier article des palpes très petit, aciculaire. Labre large, membraneux sur les côtés, plus ou moins écliancré au milieu. Tête sub-quadmngulaire, unie au protborax par un cou grêle. Antennes giêles, iSliformes, droites, le premier article allongé. Protborax plus ou moins qua- •drangulaire. Abdomen linéaire. Pattes assez longues ; tarses postérieiLTS à articles 1-4 décroissant graduellement. Corps allongé, linéaire, déprimé. Petits insectes se trouvant sous les pierres, les feuilles ■•mortes etc. liithoeharis confluent. Li/hocharis covfluens, Say. — Long. .14 pouce. Brun, plus pâle sur le protborax •et les élytres. Tête ponctuée, plus large que le protborax; I II I IX — STAPHYLINIDES. 255 labro avec les palpes et les antennes rous.-âtres. Thorax plus étroit et arrondi en arrière, angalcax en avant, plus clair sur les bords et en arrière, ponctué. Pattes d'un jaune roux, Elytres ponctuées irrégalièreaient, — R. 20 Gen. SuNlE. Sunius, SlGiphons. Languette bilobée, ses lobes très écartés, arronf.*? Dernier article des palpes maxillaires très petit. Labrt transversal, bidenté. Tête grande, tenant au protborax par un cou étroit. Antennes longues, grêles, le 1er ar- ticle plus long que les autres. Prothorax ovalaire, un peu rétréci à la base. Abdomen linéaire, obtus à son extrémité. T irses à 4e article pourvu en dessous d'un petit lobe membraneux. Petits insectes qu'3n trouve dans les mômes situations que les précédents. Suni3 u:i-p3U-longae. Smins longiasodus, M inn. — Long. .14- pouce. D'un jaune-roux uniforme, à l'exception des yeux et des deux derniers articles de l'abdomen qui sont brun-foncé. Tête, prothorax^, et olytres finement ponctués. Prothorax rétréci en arrière, ses angles postérieurs effacés. — AC. 21 Gen. PédÈre. Pœ-îerus; Fabricius. Languette large, bilobée. Palper m ixillaires à der- nier article oh/tis. Tète sub-orbic ilaire, tenant au pro- thorax par an cou étroit. Antennes grêles, fi iformes, le 1er et le 3e articles plus longs que les autres. Pro- thorax ovalaire, convexe, parfois globuleux. Abdomen linéaire, ses deux derniers segmciits brusquement rétrécis. Pattes longues, grêles ; le 4e article des tarses postérieurs 256 COLÉOPTÈRES. profond en; en t bilobé. Corps assez épais, linéaire, tantôt ailé et tantôt a {tore. Insectes de taille petite ou médiocre, à couleurs assez vives, qu'on trouve d'ordinaire au bord des eaux. Fédère des rivages. FœJents litiorariiis, Gi-av. —Long. .20 pouce. Tête noire; élytres d'un bleu vio- lacé brillant, pattes et abdomen d'un jaune-roux, les trois derniers segmeijts de l'abdomen noirs. Antennes brunes, les 3 articles basilaires avec le dernier, roussâtres. — CC. 22. Gen. Stène. Sfenusi, Latreille. Menton triangulaire ; lanuuette bilobée. Labre trans- versal, arrondi en avant. Tête un peu plus large que le prothorax auquel elle s'unit par un cou gros et court. Prothorax cylindrique, plus étroit que les éiytres. Ely- tres conjointement échancrées en arrière. Abdomen li- néaiie, reboidé ou non latéralement. Pattes grêles ; hanches postérieures coniques, les antérieures petites. Stène à-euisses-blanehes. Stenus femoratus, Say. — Long. .14 pouce. Noir avec teinte de gris ; la tête, le thorax et les élytres profondément ponctués. Tête transversale, plus large que le proîhorax, yeux saillants. Antennes [aies, légèrement ob.^cures à l'ex- trémité. Prothorrix sub-cylindrique, élaigi au milieu, plus étroit à la base. Pattes blanches; hanches noires; cuib^es postérieures noires à l'extrémité. — C. 23. Gen. Oxypore. Oxyporus, Pabricius. Menton très court, linéaire. Languette forteaient bi- lobée. Labre étroit, transversal, échancré. Tête grande, presque carrée. Yeux très antérieurs. Antennes courtes, géniculées, le premier article allongé. Prothorax un IX — STAPHYLINIDES. 257 peu pins étroit que les élytres, légèrement rétréci et ar- rondi en arrière. Elytres avec leurs angles externes arrondis. Abdomen court, large, sublinéaire. Pattes gre'.es, moyennes, les Jianch^s intermédiaires très écartées. Corps oblong, large, subdéprimé, très glabre, ailé. Insectes de taille moyenne qu'on trouve dans les bolets. Oxypore du Styx. Oxi/porus Stygims, Siy. — Long. .14 pouce. Noirâtre; élytres rousses ; pieds pâles. Tête ponctuée; bouche blanchâtre; antennes brunâtres, plus claires à la base. Thor.ix densément ponctué, por- tant 5 sillons dont les extérieurs sont dilatés. Elytres d'an roux brunâtre, ponctuées. Dos d'un noir sale. — R. 24. Gen. BlÉdte. Bhdius. Stephens. Menton entier ; lan„ruette bilobée. Labre transversal, membraneux en avant. Tête plus étroite que le pro- thorax. Antennes médiocres, géniculées, le 1er article- très long, en massue. Frothorax presque aussi large que- les élytres en avant, rétréci en arrière et arrondi à sa base. Abdcmen linéaire, à côtés rebordés. Pattes cour- tes ; les j'imhes antérieures comprimées et g 'mies de 2. rangs d épines ; les hanches intermédiaires presqne con- tigiiës; 1er article des tarses plus long que les suivants. Corps allongé, linéaire, assez convexe, pubceeent, ailé. Petits insectes qu'on trouve sur le bord d.es eaux où ils hnbitent. Biédie enfumée. Bledius fuma tas, Lee. — Long. .21 pouce. D'un noir quelque peu roussâtre. Les an- tennes, les palpes, les élytres et les pattes roussâtres. Yeux ronds, saillants. Prothorax avec un sillon lono-i- tudinal au milieu, à ponctuations profondes. Elytres 258 COLÉOPTÈRES tronquées en arrière, à ponctuations denses et peu pro- fondes. Abdomen linéaire, assez large, les segments teints de roux postérieurement. Pattes intermédiaires rappro- chées entre elles, mais très distantes des postérieures. — R. 25. Gen. Platystèthe. Plaùjsfethus, Mannerheim, Languette bisinnée en -avant. Prothorax transversal, un peu distant des élytres, canaliculé au milieu, arrondi à la base. Elytres légèrement déhiscentes à l'extrémité. Toutes les jambes munies cVune rangée d'épines sur leur franche externe, les antérieures échancrées en dehors près de leur sommet. Corps déprimé, glabre, ailé. Petits insectes qu'on trouve sur les vases près des eaux. Platystèthe d'Amérique. Platysteflius Ame.rl- canus, Erichs. — Long. .10 pouce. Noir ^ élytres, pattes et antennes roussâtres. Prothorax finement ponctué, poli, brillant, avec un sillon longitudinal au milieu. Elytres brunes à la base et au milieu, larges et courtes. Abdo- men déprimé, à bord postérieur des segments rous- sâtre. — R. 26. Gen. Oxytèle. Oci/telus, Gravenhorst. Mêmes caractères que chez les Platystèthes avec les différences qui suivent. Prothorax non distant des ély- tres; celles-ci coupées carrément en arrière, non déhis- centes. Jamhes postérieures sans épines sur leur bord externe. Corps déprimé, glabre, abdomen finement sub- pubescent. Se trouvent d'ordinaire dans les bouses à demi des- séchées. IX— STAPETLIKIDES. 259 Oxytèîe rugueux, Oj^ytdus rugosus, Grav. ~ Long. .13 pc. Noir ; pattes rousse?. Tête plus étroite que les éiytres, finement ponctuée; antennes brunâtres. Prothornx presque carré, rugueux, portant 4 côtes lon- gitudinales, les 2 du milieu rapprochées et divergentes en avant. Elytres fortement ponctuées avec teinte de roussâtre. Abdomen linéaire, largement rebordé. — C. 27. Gen. Anthophage. AnflwpJiagvs, Gravenhorst. Menton très court ; languette bilobée. Tête rhom- boïdale, saillante, sillonnée en dessus. Antennes droites, sabfilifornies, le 1er article le plus long et le plus gros. Prothorax plus étroit que les élytrcs, cordiforme ou ré- tréci à la base. Abdomen oblong, rebordé, arrondi en arrière. Pattes longues, grêles; tarses pnsfériciirs avec le 1er article allongé. Corps dépiimé, glabre, ailé, mé- diocrement allongé. Petits insectes qu'on trouve sur les fleurs, les herbes etc. Anthophage brun. Anthophagus hrnmiens, Say. — Long. .18 p(;uce. mandibules hidenférs. Noir; pattes rousses. Tête fortement sillonnée en dessus ; Prothorax cordiforme, légèrement convexe, fortement ponctué, avec un sillon longitudinal au milieu et une impression de chaque côté vers le milieu. Eiytres larges, longues, for- tement ponctuées, ù teinte obscure de roussâtre. Pattes rousses, les jambes et les tarses, brun. Abdomen en- dehors des élytres formant un triangle allongé. — AR, 28. Gen. Acidote, Acidota, Stephens. Menton très court ; languette bilobée. Mandibules courtes, robustes, inermes. Labre entier ; tête plus étroite que le prothorax. Prothorax en carré transversal, près- 260 "COLEOPTERES, que aussi large que les élytres ; celles-ci recouvrant le 1er segment abdonûnal. Abdomen parallèle, largement rebordé. Pattes courtes, assez robustes ; jambes^ légère- ment éjyineiises. Corps allongé, déprimé, pointillé en dessus, ailé. Petits insectes qu'on trouve sous les mousses, dans les bois. Aeidote sub-earené. Acidota sit7;cari?î a ^a,Ericbs. ■ — Long. .13 pouce. D'un roux testacé uniforme. Pro- thorttx obscurément taclié de brun, en carré transversal, ses côtés légèrement élaigîs au milieu, les angles posté- rieurs distincts. Eh-tres assez longues, à ponctuations en lignes presque régulières. Abdomen largement re- bordé, montrant une carène peu apparente sur son milieu. — 11, 29. Gen. Lathrimée. LafJirimœiim, Ericbson. Menton très court, entier en avant ; lang'iette trans- versale avec une petite incision au milieu. Tête penchée, courte, non rétrécie en arrière. Antennes filiformes, le 1er article plus gros que les autres. Prothorax trans- versal, de la largeur des éljtres, arrondi sur les côtés. Elytres amples, recouvrant la plus grande partie de l'abdomen. Pattes assez courtes: jambes non épineuses. Corps oblonu', déprimé, glabre, ponctué. Se trouvent dans les bois sous les mousses, les feuil- les etc. Lathrimée sale. LatliHmœum sordidum, Erichs. —Long. .16 pouce. D'un brun roussâtre sale, plus clair sur les bords latéraux du prothorax et les élytres, surtout à l'extrémité. Tête plus foncée, pontuée. Pro- thorax uniformément ponctué. Elytres amples, ponc- IX— STAÏ>nYL]NlDES. 261 tuc'cs, CDU] ées carroiient à leur extrc'niité, les angles ex- térieurs arrondis. Pattes roussâtres. Abdouien en tri- angle en dehors des élytres. — C. îsous avons pris un grand nombre de ces insectes sur la neige, le 20 Avril, par une belle journée de soleil. Le genre Oiophrum, Ericbs. qui ne diffère des Latbri- inées que par les parties de la bouche, doit j robablement aussi se rencontrer dans celte province. 30. Gcn, Omalie. OmaUum, Gravenhorst. Menton transversal ; languette bilobée. Mandibules courtes, inermes. Tête trigone, pourvue d'un cou assez distinct. Prolhorax transversal, plus étroit que les ély- tres. Abdomen plus ou moins allongé, arrondi en arrière, rebordé sur les côtés. Pattes assez courtes. Jambes tiès épineuses ; tarses courts, les articles 1-4 égaux, (Jorj:s oblong, déprimé, ailé. Se trouvent sur les broussailles, les ccorces des ar- bres, etc. Cmalie plagiée. Omaliinn plagiafum, Mannh. — Long. .10 pcuce. Noire avec teinte de roussâtre sur les élytres. Les pattes et la buse des antennes rousses. Tête, prothorax et élytres densément ponctués. Elytres coupées carrément en arrière, les angles extérieurs ar- rondis, i^bdomen rebordé. — 1\. 31. Gen. Antiiobie. AutJiobium, Leach. Mêu.es caractères que chez les Oinalies avec les difFé- renccs qui suivent : Languette profondément échancrée, ses lobes acuiiiinés. Elytres recouvrant la majeure partie de l'abdomen ; celui-ci plus ou moins acuminé à son extrémité. Jambes légèrement arquées, pubescentes 262 COI.ÉOPTÊRES. mais non épineuses ; les 4 premiers articles des tarses plus ou moins dilatés. Généralement plus courtes que les Onalies; on les trouve ordinairement sur les fleurs. Anthobie couverte. Authohium protectum, Le- conte. — Long. .08 pouce. D'un brun testacé uniforme. Elytres grandes, larges, ponctuées, recouvrant presque tout l'abiomen, arrondies à l'extrémité. — 11. 32. Gen. MtcsoiÈPLF. Micro pf^plus, Latreille. Menton écliancré de chaque coté de son extrémité; languette très petite, arrondie en avant. Labre trans- versal, entier. Antennes courtes, reçues dans le repos dans une dépression de la face inférieure. Prothorax transversal, un peu rétréci en avant, largement reb )rdé sur les côtés. Elytres en carré transversal, ne recouvrant que la base de l'abdomen. Abdomen court, acuminé au bout, rebordé latéralement. Pattes courtes, grêles, les hanches antérieures transversales. Corps oblong-ovale, assez épais, glabi'e, ailé. Se trouvent dans les substances découiposées ou sous les ccorces. Mieropèple à-eôtes. Mlcmpeplns cosUKu^^ Le- conte. — Long. .10 pouce. D'un testacé uniforme. Tête, thorax et abdomen couverts d'excavations inégales. E- lytres présentant chacune 5 côtes. — KR. Fam. X. HisTÉRIDES. Hi.sterUœ. Languette cichéepar le menton. Palpûs labi lus de 3 articles, les maxillaires do 4; filiformes. X — HlSTÊRlDES. "260 Antennes rétractiles, courtes, génicnlérs, de onze articles, le 1er allonge, les 3 derniers formant une mas» sue. ]\rachoires à 2 lobes cilirs, l'interne plus petit. Prothorax echancré en avant, exactement appli- qué à sa base contre les élytres. Cavit«}s coxales ou- vertes en airière. Mesosternuni éloi^rnant beaucoup les har.ches inter- médiaires et s'articiJant en avant avec le prosternum, Méta^ternum très gr;;nd et s'unissant au mésos- ternum par une ligne à peine perceptible. Elytres tronquées postérieurement, laissant les 2 derniers segments de l'abdomen à découvert. Abdomen de 5 segments, dont le 1er très grand et le dernier très court, triangulaire. Hanches antérieures transversales, globuleuses, les deux iwiiws l'dires njjlafiis, écartées, les dernières sans sillons pour recevoir les ciiisscs. Pattes courtes, retractilcs; cuisses comprimées. Tarses grêles, courts, de 5 articles, rarement hétéromères. Insectes de taille moyenne ou petite, à téguments glabres et polis, formant une famille des mieux carac- térissées parmi tous les Coléoptères. Le corps est gé- néralement court, carré ou ovalaire, plus ou moins dé- primé, quehjuefois sub-globuleux. Dès qu'on les saisit, la tête s'enfon.e dans le prothorax, les antennes se ca3hent dans un sillon du prosternum, les pattes se replient sous le corps, et l'insecte paraît comme mort. Leur forme en carré avec l'abdomen visible au delà dés élytres et la tête toujours j lus ou moins enfoncée dans k 204 COLÉOPTÈRES» prothorax les font reconnaître à première vue. Leur larves qui ont beaucoup de ressemblance avec celles des Staphylinides vivent aussi dans les mêmes lieux; on les trouve dans les charognes, les déjections des animaux, sans en excepter celles de Tbounne, et quelques espèces aussi sous les écorces. Il est probable que ces der- nières se nourrissent des larves des Seolytides en com- pagnie desquelles on les trouve souvent. On rencontre les insectes parfaits à peu près dans les mêmes lieux que leurs larves; leur démarche est peu agile, mais ils volent assez bien. La famille se partage en deux tribus, les Ho- loleptides et les Histérides proprement dit-. Nous n'a- vons encore rencontré que des individus de la dernière division, bien qu'il soit probable que la première soit aussi représentée dans notre Province. Nos espèces se bornent toutes aux 2 genres qui suivent : Prosternum pourvu d'une mentonnière. 1. escarbot. Prosternum sans mentonnière 2. saprin. 1. Gen. Escarbot. Hister, Linné. Tête rentrante, front entouré d'une strie en avant; mandibules saillante... Prosierniun s'avançmt en avant /n,entonnière) pour couvrir la bouche dans le repos. Antennes sous un rebord du front, à massue petite, tn- articulée ovalaire. Prothorax carré, un peu rétréci eu avant et 'échancré pour recevoir la tête. Pygidium en tri-mole curviligne, vertical. Jambes antérieures larges, dentelés, fouiUeuses, Elytree marquées de stries dont quelques unes interrompues au milieu. Les Escarbots ne dépassent pas la taille moyenne , X— filSTERIÏ)ES^ 26-5 Ils sont tons de couleur noire, quelquefois avec taelics rouges. Nous en avons rencontré 9 espèces. Ckfpour la disH nef l'en des espèces. Un senl rang d'épines aux 4 jambes posté- rieures; opaques 1. planipes. Deux rangs d'épines aux 4 jambes posté- rieures 5 brillants ; Thorax aN'^c 2 stries iwarginales : Stries marginales du thorax entières. 2. interrupfus. Strie marginale extérieure interrompue; Elytres toutes noires ; 4e Ktrie dorsale interrompue ?>. depuratoT. 4e strie dorsale entière. 5e strie dorsale courte, libre. . . 4. fœdatus. 5e strie dorsale unie avec la suturaie.' ..... ..... 5. americanus. Élytres tachées de rouge. 6. bimnculatus. Thorax avec une seule strie marginale; Stries dorsales ponctuées 1. margînicoUis„ Stries dorsales non ponctuées ; Stries dorsales 4 et 5 itit'errompues à la base de l'élytre. . 8. Leconîei. Strie dorsale 4 entière, la ôe à peine interrompue ... . 9^. otlennains. 1. Escarbot pieds-plats. ITl-^ter p/'inipt^s, i,cc. •''-- Long. .30 pouce. D'un noir op:iquc, Thor;ix cha- griné. Eljares à ponctuations ficu profondes, ù .-«rrics non ponctuées, la marginale inti-riompue et la 5e lor- sale, à compter du borii, unie avec la suturaie. — U. Très distinct par sa eo^deur o;>aqi\e. 2. Escarbot interrompu. Ûistcr hv^'m; /,rs, Beauvais. — Long. .25 pouc>. N'i-, b'illant. Th v X avec 2 stries marginales entièn^s. Elytres avec une 2&B . COI ÉoPT-tllE.^. strie marginale entière ; une très petite strie oblique part (le l'angle humerai dans la direction de la 1ère strie dorsale ; 4 stries dorsales entières, la 5p n'attei- gnant pas le milieu, une petite strie oblique i\ la base paraissant couune la base de cette 5e strie ; tarses antcrieu-rs à 3 dents — CC. 3. Escarbot dépurateur. Ilister depnrator, Say. —Long, .25 pouce. Noir, luisant. Thorax avec la strie marginale extérieure plus courte que l'intérieure. Elytres à strie marginale obsolète, n'étant indiquée que par quelques points peu apparents, les stries 1,2, 3 en- tières, la 4e interrompue au delà du milieu et la 5e très courte, la suturaie ne dépassant pas le milieu. Jambes antérieures à 3 dents, la ternjinale quelque peu éclian- crée.— ce. 4. Escarbot souillé. Ilisfer fiedutus, Lcc— Long. .20 { ouce. Noir, brillant. Strie marginale du thorax double, l'extérieure ne dépassant pas le milieu-» Elytres avec les stries ponctuées, celles 1, 2, 3 et 4 en- tières, la 5e très couite et la sutarale dépassant à peine le milieu ; strie marginale double, l'intérieure par- tîint de la base et l'extérieure du sommet, toutes deux interronques au-delà du milieu et se dépassant sans se toucher, rygidium poli, sans ponctuations à l'extré- mité.— C. 5. Escarbot d'Amérique Ilister America nv^j Paykull. — Long. .15 poice. Noir, brillant. Thorax à strie marginale double, l'extérieure ne dépassant pas le n)ilitu, l'intérieure se rendant jusqu'à la base mais interrompue vers son milieu. Elytres à stries { -■-if X — HISTÉIIDES. 267 dorsilcs Giitièros, la 53 s'uiiis^ant à la base avec la sutu- rale ; la mai-ginale obsolète. Pjii'idiain finement ponct u'. Jaiibes antéiieares à i dents, la terminale échancréc • — 0. 6. Escarbot à 2 taches. Hister hhnacuhitus, Linn. — Long. .17 ] ouce. Noir, avec une tache roui^e triangulaire au sommet de chaque élytre, cette tncbo partant de la suture à l'angle interne et so dirigeant obliquement vers le bord qu'elle rejoint au delà du milieu. Prothorax à strie marginale simple, iiiterroni- pue avant d'atteindre la base, un gros point enfoncé en dedans de l'angle antérieur de chaque côté. Stries dorsales toutes entières à rexc3|;tion de la suturale qui dépasse à peine le milieu ; strie marginale obsolète. — 11. 7. EsoarbDt à-cou-marginé. Rester mirgini- collts, Lee. — Long. .18 pouce. Thorax à strie mar- ginale simple, atteignant la bise. Stries dorsales 1, 2, 3 et 4 entières, la 4e n'atteignant pas tout-à-fait 1 1 ba.'.e, la 5e courte n'atteignant pas le milieu ; la suturale un peu plus longue que cette dernière; la marginale simple, entière. Pygidium très densément pon3tué. — C. 8. Esearbot de Leeonte. Hister L?contei, Mars. — Long. .12 pouce. Noir brillant, oblong, do forme moins carrée que les précédents. Impression fron- tale en avant seulement. Tliorax plus large que long, à strie marginale simple. Eljtres à stries dorsales 1, 2 et 3 entières, la 4e n'atteignant pas le milieu et la 5'3 encore plus courte, la suturale obsolète. Corps plus déprimé que dans les espèces précédentes. — C. Commun sous les écoices de lois mort. 2o8 . COLÉOPTÈRES, 9. Escarbot atténué. Hisfei- atlenuatm, Lee. — Lono;. .12 pce. Noir, brillant, oblong. Proth' rax plus Tong que large, avec une seule strie marginale. Stries dorsales toutes entières, la suturale seule interroajpue avant d'atteindre la base.. Corps déprimé et plus allongé que dans les espèces précédentes. — C. Se trouve de même que le précéieiit sous les écorces. 2. Gen. Saprin. S'qyn'iuis, Leacli. Mandibules saillantes. Pronotam sans menton- 7iière. Antennes insérées presque à découvert, ù mas- sue ovaluire ou subi^lobuleuse. Prothorax bisinué à sa base, rétréci en avant. Pygidium grand, vertical, en trianij'le curviliorne. Jambes antérieures larijes, den- tées, — Corps court, épais, carré, ovale ou elliptique. Petits insectes qu'ion trouve dans les bouses, sui les charognes, etc. Nous n'en avons encore trouvé que 3 espèce?. Strie suturale des élytres atteignant Fex- trémiié 1. disiinguendus. Strie suturale des élytres interrompue avant l'extrémité ; Elytres échancrèes à la suture au somuiet 2. assimilis. Elytres coupées carrées au sommet 3. sphœroides. 1. Saprin distinct. S'ipriuus distinguendus, Mars. — Long. .18 pouce. Noir, ponctué, excepté sur le dos du prothorax, les bords des élytres, et un espace commun à leur base. Thorax plus large que long, rétréci en avant, sub-anguleux au milieu à la base. Elytres à 4 stries dorsales, la 4e se courbant à la base pour s'unir avec la suturale; espace lisse s'étendant de «I XI — SCAPHIDÎIDES. 269 la 3g strie au milieu de la suture. Pygidium très densément ponctue. Jambes antérieures élargies, ar- rondies et dentées extérieurement. — CC. 2. Saprin très-semblant, Sq:)nnus afisùwUs, Paykull. — Long. .19 pouce. Noir, ponctué excepté sur le dos du prothorax et à la base des élytres. Prothorax rétréci et rabattu en avant, anguleux au milieu à la base avec un point enfoncé sur la pointe. Elytres lisses à la base jusqu'au delà de la moitié, l'angle humerai et le sommet ponctués, 4 stries dorsales inconiplètes, la 4e s'unissant avec la suturale qui est interrompue avant d'atteindre le sommet. — R. 3. Saprin spéroidal. Sqrriuus spJiœroides, Lee. — Long. .11 pouc?. Noir, ponctué excepté sur le dos du prothorax et à la base des élytres. Prothorax eu carré transversal, un peu rétréci en avant, peu allongé- au milieu à la base. Elytres assez longues, lisses à la base, ponctuées au sommet, coupées carrément en ar- rière; 4 stries dorsales dont la 4e s'unit avec la suturale qui n'atteint pas le sommet de l'élytre. Jambes anté- rieures fortement dentées, l'avant dernière dent la plus- forte.— R. Fam. XI. SCAPHIDÎIDES. ScaplildUdœ. Melitou carré ; languette membraneuse ; palpas 3-articulos. '' Mâchoires à deux lobes membraneux ; palpes à 4 articles, le dernier conique. Antennes de 11 arti3los, en massue ou cipillaircs insérées au bord du front qui est contracté et allong.' en une espèce de b:c. 270 COLEOPTERES. Prothorax à cavités coxales arrondies, ouvertes en arrière, les hanches contiguës, les flancs sans sutures dis- tinctes. Mésosternutn proéminent ou caréné ; métasternum très grand. H'inches postérieures ovales^ non proémi- nentes^ largement séjxirées. Elytres tronquées au bout, recouvrant imparfaite- ment l'abdomen. Abdomen à 5 segments libres, le 1er très grand, le 5e canique et aussi long que les 3 précédents réunis. Pattes grêles ; tarses à 5 articles, longs, fili- formes ; crochets simples. 1 Tout petits insectes qui vivent dans les champi- gnons et les bois décomposés. Ils sont assez agiles^ mais leur démarche est saccadée et sautillante. Nous n'en avons rencontré qu'une espèce. Gen. ScAPiliDiON. Scat^lddium, Olivier. ^; Tête inclinée. Yeux échancrés, subréniformes. 'Ç Antennes cTÔles, sans massue. Ecusson libre. Pattes grêles, garnies de poils fins mais sans épines. Mésos- W. ternum avec une pointe fine dirigée en avant. 1er seg- ]| ment ventral très large. Scaphidioîi noir. Scaphidlum piceum,, Mels. — Long. . 15 pce. D'un noir de poix, brillant. An- tennes roussatres. Prothorax subtriangulaire, bordé à sa base d'une ligne ponctuée se relevant avant d'at- teindre les angles. Elytres assez longues, tronquées et échancrées en arrière, avec 1 ou 2 lignes de points sur le dos plus ou moins distinctes, la strie suturale se joignant à une transversale qui borde la base et se ter- i XII— PHALACRIDES. 271 mine près de l'angle humoral. Abdomen en pointe aiguë en arrière des élytres. Dessous poli, brillant, les 4 hancbes postérieures fort écartées. — E,. Fam. XÎI. PHALACRIDES, Phalacridœ. Languette cornée, cordiforme. Deux lobes aux mâclioires, l'interne coriace terminé par deux petites dents; l'externe corné, barbu au sommet. Antennes à onze articles ; les 3 derniers formant une massue. Palpes filiformes. Prosternum articulé en arrière avec le mésosternum ; cavités coxales ouvertes en arrière. Métasternum à pièces latérales en parties cachées par ••es côtés des élytres. Elytres arrondies au sommet, recouvrant l'abdomen en entier. Abdomen à 5 segments libres, le 1er un peu plus large que les autres. Hanches antérieures gJohnhuses, séparées ; les intcr- Uiédiaires transversales, séparées ; les postérieures conti- guëSf transveisalcs, aplaties. Tarses courts et forts, pentamères, les 3 premiers arti- cles velus en dessous, le 4e très petit ; crochets avec une dent basilaire en dessous. Petits insectes brillants et très agiles qu'on trouve d'ordinaire sur les fleurs et quelquefois sous les écorces. Ils ne diffèrent des Nitidulides que par la forme des hanches. Un seul genre et une seule espèce de nous connus. 272 COLéoPTÊRES Gen. LIBRE. Olihrus. Ericshson. Menton muni de cliaque côté d'une saillie obtuse dirigée obliquement en avant. Languette écliancrée. Prothorax transversal, rétréci en avant, faiblement bisi- nué à la base. Tarses postérieurs à 1er article plus court que le second. Olibre net. Olihrus iiitiJus, Melsh. — Long. .05 ponce. D'un roux testacé uniforme, les yeux seuls se distinguant du reste, poli brillant, ovale»sub-globuleux, le prothorax s'appliquant exactement sur la base des élytres, celles-ci sans autre marque qu'une strie suturale. Prothorax transv(;rsal, incliné en avant et recouvrant en pait'.e la tête. — R. Fam. XIII. NITUDILIDES. NitlduUdœ. Languette cornée. Mâchoires ordinairement à un seul lobe, et le plus souvent exposées à la base. Antennes de 11 articles, insérées sous un rebord du front ; les 3 derniers articles formant une m:!S>ue. Prothorax tantôt appliqué contre les élytres et tantôt les recouvrant un peu ; prosternum souvent prolongé en arrière. Elytres très souvent abrégées en arrière. Abdomen à 5 segments libres, le premier un peu plus long que les autres et s'avançant entre les hanches posté- rieures. Hanches antérieures transversales, séparées, non proé- minentes, les 2 autres paires aplaties, transversales, séparées. XI 11 — KITUDILIDES. 27; Pattes courte», rérractiles ; tarses à 5 articles, le -ie très court. Petits insectes de forme oblongue ou ovale, souvent recouverts d'une fine pubescence, qu'on trouve soi's les écorces et (juclques uns aussi dans les charognes ou les champignons. Les dix genres qui suivent nous sont connus. 1(7) Les 2 ou o derniers segments dorsaux de l'abdomen découverts 5 2(3) Deux lobes aux mâchoires.. . . l. Brachypterus. 3(2) Un seul lobe aux mâchoires ; 4 (5) Segments ventraux 1-4 courts, le 5e aussi long que touts les autres réunis 2. Colastus 5(6) Segments ventraux 2 et 3 courts, les 1er, 4e et 5e pkis longs. . 3. Carpophilus. 6(4) Segments ventraux I et 2 courts, . les 3e, 4e et 5e allongés, le 5e conique 4. Conoïelus. 7 ( 1 ) Le pygidium seul à découvert 5 8 (15) Epistome non saillant entre les mandibules} 9 (12) Sillons antennaires convergeant en s'éloignant des yeux j 10 (11) Palpes labiaux à dernier article épaissi 5. Epur^a. 11 (10) Palpes labiaux à dernier article non épaissi , . 6. Nitidula * 12 (9) Sillons antennaires divergeant en s'éloignant des yeux 5 13 (14) Mâles sans 6e segment dorsal.. 7. Omosiïa. 14 (13) Mâles avec un 6e segment dorsal. 8. Phenolia. 15 (8 ) Epistome saillant entre les mandibules} 274 COLÉOPTÈRES. 16 (17) Prosternum atteignant le nié- tasternuni 9. Cryptarcha.. 17 (17) Prosternum n'atteignant pas le niétasternuni 10. Ips. 1. Gen. BiiAClIYprÈRK. BracJit/ptenis, Ki^ehum. Menton transversal, entier ; lano-.iette cornée ; lobe interne des mâchoires non barbu au souiuiet. Palpe.s labiaux à dernier article sub-i;lobaleux. Prothorax trans- versal, non cchancré en avant. Ecusson grand, trianiçu- biirc, Eiytres laissant à découvert los 2 derniers arceaux de i'abdomen. Petits insectes qu'on trouve sur les fleurs de l'ortie, du sureau etc. Braehyptère de-l'ortie. BtacJujpterm urdcœ, Fabricius. — Long. .08 pouce. Testacé dan^ toutes ses parties, couvert d'une courte pubescence et finement ponctué. Prothorax presque aussi large que les ély'tres, ses angles postérieurs arrondis. Eiytres un peu rcnflies et arrondis à leurs angles du sommet. — AC. 2, Gen. CoLAsTE. Colastas, Ericlison. Menton large, échancré en avant. 3IâcJioires à un seul lobe un peu élargi. Labre bilobé. Tête petite et courte. Prothorax large, échancré en avant, largement bisinué à sa base. Elyfres tronquées au sommet, laissant à découvert les 2 derniers segments abdominaux. Caisses canaliculées en dessous. Les 4 premiers segments abdo- minaux courls, le 5d aussi grand que tous les autres réunis. Corps peu convexe. Petits insectes qu'on trouve dans les fleurs. ^ xiîî.—KiTrnîUfiËS. 2T5 Colaste tronqué. C(j/((s(us fnivcafus, Randall ; iiijinius, Eiiclison. — Long. .10 yonco. D'un brun tes- tacé. Antennes rousse?, massue brune. Thorax j'ius étroit en avant, son bord postérieur bisinué, hcs côtés arrondis, d'un roux sale, un peu plus étroit que la base dcïj élytrcs. Ecusson j onctué, noir* Elyties finement ponctuées, d'un roux snle, ordinairement plus claircg dans la région de rccu.o])1ulns, Ste|hcns. Menton transversal largement écliancré ; languette entière. Labre partagé en 2 lobes arrondis. Tête large» Prothorax presque aussi long que large, faiblement écbancré en avant, marginé sur les côtés, bismué en arrière. Elytros laissant à découvert les 2 ou 3 derniers segments. Les 2e et 3e segments très cenirts, les ler, 4:6 et 5e assez grands. Insectes de petite taille à corps plus oi moins déprimé qu'on trouve sur les fleurs, sous les écorces etc. Les 3 espèces suivantes nous sont connues. 1. Carpophile noir. Cn-j^oj^hilus niger, Sa3^ — » Long. .19 pouce. D'un noir sale, presque opaque. Corps large, déprimé. Antennes rousses, massue brune. Pro- thorax u!i peu plus étroit que lesélytrcs, rétréci en avaiit, arrondis sur les côtés, ceux ci marginés de roux et sub- dentés. Eiytres plus longues que le thorax, densénjent ponctuées, légèrement pube^centcs, portant un j oint roux à l'angle huuiéial. Abdomen obscurément ponctué, se^ bords j ostéricurs marginés de roux. Pattes d'un reus sale.— C, 2^6 Î;0LÈ0■PÎÈRËS^ 2. Carpophile Ibraeîiyptère. Carpnjjh.lhu hracJii/pferus, Sny. C. carhoitalns, Lcc. — Lonp:. .07 pouce. D'un noir sale, à texture molle, pubescent, oblonp;, sub-d 'primé. Antennes roussâtres à la base. Thorax plus étroit que les élytres, en carré transversal, ses angles arrondis, étroitement marginé sur les côtés. Elytres finement ponctuées, à'côtés marginés et canali^ culés ; épaules un peu proéminentes. Pattes brunes.-— 3. CarpopîiiÎLiiâ à-disque-elait. CarpopMlus discoideus, Lee. — Long. AO pouce. Brun, oblong, un peu dé|)rimé, finement pubescent. Antennes rousses? massue brune. Thorax court, plus finement ponctué. Elytres encore plus finement ponctuées, fortement mar- sinées, avec une tache tcstacée sur le milieu de chacune, tronquées postérieuretncnt. Pattes rousses. — AC. Le disque clair do ses elytres fait distinguer cette espèce à première vue» 4. Gen. OoNOTÈLE. Cunotelus, Ericli^on-, Menton court, largement éehancré; languette entière, coriace. Labre entier. Tête médiocre. Prothorax un peu moins large que les elytres, en carré un pou trans^ versai, avec ses angles antérieurs arrondis. Eiytres laissant à découvert les 3 derniers segments de l'abdo- men. Abdouien allongé, les 2 premiers segments très courts, les 2 snitKiiits grands, le dernier cdlongé, ct^iijue. Petits insectes à corps allongé qu'on trouve sur le fieurs. 4 Xni— KITUDILIDES. 277 Conotèle obscur. ConoteJus Ghscurus, EiicliP. — Long. .18 pouce. Noir; antennes testncées avec la massue ftrriigincuse. Tête finement ponctuée, bifovéolce en avant. Thorax un peu plus étroit en avant, très finement rugueux. lili'usson opaque, à sommet arrondi, Elytrcs obscurément ponctuées striées, opaques, d'un brun obscur plus foncé sur les bord«. Abdomen bril- lant, les segments marginés de brun, le dernier entière- ment brun. Pattes testacécs. — CC. 5. Gcn. Epure. Epurœa, Erichson. Menton à angles antérieurs dentiformes, languette cornée, munie de 2 grands lobes membraneux latéraux. Labre bilobé. Tête assez grosse, ses sillons antennaires sous-céphali(î|Ucs presque efifacés, convergents. Massue des antennes lâche. Dtrnier article des jmJpes labiaux grçnd, ovalaire et tronqué au bout. Protborax échancré en avant, de la largeur des élytres, rebordé sur les côtés. Ecusson assez grand. Eiytres laissant une partie du pygidi im à découvert. Hanches intermédiaires conti- guës. Saillie prosternale nulle. Petits insectes larges et courts, toujours peu convexes et finement pubescents, qu'on trouve sur les fleurs, sous les éeorces et encore plus souvent dans les plaies des arbres exsudant de la sève. Clef pour la distînctlou des espèces. PTothorax court, fortem-ent échancré pour y loger la tête 1 . rufa. Prothorax presque carré, légèrement échancré ; Prothorax sinué aux bords latéraux en avant d« l'angle postérieur 2. boreella. Prothorax sans sinus à ses bords latéraux .3. vicina. J 278 coi.EOPTÈ:iEs. 1. Ep'.îre rouS38. Eparœa ru/a, Siy; E, 7u'h-ol>\ Ericlis. — Long. .12 pouce. D'un roux brun, \q:^ bords un peu pb.is pâles. Thorax à hords latémiix iêgcnvuut sinué>i en avant de Vanqle 2)0st é rieur ^ court, ti anhversal, fortement éclKincré |our recevoir la tête. Eiytres forte- ment ] cnctuces, ?ans taches ni stries, rétrécies au som- met, les aniiles extérieurs arrondis hiissant voir l'extrc- mité de l'abdomen. Pattes plus claires que le corps. — II. 2. Epure noirâtre. Epioœa ho)ecUa,FtLiG\\fio\). — Long. .10 pouce. Noiiâtre. I^othorttx coupé presque carrément en avant et en arrière, ses angles antérieurs s'av;me;!nt seulement, ses bords latéraux légèrement ar- rondis et faiblement sinués un peu en avant de l'angle postérieur. Elytres dciîsément ponctuées, à bords pres- que parallèles, légèrement rétrécies au sommet. Pattes d'un roux brun. — C. 3. Epure voisine. Epnrcea vicina, Lcc. — Long. .08 pouce. Entièrement d'un roux pâle. Prothorax en carré transversal, à bords latéraux faiblement arrondis, non sinués, de la largeur des élytres à la base. Elytres densément ponctuées,' légèrement convexes, rétrécies en M arrière, tronquées obliquement au sommet. Pattes de ;|t la couleur du corps. — C. j; I 6. Gen. NiTlDDLE. Nitidula, Fabricius. | Menton bisinué ; languette largement échancrée et entourée d'une bordure membraneuse. Sillons anten. naires bien marqués, droits et convergents. Massue des antennes arrondie, comprimée, composée d'articles ser, rés. Paljyes labiaux à dernier article non épaissi. Corps un peu plus aplati que dans les Epures, cilié sur les ji, XTTI. — XIÏIDULIDES. 279 côtes du protliorax, ceux des élytres et l'extrémité de rabdomen. Petits insectes qu'on trouve pnrticuliôremont sur les clinrognes. Nitidule à-2-taehes. N'itiduïahLpu.^fulala,Linn. — Long. .17 pouce. — Noire; les antennes, les palpes, les pattes, les épipleures avec les côtés du prothorax, d'un roux plus ou moins prononcé. Protliorax de la largeur des élytres, en carré transversal, rétréci en avant, ponc- tué et pubcscent e^ur les côtés. Elytres chacune avec une tache ovale rousse un peu en arrière du milieu, couvertes de même que le pygidium d'une courte pubes- cenccs grisâtre. — C. 7. Gen. Omosite. Omosita, Erichson. Menton, de même que le labre, faiblement échancré en avant ; languette cornée, éc-hancrée. Antennes à massue orbiculaire et serrée. Prothorax très écimncré en avant, bisinué à la base, largement rebordé sur les côtés ainsi que les élytres ; celles-ci recouvrant l'abdomen, arrondies à l'extrémité. Tarses antérieurs un peu dilaté^'. Mâles sans 6e seo'ment abdominal. o Petits insectes qu'on trouve dans les charognes, sur les os, etc. Omosite colon. Omodta colon. Linn. — Long. .10 pouce. Varié de noir et de roux sales. Tête et pro- thorax d'un noir roussâtre, le prothorax bordé de roux sur les côtés, avec deux impressions ou enfjncements sur le disque au milieu. Elytres noires dans la première moitié et rousses dans la seconde, la partie noire tachetée irrégulièrement de roux, la partie rousse avec un point 280 COLÉOPTÈRES noir nu milieu de chacune un peu en avant du sonnuet et tachetée plus ou moins de noir sur les bords, les épi- ] leures rousses. Ablouicn bran-rous&âtre» — CC. 8. Gen. Phénolie, PhawJia, Ericlison. Menton ti-iangulaire en avant ; languette cornée, aiguë en avant. Dernier article des palpes labiaux ovalaire» Tarses antérieurs avec les 3 premiers articles un peu dilaté?. Corps un peu allongé, peu convexe. Les mâ'es avec un Qe segment dorsal. Pour tout le reste semblables aux Omosites. De taille un peu plus forte que les précédents. Se trouve dans les plaies des arbres partieulièrenient. Pîlénoiie épaisse. Phawlia grossa, Fabr. — Long. ■.30 pouce. D"uh brun foneé teinté de roux. Tôte noire. Piotliorax largement rebordé sur les eôtés, brun sur le disfjue et roussâtre sur les cotés. Eljtres un peu con- vexes, largement rebordées, ponctuées, brunes avec taches ob- cures de roussatre irrégulièrement dispersées, portant chacune sur le disque 3 côtes légèrement soulevées. Dessous rousMlptre. — PC. 9. Gen. CuYPTARQUii:. Cri/pfcircha, Schuckard. Eplstome saillant entre les 7nandihidts et cachant le labre. Bords latéraux du front couvrant la base des an- tennes. Prothorax recouvrant la base des éljtres ;eelles-ci largement arrondies en arrière et recouvrant en entier Tabdouien. Cuisses ovales, déprimées. S-nUlie proster- ncde atleignant le mélasternum. Corps régulièrement oval(!, finement pubescent. Cryptarque ample. Ciyptardia ampfa, Erichs. — Long. .22 pouce. Noir, finement ponctué et couvert XIII — NITIDULIDES. 281 d'une courte pubcsccncc grisâtre. Epistoine tronqué nu bout dans son prolongement entre les mandibules. Pro- thorax plus large que long, recouvrant un peu les élytres à la base. Elytres avec des lignes longitudinales peu apparentes bien que leurs ponctuations ne forment p;i s de stries régulières, légèrement convex^^s et un peu rd- trécies en arrière. Dessous brun roussâtre. Sallie pros- ternale ponctuée, — R, Se trouve dans les plaies h-imidcs des chênes, 10. Gen. Tps. Ips, Fabricius. Menton transversal avec saillie au milieu, languette petite, carrée. Epistome cacliant le labre. Mandibules robustes, bifides à leur extrémité. Tête en triangle plus ou moins lai'ge, à sillons antennaires sous-céphaliques obliques. Prothorax transversal, échancré en avant avec une saillie plus ou moins distincte au milieu de son bord antérieur. Elytres laissant une partie du py- gidium à découvert. Pattes courtes ou médiocres. Pros- ternum reposant sur le mésosternum. Corps glabre,, brillant. Petits insectes qu'on trouve dans les matières végé- tales en décomposition, sous les écorces et surtout dans les plaies des arbres exsidant de la sève. Clef pour la distinction des espèces. Epistome échancré ; bord antérieur du prothorax avec une petite pointe 1. Fasciatus. Epistome droit ; bord antérieur du pro- thorax sans pointe ; Prothorax rétiéci en avant ; Elytres noires avec 2 taches jaunes iSignatus. 282 COLÉOPTÈRES. Elytres rousses avec taches noires 3. S.uiguînolentus. Prothorax phis large en avant. 4. Dej anii. 1. Ips fasoié. Ips /(iscùi/ua, Olivier. — Long. .35 pouce. Noir ; épistonie légèrement échnncré en avant avec 2 points enfoncés vers le milieu. Prothorax ponc- tué, légèrement rétréci en avant avec une petite pointe au milieu de son bord antérieur. E'ytres {^onctuécs, noires, avec 2 blindes jaunes transversales interrompues i\ la suture, la première à la base, embrassant l'épaule sans couvrir Tangle, sinuée postérieurement, la seconde un peu en arrière du milieu, sinuée plus ou moins en avant et en arrière et ne touchant ni le bord, ni la suture. — CC. 2. Ips à-4-inarqueS. Jps quadrisignatus, Say. — Long. .85 pouces. Noir ; épistome tronqué carré- ment en avant. Thorax un peu rétréci en avant, égale- ment ponctué. Elytres ponctuées, avec 2 taches jaunes sur chacune, celle de la base embrassant l'angle humé- rial sans le couvrir, la 2e en arrière du milieu, en ovale. Dessous noir, tarses noirs, de même que les antennes ex- cepté la massue. — C. 3. Ips sanguinolent. Ips sanguin oltnl us ^ Olivier. — Long. .22 pouce. Noir et roux ; tête et prothorax noirs, très finement ponctués. Elytres d'un rouge brique, avec un point à l'angle humerai, une tache ronde au milieu de chacune et le tiers environ à l'extré- mité, noir. Dessous du corps d'un rouge-sang, pattes noires. — Commun dans les coupes fraiches des érables au commencement de Tété. 4. Ips de Dejean. Ips Dejeanii^ Kirby. — Long. .18 pouce. Noir, ponctué, brillant. Prothorax un peu plus large en avant, en carré. Elytres avec une strie XIV— MONOTOM DES. 283 blanchâtre irrégulière partant da milieu de la base et interrompue avant le njilieu, et une autre tache de la même couleur un peu au delà du milieu, celle ci trans- versale, et quelquefois divisée; bords latérau? vers le sommet quelque peu roussâtres. Dessous noir. — C sous les écorces. Yar. Couleur générale, à l'exception de la tête, d'un tcstacé plus ou moins foncé, avec taches ordinaires sur les élytres. Fam. XIV. MONOTOMTDES. Monotomidœ. Menton moyen, presque carré; palpes labiaux de 3 articles. Mâchoires à 2 lobes, exposées à la base. Yeux ronds, fortement granulés. Antennes insérées sous les côtés du front, terminées en massue. Tête un peu large, aplatie, brusquement rétrécie en arrière. Prothorax à prosternum entier, cavités coxales closes en arrière. Elytres tronquées en arrière, laissant voir le dernier segment dorsal. Abdomen à 5, segments, les 1er et 5e allongés. Hanches toutes séparées, les 4 antérieures arrondies, les postérieures transversales. Pattes moyennes ; tarses à 5 articles, les 3 premiers I dilatés et poilus, le 4e plus petit, et le 5e j^lus long que tous les autres réunis. 284 COLÉOPTÈRES. Petits insectes déprimés qu'on trouve so'is les écoroes des arbres. Très semblables en apparence aux Niîi- dolcs, ils s'en distinguent toutefois par la forme de leurs hanclies antérieures. Le seul genre qui suit encore connu dans notre faune. Gen. Bactridie. Bacfridium, Ericlison. Tête en triangle obtus, munie d'une saillie aiguë sous l'articulation des mandibules. Protlio.-ax en carré, re- bordé sur les côtés, ses angles postérieurs arrondis. Corps allongé, grêle, parallèle. Très petits insectes qu'on trouve sous les écorces. Bactridie naine. Buctridrium nanum, Erichs. — Long. .08 pouce. D'un roux brun, polie, ponctuée, le sommet des élytres avec l'extrémité de l'abdomen bru- nâtres. Prothorax en carré, ses angles postérieurs arron- dis. Elytres à stries bien distinctes. Corps allongé, linéaire. — R. Fam. XV. TROGOSITIDES. Twgositidœ. ^ler.ton presque carré^ transversal ; languette petite, cornée. Antennes de 11 articles, les 3 derniers formant une massue lâche. Prothorax ne recouvrant pas la base des élytres. Elytres recouvrant toujours complètement l'abdomen. Mésosternum séparant les hanches; métasternum échancré pour se joindre avec le 1er segment abdo- minal. i ( XV — TKOGOSITIDES. 285 Hanches séparées ou non aux 2 paires de devant, les postérieures fortemeut transversales, contiguës. Tarses de 5 articles, non dilatés, le 1er très petit^ le dernier le plus long. liBs caractères de cette famille la rapproclient étroi- tement des Nitidulides, mais les individus s'en distin- guent surtout par les articles de leurs tarses; tandis que chez les premiers c'est le 4e article qui est atrophié, chez ceux-ci c'est le premier. Ce sont aussi en général des insectes de plus forte taille et d'un faciès diffèient. On les trouve sous les écorces ou dans les plaies humi- des arbres. Je n'ai encore rencontré que les 3 genres qui suivent : Hanches antérieures réparées, non proéminentes ; Lobe interne des mâchoires iuerme ; yeux transversaux 1 . Trogosita . Lobe interne des. mâchoires muni d'un crochet corné ? Cavité.Tj coxales antérieures fermées ; jambes sans éperon terminal. .. . 2. Nosodes. Cavités coxales antéiieures ouvertes; jambes antérieures avec un épe- ron terminal 3. Peltis. 1. Gen. TiiOGOSiTE. Trogosita, Olivier. Lobe externe des mâchoires corné, allongé, fortement cilié en dedans ; l'interne à j^ei/ze distinef. Labre en carré, faiblement échancré et cilié en avant; épistome trisinué en avant. Tête presque carrée et plane. Yeux perpen.liculaires, planes et entiers. Antennes courtes» terminées par une petite massue perfoliée de 3 articles. Prothorax rétréci postérieurement et un peu distant des élytres. Ecusson transversal, arrondi en arrière^ 286 COLÉOPTÈRES. Pattes courtes; jambes inermes, les antérieures sans éperon terminal. Corps allongé et déprimé. Insectes de taille moyenne ou au dessous; la grande ressemblance de formes rend les espèces très difficiles à distinguer les unes des autres. Je n'en ai encore ren- contré que deux. 1. Trogosite douteux. Trognsita duhia, IMelsh- — Long. .25 pouce. D'un noir obscurément roussâtre ; dessous roussâtre-brun ; massue des antennes plus claire. Tête aplatie, à ponctuations bien prononcées. Protliorax un peu convexe, ses angles antérieurs avancés en avant, à ponctuations très distinctes avec une caiène au miliea représentée par une ligne où les ponctuations font défaut. Elytres à côtés parallèles, arrondies postérieurement, à stries régulières fortement ponctuées, les intervalles faiblement striés transversallement. — PC. 2. Trogosite intermédiaire. Tmgosia intcrmc- âla, Ilorn. — Long. .3») pouce. Noir plus ou moins roussâtre ; roussâtre en dessous. Tetc aplatie et légère- ment creusée au milieu avec une dépression ponctiforaie au milieu du front, à ponctuations peu profondes. Pro- thorax sans ligne carénale au milieu, plus aplati et à ponctuations moins profondes et moins uniformes que dans l'espèce précédente. Elytres plus aplaties et à stries moins profondes que dans la précédente. — R. 2. Gen. NosoDE. Nosodes, Leconte. Menton transversal, échancré ; sillons antennaires peu prononcés. Antennes à massue de 3 articles perfoliés. Prothorax à bords fortement dilatés. Elytres à bords rabattus dans tout leur pourtour excepté à la base. Cavités coxales antérieures fermées. xv — trogos:tides. 287 Nosode Silpîlide. JVo.Hodes SilphUes, Ncwman. — Loiiii'. .30 pouce. Biun-cafi^, ponctué, r^io-'icux, se ibre dans toutes ses parties. Tête petite, ap^itie, rugueuse. Thorax à bords lat:h-aux réirulièrrment dentés et dilatés en formes d'ailes, le disque comme partagé en deux transversalement, la moitié basilaire avec un sillon au milieu et plusieurs points soulevés de chaque côté, la moitié antérieuie soulevée au milieu, bifide et tronquée à son bord antérieur. Elj^tres régulièrement dentées sur leurs bords et en arrière rugueu.ies-scabres, avec 3 ligp.es fortement soulevées et interrompues sur chacune, ces points soulevés formant comme 4 espèces de cornes en arrière. Dessous en partie vide, le corps ne remplis- sant qu'à demi la capacité des éijtres. — K. 3. Gen. PELTii. Ftltis, Kugel. Menton court, transversal, un peu cchancré ; languette coriace à 2 lobes ciliés. Mâchoires à lobes larges^ ciliés. Labre transversal carré ou légèrement arrondi en avant. Prothorax transversal, foliacé et rebordé sur les côtés, cchancré en avant. Elytres rebordées sur les côtés. Pattes médiocres ; jambes inermes, l'éperon terminal des antérieures robuste et arqué. Cavités coxaîes anté- rieures ouveites. Insectes de taille moyenne qu'on trouve sous les écorces. Je n'ai encore rencontré que les 2 es- èces qui suivent. 1. Pelte ferrugineuse Ptltls/erruginea, Lin. — Long. .30 pouce. D'un roux ferrugineux uniforme. Tête petite, avec une impression transversale au dessus de l'épistome, finement ponctuée de même que le protho- 288 COLÉOPTÈRES. rax. Prothorix rétréci en avant, aile sur les bords, ses angles arrondis. Elytres largement rebordées, à stries larges, fortement ponctuées, les intervalles lisses. Dessous dépassé par les élytres. — PC. 2. Pelte à-4-ligneS. Pdds quaJn'lineafa, Mels. — Long. -.32 pouce. Noire ; la tête et le thorax ponc- tués. Thorax en carré transversal, plus large au milieu, à côtés dilatés. Elytres, chacune avec 4 lignes soulevées, les espaces portant une double rangée de fortes ponctua- tions, leurs côtés rebordés. Dessous d'un noir roussâtre. Très variable dans sa taille. — AC. Fam. XVI. COLÎDIIDES. CoUdlilœ. Menton carré ; languette cornée, courte. Mâchoires à 2 lobes; palpes courts, à 4 articles; man- dibules très courtes. Antennes de 10-11 articles, terminées par une massue «n bouton. Prothorax à cavités coxales le plus souvent fermées ; le prosternum à peine prolongé en arrière des hanches, Elytres couvrant tout l'abdomen. Abdomen à 5 segments, les 3 ou 4 premiers soudées entre eux. Pattes courtes ; jambes non fouisseuses ; tarses de 4 articles. Insectes de petite taille, à parties de la bouche peu développées, qu'on trouve dans les champignons, sous hs écorces etc. Je n'ai encore rencontré que l'espèce mentionnée ci-dessous. * XVll. — CUCUJIDES COLTDIIDES. 289 Geii. Cerylon. CeryJon, Latreille. L:;bre court, un peu tcliancré en avnnt ; mandibules bider.tées. Tête rétrccie en un museau quadrangulaire. Antennes à découvert, de dix articles, le dernier formant une massue en bouton ovoïde. Prothorax carré, appli- qué exactement contre les élytres. Elytres oblongiies, parallèle^. Pattes courtes. Corps oblang^ parallèle, un peu déprimé et glabre. Petits insectes qu'on trouve sous les écorces. Cérylon châtain. Cerylon csfnneum, Say. — Ijong. .09 pouce. D'un brun rougeâtre, poli, brillant, ponctué. Les palpes et les antennes plus pâles. Thorax avec une échancrure à la base de chaque côté du milieu, à ponc- tuations nombreuses, distinctes, ses angles postérieurs droits. Elytres à stries ponctuées. — E,. Fam. XVII. CUCUJIDES. Cucujidœ. Menton petit ; languette cornée^ proéminente ;. palpes de 3 articles. Mâchoires à 2 lobes ; palpes de 4 articles. Antennes de 11 articles, filiformes ou un peu épaissies à l'extrémité. Prothorax à prosternum séparant les hanches. Elytres arrondies à l'extrémité ; éeusson distinct. Abdomen à 5 s'^gmenfs libres^ snb-égnux. Hanches antérieures petites, non proéminentes; les in- termédiaires distantes des antérieures, non proéminentes ; les postérieures presque contiguës, transversales, légère- ment proéminentes. K 290 COLÉOPTÈRES. Pattes moyennes ; jambes sans éperon terminal ; tarses ordinairement de 5 article?. Insectes généralement de taille moyenne, de forme très aplatie, qu'on trouve sous les écorces. Cinq genres connus dans notre faune. Antennes en massue ; Antennes avec les 3 derniers articles brusquement élargis 1. Sylvanus. Antennes avec les derniers articles s'élargissant graduellement 2. Nausibius. Antennes filifornies ; Antennes à 1er article ordinaire ; Angles postérieurs de la tête pro- éminents, arrondis 3. Cccrjrs, Angles postérieurs de la tête nuls. 4.. Pediacus. Antennes à premier article allongé; thorax a côtés dentés 5. Brontks. 1. Gen. Sylvain. S^lvamis, Latreille. Menton transversal, échancré ; languette cornée, tron- quée. Mandibules courtes, siu pies à leur extrémité. Labre transversal, arrondi et cilié en avant. Tête presque carrée en arrière, rétrécie et prolongée anté- rieurement. Antennes de 11 articles, les'à derniers for^ mant une massue lâche. Prothorax allongé, rétréci en arrière, ses angles antérieurs élargis. Elytrcs parallèles^ arrondies au bout. Corps allongé et déprimé. Sylvain étranger. Syloanus advena, Erichs. — Long. .08 pouce. D'un testacé uniforme. Tête & thorax glabres, finement ponctués, le prothorax à angles antérieurs proéminents, ses côtés légèrement arrondis, sans dents. Elytres légèrement pubescentes, à stries distinctes quoique peu profondes, à côtés parallèles — R. XVII — CUCUJIDES. 291 Introduit d'Europe ; se rencontre dans les greniers, les magasins d'épiceries etc. 2. Gen. Naustbie. N'ausîhùiSj Redtcnbaclier. Antennes s élargismnt insensiblement en dehors vers r extrémité. Pour tout le reste semblable au précédent. Nausibie dentée. NlmsibiMs dentatus, Schaum. Long. .12 pouce. D'un brun rougeâtre, aplatie, ponc- tuée. Têteàmnrge relevée aux côtés, s'étendant jus- qu'aux yeux. Thorax plus long que large, un peu ré- tréci en arrière, à 6 dents arrondies sur chaque côté et avec deux impressions paraVèles sur le disque, de chaque côté du milieu, ne s'étendant pas jusqu'à la base. Elytres à 4 lignes soulevées peu prononcées, la suturale obsolète. — AC. Introduit d'Europe. 3. Gen. CucujE. Cacitjus, Fabricius, Menton transversal, échancré en avant, languette bi- iobée. Mandibules robustes, tridentées au bout. Labre très court, un peu arrondi en avant. Tête en cœur renversé, 7es angles postérieurs très saillants et arrondis, rétrécie en cou en arrière de cette saillie des angles. Der- nier article des antennes ovalaire, légèrement acurainé. Prothorax en carré transversal, échancré en avant de chaque angle antérieur, plus ou moins denticulé sur les côtés. Elytres allongées, parallèles, arrrondies au bout, carénées à quelque distance de leurs bords latéraux. Pattes médiocres : tarses à premier article presque in- distinct. Corps aplati, assez large, parallèle. Cueiy'e clavipède. Cacujus davipes, Fabr. — Long. .46 pouce. D'un rouge de sang. Antennes brunes, dentées, l'article terminal pubescent, grisâtre. 292 COLÉOPTÈRES. Tête avec 2 impressions ponetiformes vis à vis l'inser- tions des antennes, grossièrement ponctuée de mêma que le thorax. Prothorax avec une lij2;ne soulevée au milieu et une autre de chaque côté, ponctué. Elytres déprimées entre la suture et la ca;-è:ie marij-inale, finement dentées. Toutes les cuisses renflées, légèrement aplaties. — C. sous les écorces. 4. Gen. Pédiaque. Pediacns, Shuckard. Tête sans angles postérieurs saillants. Prothorax en cirré, les 4 angles plus ou moins échancrés, les bords sibienticulés. Elytres parallèles, arrondies postérieure- ment, à carène marginale légèrement prononcée. Pédiaque plane. Pediacns plan us, Lcc. — Long. .12 pouce. D'un brun roussâtrc, finement ponctué? opaque. Antennes insérées sur un pédicule en avant des yeux. Tête triangulaire. Prothorax presque carré, SCS angles postérieurs échancrés, ses côtés bisinués avec f, une une petite dent au milieu. Elytres finement ponc- tuées, déprimées, plus claires vers le sommet, — C. 5. Gen. Bronte. Broutes, Fabricius. IMenton transversal, sinué en avant; languette cornée, cordiformo. Antcnn s à premier article allongé ou renflé peu à peu. Prothorax en carré un peu allongé, denté sur les côtés, ses angles antérieurs prolongés; saillie prosternule reçue dans une échancrure du mésosternum. Elytres allongées, parallèles, arrondies au bout. Pattes courtes ; cuisses renflées et comprimées. Corps très dé- primé. Bronte douteuse. Broutes dahius, Fabricius. — Long. .30 pouce. D'un rouge brunâtre. Front avec une impression longitudinale de chaque côté. iVntennes XYIII — CRTPTOPHAGIDES. 293 insérées sur un pt^dicule en avant des yeux, le premier article glabre, aussi long que les 3 suivants réunis, lé- gèrement épaissi et arqué en dehors à l'extrémité, les Autres pubascents, subég;iux, Protliorax ponctué, à disque déprimé, ses angles antérieurs prolongés cii pointes mousses en avant, denté sur les côtés, rétréci à la base. Elytres avec une carène marginale et 4 stries, ponctuées sur le disque, plus foncées que le reste. Dessous d'un roux plus clair. — R. Fam. XVIÎI. CRYPTOPHAGIDES. Cnjpto- jyhagidœ. Menton bisinué en avant ; languette cornée, plus ou moins saillante. Mâchoires exposées à la base, à 2 lobes coriaces ; palpes de 3 articles. Antennes de 11 articles, les 3 derniers formant une tnnssue. Prothorax à prosternum séparant les hanches, ordi- nairement prolongé en arrière, Ecusson linéaire, trans- versal. Eljtres couvrant tout l'abdomen, arrondies au bout. Abdomen à 5 segments libres, le 1er un peu plus long que les autres. Hanches antérieures et intermédiaires globuleuses, les postérieures cylindriques et transversales, toutes sé- parées, les antérieures très rapprochées des intermédiaires. Pattes courtes ; tarses à 4 ou 5 articles. Petits insectes assez voisins des Oucujides mais non déprimés comme eux, qu'on trouve dans les champi- 294 COLÉOPTÈRES îrnons, et les autres matières vo!j:é taies en décompo-ition. Je n'ai encore rencontré que les 2 genres qui suivent : Prosternum fortement engagé dans le mésosternum 1. Anterophagl's. Prosternum non ou à peine engagé dans le mé:50sternum 2. Cryftophagus. 1. Gen. AntÉrophage. Anferophagus, Latreille. Languette cornée, arrondie en avant. iMandibules robustes, assez saillantes, terminées en pointe très aiguc. Tête courte, engagée dans le prothorax, arrondie anté- rieurement. Massue des antennes assez serrée, de 3 articles. Prothorax transversal, tronqué en avant. Pattes médiocres ; tarses hétéromères chez les mâles, pcutaraères chez les femelles. Saillie prosternale lanci- forme, reçue dans une profonde échancrure du mésos- ternum. Corps oblongo-ovalaire, peu convexe. Antérophage oehraeé. Anterophagus achraceus, Mels. — Long. .19 pouce. D'un jaune d'ocre dans toutes ses parties à l'exception des yeux, pubescent sur- tout sur la tête et le prothorax. Premier article des antennes très renflé, les 3 derniers en massue lâ-he. Prosternum allongé en palette touchant les hanches in- termédiaires. Prothorax en carré transversal, s'appli- quant exactement sur les élytres, ses angles postérieurs arrbndis. Ecusson linéaire, transversal. Elytres assez fortement pubescentes, un peu élargies vers le milieu. Abdomen à 1er segment le plus long. Cuisses assez renflées, les postérieurs comprimées. — C. 2. Gen. CaYPTOPHAG'^. Cri/ptaphagus, Herbst. Mandibules courtes, arquées, denticulées à leur som- XIX — DÉR0D0NT1DE3. 295 met, labro en carrd transversal. Tête trÎ2jone, enfoncée dans le prothorax jusqu'aux yrax. Les 3 derniers articles des antennes formant une massue peu serrée. Prothorax en carré transversal, tronqué en avant et légèrement denticulé sur les côtés. Elytres oblongo- ovales, plus ou moins convexes. Prosternum atteignant à peine la base du mésosternum. Corps oblongo-ovale, assez convexe. Cryptophage des-eaves. Cri/ptophagus cellaris, Erichs. — Long. .10 pouce. D'un jaune brunâtre, plus brun sur la tête et le prothorax, pubescent. Prothorax, finement ponctué, plus large au milieu où il porte une petite dent sur ses côtés. Eljtres légèrement élargies au milieu, la suture plus brune, pubescentes particulière- ment sur les côtés et à l'extrémité. — CO. Introduit d'Europe. Comme l'indique son nom, il se rencontre d'ordinaire dans les caves. Les cuisinières lui donnent souvent le nom de lête-au-heurre, par ce que pour peu qu'elles négligent de bien couvrir lesvaisseiux qui renferment du beurre, elles sont sûres d'y trouver au printemps une foule de Cryptophages. Fam. XIX DÉR0D0NTIDE3. Dcrodmildœ. Menton trapézoïdal ; languette cornée avec 2 para- glosses distinctes. Mâchoires exposées à la base ; le lob 3 interne corné. Tête brusquement mais non très-forte nent rétrécie en arrière ; labre transversal, séparé du front par un épis- tome membraneux- Maniibules courtes, avec une dent près du sommet. Antennes inairéea devant les yeux, les 2 pre aiers 293 COLÉOPTÈRES. articles les plus forts, épaissies insetisiblement vers l'cx- tréiiiité : Pro^Jiorax à bords fortement dentés, cavllés coxales cohfliieiites, fermées. Mésosternuiii court, divisant à peine les hanches inter, médiaires. Métasternuni large. Elytres couvraRt entièrement l'abdomen, avec 10 rangs de ponctuations carrées, larges, en outre de la lio-ne marginale et d'une autre j^^etite près de l'écussou' Abdomen à 5 segments libres, égaux. Hanches antérieures coniques, transversales, contiguës, proéminentes ; les intermédiaires ovales, obliques, peu proéminentes ; les postérieures transversales, un peu séparées. Pattes moyennes; jambes non dilatées; tarses penta- mères. Petits insectes qu'on trouve sous les écorces et dans les matières végétales en décomposition. Un seul genre et une seule espèce dans notre faune. Gen. Dérodonte. Dorodontus Leconte. Mêmes caractères que ceux de la f^imille. Dérodonte maculé. Derodontasmaculatus, Mels. — Long. .08 pouce. Testacé avec certaines taches de brun, quelquefois en partie brun, grossièrement ponctué. Tête à impressions profondes, avec un petit tubercule en dedans de chaque œil qu'on pourrait prendre pour un ocelle. Thorax petit, canaliculé, ses bords latéraux portant une forte dent vers le milieu. Elytres plws larges que le thorax, fortement ponctuées et plus ou moins variées de taches brunes. — R. XX — LATRIDIIDES. 297 Son apparence générale lui donne quelque ressem- blance avec les Biroses, mais la seule inspection de son tliorax suffit pour l'en distinguer. Fam. XX. LATHRIDÎIDES. Latliridlidcee. Menton large, transversal ; languette indistincte. Mâchoires à 2 lobes ; palpes de 4 articles, le dernier grand. Antennes de 9 à 11 articles, les 2 premiers plus gros que le 33, les derniers élargis. Labre court, couvrant les mandibules. Protliorax avec le prosternum plus ou moins visible entre les hanches ; civités coxales entières. Eljtres couvrant entièrement l'abdomen. Hanches antérieures coniques, proéminentes, plus ou moins séparées ; les intermédiaires séparées, arrondies, les postérieures transversales, très séparées. Pattes moyennes ; jambes grêles, sans éperons termi- naux ; tarses de 3 articles ; le 3e aussi long que les 2 autres. Tout petits insectes qu'on trouve sous les écorces et- qu'on Voit aussi voler le soir. Un seul genre et une seule espèce dans notre faune. Gsn. LathrîDIE. LatTirid'nL^, Herbst. Dernier article des palpes maxillaires aussi long que les 2 précédents réunis. Tête presque carrée. Yeux saillants. Les 3 derniers articiCs des antennes formant une massue allongée. Prothorax quadrangulaire, plus étroit que les élytres, finement rebordé latéralement. 298 COLÉOPTÈRES. Elytres ovales ou oblongues. Pattes assez longues ; jambes grêles, un peu arquées. Corps ovalaire, assez convexe. Latliridie pulicaire. Lathridms jmlicariiis, Mels. — Long. .0-i pce. Tête, thorax, antennes et pattes, roussâtres, elytres brunes. Thorax subcordiforme. Ely- tres distinctement striées. — -R. Pam. XXÏ. MYCETOPHAGIDES. Mycefo pliagiJœ, Menton transversal ; languette presque toujours cornée. Yeux passablement gros, fortement granulés. Antennes insérées en avant des yeux, hs derniers ar- ticles en massue. Tête courte ; labre court couvrant les mandibules. Prothorax de la largeur des élytres à la base. Elytres couvrant entièrement l'abdomen ; abdomen à 5 sesrments libres. o Hanches antérieures ovales ou arrondies, légèrement proéminentes, les intermédiaires arrondies, les posté- rieures transversales, non conti2;uës. Pattes grêles, tarses de 4 articles avec les antérieurs de 3 chez les mâles. Petits insectes qu'on trouve dans les champignons et sous les écorces. De forme ovale ou allongée, légèrement convexes, densément ponctués et pubescents, plusieurs sont élégamment tachetés de couleurs plus ou moins vives sur les élytres. XXI— MYCETOPHAGIDES. 299 Clef pour la distinct lion des gtnres. Tarses filiformes, tétramères 5 Yeux transversaux 5 Antennes s'élargissant gradu- ellement en dehors 1. Mycetophagus. Antennes à massuede 3 articles 2. Triphillus. Yeux ronds ; massue anténnaire de 3 articles 3. Lytargits. Tarses lobés en dessous, penta- "lères 4. DiPLocŒLcs. 1. Gen. Mycetophage. Mycetophagus, HeKw. Dernier article des palpes maxillaires plus gros que les précédents, ovalaire et tronqué au bout. Labre transversal, arrondi en avant. Epistoine séparé du front par un sillon arqué très profond. Antennes o-ros- sissant graduellement vers l'extrémité. Teux transver- saux, un peu échancrés en avant. Prothorax transver- sal, un peu rétréci antérieurement, bisinué à sa base avec ses angles postérieurs plus ou moins aigus et ar- qués. Ecusson en triangle curviligne. î]lytres de la largeur du prothorax à leur base. Tarses assez longs, le 1er article allongé, filiforme. Corps oblou'^-o- ovale médiocrement convexe. Gl(f pour la distinction des espèces. Elytres roussâtres avec taches noires ; Elytres chacune avec 3 taches noires 1. Punctatus. Elytres variées de brun et de rous- sâtre 2. Fle.vuosus, Elytres brunes, chacune avec 2 taches rou3tâtres 3 Bipustulatus. 1 -Mycetophage ponctué. Mycetophagus p)unc- tatus, S ly. — Long. .22 pce. Brun-fjnc j ; elytres rous- 300 COLÉOPTÈRES. sâtres ; bouche, antennes et pattes lous.^âtres. Thorax imniîculé, ponctué, pubescent, bisinué et biitnpres- sioné à la base. Ecusson.noir. Elytres à stries ponc- tuées, roussâtres, \a région de l'écusson, une grande tache vers le milieu attei2;nant le bord avec une bande anuu- leuse, large, subterniinale, noir, le sommet roussâtre — C. 2. Mycétophage flexueux. J\Jyceto2^hagus Jlexuosus, S^j. — Long. .15 pce. Brun, pubeecent ; ar- ticle terminal des antennes fauve. Thorax ponctué, pubescent, avec uue impression ponctiforme de chaque côté du milieu à la base. Elytres à stries ponctuées, d'un jaune roussâtre, la région de Técusson, une petite tache à l'épaule se joignant aune large bande irrégu- lière vers le milieu et renfermant près du bord une ^ etite tache roussâtre, une autre bande irréiiulière vers le som- met sans toutefois le comprendre, noir. — C. 3. Mycétophage bipustulé. jVi/cefophagus hijnistulutus, Mels. — Long. .12 pouce. Brun-foncé, ponctué, pubescent. Antennes testacées, plus claires à l'extrémité. Prothorax à peine sinué à sa base avec une impression ponctiforme de chaque côté du milieu. Ely- tres chacune avec une grande tache jaunâtre à l'angle humerai et une autre transversale un peu au delà du milieu, striées-ponctuées» Pattes roussâtres. 2. Gen. Triphyllf. Triphyllus^ Latreille. IMêmes caractères que chez les Mycétophages à l'ex- ception de ce qui suit : Languette arrondie en avant. Antennes terminées par une massue de 3 articles, hicn distincts du fanicule. Ponctuations des é'ytres sans ordre. XXI — MYCÉKiPIIAniDICS. 301 Trif hylle ruficorne. TrlphijUiis H'/icomis, Ltc. — Long, .12 jouco. D'un brun très foncé, pubescent et ponctué sans ordre. Tête fortement pubescentc* Prothorax plus large au milieu, avec une impression à la base de chaque côté assez près de l'angle. Elytres- assez convexes et densément porctnées.. Pattes et an- tennes rous&âtrep, — R. 3. Gen. LlTARGUF. Litargns^ Erichson. Languette membraneuse, largement éehar.crée. Yeux arrondis. Antennes terminées par une massue de 3- articles, Janbcs antérieures terminées par 3 éperons*,, le 1er article des tarses de la même paire dilaté chez les mâles. Litargue tétraspilote. Litargus tetraspilotus Lcc. — Long. .08 pouce. D'un brun foncé, ponctué, pube^cent. Antennes jaunâtres, masque grisâtre. Pro- thorax bisinué et bi-irapressionné à la base. Elytres avec 4 grandes taches roussâtres sur le disque, les 2 premières en avant du milieu et les 2 autres en avant du sommet. — R. 4. Gcn. DiPLOCÈLF. Diplocœlus^ Guérin-Méneville. — Massue des antennes de 3 artic'e-, dont le 1er eupu- liforme, le 2e le plus grand, transversal, le 3e sub-globu- leux. Prothorax en carré transversal, avec un sillon longitudinal de chaque côté. Tarses pentamèns, les 3 premiers articles villeux en dessous. Diploeèle brun DipJocœlus hrunneus, Lee. — Long. ."13 pouce. D'un brun uniforme, quelque peu roussâtre en avant. La bouche, les antennes et les pattes L 302 COLÉOPTÈRES. rousrâtre?. Tête aplatie, yeux saillants. Prothor.ax à an iles postérieurs aigus, bisinué ù la b:ise, avec un sillon de chaque côté atteignant presque le bord antérieur, côtés rebordés. Elytres oblongo-ovales, à ponctuations en lignes régulières. — PC. Sous les écorces. Fam. XXI. DERMESTIDES. Dennestldœ. Menton en carré ; languette sans paraglosses. Mâchoires à base exposée, à 2 lobes; palpes petits, de 4 articles. Antennes insérées en avant des yeux, ordinairement de 11 articles, les 3 derniers foimant une massue. Tête penchée ; épistome très coi rt, coriace ; labre distinct ; mandibules courtes ; front ordinairement avec un ocelle. Prothorax souvent avec des sillons ant».nnaires. Klytres recouvrant en entier Tabdomen, non striées^ Hanches antérieures coniques, proéminentes ; les in- termédiaires ovales, obliques, ordinairement distantes ;. les postérif lires transversales ^ dilatées avec un sillon pour recevoir les cuisses. Pattes courtes, plus ou moins rétractiles ; tarses pen- tamères, le 5e article le plus long. Insectes ordinairement assez petits, mais très remar- quables par les dégâts qu'ils causent dans les fourrures, les provisions de bouchCy et les cabinets d'histoire natu- relle. A l'état parfait, on les trouve ordinairement sur les fleurs. Les larves de ces insectes qu'on désigne généralement sous le nom de mites se reconnaissent faci- lement par les poils plus ou moins nombreux qu'elles portent. XXII — DERMESTIDES. 303 Nos espèces se rangent dans les 5 genres qui suivent : Point d'ocelle frontal 1. DERAiESTES. Un ocelle frontal ; HanclievS intermédiaires peu distantes ; sillons antennaires obsolètes 2. Attagenus, Hanches intermédiaires très distantes ; Prosternum muni d?une mentonnière ; Mandibules et labre couverts par la mentonnière 3. Trogoderma. Mandibules couvertes, labre décou- vert 4. AXTHREXUS. Prosternum sans mentonnière 5. Ouphilus, 1. Gen. Dermeste. Denncstes, Linné. Menton plus étroit et arrondi en avant; languette membraneuse, transversale, éehancrée. Libre trans- versal, échancré. Tête petite, en partie engagée d ms le prothorax, penchée, libre en dessous. Point d'oceJU frontal. Antennes de 11 articles, les 3 derniers for- mant une grosse massue plus ou moins lâche. Pro- thorax un peu transversal, voûté, son bord antérieur cintré, sa base lobée au milieu ; sillons antennaires très prononcés. Ecusson en triangle curvili2;no, Elytres oblongues. Pattes eourtes. Corps oblong, assez con- vexe. Ces insectes, les plus grands de la famille, sont à peine de taille moyenne. Sous tous les états, ils vivent de mat'ères animales en partie desséchées, mais leur goût est si peu exclusif qu'on pourrait plutôt dire qu'ils sont omnivores. Tous sont revêtus de poils diversement co- lorés, plus abondants en dessous qu'en dessus. Je n'en ai encore rencontré que 3 espèces. 304 COLÉOPTÈRES. Elytrcs à coloration uniforme ; Protliorax fortement voiitè, ses angles antérieurs arrondis ... 1. marmorcttus. Protliijr.ix mé jioirement voiité, ses angles antérieurs obtus ... 2. talpinus. Elytres grisâtres dans leur moitié ba- silaire 3 . lardarius. 1. Dermeste marbré. D nnestcs marmot alm^. Say. D. canijiiis, Gorm. — liOnp;. .30 pource. Marbré de poils bruns-noirâtres et cendres ou ferrugineux, plus abondants sur la tête et le protliorax. Antennes d'un brun roussâtre. Prothorax allongé en pointe vers Té- cusson. Prostcrnuui noirâtre; méso-ternuni, hunchcs avec le ventre couverts de poil blanc ; les 4 cuisses pos- térieures avec une bande blanche au milieu, E'ytres avec une taclie blanchâtre, anguleuse, à l'angle huuiéral. Pieds noirâtres. Dernier segment abdominal avec des taches sur les côtés des suivants, noir. — R. 2. Dermeste taupe. Dermesles talpinus, Man- nerh. — Long. .28 pouce. Noir, couvert de poils roussâ- tres parsemés de t iches brunes. Antennes rou.-sâtres. Prothorax nvins fortement sinué que dans le précèdent, ses angles antérieurs obtus mais non arrondis. Poitrine brune ; métasternum et abdomen avec les hanches cou- verts de poils blancs; les 4 cuisses postérieures avec une bande grirâtre a'i milieu. Elytres sans tache blanchâtre à l'épaule. — R. Pris à Methots* Mills sur des piles de madriers. Dermeste du-lari. Dt-i-niesUs lardarius, Linné. — Long. .28 pouce. Noir; pittjs et antennes que'que peu roussàtres. Elytres gi-ises dans leur premier tiers basilaire, quelquefois aussi lavées de roussâtre vers XXII — DERMESTIDES. 305 le sommet, chacune portant trois points noirs dans cotte bande grise. — CC. Cotte peste de nos armoires, de nos fourrures, de nos étoffes de laine etc. est connue de tout le monde. C'est aussi un ennemi redoutable des cabinets d'histoire na- turelle. La larve est hérissée de poils raides. 2. Gen. Attagène. Âtfagemis, Latreille. Labre assez saillant, entier. Mandibules bidentées. Yeux médiocres, arrondis. Un ocelle frontal. Pro- thorax recouvrant un peu la base des antennes, mais sans ftjsi'tttca antenna'wes en dessous. Pattes courtes ; hanches antérieures un peu séparées, les intermédiaires trèi rapjyroçJiées. Corps obîong ou ovalairc. Plus petits que les Dcrmestes; introduits d'Europe. Leurs larves sont aussi des ennemis redoutables des fourrures. 1. Attagène pelletier. Attagenus pcUio^ Lin. — Long. .20 pouce. Tête et thorax noirs, élytres plus ou moins roussâtres, avex3 une courte pubescence grisâtre plus ou moins tenace. Antennes rousses, le dernier article de la massue grisâtre. Prothorax avec 2 gros points enfoncés au milieu du disque de chaque côté de la li2;ne médiane. — R. 2. Attagène mégatome. Attagenus mrga- toma, Fabr. — Long. .18 pouce. Tête et prothorax noirs ; élytres plus ou moins roussâtres. Pattes et antennes rousses; dernier article de la massue des an- tennes grisâtre. Elytres avec une courte pubescence jaunâtre plus ou moins fugace. — CC. 300 COLÉOPTÈRES. 3. Gen. TROGODEiniE, TrogoJenn (. Herb-t. Tête petite, reçue au repos dans une mentonnière du prosternum qui caclie niors In bouche, ay-int en dessous 2 lar sillons pour la réc3ption des antennes. Un ocelle frontal. ^îa>^sue des antennes de 3 articles, le 2c le plus petit. Protliorax subcylîndrique, transversal. E'ytres allongées, subcy'indriques. Se rencontre dans les bois pourris et. sir les fleurs. Trogoderme orné. Tmgodenna nmata^ S:iy. — Lonz. .12 pouce. Noirâtre; élytres ondulées de poi's rousfâtres. Antennes roux pâle, le dernier article brun. Thornx varié de liî^nes de poils roussatres. Klytres ayant tout près de la moitié occipée pir des taches ou des lignes de poils roussatres ; dessous brun-noirâtre. — PC, ^ 4. Gen, Axtrhrêne. Anfhrcnus^ Tête petite, enfoncé ai repos dans la mentonnière du prothorax ; la labre alors seul visible. Yeux ovales ou réniformes ; un ocelle frontal. Prothorax rétréci en avant avec une pointe médiane en arrière recouvrant l'écus- son , et portant en dessous des fossettes pour la récep- tion des antennes. Elytres ovales. Pattes grêles, courtes, rétractiles. 8 lillie posternale reçue dans une échan- crure du mésosternum. Corps court, brièvement ovale, <5pais, bombé en dessous, couvert de petites écailles très caduques. Petits insectes qu'on trouve sur les fleurs, mais qui pénètrent aussi dans les maisons et qui sont bien con- nus par les dégâts qu'ils causent dans les musées d'his- toire naturelle. Les petites éc lilles qui les colorent étant très fugaces, rendent la distinction des espèces difficile. XSlîr— BYRUÏÏIDES. 307 Anthrêne variée. Anihrcuns vtria-^, F.ibr. — Long. .1 1 pojcG. Noire et recouverte de petites éciilles t K-het jes de j iu!ie et de blanc. Disque d;i prothoras jaune avec les angles postoiiours et la pointe médiane blancs. Eiytres variées de jiune et de blanc à peu près en parties égales. Dessous blanc. C. J'ai trouvé cet espèce en quantité iunonibrablc dan:^ les fleurs de la Draha m^cha en Géorgie ; mais commo elle vole facilement on la trouvait au^si partout dans les appartements. 5. Gon. irHiLE. Orphiht^, P]ricîisoi. Labre assez s allant, arrondi antérieurement. Tête petite, bouche recouverte au repo? par les pattes anté . rieures. Yeux ovales, très largement échancrés. Un ocelle frontal. Antennes courtes, terminées par une massue de 3 articles. Prothorax transversal, lobé au milieu de sa base, sans fossettes antennaires en dessous. Eiytres brièvement ovales. Pattes courtes, contractiles. Corps glabre. Se trouve sur les fleurs. Orphile noir. O'-phihis ater, Erichson. — Long. .10 pouce. Noir, glabre, ponctué, plus finement sur le tho. rax que sur les élytres. Palpes roux, antennes noires. Eiytres un peu soulevées à l'endroit des épaules, la su- ture saillante à partir du tiers de la base. — C. Fam. XXm. BYRRHIDES, Bjrrhidœ. Languette membraneuse ou cornée, sans paraglosses. Antennes de 10 ou 11 articles, le plus souvent en massue. 3t)8 COI.ÉuPiÈ?.ES. ■ TL4e presque toujcirs entièrement rétractée dans le prothorax au repos et invisible en dessus. Elytres entières, lobées oa festonnées à la base de leurs épipleures. Pattes courtes, forte-, rétractiles ; j inibos avec un sillon pour recevoir le tarse. Hanches antérieurs séparées par le prosternuni qui est prolorigé et s'appuie sur le niésosternuni, les intermé- diaires aplaties, transversales ; les postérieures subcon- tiguë-î, transversales, s'étendant jusqu' lU bord du corps Ci crcafiées jwar recevoir les cuisses. Abdomen de 5 segments, les 3 premières fixes. Insectes de taille moyenne ou petite, à corps convexe, à téguments rarement glabres, qu'on trouve sous les pierres, à la racine des plantes etc. O.i dit qu'ils se pourissent de mousses. Epistome indistinct I antennes de 11 articles en massue 5 Tous les tarses rétractiles ..... 1. Byrhhus. Les tarses antérieurs seuls rétractiles, 2. Cytilus. Epistome corné, séparé par une suture. 3. Limnichus. 1. Gen. Byrrhe. Bt/n-hns, Linné. Partie de la bouche à rcxception du labre et moitié des yeux cachés lors de la rétraction de la tôte. Palpes robustes, leur dernier article ovalaire. Antennes s'é- largissant gi-aduellement à partir du 4e article. Pattes reçues au repos dans des excavations ; jambes larges, tous les tarses rétractiles. Corps couvert de poils ca- duques. Byrrhe de Kirby. B^rrhns Kirhi/i, Lee. — Long. .38 foucc. Noir, mais couvert de poils tachetés de 11 XXII 1 — BYRKHIDES. 309 grisâtre. Front avec une impression transversale. Pro- tliorax à angles antérieurs aigus, prolong.'^s et rabattus. Elytres partagées en côtes longitudinales de poils bruns parsemés de taches grisâtres. Dessous glabre, fortemnet ponctué. 2. Gen. Cytile Ci/tilus, Erichson. Le labre seul visible avec une partie des yeux quand la tête est rétractée. Labre transversal, rétréci et ar- rondi en avant, finement caréné a sa base. Point d'ex- cavation sur le premier segment abdominal paur rece- voir les pattes au repos. Jambes médiocrement larges. Les tarses antérieurs smiement logés au repos dans un. slUon de la jamhe, les autres libres. Mêmes habitudes que les Bynhes. Cytile alterne. Ct/tiliisnlternatfis,Si\j] C. varias. Fabr. — .22. y ce. D'un noir métallic ; tête et thorax finement ponctués. Antennes noires. Elytres noires teintes d'un verdâtre cuivreux, les stries très étroites et à très peiites ponctuations, les intervalles alternative- ment plus pâles et couverts d'un poil pins fin. Dessous noirâtre à ponctuations fines et régulières. Pattes noi- râtres. — C. 3. Gen. LiMN'.QUK. Limnichns, Latreille. Toute la bouche avec les yeux cachés lors de la ré- traction delà tête. Labro grand, arrondi en avant, un peu anguleux sur les côtés. Antennes de 10 ^triicles avec une faible massue allongée formée des deux der- niers articles. Pattes reçues au repos dans de faibles excavations. Corps oblongo-ovale, convexe. Petits insectes noirs revêtus d'une pubesccnce gri- 310 COLÉOPTÈRES. fâtre qu'on trouve sous les mousses, sous les pierres etc., dans le voisinaiie des eaux. Limnique ponctué. Llmniclms pundatas, Lee. — Long. .08 pce. Noir et couvert d'une courte pubes- cence grisâtre. Prothorax avec un sillon longitudinal au milieu, bisinud à la b ise. Elytres finement ponctuées mais non striées. Dessous noir. — R. Fam. XXÎV. PARNIDES. Pamldœ. Menton carré; languette grande, entière. Antennes déforme variable, le plus soivent de 11 articles. Tête petite, rétractile dans le prothorax ; labre dis- tinct ; mandibales petites. Elytres recouvrant l'abdomen en entier ; épipleurs étroites. Pro thorax avec le prosternum prolongé en arrière des hanches ; cavités cotyloïdes ouvertes en arrière. Abdomen de 5 segments ; les antérieurs sondés en- semble. Hanches antérieures tranversales ; les intermédiaires ovales, non contiguës ; les postérieures transversales, di- latées pour recevoir les cuisses. Pattes grêles, ordinnairement longues ; tarses de 5 articles, les 4 premiers à peu prés égaux, le 5e aussi long que tous les autres réunis. Insectes de petite taille, de forme courte oa oblongue^ plus ou moins revêtus de jolis hydrofuges très fins, vivant dans l'eau pour la plopnrt. Il paraît que les joils qui les recouvrent ont la faculté de retenir l'air XXIV— PARxiD :s. *3J1 pour tout le temps qu'ils demeurent sous l'eau, renou- velant la provision à l'air libre lorsqu'elle est opuisJe. Ceux rencontrés appartenaient tous a.ix 2 genres qui suivent Deuxième article des antennes tiès difaté; massue lame.Hée 'l. Heuchus., Premier article des antennes en massue, les autres grossissant graduellement.... 2. Stexelm.is. 1. Gen. HKLiQrjF. IltlicJius, Erichson. Epistome élargi en avant, arrondi et rcco ivrant le labre. Antennes insérées près des bords latéraux du. front; l'oreillette de leur 2e article courte et trian- gulaire. Jauibes garnies de longs poils sur leur bord interne. Pro et mésosternum très larges.— Corps oblon^r revêtu de poils très courts ^et très fins mélangés d'autre'J redressés. 1. Hélique strié. Rdichis, Lcc— Long. .25- pouce. D'un brun noirâtre. Antennes brunes, l'article terminal jaunâtre. Pro thorax avec un sillon longitu- dinal peu prononcé, peu élevé en ariièro du milieu, sinué à la ba^e de ehaque côté du milieu, ses angles antérieurs aigus, avancés. Ecusson en triangle curvi- ligne. Elytres toutes couvertes de poils courts, chacune avec 6 stries fortement ponctuées, celles près de la su. ture l'étant plus fortement encore; sommet aigu. Des- sous blanc-jaunâtre. Patres brunes; tarses roussâtre^ —PC, 2. Hélique lithophile. Helichus UthopJnhis, Germar.— Long. .19 pouce. Tête noire ; prothorax et élytres couverts de poils jaunâtres courts. Prothorax subgibbeux en arrière du milieu, bisinué à la base ses 3] 2 COI ÉcnÈKKP. anoles aigus. Elytres convexes, pointues au sonr.nct, striées pnctuécs. Dessous noirâtre, les cotés de la poi- trine jaunâtres. Tarses et trocliuntins des 4 pattes antérieures roussâtrcs.— PC. 2. Gen. Sténi-lme. Sdnelmis, Dufaux. Prothorax de la largeur des élytres à la base, ses an-lcs antérieurs embrassant les yeux. Antennes de 11 articles, grossissant à peine à leur extrémité, k hr article faiblement en massur. Dernier segment abdo- minal un peu éehancré. Pattes longues. Corps allon- (••é, parallèle, déprimé en dessus. Sténelme crénelé. Steuehnis crenatus, Say -Long. .12 pouce. D'un brun noir ; front avec 2 lignes longitu- dinales cendrées; antennes et mandibules rousses. Thorax avec 4 lignes longitudinales obtuses élevées, les 2 du milieu confluentes antérieurement et rapproehées postérieurement, les latérales divergentes et légèrement interrompues au delà du milieu. Elytres avec des stries ponctuées, carénées sur les côtés, une autre ligne sou- levée part aussi de la base et s'effuce avant d'atteindre le niilieii. Dt?ssous noir. — Fam XXV. HÉTÉROCÉRIDES. Httcroceridœ. Menton grand, corné; languette conac3, très sail- lante. Mâchoires à 2 lobes inermcs. Antennes insérées au coin interne des yeux en avant, de 1 1 articles, les 7 derniers formant une massue com- primée, lâche. Tête large ; front proéminent ; labre arrondi, cilié. Mandibules fortes, proéminentes, garnicîs antérieure- XXIV— hétéiîocerid; s. 813 ment d'une membrane ciliée, et forteiiicnt carénées cxtéiic'j renient. Prothorax transversal, à angles arrondis. Elytres couvrant entièrement l'abdomen. Abdomen de 5 sep;ments subégaux, le dernier seul libre, le premier n^arqué de chaque côte d'une ligne soulevée, courbée, atteignant le bord. Hanches antérieures ovales, transversales ; les inter- médiaires arrondies, séparées ; les postérieures transver- sales, presque contiguës. Pattes fortes ; jimbes dilatées, épineuses et fouisseuses^ tarses tétramères. Cette famille se borne au s£ul genre Hétérocère. Ce sont des insectes de taille moyenne, oblongs, triangu- laires en avant, couverts d'une pubescence soyeuse, vi- vant dans des galeries qu'ils se creusent dans les barges .des ruisseaux. Les lignes soulevées qu'ils portent sur leur premier segnient abdouiinal sont chez eux un or- gane de son, le frottement de leurs cuisses sur ces lignes produisant une stridulation assez forte. Gen. Hérérocère, Ifeterocerus, Fabricius. Mêmes caractères que ceux de la famille. Hétérocère doux, Heterocerus mollirtua, Kies. — Long. .25 pouce. D'un brun sale, pubescent soyeux. Mandibules, base des antennes et les pattes en partie roussâtres. Epistome séparé du front [^ar une dépres- sion très forte. Prothorax large et court, ses angles pos térieurs effacés. Elytres à stries peu profondes, ch.icune avec 4 petites taches rousses, deux près de la bise ci 2 près du sommet. — R. M 314 COLÉOPTÈRES. Fam. XXVI. LUCANIDES. Lucanidœ. Menton grand, corné, presque toujours entier; lan- guette le plus souvent située à la face interne du men- ton. Deux lobes aux mâchoires : l'interne assez souvent, l'externe très rarement en forme de crochet corné. Mandibules souvent très grandes, surtout dans les (^. Labre soudé à l'épistome dans le plus grand nombre. Antennes insérées sur le bord du front en avant des yeux, à 10 articles, le plus souvent géniculées, les der- niers articles en massue pecdnée, fixes. Elytres couvrant l'abdomen en entier, arrondies au sommet» Abdomen à 5 segments libres, sulégaux. Hanches transversales, les intermédiaires parfois glo- buleuses. Pattes fouisseuses; les jambes antérieures j;ilus ou moins dentées extérieurement, souvent palmées; tarses grêles, pentamères, le dernier article long. Cette famille qu'on désigne souvent sous le nom de Pectinicornes, par opposition à celles des Scarabéides ou Lamellicornes dont elle n'est qu'un démembrement, renferme des insectes de taille grande ou moyenne qui vivent du suc des bois en état de décomposition. Ces insectes font rarement usage de leurs ailes. Ces in- sectes n'attaquant que les bois morts doivent être rangés dans la classe des bienfsisants, puisqu'ils contribuent à 9 faire disparaître des détritus qni pourraient nuire en quelque façon. a XXVI. — LUCANIUES. 315 Les Lucanes et les Passale? ne se rencontrent p;is en cette Province, bien qu'ils se trouvent dans Ontario, la faniille pour nous se réduit aux deux genres suivants: Hanches antérieures rapprochées ; antennes géniculées 1. Platycerl's. Hanches antérieures contiguës ; antennes droites, 2. Ceuuchls. 1. Gen. PlATYCÈRE. Plafyarm. Geoffroi. Languette cachée par le menton, i^Llndibules dans les ^ tout près aussi longues que la t^te, en tenailles, pluridentées j beaucoup plus courtes dans les Ç . Tête en carré transversal, longuement déprimée en avant, à bord antérieur échancré. Yeux arrondis, entiers. Antennes à massue de 5 articles, le 1er très gr-êle, le 4.3 grand. Prothorax transversal, rebordé latéralement, tronqué à sa base avec ses angles distincts, Elytres de la longcnr du proihorax, parallèles, arrondies en arrière. Jambes antérieures multidcntées. Corps oblong, dépriiué. De taille moyenne, se trouvent au printenijs dans les souches et sur les troncs des vieux arbres. Deux espèces. 1. Platycère du chêne. Pla'ycerus qucrais, Webcr. — Long, .40 pouce. D'un noir souvent verdâtre, brillant, ponctué. Mandibules fortes, en tenailles, lais- sant un vide à leur base, pluridentées au sommet. Pro- thorax à angles postérieurs arrondis, rebordo sur les côtés et à la base, avec un sillon longitudinal au milieu. E'ytres fortement ponctuées, à stries peu distinctes, obsolètes sur les côtés, à bords rabattus, à côtés\ paral- lèles. Jambes antérieures munies extérieurement de nombreuses dents inégales. Dessous brun-rougcâtre. — PC. 316 COLÉOPTÈ.IES. 2. Piatycère déprimé. Pxitijcp.rus depres.ws. Leconto. — Long. .50 pouce. Noir foncé, quelquefois légèrement rcussâtre, ponctué assez clairement. Pro- tliorax avec un sillon k ngitudinal au milieu, dépourvu de ponctuations, rebordé tout autour, rétréci postéiieu- rement et sinué sur ses côtés un peu en avant des angles po.-térieurs. Elytres ponctuées^ mais à stries bien dis- tinctes. Dessous quelque peu rousf-âtre. — PC. Les sinus des bords du prothorax avec les stries des élytres nettement dessinées le distinguent du précédent. 2. Gen. CéuuQUE. Cernchus, MacLcny. Mandibules dans les c/ plus longues que la tCte, ar- quées et très aiguës au bout, surmontées d'une forte dent en dtss'is près de leur milieu; dans les $ beau- coup plus petites et sans dent en dessus. Tète carrée, de la largeur du protborax. Antennes imparfaitement coudées, massue de 3 articles. Prothorax transversal, presque droit et rebordé sur les côtés, sinué au milieu de sa base, avec tous ses angle? distincts. Elytres pa- rallèles, arrondies à leur extrémité. H'incJies aii'érieiwes contigii'és. Jambes antérieures multidentéc. Mêmes habitudes que chez les précédents. Une seule espèce. Céruque noir. Ccmchus piceus, Weber.— Long. .52 pouc\ D'un noir de poix, brillant, ponctué. Tête très déprimée au milieu en avant du front et portant de grosses stries obliques sur les côtés. Prothorax à peine élargi en avant des angles postérieurs, li^lytres à ponc- tuations peu profondes, à stries médiocrement pi énon- cées. Jambes antérieures avec 4 dents plus longues que les autres. — PC. XXVII — SCARABÉIDES. 317 Les genres Lncanun, Dorcus, et Passalus qui se ren- contrent dans Oîitario n'ont pas encore été rencontrés, je pense, dans la Province de Québoe. Fam. XXVII, SCARABÉIDES. Scarabœidœ. Antennes courtes, de 7 à 11 articles; le 1er grand, les dernitrs mobiles et formant une massue transversale. Pattes plus ou moins fouisseuses, surtout les anté- rieures. Tarses de 5 articles. Cette grande famille, quoique distinctement limitée, renferme des insectes variant tellement dans leurs formes et la disposition de leurs divers organes, qu'elle semble ne pouvoir admettre d'autres caractères généraux que des jambes fouisseuses et des antennes à massue lamellée mobile. C'est cette disposition des antennes qui lui a fait donner par plusieurs auteurs le nom de LimeUlcornes. Ce sont en général des insectes à corps épais, de forme courte et souvent ramassée, jjes cT portent sou- vent, dans plusieurs genres, des saillies ou des cornes sur la tête ou le pixjthoras: de conformition plus ou moins singulière. Tout le monde connait les larves des Hannetons, ces énormes vers blancs, charnus, recourbés, qu'on trouve dans les fumiers, telle est à peu près la conformation des larves de toutes les espèces de cette famille. Bon nom- bre de ces larves vivent dans les matières excrémentielles des animaux herbivores, d'autres dans les bois en état de décomposition, et d'autres sur les raci|^s des plantes j de sorte que cette famille nous offre des amis et des ennemis tout à la fois. 318 COI.ÉoPlÈRES. A l'état parfait les ScarabJïJes se trouvent sur le sol le troiîC des arbres^ les flleurs etc. suivant les genres. Beaucoup sont d'habitudes crépusculaires et ne volent que le soir. Cette famille, qui ne renferme pas moins moins de 19 genres dans notre faune, se partage en 3 sous familles comme suit : I. Stigmates ablominaux situés sur la membrane qui unit le.; arceaux ventraux aux dorsaux, le dernier couvert par les élytres. Languette toujours distincte du men- ton Laparostictides. II. Stigmates abdominaux situés en partie sur la partie su- périeure des arceaux ventraux ; le dernier ordinaire- ment vi.'^ible en arrière des élvtre^î: leurs liiines diver- géant faiblement. Languette tantôt libre et tantôt soudée au menton. Melolonthides. Stigmates abdominaux (excepté le dernier) situés sur la partie dorsale des segments, leurs lignes divergeant fortement; le dernier ordinairement visible en arrière des éljtres. Languette jamais libre. Pleurosticïiues. Clef pour la distinction des genres. I. Laparostictides. Abdon^.en à 6 segments ventraux visibles; Antennes de 9 ou 10 articles (La massue toujours de 3) ; Jambes postérieures avec un seul éperon.. \. Onthophagus. Jambes postérieures avec 2 éperons j Partie supérieure des yeux visi- ble dans le repos 2. Aphodius. Partie supérieure des yeux invi- ble dans le repos 3. Euparia. Antennes de 11 a/ticles ; xxrii— sc.viiAcÉiîiES. 319 Massue des antennes grande, lenticulaire 4. Odont^ts. Massue des antennes lamellée.. 5. Geotrupes. Alilonien à 5 segments ventraux visibles; Prutliorax très rétréci en avant ... G. Nicagus. Prothorax peu ou point rétréci en avant , 7. Trox. II. Meloloxthides. Jambss avec un seul éperon, 8. Hoplia. Jambes interniéJiaires et postérieures avec 2 éperons ; Dernier stigmate ventral sur le 5e seg- ment qui est libre du pro- P3'gidium ; Labre séparé du chapsron ; ongles en pinces. 9. Dichelonicha. Labre uni au chaperon; ongles non en pinces 10. Serica. Dernier stigmate ventral sur la suture entre le 5e segmeiit et le pro- pygidium qui sont soudés ensemble ; Hanches antérieures coniques, proéminentes; segment ven- traux 5 11 DiPLOTASiS. Hanches antérieures transver- sales, non proéminentes; segments ventraux 6 ; Pièces latérales du métatho- rax étroites ,...12 Lach.vosterîîa. Pièces latérales du métatho- rax larges 13 Polyphylla. 3 20 COLÉOFTÈIIES. lîT. PLEURO-rnCTIDES. Crochets (les tarses inégaux. 14- Axomai.a. Crochets des tarses égaux ; Hanches atitérieures transversales, non proéminentes ; Mandibules dentées extérieurement 15. Ligyrus. Mandibules non dentées extéri- eurement — 16. Aphoxus. Hanches antérieures coniques, non proéminentes ; Epimères du mésothorax visibles en dessus 17. Ckemastochilus Epimères du mésothorax non vi- sibles en dessus ; Eljtres non canal iculées longi- tudinalemeut 18 0-moderma. Elytres bi-canaliculées longitu- diîialement 19. Trichius. 1 Sous-Fam. LAPAROSTICTIDES. 1. Gen. Onthopiiage. Ontlwphagus^ Latreille. Tête cornue ou carénée chez les c5^,en général carénée chez les 9 ; chaperon ordinairement en- tier en avant. Yeux imparfaite- uictît divisés. Les 2 premiers articles de la masue des antennes concaves, le 3e impressionné. Prothorax grand, arrondi, en gé- néra] cornu ou tubercule chez les (5^. Point d'écusson. Elytres courtes, un peu rétrécies et ar- rondies en arrière. Jambes pos- térieures avec un éperon. Corps court, un peu épais^ peu convexe en dessus. SCARABEIDES. 321 Insectes de taille moyenne ou petite qui vivent dans les bouses et qu'on rencontre souvent au vol dans les pâturages. Onthophage obscur. Onûiophagus latehrosm, Slunner. Fig. 26. — Long. .28 pouce. D'un noir sale, or- dinairement avec teinte de verdâtre sur la tête. Tête terminée dans le (^ en avant par une longue corne mousse relevée, chaperon ponctué et portant 2 lignes transversales soulevées. Protliorax chairriné ou avec O points soulevés, couvert d'une pubescence jaunâtre, et portant en avant une] projection corniforme échancrée au sommet puis recourbé et bifide à l'extrémité, les côtés portant de plus une impression marginale vers le milieu. Elytres à stries ponctuées, les intervales fine- ment pointillés. Dessous noir, plus ou moins velu. La fig. 26 montre en h Tinsccte mâ'.e vu de profil. La Ç n'a pas de corne à la tête et son prothorax, sans se projeter en avant, n'a qu'une protubérance tron' quée et légèrement échancrée. — C. 2. Gen. Aphode. Aphodîus, Illiger. Tcte peu convexe, transversale, demi circulaire et souvent sinuée dans son milieu en avant. Yeux /aihle- inent (Uvi.sé'<, leur portion supérieure visible en dessus. Mandibules cachées. Massue des antennes courte et épaisse. Prothorax transversal, rebordé et presque droit sur les côtés, faiblement échancré en avant, un peu arrondi à la base. Ecusson distinct. Elytres sub- cylindriques, recouvrant le pygidium. Pattes robustes ; jambes antérieures tridentées. Prosternum formant une pointe velu en arrière. 322 COLÉOPTÈRES. De taille <^c'n oralement au dessous de la moyenne, les Aphodes vivent généralement dans les excréments des animaux herbivores ; on les trouve aussi dans les ter- reaux riches en principes végétaux décomposés et quel- quefois aussi dans les matières animales. Ils sont des premiers à se montrer au printemps. On les voit sou- vent voltiger sur le déclin du jour dans les beaux jours du printemqs« Cinq espèces dans notre faune, Ecusson très allono:é, en pointe 1. fossor. Ecusson court, aussi large que long ; E 'y ires rouges 2. Jimeiarius. Elytres noires ou jaunes | Elytres noires ; Mé?!0sternuin non caréné....... 3. riiricola. Mésosternuni faiblement mais dis- tinctement caréné 4. granarius. Elytres jaunes avec taches noires. .. 5. inquinatus. 1. Aphode fossoyeur. ApJwd lus fossor ius, Lin. — Lon'j. .40 pouce. Noir, brillant, oblong, convexe ; front à 3 tubercules. Elytres à stries finement ponc- tuées, les intervalles lisses. Le (J" a h tubercule mé- dian Qu front prolongé en une courte corne, et porte une impression en av mt du prothorax. — C. 2. Aphode du fumier, Aphodlns Jlmetarias, Lin. — Long. .27 pouce. Tête et thorax noirs, elytres rouges. Front avec 3 tubercules; chiperon légèrement échancré en avant. Thorax à ponctuations claires, re- bordé poj-térieurement, avec une tache rousse margi- nale aux angles antérieurs. Elytres à stries profondes, finement ponctuées, les intervales lisses, convexes. Dessous noir. — CC. SCARABÉIDES. 323 La livrée de ces insectes, noir et ronge, leur a fai-t donner le nom de Petits-heJefutx, en cert lins endroit». 3. Aphode rurieole. Ajjîwdiusruricola, M chh. A. curtiis, Hald. — Long. .18 pouce. Oblong, convexe, brillant, d'un noir plus ou moins roussâtre, jamais par- faitement noir ; les élytres étant toujours plus ou moins rous>âtres au sommet. Chaperon dehaneré au milieu • front à trois tubercules distincts, mais peu considé- rables. Thorax marginé postérieurement. Elytres à stries médiocrement profonde», à ponctuations grosses les intervalles peu convexes, lisses. Dessous plus pâle, pattes rousses. — C. dans la terre au printemps. 4. Aphode du grain. Aj^Jwdius granarlus, Linné. — Long. .19 pouce. Noir, brillant. Tête den- sément ponctuée; chaperon échancré en avant ; front à trois tubercules distincts sur une ligne transversale. Prothorax à ponctuations rares et peu profondes. Elytres à stries mé iocrement profondes, fortement ponctuées les intervalles assez convexes, lisses. Mésosternum à carène distincte sans être très soulevé^". Pattes rous- fâtres. — C. Introduite d'Europe. Aphode souillé. Aphodhis ùiquinatus, Herbst. — Long. .20 pouce. Thorax avec la tête, noir; front à 4 tubercules distincts ; chaperon échancré en avant ponctué seulement en avant et sur les côtés. Thorax à ponctuations rares et peu profondes, quekjue peu taché de roussâtre aux côtés. Elytres tastacées, brillantes avec une longue tache noire sub-marginale vers le mi- lieu, une autre partant du milieu de la base et se diri- geant obliquement vers la suture, et 2 autres en zio- 324 COI EorTErtKS. z;io\